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Convalescence

 
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Tabris

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MessagePosté le: Dim 7 Fév - 19:21 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Quand il se réveilla, il eut du mal à savoir où il était et ce qu’il s’était passé avant. Il essaya de se relever mais une douleur atroce à l’épaule le cloua sur le lit. Il se souvint alors qu’il avait été blessé lors d’un combat dans le Désert ambré.

« Saku ?! »

Lorsque sa vision redevint normale, il se trouvait dans une pièce qu’il reconnu comme étant sa chambre. Il chercha un moment son invocation, balayant la pièce d’un regard à moitié perçant. Mais la demi-déesse n’était pas à ses cotés. Pendant qu’il gisait sur le lit, il avait senti sa présence grâce à la chaleur qu’elle dégageait.

Sollicitant sa mémoire, il se heurta à un mur et ne put n’obtenir que quelques brides de souvenirs. Il se rappela l’épreuve dans le temple, la libération de Saku… il se souvint aussi d’un combat au milieu d’une tempête de sable, Saku évanouie sur le sable chaud ayant emmagasiné la chaleur d’une journée de canicule. Il se souvint encore d’une crémation, d’une caravane… et d’un coup de dague lui déchirant l’épaule. Il se souvint aussi d’avoir guidé Saku vers Luh durant ces quelques moments où il fut éveillé. Il essaya de tourner la tête pour pouvoir voir l’état dans lequel il se trouvait mais sa peau tira un peu et il du renoncer de peur de rouvrir sa blessure.

Il souffla un moment, se plongeant dans une phase de réflexion intense, se demandant ce qu’il adviendrait de lui s’il ne pouvait pas travailler. Après tout, il était en train de monter sa propre brasserie et maintenant qu’il était à son compte, les choses seraient de plus en plus difficiles, surtout s’il était blessé. Morose, il s’allongea dans son lit sachant que des efforts allaient aggraver son état plus qu’autre chose, se résignant à rester passif sur pour l’instant, aussi inutile qu’une malle sans poignée.

Il se sentait fiévreux mais il était las de se reposer. Il avait surement dû dormir pendant de longues heures : il savait qu’il avait dormi plus d’une journée étant donné qu’il était à Luh et qu’un guérisseur s’était bien occupé de ses blessures. Mais il ne pouvait définir le temps exact qu’il avait passé dans les bras de Morphée.

Néanmoins il n’attendrait pas très longtemps avant d’avoir des réponses à ses questions. La porte de sa chambre s’ouvrit laissant passer un filet de lumière. Dans l’encadrement se tenait un vieil homme que Tabris connaissait bien. L’air sévère, il le toisait d’un regard qui en disait long sur ce qu’il allait lui dire. Ce vieil enquiquineur allait encore lui faire la morale sur un ton mêlée de colère et d’inquiétude. Tabris détourna les yeux, essayant d’oublier la présence de son père adoptif.

« Tabris… tu n’es qu’un idiot. Tu as 22 ans désormais mais tu te comporte toujours comme un gosse. Quand est-ce que tu vas grandir bordel ?! Tu veux que je te rappel comment ton père est mort ? »

Le cœur de Tabris se serra quand il l’entendit parler de son père. Tabris s’était toujours sentit responsable de la mort de son père. S’il ne l’avait pas suivit ce soir-là, il serait surement encore en vie. Il détourna alors encore le regard pour cacher le fait qu’il serrait les dents. S’il avait été en état, il aurait fui, allant se réfugier quelque part en ville. Mais sa blessure le rendait infirme.

« Tu n’as rien à répondre ? »

Des choses à répondre ? Ce n’est pas ce qui lui manquait. Mais elles étaient bien trop puériles et sans rapports avec tout ça qu’il n’hésita pas à se taire. Mais quelque chose bouillonnait en lui et il avait envie de le faire savoir :

« ET QUE CROIS-TU QU’IL FALLAIT QUE JE FASSE ?!!! », hurla le jeune homme.

« En temps qu’être humain, je ne pouvais rester impassible face à ce… massacre. Ces pauvres gens sont morts, tués sans aucune pitié. JE NE POUVAIS RIEN FAIRE MIS A PART LES VENGER !!! »

S’il avait put se voir dans une glace, Tabris ne se serait jamais reconnu. Le regard dur, son visage brulant de haine et la souffrance sur ses lèvres : Tabris avait goûté un aperçu des choses les plus horribles de la nature humaine… et il comprenait pourquoi leurs ancêtres furent exterminés. Méritaient-ils de fouler cette terre pour laquelle ils n’avaient pas une once de respect.

C’est à ce moment là que Saku entra dans la pièce. La belle invocation avait eu bien du courage pour l’avoir amené jusqu’à chez lui. Son visage s’adoucit lorsqu’il la regardait. Elle comprenait ses sentiments mieux que n’importe qui sur cette terre. Elle l’avait soutenu dans son projet insensé. Et il savait aussi au fond de lui qu’elle l’accompagnerait dans ses décisions quoi qu’il arrive.
Tabris fit signe à Saku de venir le rejoindre :

« Je suis désolé si je t’ai inquiété… J’essayerai de ne plus être dans un état pareil. »

Il se tut un petit moment avant de lui demander combien de temps il avait dormi. Le Vieux se contenta de sortir de la chambre en grognant, surement en train de maudire le jeune brasseur pour son inconscience et son impétuosité qui aurait pu lui couter la vie.

« J’espère qu’il t’a bien accueilli. C’est un vieux ronchon mais dans le fond il peut être très gentil. Je ne sais pas s’il te l’a dit mais, il m’a adopté peu après la mort de mes parents. Durant quelques semaines, j’ai du vivre comme un enfant des rues… et quand je fus emmené au poste de la milice pour avoir volé une pomme à un marchand, il s’est porté garant pour moi. Je ne l’ai jamais appelé par son prénom… tu sais au moins qu’il s’appel Algor. S’il ne s’est pas présenté, je lui pesterai dessus et il se rappellera que je sais bien qu’il n’est pas encore sénile et gâteux. »

Il lança un sourire un peu gêné à l’invocation avant de se détendre un peu et s’allonger plus confortablement dans son lit, prêt à écouter ce que sa partenaire avait à dire.


Dernière édition par Tabris le Sam 27 Fév - 15:57 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 7 Fév - 19:21 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Saku

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MessagePosté le: Mer 10 Fév - 22:34 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Saku avait couru longtemps, très longtemps. Quand elle avait commencé à courir, le soleil était encore haut dans le ciel, puis après avoir donner des indications plutôt vagues sur les directions à prendre, Tabris s'était endormi (ou plus clairement évanouis) la tête sur son épaule.  La lune avait brillé dans le ciel, se reflétant rapidement dans l'eau calme. Puis s'était couchée, laissant place au soleil. L'eau tandis qu'elle traversait les ponts au dessus de la rivière blanche l'avait mise au supplice, mais elle n'avait pas ralenti l'allure, et c'est à la fin de la matinée qu'elle arriva aux portes de Lüh. Elle entra sans se soucier plus que nécessaire des gardes et leur demanda où habitait le vieux Algor.

Son insistance et quelques menaces eurent raison des derniers arguments des gardes et elle eut l'autorisation de passer munit de son fardeau ainsi que des indications assez précises de la maison recherchée. Elle reprit sa course, faisant toujours bien attention à Tabris pour qu'il ne soit pas balloté dans tous les sens. Saku s'arrêta devant une maison en bois, pas très imposante, un peu biscornue, dont la porte en bois de médiocre qualité ne tenait que par miracle. Elle s'approcha de porte et y entra sans toquer et appela le vieil homme, nommé Algor. Ce nom était aussi rude que son propriétaire et lui allait donc comme un gant.

Si elle n'avait pas été au courant du caractère des humains, celui ci en était un parfait exemple en ce qui concerne les personnes âgées. Ronchon, le regard têtu et pourtant un cœur caché, mais bon, elle ne vit pas le tout tout de suite, et faillit lui jeter des flammes quand il l'apostropha.


- C'est quoi ce merdier ?!


- Enchantée, je présume que vous êtes Algor... Bon vous voyez qui je porte, et je sais que vous êtes son père adoptif. Vous devez le soigner. Il est à moitié mort.

-oh, oh Vous êtes qui d'abord, pourquoi il est comme ça et pourquoi je l'soignerai ?

- Bon soignez le maintenant sinon je ... je brûle cette maison et vous avec ! dit-elle avec un regard assez convaincant.

-Bien sûr que oui, je vais l'soigner, mais vous devrez me raconter ok ? Demi dieux ou pas, vous n'avez pas à me menacer.

-Oh, je suis désolée... tenez je vous le passe.


Saku passa Tabris de ses mains rouges dans les mains ridées du vieux Algor. Celui le regarda d'un oeil critique et sans mot dire le transporta dans une chambre, à l'étage. Elle en profita pour visiter la maison, celle ci était petite, avec dés le seuil de la porte un couloir qui allait jusqu'à une pièce assez grande qui devait servir de cuisine ou de salle à manger, sinon aux deux, si elle en croyait les quelques meubles. Se lassant d'être seule et voulant savoir si Tabris allait s'en sortir, elle monta l'escalier du couloir et arriva aux chambres. Elle entra dans celle où Algor s'affairait, près de son fils. Saku n'osait prononcé un mot, de peur de déranger le vieil homme dans sa tâche.

Une fois qu'il eut finit, il s'épousseta le front de sa manche et se tourna vers la déesse. Son regard dur laissait paraître quand même son amour pour son fils et l'inquiétude qu'on y lisait enlevait le doute sur l'amour qu'il lui portait, si doute encore il y avait.


- Bon voila, il va s'en sortir... Maintenant dit moi tout. Dis moi dans quel pétrin il s'est encore foutu !


Jusqu'à la fin de la journée, Saku parla, lui raconta tout. Sans omettre un détail, à part celui du récit concernant le "meurtre" que Tabris se reprochait. Quand elle eut finit, elle se leva et sortit prendre l'air. Une fois dehors elle repensa une fois de plus à ce qui s'était passé. Elle ferma les yeux et s'adossa contre le mur, n'ayant pas grand chose à faire sinon d'attendre que son maître se réveilla.

Elle fut alerté de cette renaissance par les cris de ce dernier. Apparemment, le père et le fils se disputaient. Quelle scène stupide. A quoi cela servait de venger les morts ? Ils s'en moquaient probablement, et n'en tirai rien. Cette vengeance l'avait conduit jusqu'à un état d'inconscience qui avait faillit lui couter la vie. A mesure qu'elle se rapprochait de la porte de la chambre de Tabris, Saku sentait sa colère si longtemps retenu reparaître à nouveau. Ce maître n'était pas si intelligent que ça finalement, peut être que sous le feu de l'action, il était assez doué, mais il se laissait trop facilement emporter, et ses proches de la même façon. Si il était mort, elle serait retourné dans ce temple maudit, et aurait tué par haine tous les humains qui se seraient approchés d'elle pendant un siècle ou deux... Et de nouveau ça aurait été la même attente, la même chose, chaque jour, chaque nuit.

Quand elle entra dans la pièce Tabris se calma immédiatement, voulant paraître sûrement plus fort qu'il ne l'était. Discrètement, alors que Algor sortait de la pièce, elle lui dit qu'elle allait s'occuper de lui. Lui faire comprendre de ne plus recommencer sans quoi les conséquences seraient assez dévastatrice pour le monde des humains, si on lui laissait le temps de s'amuser. Celui-ci ronchonna un mot ou deux et sortit complètement de la chambre.


« J’espère qu’il t’a bien accueilli. C’est un vieux ronchon mais dans le fond il peut être très gentil. Je ne sais pas s’il te l’a dit mais, il m’a adopté peu après la mort de mes parents. Durant quelques semaines, j’ai du vivre comme un enfant des rues… et quand je fus emmené au poste de la milice pour avoir volé une pomme à un marchand, il s’est porté garant pour moi. Je ne l’ai jamais appelé par son prénom… tu sais au moins qu’il s’appelle Algor. S’il ne s’est pas présenté, je lui pesterai dessus et il se rappellera que je sais bien qu’il n’est pas encore sénile et gâteux. »

Saku s'approchait de lui alors qu'il parlait, accablant de reproche son père adoptif. Une telle conduite ne valait pas mieux que ce qu'elle allait lui faire subir. Une fois près du lit, elle lui décocha une baffe magistrale. Bien évidemment, elle avait fait attention à ne pas le tuer, mais au moins à le sonner un peu. Profitant qu'il soit dans un état de faiblesse, elle lui prit la tête entre ses mains et le força à la regarder dans les yeux.


-Révoque moi si tu veux pour ce que je viens de faire, mais arrête de dire du mal de lui. Ta conduite a été stupide, irréfléchie, et aurait pu finir en un désastre. Si je n'avais pas été là, tu serai mort. Si tu étais morts suite à tes blessures, je serai sûrement morte ou renvoyée dans cette cage. Tu es vraiment stupide et n'a plus intérêt à essayer de réitérer un exploit dans le même genre. Si jamais tu voulais quand même le faire, non seulement tu mourrais, mais la colère d'une demi déesse s'abattrait sur Lüh. TU COMPRENDS ?

Elle doutait qu'elle puisse mettre cette dernière menace à exécution, mais il fallait au moins ça pour le faire réfléchir. Elle reprit d'une voix plus douce, lui caressant doucement les cheveux.


-Au moins tu es en vie. Ne t'inquiète pas pour moi ou pour quoi que ce soit, et profite de ce lit pour te reposer.

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Tabris

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MessagePosté le: Jeu 11 Fév - 11:58 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

La réaction de Saku fut aussi vive que violente. Sa main s’abattit sur le visage de Tabris qui sentit les larmes lui monter aux yeux. A cet instant, il se sentait comme un môme qui venait de subir la sanction de sa mère.

Elle prit ensuite sa tête entre ses deux mains pour le forcer à plonger son regard dans ses yeux aux couleurs d’or et d’ambre. Son regard était dur d’une colère ardente. Tabris fut pris d’un frisson qui lui glaça le corps, la peur prenant ses viscères à témoins. S’il n’était pas convaincu qu’elle ne lui ferait aucun mal, il aurait pu croire qu’elle aurait voulu le tuer.

« Révoque moi si tu veux pour ce que je viens de faire, mais arrête de dire du mal de lui. Ta conduite a été stupide, irréfléchie, et aurait pu finir en un désastre. Si je n'avais pas été là, tu serais mort. Si tu étais mort suite à tes blessures, je serai sûrement morte ou renvoyée dans cette cage. Tu es vraiment stupide et n'a plus intérêt à essayer de réitérer un exploit dans le même genre. Si jamais tu voulais quand même le faire, non seulement tu mourrais, mais la colère d'une demi déesse s'abattrait sur Lüh. TU COMPRENDS ? »

Tabris opina de la tête pour lui faire comprendre qu’il avait compris le message. Il était convaincu qu’elle le tuerait s’il recommençait à faire le pitre ou à jouer les héros. Il déglutit lentement alors qu’elle relâchait son étreinte sur son visage.

Elle se radoucit alors, lui caressant les cheveux tendrement alors que son cœur palpitant se calmait, laissant partir la peur qui le tenaillait. Avec une voie mielleuse, elle l’invita à se reposer un moment. Mais plus que tout autre chose, ce n’était pas vraiment de repos dont il avait besoin… mais de compagnie.

Il tenta de se relever pour pouvoir la retenir par le bras pour lui faire comprendre qu’il voulait qu’elle reste près de lui mais les fils de sont épaules tirèrent sur sa chair, l’obligeant à retomber lourdement sur le matelas de son lit en grimaçant. Il grogna à cause de son impuissance, voyant les étoiles tourner autour de sa tête.

Le regard fixé sur le rouge de sa peau lisse et douce, le jeune homme lui adressa la parole comme si sa bouche pâteuse se mettait à formuler des mots de sa propre volonté :

« Jamais je ne te révoquerais pour ça… j’ai été idiot… je m’excuse Saku. »

Ses joues virèrent au rouge et il détourna son regard des deux globes d’or qui le fixait, perçants. Il avait l’impression que ces yeux de chatte ne le lâcheraient jamais. Il avait l’impression de les voir percer sa chaire, d’être nu comme un ver face à elle. Etait-ce le lien qui l’attachait à elle, son invocation. Pourtant les autres invocations n’agissaient pas de cette manière envers leur maître. L’exemple de Léna et de sa brute de Garlzvôgh ne collait pas à ses pensées. Cette douceur qu’elle avait envers lui n’était donc pas le résultat de leur pacte. Devait-il en déduire qu’il s’agissait du caractère de Saku, elle qui paraissait si dure quand elle était attaché dans sa cellule ? Avait-il gagné son affection ?

Le sommeil vint perturber ses réflexions qui n’aboutiraient à rien de toute façon et il sombra dans ses rêves, laissant un sursis pour son esprit et son corps las.
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Saku

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MessagePosté le: Ven 12 Fév - 22:26 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Tabris hocha de la tête autant que les mains de Saku lui permettaient pour lui faire comprendre qu'il avait bien reçu le message et qu'il ne ferait plus sa tête brulée. Quand elle lui caressa ses cheveux, cet imbécile essaya de se lever, ou de se redresser, malgré ses blessures. Il retomba directement sur son lit, allongé et grogna énervée sûrement à cause de son impuissance du moment.

« Jamais je ne te révoquerais pour ça… j’ai été idiot… je m’excuse Saku. »

Sa voix était toujours aussi belle et rassurante. Si elle avait été en colère un peu plus tôt, cela ne se voyait plus et elle couvait d'un regard maternel son jeune invocateur.


-Ne t'inquiète pas, Tabris, j'aurai pu te retenir, mais je ne l'ai pas fait. Et j'ai faillit en payer le prix fort moi aussi. Il n'est pas question de te laisser refaire des bêtises pareil sans y être mieux préparer auparavant.

Cela voulait-il dire qu'elle le laisserai tuer des humains à 2 contre 15 ou 20 ? Elle en doutait, mais au moins, elle le soutiendrai longtemps. Le pacte qu'elle avait passé avec lui ne signifiait pas grand chose pour elle, si ce n'est qu'il pouvait l'invoquer, ou la révoquer. Il existait un lien plus fort entre eux. D'autres guerriers, ou guerrières étaient venus la voir, mais elle les avait tous occis. Tous sauf lui avaient péris en essayant de faire d'elle son invocation. Elle lui faisait confiance, pour assurer ses arrières, et elle supposait qu'il en était de même pour lui. Elle l'aimait bien son jeune humain, mais s'il la trahissait, elle le tuerai.

Toute sa vie elle avait hait les humains, et toutes sa vie elle les haïrait sûrement, mais à quelques exceptions près. Dans ses exceptions étaient inclus Tabris et tous ses proches, amis et autres personnes qu'il appréciait. Elle ne voulait ni ne pouvait tuer tous les humains pour une haine qui datait de quelques milliers d'années, c'était vraiment stupide. Même si ça ne lui déplaisait pas plus que ça d'ailleurs...


Elle reporta son attention vers Tabris. Endormit, il était plutôt bel homme, si elle faisait la comparaison entre son visage et ceux qu'elle avait vu en ville. Oui, la surprise et la peur avait déformé leurs expressions, mais elle pouvait quand même les juger. Enfin bon, elle était décidément contente de son choix. Elle borda la couverture en faisant bien attention à ne pas serrer trop fort pour ne pas appuyer sur ses blessures, et sortit prendre l'air, attendant le réveil du bel endormit.

Dehors, elle vit Algor, ce vieil homme s'était bien occupé de Tabris, et lui plaisait bien, son caractère ronchon lui faisait une personne à qui parler et qui n'aurait pas peur d'exprimer son avis face à la demi déesse.

-De quoi parliez vous ?


-Il est stupide, je l'engueulais.


Il haussa les épaules comme si cela était évident, et qu'elle posait une question stupide. Décidement il lui plaisait bien.

-Encore une fois merci de vous être occupé de lui, je ferai attention par la suite à ce qu'il ne meurt pas ou ne prenne pas de risques inconsidéré.

-Je le sais.. Tiens goute moi ça !

Il lança à Saku un espèce de fruit bizarre et partit s'occuper dehors. Elle l'attrapa en plein vol, d'une main agile, le regardant avec attention. Ce genre de choses n'existaient pas à son époque. Elle le renifla avec un air semi-craintif semi-curieux, en faisant bien attention à ce que personne ne la voit. Elle ne voulait pas que l'on sache qu'elle était déstabilisée par tout ce qui l'entourait. Après une longue hésitation, elle croqua ce fruit et s'adossa au mur, savourant doucement cette chose qui avait un bon gout.
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Tabris

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MessagePosté le: Ven 12 Fév - 23:49 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Tabris ne rêva pas particulièrement, ou du moins, il ne se souvenait pas de ses rêves. Seule chose dont il était sûr, c'était qu'il n'avait pas fait de cauchemars durant les trois heures de répit qu'il s'était accordé.

Lorsqu'il se réveilla, il retira la couverture que Saku avait remontée sur lui pour le protéger du froid mordant et pour le border de douceur, remplaçant les actes quasi maternels auxquels elle s'employait. Tabris la chercha des yeux avant de voir qu'elle n'était pas dans la petite pièce qu'était sa chambre. Rassemblant ses forces, il s'assit au bord de son lit puis enfila le pantalon déchiré qu'il avait l'habitude de mettre quand il se reposait dans son antre empli de souvenir de son enfance avec Algor.

Il enfila ses sandales et s'avança près de la porte de sa chambre entrebâillée, qui laissait alors courir un petit air frais sur sa peau toujours aussi douce malgré les traitements qui lui ont été portés durant les évènements récents. Quelques frissons se manifestèrent sur son torse nu par l'apparition d'une infinité de minuscules bosses.

Il descendit les escaliers en colimaçon pour se rendre dehors en passant par le mini-hall d'entrée. Saku se tenait près de la porte, telle une gardienne imperturbable qui les protégeait lui et le vieux des mauvaises intentions que certains auraient put leur porter. Elle semblait pensive, sa chevelure de feu flottant au gré du vent, drapeau de flammes ondulant dans le noir de la nuit, qui réchauffait le cœur du jeune brasseur qui regardait à ses pieds pour y découvrir un trognon de pomme. Il sourit sans aucune raison avant que la morsure du froid ne vienne le faire tressaillir. Il s'approcha alors de sa belle invocation avant de se blottir contre elle, sans pouvoir voir sa surprise ou quoi que ce soit d'autre.

Il se contenta de loger sa tête dans la courbe entre son cou et son épaule, laissant son corps s'imprégner de la chaleur qu'elle dégageait. Durant le temps où elle l'avait porté, il avait commencé à s'habituer à cette sensation, à se contact qui le réchauffait. Ses mains se placèrent toutes seules, comme si elles savaient où étaient leurs places. Sa main droite se posa sur son épaule alors que sa main gauche remonta dans son dos.

Sous le regard de la lune et baignée par la lueur pâle des étoiles qui luisaient tel des larmes d'or sur la sombre toile céleste, il resserra son étreinte dans un soupir de contentement. Il aurait voulu rester figer comme ça jusqu'à l'aube, s'autorisant même à penser qu'il aurait pu s'endormir comme ça.

"Saku... je ne veux plus te décevoir... Si mes émotions commencent à me dicter de tenter des choses dont je ne suis pas capable alors je te fais confiance pour me ramener à la raison. Nous sommes liés jusqu'à ma mort... et pour ça, je te donne ma confiance comme tu m'offres déjà la tienne. Tu es désormais ma partenaire. Tu partageras bien plus que quiconque n'a eu le droit de partager avec moi... je te confis ma vie à toi."

Il se tut aussi soudainement qu'il avait commencé à débiter ces mots qu'il trouvait bien ridicule. Tout cela, elle le savait surement déjà... pourquoi avait-il besoin de lui rappeler ? Peut-être voulait-il être sûr de son engagement ? Peu importait les raisons...

Une fois cette étreinte terminée, il plongea son regard dans ses yeux d'ambre avant de lui demander de le suivre. Il remonta dans sa chambre et prit un kimono blanc dans la petite armoire à coté de son lit, puis il l'enfila avec précaution pour ne pas déchirer les fils qui tenaient sa plaie fermée.

Puis il prit son invocation par le bras redescendant les escaliers avant de ressortir à nouveau par la porte d'entrée. Ils ne s'éloignèrent pas bien loin du domicile quand Tabris s'arrêta devant un petit espace vert où pleurait un magnifique saule de quelques pieds de hauts. Il marcha doucement vers l'arbre qui avait vécu surement un demi-siècle et il s'y adossa invitant Saku à le rejoindre.

Il se tourna un peu pour caresser l'écorce du vieil arbre et se mit à sourire, nostalgique :

"Je te présente un vieil ami à moi", dit-il à Saku.
"Cet arbre à été mon confident tout le long de ma jeunesse. J'aimais venir içi et m'asseoir contre son tronc pour écouter les oiseaux chanter au petit matin, prendre une feuille de papier et me demander ce que je pourrais écrire. Mais rien ne me venais jamais... j'étais bien trop émerveillé par les petits détails de la nature que je passais mon temps à les contempler l'air béat, oubliant alors ce qui m'entourait."

Le jeune homme s'assit par terre, entourant ses genoux de ses bras en y posant le menton puis il continua.

"Je ne me suis jamais vraiment sentit à ma place dans cette ville. C'était trop bruyant, trop... artificiel. Alors je rêvais de voyage vers des contrées lointaines, sans que rien ne puisse me retenir. Être libre comme le vent. Dis... quels étaient tes rêves à toi avant d'être enfermée dans ce temple ?"
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Saku

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MessagePosté le: Lun 15 Fév - 13:27 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

'Combien de temps devais-je attendre pour que cet humain retrouve ses capacités d'avant la bataille ? Je ne le savais. Bizarrement, je n'avais pas envie de brûler cette maison, moi qui qui avant ne pensait qu'à les tuer tous. Ces humains impies, ces ordures qui ne pensaient qu'à détruire, je voulais tous les exterminer. Alors pourquoi cette envie ne me venait plus ?'

Tandis que ces pensées l'obsédaient, sa queue battait l'air et la flamme de ses cheveux léchait doucement le plafond. Son regard était féroce, et elle était prête à tuer, si la moindre chose l'énervait. Ainsi, toute concentrée qu'elle était, elle n'entendit ni ne vit Tabris arriver. Celui ci se blottit contre elle, posant sa tête sur son épaule, et laissant ses mains la tenir. Elle faillit le brûler vif mais se rattrapa, se disant que les humains qu'elle avait connus étaient tous mort, et que ceux ci étaient donc partis avec leur prétentions. Tabris était réfléchit, et n'avait rien détruit ou tuer, si il pouvait s'en empêcher.

Elle se calma, et laissa sa chaleur réchauffer Tabris, qui frissonnait un peu, puis le regarda. Il avait l'air fatigué, et ses blessures devaient encore le faire souffrir. Les humains mettaient du temps pour se remettre de leur blessures...

"Saku... je ne veux plus te décevoir... Si mes émotions commencent à me dicter de tenter des choses dont je ne suis pas capable alors je te fais confiance pour me ramener à la raison. Nous sommes liés jusqu'à ma mort... et pour ça, je te donne ma confiance comme tu m'offres déjà la tienne. Tu es désormais ma partenaire. Tu partageras bien plus que quiconque n'a eu le droit de partager avec moi... je te confis ma vie à toi."

"Ne t'inquiète pas pour ça, Tabris, mais je te remercie de ta confiance et je prend ta vie avec joie."


Mal formulée cette phrase, mais il n'y avait aucune mauvaise intention derrière elle. Saku lui souriait d'un air tendre, se promettant de veiller sur cet humain, parfois un peu têtu. S'il lui confiant sa vie, elle se tuerai pour lui. Quand il fut réchauffé, il se tourna vers les escalier, et l'invita à le suivre. Une fois dans sa chambre, il prit son kimono blanc, celui ci propre, et le mit lentement, pour ne pas rouvrir ses blessures à peine fermées. C'était assez impressionnant de voir qu'un humain pouvait être aussi patient, alors qu'avant il courait sus à l'ennemi pour le pourfendre.

La prenant par le bras, il descendit, l'entrainant à sa suite, puis sortit de la maison pour se diriger vers un petit espace vers où un saule pleureur veillait. Ceci était donc un vieil arbre. Quand elle vit cet arbre, cela lui fit un grand choc, lui faisant comprendre ce que représentait la durée d'une vie humaine. pour elle un siècle ou deux n'était rien, alors qu'un humain était déjà vieux... Aurait-elle le courage de rester près de son invocateur alors que celui ci dépérirait, la laissant finalement seule ? Et s'il mourrait de vieillesse, que lui arriverait-elle ? A quoi cela servait d'être à nouveau libre, si c'était pour une si petite période...


"Je te présente un vieil ami à moi",
dit Tabris, en la voyant muette.
"Cet arbre à été mon confident tout le long de ma jeunesse. J'aimais venir içi et m'asseoir contre son tronc pour écouter les oiseaux chanter au petit matin, prendre une feuille de papier et me demander ce que je pourrais écrire. Mais rien ne me venais jamais... j'étais bien trop émerveillé par les petits détails de la nature que je passais mon temps à les contempler l'air béat, oubliant alors ce qui m'entourait."

Saku n'osa l'interrompre, le laissant continuer.


"Je ne me suis jamais vraiment sentit à ma place dans cette ville. C'était trop bruyant, trop... artificiel. Alors je rêvais de voyage vers des contrées lointaines, sans que rien ne puisse me retenir. Être libre comme le vent. Dis... quels étaient tes rêves à toi avant d'être enfermée dans ce temple ?"

"Ah, Tabris.... mes rêves... ils sont complètement d'un autre ordre que le tien. Tu connais mon passé, peut être. Je ne me rappelle déjà plus ce que je t'ai avoué. Enfin bon, tu te rappelle ma danse pour les morts non ? J'étais une déesse puissante, crainte et reconnue par les hommes. Si une de ces peuplades s'attaquait à une de mes montagnes, à un de mes volcans, ils finissaient tous brûler, et je me lavais dans leur sang. Voila mon rêve. Arracher le cœur à toutes ces pourritures et le bruler au dessus de ma tête, léchant et buvant les quelques gouttes qui ne s'étaient pas évaporées. Ces imbéciles n'ont jamais rien compris, et jusqu'au bout, ils voulaient blesser la montagne pour en extraire des pierres précieuses, la lave emportait tout, je courais devant, semant la terreur et la désolation parmi ces êtres abjectes. Je prenais vraiment mon plaisir à cette époque..."

Saku s'assit à coté de Tabris, souriant à cet heureux souvenir, celui des hommes brulés, et s'adossa contre l'arbre.


"Mais maintenant je ne sais plus. Avant je n'aurai jamais imaginé entrer dans une maison, et en ressortir sans que celle ci ne brûle, et encore moins me lier d'amitié avec un humain... et avoir confiance en lui, n'en parlons pas... Je n'ai actuellement plus aucun rêve, si ce n'est de m'amuser. Mais comment m'amuser ? Je ne sais que détruire, et telle est ma joie, mais je ne peux, ni ne veux, te détruire, toi, tes proches, ou même les habitants de ta ville... J'avoue ne plus trop savoir où j'en suis."


Doucement, elle monta sa tête pour regarder les étoiles briller dans le ciel sans nuage.
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Tabris

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MessagePosté le: Mar 16 Fév - 13:22 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

A l'écoute de son rêve, Tabris n'osait pas croire ce qu'il entendait. Une partie de lui luttait pour se préserver de la peur que le récit de l'invocation suscitait en lui. Le jeune homme ne pouvait croire que cette Saku-là put être un monstre sanguinaire donc les seuls sentiments étaient la haine et le plaisir de la souffrance d'autrui. Cette Saku-là avait-elle vraiment existé ? Pour lui, la déesse n'était pas ce que reflétait son histoire. Aux yeux du jeune brasseur, Saku était douceur et chaleur dans son cœur... elle le protégera jusqu'au bout.

La seule explication, c'était qu'elle avait changée... et elle le confirma à la suite de son récit. Elle semblait si perturbée et tellement perdue. Tabris ne savait que dire. Son regard chercha dans l'or de ses yeux quelque chose... en fait, il ne savait quoi chercher non plus.

Doucement, elle leva la tête vers les astres qui luisaient haut dans le ciel sombre de la nuit. Il fit de même, plongeant dans l'infini de se spectacle qu'il attendait à chaque fois que le crépuscule pointait, recouvrant l'horizon de ses couleurs pourpres. Et doucement, il posa sa main sur celle de son invocation comme pour la rassurer de ses craintes.

"Je ne sais pas de quoi seront fait tes rêves mais je te promets que nous découvriront un jour le chemin qui y mène. Beaucoup de temps s'est écoulé depuis l'époque de la gloire des demi-dieux. Beaucoup de choses ont changé aussi. Une nouveau monde et une nouvelle vie s'offre à toi... profitons-en pour la vivre..."

Le regard de Tabris alla se perdre dans un amas d'étoiles. Cette nuit était belle. Sans nuages, elle permettait d'avoir la meilleure vu sur les étoiles et la voute céleste. Il aimait particulièrement ce genre de soirées, prismes de pureté face à une réalité qu'il ne savait pas aussi belle qu'il aimait à s'imaginer certains jours. C'était sa façon de se dire que la peine, la mort et toutes ses choses ne sont qu'une partie de cette existence mortelle.

Soudain, il se souvint de quelques détails sur les croyances des nomades. Les amis de son père venaient chaque année vers Luh. Tabris en profitait donc pour suivre son père pour les saluer et passer la nuit avec eux. Chaque fois, il s'agissait de soirées de fêtes : les hommes jouaient de divers instruments pendant que les femmes dansaient. Lors de leur danse, Tabris était toujours subjugué par leur grâce et leur précision. Il se laissait envoûter par leurs gestes et leurs chants.

Il se souvint alors de l'un de leur chant pour exprimer leur reconnaissance à la lune qui les protégeait la caravane des monstres et des bandits durant les nuits dans le désert. Même s'il avait toujours vu cela comme une superstition, la beauté de ce chant était telle qu'il avait envie de le chanter :

Uque umilite bure orpecte da,
Uque tneve elpa merpoteiä da,
Icada eso ento grufujeïta

E en'riba emtpe do,
Ocoïdecho Ignis dar da eyo.
Duan enite emtom
Elva ko duever vaeo ento maevo

Uque umilite bure orpecte da,
Uque tneve elpa merpoteiä da,
Icada eso ento grufujeïta


Que la lumière pale te protège,
Que le vent qui souffle t'emporte,
Ici c'est ton refuge

A l’abri du temps,
Le corps d'Ignis t'apportera l'aide,
Quand tombera la nuit
La vertue d'Elva brillera dans tes mains

Que la lumière pale te protège,
Que le vent qui souffle t'emporte,
Ici c'est ton refuge.


Une fois le chant terminé, Tabris versa une larme en repensant à ses pauvres gens massacrés dans le désert. Il ne les connaissait pas, mais il connaissait beaucoup de leurs traditions et de leur caractère. Les nomade recherche la paix partout où ils vont... le fait des les avoir tué n'était qu'un acte de violence gratuite en plus d'être un acte d'une lâcheté infinie. Tabris espérait qu'ils trouveraient le repos et la paix à laquelle ils aspirent et que leurs assassins ne connaissent que souffrances et damnation dans une agonie éternelle.

"Saku... ce que nous avons fait dans le désert était juste. Je porterais fièrement cette cicatrice à l'épaule, comme ces nomades portaient leurs joies, leur amour de la vie et leur fierté. Peu importe ce que l'on peut en penser, si j'avais tourné le dos à ces monstres assassins, je n'aurais pu vivre en paix. Nous avons fait ce qu'il fallait faire."


Son corps bascula lentement, sa tête venant se figer sur les jambes de la fille d'Ignis : elles serviraient surement d'oreiller pour soulager son corps dans un sommeil profond. Mais en attendant, il leva encore le regard vers les cieux et resta encore éveillé, Saku à ses cotés.
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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 18:07 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Saku le laissa parler, se disant que dans ce nouveau monde, son ignorance était flagrante, et qu'elle ne pourrait continuer ainsi. Ses pouvoirs ayant quasiment complètement disparus, elle ne pourrait s'échapper de l'emprise de cet invocateur... Mais le voulait-elle ? Pensait-elle réellement pouvoir se détacher de celui qui l'avait libéré ? Le laissant aller selon ses envies face au danger et prenant des risques inutiles ? Non, c'était impossible. L'époque, comme il le disait, où elle avait vécue était belle et bien terminée, et il fallait tourner la page, recommencer à apprendre depuis le début. Comme lors de sa création...

Ces pensées la fit sourire bêtement, son père, le grand Dieu avait pris soin d'elle quelques années avant de s'en détacher et de lui dire de s'amuser, quel père ingrat, si seulement elle pouvait se venger... Enfin, pour l'instant il n'était même plus question d'y songer tellement elle était faible, et ... elle avait des gens à protéger, ce qui avant n'était pas le cas.

Tabris se mit à chanter d'une voix claire un chant d'une origine inconnue, elle ne connaissait ni la langue ni cette mélodie si belle et si spéciale. 

Uque umilite bure orpecte da,
Uque tneve elpa merpoteiä da,
Icada eso ento grufujeïta

E en'riba emtpe do,
Ocoïdecho Ignis dar da eyo.
Duan enite emtom
Elva ko duever vaeo ento maevo

Uque umilite bure orpecte da,
Uque tneve elpa merpoteiä da,
Icada eso ento grufujeïta


Une fois le chant achevé, Saku regarda Tabris dans les yeux, elle était surprise que celui ci puisse chanter avec une si belle voix, et que celui ci verse des larmes si facilement. Habituellement, les larmes étaient associées à la lâcheté, la peur, ou la faiblesse. Mais chez Tabris, il n'y avait pas de cela, seulement une compassion pour des gens massacré. Il ne regretterai rien, il n'était pas une personne

Cet homme eu l'audace de s'allonger par terre et de poser délicatement sa tête sur les jambes allongées de Saku. Elle le regardera d'un œil tendre, elle l'aimait bien celui là, et elle l'aiderai à accomplir ses rêves. Elle lui caressa les cheveux distraitement.
qui se laissa noyer par son passé. Ses dires confirmèrent les pensées de Saku.

- Dit, Tabris, pourras tu quand tu ira mieux, me faire visiter la ville, et me faire découvrir le monde ? Aurai-je l'honneur de voyager à tes cotés dans ce nouvel univers auquel je ne connais rien ?

Elle doutait qu'il eu entendu ses paroles, elle les avait à peine chuchotées. Elle ne les répèterai pas deux fois, admettre, puis exprimer une seule fois à voix haute son ignorance sur ce qui l'entourait avait été déjà assez difficile comme cela. Enfin, s'il n'avait pas entendu, elle pourrait bien les lui répéter, à lui seul ...

-Dors, bel homme, et guéris vite.
 
 
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MessagePosté le: Sam 20 Fév - 15:22 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Elle regarda de ses yeux d'or en amande, rempli de tendresse à son égard, un peu comme le regard que sa mère avait quand elle venait passer un peu de temps avec lui quand il était petit. Les doigts fins de la belle invocation passaient sur sa chevelure devenu un peu grasse depuis le temps qu'il ne s'était pas lavé. Il comptait bien remédier à ça et aller prendre un bon bain dès les premières lueurs de l'aube, histoire de se montrer un minimum présentable.

Saku semblait plongée dans ses pensées avant de murmurer des paroles que Tabris entendit assez clairement grâce à une ouïe fine, développée dans la forêt à l'affût de la moindre menace. Il ne répondit pas tout de suite, essayant d'imaginer ce que pouvait ressentir Saku. Après tout, tout était nouveau pour elle qui n'a jamais vécu dans ce monde, ou du moins pas en liberté.

"Dors, bel homme, et guéris vite."

Etait-ce une invitation ou un souhait ? Tabris n'aurait su le dire. Il la sentait perturbée. Tabris, lui, souhaitait qu'elle puisse trouver sa place dans ce monde et le tout à ses côtés. Il se dit qu'elle devait surement se trouver dans une situation semblable à celle dans laquelle il était quand le Vieux était devenu son tuteur... "Quelle est ma place ?" ou "Que dois-je faire maintenant ?"... c'était des questions qui s'étaient déjà présentées à lui.

"Saku... Je suis là maintenant... je ne te laisserai pas derrière, seule. Je te veux à mes cotés et ce jusqu'à ma mort. Certains jours, tu ne pourras pas m'accompagner parce que je voudrai être seul avec une personne par exemple... mais dans les autres cas, je serai ravis que tu m'accompagne. J'accèderai au mieux à tes requêtes."

Tabris fut presque surpris du geste qu'il était en train de faire. Levant son bras, sa main s'était posé sur son visage brulant et il lui caressait la joue de son pouce, se redressant un peu pour pouvoir s'agripper à son épaule et regarder profondément dans ses yeux. En tant normal, il n'aurait jamais agit ainsi de peur de commettre une maladresse... mais elle était son invocation et il voulait pouvoir la rassurer de ses craintes par toute la tendresse qu'il pouvait lui offrir. Il mettait tout ce qu'il avait à disposition pour que se soit le cas. Si elle voulait manger des fruits, il ira en chercher ; si elle voulait se blottir contre lui, il lui prêtera son épaule pour qu'elle puisse s'y loger, à l'abri de ses peurs, ses angoisses. Elle était comme un nouveau membre de sa famille.

"Dans quelques jours, j'irai certainement mieux... mais je ne pourrai porter de choses lourdes... il me faudra néanmoins travailler et livrer mes clients. Ça te tente de m'accompagner au boulot ? De plus j'ai une livraison à effectuer dans deux semaines dans une auberge au pied des montagnes de Zan. Ça nous fera un petit voyage rien que nous deux, hein ?"

Il espérait que l'invocation accepte de travailler un peu avec lui... après tout, il ne savait pas si Saku trouverai cette tâche ingrate ou inconvenante. Mais Tabris aimait son métier et il avait besoin d'elle le temps de se rétablir. Cela lui permettait de joindre l'utile à l'agréable en la gardant près de lui. Pour demain, il avait bien l'intention de l'emmener un peu en ville même s'il était encore un peu faible... s'il ne forçait pas trop, il n'y avait aucune raison de s'inquiéter.

N'ayant plus la force suffisante pour maintenir ses abdominaux contracté pour se maintenir dans la position inconfortable dans laquelle il était, il enleva sa main du visage de Saku, redescendant un peu jusqu'à ce qu'il puisse poser sa tête à nouveau sur ses jambes rouges et chaudes.

Il repensa alors à leur rencontre dans le temple du feu, quand il s'était approché d'elle pour la libérer de ses chaines. Quand il eut posé ses yeux sur elle la première fois, il l'avait trouvé étonnement attirante. Maintenant qu'il avait eu plusieurs contacts avec elle, il en était moins gêné et il ne pensait plus au fait qu'elle avait les courbes d'une femmes magnifique.

Il savait que certaines personnes se laissaient emporter par les sentiments qu'il portait pour leur invocation, ou que certaines invocations tombaient amoureuses de leur maître. Tabris ne voulais pas d'une relation telle que celle-ci et vivre un amour interdit avec une invocation car les sentiments qu'il éprouvait pour Saku étaient certes plus forts qu'une simple complicité, mais ils n'étaient pas aussi forts que ceux qu'il éprouverait pour la personne qu'il aimera ardemment. Les sentiments qu'il lui portait étaient entre ses deux situations. Il l'aimait et voulait la protéger comme il aimerait et protégerait le Vieux.

**Je me demande bien si elle ressent les mêmes choses...**

Tabris savait qu'il était plutôt bel-homme. Il ne savait pas quels étaient les critères de sélection des invocations. Serait-il au goût d'une invocation ou bien préfèrerait-elle un homme comme... le Vieux. Tabris éclata de rire à l'intérieur de lui et eu du mal à cacher un sourire à cause de ses pensés totalement grotesques et ridicules... Comment pouvait-il penser à des choses pareilles... Il finit par se dire qu'il avait l'esprit vraiment tordu pour imaginer un vieil homme en train d'embrasser langoureusement l'une des têtes d'une chimère.

**Ai-je vraiment mûri comme je pense être le cas ? Aurais-je plus de chance avec les filles maintenant que mon tempérament turbulent a changé ?**

Il fut surpris d'avoir encore de telles pensées. Les filles ? Plein de jeunes femmes auraient voulu de lui comme amant avant de découvrir le gamin qui se cachait encore en lui il y a quelque temps. Désormais, son caractère avait changé mais il n'était pas certain de trouver pour l'instant chaussure à son pied.

Il chassa ses pensés en secouant un peu la tête, puis il se dit qu'il était temps d'aller dormir. Il se leva alors, se redressant lentement, puis il dit :

"Je crois que nous devrions rentrer... j'ai hâte de rejoindre mon..."

Il bloqua soudainement, regardant Saku... Il repensa qu'il n'avait pas de chambre d'ami et qu'il n'avait rien pour pouvoir la faire dormir. Il n'allait tout de même pas la faire dormir sur le divan. Après ses années d'isolement dans une cellule peu confortable, il voulait pouvoir lui offrir un peu de repos dans un lit convenable et douillet.

Gêné, il se gratta l'arrière de sa tête en souriant bêtement (comme à chaque fois qu'il se sentait dans une situation délicate). La seule issue qu'il voyait à cela, c'était... son propre lit dont il avait besoin pour ne pas rouvrir ses plaies.

Il soupira en se disant qu'il était bien assez grand pour l'accueillir elle aussi mais il se doutait qu'elle ferai tout pour privilégié son confort à lui plutôt que de penser à elle.

**Oh puis zut... je lui laisserai pas le choix !**

Il se décida donc alors qu'il avait l'impression qu'elle l'interrogeait du regard :

"Je n'ai pas prévu d'endroit où dormir pour toi... donc je ne vois pas d'autre choix que de te faire un place dans mon lit.... sans sous-entendus hein ?! C'est juste que je ne veux pas que tu manques de confort."

Comment allait-elle le prendre et surtout... qu'allait s'imaginer ce vieux pervers d'Algor ?
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MessagePosté le: Sam 20 Fév - 22:56 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Tabris accueilli sa dernière demande d'une façon plutôt troublé, son regard semblait perdu dans un espace qu'elle ne pouvait voir, il semblait retourner dans son passé. Rapidement, d'une manière un peu hésitante,  il essaya de la réconforter.

"Saku... Je suis là maintenant... je ne te laisserai pas derrière, seule. Je te veux à mes cotés et ce jusqu'à ma mort. Certains jours, tu ne pourras pas m'accompagner parce que je voudrai être seul avec une personne par exemple... mais dans les autres cas, je serai ravis que tu m'accompagne. J'accèderai au mieux à tes requêtes."

Douce attention, mais tellement inutile... elle le savait, elle lui avait déjà dit, et lui aussi. De toutes façon, ils n'avaient pas trop le choix. Ils étaient liés, et rien ne pourrait défaire ce lien, si ce n'est la mort. Saku sursauta quand elle sentit la main de Tabris toucher sa joue et la caresser de son pouce. Elle diminua immédiatement la chaleur, pour ne pas brûler son invoqueur. Devait-elle le laisser faire ? Depuis quand était-elle devenu si proche avec un humain, avec son invoqueur... S'était-elle même une fois rapprocher d'une créature de cette façon par le passé ? Elle en doutait fortement. Ce geste plutôt osé ne lui fit pourtant pas de mal. C'était même étrange de sentir une main sur son visage.


"Dans quelques jours, j'irai certainement mieux... mais je ne pourrai porter de choses lourdes... il me faudra néanmoins travailler et livrer mes clients. Ça te tente de m'accompagner au boulot ? De plus j'ai une livraison à effectuer dans deux semaines dans une auberge au pied des montagnes de Zan. Ça nous fera un petit voyage rien que nous deux, hein ?"

Tout cela lui plaisait, enfin presque tout. L'accompagner dans ses voyages pour l'aider à travailler lui paraissait normal. C'était même une obligation. Elle n'avait pas réussi à le protéger convenablement à cause de sa faiblesse, et c'était Tabris qui en avait payé le prix. Mais un petit voyage "rien que pour nous deux" comme il disait... Cet humain s'était vraiment trop rapproché d'elle. Jusqu'à ce qu'il aille dormir, elle resterai calme, mais elle déverserai sa colère mêlée de surprise une fois qu'elle serait enfin seule. Elle qui n'avait que désiré être libre et pouvoir parler avec quelqu'un voulait être seule ... Quelle situation grotesque. Tabris enleva sa main et se rallongea sur ses jambes.

-Tabris, je serai heureuse de pouvoir t'être utile. Cette blessure a été causée car je n'ai pas été assez vigilante. Même si je ne le voulais il est de mon devoir de t'aider. Et je le ferai, quelle que soit la tâche que tu me donneras à accomplir. Enfin ne t'inquiète pas, je les accomplirai avec plaisir, et cela ne me gêne pas du tout. Tu m'as libérée, et je t'en serai éternellement reconnaissante. Je jure de te protéger. Je ne veux plus que tu t'affaiblisse ainsi. Même si je dois mourir pour cela, je le ferai. Et non, ne réplique pas, ne m'oblige pas à te le faire comprendre de force.

Au bout d'un moment, le regard de Tabris s'éclaircit d'un regard amusé. Qu'y avait-il de si drôle dans ce qu'elle venait de dire ? Elle s'était abaissée à vouloir se tuer pour un humain, et celui ci en avait l'air amusé... Elle résista un instant avant de lui jeter un regard courroucé. Elle n'avait aucune idée de la chose à laquelle pensait son invoqueur, et ne tenait vraiment pas à savoir le font de sa pensée. Il se releva doucement, pour ne pas rouvrir ses blessure et reprit la parole.

"Je crois que nous devrions rentrer... j'ai hâte de rejoindre mon..."

Il s'interrompit et regarda Saku. Qu'avait-elle encore fait ? Pourquoi s'était-il interrompu, décidément, elle ne savait si c'était dû à la fatigue ou à autre chose, mais tout ceci l'énervait. Mais elle arrivait encore à garder son sang froid, et une façade interrogative.

"Je n'ai pas prévu d'endroit où dormir pour toi... donc je ne vois pas d'autre choix que de te faire un place dans mon lit.... sans sous-entendus hein ?! C'est juste que je ne veux pas que tu manques de confort."

Pff, le confort, le sol en comparaison aux chaînes de sa prison millénaire était un paradis. Des sous entendus disait-il ? Elle ne connaissait rien des coutumes des humains de ce monde nouveau, elle n'en avait finalement rien à faire. Pourquoi allait-elle s'embarrasser de tout ces détails ? De toute façon, il avait besoin de se reposer, et lui n'avait pas l'air de voir en la terre un lit immense. Elle le raccompagna, silencieuse dans sa chambre.

-Tabris, tu as besoin de dormir ici, moi non. J'irai dormir dehors. Le sol me paraîtra bien confortable.

Elle commença à sortir mais Tabris la retint.

"Tu es sûre de ne pas vouloir être dans un lit bien confortable plutôt que dehors ?"

La chaleur de la pièce s'intensifia instantanément. Le regard de Saku n'était plus que colère, et les flammes de ses cheveux brûlaient d'une couleur bleue. Le lit de Tabris prit feu et une seconde plus tard le feu était éteint, ne laissant que des cendres derrière lui.

-Il n'y a plus de lit, je pense qu'on va se mettre d'accord sur un point, Humain. Tu me laisses seul quand j'en ai envie, sinon je brûle ce qui passe devant mes yeux. Depuis le début, tu nous associe d'une manière trop proche. Je suis ton invocation, mais les sentiments que tu me prêtes sont disproportionnés par rapport à la réalité. Tu prend des liberté inconcevable, et je commence à en avoir marre ! Maintenant lâches moi et va dormir sur ton divan, aussi moisi soit-il, mais LAISSE MOI !

Brulant un pied d'une commode sur son passage pour que celle ci tombe en travers la porte, elle sortit de la maison et s'éloigna de celle ci pour donner libre cours à ses sentiments.
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MessagePosté le: Lun 22 Fév - 13:13 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Saku raccompagna Tabris jusque dans sa chambre puis elle s'apprêta à repartir en disant qu'elle voulait retourner dormir dehors. Tabris, un peu gêné que son invocation refuse de dormir sous le toit d'un gîte confortable pour aller dehors où le froid guettait, répliqua immédiatement lui demandant si elle était sûre de vouloir dormir dehors.

Avant qu'il n'ait pu ajouter quoi que ce soit, une immense chaleur se dégagea de Saku dont la chevelure brulait d'une flamme bleue, puis son lit pris feu instantanément. Le jeune brasseur s'écarta par reflexe avant que sa couche ai fini de se consumer. Les yeux écarquillés de stupéfaction il regarda son invocation qui ne cessa de le réprimander :

"Il n'y a plus de lit, je pense qu'on va se mettre d'accord sur un point, Humain. Tu me laisses seul quand j'en ai envie, sinon je brûle ce qui passe devant mes yeux. Depuis le début, tu nous associe d'une manière trop proche. Je suis ton invocation, mais les sentiments que tu me prêtes sont disproportionnés par rapport à la réalité. Tu prends des libertés inconcevables, et je commence à en avoir marre ! Maintenant lâches moi et va dormir sur ton divan, aussi moisi soit-il, mais LAISSE MOI !"

Tabris voulu réagir mais il resta comme pétrifier, la laissant fuir alors qu'elle reversait son armoire. Encore une fois, sa maladresse venait de créer une mésentente née d'un malentendu surement créé par ses gestes. Comment avait-elle interprété les gestes de Tabris ? Le jeune homme pensait qu'elle se méprenait sur le lien qui se construisait entre eux. Jamais Tabris n'aurait pensé que sa façon d'agir allait entrainer une situation comme celle-là alors qu'il ne pensait qu'à son bien-être.

Mais une réaction pareille... Tabris pensait qu'elle avait été trop loin et il comptait bien ne pas laisser passer ça. Elle avait fait un véritable carnage dans sa chambre et comme la coutume le voulait, elle devrait en répondre par la réparation du préjudice. Mais pour l'instant, il valait mieux la laisser seule pour ne pas aggraver la situation plus que nécessaire et de la laisser se calmer avant de lui reparler.

Tabris s'assit alors dans un coin de sa chambre, se prenant l'épaule avec sa main, se maudissant de ne pas avoir fait attention à son corps. Trop agité pour dormir, il resta planté là, attendant de tomber de fatigue ou de voir poindre les premières lueurs de l'aube, resplendissante sur l'horizon.

***


Il n'avait aucun souvenir de ses rêves une fois réveillé par les rayons du soleil qui l''éblouissaient. Il s'étonna de ne pas avoir mal au dos en se levant à cause de sa nuit dans une position bien inconfortable. Il n'avait toujours pas de nouvelles de Saku et attendait que la belle invocation revienne un peu calmée.

Ne venant toujours pas, il décida d'enfiler un pantalon correcte, un nouveau kimono blanc et prit son chapeau de paille qui par chance était encore entier avec lequel il se coiffa, descendant l’escalier en colimaçon qui menait vers le hall d'entrée. Il poussa la porte et laissa une légère brise caresser son visage comme un acte de réconfort. Le Soleil brillait dans un ciel bleu et sans nuages. Le temps était clément pour cette fin d'hiver interminable, laissant les températures devenir plus douce que le froid mordant des jours où Lüh se voyant être le théâtre du spectacle morne qu'offraient de forte pluie.

Il massa son épaule qui se remettait lentement de ses blessures en faisant attention à ne pas rouvrir la plaie en train de cicatriser. Encore une semaine et son corps serait comme neuf. Il sourit un instant à cette pensé qui balaya sa mauvaise humeur entretenue depuis hier. Algor était déjà parti au travail et de toute évidence Saku voulait rester seule pendant un moment. Il soupira :

**Vraiment, quelle tête de mule... Elle aurait put simplement me dire tout de suite qu'elle voulait rester seule un moment... Idiote...**

Ce n'est apparement pas aujourd'hui qu'il allait pouvoir lui faire visiter Lüh, et même si cela aurait été possible, il n'était pas vraiment d'humeur à jouer au guide pour aujourd'hui. Ne sachant quoi faire, il se mit à marcher en direction de la taverne, quelques Tsuris en poche pour aller se détendre devant un verre de rhum et pouvoir écouter les rumeurs sur le Prince ou des inepties dans le genre. Ce genre de discussions n'avait pas une grande valeur à ses yeux, mais elle lui permettait de passer le temps à flemmarder sans s'ennuyer.
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Saku

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MessagePosté le: Jeu 25 Fév - 12:14 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

Se retrouver enfin seule à la fin de quelques péripéties, il n'y avait pas mieux pour réfléchir à ce qui s'était passé, et tous les changements que cela impliquait. De ce monde, elle ne connaissait rien. Des coutumes, toutes lui étaient inconnus, et l'humour, elle ne voulait pas y penser. Tabris lui avait gentiment offert son lit, après s'être appuyé sur elle. Enfin peut être n'aurait-elle pas dut réagit ainsi... Brûler son lit, pourquoi pas, mais la commode avait été peut être en trop... Surtout si il ne pouvait sortir de la chambre après sa dernière action.

Elle se maudissait de s'être laisser emporter sur la fin. Pour le lit, elle trouvait cela presque normal. Mais elle n'avait pas pensé aux conséquences que ses actes aurait sur Tabris. Il devait être transit de froid. Enfin tant pis, si elle arrivait à surpasser sa fierté naturelle, elle s'excuserait. Mais pas tout de suite, ça non.

Elle eut une idée un peu farfelue, mais bon. Si elle voulait en savoir plus sur ce nouveau monde, il lui faudrait observer le train de vie des habitants de la ville. Tabris en était un, non ? Pourquoi ne pas le suivre, discrètement, bien sûr. Ce serait peut être même amusant... Enfin bon, pour l'instant, il fallait dormir. Elle en avait d'ailleurs besoin. La traversée de la Rivière Blanche avait été assez éprouvante, même s'il y avait des ponts. Sans pont, ça lui aurait été impossible... Elle écouta le vent souffler sur la colline où elle s'était nichée, et s'endormit.



***


Quand elle se réveilla, le soleil venait de se lever. Elle s'étira longuement avant de regarder autour d'elle. Que faisait-elle sur cette colline ? Et où était son temple... Ah, c'est vrai l'humain l'avait sortit de là, et voila comment elle l'avait remercié... Enfin bon il l'avait bien chercher non ? De toute façon, elle avait un plan pour ce jour, et elle comptait bien le suivre. Cachée, elle attendit la sortie de son invocateur.

Le vieil homme était déjà sortit depuis quelque temps, quand Tabris montra le bout de son nez. Il avait l'air plutôt fatigué, et elle s'en voulut un peu, mais sa blessure ne s'était pas rouverte, c'était déjà ça. Il partit en direction d'une bâtisse un peu plus grosse que sa propre maison, qui sentait, de loin, une odeur peu agréable... Qu'allait-il y faire ? Elle ne pouvait y entrer sans attirer l'attention, et préféra patrouille à l'extérieur, en attendant qu'il sorte. Elle s'excuserait de ce qu'elle avait fait quand Tabris sortirait de cette maison puante.

Mais les regards qui s'arrêtaient sur elle n'était pas flatteur... Des espèces de gardes venait d'ailleurs vers elle... Elle arrêta de faire ses allers retours et se posta à coté de la porte.


[Tout petit post, tout bizarre et tout moche, enfin, j'ai fait ce que j'ai pu, sans musique. ]
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MessagePosté le: Jeu 25 Fév - 16:14 (2010)    Sujet du message: Convalescence Répondre en citant

[On change de lieu...]

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:14 (2016)    Sujet du message: Convalescence

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