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Par une matinée d'hiver [PV Lilith]
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Lilith

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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 12:51 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Mizuki eut l'air d'avoir peur des chevaux et la guerrière se mit en tête de lui faire découvrir les plaisirs de l'équitation. Quand sa pupille aurait pris ses marques, elle l'initierait -si elle le voulait. Et tandis que Steve le palefrenier tendait à Mizuki son bien le plus précieux, sa protectrice observa entre ses cils sa réaction. Etait-il abimé ? Cassé ? Ou encore tâché ? Abimant de sa belle robe neuve -dont Soki ne s'en formalisa pas- en l'utilisant comme « chiffon », sa protégée enleva le peu de neige qui restait. Cela crevait les yeux qu'elle adorait cet instrument ! Elle le bichonnait, y prenait soin comme si elle avait affaire à un bébé. Elle récupéra finalement l'archer, une longue tige de bois où un large fils était solidement attaché. La jeune demoiselle coinça le violon sur son épaule, dans le creux du cou et fit glisser l'archer sur les cordes. Des notes dissonantes en sortirent, faisant grincer des dents Soki. Elle n'avait jamais entendu jouer d'un tel instrument mais si c'était là le son qu'il émettait, elle était quasiment certaine de ne pas aimer ça ! Mais peu à peu, les notes se firent plus agréables tandis que Mizu tournait des petits boutons sur le haut du violon.

-Déesse ? Je ne sais si vous allez aimer, mais ce que je vais vous jouer est de ma propre composition. J'espère que vous avez des souvenirs durs, sans quoi cette musique risquerait de vous rendre folle.

Soki soupira. Quand cette demoiselle allait-elle enfin arrêter de l'appeler ainsi ?! Elle ne cessait pourtant de lui répéter de ne pas l'appeler ainsi... Peut-être qu'avec le temps, se satisfera-t-elle enfin de la dénommer « Soki » ? Elle hocha la tête. Oh oui, des souvenirs durs, elle en avait un paquet à revendre !

La première note, aiguë, la fit se dresser ses poils sur ses avant-bras. L'activité, bourdonnante jusque là, stoppa et un silence s'installa -en dehors du son du violon. Soki recula un peu pour laisser à ses auditeurs de pouvoir admirer la frêle silhouette qui émettait une telle mélodie. Ainsi, se tenant au milieu de la cour comme si elle était seule au monde, elle s'activa sur les cordes. Et c'est alors que quelque chose d'inattendu arriva.

Le son déstabilisa la guerrière, pour lui déplaire ! Elle perdit toute notion d'espace, de temps, de couleur, de senteur, de bruit excepté celui de ce maudit violon. Soki eut cependant conscience que l'atmosphère s'alourdissait autour d'eux, que le silence en dehors de la musique était anormal. C'est alors qu'elle eut une sorte de flash, de vision fugitive de cheval galopant. Soki détestait en règle général qu'on joue de ses sens car c'était une guerrière dans l'âme. Elle aimait avoir en tout cas un parfait contrôle d'elle. Et cette situation ci ne faisait pas exception. Le problème avec Soki, c'est que malgré son passé trouble, ses malheurs et tout et tout, elle avait eu une part de joie dans sa vie -notamment à partir du moment où elle devint la pupille du seigneur des terres Shidori. Ce qui lui causa pendant un bref instant tous les symptômes que les autres n'ayant eu qu'une vie sans problème ressentirent. Puis vint enfin l'apaisement, le calme. Soki retrouva le contrôle de ses sens et elle put définitivement se laisser aller, se décontracter. Elle avait déjà oublié qu'elle n'avait pas apprécié la première partie du morceau. Lorsque la musique cessa, la guerrière prit conscience qu'elle avait fermé les yeux pour mieux apprécier les mélodies. Elle les rouvrit brusquement et découvrit sa pupille au bord de l'épuisement.


- Mon Dieu, tu vas bien Mizuki ?! Je n'aurais jamais dû te demander de jouer si tôt après ton rétablissement miraculeux... ! Pardonne-moi.

-J'espère que vous avez apprécié, déesse. Vous pourrez demander à vos employés ce qu'ils ont vu, cela pourra être intéressant. Enfin, normalement ça ne vous a rien fait n'est-ce pas ? (D'un coup sa voix prit une teinte d'inquiétude) A chaque fois, seuls ceux qui avaient eu une vie banale et heureuse étaient atteint de vision, les autres, au contraire n'entendaient qu'une musique apesante... J'espère vraiment que ça ne vous a rien fait, je suis désolée d'avoir fait cela sans vous prévenir...

Elle eut un rire crispé et voulut malgré toute son attachement à la jeune fille, être sincère.

- Et bien, je dirais simplement qu'avant de recommencer un truc du même genre, préviens-moi des effets secondaires, d'accord ? Apparemment, j'ai dû avoir une part de vie banale et heureuse parce que j'ai eu droit à une sorte de flash. Oh juste une ou deux secondes et après j'ai eu quand même droit à une belle musique très zenifiante.

Soki eut conscience du froid alentour et frissonna légèrement. Et son estomac eut le bon sens de se faire entendre. Mais c'est alors qu'elle vit les mines défaites de certains domestiques. Ils avaient vraiment dû en baver pour tirer une tronche pareille !

- Et ne plus le faire devant un tel publique... souffla Soki, légèrement inquiète. Car quelques regards chargés de reproches étaient fixés sur Mizuki.

- Cela vous apprendra à rêvasser pendant votre travail ! cria Soki en disperçant la foule.

- Rentrons veux-tu ? Le repas doit être prêt maintenant et il commence à faire nuit.
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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 12:51 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 25 Fév - 17:20 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Mizuki rosit de honte de s'être ainsi dévoilée, elle et sa faiblesse. La déesse Soki eut tout d'abord l'air inquiète, puis un peu gênée, voir énervée... Même elle, qui avait eu une enfance horrible, d'après ses dires avait pu avoir eut des moments de bonheur... Se pourrait-il qu'il se passe la même chose avec Mizuki ? Les reproches de sa déesse la ramenèrent à la réalité.

- Et bien, je dirais simplement qu'avant de recommencer un truc du même genre, préviens-moi des effets secondaires, d'accord ? Apparemment, j'ai dû avoir une part de vie banale et heureuse parce que j'ai eu droit à une sorte de flash. Oh juste une ou deux secondes et après j'ai eu quand même droit à une belle musique très zenifiante. Et ne plus le faire devant un tel publique...

Honteuse, elle baissa la tête et voulut à tout pris expliquer la raison de cette réaction, du flash qu'elle avait eut. Elle le lui expliqua alors que Soki l'amenait dans une grande pièce.


-Chaque soir, je m'entraînais. Je jalousais un peu les gens heureux... alors j'ai inventé quelque chose qui pourrait rendre les gens comme moi plus joyeux, plus calmes. Entourée d'animaux, plus ou moins aggressif, je leur faisais écouté ce que j'inventais. Je me suis aperçu que l'important n'était pas le ton ou la mélodie en elle même pour faire ressentir ce genre de choses, mais plutôt ce qui se passait dans l'intervalle. Autrement dit l'intensité et la lougueur des silences, vous comprenez ? Ce sont ces silences qui remuent les souvenirs enfouis et déclenchant ces visions. J'ai basé la longueur des silences sur les râles amoureux de divers animaux des bois. Chaque animal, chaque humain, quels qu'ils soient ont une longueur de silence qui leur est propre. Je me contente de la stimuler. Les gens malheureux où qui l'ont vraiment été ne peuvent que se sentir bien après l'avoir entendu, mais les autres... Enfin, ce n'est qu'un morceau dans mon répertoire. Tous les autres sont là pour plaire à vos oreilles... Du moins si vous me laissez jouer encore une fois... Je suis encore désolée, déesse Soki...

Bientôt, elles arrivèrent dans une grande pièce avec au centre, une table à laquelle on aurait pu faire siéger plusieurs dizaines de personnes ! Timide, elle se mit un peu retrait, ayant peur de toute cette immensité, qui pour elle, était une chose nouvelle. Son ventre se fit de nouveau entendre.

*Hihi, petite Mizu, c'est rare que tu parles autant. L'aimerais tu vraiment, cette Soki ? Elle cache elle aussi de nombreux secrets hein...*

"Oui je lui fait confiance Izu. Elle nous a accueillis, toi et moi, dans son immense château. Et tu douterais encore d'elle ?"

*Ahlala, on peut même plus te taquiner tranquillement maintenant ? Enfin bon, la prochaine fois évite de parler à voix haute. Et régale toi, ce sera ton premier vrai repas si je puis dire. Mais ne mange pas trop hein !*


"Oui, Izu, je ferai attention à ne pas m'étouffer hihi"

Comprenant une fois de plus qu'elle avait parlé à voix haute, elle baissa encore plus la tête, et s'excusa pour cette erreur.
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MessagePosté le: Mar 9 Mar - 09:14 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Soki ne lui en voulait pas, non. Elle était surtout très inquiète de la réaction des gens qui avaient eu une vie banale... Eux qui avaient déjà essayé de s'attaquer à Agaliaretph, en dépit de sa taille et sa dangerosité ! Soki n'osait imaginer ce qui pourrait arriver à sa pupille, la petite Mizu, dans un cas pareil. Pour sur, elle n'avait pas la même aura qu'Agaliaretph et ne serait sans doute pas capable de se défendre.

Soki décida, pour ne pas prendre de risque, d'inviter sa protégée à ne jouer que dans la forêt ou dans la salle de musique dédié à cet effet. Là-bas au moins, personne d'autre que les occupants n'entendraient !


-Chaque soir, je m'entraînais. Je jalousais un peu les gens heureux... alors j'ai inventé quelque chose qui pourrait rendre les gens comme moi plus joyeux, plus calmes. Entourée d'animaux, plus ou moins agressifs, je leur faisais écouter ce que j'inventais. Je me suis aperçu que l'important n'était pas le ton ou la mélodie en elle même pour faire ressentir ce genre de choses, mais plutôt ce qui se passait dans l'intervalle. Autrement dit l'intensité et la longueur des silences, vous comprenez ? Ce sont ces silences qui remuent les souvenirs enfouis et déclenchent ces visions. J'ai basé la longueur des silences sur les râles amoureux de divers animaux des bois. Chaque animal, chaque humain, quels qu'ils soient ont une longueur de silence qui leur est propre. Je me contente de la stimuler. Les gens malheureux ou qui l'ont vraiment été ne peuvent que se sentir bien après l'avoir entendu, mais les autres... Enfin, ce n'est qu'un morceau dans mon répertoire. Tous les autres sont là pour plaire à vos oreilles... Du moins si vous me laissez jouer encore une fois... Je suis encore désolée, déesse Soki...
- Bien sûr que tu pourras jouer autant que tu voudras ! Je t'informe même qu'il y a une salle de musique ! Petite certes mais personne ne te dérangera là-bas et tu pourras jouer absolument tout ce que tu souhaites. Sache également que nul ne pourra t'entendre à part ceux se trouvant avec toi dans la salle. Pour ce qui est de cette musique en particulier... Je comprends que tu aies eu envie de cet échappatoire, ma petite Mizuki et je ne t'en veux absolument pas. Tu as déjà été très gentille à accepter de me jouer petit morceau ! Et arrête de m'appeler "Déesse Soki", je t'en supplie, Mizu, ça me met mal à l'aise !

Enfin elles arrivèrent dans la grande salle à manger où elle avait déjà eu l'occasion de donner quelques bals. La jeune fille semblait intimidée, une nouvelle fois. Soki lui tendit la main en lui souriant. Le ventre de Mizuki se fit une nouvelle fois entendre, ce qui fit rire Soki.

- Trêve de timidité, mangeons !

Soki invita sa pupille à s'assoir à côté d'elle. Ben oui, elle n'était pas du tout partisante du fait de manger l'un l'autre aux extrémités de la table !

"Oui je lui fais confiance Izu. Elle nous a accueillis, toi et moi, dans son immense château. Et tu douterais encore d'elle ?"

Soki se demanda si Izumi avait une dent contre elle ou si elle hésitait encore à lui faire confiance. En tout cas, elle était flattée par celle de Mizuki et comme elle n'entendit pas la réponse d'Izumi, elle ne sut pas que c'était une plaisanterie.

"Oui, Izu, je ferai attention à ne pas m'étouffer hihi"
- Nous veillerons à ce que cela ne se produise pas, sois sans crainte.

La guerrière lui fit un clin d'œil et l'entrée arriva à peine leur postérieur sur les chaises. Les beaux couverts en argent étaient de sortie, pour son plus grand plaisir. C'était ses préférés, bien qu'elle ne se souciait pas de tout cela plus que la normale. Elle était plus à son aise sur une zone d'entraînement que parmi des centaines d'invités...

La première entrée fut une plateau d'œufs durs à la mayonnaise maison, accompagnés de feuilles de salade et de rondelles de tomates. Un plat simple, comme Soki l'avait secrètement demandé. La seconde et dernière entrée fut du foie gras servit sur des toasts grillés encore chauds. Dieu qu'elle adorait ça !! Elle s'en resservit plus que cela aurait été convenable d'en prendre mais elle s'en fichait.

Arriva finalement le plat principal : langue de boeuf avec une petite sauce à base de persil et de beurre. Soki espéra que sa pupille apprécie ce plat, bien qu'il fut... un peu particulier, il fallait l'avouer. En accompagnement, il y avait des carottes cuites et des pommes de terre à l'eau.


- Aimes-tu, Mizuki ?

Et oui, on ne se refait pas et la guerrière était anxieuse de savoir si cela plaisait à la demoiselle.



[Je te laisse choisir le(s) dessert(s) wink Désolée pour le délai de réponse, c'est vraiment la folie en ce moment...]
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MessagePosté le: Ven 26 Mar - 12:56 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

La réponse de Soki la soulagea d'un poids énorme. Non seulement elle ne lui en voulait pas trop d'avoir joué cela de cette manière là, mais aussi, elle lui permetait de jouer dans une salle dans laquelle elle ne dérangerait personne et ne serait pas dérangée. Que lui fallait-il de plus ? Mais quant à sa demande de ne plus l'appeler "déesse" cela lui était pour le moment impossible. Elle l'avait sauvé, et en plus elle la recueillait auprès d'elle. Elle ne voulait rien de plus, et une larme coula doucement le long de sa joue, maintenant propre.

Après avoir déambuler dans les différents couloir de la grande maison et admirer toutes les nouvelles choses qu'elle apercevait, elles arrivèrent dans le grand salon. Cette immense salle semblait trop grande pour deux personnes... Pourtant, Déesse Soki n'eut pas l'air de s'en formaliser et elle s'assit sur un siège et invita Mizuki à s'assoire à coté d'elle.

A peine s'était-elle assise que de nombreux plats arrivèrent. D'abord non une entrée, mais deux ! Mais quelles entrées ! Même si elle avait déjà vu des œufs, de la salade ou des tomates, le deuxième plat la laissait perplexe. Elle n'avait jamais vu quelque chose comme ça... Même dans les plats que les invités mangeait quand son ancien geôlier... Et en manger elle n'avait même pas oser imaginer le faire un jour ... Mais maintenant elle avait ça devant elle. Timidement elle prit un des couverts, se demandant en quelle matière il était fait car elle avait oublié le nom de tout ce qui était signe de richesse, même si elle savait les reconnaître, et la planta dans un œuf.

Encore plus timidement, elle le renifla d'abord discrètement puis essaya de le mettre complètement dans sa bouche. Bien évidemment il ne passa pas. Elle le reposa rapidement, et coupa en une grande quantité de petit morceau qu'elle picora ensuite. Elle eut l'air d'aimer cela car elle finit tout le plat, salade et tomates comprises. Par contre pour le deuxième, après y avoir toucher un peu, elle le laissa de coté. Elle jeta un regard du coté de sa déesse, et celle ci dévorait littéralement cette deuxième entrée. Un instant, elle se demanda si elle devait lui passer sa "part" mais avant qu'elle ne puisse lui poser cette question, des servantes arrivèrent et changèrent les plats et les assiettes. Les habitudes des riches étaient très étranges... Pourquoi changer d'assiette entre chaque plat ! Enfin bon, elle ne réagit pas et laissa la servante amener un autre plat, chaud cette fois.

La consistance de ce plat était très étrange, et son odeur... horrible. Par principe elle y gouta un peu, et en conclut que cette chose était vraiment mauvaise. Elle reposa la viande et préféra s'attaquer aux légumes. Les carottes se laissaient manger, mais les pommes de terre à l'eau, elles, étaient délicieuses. Ni trop cuites, ni pas assez, avec du beurre, cela fondait dans la bouche. Après en avoir timidement prise une autre, elle se resservie trois fois.

- Aimes-tu, Mizuki ?

Elle fut prise au dépourvu par cette question, elle n'était pas très habituée à dire ce qu'elle pensait, mais elle était franche. Ainsi, elle regarda dans les yeux sa déesse et lui avoua ses goûts.

-Euh... J'ai bien aimé la première entrée et les légumes, sinon le gout de la deuxième n'était pas très bon. Concernant l'autre plat. Il est vraiment mauvais, je trouve. Non seulement, le gout, mais à l'odorat, et à la vue. Je ne pense pas pouvoir en manger un jour.

Son attention fut de nouveau détournée, et elle ne put observer la réaction de déesse Soki quant à sa révélation sur ses envies. Un énorme gâteau arrivait. C'était à premier vue un gateau fort simple, au chocolat et du coulis de fraise par dessus. Mizuki ne se posa pas de question sur l'origine du coulis de fraise en plein hiver, et se rua littéralement sur ce gateau. Si elle aimait quelque chose c'était vraiment la fraise. Et celle ci se mariait parfaitement avec le chocolat. De ses anciens goûts avec ses anciens parents, elle se rappelait seulement de cela : la Fraise. Bien que son Izu lui ai rappelé de ne pas se ruer sur la nourriture pour ne pas s'étouffer, Mizuki manqua de peu de s'étrangler avec la fondant au chocolat.

Quelques minutes plus tard, elle releva la tête de son assiette (la troisième) après avoir repris plusieurs fois de ce gâteau. Enfin elle était rassasiée. Même pire, elle n'avait vraiment plus faim et ne pouvait plus rien manger sous peine de déglutir tout ce qu'elle venait d'avaler. Un sentiment étrange, non pas déplaisant, mais pour le moins étrange... Elle se tourna vers déesse Soki, et s'agenouilla devant elle pour la remercier pour ce repas. C'était ainsi qu'on lui avait appris à remercier ceux qui la nourrissait, les jours de fêtes après tout. Sur ses joues coulaient à flot des larmes.

-Déesse Soki ! Je vous remercie infiniment de ce repas que vous m'avez offert. Je n'ai jamais mangé... autant, ni de choses aussi bonnes. Je ne pensais même pas que cela pouvait exister... à part la fraise. Encore une fois, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait.


Elle se moquait des autres habitants du chateau qui murmuraient en voyant cette scène étrange. Quelle que fussent les rumeurs qui courraient bientôt sur elle, elle voulait vraiment la remercier, Soki, et les cuisiniers. Elle s'essuya jusqu'à ce que toute impureté eut disparue, ensuite, pour la seconde fois de la journée, elle prit son violon entre les doigts et commença à jouer. Contrairement à la mélodie jouée dans la cour, celle ci était douce et faisait vraiment ressortir la joie qu'elle avait éprouvée en mangeant ce repas de roi. Tout le monde pouvait percevoir les hésitations qu'elle avait eues, les surprises, heureuses ou malheureuses, et finalement la plénitude, le paroxysme du bonheur. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas mangé autant, et cela se sentait. Maintenant, c'était à elle de les remercier, de s'excuser du morceau qu'elle avait joué, et de leur montrer que la musique était la source de toute joie sur terre. Le morceau qu'elle entama ensuite, toujours de sa composition, montrait la forêt la nuit, mais non pas cette forêt inquiétante, mais plutôt celle qui vous offre tous ses secrets. La lune éclairant de sa lumière bienveillante les bois, et le ronflement des animaux qui se réveillaient doucement au son de cette musique. Après venait la joie des ces petits compagnons qui venaient, tous en rond autour de Mizuki, écouter cette douce mélodie.

Quand la jeune fille arrêta sa musique, on entendait encore la mélodie chanter, et les oiseaux voleter. Prise d'une fatigue subite, Mizuki s'assit par terre et essaya de reprendre doucement son souffle. Elle avait l'air contente d'elle, et Izu la félicita chaudement intérieurement... Décidément, rien ne résistait à la musique.
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Lilith

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MessagePosté le: Jeu 8 Juil - 21:32 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Lilith, tout comme Soki, avait remarqué que Mizuki avait dédaigné le foie gras ainsi que la langue de bœuf.

* Tss, la petite peste ! On lui donne accès à la bourgeoisie et vois ce qu'elle en fait ! Elle boude la nourriture ! *
* Ce sont des goûts spéciaux que tout le monde ne peut pas aimer, Lilith. Et je t'interdis d'intervenir en quoi que ce soit durant ce repas !! Toi vas donc bouder dans un coin. *


Un doux et apaisant silence lui répondit. Soki en remercia secrètement le caractère de cochon de Lilith, qui lui interdisait de répondre à cette dernière pique et de faire exactement ce qu'elle avait dit. Un petit sourire flotta quelques seconde sur ses lèvres puis elle posa la question qui la taraudait. Certes, Mizuki avait un peu mangé mais la guerrière avait peur qu'elle ne mange pas suffisamment. Elle semblait tellement maigre et fragile !

-Euh... J'ai bien aimé la première entrée et les légumes, sinon le gout de la deuxième n'était pas très bon. Concernant l'autre plat. Il est vraiment mauvais, je trouve. Non seulement, le gout, mais à l'odorat, et à la vue. Je ne pense pas pouvoir en manger un jour.

L'opinion de la jeune demoiselle était très arrêtée, mais cela faisait plaisir à Soki. Premièrement parce qu'elle disait ce qu'elle pensait, sans réfléchir; et qu'ainsi elle pouvait rayer de la liste les mets à ne pas lui proposer. Secondement, cela démontrait qu'elle se sentait à l'aise dans cette grande demeure, suffisamment en tout cas pour qu'elle déguste ce qu'elle mange.

En tout cas, pour le dessert, elle ne s'était pas trompée !! A peine le grand plateau d'argent avait-il été posé sur la table que Mizu s'était littéralement jeté dessus. Apparemment la fraise ou le chocolat ou les deux ingrédients ensemble semblaient la ravir ! Ce n'est qu'après en avoir mangé trois portions -et que Soki commençait à se faire du soucis pour l'estomac de la jeune fille- lorsque celle-ci se déclara enfin satisfaite. Enfin, façon de parler... Elle semblait sur le point de rendre tout ce qu'elle avait englouti. Elle avait désormais le ventre arrondi et prêt à craquer, pour le plus grand plaisir de son hôtesse. C'est alors que la jeune fille fit un geste étrange. Elle s'agenouilla à ses pieds, le visage baigné de larmes cristallines. Avait-elle mal ? Souffrait-elle ? Mangeait-elle si peu pour qu'un simple repas tel que celui ci la rende malade ?

Mais non, c'était une toute autre raison qui l'avait fait agir ainsi. Mizuki se mit à remercier abondamment la guerrière, la mettant dans la gêne.

-Déesse Soki ! Je vous remercie infiniment de ce repas que vous m'avez offert. Je n'ai jamais mangé... autant, ni de choses aussi bonnes. Je ne pensais même pas que cela pouvait exister... à part la fraise. Encore une fois, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait.
- Je... Je t'en prie, Mizuki ! Je t'ai déjà demandé de ne pas m'appeler ainsi...! Relève-toi voyons, ce n'est pas une attitude digne de ma pupille.

Elle avait peut-être l'impression d'être dur avec elle, mais elle voulait vraiment que Mizuki cesse d'agir ainsi. Tout d'abord parce que les domestiques regardaient la jeune demoiselle bizarrement mais aussi pour le propre amour propre de celle-ci. Elle eut une expression triste. Et dire que tout ça était la faute de cet homme. Pour arrondir les angles de ses propos, l'hôtesse reprit d'une voix douce.

- Mizuki, tout ceci fera désormais partie de ton quotidien, tu sais. Et je n'ai pas fait grand chose, vraiment. N'importe qui avec un tant soit peu de tendresse et d'amour pour autrui l'aurait fait. Enfin... Passons.


Après s'être mainte fois séchée les larmes, Mizuki attrapa alors son violon, qu'elle ne quittait décidément jamais. Elle commença par une douce mélopée, vibrante de sensations vécues. Prudemment, les domestiques tendirent l'oreille afin de bénéficier de cette musique imprévue, tellement différente de la précédente ! Cette jeune fille avait vraiment un don...

* On va peut-être pouvoir en tirer quelque chose, finalement ! Mais cela n'effacera jamais son crime abominable. *
* Ne t'avais-je pas dit de rester sagement dans ton coin ? Tu n'es qu'une femme aigrie de jalousie, sans amour et détestée de tous. Laisse-nous maintenant, tu me déconcentres. *


Lilith disparut rageusement. C'est alors que Mizuki entama un nouveau morceau, faisant maintenant penser à la verdure, les arbres. Non plus que ça. La forêt. Mais cette fois-ci, elle semblait plus... accueillante, plus tendre aux oreilles. De petites notes plus aigus pour les petits écureuils aux queues touffues et autres rongeurs; un ton plus bas pour les lapins aux longues oreilles; un autre ton plus grave pour les chasseurs tels que le renard, le loup; pour finir sur les beaux et majestueux cerfs. Tous se rassemblaient, se mélangeant jusqu'à former un tout. Lorsque, finalement, la dernière note mourut, on eut l'impression qu'un oiseau voletait encore autour de la jeune fille.

- Ah quelle douce musique tu nous as offerte là ! C'était vraiment magnifique, Mizuki.

La jeune fille semblait désormais pâlotte et ce fut sans grand étonnement, et après tous les rebondissements de la journée, qu'elle laissa la robe l'entourer tandis qu'elle s'asseyait à même le sol. Un serviteur voulu la secourir mais elle l'en empêcha d'un geste sec. Tendrement, tout doucement, elle s'agenouilla près de sa pupille et lui offrit sa main légèrement rugueuse à force de manier l'épée. Elle l'aida à se redresser lentement afin qu'elle n'ait pas le tournis et lui proposa d'un souffle de rejoindre sa chambre.

- Après toutes ces émotions, je crois qu'il te faut aller dormir. Demain sera un autre jour plein de surprises, mais en attendant, il faut que tu te reposes, d'accord ?


Pendant qu'elles s'éloignaient toutes deux, les domestiques débarrassèrent la table. Après avoir constaté que sa protégée se sentait plus à l'aise avec les choses simples, elle glissa à son majordome de la changer de chambre afin qu'elle en ait une plus petite mais coquette. Le temps qu'elles montent, la chambre serait sans doute prête... Si Mizuki se sentait d'aller prendre l'air, la jeune femme ne s'en formaliserait pas ni ne s'y opposerait. Elle pensait qu'à un moment ou à un autre, la nouvelle venue souhaiterait rester seule quelques instants, le temps de faire le point sur tout ce qui lui était arrivée.
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MessagePosté le: Ven 9 Juil - 14:13 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Au moins, sa musique avait plut. Elle n'était pas sûre que ses auditeurs avaient vraiment tout compris de ce qu'elle voulait transmettre, mais au moins, la personne qu'elle voulait remercier avait apprécié. Même si Mizuki n'avait pas encore conscience de tous les changements qui allaient changer sa vie, grâce à Soki, ce qu'elle avait déjà vécu dépassait déjà ses rêves les plus fous. D'après sa déesse, ce n'était pas grand chose... Les riches étaient vraiment très différents de ce qu'elle avait imaginé... Une telle gentillesse dans un corps si beau aux cheveux rouges, même si dame Soki avait essayé plusieurs fois de lui faire comprendre qu'elle n'était pas d'une déesse, et qu'il ne fallait pas, par conséquent, l'appeler ainsi, sa conviction était restée inébranlable. Cependant, si cela l'ennuyait vraiment, elle essayerait de penser à ne plus s'agenouiller devant elle...

Après avoir joué, la jeune fille se posa par terre, et avant qu'elle ne puisse reprendre complètement le contrôle de son corps remplit de nourriture -elle n'était pas habitué à manger autant- la déesse aux cheveux rouges s'approcha et se mit à sa taille, posant ses genoux au sol. Hésitante, Mizu pris la main de sa déesse en tremblant. La main de dame Soki était rugueuse, on sentait à travers cette dureté qu'elle avait dut travailler très dur pour perfectionner son art, quel qu'il soit. En tant que violoniste, et qu'apprentie guerrière, Mizuki et Izumi ne pouvaient que comprendre ses mains qui avaient perdues leur douceur.

Elle se laissa un peu plus aller sur Soki et se releva, tant bien que mal... Décidément, elle n'aurait dut manger autant. Son estomac, rendu petit par le traitement qu'elle avait subit des années durant, se remplissait très rapidement.

- Après toutes ces émotions, je crois qu'il te faut aller dormir. Demain sera un autre jour plein de surprises, mais en attendant, il faut que tu te reposes, d'accord ?

Dormir ? Dans un vrai lit ? La bonté de cette personne était vraiment sans bornes. Juste à temps, elle se rappela la demande de dame Soki quant à sa manie de s'agenouiller, et se retint. Suivant la dame à travers un nouveau dédale de couloirs, dont Izu se ferait un plaisir d'explorer, elle admira une fois de plus les tableaux, sculptures, et autres décorations. Certaines, d'ailleurs avaient une forme plutôt étrange et elle ne parvenait pas à identifier la chose. Mettant ça sur le compte de son ignorance et non sur la lubie d'un artiste plutôt étrange, elle ravala ses questions.

Bientôt, elles arrivèrent dans une chambre, et bien que Soki eut demandé une petite chambre simple mais coquette, même Izu resta sans voix devant le spectacle qui s'ouvrait sous ses yeux. La question sur ce qu'était une chambre normale ne lui vint même pas à l'esprit tellement ce qu'elle voyait lui semblait irréaliste. Un lit à baldaquin, avec de chaque coté une table de nuit, sur celle de gauche, une lampe déjà allumée. Les murs étaient peint, pour certains tandis que le mur sur lequel s'adossait le lit était recouvert d'une grande tapisserie. Entre les deux fenêtres, une grand miroir, qui faisait au moins deux fois sa taille. Il y avait tellement de choses qu'elle pensait inutiles... Trébuchant à moitié sur le tapis au sol elle se précipita pour toucher le lit, pour voir si celui ci était réel. Ce n'était pas possible, ça devait être un rêve. Ou au moins, le lit de la demoiselle, et elle, dormirait sur ce tapis,qui semblait si confortable, comparé au sol de la cave, avec la chaîne au pied.

Levant la tête vers la dame, Izu pris la parole, d'une voix sèche, qui, même si elle la voulait dure, tremblait d'émotion.

-Euh, Dame Soki ? Est-ce votre chambre ? Pouvons nous vraiment dormir sur ce tapis ? Ce serait ... vraiment gentil à vous...

Troublée, Izu baissa la tête et laissa à Mizu le soin de diriger son corps, faisant attention à toutes les merveilles qui les entouraient.

Essayant de cacher son excitation, la petite Mizuki s'adressa à Izu, toujours à haute voix, trop troublée pour penser à ne plus s'adresser à son amie de cette manière. Celle-ci, contente de pouvoir changer de sujet et d'éloigner de son esprit le trouble qu'elle avait ressenti reprit du poil de la bête dans ses réponses.

"Izu ? Ce château est immense, non ? Penses-tu arriver, une nuit à le parcourir en une fois ?"
*Ahlala, je t'ai déjà dit de ne pas parler à voix haute, enfin passons, j'abandonne sur ce fait. En une nuit, ça risque d'être difficile, ma petite Mizu, comme toi je n'ai jamais vu de demeure aussi grande... Sa richesse doit être vraiment importante... Mais pendant que j'y pense, d'après toi, une femme comme elle, ça doit être mariée non ? *
"Mariée ?! La déesse ?? C'est vrai que le manoir est grand, surtout pour une personne... Mais de là à être mariée..." Sa voix, sur la fin était presque devenu inaudible.
*Au lieu de commencer à bafouiller, poses lui la question toi même ! Sinon, c'est moi qui le ferai à ta place, mon amour.*

Relevant les yeux vers la déesse aux cheveux rouges, elle parla d'une petite voix, rapide.

"Déesse Soki ? Êtes vous... mariée ? Je ne veux surtout pas vous vexer, mais une dame telle que vous dans un grand château, vous n'avez pas de mari ?"
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Lilith

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MessagePosté le: Mar 13 Juil - 22:00 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

La musique est quelque chose qui vous transporte. Vous ne comprenez peut-être pas tout le monde le sens profond de celle-ci mais elle véhicule une telle puissance que cela suffit pour les plus domestiques.

Lorsque Soki proposa à la jeune fille d'aller se reposer, elle sentit que sa pupille se retint in extremis de s'agenouiller. Elle lui adressa un sourire de remerciement face à ses efforts, qu'elle appréciait énormément. Peut-être arrêterait-elle un jour de l'appeler Déesse et deviendrait-elle blasée par la vie de château qu'elle lui offrait sur un plateau. Mais Soki en doutait. Cette jeune demoiselle était passée par de trop mauvaises choses pour ne pas mesurer sa chance et son bonheur nouveau.

Et tandis qu'elles arrivaient dans la « petite » chambre, Soki n'avait d'yeux que pour sa pupille, épiant ses réactions. Elle aimait les voir, s'imaginant comme elle des années plus tôt... Elle estimait que ce n'était que justice qu'à son tour, elle fasse un geste envers cette pauvre enfant. Enfin, enfant... Elle se comprenait. Sa pupille était... ahurit. Il n'y avait pas d'autres mots. Pourtant c'était vraiment une petite chambre, sobrement décorée... Avec le minimum de décoration, sans fioriture excessive ! Soki eut un sourire indulgent et attendrit, adorant la petite Mizuki. C'est alors que les paroles de Mizuki la refroidirent. Malgré qu'elle ait -enfin!!- fait l'effort pour dire « Dame » au lieu de « Déesse », la suite avait été désagréable à entendre.


-Euh, Dame Soki ? Est-ce votre chambre ? Pouvons nous vraiment dormir sur ce tapis ? Ce serait ... vraiment gentil à vous...

* Humm pourquoi pas... Une jeune fille pour me tenir compagnie... Hmm non trop encombrant. Je préfère encore le demi-dieu de la Terre Kamuy. Plus sûr. * pensa Lilith.

La guerrière ne prit même pas la peine de rudoyer son double, fatiguée d'avance. Ses verves commençaient sérieusement à la peser. Elle prit la peine de chasser Lilith ainsi que sa peine. Mizuki pensait-elle vraiment qu'elle allait permettre à quiconque de laisser sa pupille dormir par terre, sur un tapis élimé ??

- Mizuki... Ici, c'est chez toi désormais. Plus jamais tu n'auras à dormir par terre, je ne le permettrais pas ! Tu as déjà bien trop été bafouée pour accepter ce traitement ne serait-ce qu'une fois de plus.


Soki alla s'assoir sur le lit moelleux et tapota la place libre à côté d'elle, regardant sa protégée. Quand Mizuki vint la rejoindre, elle prit sa main droite dans la sienne et lissa de sa main libre une mèche derrière l'oreille de la jeune fille, appréciant leur contact doux et soyeux.

- Je ne suis pas intervenue aussi vite que je l'aurais souhaité, d'où ma réaction. Je suis... en colère après ceux qui t'ont infligé cet esclavagisme et je ne me pardonnerai jamais de ne pas en avoir été informée. Excuse-moi si j'ai été autoritaire ou sèche à l'instant mais cela me ferait vraiment et énormément plaisir si tu arrivais à te sentir à l'aise dans ma demeure et si tu acceptais de bien vouloir dormir dans ce lit. S'il ne te convient pas, dis-le moi et je te ferais préparer une autre chambre dans la minute ! Plus grande peut-être ? Ou plus dans les tons « enfant » ? Ou alors avec une plus grande fenêtre, bien-sûr ! Attends-moi une minute, je vais...

Soki fut enfin coupé dans sa tirade. Mouais, elle pouvait être lourde et sur-protectrice quand elle le voulait...


"Izu ? Ce château est immense, non ? Penses-tu arriver, une nuit à le parcourir en une fois ?"
"Mariée ?! La déesse ?? C'est vrai que le manoir est grand, surtout pour une personne... Mais de là à être mariée..."


* Visiter le château, toute seule et en pleine nuit ?? Elle risquerait de se perdre ou pire de voler quelque chose ! Pas question ! Ordonne lui de rester sagement dans sa chambre, Soki !!! *
* Mais tais-toi donc Lilith. Si elle a envie de prendre quelque chose libre à elle. Tout lui appartient également, désormais. Ce ne serait donc pas du vol. *


Soki trouvait ça marrant et divertissant « d'entendre » les discussions entre Mizu et Izu; d'essayer de deviner les répondes d'Izuki. Avec un sourire amusé, elle écouta sans intervenir, le temps qu'elles finissent toutes les deux. La pauvre Mizuki semblait redescendre sur Terre avec quelque chose d'aussi triviale que le mariage. La guerrière se retint de s'esclaffer devant son désarroi et attendit. Et c'est uniquement lorsque la jeune demoiselle leva les yeux vers elle et lui posa la question avec une telle vitesse qu'elle hallucina qu'elle réfléchit à sa réponse. Elle ne releva pas le "Déesse", fatiguée de se répéter. Elle prit son mal en patience et sut que ça passerait.

"Déesse Soki ? Êtes vous... mariée ? Je ne veux surtout pas vous vexer, mais une dame telle que vous dans un grand château, vous n'avez pas de mari ?"
- Et bien, figure-toi que je suis une jeune femme très indépendante et que le peu d'hommes qui a voulu me glisser la bague au doigt se les sont mordus ! S'esclaffa-t-elle. Ils n'en n'avaient qu'après mon argent, ma beauté ou les deux à la fois.

Sa voix se fait plus douce, plus « amoureuse ».

- Et pourtant, quelqu'un a réussit à capturer mon cœur à tout jamais. C'est très récent, je dois avouer, mais cela couvait depuis bien longtemps ! Il m'a demandé ma main il y a quelques semaines à peine et notre union n'a pas encore été annoncé ! Te voici donc une privilégiée, ma petite Mizuki. Je te le présenterai demain si tu veux. C'est quelqu'un... d'exceptionnel. Tu verras par toi-même.

Sur ces mots sibyllin, Soki lui fit un clin d'œil et invita sa pupille à s'allonger dans les draps. Elle la borda tendrement, comme sa propre fille; et laissa une veilleuse allumée. Elle attendit que l'enfant s'endorme en fredonnant une musique qu'elle même ne connaissait pas, et en lui caressant les cheveux. Les yeux débordants de gentillesse, elle attendit patiemment qu'elle rejoigne Morphée avant de se glisser hors de la chambre sur la pointe des pieds.

Elle alla ensuite dans son bureau et, après s'être installée confortablement dans le fauteuil, commença à rédiger à la lumière d'une bougie un message sur un bout de parchemin. Ainsi, dès le lendemain, toutes les dispositions auront été prises pour que Mizuki fasse partie de son testament et reçoive un tiers de ses possessions, tout comme Agaliaretph. Car elle comptait bien le rajouter lui aussi ! Le dernier tiers reviendrait aux domestiques, qui avaient amplement mérité ce geste en la supportant toutes ces années... Elle ne comptait pas mourir, hein, loin s'en fallait, mais elle préférait prendre les mesures nécessaires et que tout soit clarifié si jamais quelque chose devait lui arriver. Elle ajouter également une clause à l'attention de Mizu. Elle lui demandait de bien vouloir aller libérer les demi-dieux Agaliaretph, Juno et Kamuy -qu'elle avait elle-même délivrée- afin qu'elles se mettent à son service à sa mort... Cela fait, elle rangea la papier dans le tiroir sous le bureau, qu'elle ferma à clef et se dirigea à pas lent vers sa chambre, la clef accrochée autour de son cou.


Dernière édition par Lilith le Sam 24 Juil - 14:32 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 17 Juil - 10:28 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Pourtant ce traitement lui aurait semblé bien léger par rapport à ce qu'elle avait subit. Mizuki ne s'attendait pas vraiment à autant de véhémence de la part de Soki, et elle baissa la tête redoutant une possible sanction, quand sa déesse approcha sa sa main de sa tête. Mais cette "punition" était bien douce, et elle appréciait presque cela. Presque, car la peur d'une sanction était toujours présente...

Finalement, elle pouffa de rire, devant la grande tirade de Soki, qui voulait que tout soit parfait, mais ne comprenait-elle pas que tout l'était ? Tous ses rêves, qu'elle avait fait ou non, avaient été réalisés, et elle ne voulait pas causer plus de soucis à Soki. Une chambre plus grande, elle comprenait que ça pouvait exister, mais une fenêtre... Déjà qu'elle avait trouvé celle là particulièrement grande... Enfin dans ce château, ou quelque soit son nom, il ne fallait plus s'étonner de rien. Bafouillant, voulant "rassurer" sa déesse, elle lui parla rapidement d'une petite voix hésitante, n'osant toujours donné son avis.

"Déesse... je... tout ça dépasse tout ce que j'avais pu imaginer... Avant seul des chaînes me retenaient, et je dormais avec celles-ci par terre... Je vous remercie, déesse Soki..."


Et une fois plus, toujours de très peu, elle résista à son envie de s'agenouiller devant elle. A sa dernière question, déesse Soki répondit en deux temps, d'abord sur le ton de la rigolade, ou presque, puis sur un ton plus sérieux. Elle ne comprenait pas vraiment le pourquoi de ce changement, mais bon, elle avait le temps d'apprendre maintenant.

- Et bien, figure-toi que je suis une jeune femme très indépendante et que le peu d'hommes qui a voulu me glisser la bague au doigt se les sont mordus ! S'esclaffa-t-elle. Ils n'en n'avaient qu'après mon argent, ma beauté ou les deux à la fois.


Sa voix se fait plus douce, plus « amoureuse ».

- Et pourtant, quelqu'un a réussit à capturer mon cœur à tout jamais. C'est très récent, je dois avouer, mais cela couvait depuis bien longtemps ! Il m'a demandé ma main il y a quelques jours à peine et notre union n'a pas encore été annoncé ! Te voici donc une privilégiée, ma petite Mizuki. Je te le présenterai demain si tu veux. C'est quelqu'un... d'exceptionnel. Tu verras par toi-même.

Avant qu'elle ne puisse répondre quelque chose à la dernière tirade de Soki, Mizuki bailla et s'allongea, aidé par Soki, dans les draps. Comment une personne pouvait être aussi gentille ? Mizu tourna son visage de façon à ce que sa déesse ne voit pas ses larmes de joie, puis sombra naturellement dans un royaume qu'elle n'avait jamais encore trouvé aussi apaisant, en sécurité.

Et jamais elle n'avait eu de nuit aussi longue. Le soleil, quand elle se réveilla, n'était pas encore levé, et les bruits de la maison étaient encore inexistant, mais pour elle, c'était un vrai record. Elle se leva, dans sa robe de chambre, longue, jusqu'au cheville, et sans manche. Celle ci attirait l'attention sur son corps plutôt faible et maigre, et laissait dans "l'ombre" ses bras, plus ou moins mutilés. La seule partie de son corps qui n'ai jamais été touchée, en fait, était ses mains. Toujours propres et soignées, on ne voyait aucun défaut dessus.

Elle laissa à sa place Izu, qui en profita pour commencer l'exploration du manoir. Silencieusement elle descendit un grand escalier ouvragé, avec une rambarde finement ouvragée, plutôt imposant. Elle n'en avait jamais vu de comme ça, et n'y avait peut-être pas porté attention, la veille, captivée par dame Soki comme elle l'était. Courant sans faire le moindre bruit, comme elle avait appris à le faire dans la forêt, elle commença son exploration dans ce milieu inconnu.

Elle reconnut l'énorme pièce où elles avaient mangé, la veille au soir, et se demanda une fois de plus pourquoi faire une table si grande pour peu de personnes, peut-être était encore une fantaisie de riches, qu'elle ne comprendrait sûrement jamais. Une deuxième pièce, un peu moins grande, sans la grande table au milieu, les fenêtres, tableaux et tapisseries couvraient les murs, les rendant magnifiques, son utilisation lui était encore pour l'instant inconnue. Plus revenant sur ses pas, elle découvrait une énorme pièce, avec un énorme lustre, si la précédente pièce la laissait pensive, celle ci la fit littéralement tomber sur ses fesses. Se frottant les yeux, pour vérifié si ce qu'elle voyait n'étais pas une hallucination, sans y pensé, elle fit un petit morceau, pour tester la résonance de cette salle. Vide, cela résonnait de partout, envoyant les sons s'entremêler, mais pleine de gens, cela devait être parfait, même si pleine de gens, sa musique ne s'entendrait que peu...

S'arrêtant, elle laissa Izu reprendre le contrôle. Elle observa quelques minutes la salle, puis reparti pour explorer la fin du rez-de-chaussé. Des espèces de renfoncement la laissait perplexe, et elle ne s'y attarda pas plus que ça. Se désintéressant de la bibliothèque, car pour elle, les livres ne présentaient que peu d'intérêt surtout quand on savait que Mizu ne savait que peu, ou pas du tout, lire, elle alla en cuisine. Finalement, son exploration lui avait pris plus de temps que prévu, car déjà, des cuisiniers s'y affairait. Elle préféra battre en retraite pour ne déranger personne, fit exprès d'ignorer les portes plus ou moins cachées et sauta par une fenêtre, discrètement, dans le jardin.

Protégeant son précieux violon contre l'humidité, toujours en robe de chambre et pied nus, elle alla s'adosser contre un arbre, regardant la neige, et pensant à la couleur rouges des cheveux de sa déesse. Avec un tel château, elle ne pouvait être qu'une déesse, il n'y avait pas d'autre explication.
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MessagePosté le: Ven 6 Aoû - 12:42 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Lorsque Soki invita Mizuki à s'assoir sur le lit, la jeune demoiselle semblait... légèrement recroquevillée sur elle-même, un peu comme si elle redoutait une punition. Pensait-elle vraiment que la guerrière était ce genre de personne ? Lilith, oui mais pas elle ! Ô grand jamais elle ne lèverait la voix à l'encontre de sa pupille ni même ne poserait jamais la main sur elle !!! Mizuki avait prit une place jusqu'à ce jour vacante, et que Soki ne pensait pas remplir un jour. Et pourtant... Le vide disparut, elle se sentait... bien. Entière. Sa protégée avait pris une place insensée, et si vite dans sa vie ! Et elle espérait bien que cela resterait ainsi longtemps.

Tandis Soki se faisait un sang d'encre à propos de la chambre, qui n'était peut-être pas du goût de Mizuki, celle-ci se mit à pouffer de rire, l'interrompant. L'hôtesse se rendit effectivement compte que c'était loufoque, comme situation et gloussa à son tour.


"Déesse... je... tout ça dépasse tout ce que j'avais pu imaginer... Avant seules des chaînes me retenaient, et je dormais avec celles-ci par terre... Je vous remercie, déesse Soki..."

Ah la la... Le « déesse » était revenu...! Il y avait encore du boulot à faire pour changer ce fait mais Soki comptait bien ne pas abandonner ! Mais comment expliquer à cette jeune personne ayant vécut dans l'esclavage et la pauvreté que tout ceci -le château et les à côtés- n'était pas grand chose, finalement ? Elle soupira de fatigue et de lassitude mais, souriante, répéta ce qu'elle lui avait mainte fois répétée.

- Je t'en prie, je ne suis pas une Déesse. Entendu, je te laisse dans cette chambre-ci alors.

Une fois bordée, Mizuki s'endormit très vite, la tête tournée à son opposé. Soki, croyant par ce geste, être rejetée, ne bougea pas pendant quelques secondes. Puis elle aperçut, très vaguement quelque chose briller. Une larme. Interdite, elle se pencha et découvrit que la jeune demoiselle pleurait dans son sommeil. La femme sentit son cœur se serrer à cette vue. Comment une enfant avait-elle put survivre à tant de misères ? Et dire que quelqu'un -un bourgeois qui plus est!- avait eu la cruauté, face à son innocence, de lui infliger tout cela... Le monstre ! Elle serra les poings de rage, attendit qu'elle passe et d'être certaine que sa pupille était profondément endormie, puis sortie sur la pointe des pieds, avec cette dernière phrase chuchotée. Cette nuit de sérénité sera la première d'une très longue série pour Mizuki. Si elle le voulait.

- Demain je te ferais rencontrer un demi-dieu et tu verras tout de suite la différence, ma petite Mizuki.



Comme à son habitude, Soki se leva tôt. Enfin, pas trop non plus car il ne faut pas exagérer ! Le soleil était donc levé depuis quelques heures lorsqu'elle fit ses ablutions. Pensant à tord que la jeune Mizuki dormait encore, elle n'alla pas dans sa chambre, de peur de la réveiller. Ensuite, oubliant qu'il avait neigé, elle voulut se rendre sur le terrain d'entraînement extérieur -se situant derrière la demeure- puis fit marche arrière. Pas d'entraînement en plein air aujourd'hui ! Et puis, il faisait frisqué... Elle abandonna l'idée de transpirer aujourd'hui, ne s'en sentant pas d'humeur. Elle revêtit une lourde cape en fourrure puis fit atteler un carrosse. Elle se rendit, après un rapide passage dans son bureau pour récupérer le document de la veille, chez son notaire. Elle fit modifier son testament selon sa volonté et une fois les nouvelles informations enregistrées, elle rentra, l'esprit apaisé.

Elle regarda l'heure sur la grosse horloge à l'entrée et jugea bon de réveiller Mizuki. Se dirigeant à pas lent jusqu'à sa chambre, elle marqua un temps d'arrêt devant celle-ci. Vide. Pas de violon. Etait-elle... partie sans rien dire ? Non, cela ne se pouvait pas ! Mizuki disparue, Soki interpella une domestique et l'interrogea. Avait-elle vu une jeune fille dans le Château ? Non. Après deux tentatives identiques, elle battit l'appel de tous ses employés et fit passer le mot. Si quelqu'un la voyait, qu'il l'avertisse immédiatement ! Elle partit elle-même de son côté, anxieuse. Quelqu'un s'en était pris à elle dans la nuit ? Avait-elle fugué ? Ou bien s'était-elle perdue quelque part dans ce dédale de couloirs ?? Sentant la panique la frôler, elle s'arrêta brusquement. Pourquoi cette fenêtre était-elle ouverte ? Un voleur avait-il pénétré dans la maison dans la nuit, faisant peur à Mizu ? Voulant en avoir le cœur net, elle alla jusqu'à elle et vit la jeune demoiselle. Adossée contre un arbre, elle se tenait là, les pieds nus et en robe de chambre, dans la neige ! Soki sentit deux émotions : le soulagement et l'inquiétude.


* Mais elle va attraper froid !!! *

- Mizuki !! Rentre vite, tu vas attraper la mort à être dans la neige dans cette tenue !

Elle sortit elle-même par la fenêtre, l'enjambant habilement et rejoignit rapidement Mizuki.

Par tous les Dieux, pourquoi es-tu dehors par un temps pareil en robe de nuit ?- Tu es toute froide ! Allez viens, rentrons vite !

Elle l'entraîna et cria des ordres.

- Amenez moi de toute urgence Agaliaretph ! Et dites-lui bien que c'est moi qui le demande !

En attendant, elle enveloppa la jeune fille dans une couverture et fit amener du chocolat chaud. Rassurée d'avoir retrouvé Mizuki, l'hôtesse ne put s'empêcher de lui faire des gentilles remontrances.

- Mizuki, tu ne dois pas sortir ainsi, sinon tu risques de tomber gravement malade. Et puis, je me suis fait du soucis, j'ignorais où tu étais passée et j'ai cru que... Non rien, oublie ça.

La boule d'angoisse n'était pas totalement passée... Et pourquoi Agaliaretph prenait-il autant de temps pour venir ??
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MessagePosté le: Sam 7 Aoû - 10:52 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Tranquillement étendu, Mizuki ne faisait pas attention à l'agitation qui se produisait dans le grand manoir. Ou du moins elle s'y désintéressa rapidement. Après tout, peut-être était-ce simplement une chose banale, pour eux, que de courir dans tous les sens. Malgré la fenêtre encore ouverte, elle n'entendait rien de ce qui se passait là bas, et il faut dire que ça ne la dérangeait pas plus que ça. Si elle aimait la musique, elle aimait également le calme, et celui ci lui était vraiment précieux. Elle n'allait pas gâcher un moment de tranquillité pour ce qu'elle croyait être une chose commun aux grands manoirs.

Ses pieds commençaient à devenir bleu, et pourtant, elle ne ressentait pas vraiment le froid, ou plutôt elle l'ignorait aussi. Après tout cela voulait dire qu'elle était enfin libre, libéré de ce monstre et de ces soirées horribles... Ces soirées où... Préférant ne pas y repenser, elle secoua la tête puis regarda le ciel, tacheté de nuages blanc. Si c'était ça, la liberté, ça ne la gênerait pas de mourir au pied de l'arbre.

Tout d'un coup elle vit sa déesse sortir par la fenêtre, faisant comme elle, et l'enjambant. Pourquoi son visage avait l'air si contrarié, qu'avait-elle fait de mal ? Elle voyait bien que quelque chose n'allait pas... Mais quoi ?! Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, sa déesse la prit par le bras, et en s'exclamant qu'elle était plus ou moins folle d'être sortie par ce froid, elle l'entraina à l'intérieur, visiblement en colère. Le chocolat chaud qu'on lui mit dans les mains ne raviva pas son esprit, plutôt choqué par ce changement soudain de comportement de sa déesse.

Izumi prit pour une fois la place d'elle même, voulant remettre les choses en ordre, et surtout faire comprendre à cette "déesse" qu'elle n'avait aucun raison de s'emporter. De l'extérieur, la seule chose qui changea fut son regard, plus dur, plus direct.

"Dame Soki, je vous prierai de bien vouloir cesser de suite toute cette agitation. En la prenant si fort par le bras, et en l'écartant de ce qu'elle considérait comme une preuve visible de sa liberté, vous l'avez plutôt choquée ! Êtes vous vraiment affaiblie par ce nouveau sentiment qui prend place en vous ? Êtes vous stupide au point de ne plus savoir vous contrôler ? Je sais que je parle durement, mais vous venez de blesser son esprit, alors qu'elle était contente de pouvoir voir le ciel un matin, de regarder les choses comme elle le voulait, vous venez de lui arracher ce sentiment de bonheur !"

*Oui, je sais mon amour, mais je n'accepterai pas que tu sois traitée comme telle, prend patience.*


Reprenant sur un ton plus doux, cette fois, elle voulut expliquer à la dame qu'elle n'avait pas à s'inquiéter pour un froid comme celui-là.

"Contrairement à ce que vous pensez, dame Soki, le froid ne l'affectait pas particulièrement, et croyez-moi, les jours d'hiver les plus rudes étaient cent fois pire dans la cellule, la nuit, avec les chaînes aux poignets et une simple couverture trouée pour se réchauffer. Ne vous inquiétez pas, alors, pour la température de son corps... "

Après cet éclat plutôt inattendu, Izumi retourna dans un recoin de l'esprit et laissa de nouveau la place à une Mizuki toute tremblante et honteuse de la réaction d'Izu. Bafouillant, elle s'excusa, les yeux baissés, redoutant l'arrivée de ce qu'elle supposait être sa punition, l'Agaliaretph.

"Déesse... Je ... Je suis désolée, je ne pensais pas que vous pourriez vous inquiéter pour moi... c'est... c'est la première fois... Punissez moi comme bon vous semble, je l'accepterai. Et pardonnez surtout à Izumi, qui dans sa fougue habituelle a seulement exprimé son inquiétude pour moi... "


S'agenouillant, en un geste où l'on voyait l'expérience de ce genre de choses, elle tendit les bras, comme pour se faire frapper à cette endroit. Effectivement, dans le creux des bras, et sur toute la longueur de l'avant bras, en fait, on voyait des marques encore visibles de coups, de fouet, ou de branche de bois. La pauvre fille avait vraiment été choquée par toute cette expérience, qui avait duré la moitié de sa vie... Tremblant aux pieds de sa déesse, elle attendait, que la punition en question arrive.

[Réponse vraiment courte, mais je pense que je dois attendre l'arrivée du gros chien, non ?, sinon, bon week end de trois jours à toi ! et passe une bonne fête !]
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Agaliaretph

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MessagePosté le: Dim 15 Aoû - 02:15 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Reprenant forme humaine à bonne distance de la ville, Agaliaretph ce mit les mains dans les poches et marcha en direction de la ville. La neige c'était remit à tomber lentement ce qui créait un magnifique décors avec Lûh derrière. Respirant à plein poumon, l'immortel avait un sourire aux lèvres. Comme il était bon de reprendre de temps à autres ces vieilles habitudes. Riant et souriant à la fois, les images de ses combats de la veille, lui revinrent en mémoire. Dans sa folie meurtrière, il avait massacré un plein troupeaux de créatures, qu'il avait eu la joie de combattre férocement. Cependant, il se rappela avoir quitté la ville plus d'une journée et ça sans totalement prévenir sa tendre moitié. Allait-elle lui en tenir rigueur... peut-être bien, mais bon il avait quand même passer des journées entières à s'instruire sur la noblesse de Lüh et sur tous ces stupides point à respecter en public. Que de stupidité tous ces protocoles à la noix. À force il en avait eu malade à la tête et pour de raison, c'était pour ça qu'il s'était retiré en foret pendant plus de deux jours. Deux jours bien mérités finalement.

Franchissant finalement la grande porte de la cité, Agaliaretph cru néanmoins bon de ramener un petit quelque chose pour son aimé. Car si son absence non mentionné venait à ne pas être pardonné, que de par ses excuses, il aurait une deuxième cartes dans sa manche. Laissant ses traces dans la neige fraiche, le demi-dieu fit calmement le tour des boutiques les plus réputé pour trouver un petit cadeau pour sa douce. S'arrêtant finalement devant une somptueuse bijouterie, l'immortel y pénétra calmement. Une cloche résonna à son entrer dans la boutique ce qui attira l'attention des personnes déjà présente. Inclinant respectueusement la tête en signe de salut, il fit le tour du proprio, pour trouver quelque chose que Soki n'avait pas déjà. Il avait beau y avoir une quantité impressionnante de bijoux entre ces quatre murs, cependant sa tendre moitié en avait aussi une jolie collection. Espionnant pendant quelques secondes la conversation entre un jeune couple et le vendeur du magasin. L'immortel lança un regard noir au vendeur. Il allait amèrement le regretter.

Les deux mains dans le dos, l'immortel regarda à droite et à gauche. Marchant lentement et avec souplesse, il finit par trouver ce qu'il chercha. Penché légèrement vers l'avant pour regard le magnifique bijoux, il ne pris pas la peine de constaté l'arrivée du vendeur. Face au comptoir, l'homme prit place devant Agaliaretph avec un sourire. On pouvait lire dans ces yeux qu'il s'apprêtait à nouveau à faire un sale coup. N'ayant jamais vu le demi-dieu dans sa boutique avant aujourd'hui il semblait croire, qu'il aurait la chance de faire un peu plus d'argent cas la normal, sur le dos de la divinité. Il ne savait pas à qui il avait à faire.

- Bonjour monsieur, comment puis-je vous aider. Vous cherchez quelque de précis ?


Relevant lentement la tête pour faire face au vendeur, Agaliaretph plongea ses yeux bleu brillant dans ceux de l'homme. L'humain sembla tout à coup pâlir devant le regard sans émotion de son client. Ce présentant dans toute sa grandeur, le demi-dieu fessait à présent une bonne tête de plus que le petit humain face à lui. Ce raclant la gorge pour parler clairement, le cerbère parla du voix neutre et froide.

- Premièrement, vous n'avez pas à m'aider car j'ai trouvé ce que je cherchais par moi-même. Vous étiez bien trop occupé à escroquer les deux jeunes gens qui était la avant moi. Le bijou que vous leur avez vendu valait deux fois moins cher que le prix que vous leur avez chargé, car la taille de la pierre n'en valait pas le prix. Si j'étais vous ! Je m'arrangerais pour remettre en main propre l'argent de surplus que vous leur avez escroqué... Car sinon ! vous entendrez parler de moi... et pas en bien.

S'étant fait prendre la main dans le sac par quelqu'un qu'il n'aurait jamais cru capable de voir la nuance des pierres précieuses, le vendeur ne pu faire autrement que d'accepter d'un signe de la tête. Déposant les pièces sur le comptoir de la boutique, l'immortel emporta avec lui son achat. Claquant la porte à sa sortit, il aperçut l'homme à travers la fenêtre en train de s'éponger le front plein de sueur avec une serviette sous son comptoir. Reprenant sa marche en direction du domaine de sa belle, le cerbère souria. La peur que cet homme avait eu, quand il l'avait remit à ça place, juste pour ça il aurait peut-être payer un peu plus cher.

Effaçant son petit sourire moqueur, il oublia déjà cette petite intimidation. Pendant plusieurs dizaines de minutes, la divinité serpenta à travers la cité pour rejoindre sa destination. Enfin, il franchit la grille du domaine. Mais sa ne pris qu'un instant pour entendre son nom à travers le vent. Baissant la tête avec une mine découragé, il était bel et bien revenu à la réalité. Croissant le regard de la personne qui l'avais interpelé, le demi-dieu aperçu l'une des plus proches servantes de sa douce. Arquant un sourcil, il remarqua une certaine panique sur le visage de la jeune femme. Avançant dans sa direction, il s'arrêta face à elle. Quand à elle, elle arrêta sa course pour reprendre son souffle. Saluant le demi-dieu comme elle le devait, la jeune femme finit par livrer son message.

- Maîtresse Lilith vous demande de toute urgence dans le salon privé.


- Et pour quelle raison Noémie, parler bon sang vous m'inquiétez. ?

- Je ne le sais pas exactement, je me le suis fait dire par une autre servante.

Ne prenant pas la peine de demander plus d'explication, Agaliaretph piqua une course en direction de la porte d'entrer. Pris d'une certaine panique avec les informations qu'il avait eu, le demi-dieu ne prit pas la peine de freiner avant d'entrer. Ouvrant brusquement la grande porte, le majordome qui passait devant celle-ci reversa tous le contenu du plateau qu'il transportait au sol. S'excusant en criant, il ne prit pas la peine d'arrêter. Courant comme le chien des enfer qu'il était, il manqua de renverser plus d'une fois les domestiques dans son chemin. Il arriva finalement devant la porte du salon privé, qu'il faillit défoncer.

- Qu'est-ce qui ce passe ??



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Lilith

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MessagePosté le: Ven 27 Aoû - 13:48 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Soki avait beau faire, elle s’inquiétait énormément. Ses pieds étaient bleus ! Dans ce genre de cas, fallait-il amputer le pied ou pouvait-on le ranimer ?? La jeune femme se maudit de ne pas avoir donné à la disposition de sa pupille des chaussures chaudes pour qu’elle puisse sortir en toute quiétude. Et de lui préciser de la prévenir quand elle faisait une telle chose insensée ! C’était déjà une chance en soit qu’elle l’ait trouvé. Sans la fenêtre ouverte, jamais elle n’aurait pensé que Mizuki soit allée dehors, et surtout dans une telle tenue ! Lorsqu’elle l’avait aperçut, trop anxieuse, elle n’avait pas pris le temps de décrypter ce à quoi elle lui avait fait penser. Maintenant qu’elle avait emmitouflé la jeune demoiselle dans une couverture, elle pouvait s’y attarder un petit plus longuement. Elle lui avait fait penser à un fantôme. Non, plus que cela. Un ange. Oui voilà. Un être divin descendu sur Terre pour rendre son jugement sur l’état d’âme des Hommes. Elle en eut un frisson. La guerrière fut interrompu dans ses élucubrations par Izumi. Cela faisait quoi… la deuxième ou troisième fois ? Cela lui faisait toujours aussi bizarre et elle réprima un second frisson, très différent celui-là. Cela donnait-il cette impression quand son corps était possédé alternativement par Lilith et Soki ?

"Dame Soki, je vous prierai de bien vouloir cesser de suite toute cette agitation. En la prenant si fort par le bras, et en l'écartant de ce qu'elle considérait comme une preuve visible de sa liberté, vous l'avez plutôt choquée ! Êtes vous vraiment affaiblie par ce nouveau sentiment qui prend place en vous ? Êtes vous stupide au point de ne plus savoir vous contrôler ? Je sais que je parle durement, mais vous venez de blesser son esprit, alors qu'elle était contente de pouvoir voir le ciel un matin, de regarder les choses comme elle le voulait, vous venez de lui arracher ce sentiment de bonheur !"

Les yeux durs d’Izu la transperçaient. Soki se sentait maintenant misérable. Oui, de quel droit était-elle intervenue si violemment, l’avait arraché de sa contemplation ? L’amour… Voilà la raison.

- L’amour a ses raisons que la raison n’a pas… murmura-t-elle.

Elle s’était jurée à ne jamais lui faire de mal et voilà qu’elle rompait sa promesse ! Physiquement autant que mentalement, elle venait de la blesser. Honteuse d’elle-même, elle recula d’un pas, profondément blessée par les paroles d’Izumi. Elle était tellement choquée par ce qu’elle venait de faire qu’elle resta sans voix, prostrée. Puis Lilith intervint.

* Non mais de quel droit elle me parle sur ce ton cette gueuse ?! Je vais te la renvoyer dans une ruelle glaciale vite fait, tu vas voir ! *
* Lilith, si tu ne fais ne serait-ce qu’un geste dans ce sens, je ne ferais pas que te détruire. Je réduirais tout d’abord ton esprit captif pendant si longtemps que tu me supplieras, je t’empêcherai même de voir, entendre ou toucher quoi que ce soit durant tout ce temps ! Tu seras tellement isolée que tu seras heureuse lorsque j’interviendrais pour réduire ton âme en lambeau et la livrer aux chiens de l’Enfer ! Je ne ferais pas que te détruire, je t’exterminerai !!!! Repense encore une fois à lui faire du mal et tu redeviendras ma priorité… *


Le silence dans son esprit s’installa et la jeune femme s’obligea au calme.

"Contrairement à ce que vous pensez, dame Soki, le froid ne l'affectait pas particulièrement, et croyez-moi, les jours d'hiver les plus rudes étaient cent fois pire dans la cellule, la nuit, avec les chaînes aux poignets et une simple couverture trouée pour se réchauffer. Ne vous inquiétez pas, alors, pour la température de son corps... "

Les larmes aux yeux face à un tel traitement, la gorge nouée, Soki s’obligea à s’expliquer.

- Je… tiens à Mizuki plus que ce que j’imaginais. Et parce que je l’aime, je me fais du souci pour elle, je m’inquiète pour sa santé et de savoir si elle est heureuse. Je n’y peux pas grand-chose, et je n’ai pas réellement envie d’y remédier. C’est la première fois que je ressens un sentiment aussi fort et je n’ai pas envie de l’amoindrir. Ne pensez pas que je veuille étouffer la liberté de Mizu, il n’en est rien ! Mais pour ma propre tranquillité d’esprit j’aimerais… et bien, que ma pupille s’habille du minimum ! Je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’elle sorte mais j’aimerais au moins en être informée pour ne pas m’en inquiéter.

La combattante s’arrêta pour reprendre sa respiration et structurer la suite de sa réponse. Il lui fallait expliquer les règles de vie, qu’elle considérait comme très importantes.

- Ici est une autre vie. C’est une nouvelle naissance, si tu préfères. C’est pourquoi je souhaiterai que Mizuki prenne soin d’elle. Et cela inclus d’être chaudement habillée pour admirer le ciel et de ne rien faire d’insensé. Puis-je compter sur toi, Izumi… ?

Lorsqu’Izumi laissa la place à Mizuki, cela se vit immédiatement. Sa protégée se mit à trembloter. Et Soki supposait que ce n’était pas à cause du froid. Maudite soit-elle d’avoir réagit ainsi ! Mais les pieds de la jeune demoiselle restaient toujours d’une couleur inquiétante, ne rassurant en rien la maîtresse de maison.

"Déesse... Je ... Je suis désolée, je ne pensais pas que vous pourriez vous inquiéter pour moi... c'est... c'est la première fois... Punissez moi comme bon vous semble, je l'accepterai. Et pardonnez surtout à Izumi, qui dans sa fougue habituelle a seulement exprimé son inquiétude pour moi... "
- Ta punition ?

Mizuki ne comprendrait-elle donc jamais que Soki ne lui ferait jamais de mal –sciemment ? Elle n’allait certainement pas la « punir » pour ce qui venait de se produire. Et pour bien faire comprendre cela à la jeune fille, Soki avait décidé sur un coup de tête de lui montrer ce qu’était un « châtiment » pour elle. Elle baissa les bras de Mizuki, lui prit délicatement la tête entre ses mains, s’agenouilla face à elle puis lui colla tout doucement un baiser sur le front. Tendrement, elle prit ensuite la jeune demoiselle dans ses bras –si elle ne s’y opposait pas- et la serra contre elle. Elle lui caressa les cheveux en murmurant des mots d’excuses tout en attendant anxieusement Agaliaretph. Soudain Soki entendit de la vaisselle cassée, un bruit de pas de course et des excuses bredouillées à la hâte. Elle reconnut immédiatement le timbre de cette voix. Agaliaretph !!!

Elle se redressa tant bien que mal, et regarda en direction de la porte voir son aimé la franchir.


- Qu'est-ce qui ce passe ??
- Agaliaretph, mon amour ! J’ai besoin de toi tout de suite !!

Pour faire vite, Soki abrégea les présentations.

- Mizuki que voilà a besoin d’être réchauffée ! Elle est allée dehors vêtue en tout et pour tout d’une robe de chambre, regarde ses pieds ! J’ai peur qu’elle ne récupère jamais leur usage…

Le visage tordu d’anxiété, elle se retourna vers lui, suppliante.

- Je t’en supplie, fais quelque chose !
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Agaliaretph

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MessagePosté le: Jeu 2 Sep - 03:23 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

- Agaliaretph, mon amour ! J’ai besoin de toi tout de suite !! Mizuki que voilà a besoin d’être réchauffée ! Elle est allée dehors vêtue en tout et pour tout d’une robe de chambre, regarde ses pieds ! J’ai peur qu’elle ne récupère jamais leur usage…Je t’en supplie, fais quelque chose !

Respirant profondément pour reprendre son souffle, Agaliaretph referma la porte derrière aussitôt qu'il fut rentré dans la pièce. Prenant la peine de s'enlever les cheveux de devant le visage, l'immortel pris quelques secondes pour essayer de placer le nom qu'il avait entendu sur un souvenir partagé par Soki. Mizuki. Se pouvait-il qu'elle soit une cousine ou une nièce éloignée... le demi-dieu en doutait. Au bout d'un certain temps, il oublia l'utilité de son geste. D'une manière ou d'une autre il finirait par savoir qui était cette Mizuki, quand il aurait finit ce pourquoi il avait été appelé.

Marchant calmement vers sa douce qui tenait la jeune fille dans ses bras, l'immortel fixa Soki dans les yeux. On pouvait facilement y voir de l'inquiète face à la santé de la '' blessé ''. Ce voulant rassurant, le cerbère lui fit un petit sourire, suivi d'un clin d'œil. Il règlerait le problème bien assez vite.
Examinant les jambes de la jeune fille, Agaliaretph décela de forte engelure. Massant les muscles pour voir l'ampleur des dégâts, il savait qu'il n'aurait pas le choix... Si Soki l'avait fait venir aussi rapidement elle avait sans doute cru qu'il lui serait facile d'user de magie pour régler le problème.

Cependant, tout ça lui posait problème a lui. Durant son escapade en foret, il avait pu constater a ses risques que son corps humain n'avait plus la capacité de canaliser de l'énergie magique. Quand il avait voulu user de ses pouvoirs pour le plaisir, ceux-ci n'eurent pas la puissance espérée. Au bout du compte, il compris que la seule énergie divine qu'il lui restait et qu'il pouvait encore utiliser, était celle que son corps de chair avait absorbé pendant sa première transformation. Regardant de nouveau Soki, il était pris dans un dilemme... devait-il dépenser ses dernière réserve humaine pour cette jeune fille ou pas. Que faire maintenant... N'ayant pas pu s'entretenir avec Soki avant ce '' drame '' elle n'était pas au courant de ce léger problème.

Étant l'atout majeur dans cette histoire... mais ne la connaissant aucunement, l'immortel fut presque porté a garder pour une autre fois sa magie divine. Mais le regard suppliant de sa femme eu raison de lui. Souriant bêtement, il allait avoir bien du mal a lui dire non un de ces jours. Regardant autour de lui, il vit un fauteuil assez grand pour accueillir le corps coucher de la petite. Montrant du doigt le grand fauteuil de cuir, il dit d'une voix rassurante

- Ne t'inquiète pas ma douce, je vais m'occuper d'elle. Couche la sur le fauteuil et laisse moi faire d'accord.

Suivant Soki des yeux jusqu'à ce qu'elle eu déposé Mizuki a l'endroit prévu, Agaliaretph pris ensuite la relève. Prenant place près du fauteuil, l'immortel sourit a Mizuki. Retirant le grand manteau qu'il avait sur les épaules, il le déposa délicatement sur le corps de la jeune fille pour ne laisser que sa tête dépasser. S'adressant a Mizuki d'une voix calme, il lui demanda de bien vouloir fermer les yeux. -- Si elle lui demandait pourquoi ? Il ajouterait que c'était dans son intérêt.-- La seule et unique raison pour laquelle il lui demandait une telle chose, c'était pour qu'elle ne prenne pas peur en voyant les flammes ce mouvoir au-dessus d'elle.

S'étirant pendant un instant, il alla cueillir un baiser sur les lèvres de Soki, puis ce mit a l'œuvre. Bien droit devant le fauteuil ou reposait Mizuki, Agaliaretph commença par canaliser l'énergie de son corps humain dans ses mains. La tête baisse, l'immortel ce mit a murmurer d'anciennes paroles. Ses deux mains placé devant lui a une certaine distance l'une de l'autre, commencèrent a dégager de la fumer blanche. Continuant a murmure, il avait de plus en plus de difficulté a user de magie avec son corps. Puis au bout de plusieurs dizaines de secondes, il réussit a faire apparaître au creux de ses mains une boule de feu. La sentant lui griller la peau, il poursuivit son '' rituel '' plus rapidement. Sectionnant la boule de feu en deux, d'un mouvement rapidement des deux mains, Agaliaretph plaça le feu au-dessus du corps de la petite. Dans une dernière phrase, l'immortel fit entrer les flammes dans le corps de Mizuki sans lui toucher. Il avait fait en sorte que le corps de la petite absorbe la chaleur pour que l'usage de ces jambes lui revienne. Au moment de l'absorption, Mizuki pu sentir un sentiment d'apaisement lui travers tous le corps.

Quand ses dernière réserves magique lu quitté, le demi-dieu ce mit a chanceler sur ses deux jambes et a voir double. Reculant du mieux qu'il pu... il alla s'écraser au creux d'un fauteuil simple non loin d'où reposait a présent la jeune fille tiré d'ennuis.

( Hrp : J'espère que sa vous ira... Désoler pour les fautes que tu trouvera ma douce ;P J'ai fait ce que j'ai pu )



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MessagePosté le: Mar 7 Sep - 15:38 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Soki se faisait un sang d’encre. Plus le temps passait plus Mizuki risquait de perdre l’usage de ses jambes, non ? Du moins c’est ce qu’elle pensait. Mais elle n’était pas non plus une spécialiste ni une soigneuse. Elle s’en remettait donc uniquement à l’intervention divine d’Agaliaretph. Littéralement. Elle espérait qu’il puisse faire quelque chose, en en étant déjà convaincue. Si jamais il échouait, ce serait vraiment un coup dur pour la jeune femme. Tous ses espoirs de voir Mizuki courir librement dans le jardin ou même dans la ville reposaient sur les larges épaules de son fiancé. Qui venait d’arriver en trombe, la respiration hachée. La guerrière sentit son cœur se serrer de bonheur à sa vue, tant par amour pour lui, que de soulagement. Mizuki allait être sauvée, pour sûr !

Le cerbère, sous forme humaine, referma la porte et s’approcha calmement, tout en ramenant dans son dos ses longs cheveux noirs. Rahh, que ça pouvait faire intérieurement enrager la jeune femme ! C’était urgent bon sang, pourquoi marchait-il comme s’il avait tout son temps, à dévisager Mizuki ?! Mais elle ne souffla mots, déjà reconnaissante qu’il soit revenu de ses quelques jours d’absence pile à temps. Soki tenait toujours contre elle la frêle demoiselle, qui était restée coite. La guerrière avait l’impression qu’elle était silencieuse –pour ne pas dire frappée de stupeur- à cause de ses explications. Etant donnée que sa pupille n’avait jamais vécut l’amour et la tendresse d’une mère (ou de quiconque d’ailleurs), elle soupçonnait que celle-ci soit choquée –positivement- par son attitude. Elle pleurait. De joie, elle l’espérait. Elle avait le regard rivé sur Soki, ayant à peine détourné le regard pour observer le nouvel arrivant. En tout cas, Soki appréciait pouvoir la tenir ainsi contre elle, pouvoir prendre soin d’elle. Elle n’avait vraiment pas l’impression que celle-ci était arrivée… Quand ?… La veille seulement ?

Avec un regard plein de tendresse et d’un soupçon d’inquiétude, la maîtresse de maison détourna le regard de Mizuki pour observer son amour. Mais qu’attendait-il ? Pourquoi avait-elle l’impression qu’il… hésitait ? Soki sentit Lilith rire intérieurement tandis que sa patience s’étiolait. Mais bon sang, que faisait-il à les regarder ainsi ? Enfin, il se pencha pour masser les jambes de la jeune fille. Dans une autre situation, cela aurait été très incongru ! Dans un sourire béat, les épaules d’Agaliaretph se décontractèrent.


- Ne t'inquiète pas ma douce, je vais m'occuper d'elle. Couche-la sur le fauteuil et laisse-moi faire d'accord.

La gorge nouée, elle ne put émettre ne serait-ce qu’un mot. Elle hocha donc la tête, signe de sa totale et aveugle confiance. Soki s’exécuta lorsqu’Agaliaretph lui demanda enfin de l’allonger sur le divan, reconnaissante. Elle avait compris qu’il se passait quelque chose d’inhabituel, sinon jamais il n’aurait ainsi hésité. Mais quoi qu’il se soit passé, il avait pris la bonne décision. Jamais elle ne lui aurait pardonné s’il n’était pas intervenu… Cependant, elle se nota dans un coin de le questionner. Plus tard. La jeune femme se décala aussitôt pour laisser l’accès à son amant, épiant chacun de ses gestes. Surprotectrice, elle ?... Non…

Agaliaretph demanda à Mizuki de fermer les yeux et quémander un baiser d’encouragement. Ce que la jeune femme lui octroya avec plaisir, bien que son estomac soit toujours légèrement noué d’appréhension. Son fiancé lui cachant tout de ce qu’il faisait, elle préféra regarder la neige continuer à tomber, leur tournant le dos. Anxieuse, elle souhaitait, en même temps qu’elle ne souhaitait pas, connaître le résultat. Et si Agaliaretph échouait ? Non, impossible ! Et pourtant… Pourquoi avait-il hésité ? Les secondes devinrent des minutes. Le temps s’étira, tout comme le silence. Quel silence inquiétant ! La jeune femme se détourna finalement du paysage qu’elle ne voyait pas, juste à temps pour voir son aimé chanceler. Déchirée entre son envie de savoir s’il avait réussit à sauver les jambes de Mizuki et son inquiétude de l’état de faiblesse de son fiancé, elle choisit de couper la poire en deux. Elle jeta un coup d’œil en direction des jambes de sa pupille et ce qu’elle vit la rassura. Elle se précipita donc, pour quelques secondes, vers son tendre fiancé, pour s’enquérir de son état de santé.


- Agaliaretph ! Ca va ?!

Elle posa une main tiède sur sa joue et la lui caressa tendrement.

- Tu t’es réellement donné à fond, hein ? Je ne te remercierai jamais assez, mon amour !!

Elle demanda à un domestique resté sur place d’aller chercher un remontant pour le cerbère, ainsi qu’une collation pour tous. Elle se détourna finalement de lui pour se préoccuper de Mizuki. Comment allait-elle réagir face à cette utilisation de la magie ? Elle qui n’avait sans doute jamais entendu parler des demi-dieux –ou invocation- elle allait être surprise ! Soki se demanda, dans un éclair de lucidité, si Agaliaretph ne risquait pas de reprendre sa forme initiale suite à sa faiblesse… Elle se voyait mal y survivre, tout comme le château et ses autres occupants.

- Mizuki ? Comment te sens-tu, ma chérie ?

Soki se pencha vers la demoiselle et l’aida à se redresser légèrement. Elle lui caressa les cheveux et le bras, tandis que sa main s’éloignait. Elle ne voulait pas être étouffante mais elle luttait contre elle-même pour la laisser respirer, pour ne pas l’étouffer entre ses bras. N’y tenant plus, elle l’a prit malgré tout dans ses bras, une larme de soulagement perlant de son œil droit.

- C’est magnifique, tes jambes sont totalement guéries ! Agaliaretph, tu es mon héros !
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MessagePosté le: Jeu 9 Sep - 15:52 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Était-ce vraiment une punition ? Toute sa vie, on l'avait frappée, jetée par terre, privée de nourriture, ou elle ne savait quelle punition pour des raisons toujours plus futiles les unes que les autres. Rester dans le passage, se tenir debout au mauvais endroit, ne pas servir un verre de vin assez vite, avoir émis une plainte, parler... Tous les prétextes étaient bons pour la punir, et aussi bien les invités que son ancien "maître" s'étaient servis de ces prétextes pour se défouler sur elle.

Et maintenant... Une punition pour avoir oser braver publiquement et de vive voix le comportement d'une déesse se traduisait par... ça ? Être serrée dans les bras de cette déesse aux cheveux ardents... Là, c'était au dessus de sa compréhension. Pourquoi ?! Ne comprenant plus, elle s'accrocha désespérément à la robe de Soki, et pleura, sans pouvoir s'arrêter. Plus rien ne comptait si ce n'était cette présence chaleureuse. Ses sens étaient comme déconnectés, et elle ne perçut pas l'arrivée d'une autre personne, d'un homme.

Ce qui se passa ensuite resta très flou, n'ayant plus vraiment conscience de la suite des évènements, et ses yeux embués de larmes restaient accrochés à ceux Soki. Une pointe de jalousie, et de peine serra son cœur quand sa déesse détourna les yeux d'elle pour regarder ailleurs... Que regardait-elle ? Mizuki n'en savait trop rien, toujours bloqué à l'instant où Soki l'avait serrée contre sa poitrine. Quand des doigts étrangers lui touchèrent les jambes, elle se raidit d'instinct. C'était vrai, finalement, une telle gentillesse ne pouvait exister. Si elle l'avait prise contre elle, c'était seulement pour l'empêcher de s'enfuir...

Même si ses jambes étaient encore bleues, elle sentait chaque palpation que l'homme faisait. Allait-elle être vendu comme un vulgaire objet ? Fermant les yeux d'avance, pour ne pas montrer sa tristesse d'avoir été ainsi trahie, elle fut portée sur un canapé et les mains chaleureuses partirent, rompant le contact. Instinctivement, la main de Mizuki parti en direction de celle disparue, mais n'accrocha que le vide. La ramenant faiblement contre elle, la jeune fille ne fit plus rien, attendant la suite des évènements. Bizarrement, Izu se tenait tranquille, ou peut-être était-elle aussi choquée qu'elle par ce brusque changement de comportement, elle ne savait et le contact entre elles-deux avait été rompu.

La voix de l'homme s'éleva dans le silence environnant. Il parlait une langue étrangère, dont elle ne comprit aucun mot. Discutait-il le prix ? Au bout d'un moment, elle sentit une chaleur presque insupportable au niveau de ses jambes. Que faisait-il ?! Un brin d'affolement s'alluma en Mizuki, rapidement apaiser par l'étrange sentiment de bien-être qui courait le long de ses jambes. Les yeux toujours fermés, crispés même, elle attendait la suite. La voix de la déesse s'éleva, en parlant d'un Agaquelque chose. Son amour ? Le vendeur était donc celui qui avait réussi à capturer son cœur ? Elle ne comprenait décidément plus rien.

Finalement, déesse Soki s'adressa a elle, l'appelant "ma chérie"... Avait-elle mal tout interprété ? Se redressant avec l'aide de la belle dame, elle se laissa faire tandis que celle ci lui caressait les cheveux et le bras. Sentant la main de sa déesse s'éloigner, elle n'y teint plus et, sautant dans les bras de Soki, elle pleura de plus belle, parlant entre deux sanglots de vente, ou de punition...

Quelques instants après, ayant calmé ses pleurs, elle se tourna un peu pour regarder l'homme. Oui, c'était bel et bien un homme, plutôt grand et musclé. Ne retenant pas un petit cri de stupeur, comme une enfant, Mizuki se cacha derrière sa déesse, voulant se dérober au regard de l'homme. Après tout ses dernières rencontre avec des êtres de sexe masculin s'étaient souvent finies dans la douleur.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:07 (2016)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith]

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