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Par une matinée d'hiver [PV Lilith]
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Mizuki

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MessagePosté le: Sam 5 Déc - 19:54 (2009)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Cette journée avait été éreintante... Les tâches que j'avais dues accomplir avaient été particulièrement nombreuses et Frimas n'avait pas oublié ses coups journaliers. Quand il eut finit de me donner ce que (d'après lui) il me devait, il s'effondra à terre, terrassé par l'alcool, comme chaque soir. Je le pris et l'amena sur son lit, le changeai, puis le bordais. Une fois cela finit un de ses hommes de mains qui me surveillait vingt quatre heures sur vingt quatre me raccompagna à ma cellule et ferma la porte. Cet homme était assez gentil, nous discutions certains soirs et il compatissait pour moi mais ne pouvait rien faire... Ce soir il m'apporta une double ration de purée et me détacha les mains pour que je puisse manger tranquillement, assise. Quand j'eus finit, il prit le plateau et partit le ranger, laissant la porte ouverte en me disant que je ne devrai pas rentrer trop tard. D'un hochement de tête je lui fit signe que j'avais compris, et il partit.

J'attendais une heure que tout ce calme dans la maison, et une fois le silence installé, je sortis discrètement, en prenant mon précieux violon. La porte de derrière était comme à son habitude jamais fermée et je me faufilais silencieusement par cette ouverture. Une fois dehors, je laissais Izumi prendre possession de mon corps. Dés nous fûmes dehors, elle s'élança et partit hors de la ville, dans les forêts à la lisière de la ville. Nous nous élancions alors sur les sentiers que nous avions si souvent parcourus, les nuits durant. Après trente minutes de course nous arrivâmes à notre clairière habituelle, où je jouais du violon.

"*Comment vas-tu Mizu, il a pas été trop strict aujourd'hui ? *"
"*Bah à part que les tâches ont soudainement été multipliées par trois ou quatre... Après, il y a toujours ses brimades et ses quelques coups, mais non, rien de vraiment spécial. Et toi Izu, pas trop énervée d'être restée enfermée toute la journée ? *"
"*Si, j'ai voulu cent fois le tuer, mais à chaque fois tu me retiens... *"
"*Que dirais-tu si je te jouais la valse habituelle ? *"
"*Ok ! Joue la encore et encore. Après je te ramènerai dans sa maison. Mais je garderai un peu le contrôle d'accord ? Tu dois te reposer cette nuit !*"
"*Je te laisserai cette nuit alors. Je t'aime Izumi.*"
"*Moi aussi, Mizuki.*"

Et je joua. La mélodie qui s'éleva dans le ciel ressemblait à un cri d'oiseau au départ, puis, peu à peu, elle se transforma et se scinda en plusieurs voix. On pouvait entendre la forêt vivre, des oisillons encore réveillés se posèrent autour de moi puis, après m'avoir observée quelques instants, ils repartaient. Je sentais le plaisir que cette musique provoquait chez Izumi, et cela me rendait heureuse moi-aussi... Une fois la valse finie, Izumi nous ramena en marchant jusqu'à la maison.

Nous entrâmes discrètement dans la maison par la porte de derrière, mais quand la porte fut fermée par les soins d'Izumi, tout ne se passa pas comme nous l'avions prévu. Frimas s'était réveillé et nous avait demandé. Bien évidemment, nous n'étions pas présente, et il avait alors remarqué notre absence... Et il nous attendait. Vainement j'essayai de reprendre le contrôle sur mon corps, Mais Izumi ne l'entendit pas dans ce sens et elle m'enfonça au plus profond de mon cerveau, m'empêchant ainsi d'agir de quelques façons que ce soit avec mon propre corps.

Furieux il nous gifla, me mettant ainsi à terre. Il nous prit par les cheveux et nous traîna dans ma cellule. Et renchaîna nos poignets au mur. Et ensuite, les trente minutes qui suivirent ne furent plus que douleur. Mais ce n'était pas moi, mais Izumi qui dirigeai ce corps à présent. Et je savais qu'elle n'allait pas se laisser faire, comme moi. Elle supporta ce traitement au début, mais rapidement montra des signes de rébellion. Et finalement les chaînes rouillées se brisèrent. Frimas se figea, nous regardant avancé, une lueur de terreur dans les yeux.
Et il y avait de quoi avoir peur, Izumi était effrayante, elle m'interdit même l'accès à la vue et à l'ouïe. Une fois cela fait, elle se dirigea vers lui.

"Mon petit Frimas, les douleurs que tu lui as infligées durant toutes ces années, tu va les ressentir en une soirée. Je suis Izumi, double d'elle-même. Enchantée, et adieu. Tu as tué ses parents, je tuerai ta maison."

Il leva un couteau. Défense inutile puisque d'une prise brutale, Izumi lui cassa le bras. Frimas tomba à genoux en se tenant son bras blessé. Il leva ses yeux implorants vers Izumi, qu'il l'implore n'aurai rien changé, elle mit les mains de "l'esclavagiste" au sol et les lui planta dessus avec le couteau. Son cri déchira l'espace. Izumi en prit un deuxième sur la table où étaient entreposés les divers instruments avec lesquels il m'avait si souvent torturée (des fois sans raisons) et revint vers lui. La dernière vision de Frimas fut une femme dont le regard était assombri par la haine. Ses yeux furent percés, sa langue fut coupée et ses oreilles arrachées. Des 5 premiers sens que l'on a en naissant, il ne lui restait plus que le touché et l'odorat. Et enfin, elle l'acheva en le poignardant au cœur. Une fois cette petite besogne accomplit, elle reprit les deux couteaux et fit de même avec le reste de la maisonnée endormit. Elle pataugeait à présent dans le sang qui avait coulé des victimes. Puis, quand tout le monde fut mort (même le garde avec qui je discutais parfois) elle sortit lentement, n'oubliant pas le violon et se dirigea vers le seul abri possible, c'est à dire, le château de la famille Shidori, nous avions entendu des personnes parler de la propriétaire. Ces personnes avaient dit que la Maîtresse du château avait les cheveux rouges. Pour nous, le rouge avait un aspect apaisant, et si elle avait un grand château, elle pourrait sûrement nous engager en tant que bonne à tout faire, ou même paillasson... Le tout était que nous partions de cette maison haïe.

Et doucement, nos pieds nus foulèrent la neige, laissant une trace rouge sang derrière nous. Notre robe blanche était en lambeaux, mais nous ne ressentions plus le froid, nous ne ressentions d'ailleurs plus rien. Seul la volonté d'Izumi contrôlait nos jambes avec un seul ordre, aller au château. Le petit tintement du collier à clochette que j'avais au cou brisait le silence à chaque pas que je faisais... une fois arrivée au château, nous n'avions plus la force de sonner crier ou autre chose pour faire remarquer notre présence, et nous nous effondrâmes à terre, inconscientes, devant le portail de fer qui marquait le début de cette grande propriété.
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MessagePosté le: Sam 5 Déc - 19:54 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Lilith

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MessagePosté le: Lun 7 Déc - 12:47 (2009)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

- Maudite neige, elle va salir mes beaux vêtements !

* Ô pauvre petite Lilith ! *

Lilith avait décidé de sortir. Elle avait besoin d'un nouveau manteau de fourrure, histoire d'étaler sa richesse aux yeux des autres. Elle avait d'ailleurs profité d'acheter quelque chose pour soutirer quelques informations au vendeur. Concernant la situation de son magasin. Malheureusement pour la bourgeoise, il semblait que ses affaires se portaient bien. Si elle persévérait à vouloir acheter ce chope là, elle allait devoir débourser plus que prévue.

Après avoir dûment marchander le prix de sa nouvelle acquisition, bien emballée dans du papier de soie et accompagnée par une domestique qui le portait délicatement, elle revint vers son cocher et la calèche qui l'attendaient sur le perron de la boutique. Elle avait fini ce qu'elle avait prévu et voulait rentrer dans sa demeure. Le magnifique et grand château Shidori. Nul ignorait qui y habitait et tous rêvaient d'en avoir un identique. Avec un sourire suffisant, elle ignorait superbement les autres passants, se sentant supérieure. Elle, la Juge du Prince, les autorisait à la contempler en silence. Crânement, elle remit une mèche de cheveux rouge vermillon dans son chignon, affectant en ce geste une beauté et une grâce inimaginable.


* Tu es écœurante, Lilith. Tu pues la suffisance, le pouvoir et la richesse. Tu es un autre pourri jusqu'à la racine de tes cheveux. Je me demande sincèrement comment font les autres pour te supporter ! *
* Ils font ce que je leur demande, garder le silence ! Que ne donnerais-je pas pour faire de même avec toi !! *


Et alors qu'elle arrivait en vue des portes en fer bien au chaud dans la calèche frappé du seau de la famille, le cocher aperçut un corps allongé dans la neige. Il arrêta la calèche et prévint la voyageuse. Lilith eut une moue de dégoût en voyant la forme inerte. Elle avait souillé la neige immaculé de sang, tâchant par là une partie de l'image de la bourgeoise. Celle-ci voulait que le cocher pousse le corps hors du chemin, histoire de pouvoir rentrer chez elle.

- Débarrassez-moi de ça et ramenez-moi au chaud.

Soki prit brutalement le contrôle et cria, histoire d'arrêter le cocher dans son élan.

- NON !

Un peu surpris, il la regarda sans comprendre et attendit de nouvelle directive, se demandant si elle allait changer d'avis encore une fois.

- Hum... Je me sens d'humeur généreuse ce soir. Mettez la dans la calèche, vite ! Elle a l'air d'avoir besoin de soin immédiatement.

Elle fit semblant d'être Lilith, histoire de ne pas perturber plus encore le pauvre domestique. Le cocher ramassa la jeune femme inconsciente, tâchant de ne pas salir sa livrée de couleur or et blanche. Lilith avait punit des domestiques pour moins que ça alors il tenait à rester impeccable. Il déposa le corps sur la banquette libre et retourna à sa place. Il fit remonter l'allée rapidement tandis que Soki recouvrait le corps glacé de la jeune fille avec son propre manteau. Elle n'était pas folle ni suicidaire non plus, elle n'allait pas utiliser le manteau neuf... Une fois devant la porte d'entrée, elle ordonna au cocher de portée le corps dans une chambre du premier étage et de courir avertir son médecin privé.

* Pas de temps à perdre !! *

Le majordome haussa un sourcil mais ne souffla mot. Il avait entendu les directives. Il fit préparer une poêle chaude pour la glisser dans un lit vide, histoire que l'inconnue ne soit pas couchée dans une couchette glacée. Il fit ensuite préparer un bouillon pour qu'elle puisse se sustenter une fois réveillée et soignée. Entre-temps, le médecin arriva. Allongée au-dessus des couvertures, la robe blanche de la jeune demoiselle toute tâchée de sang, il avisa une multitude de blessures. Certaines très vieilles, et d'autres moins. Il annonça à Soki qu'elle avait longtemps été maltraitée et risquée d'être perturbée. D'où qu'elle vienne, elle avait échappé à un tortionnaire. Soki, n'écoutant que son cœur, décida de lui venir en aide autant qu'elle le pourrait. Le docteur prescrivit quelques onguents pour apaiser la blessée et beaucoup de repos. La guerrière hocha la tête et remercia la docteur qui prenait congé. La malheureuse ne s'était toujours pas réveillée. Soki décida de veiller sur elle et fit installer un fauteuil. Elle resta ainsi à son chevet jusqu'à ce qu'elle reprenne conscience
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MessagePosté le: Lun 7 Déc - 21:40 (2009)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Une douce chaleur... je m'éveillais doucement. Les yeux toujours fermés, sens par sens je cherchais à comprendre où j'étais... Je n'avais plus de chaînes et surtout de la chaleur. J'étais confortablement installée, et je ne ressentais aucune douleur. Peut-être étais-je morte... au paradis ? Mes oreilles ne me donnèrent pas plus d'informations et seule une respiration brisait le silence. Une respiration qui n'était pas la mienne. L'odeur que je percevais était merveilleuse, je n'avais jamais sentit un air aussi pur et bon. La conviction de ma mort et de ma venue au paradis s'amplifiait... Il faisait chaud dans la pièce et le lit sur lequel on m'avais allongée était magnifique, doux soyeux... Les coups et les chaînes m'avaient fait oublier cette sensation, et je la savourais à présent pleinement. Cette sensation de mort et de paradis fut encore renforcée lorsque j'ouvris les yeux. Pour moi la personne que je vis était une déesse.. Ses cheveux étaient rouges mes yeux s'agrandirent et se perdirent dans cette couleur. Pour moi plus rien n'existait à par le rouge. Ses cheveux étaient magnifiques je levais soudainement la main et tentait de me diriger vers elle, mais je fut déstabilisée et tombais du lit où l'on m'avait posée... Même par terre, je tendais la main vers les cheveux de ma sauveuse...

"Rouge..."

Tandis que je m'affalais par terre, la douleur se réveilla et je rougis d'un coup, honteuse et terrifiée... J'étais Mizuki, et Izumi, dormait encore profondément dans mon esprit. J'espérais que mon comportement n'avait pas énervée la Dame. Je me recroquevillais par terre, en l'attente d'un coup... J'avais de nouveau froid... je tremblais et regardait piteusement ma robe tachée. Quelle mauvaise impression... Et d'un coup je compris pourquoi je n'étais plus chez Frimas... Elle avait accomplit sa promesse... Pourquoi l'avais-je laisser tuer des gens... Où allais-je vivre maintenant... Où étais-je d'ailleurs. Ces questions me taraudaient l'esprit tandis que je me mettais pitoyablement à pleurer. Par le biais d'Izumi, j'avais tué.

"Izumi... Pourquoi..."

"*C'est pour ton bien que j'ai fait ça... J'ai souffert une nuit ce que tu as subis une vie, et c'était déjà assez horrible. Je ne sais pas comment tu as pu survivre comme ça ma petite Mizu...*"

"Mais maintenant ... tu les a tués ! Même si il me tapait un peu et qu'il me laissait dormir enchaînée, C'était chez moi là bas ..."

"*Mizu ! Tais toi ! Ou arrête de parler à haute voix, ils vont te prendre comme folle sinon...*"

Horreur ! J'avais effectivement parlé à haute voix... Une fois de plus je fixais le sol en tremblant, attendant la sentence de cette femme. Je ne voulais pas me faire taper ou pire, me faire renvoyer hors de ce qui était, pour moi, un véritable paradis...
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MessagePosté le: Jeu 10 Déc - 13:26 (2009)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

La veillant pendant des heures, Soki se mit à somnoler sur son fauteuil. Le bruit de chute de Mizuki ne la sortit pas de sa transe. Ce n'est que lorsqu'elle entendit la jeune inconnue parler qu'elle ouvrit brusquement les yeux. Soki la vit par terre, les draps défaits. Elle s'empressa de la rejoindre, prenant des deux mains celle qu'elle tendait dans sa direction. Les yeux fixés sur elle, et avant qu'elle ne puisse s'inquiéter de son état de santé, la nouvelle venue parla. Elle s'agenouilla à même le sol et tint serrée contre elle la blessée.

"Izumi... Pourquoi..."

Elle semblait plongée dans ses pensées et Soki ne s'en offusqua pas. La pauvre petite semblait en état de choc ! Patiente, elle attendit que la demoiselle reprenne ses esprits. Inutile de l'interroger, elle ne l'entendrait sans doute pas...

"Mais maintenant ... tu les a tués ! Même s'il me tapait un peu et qu'il me laissait dormir enchaînée, c'était chez moi là bas ..."

Soki était interloquée. Cette jeune personne avait été maltraitée ?? Cela expliquait bien des choses... Comme toutes les marques sur son frêle corps. Elle lui caressa les cheveux en gazouillant des mots réconfortants. Elle se promit d'enquêter sur l'identité de sa protégée et de son ancien tortionnaire. Et étouffer l'affaire au besoin. En tout cas, la jeune femme semblait connaître l'auteur d'une tuerie de plusieurs personnes habitants là où elle se trouvait auparavant. Cela expliquait tout le sang qu'elle avait sur elle et son vêtement. Si Soki avait su qu'une telle injustice avait lieu, elle s'en serait chargée elle-même avec plaisir !!! Elle émit toutefois quelques réserves. L'inconnue ne semblait pas être la coupable des meurtres, ce qui était aussi bien, Lilith n'accepterait jamais d'héberger sous son toit ne serait-ce qu'une heure un criminel. La guerrière pressa les bras de sa protégée pour enfin attirer son attention. Soki la redressa un peu dans ses bras et fit appeler des domestiques.

- Bonjour, mademoiselle... Comment t'appelles-tu ?

Pendant ce temps, deux jeunes servantes entrèrent. Soki leur ordonna de s'occuper de l'inconnue.

- Ne crains rien ma petite, on va s'occuper de toi, maintenant. Tu es en sécurité ici. On va te donner des vêtements propres et te laver, d'accord ?

Elle lui parlait calmement, d'un ton doux et apaisant. Un peu comme on parle à un animal sauvage pour ne pas le braquer ou lui faire peur. Elle sentait que la jeune fuyarde faisait une fixette sur ses cheveux auburn et en profita pour la relever en douceur et la mener vers la salle d'eau. Tout en parlant.

- Tu es au Château Shidori et je suis Soki, la garde du corps de Lilith, la Maîtresse de maison. Tu peux rester ici le temps de te remettre d'aplomb, si tu veux. Pour tout t'avouer, ça me ferait plaisir que tu restes, histoire que je ne me fasses pas de soucie pour toi.

Soki lui adressa son plus charmant sourire, tenant contre elle Mizuki. Elles arrivaient à destination de la salle de bain. Les servantes avaient préparés un bain et mené une des vieilles robes de Lilith.

* Hey mais c'est à moi, ça !! De quel droit ont-elles osés la prendre !? *
* Tu leur as toit même dit qu'elles pouvaient la récupérer car tu l'as trouvé « moche » et « passée de mode ».*
* Et bien j'ai changé d'avis !! Je veux la récupérer. Tout de suite ! *
* Tu ne voudrais tout de même pas que cette pauvre fille se promène toute nue dans le château alors que tu as des tonnes de vêtements à disposition ? A ton avis, tu nous ferais passer pour quoi ? *


Lilith grommela puis lâcha prise. Soki était consternée par tant de méchanceté et d'égoïsme mais ne pouvait plus rien pour la bourgeoise. Elle avait trop été pourrie gâtée... Alors que Soki voulait laisser sa protégée seule pour qu'elle puisse prendre un bain en toute quiétude, elle fut retenue...
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Mizuki

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MessagePosté le: Dim 13 Déc - 12:36 (2009)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

La déesse qui se tenait devant moi ne m'interrompis pas pendant mon discours semi-interne, mais quand j'eus finit, ou plutôt quand Izumi me fit remarquer que je parlais à haute voix, elle ne prit pas la parole pour relever cette bizarrerie. Au contraire elle s'avança près de moi et me caressa les cheveux me murmurant des mots incompréhensibles mais dont l'intonation me calmait. C'était vraiment une déesse... J'espérais que mon attitude de tout à l'heure ne l'avait pas offensée, et que la caresse de sa main n'annonçait pas une future punition, mais bien une attention de bienveillance...  Alors que je me laissais aller contre sa douce main, elle me prit par les bras et me releva contre elle.

- Bonjour, mademoiselle... Comment t'appelles-tu ?

- Je suis Mizuki...


Ma voix était quasiment inaudible, je n'avais pas parlé à une personne en chair et en os, à part au garde, depuis assez longtemps, et je ne savais pas vraiment si il fallait mettre un titre à cette déesse et décidait de lui demander. Mais avant que je ne le fasse, deux jeunes femmes entrèrent s'arrêtèrent face à la déesse, attendant sûrement des ordres... Qui si ce n'est une déesse pouvait obtenir une obéissance si absolue.

- Ne crains rien ma petite, on va s'occuper de toi, maintenant. Tu es en sécurité ici. On va te donner des vêtements propres et te laver, d'accord ?

Me laver ? Je me demandais combien de temps cela faisait que je ne m'étais pas lavée, j'avais bien eu des ablutions pour me laver après certains traitements qui avaient fait couler mon sang, mais laver juste parce que j'étais un peu sale... Jamais.  Son ton était doux et au fur et à mesure qu'elle parlait je me détendait, doucement. A chaque mouvement de sa tête , ses cheveux suivaient agréablement, m'éblouissant chaque fois un peu plus.  Doucement elle me mena jusqu'à une énorme salle, je me demandais si j'allais me laver dans cette salle... On aurait pu y mettre des dizaines et des dizaines de tonneaux !

- Tu es au Château Shidori et je suis Soki, la garde du corps de Lilith, la Maîtresse de maison. Tu peux rester ici le temps de te remettre d'aplomb, si tu veux. Pour tout t'avouer, ça me ferait plaisir que tu restes, histoire que je ne me fasses pas de soucie pour toi.

Ainsi la déesse s'appelait Soki, un beau nom. Et c'est aussi la premiere fois que quelqu'un s'inquiétait pour moi sans raisons personnelles... Elle ne voulait ni m'utiliser ni se défouler, elle voulait juste que je reste... Alors que je pensais à ce que cela impliquait sur ma vision des êtres humains, elle commença à partir... Je la retenais par la manche, les yeux embués de larmes.

"Madame la déesse.... ne me laissez pas seule... s'il vous plait... Izumi ne fera rien, je vous le jure ! Mais restez ici...  s'il vous plait."


*Toi, fais attention à ce que tu dis imbécile ! Si elle savait qu'elle hébergeait la meurtrière d'une dizaine de personnes comment crois-tu qu'elle réagirait ?*

"Mais c'est ta faute ! Après avoir jouer au violon, je t'ai laissé me raccompagner... Je te remercie pour ça d'ailleurs..."

*Je sais mais si j'ai fait cela c'est pour te protéger et tu le sais. D'ailleurs où est ton violon ?*

"Oui je sais, je t'aime... Mon violon ? Attend, je vais lui poser la question."


*Tu es toujours aussi tête en l'air... tu parles encore à haute voix, mais vas y, je t'en prie, repose lui la question, je t'aime aussi.*


*Ah zut ...* "Madame la déesse, il me semblait que j'avais un violon avec moi... sauriez vous où il est maintenant ? Il est aussi précieux que ma vie pour moi... "

Je la regardais à nouveau, dans ses cheveux, ne pouvant la regarder dans les yeux de peur de les voir me foudroyer...
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MessagePosté le: Lun 14 Déc - 14:27 (2009)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

- Je suis Mizuki...

La pauvre petite... Elle avait une si petite voix. Elle semblait avoir peur de tout, et était si chétive ! Tout en elle invitait les autres à la prendre sur leur aile et pourtant... Un homme, un rustre, avait abusé de cette mignonne créature. Les yeux de Soki flamboyèrent et elle se dit qu'elle l'aurait bien tué de ses propres mains si cela n'était apparemment pas déjà fait !! Et alors qu'elle s'éloignait de sa protégée pour la laisser se laver en toute quiétude, elle la retint par la manche. Inquiète de sa santé physique autant que mentale, elle ne protesta pas et resta auprès de la jeune femme.

"Madame la déesse.... ne me laissez pas seule... s'il vous plait... Izumi ne fera rien, je vous le jure ! Mais restez ici...  s'il vous plait."
* Humm... Je l'aime bien quand elle dit ça. * susurra Lilith.

Elle était trop perdue pour la corriger sur la dénomination qu'elle venait de lui affubler. Elle avait l'air d'être très très proche de cette « Izumi » et semblait avoir un semblant de contrôle sur cette personne, pour qu'elle puisse ainsi prendre l'engagement qu'elle ne risquait rien... Mais Soki se demandait bien où pouvait être Izumi, et à quoi elle semblait... Elle semblait dangereuse et en ayant sa description physique, elle aurait pu avoir la possibilité de prévenir le garde à l'entrée. Puisque Mizuki avait été témoin de toute la scène, l'assassin allait sans doute vouloir effacer ses traces et donc tuer la jeune demoiselle.

* Hors de question ! Je protégerai cette pauvre enfant !! *
* De ta vie, Soki ? De NOTRE vie ? Tu t'engages énormément pour une inconnue... Ne trouves tu pas qu'elle agit bizarrement ?? *
* Tais-toi, sale vipère. Regarde là, bon sang ! Elle est innocente, ça se voit !! *
* Méfie toi des apparences, Soki; sinon tu t'en mordras un jour les doigts... *


"Mais c'est ta faute ! Après avoir jouer au violon, je t'ai laissé me raccompagner... Je te remercie pour ça d'ailleurs..."
"Oui je sais, je t'aime... Mon violon ? Attends, je vais lui poser la question."


* Là, tu vois ? Elle parle toute seule ! Je t'avais bien dit que quelque chose clochait !! *

Il y eut un instant de flottement. Mais à qui donc pouvait bien parler sa protégée ?? Décidée d'en savoir un peu plus et écouter la sagesse de Lilith, elle questionna Mizuki mais celle-ci l'interrompit.

"Madame la déesse, il me semblait que j'avais un violon avec moi... sauriez vous où il est maintenant ? Il est aussi précieux que ma vie pour moi... "

* Hummm. Moui décidément j'adore quand elle nous appelle comme ça ! * s'enorgueillie Lilith.
- Je t'en prie, ne m'appelle pas comme cela, Mizuki. Je suis aussi humaine que toi. Ton violon ? Il me semble l'avoir laissé dans le carrosse... J'interrogerai le cocher à ce sujet avec toi dès que tu seras présentable, d'accord ?

Elle avait dit cela sur un ton léger, un peu amusé par son erreur. Elle n'avait pas dû croiser beaucoup de demi-dieux pour la confondre avec l'un d'eux ! Et finit par redevenir sérieuse. Pourtant c'était dur de s'adresser à elle alors qu'elle évitait son regard. Pourquoi préférait-elle ainsi observer ses cheveux ??

- Mais dis-moi... Ne le prends pas mal s'il te plaît mais... Es-tu malade ou souffrante ? Cela fait déjà plusieurs fois que tu parles à voix haute comme si tu t'adressais à quelqu'un...

Soki était sincèrement inquiète. Mizuki était désormais sous son aile et elle était prête à payer des frais de médecin pour qu'elle soit guérit de son étrange maladie. Voyait-elle un être imaginaire ? Il ne serait pas si étonnant vu la situation dans laquelle elle s'était trouvée il y a encore peu de temps... Mais était-ce une bonne chose de laisser couler les choses telles qu'elles étaient ? Pendant ce temps, les deux servantes avaient fini de remplir une baignoire d'eau bien chaude, limite bouillante. Elles laissèrent un savon et prirent congé.

- Bon ! Et si tu entrais dans le bain ? Autant profiter que l'eau soit bien chaude, non ?

Elle lui adressa un sourire engageant et évalua la température de l'eau en trempant sa main dans l'eau. Parfaite.
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Mizuki

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MessagePosté le: Sam 26 Déc - 17:15 (2009)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

[HRP] Me revoila ! crevée, morte, mais de nouveau là ^^ [/HRP]

- Je t'en prie, ne m'appelle pas comme cela, Mizuki. Je suis aussi humaine que toi. Ton violon ? Il me semble l'avoir laissé dans le carrosse... J'interrogerai le cocher à ce sujet avec toi dès que tu seras présentable, d'accord ?

Son ton était léger et derrière celui-ci sonnait une petite note d'amusement. Dés que je serai présentable... Je baissais la tête pour voir dans quel état j'étais. En effet, ce n'était pas fameux à voir, même horrible, ma robe blanche toute tachée de sang, mes cheveux emmêles mais soyeux, j'étais affreusement sale. Je rougis de honte de m'être présentée devant elle ainsi accoutrée...

"Madame la déesse, euh, Madame ....Soki..."


Ma voix était hésitante et toute petite, pour moi cette femme aux cheveux rouges était une déesse, malgré tout ce qu'elle pouvait dire, enfin elle m'avait sûrement sauvée d'une mort certaine. Lui devant la vie, je me décidai de faire en sorte de ne plus lui poser de problème et de répondre honnêtement aux inévitables questions qu'elle allait poser.


"Madame Soki... Je vous remercie pour le violon."


Et je retournais dans mon silence, regardant toujours aussi intensément ses longs cheveux rouges.


- Mais dis-moi... Ne le prends pas mal s'il te plaît mais... Es-tu malade ou souffrante ? Cela fait déjà plusieurs fois que tu parles à voix haute comme si tu t'adressais à quelqu'un...

Ah, la question fatidique, un instant j'hésitai et Izumi intervint.

*Aller dis le lui, tu l'as pensé toi-même : tu ne dois rien lui cacher. Elle nous a sauvé, et d'après ce que j'ai pu entendre, son âme et bonne.*

"Je te fais confiance Izu, je t'aime ."

Je pris mon courage à deux mains, et décidai d'aligner beaucoup de mots sans bafouiller, ni perdre ma voix.

 "Malade, non, je n'ai jamais été vraiment atteinte par la maladie. Souffrante, oui, celui qui m'élevait, enfin, je ne pense pas que l'on puisse dire ça... Je ne sais pas très bien comment le dire... Il y a eu un homme qui m'a prit en charge, quand ses hommes ont assassinés mes parents adoptifs. Il était assez violent, mais il me gratifiait d'un sourire et d'une petite tape sur la tête quand je m'étais bien comportée pendant la journée et que mon travail avait été accomplie particulièrement bien. Dans ces cas là, il ne me passait pas la chaîne au pied mais fermait juste la porte. Mais quand notre travail était d'après lui mal fait, les coups pleuvaient. Cette fois là, nous avions profité de la gentillesse d'un garde pour aller dans la forêt. Izumi nous emmenait alors dans une clairière bien claire et je jouais du violon. Mais quand nous sommes rentrés, je laissais Izumi prendre mon corps pour y aller et m'endormais au fond de mon cerveau. D'après ce que j'ai compris, le maître, furieux, s'est aperçu de notre absence et nous attendait à la maison. La punition qu'il nous a fait, à moi et Izumi, fut particulièrement douloureuse, et finalement, Izumi l'a tué, comme elle l'avait promit il y a longtemps, mais je ne lui en veux pas, si il avait continué ainsi, il nous aurait sûrement tuer... Pour vous répondre, Madame Soki, Izumi et moi sommes deux personnes distinctes, mais à l'intérieur de moi. Je ne sais pas comment cela s'est produit, mais si elle n'avait pas été là, je serai morte il y a longtemps. Je l'aime autant que mon violon, c'est à dire plus que ma vie elle même. Et il en va de même pour elle, je le pense, même si parfois elle aime bien me taquiner. Le maître était un homme cruel et méchant. Toutes les marques que vous pouvez voir sur mon corps viennent de l'éducation que j'ai reçue chez lui ainsi que des punitions."

Que de mots alignés, je n'avais jamais fait ça, et c'était pour moi un exploit. Malgré toute ma bonne volonté et mon courage que j'avais mit pour lui réciter ce long monologue, à la fin, j'étais rouge de honte, et ma tête était baissée, je n'osais regarder Madame Soki en face.


*C'est bien ma grande, tu t'es bien débrouillée, je suis fière de toi.*
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Lilith

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MessagePosté le: Sam 23 Jan - 21:34 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

"Madame la déesse, euh, Madame ....Soki..." 
- Oui, Mizuki ? dit Soki d'un ton doux et patient.

* Elle n'a pas l'air très intelligente, la petite... Et je commence à perdre patience à passer du temps avec elle. Refile là à une domestique, Soki ! *
* Ne dis pas de connerie, Lilith. Tu vois bien qu'elle n'est calme qu'avec nous. Enfin MOI. *


"Madame Soki... Je vous remercie pour le violon."
- Je t'en prie, ne me remercie pas encore. Quand tu l'auras récupéré, d'accord ?

La jeune fille était tellement subjuguée par les cheveux de Soki que c'en était presque inquiétant. Pourquoi aimait-elle tant cette couleur ?? Si elle avait vécu un bain de sang, ne devait-elle pas plutôt la prendre en horreur ? Lorsque la guerrière la questionna enfin sur une possible maladie, la demoiselle hésita un court instant. Suffisamment en tout cas pour qu'elle le voit. Elle ne voulait pas la forcer à lui révéler quoi que ce soit mais il FALLAIT qu'elle sache à quoi s'attendre. Pour la première fois, Mizuki parla sans bégayer ni hésiter, pour faire qui plus est un long monologue.

"Malade, non, je n'ai jamais été vraiment atteinte par la maladie. Souffrante, oui, celui qui m'élevait, enfin, je ne pense pas que l'on puisse dire ça... Je ne sais pas très bien comment le dire... Il y a eu un homme qui m'a prit en charge, quand ses hommes ont assassinés mes parents adoptifs. Il était assez violent, mais il me gratifiait d'un sourire et d'une petite tape sur la tête quand je m'étais bien comportée pendant la journée et que mon travail avait été accomplie particulièrement bien. Dans ces cas là, il ne me passait pas la chaîne au pied mais fermait juste la porte. Mais quand notre travail était d'après lui mal fait, les coups pleuvaient. Cette fois là, nous avions profité de la gentillesse d'un garde pour aller dans la forêt. Izumi nous emmenait alors dans une clairière bien claire et je jouais du violon. Mais quand nous sommes rentrés, je laissais Izumi prendre mon corps pour y aller et m'endormais au fond de mon cerveau. D'après ce que j'ai compris, le maître, furieux, s'est aperçu de notre absence et nous attendait à la maison. La punition qu'il nous a fait, à moi et Izumi, fut particulièrement douloureuse, et finalement, Izumi l'a tué, comme elle l'avait promit il y a longtemps, mais je ne lui en veux pas, si il avait continué ainsi, il nous aurait sûrement tuer... Pour vous répondre, Madame Soki, Izumi et moi sommes deux personnes distinctes, mais à l'intérieur de moi. Je ne sais pas comment cela s'est produit, mais si elle n'avait pas été là, je serai morte il y a longtemps. Je l'aime autant que mon violon, c'est à dire plus que ma vie elle même. Et il en va de même pour elle, je le pense, même si parfois elle aime bien me taquiner. Le maître était un homme cruel et méchant. Toutes les marques que vous pouvez voir sur mon corps viennent de l'éducation que j'ai reçue chez lui ainsi que des punitions."

La pauvre enfant avait les joues rouges et la tête baissée. Soki comprit qu'elle venait de la mettre mal à l'aise, en la forçant ainsi à se livrer. Et pourtant... Quelle histoire ! Elle avait peine à croire qu'un pareil individu avait existé et que personne n'était intervenu pour secourir cette pauvre âme.

* C'est... un monstre ! Une petite fille si fragile et si faible a tué un homme ?! Je ne veux pas d'une meurtrière chez moi !! *
* La pauvre a vécut un enfer et c'est tout ce que tu trouves à dire, Lilith ?? Tu me dégoûtes. *


- C'est... horrible ! s'exclama Lilith

L'espace d'un instant, la bourgeoise avait pris contrôle de leur corps. Et tandis qu'elle avait imprimé à leur corps un recul de dégoût face aux actes de cette jeune fille d'apparence si faible, son visage était déformée par l'horreur. Soki s'empressa de reprendre le contrôle, et comme elle n'était pas du tout d'accord avec les pensées de Lilith, elle se hâta de clarifier les choses.

- Qu'un tel homme, en plus de tuer tes parents te fasse esclave, ait pu vivre aussi longtemps m'horrifie. Personne, non personne, ne devrait vivre les épreuves que tu as traversé, Mizuki. Le fait que tu es deux personnes en toi n'est pas si surprenant que cela... L'homme, quand il s'agit de survivre, est très fort à ce jeu là. Il a beaucoup plus de ressources que l'on ne l'imagine.

Soki avait les larmes aux yeux. Comparée à cette petite, elle avait eu une enfance de rêve !! Et dire qu'il y avait peu encore, elle s'en était plainte... Elle en avait honte maintenant. Dans un élan de bonté, elle lui proposa alors quelque chose qu'elle n'avait encore jamais fait. Et sur quoi Lilith ne serait jamais d'accord.

- Tu es ma protégée désormais, Mizuki. Cette maison est tienne, ainsi que tout ce qui s'y trouve. Restes autant qu'il te plaira, okay ? Bon, et maintenant le bain ! Ouste ! L'eau est déjà en train de refroidir !

* J'ai dit que je n'en voulais pas !!!! Soki ! *

Mais la guerrière fit la sourde oreille et continua à inviter Mizuki à aller dans l'eau.
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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 21:15 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

- C'est... horrible !

Cette phrase me fit relever relever la tête. Ce que je vis se passa si vite que je doutais même l'avoir vu... La déesse Soki, avait eu un mouvement de répulsion et son regard n'était que horreur posé sur moi. Quelque chose, un instant avait l'air changé dans son regard, enfin, peu importe, son expression redevint comme celle qu'elle m'avait affichée jusqu'à l'instant, et elle me justifia en quelques sortes l'expression qu'elle venait d'utiliser.

- Qu'un tel homme, en plus de tuer tes parents te fasse esclave, ait pu vivre aussi longtemps m'horrifie. Personne, non personne, ne devrait vivre les épreuves que tu as traversé, Mizuki. Le fait que tu es deux personnes en toi n'est pas si surprenant que cela... L'homme, quand il s'agit de survivre, est très fort à ce jeu là. Il a beaucoup plus de ressources que l'on ne l'imagine.

-Cela fait quelques temps qu'Izumi est dans mon corps... Même quand elle est venue à moi j'avais l'impression... de la connaître depuis longtemps...

J'étais visiblement déstabilisée par tout ce que je venais de dire, et la réaction qu'elle avait eue. Ma respiration était assez courte, mais je ne voulais plus me montrer faible devant elle. Une fois de plus, je relevais la tête pour plonger mon regard dans le rouge de ses cheveux. Était-ce normal d'aimer cette couleur ? Je ne savais, mais elle était présente dans ma vie depuis ma première famille Jezabel et Maria. Tandis que je pensais à eux, des petites larmes me montèrent aux yeux, et je me laissais enfin aller. Cela faisait très longtemps que je n'avais plus pleurer, que je les avais pensée complètement taris, et je m'étonnais que je fusse capable d'en verser autant. Tout ceci ne fit qu'augmenter ma gêne. On m'avait interdit de pleurer, et j'avais suivit cet ordre toute ma vie. Cela mettait les gens mal à l'aise m'avait-on déclaré. Alors que je restais silencieuse, attendant une fois de plus qu'elle me dise quoi faire, elle parla.

- Tu es ma protégée désormais, Mizuki. Cette maison est tienne, ainsi que tout ce qui s'y trouve. Restes autant qu'il te plaira, okay ? Bon, et maintenant le bain ! Ouste ! L'eau est déjà en train de refroidir !

Je fus complètement figé, ma respiration s'était bloquée. La déesse me proposait de vivre non seulement avec elle, mais de m'y sentir chez moi ? Cette idée ne me serait jamais venue à l'esprit, et même le fait que la propriétaire des biens me le dise... je pensais à une farce.

-Madame la déesse... C'est impossible... quelqu'un comme moi ne peut posséder quelque chose ! Je ne suis qu'une ... esclave... -Elle avait craché ce mot qu'elle haïssait- Enfin...

Me coupant dans mes récriminations, la déesse Soki me prit la main et me força à descendre dans le bain, pour la suivre.

*Tu vois Mizu, je te l'avais dit, tu pouvais lui faire confiance à cette femme... Même si je suis aussi abasourdie que toi sur les paroles qu'elle vient de prononcer, continue à lui faire confiance.*

"Izu, oui je ferai ce que tu me dis de faire. Je t'aime"

La sensation de l'eau chaude était très étrange. Au départ, elle brulait, et on avait du mal à y respirer, mais au fur à mesure que l'on s'immergeait, mon corps s'y habituait et se détendait machinalement. La sensation était nouvelle, étrange, mais pas désagréable... J'aurai pu m'endormir facilement dans cet endroit où il faisait bon, mais préférait explorer cette nouvelle chose, enfin cette chose que j'avais oublié. Comme une jeune fille qui découvre pour la première fois de sa vie l'eau chaude, je pris doucement entre mes mains de l'eau, celle ci s'échappa très rapidement. Je recommençai, mais cette fois en utilisant mes mains comme un bol. L'eau y resta et je portais ce bol improvisé à mes lèvres et la but. Quelle horreur ! L'eau chaude n'était vraiment pas bonne... Faisant un troisième essai, je repris l'eau et m'en aspergea le visage. Elle me brula un peu les yeux, et je laissais échapper un petit cri. Instinctivement je me rapprochai de la déesse grâce à qui j'étais encore vivante.
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MessagePosté le: Mar 26 Jan - 12:18 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Soki l'écoutait, attentive et compatissante. Un peu curieuse aussi.

-Cela fait quelques temps qu'Izumi est dans mon corps... Même quand elle est venue à moi j'avais l'impression... de la connaître depuis longtemps...

Pouvait-elle dire cela, elle ? Non... Elle et Lilith étaient diamétralement opposés. La guerrière se surpris à imaginer ce que cela aurait pu être si Soki et Lilith s'étaient entendues... Elles auraient fait une fine équipe, pour sûr !

- Logique, puisque dans un certain sens, Izumi EST toi. C'est certainement une partie de toi que tu ne connaissais pas, qui était cachée dans ton subconscient.

Lorsque les yeux de sa protégée se remplirent de larmes, elle en fut chamboulée. Oui, cette petite méritait de vivre heureuse et en sécurité. Elle fit alors ce que son cœur lui dicta. Elle prit la jeune fille contre elle et la serra fort, lui murmurant des mots de réconfort. Soki eut l'impression qu'elle se retenait. De gêne ? Elle n'en savait rien mais elle incita pas moins Mizuki a se laisser aller.

- Pleure, ma petite, ça te fera du bien. Tout ira mieux après, tu verras.

Pour chasser la gêne de la jeune fille et redonner une ambiance calme, elle l'invita à entrer dans le bain avec un sourire serein. Elle ne regrettait pas sa décision à lui proposer sa tutelle, bien que cela semblait l'abasourdir. Bah, elle n'allait certainement pas retirer son offre, quoi qu'en dise Lilith !

-Madame la déesse... C'est impossible... quelqu'un comme moi ne peut posséder quelque chose ! Je ne suis qu'une ... esclave... -Elle avait craché ce mot qu'elle haïssait- Enfin...
- Stop ! Je ne suis pas une Déesse, Mizuki. Je te le répète et insiste, appelle moi Soki. J'étais quelqu'un comme toi avant, tu sais... En fuite, les mains souillées de sang...

A ce souvenir, elle baissa la tête, les yeux voilés. Ce passé la hanterait à jamais.

- Je t'en prie, nous nous ressemblons bien plus que tu ne le penses et c'est aussi pour cela que je veux t'offrir cela. Qui plus est, tu n'ES PAS une esclave. Tu es une jeune fille qui a vécut et vu des choses horribles. Tu es une survivante. Comme moi. Et je ne suis pas une esclave, n'est ce pas ? Oublie tous les mensonges, les méchancetés, les horreurs qu'ils t'ont faites ou dites, plus rien ne t'arrivera en ces lieux, Mizuki, tu peux me croire sur parole.

Elle reprit son souffle pendant que la jeune fille semblait émerveillée par le bain. Un peu comme si elle découvrait cela. Elle en eut le cœur serré et aurait payé cher pour faire revenir à la vie le bourreau de Mizuki, afin de lui régler son compte à sa manière. Peu à peu, la demoiselle se décontractait et se laissait aller dans le bain. Alors qu'elle portait les mains remplies d'eau chaude à la bouche, elle tenta de l'en empêcher, en vain. Elle ne put s'empêcher de rigoler en voyant la tête de Mizuki. Et quand celle-ci poussa un cri -de surprise ou de douleur ?- lorsqu'elle s'aspergea le visage d'eau chaud puis s'accrocha à elle, Soki n'hésita pas à la laisser faire. Elle lui caressa les cheveux encore secs mais raides de sang séché. Elle décida de s'occuper elle-même de la chevelure de sa protégée. Lentement, elle prit de l'eau en coupe dans ses mains et la fit couler au sommet du crâne de Mizuki. Elle répéta l'opération jusqu'à ce que ses cheveux soient mouillés et l'eau colorée de rose pâle.

- Je crois qu'il va te falloir plus qu'un bain, jeune fille...

Soki s'empara d'un shampoing et massa lentement le cuir chevelu de la demoiselle. Elle savait le bien-fait de ce massage ultra relaxant pour l'avoir expérimenté et vécu. Pour rincer par contre, elle ne voulait pas que du savon coule dans les yeux de Mizuki et la pique. Elle lui demanda donc de s'allonger et pencher la tête en arrière.

- Le bain refroidit déjà. Il faut que je te rince les cheveux avant que tu ne sois glacée. Penche la tête en arrière, afin que tu n'es pas du savon qui coule dans les yeux, veux-tu ?



[Désolée c'est un peu court mais je ne voulais pas trop faire avancer afin de te laisser voix au chapitre wink]
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Mizuki

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MessagePosté le: Ven 29 Jan - 20:54 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

[HRP] Ne t'en fais pas et fait le avancer ^^ Par contre mon post sera assez court... un peu dégoutée d'avoir tout perdu hier [/HRP]

- Je t'en prie, nous nous ressemblons bien plus que tu ne le penses et c'est aussi pour cela que je veux t'offrir cela. Qui plus est, tu n'ES PAS une esclave. Tu es une jeune fille qui a vécut et vu des choses horribles. Tu es une survivante. Comme moi. Et je ne suis pas une esclave, n'est ce pas ? Oublie tous les mensonges, les méchancetés, les horreurs qu'ils t'ont faites ou dites, plus rien ne t'arrivera en ces lieux, Mizuki, tu peux me croire sur parole.

Mizuki était véritablement choquée par toutes ces révélations que sa Déesse Soki lui avait faites. Elle aussi avait vécu en tant qu'esclave ? Et si c'était vrai, comment aurait-elle pu vivre ensuite dans un tel luxe, comment avait-elle fait ? Et pourquoi n'avait-elle rien fait pour elle. Si celle qui habitait ici était véritablement la déesse au cheveux rouges... Elle avait plusieurs fois entendu dire par des passants, que la dame qui habitait ce château savait tout ce qui se passait en ville, tout sans exception. Alors pourquoi ne l'avait-elle pas aidé ?

Des larmes coulaient de ses joues tandis que sa déesse lui lavait doucement les cheveux. Elle baissa machinalement la tête quand celle ci lui demanda de le faire. Ses pensées étaient quelques peu chamboulées par tout ce qu'elle venait d'apprendre. Comment aurait-elle pu oublier tout ce qu'on lui avait dit. Cela lui avait été inculqué de force, et son corps avait été éprouvé par les traitements qu'on lui avait fait subir, jusqu'à ce qu'elle le pense, mais aussi qu'elle crusse avoir toujours vécue ainsi. Ce massage crânien était si doux et elle se laissa complètement aller dans les bras de la déesse Soki. Son corps se détendit totalement, et son esprit s'enfonça au plus profond de son crâne. Elle laissa la place à son Izu et lui fit promettre de ne pas vexer sa déesse...

Izumi se laissa dorloter par dame Soki jusqu'à ce que celle ci ai complètement finit de lui rincer ses longs cheveux. Quand cette agréable traitement fut finit, elle s'écarta un peu et se retourna pour lui faire face, les yeux dans les yeux et prit parole.

-Dame Soki, je suis Izumi, comme vous le savez, c'est moi qui ai tué cette pourriture. Tout d'abord je vous exprime toute notre gratitude et nous vous appartenons pour nous avoir recueilli alors que nous étions recouverte de sang. Toutes les grandes dames de ce pays, n'auraient pas fait de même. Mais elle et moi aussi, se pose quand même quelques questions. Tout d'abord, si vous êtes si puissante que votre richesse le laisse paraître, pourquoi n'avez vous rien fait pour tuer cette ordure ? Ensuite oublier ne sera pas facile pour elle je pense que vous pouvez le comprendre. Même si elle n'a pas été élevée ainsi, on l'a obligé a penser ainsi, à vivre ainsi et à rêver ainsi. Maintenant j'ai une question personnelle à vous poser. Pourquoi avez vous posé un tel regard de dédain sur mon Izu tout à l'heure, et je sais que vous la visiez elle, et non la vision de l'homme que son récit avait évoqué.
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MessagePosté le: Sam 6 Fév - 22:46 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Malheureusement, les rumeurs étaient infondées. Lilith et Soki ne savaient pas tout. Mais Lilith aimait à faire croire aux gens qu'elle savait tout d'eux, de leur plus vilain secret; tout ce qui pourrait lui servir à les manipuler. Jamais elle ne dirait à qui que ce soit que ce n'était que mensonge... Quoi de mieux que de dire ça pour faire tomber la crainte qu'elle inspire aux autres ??

La petite Mizu ne disait rien mais Soki sentait qu'elle se décontractait petit à petit tandis que ses larmes coulaient. Qu'elle avait pitié de cette pauvre enfant, qui avait déjà tant souffert ! Elle voulait sincèrement lui faire voir la « vrai » vie et lui faire découvrir les joies de ce monde dur. Soki fredonnait une berceuse qu'elle ne se souvenait que vaguement tandis qu'elle massait le cuir chevelu.

Une fois la toilette terminée, elle se redressa, mettant un peu de distance entre elles. Et sans qu'elle s'y attende, sa jeune protégée la mis devant les faits.


-Dame Soki, je suis Izumi, comme vous le savez, c'est moi qui ai tué cette pourriture. Tout d'abord je vous exprime toute notre gratitude et nous vous appartenons pour nous avoir recueilli alors que nous étions recouverte de sang. Toutes les grandes dames de ce pays, n'auraient pas fait de même. Mais elle et moi aussi, se pose quand même quelques questions. Tout d'abord, si vous êtes si puissante que votre richesse le laisse paraître, pourquoi n'avez vous rien fait pour tuer cette ordure ? Ensuite oublier ne sera pas facile pour elle je pense que vous pouvez le comprendre. Même si elle n'a pas été élevée ainsi, on l'a obligé a penser ainsi, à vivre ainsi et à rêver ainsi. Maintenant j'ai une question personnelle à vous poser. Pourquoi avez vous posé un tel regard de dédain sur mon Izu tout à l'heure, et je sais que vous la visiez elle, et non la vision de l'homme que son récit avait évoqué.

Ainsi elle avait remarqué. Ses épaules se plièrent sous le poids du fardeau qu'elle portait en elle et ses yeux s'emplirent de regrets. Oui, elle regrettait de ne pas être une seule et unique entité.

- Je... Tout d'abord, merci pour cet enfoiré de bourgeois. Il ne méritait rien de plus et si tu ne t'étais pas chargée de lui, je l'aurais fait ! Enfin, ça doit paraître facile à dire mais... Je le pense sincèrement. Ce genre d'individu ne devrait pas exister. Et tu... vous ne m'appartenez pas, en aucune manière ! Je vous ai pris sous mon aile mais cela ne veut en aucun cas signifier que cela fait de vous mes obligée !! Si vous ne voulais pas rester ici, vous pouvez partir librement.

Elle prit une grande serviette de bain et la tendit à Izumi, restant à genoux et un pli amer au coin des lèvres.

- Les apparences sont souvent trompeuses, vous l'apprendrez bien assez tôt. L'argent, le pouvoir, ne font pas tout. Je ne suis pas omniprésente, quoi que l'on puisse en dire... Je n'étais pas au courant de votre situation, sinon je peux t'assurer que je lui aurais régler son compte !

Elle s'interrompit quelques instants, le temps de tendre à Izu une robe longue de jeune fille.

- Oui, je me doute que seul le temps pourra estomper vos douloureux souvenirs. Je ne me faisais pas vraiment d'illusion à ce sujet... Mais j'aurai tant souhaité, pour vous, que cela fusse possible !

La tête baissée, honteuse de Lilith, elle ne put faire autrement que de s'expliquer. Cette jeune fille avait été honnête envers elle, alors elle se devait de faire de même !! En effet, comment pouvait-elle lui faire confiance si elle ne lui expliquait pas pourquoi elle avait eu un tel regard...?

* Pas question, Soki ! Déjà trop de monde connait notre secret !! Tu nous mets en péril toutes les deux en lui racontant notre vérité, et tu n'es pas la seule concernée ! J'apprécierai que tu prennes enfin compte de mon avis, guerrière. *

Soki fit la sourde oreille comme d'habitude, et entama un court récit sur leur histoire, avec un sourire triste.

- Comme je le disais à Mizuki tout à l'heure, nous nous ressemblons bien plus qu'elle ne peut l'imaginer. En vérité... Je viens d'une famille pauvre et après avoir tué mon géniteur, j'ai fui le domicile familiale. Pour m'adapter au monde, si je puis dire, j'ai... Et bien quelqu'un d'autre, d'une personnalité totalement opposée à la mienne, a pris ma place. Pendant de longues années, j'ai été jusqu'à oublier mon véritable prénom et puis... un jour, à la mort de mon père adoptif, tout m'est revenu. On aurait dit qu'une bombe venait d'exploser...

Elle se souvint de se jour là. Elle venait d'assister aux funérailles de son «tuteur» lorsqu'elle reçu une grande claque virtuelle et qu'elle avait perdu connaissance. Les « proches » de la famille avaient trouvé ça de bon ton car Lilith n'avait pas versé une seule larme jusqu'alors. Etre inconsciente étaient pour ces imbéciles une preuve de son attachement envers le mort. Que des imbéciles, vraiment !

- Bref... Lilith est complètement différente de moi. Là où je suis attentionnée, volontaire, gentille et aimante; elle elle est égoïste, bourgeoise, hautaine, avide de pouvoirs et de richesses. Tout ça pour expliquer que ce n'est pas « moi » Soki qui la regardait ainsi mais Lilith, qui avait pris le contrôle pendant un fugace instant. Elle... considère Mizuki comme une personne à charge, une meurtrière qui n'a rien à faire sous son toit. « Un miséreux qui lui fait perdre un temps précieux », pour la citer. Ce sentiment de dégoût... ne provenait pas de moi mais d'elle. Elle estime qu'une jeune fille d'apparence si frêle et douce ne devrait pas renfermer quelque chose de violent et ne devrait encore moins être capable de tuer une ou plusieurs personnes.

Soki eut un rire amer, dégoûtée de Lilith et d'elle-même. Elle se laissa choir sur le cul et regarda le sol marbré. Elle murmura pour elle-même, oubliant pendant une seconde la jeune Izumi.

- Si seulement j'arrivais à trouver un moyen de me débarrasser d'elle...

Soki redressa la tête et lutta pour repousser les sentiments négatifs qui l'envahissaient. Elle se leva et s'épousseta.

- Les filles, mon offre tient toujours. Malgré tout ce que pourra dire Lilith, je souhaiterai vraiment que vous restiez. Au moins pendant quelques jours, le temps que vous vous remettiez de vos blessures et vous restauriez. Si vous souhaitez partir après cela, je ne vous retiendrai pas et vous offrirai quelques vêtements et une bourse d'or. Je vous demande juste d'avoir confiance en moi. Si cela vous semble trop tôt, laissez-moi au moins une chance d'essayer de rattraper ce que doivent représenter les adultes à vos yeux.
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MessagePosté le: Mar 9 Fév - 11:10 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

-Oh, pour le fait de rester auprès de vous, nous n'y voyons aucune objection, au contraire ce serait une joie de ... hum... De vivre dans cette grande auprès d'une si grande dame que vous...

Izumi elle même s'était mit à bafouiller sur la fin de cette phrase. Ce qu'elle voulait dire était clair. Elle était heureuse d'être ici, et ferait tout pour y rester. Elle appréciait aussi la dame qui les avait accueillit. Bien sûr elle resterai silencieuse sur ce dernier point. Elle prit la serviette sans la remercier et s'essuya vigoureusement avant de la mettre sur ses épaules, pour se couvrir. La suite était assez banale, elle savait depuis longtemps que l'argent, le pouvoir corrompt les gens assez facilement, mais qu'il laisse toujours des personne insensible. Après ces quelques mots elle lui tendit une robe, la plus belle que la jeune fille n'eut jamais vu. Elle hésita un long moment avant d'oser poser la question, si celle ci était vraiment pour elle. Être riche présentait tellement d'avantage... Pourtant en cet instant, dame Soki semblait si triste. La révélation que cette grande dame lui apporta fut une grande surprise...

Elle, le richissime propriétaire de ce château, de terre, et maîtresse de la ville sur bien des points avait vécu des choses horribles. C'était assez étrange de savoir que celle ci était à l'origine d'une famille pauvre. Qu'elle avait tué son propre père. Ce choc, avait créée l'apparition de Lilith après avoir été adopté par le riche marchand qui avait été son second père. Mais pendant cette pèriode elle s'était complètement oubliée, elle, Soki, pourtant la véritable propriétaire de ce corps. Izu et Mizu, contrairement à ces deux personnes aux personnalités complètement opposées ne voulaient jamais se quitter. Elles était bien ensemble, et là où l'une avait des faiblesses, l'autre la soutenait ou la remplaçait si nécessaire. Il y avait entre elle une sorte de complicité qui ne pouvait être détruite. Bien sûr, toutes deux comprenait la haine qui unissait Dame Soki et Dame Lilith, mais il leur était difficile d'entendre ça.

La voix de la Dame avait pris une teinte amère. Comme si elle avait honte d'elle même. Portant n'était-ce pas elle qui avait dit que les humains étaient capable de choses qui dans leur état normal leur était impossible ? Si elle avait elle aussi dut, changer de personnalité c'était pour une raison précise, elle n'avait pas à s'en vouloir. Même si son autre moitié était horrible et trop imbue d'elle même dame Soki n'était pas ainsi.


*Petite Mizu, je vais te laisser la place, débrouille toi pour lui faire comprendre qu'elle n'a pas à avoir honte. Même si elle doit le savoir depuis bien longtemps déjà, et demande lui si l'on pourra rester auprès d'elle autant de temps qu'elle nous supportera. Je suis sûre que cela te fera plaisir non ?*

*Je... je vais essayer... crois tu que pour le violon... ?*


*Ne t'inquiète pas elle tiendra ses promesses, je te rappelle qu'elle t'a sauvée, hein. Aller, je te laisse faire.*

Toujours couverte de la serviette blanche, Mizuki baissa la tête avant de la relever puis parla à sa déesse de la manière la plus convaincante possible, en essayant de ne pas trop bafouiller.

-Déesse Soki ? Izu et moi... nous aimerions rester ici le plus longtemps possible... Mais je ne pense pas qu'elle acceptera de la faire sans vous donner quelque chose en échange.. Travailler ou je ne sais. Ce serait vraiment un immense plaisir de rester près de vous... Je.... j'ai confiance en vous. Vous êtes comme moi après tout. Votre situation doit être pire que la mienne, puisque vous vous haïssez vous et votre moitié. Mais je ne pense pas que ce soit de votre faute ! Il ne faut pas que vous vous en vouliez... enfin que... euh...

Plus elle avançait dans sa conversation, plus elle devenait rouge. Elle avait en fait une admiration sans borne pour celle qui se prénommait Soki, et sa seule crainte était de la mettre en colère ou autre chose. Elle préféra changer de sujet, faisant terre son ventre qui gargouillait.

-Mais pour la robe, vous êtes sûre que je peux mettre cela ? Je ne vais pas la salir ? Je n'ai jamais porté une telle chose... Par contre pourrais-je avoir mon violon ? Cela fait longtemps que je ne l'ai plus sur moi et ... Enfin, il me manque...

*Je t'avais dit d'être convaincante, pas de bafouiller sur tous les mots ! Enfin tu as fait de ton mieux, bravo ma petite, je t'aime.*
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MessagePosté le: Mar 16 Fév - 12:38 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

-Oh, pour le fait de rester auprès de vous, nous n'y voyons aucune objection, au contraire ce serait une joie de ... hum... De vivre dans cette grande auprès d'une si grande dame que vous...

Soki était réellement heureuse, tandis que Lilith pestait. La guerrière avait craint de faire fuir la jeune femme à cause de sa réaction de tout à l'heure et de la vérité sur son passé. En effet, pourquoi se sentirait-elle en sécurité auprès d'elle si elle n'était pas aussi puissante qu'elle le prétendait ? Qui plus est, elle n'était pas ce qu'elle faisait croire à tous : la richissime maîtresse Shidori. Tout en elle était basé sur la tromperie et le mensonge, quand bien même elle n'aimait pas cela.

Tenant la serviette blanche contre elle, la demoiselle réagit enfin aux révélations de Soki.

-Déesse Soki ? Izu et moi... nous aimerions rester ici le plus longtemps possible... Mais je ne pense pas qu'elle acceptera de la faire sans vous donner quelque chose en échange.. Travailler ou je ne sais. Ce serait vraiment un immense plaisir de rester près de vous... Je.... j'ai confiance en vous. Vous êtes comme moi après tout. Votre situation doit être pire que la mienne, puisque vous vous haïssez vous et votre moitié. Mais je ne pense pas que ce soit de votre faute ! Il ne faut pas que vous vous en vouliez... enfin que... euh...
- Je t'en prie, pas de déesse qui tienne, Mizuki !

Elle eut un sourire amusé face à l'acharnement de la jeune fille à l'appeler ainsi. Ca lui faisait vraiment bizarre... !

- Pour la durée, de ton séjour, je confirme que tu peux rester autant qu'il te plaira. Pour ce qui est de participer... Je t'avoue que je me sentirais mal à l'aise de te faire travailler car après tout, tu es désormais ma protégée, ma pupille ! Mais bon, comme tu le souhaites...

* Ah, elle se rendra utile, ça me va alors ! * persiffla Lilith.

Elle fut très étonnée par la fin des propos de Mizuki. Elle trouvait cela adorable qu'elle bafouille tant ! Et pourtant elle sentait la sincérité percer dans ce fouilli. Elle lui faisait confiance malgré tout ?? Elle était touchée, flattée même. Elle ferait tout pour en être digne ! La jeune fille rougissait d'embarras et Soki s'empressa de l'en défaire.

- Je te remercie pour ta compassion mais la situation était beaucoup plus compliquée que cela. Je ne peux plus continuer à vivre avec elle. Nous sommes trop opposées et ne faisons que nous entre-déchirer à longueur de temps. C'est... usant à la longue.

-Mais pour la robe, vous êtes sûre que je peux mettre cela ? Je ne vais pas la salir ? Je n'ai jamais porté une telle chose... Par contre pourrais-je avoir mon violon ? Cela fait longtemps que je ne l'ai plus sur moi et ... Enfin, il me manque...

Soki eut à nouveau un demi-sourire amusé.

- Bien sûr que tu peux la mettre ! Elle est à toi désormais et puis, si tu la salis, on la lavera. Ne t'en fais donc pas pour ça, ma chère. Si cela te gêne de porter une robe dis-le moi et je ferais le nécessaire !

Mizuki décida de garder la robe, pour le plus grand plaisir de Soki. Cette fois, elle eut un rire franc, chassant provisoirement ses soucis.

- J'avais oublié ton violon ! Allons donc voir le cocher pour le lui réclamer.

Elles descendirent lentement toutes deux, Mizuki avec sa nouvelle robe, main dans la main. Soki laissait le temps à Mizuki d'admirer la demeure bien qu'elle avait désormais tout le temps qu'elle voulait pour ça. La guerrière, malgré tous ses efforts, ne parvenait pas à mettre à l'aise comme elle le désirait sa pupille. Elle semblait avoir peur de lui déplaire et cela la chagrinait. Enfin, elle savait qu'il ne fallait pas brûler les étapes et que cela devait sans doute paraître irréelle pour sa protégée... Elles débouchèrent à l'air libre, frisqué à cause de la neige et du jour avancé.

- Hâtons-nous, autant ne pas tomber malade !

Elles marchèrent un peu plus vite, sans pour autant courir. Soki ne voulait surtout pas que Mizuki se force après tout ce qu'elle avait vécu. Elles arrivèrent finalement dans la grange. Le cocher était assis dans une stalle, en train de brosser l'un des chevaux.

- Steve ! Auriez-vous trouvé un violon dans la calèche, par hasard ?
- Oui, Madame ! Je l'avais mis de côté pour le nettoyer un peu plus tard, avant de vous l'apporter, mais je n'en ai pas encore eu le temps.
- Ce n'est pas grave. Pouvez-vous me l'amener, je vous prie, je crois que sa propriétaire est très impatiente de le récupérer !

Le violon était un peu recouvert de neige à moitié fondu mais semblait malgré tout être en bon état. Le cocher le donna directement à Mizuki avec un sourire.
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Mizuki

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MessagePosté le: Mar 16 Fév - 18:25 (2010)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith] Répondre en citant

Mizuki après de longue hésitation, et après que sa déesse eut encore une fois insisté pour qu'elle la mette, elle la passa sur son corps maintenant propre. Cette sensation que donna la robe sur la peau blanche de Mizuki ne lui déplaisait vraiment pas, mais cela lui faisait bizarre. Elle n'avait qu'une envie dans l'instant courir en rond, sauter, ou s'amuser avec cette nouvelle chose. Mais par une phrase, déesse Soki lui enleva cette idée de la tête, ne lui en laissant plus qu'une.

- J'avais oublié ton violon ! Allons donc voir le cocher pour le lui réclamer.

Son violon, elle se rendait maintenant compte, encore une fois, combien il lui avait manqué, elle voulait lui parler, enfin pas tout de suite, elle voulait d'abord vérifier si le froid n'avait rien abimé, s'il était toujours aussi beau qu'avant. La déesse de ce château la prit par la main et la conduisit dans le dédale que formait les longs couloirs vers ce qu'elle attendait tant. Même si elle mourrait d'envie de jouer de son violon adoré, Mizuki (et Izumi aussi) ne resta pas insensible devant la beauté des lieux. Elle voulait s'arrêter sur chaque détail, caresser la pierre finement taillée. Après s'être encore une fois attardées, le duo sortit par une grande porte qui débouchait sur une cour, enneigée.


- Hâtons-nous, autant ne pas tomber malade !

C'était étrange, le froid... c'est à peine si elle le sentait, était-ce à cause de tout ce qu'elle avait vécue ? Quand elle vagabondait dans la forêt, ou quand elle se faisait enfermer dans la cave, le froid régnait autour d'elle... peut-être s'en était-elle habituée. Soki l'entraîna vers une grange, où se reposaient des chevaux... Ces bêtes étaient assez effrayantes, grandes, on aurait dit qu'elles allaient se mettre à charger. Mizuki se cacha doucement derrière sa Dame.

- Steve ! Auriez-vous trouvé un violon dans la calèche, par hasard ?
- Oui, Madame ! Je l'avais mis de côté pour le nettoyer un peu plus tard, avant de vous l'apporter, mais je n'en ai pas encore eu le temps.
- Ce n'est pas grave. Pouvez-vous me l'amener, je vous prie, je crois que sa propriétaire est très impatiente de le récupérer !


A peine avait-elle levée la voix que cet homme, pourtant assez fort, faisait tout ce qu'elle disait. Même si elle n'était pas assez puissante pour voir tout ce qui se passait en ville, il n'y avait aucun doute que celle-ci était quand même réelle. Ceci dit ceci fait, le cocher donna à Mizuki son violon. Peut être était il un peu recouvert de neige, elle espérait que le vernit avait tenu, et que le bois du violon ne s'était pas abimé. Rapidement, salissant sa belle robe neuve, elle essuya avec délicatesse le violon, prenant soin à ne pas faire tomber la neige dans les trous.

Une fois cela fait, elle pris l'archer que le cocher lui avait amené, et mit le violon à son épaule. Les notes qu'elle en tira était tout d'abord assez moche, et pour cause, le violon était tout désaccordé ! L'humidité avait modifié la tension des cordes. Rapidement, elle l'accorda. Pour elle, quelques komas près faisait toute la différence, le son devait être parfait.

-Déesse ? Je ne sais si vous allez aimer, mais ce que je vais vous jouer est de ma propre composition. J'espère que vous avez des souvenirs durs, sans quoi cette musique risquait de vous rendre folle.


Et elle se mit au centre de la cour pour y jouer.
Un son aigu, comme un cri d’oiseau tira les employés qui passaient près de la cours de leur activité. Certains employés vacillaient, cette musique d'autre part devenaient bizarre, comme si leur vue se déformait. L’espèce de cri d’oiseau se transforma lentement en mélodie. Mizuki jouait de son violon, son Amour, au centre de la cour. Pour elle plus rien n'existait, mais le son était étrange, comme sortant d’un micro trop faible, ou d’un combiné de téléphone dans un coin éloigné d’une pièce ou radio dont les piles commencent à faiblir. Son son, au lieu de s’envoler, semblait planer sur place, engluant les oreilles, les couvrant d’une fine membrane sonore. L’archer avançait doucement sur les cordes, et le son qui en sortait s’insinuait par tous les pores à l’intérieur des auditeurs, secouant les circuits oubliés de leurs mémoires. Pour eux, le monde perdait tout à coup ses couleurs, ses odeurs, sa température, et la musique déclenchait des visions les plus inattendues. Ils ne savaient plus où ils étaient, ni ce qu'ils faisaient. Un air pesant collait au corps, l’entraînait au fond d’une marée visqueuse. Certains furent comme emportés par la vision d’un cheval noir traversant un parc au galop, dans le crépuscule, une vision nette et précise comme un tableau à l’intérieur duquel ils se sentaient attirés. Le hennissement du cheval noir, galopant à une effrayante vitesse entre les arbres, dans un contre-jour orange, se mua en une pétarade de moteur, la crinière luisant dans le soleil couchant devint une plaque de métal, l’animal se transforma en machine volante, entre deux rangées de vitres argentées, les regards, avançant à la même vitesse folle que la machine suivait le mouvement comme s'ils avaient l’œil collé à une caméra suspendue à des câbles au-dessus d’une plate-forme glissant derrière la machine à deux cents à l’heure. Soudain une angoisse les saisit. Qu’est-ce qui se déplaçait à une vitesse aussi folle ? Était-ce eux, la caméra, la machine, ou encore les bâtiments, les rues, les lumières qui défilaient ? D'un coup tout fut finit, il n'y avait plus rien, ni cheval, ni soleil, ni ciel orangé, plus rien de ces visions. Le monde réelle était revenu.


Mizuki était visiblement épuisée par ce qu'elle venait de faire, puis regarda la maîtresse de maison en souriant.

-J'éspère que vous avez apprécié, déesse. Vous pourrez demander à vos employés ce qu'ils ont vu, cela pourra être intéressant. Enfin, normalement ça ne vous a rien fait n'est-ce pas ? (D'un coup sa voix prit une teinte d'inquiétude) A chaque fois, seuls ceux qui avaient eu une vie banale et heureuse étaient atteint de vision, les autres, au contraire n'entendaient qu'une musique apesante... J'éspère vraiment que ça ne vous a rien fait, je suis désolée d'avoir fait cela sans vous prévenir...


Tenant le violon contre elle, elle se rapprocha de sa déesse, la tête basse.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:13 (2016)    Sujet du message: Par une matinée d'hiver [PV Lilith]

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