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Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes?

 
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Kali

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MessagePosté le: Ven 17 Juil - 11:07 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

Le froid et la solitude était son lot quotidien. Chaque jour passant avec la même lenteur… Triste désolation qu’être enfermé pour l’éternité dans ce lieu. La végétation présente n’était que des algues habituées aux profondeurs des eaux. Pas âme qui vive… Et dans ce silence de mort se trouvait Kali. Des chaînes aux poignets la retenaient au mur. Ce n’était pas des chaînes ordinaires. Elle pouvait se défaire simplement… Mais cette facilité ne prenait pas effet pour la demi-déesse. Elle ne pouvait y toucher, seul l’humain qui parviendrait à arriver jusqu’à elle serait en mesure de le faire. Mais jusque là c’était un échec… Chaque humain qui voulait passer s’était heurté à la pieuvre géante qui gardait l’entrée du tunnel qui menait à la grotte sous-marine où était retenu Kali. A croire qu’aucun n’avait tenu compte de l’indication gravée dans la pierre à l’entrée du tunnel…

« Seul ceux qui verront les choses avec leur cœur et sans les armes pourront passer… »


Quelqu’un avait il seulement le courage d’appliquer cette phrase ? Non. Les moins courageux avaient fait demi-tour. Les autres étaient venus sans laisser leurs armes ou bien s’étaient laissé duper par les apparences.
Kali soupira. Connaîtrait-elle un jour le sens du mot liberté ? Elle avait passée toute sa vie enchaînée à des obligations, et maintenant à ce mur. Le prix de sa liberté était de nouveau une contrainte. Il fallait qu’elle s’attache à un humain, qu’elle le serve et mette son pouvoir à sa disposition… Le prix de sa « liberté » avait un goût bien amer ! Cette idée ne lui plaisait pas vraiment. Elle préférait ne pas intervenir dans la vie des humains. Bien assez de destruction était causé. Fallait-il que les invocations en soit maintenant l’instrument ? Cruelle punition qu’avaient proférée les Dieux. Elle allait à l’encontre de ce qu’ils avaient réprimés… Aujourd’hui ils donnaient aux hommes le moyen de s’autodétruire !
Peut être la meilleur solution restait que Kali reste enchaînée dans sa prison, comme toute autre invocation ? Sa raison lui dictait que oui, mais tout le reste de son être lui hurlait qu’elle voulait sortir au prix sans doute de l’équilibre qui régnait sur cette terre.

Le visage de Kali se referma, les traits du désespoir dessinés, effaçant toute trace de douceur et chaleur qu’il y avait auparavant. Elle se recroquevilla sur elle-même. Chaque jour elle perdait un peu plus espoir, perdant petit à petit la parcelle d’humanité qu’elle gardait en elle, pour devenir une coquille vide, sans vie et sans sentiment. Pourtant elle aspirait encore à sentir l’eau qui lui chatouillait la peau lorsqu’elle nageait, le vent lui caressant le visage, et surtout le soleil éclairer ses journées.
Elle baissa la tête. Qui serait son soleil à elle ? Qui viendrait apporter de la lumière dans cette caverne oubliée de tous ? Pour ne pas sombrer dans la folie qui s’emparait peu à peu d’elle, elle se mit alors à chanter, doucement, pour elle-même. C’était la seule voix qu’elle pouvait entendre ici…


[Désolé c'est court >.< le prochain post sera mieux]
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MessagePosté le: Ven 17 Juil - 11:07 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Balthamos

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MessagePosté le: Ven 17 Juil - 16:22 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

Balthamos avait eu du mal à rejoindre le temple, surtout en ce qui concerne le détour de la première île. Là, le bateau avait du affronter un monstre gros comme plusieurs maisons, qui avait surgi prés du navire, manquant de réduire l’esquif en un amas de bois flottant. Le cétacé géant avait surgi alors que le guérisseur se tenait sur le bastingage, et il avait vu de très prêt la créature, et avait même vue la peau craquelée et rugueuse s’arrêtait a une coudée de la coque, pour après replonger dans les eaux noirs de l’océan. Puis, vint l’agitation des hommes.

- Baleines ! Baleines à tribord ! Changer le cap ! Vite ! Baleine !


Puis un autre de ces montres nommés baleine se dressa hors des flots, ou peut être était ce le même, et la créature tourna un œil en direction du pont, et fixa sa pupilles sombre sur le médecin. Balthamos fut soudain envahi par un calme étrange, une vague d’apaisement subite. Il comprit que la bête tentait de lui délivrait un message. Un message de paix et de complicité, comme un gris-gris pouvant attirer la chance. Il ne mit pas longtemps à comprendre pourquoi un tel géant avait voulu l’encourager.

* C’est pour Kali.*

En effet, quelques mois plus tôt, il avait trouvé dans un livre poussiéreux dégoté dans un lieu insolite, une information plus où moins étrange. Il était écrit qu’une méthode pour soigner les plaies, était d’utiliser les pouvoirs des invocations. Apres avoir lu le livre plusieurs fois, il en avait déduit que les invocations d’eau étaient celles qui pouvaient soigner le mieux, et que le sort n’agirait pas sur le corps, mais sur l’esprit, et surtout sur la spiritae, l’esprit du corps. Il avait fini par trouver l’emplacement de l’une de ces étranges créatures, nommée Kali. Bien sur, il n’avait sur elle que fort peu de renseignement, à part peut être une vague description physique : une nageoire à la place des jambes, et des longs oreilles pointues. Suffisamment pour décider de partir à sa recherche en tout cas ! Emportant avec lui quelques livres, il avait pris un bateau se rendant au alentour du temple de l’Eau. Lui pourrait aller chercher Kali tranquillement pendant que les autres pourraient chasser les phoques et autres bêtes que recelait la contrée. Et c’est comme ca qu’il avait aperçu la baleine.

Finalement, vint le temps de l’arrivée. En voyant les cotes approcher, il sentit son estomac se nouer, et ca de plus en plus jusque à la descente à terre. Il du se faire violence pour monter jusqu’au temple, se forçant à accepter le fait qu’il allait rencontrer une créature plus mythologique que réel ! Arrivé devant les grandes portes, il fut saisi d’un grand frisson, du en parti à l’eau s’infiltrant dans ses vêtements. Il releva la tête, et ne vit que de sombres nuages déversant leurs larmes sur le monde. Il attendit devant le temple un long moment, partagé en l’idée de fuir, où celle de tenter sa chance. Encore indécis, il se souvint de sa rencontre sur le bateau, et sentit un calme relatif l’envahir. Il prit soudain sa décision, et ouvrit en grand les immenses portes devant lui.

* Bon, si mes souvenirs sont bons, et ils le devraient, c’est de ce coté que je devrais trouver l’entrée du « tunnel ». Alors, allons y !*

Et il se dirigea vers l’aile nord du temple. Petit à petit, il sentit l’humidité percer à travers ses narines, et il du se faire violence pour continuer à avancer. Enfin, au détour d’un couloir, il tomba sur une salle où résidait un trou béant en son centre. En s’approchant, il entendit clapoter de l’eau pas loin du bord, et s’arrêta un instant.

* Bon, je n’ai pas trouver de tunnel, à part ce trou qui donne je ne sais où. Ensuite, je sais qu’il y a de l’eau dans cette cavité, ce qui est normale pour une invocation d’eau. Mais en même temps, ce n’est pas un tunnel. Apres, est ce que mes sources sont vraiment fiables ?*


Apres un temps qui lui parut assez court, il vit la faible lumière parvenant de l’extérieur décroitre jusqu'à n’être pas plus forte qu’une bougie à l’autre bout du monde. Le guérisseur se leva d’un coup, et décida que s’il devait passer la nuit ici, autant qu’il est tenté quelque chose. Il enleva donc ses vêtements, ne gardant qu’un pantalon de toile, assez léger pour ne pas le gêner dans ses mouvements sous l’eau. Puis, pliant ses habits, comme pour conjurer le mauvais sort, il les posa à l’entrée du trou, juste au cas où. Ne gardant qu’une ceinture qui faisait tenir son pantalon, il y glissa sa dague, renonçant ainsi à amener avec lui une de ces nombreuses fioles.

* Les dés sont jeter.*

Puis il plongea dans les eaux noires du puits, au moment même où la lumière laissait place aux ténèbres dans la salle.
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Kali

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MessagePosté le: Lun 20 Juil - 15:11 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

Plus la mélodie de Kali arrivait à son terme, et plus sa résignation à devoir rester enfermée en ce lieu grandissait. Elle sonnait comme une fin. La fin de tout espoir qu’elle avait en elle, de la perte de son humanité…
La dernière note de sa mélopée s’éleva, avant que la créature de l’eau ne se taise. Sa voix se répercuta en écho dans la caverne, puis le silence de plomb revint. Quelques secondes passèrent ainsi, sans que rien ne bouge. Puis un rire qui n’avait rien d’humain, ni même de naturel s’éleva de la gorge de Kali. Un rire nerveux qu’elle ne s’était jamais connu.


*Tu deviens folle ma pauvre Kali ! Finalement serais-je vouée à perdre la raison ?*


Son rire se calma tandis qu’en soupirant elle appuyait sa tête contre la paroi rocheuse humide de la grotte. Tout l’affligeait. De son sort injuste à elle, ainsi qu’à toutes les autres invocations, jusqu’à son état des plus déplorable. Elle n’avait pas bonne mine. Ses nageoires ayant perdu la sensation de l’eau jonchaient lamentablement le sol, ne laissant plus aucune place à leur superbe qu’elles avaient d’antan. Le temps avait terni leur éclat. Ses écailles, elles avaient perdu leur couleur flamboyante, elles ne semblaient ne même plus luire, quant à son visage, il perdait peu à peu de ses couleurs pour devenir terne. Plus le temps passait, et plus son état physique tout comme moral se dégradait.
Le pire était sans doute son triste sort. Elle était comme condamnée au supplice de Tantale dans la mythologie Grecque. Son élément indispensable pour sa survie et son bien être se trouvant juste devant elle, mais qu’elle ne pouvait atteindre…

Mais alors que Kali se désolait, un changement se fit percevoir dans la caverne. Étrangement le mouvement de l’eau plus loin sembla ralentir, comme dans l’attente d’un évènement. Quelques instants plus tard, elle reprenait sa danse mais plus rapidement que d’habitude. La demi-déesse avait plusieurs fois observée ce phénomène. Elle ne pouvait pas se résigner à croire ce que cela signifiait… Mais elle dût se rendre en évidence lorsqu’elle sentit une présence qui émanait des eaux. Quelqu’un avait pénétré dans les profondeurs des eaux du temple où elle était retenue. Elle pouvait le sentir, elle sentait chaque chose qui se passait dans ces eaux, que ça aille du plus petit crustacé, à la pieuvre géante qui gardait les lieux. Quelqu’un avait-il enfin entendu son appel ?

Ayant la possibilité d’observer tout ce qu’il se passait, l’eau étant son élément, elle se concentra sur son visiteur.
Il s’agissait d’un homme. Ses cheveux étaient blancs comme la neige, des yeux verts. Il semblait assez grand, et sa peau était très pâle.
L’inconscient ! Par les eaux glaciales, il n’avait gardé qu’un mince pantalon, qui ne devait guère lui apporter de chaleur. Mais ce qui sauta aux yeux de Kali, fut la dague qu’il portait à la ceinture.


*Un de plus qui n’a pas écouté les indications données… Il n’aura aucune chance !*


Elle sembla vouloir ne plus accorder d’attention à cet homme, mais sa curiosité l’importa. Elle voulait voir comment allait se débrouiller l’homme.
Il progressait dans l’eau, semblant chercher. Mais Kali pouvait sentir qu’autre chose évoluait en même temps que lui. Bientôt l’épreuve qu’il devrait passer pour la délivrer s’imposerait à lui. Plus il s’approchait du but, et plus les ondulations autour de lui semblait calmes et immobiles, comme si toute vie avait cessée. En réalité, à l’abord du tunnel, la flore se raréfiait et la faune devenait inexistante. Ce fut quand l’homme s’approcha de cette endroit que la bête qui l’observait déjà depuis un moment apparut devant lui. Elle devait bien faire une hauteur de six mètre de haut, bouchant totalement l’entrée du tunnel qu’elle gardait. Ses huit tentacules ondulaient autours d’elle gracieusement au gré de l’eau. Ses deux yeux étaient fixés sur l’homme.
La voix de Kali s’imposa alors dans la tête de l’homme :


« Seuls les justes pourront passer. Prouves à la bête que tu l’es ou fais demi-tour… »

Ce fut ce moment là que choisit le mollusque pour se mouvoir vers l’homme. Un de ses bras s’allongea vers l’homme, offensif vers la ceinture de l’homme. La force de la bête et de l’homme n’était pas comparable. L’inconnu allait devoir méditer sur la façon de passer !
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Balthamos

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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 14:15 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

Glacée. L’eau était tellement froide qu’il s’étonnait de la voir garder sa forme liquide. Heureusement pour lui, il avait plongé dans l’eau noire d’un seul coup, sinon il n’aurait pas pu avancer dans les profondeurs. Là, forcé d’avancer, il avait lentement plongé dans le passage, tout en retenant sa respiration. Et ce fut la lente descente dans un monde inconnu et presque pas éclairé. Presque pas, car il voyait de temps en temps des plantes phosphorescente lui indiquant la route à suivre, comme des torches. Placés à intervalle régulier, il ne se douta pas que l’invocation avait tout prévu pour accueillir les visiteurs.
Et c’est à ce moment qu’il comprit pourquoi peut de personne avait des invocations : en effet, ce n’était pas le maître qui choisissez l’invocation, mais bien le contraire ! Et qui dit choisir, dit test. Et Balthamos fut parcourut par un grand frisson.

* qu’est ce qui peut bien m’attendre dans ces profondeurs ? Un homme poisson ? Une huitre géante ? Un concombre géant doué de parole ?*

Le guérisseur essayait de se réconforter comme il le pouvait, mais il fut interrompu dans ses pensées par un mouvement à l’orée de son champ de vision. Il tenta de se tournée vers l’endroit en question, mais il ne vit rien que de l’eau sombre, et quelques rares plantes. Enfin, il ne voyait si peu dans cette eau que le fait de ne rien avoir vu ne le réconfortait pas du tout. Cela empira même la pression pesant sur lui. Nageant comme il le pouvait vers ce qui semblait la surface, il remarqua mais trop tard qu’il y avait de moins en moins de vie aquatique autour de lui.
Trop tard, car à ce moment là un monstre énorme lui boucha la vue, et sembla aspirer toute l’eau vers lui. Le médecin n’eut pas le temps de saisir sa dague qu’une tentacule géante vint le ceinturer, et l’attirer vers le monstre. Et avant qu’il est put reprendre ses esprits, il entendit au fond de son cerveau une voix suave lui dire :

« Seuls les justes pourront passer. Prouves à la bête que tu l’es ou fais demi-tour… »

* Je veux bien, mais comment je suis sensé faire pour le lui prouver ! Je peux pas parler dans l’eau moi ! Et pis en plus, comment je fais pour lui dire que je suis bon !! Et comme si ca suffisait pas, je commence à être en manque d’air …Haa, il faut que j’arrive à me concentrer sur les paroles de Kali !*

Il ne tenta donc pas de se débattre, mais utilisa ses dernières forces pour réfléchir. Que voulez dire le demi-dieu par « Juste » ? Cherchait-elle quelqu’un travaillant à la justice ? Non, ca ne pouvait être cela. Demandait elle si l’on était équitable avec son prochain, si on traitait les autres comme l’on se traitait soit même ? Surement. Mais comment l’expliquer à cette espèce de poulpe géant …
Le guérisseur scruta la tête du mollusque, mais ne vit rien capable d’entendre des sons, ou même de pouvoir le comprendre. Alors comment faire ? Balthamos finit par concentrer son esprit sur son métier, et la vie qu’il avait vouée à soigner les malades. Il tenta de se souvenir de tout, même des plus infimes détails de sa vie, pour que le mollusque puisse voir à satiété, et puisse rendre un jugement.
Il y mit toute sa volonté, en espérant atteindre le gardien de la déesse avant de sombrer dans l’inconscience. Peut être, cela allait-il marcher ? Comme lorsque Kali lui avait parlé sans être à coté de lui, il pouvait peut être faire comprendre au gardien qu’il était bien celui qu’il fallait …enfin, il y avait beaucoup trop de « peut être ».

* … J’ai passé ma vie à soigner des pauvres hères, et je vais finir noyé dans un trou plein d’eau, avec pour seule compagnie une énorme pieuvre … j’espère que mon apprentie saura se débrouiller avec la boutique …*

Puis ce fut le les derniers instants, où chaque seconde devient une lutte contre le sommeil. Il ne voulait pas sombrer dans l’inconscience, mais son cerveau manquait affreusement d’air. Mais il tint bon, en attendant la sentence du monstre.
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Kali

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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 15:58 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

Kali observait la progression de l’homme. Il semblait se diriger grâce aux plantes qui jonchaient le parcours jusqu’à l’entrée du tunnel. Il avançait lentement, difficilement. Sans doute à cause du manque de lumière…
Lorsqu’il s’aperçut enfin d’une présence proche de lui, il tenta de remonter à la surface mais fut interrompu par le mollusque qui s’imposa à lui. Il n’eut pas le temps de dégainer, que déjà il était enserré par un des bras du géant.

Aux yeux de Kali, l’humain n’avait aucune chance, comme tous les autres, la pieuvre avait réagit à l’offensive. Il était toujours de même lorsqu’elle voyait une arme. Jamais ô grand jamais, elle ne laisserait un humain présentant un éventuel danger s’approcher de sa maîtresse. De plus, elle connaissait les volontés de la demi-déesse, elle agissait seulement à leurs avantages. Mais l’étonnement prit Kali, quand la scène sembla s’arrêter. L’homme s’était immobiliser, ne cherchant pas à se débattre, ni même à attaquer le mollusque. Avait-il comprit son message ?

Il sembla se concentrer, immobile malgré ses lèvres qui bleuissaient de plus en plus devant le manque d’air. S’il continuait ainsi, il allait se noyer comme pas mal d’autres humains avant lui.
La pieuvre fixa alors son regard dans celui de l’homme, semblant sonder son cœur, et essayer de comprendre ce que l’inconnu tentait de lui dire. Cela dura quelques instants, Kali retenant son souffle en attente du jugement de l’animal. Elle ne tenterait pas d’intervenir, se fiant totalement à l’instinct de la bête.

Puis tout se passa très vite. L’homme fut emporté vers le tunnel à une vitesse folle, avant d’être propulsé vers la sortie du trou d’eau où se trouvait la grotte de Kali. S’il avait encore suffisamment conscience de ce qui l’entourait, sans doute avait-il remarqué que la pieuvre l’avait relâché au prix d’un petit souvenir… Sa dague se perdait à présent des les profondeurs de l’eau, là où elle ne pourrait faire de mal à personne.
Pendant ce temps, la demi-déesse avait gardée les yeux fixé sur la silhouette qui se présentait devant elle. Sa curiosité s’enflamma. Elle n’avait jamais rencontré d’humains en vrai, se contentant de les observer de là-haut. Elle avait toujours eu une soif de connaissance gigantesque. Maintenant qu’un objet de curiosité était sous ses yeux, elle voulait tout apprendre de lui.
Malgré sa grande impulsivité elle essaya de maîtriser tous les sentiments et toutes les questions qui se débattaient en elle. Elle se contenta de dire d’une voix calme :


« Bienvenue dans ma prison humain ! Je suis Kali. En parvenant à arriver jusqu’ici, tu as montré que tu étais juste, et que malgré ta nature humaine, tu sais être bon. »


L’être de l’eau se tut quelques secondes, lui laissant le temps de savourer sa victoire. Il avait réussi l’épreuve, Kali lui obéirait, bien que quelques conditions seraient posées.


« Je me fis totalement au jugement de la bête, je me plierai donc à tes désirs. Cependant il n’en reste pas moins que j’ai une volonté propre, et qu’il n’est pas dans ma nature de servir les projets cupides et avides de pouvoirs des Hommes. J’espère donc que tu ne fais pas partit de ce type d’individu… »


Elle sourit à l’homme. Il ne semblait pas quelqu’un ayant un mauvais fond, mais l’observation de cette espèce lui avait apprit qu’il ne fallait jamais se fier à ce que l’on voyait.

« Et maintenant, pourrais-je savoir quel est le nom de mon invocateur ? »

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Balthamos

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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 18:05 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

Le médecin reprit ses esprits sur ce qui semblait être un rocher. Mais sur le moment, ce n’est pas ce qui l’intéressait. Il avala goulument tout l’air qu’il le put, entre deux hoquets, et alors que son corps voulait rejeter l’eau prisonnier de son corps. L’air lui brulait la gorge, et la tête lui tournait, mais il était heureux de se sentir vivant ! Et c’est en se redressant pour examiner la grotte qu’il remarqua qu’il avait froid. Il était en fait complètement gelé, et il se mit à claquer des dents de façon insupportable. Puis, il la vit. Créature étrange et magnifique, elle se tenait assise, laissant voir les écailles rouges qui recouvraient une grande parti de son corps, et qui allaient jusqu’aux nageoires qui lui tenaient lieu de pied. Un poète aurait pu dire que Kali flamboyait dans la pénombre, mais Balthamos ne put exprimer cette émotion en mot, et se contenta donc de fixer le visage de l’invocation, tout en essayant de reprendre son souffle.


« Bienvenue dans ma prison humain ! Je suis Kali. En parvenant à arriver jusqu’ici, tu as montré que tu étais juste, et que malgré ta nature humaine, tu sais être bon. »


Juste … Le guérisseur se demanda comment une pieuvre avait pu trouver qu’il est juste. Enfin, au moins, il avait réussi à passer, et il n’était pas mort ! La contrepartie, c’est qu’il n’irait plus se baigner pendant un bon bout de temps.

« Je me fis totalement au jugement de la bête, je me plierai donc à tes désirs. Cependant il n’en reste pas moins que j’ai une volonté propre, et qu’il n’est pas dans ma nature de servir les projets cupides et avides de pouvoirs des Hommes. J’espère donc que tu ne fais pas partit de ce type d’individu… »


Et elle souriait ! Elle se tenait devant lui, en lui dictant ses conditions, alors qu’il venait d’échapper à la mort la plus horrible qui soit, et elle souriait ! Il y avait décidemment quelque chose de dément dans ces invocations. Ou peut être de divin… qui pouvait juger de la volonté de Borc tout puissant ? Surement pas lui.


« Et maintenant, pourrais-je savoir quel est le nom de mon invocateur ? »



Elle semblait attendre sa réponse, et il se décida à s’installer correctement et à attendre d’avoir reprit une respiration régulière et d’avoir reprit un peu de couleur. Jugeant que ses mains perdaient leurs nuances bleutées, il dit :

- Bonjour Chère Kali, mon nom est Balthamos, médecin de mon état. Et il se trouve que j’ai entendu parler de toi, ou plutôt j’ai lu quelques anecdotes a ton sujet. Est-ce vrai que tu étais la préférée d’Aqua ? Enfin, peut importe, juste de la curiosité mal placé. Quand à savoir si je suis cupide ou avide, tu devrais savoir en temps qu’invocation qu’un humain se doit d’être cupide ou avide à quelques degrés que se soit pour pouvoir survivre.


Puis, il arrêta de parler un moment, le temps de reprendre son souffle. Il utilisa cette pause pour étudier le visage de la demi-déesse, et aussi pour étudier l’environnement de la grotte. Et il se demanda comment l’invocation avait pu vivre dans cette caverne pendant des centaines d’années sans perdre la raison. Ce n’était en tout cas pas possible pour un être humain songea le guérisseur.

- Il se trouve que par le passé, et surement dans mon futur, je sois enclin à ses deux travers, ne serait ce que pour vivre à mon aise. Mais si c’est le prix que je dois payer, alors je tenterais de faire de mon mieux pour que ses deux défauts déteignent sur moi le moins possible. En cela, tu peux me faire confiance, je tiens toujours parole.

Puis il se leva, et alla regarder la surface de l’eau. Bien sur, il ne vit que son propre reflet, mais il ne put réprimer un frisson en pensant qu’il allait devoir replonger pour sortir du temple. Le contact de cette eau froide lui répugnait, et il en venait même à se demander comment il avait réussi à plonger dans ce liquide noirâtre. Reculant de quelques pas, il se retourna vers Kali.

- La traversée de ce tunnel m’a suffi une fois, pourrais tu faire quelque chose pour que je ne sois pas obliger de mou…de replonger dans cette eau ? Parce que oui fois ma amplement suffit …

Et c’est la qu’il remarqua qu’il était presque nu. Un peu gêné, il se detourna de Kali pour contempler le mur opposé.

- Et si au passage tu trouvais une solution pour m’amener à l’entrée du tunnel, j’aimerais reprendre mes affaires.
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Kali

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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 22:50 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

La demi-déesse observa l’homme reprendre son souffle. Il avait but la tasse, et une sacrée ! Crachant et haletant, il attendit que sa peau revienne à une couleur normal, bien que ses dents se missent à claquer violemment. Puis elle sentit son regard sur elle, et une nouvelle fois la curiosité de Kali s’en trouva avivée. Que pouvait-il donc penser ? Si s’était la première fois qu’il rencontrait une invocation, qu’en pensait-il ? Etait-il déçu ? Ou bien ravi ? Beaucoup d’autres questions encore se bousculaient dans sa tête.

L’inconnu sembla écouter ses paroles avec attention. Il ne la coupa pas, et ne sembla même pas sourciller face à ses conditions. Au lieu de cela, il s’installa le plus confortablement possible qu’on pouvait faire dans cet environnement. Enfin, elle put entendre le son de sa voix. C’était si délectable ! Elle avait oublié le plaisir d’entendre quelqu’un lui adresser la parole, oublié l’effet que ça donnait d’avoir quelqu’un avec soi. Aujourd’hui qu’elle le retrouvait, elle réalisait combien tout cela était précieux, et combien elle ne voudrait pas se retrouver à nouveau seule.


- Bonjour Chère Kali, mon nom est Balthamos, médecin de mon état. Et il se trouve que j’ai entendu parler de toi, ou plutôt j’ai lu quelques anecdotes à ton sujet. Est-ce vrai que tu étais la préférée d’Aqua ? Enfin, peut importe, juste de la curiosité mal placé. Quand à savoir si je suis cupide ou avide, tu devrais savoir en temps qu’invocation qu’un humain se doit d’être cupide ou avide à quelques degrés que se soit pour pouvoir survivre.


Médecin… Intéressant ! Sa curiosité allait être assouvis plus qu’elle ne le pensait ! De plus étant un médecin, il ne devait pas être non plus quelqu’un très avide de pouvoir ! Un bon point.

Apparemment il s’était renseigné sur elle. Il évoqua alors la relation qu’elle avait eut avec Aqua. Kali crut bien qu’elle avait une enclume dans l’estomac. Aqua… elle lui en voulait autant qu’elle aurait voulu que tout redevienne comme avant. Elle avait perdu un père en le perdant. Cachant la douleur que lui évoquait ce nom, elle se contenta de continuer à écouter le dit Balthamos, gardant son sourire sur son visage. Il en vint à parler des conditions qu’elle avait posées. Elle devait bien avouée qu’il n’avait pas tort. En ces temps, il régnait la loi du plus fort. Il n’en reste pas moins que ces traits typiquement humains les avait tous menés à leur perte. De ce fait, elle n’accepterait jamais de servir pour ces causes. Cependant, elle apprécia la promesse qu’il lui fit, de réprimer ses travers humains. Voilà qui les mettait sur la même longueur d’onde. Ils étaient à présent d’accord.

Il se leva ensuite pour se diriger vers l’eau. Y replonger sembla le répugner, car il s’en détourna bien vite, pour se tourner une nouvelle fois vers elle.

- La traversée de ce tunnel m’a suffi une fois, pourrais tu faire quelque chose pour que je ne sois pas obliger de mou…de replonger dans cette eau ? Parce que oui fois ma amplement suffit …

Il sembla alors tout d’un coup gêné, sans que la demi-déesse ne comprenne pourquoi. Après tout, elle avait encore beaucoup à apprendre des Hommes. Elle réfléchit un instant sur comment exaucer le souhait de son invocateur.

- Et si au passage tu trouvais une solution pour m’amener à l’entrée du tunnel, j’aimerais reprendre mes affaires.

Elle se leva alors pour faire face à l’homme. N’ayant pas de jambe, elle « flottait » légèrement au dessus du sol. Elle s’avança vers lui, tout en lui répondant.

«Tout d’abord, pour satisfaire ta curiosité, oui, on peut considérer que j’étais la préférée d’Aqua, bien que ce ne soit aujourd’hui plus le cas. Je fus sans doute une de ses dernières créations, destinée à tromper son ennuie. Pour ce qui est de la cupidité et de l’avidité de l’Homme, je dois bien avouée que je n’ai jamais eu le loisir d’en observer qui n’en soit pas doter. Cela n’empêchera pas que mes conditions ne changeront pas, elles s’en retrouveront juste modérées. »

Elle lui prit alors la main, sans lui laisser le choix de ce contact ou non. Il était glacé, bien qu’il se soit quelque peu réchauffé. S’était une sensation étrange pour Kali, mais elle ne le manifesta pas.


« Je ne peux malheureusement pas t’empêcher de passer par là pour sortir d’ici. Cependant je peux te rendre le trajet moins pénible. Laisses toi faire, ça se passera bien. »


Elle plongea alors dans l’eau, entraînant l’homme à sa suite. Immédiatement un changement se produisit chez elle. Tout son corps se revitalisa de l’eau. Sa couleur rouge flamboyante reprit de son éclat, et sa nageoire retrouva alors toute sa superbe. Kali aurait voulu pouvoir profiter plus de cette eau qu’elle n’avait put sentir sur sa peau depuis si longtemps, mais d’ici peu Balthamos se retrouverait bien plus que frigorifié. Elle entraîna donc l’homme contre elle, l’enserrant de ses bras, lui fournissant de sa chaleur corporelle qui ne craignait pas le froid de l’eau. Nager malgré le poids de l'homme qu'elle transportait ne lui fut pas difficile. Elle se repérait également sans difficulté dans le noir. Sa nageoire lui permettait d’acquérir de la vitesse, beaucoup de vitesse. Aussi se retrouvèrent-ils rapidement à la surface de l’eau, dans le temple. Elle le hissa alors hors de l’eau.

« Le voyage t’a-t-il semblé plus agréable ? »

Elle le rejoignit sur la terre ferme à contre cœur, regrettant déjà le contact de l’eau sur sa peau.

« Et maintenant, que comptes tu faire ? »


Tandis qu’elle lui posait la question, son regard se promenait sur les murs du temple, regardant avec curiosité, les parties de sa « prison » qu’elle n’avait pu voir jusqu’ici.
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Balthamos

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MessagePosté le: Jeu 23 Juil - 14:49 (2009)    Sujet du message: Prison, ma prison, quand ouvriras-tu tes portes? Répondre en citant

Il était un peu gêné, mais il écouta malgré tout les explications de sa nouvelle invocation. Puis, il fit sonner le terme d’invocation dans sa tête, en essayant d’imaginer les conséquences sur sa vie. Plus simple certes, mais comment allait-il gérer ses propres habitudes ? Enfin, il essaierait de s’arranger plus tard avec la semi-déesse plus tard.

Puis Kali lui prit la main, et il se sentit bizarre. Il ne l’avait pas vu se lever, et le contact le prit totalement par surprise. Ce n’était pas du dégout qu’il ressentait, mais c’était comme tentait de saisir de l’eau. Mais de l’eau liquide. Cette pensée le fit frissonner, mais il ne tenta pas de s’échapper ; il commençait vraiment à apprécier cette sensation. Enfin, il se redressa et ecouta Kali :


« Je ne peux malheureusement pas t’empêcher de passer par là pour sortir d’ici. Cependant je peux te rendre le trajet moins pénible. Laisses toi faire, ça se passera bien. »


-Et ben si c’est la seule manière, je veux bien te faire confiance. Je ne supporterais pas le froid de l’eau très longtemps. La limite du corps humain sans doute …

Laissant ses réflexions philosophiques de coté, il se prépara mentalement au plongeon. Alors qu’il était encore en train de pomper l’air pour avoir un stock conséquent dans les poumons, Kali plongea dans l’eau, et le guérisseur fut forcer de la suivre.
Apres avoir avaler une gorgée d’eau, il constata qu’il était en train de nager au coté de Kali, dont les écailles avaient, si c’était encore possible, gagné en intensité et en luminosité. A elle seule, la déesse illuminait les fonds marins. Et son invocation l’attira alors vers elle, et le prit dans ses bras. Et malgré l’étrangeté de la situation (balthamos essayait de ne pas lorgner sur la poitrine de Kali), il sentit la chaleur l’envahir, et le sang affluer jusqu’à ses doigts. Puis il se sentit projeté hors de l’eau, et put se remettre à respirer.


« Le voyage t’a-t-il semblé plus agréable ? »


Le voyage ? Cela ressemblait plutôt à un saut, tant la vitesse avait été rapide. Et donc pare conséquent, il avait été fort agréable. Enfin, cela ne l’empêcherait pas d’éviter toute baignade avant un moment. Il alla déplier ses vêtements, puis commença à se vêtir. Se s’entant enfin lui-même avec ses potions bringuebalants au niveau de sa poitrine, il sortit une potion de vitalité en bu une petite gorgée.

- Ho oui, le voyage fut très agréable, et je t’en remercie.


« Et maintenant, que comptes tu faire ? »


- Et bien, nous allons d’abord rejoindre le bateau par lequel j’ai pu attendre ce temple, et puis nous nous dirigerons vers la ville de Lüh. C’est la que j’exerce mon métier de guérisseur. C’est d’ailleurs la seule ville humaine. Elle est située sur une île, au bord de l’eau, et j’espère que tu t’y plairas … En parlant d’eau, je suppose que tu vas passer une parti du voyage dans l’océan ? Enfin, après temps d’année passé dans une prison, j’imagine que tu tiens à te faire plaisir un moment !

Et il lui décocha un clin d’œil complice, lui qui ne pouvait rester trop longtemps dans son antre sombre te pleine de poussière sans que ses cauchemars ne ressurgissent. Et alors qu’il se dirigeait tout guilleret vers la sortie du temple, en arpentant les mêmes couloirs sombres et humides, il se retourna vers son invocation :

- Au fait, durant le voyage allé, notre bateau à croisé le chemin d’un énorme animal marin, que les humains nomment « Baleine ». Et je suis sur qu’elle ma parlé de toi, ou tout au moins qu’elle savait que je venais te délivrer. Cela te dit quelque chose ?


Et il fixa son invocation d’un air intrigué, aussi avide d’entendre la réponse qu’un jeune enfant apprenant à se servir des feux d’artifices du nouvel an. Lui qui à déjà essayait de reproduire cette étrange poudre chez lui, mais sans succès, c’est pour vous dire a quel point il était fasciné par les rapports que la demi-déesse entretenait avec les animaux marins.

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