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Ouvrez la cage au dragon...
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'ile d'Arcane - Forum RPG Fantasy Index du Forum -> -> Temple de l'Air
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Eleanör
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MessagePosté le: Dim 30 Sep - 20:26 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

A nouveau je me heurtai à l'obstacle infranchissable dû à l'énigme inconnue. J'avais jusqu'à présent usée de différentes approches sans réussir à percer l'énoncée de son épreuve. Pourtant je ne doutai pas de son existence et restai persuadée d'être en mesure de la résoudre. J'écoutai sans interrompre le Dragon des vents, espérant y découvrir l'indice décisif. Pourtant, hormis une nouvelle promesse de tomber en sa geôle et sa requête de me voir respecter le silence qu'il quémandait, je n'y décelai rien d'autre. Un instant j’eus l'idée de suivre ses directives mais je doutai de leurs réussites. De même que je ne désirai pas être sa docile libératrice, d'autant plus une fois rescapée du naufrage vers lequel il prenait plaisir à diriger le vaisseau de ma vie. Prenant place sur le reste d'une colonne fort près de son siège, je déposai mon arc à mes pieds afin de n'être nullement gênée dans ma réflexion.

La soif commençait à chatouiller ma gorge que la poussière asséchait. Cela procurerai trop de joie malsaine au Semi-dieu, ce pourquoi j'essayai de dissimuler le désagrément naissant. Kohaku semblait faire preuve de sagesse, aussi bien ses paroles et gestes ne pouvaient être anodins. Il se pourrait même qu'il m'eut à de nombreuses reprises indiqué la voie. Codant les paroles qu'il me sifflait, masquant la manière de présenter son épreuve dans le but certain de faire de moi un repas et non une geôlière. Malchanceux qu'il était, j'avais la ferme attention de le lier à moi afin qu'il permette à mes projets de se réaliser. Et cela, qu'il en donne son consentement ou non. Voila qui était étrange, je tenais de tels propos alors que l'être divin n'était qu'à quelques pas de moi. Je pense qu'à partir d'ici, je n'éprouvai plus la moindre peur envers le reptile. Ou du moins, elle était devenue mon arme.

« C'est étrange mais je vous pense mon professeur à cet instant. De notre situation j'en ai conclue un fait, celui qu'il ne peut y avoir de courage sans peur. Voila qui convertit mon adversaire en mon allié, et si vous vous plaisez de lui, alors jusqu'à mon dernier soupire vous aurez votre amusement. »


L'intérêt de mes mots étaient discutable mais si je devais en expliquer une raison, j'affirmerai probablement qu'ils ne s'adressaient pas plus à l'énigme qu'à Kohaku. Ces mots découlaient d'un raisonnement dont la solution s'était faite à haute voix. De ce fait, ils informaient par la même occasion le Dragon des vents que ma détermination était intacte et que je ne serais pas de ses victimes avant l'heure la plus tardive. Décidée que j'étais à jouer la partie, je retournai son arme à mon avantage, annonçant que je ne lui faciliterai plus la tâche en lui offrant une nouvelle invitation. Je parviendrai à en faire mon serviteur et il n'en serait pas autrement. Le silence reprit sa place, laissant mon esprit déchiffrer la sournoiserie de son esprit.

Le Temps perdurait dans son éternel écoulement, m'obligeant à dépérir toujours plus. Un soupir souffla mon désarroi, perdue dans le néant des solutions que mes réflexions refusaient de m'apporter. La fourberie de l'Immortel rendait difficile une analyse claire et ordonnée, réduisant par la même mon seul atout si jamais j'avais pu en avoir dans ce lieu. Les secondes devenues minutes sans un bruit mirent fin à ma patience. Il était temps que j'affronte ma future Invocation et que je ne lui permette plus la moindre emprise sur moi.

« Je suis venu chercher escorte et enseignant au seins de ce Sanctuaire. Que vous en conveniez ou non vous parvenez à brandir ces deux titres. Alors profitez Subalterne, d'ici peu de temps, c'est moi qui jouerai de vous. »


Mon regard défia dès lors le sien de s'y confronter..




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MessagePosté le: Dim 30 Sep - 20:26 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 30 Sep - 21:22 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Les paroles furent encore prononcée par l'humaine. Kohaku ne bougea toujours pas, c'est tout juste si le bout de sa queue frémit comme pour en chasser une mouche. Il somnolait vraiment, ne jugeant pas nécessaire de répondre, il ne fit aucun effort pour émerger suffisamment pour parler. Il laissa s'écouler un heure, peut être deux, peut être trois. Sans soleil et avec la seule lumière de ces torches éternelles, impossible de définir le temps précisément. Ce fut lorsqu'il entreprit de changer de position pour se recoucher, qu'il daigna jeter un regard ensommeillé et dédaigneux vers l'humain. Une fois recouché, il s'exprima à nouveau.


« Ton professeur dis-tu, amusant de la part d'un être qui semble tout savoir et qui se précipite vers son trépas. Oh et cette situation est la tienne, non la mienne. Tout comme la leur était similaire à la tienne, vous ne reverrez jamais l'extérieur car ce n'est pas moi qui ait fermé la porte de ces lieux. »

Inutile de préciser que la leur, faisait référence aux cadavres, et autres tas d'os, qui ornaient les lieux et apportaient cette touche d'ambiance si joyeuse. Il eut un petit rire silencieux, qui agita légèrement son flanc et ses épaules, de même qu'il fendit sa gueule d'un petit sourire Un bâillement ouvrit en grand la mâchoire du reptile volant. Et celui-ci se rendormit.


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Dernière édition par Kohaku le Mar 2 Oct - 22:34 (2012); édité 1 fois
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Eleanör
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MessagePosté le: Mar 2 Oct - 22:33 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Mon existence perdurait son chemin vers mon inexistence, me laissant seule devant la manière dont je l'emprunterai. Et au vue de la situation, je semblai envisager un raccourci des plus efficaces. Le Dragon des vents se terra dans le silence après que je ne lui appris ma détermination à le faire miens, comme à jouer de lui une fois obtenu. A son image je fis silence, comprenant qu'il ne m'était plus permis la moindre erreur sans y subir de lourdes conséquences. J'en voulais pour exemple l’assèchement de ma gorge sous l'envahissement de la poussières dans sa cellule, qui devenait plus embarrassant de minutes en minutes. La soif me gagnait et la faim ne tarderait pas à se faire sentir à son tour. De biens mauvaises compagnies lorsque le temps est à la réflexion.

Perdurant dans son sommeil, le Fils d'Aër me permit de voyager dans son antre sans y attirer son regard. Le miens se jetant sur chaque cadavre alors que l'une de mes mains faisait rempart entre leur pestilentielle odeur et mon odorat délicat. Hommes et femmes, d'âge jeune ou défaillant, aux habits nobles comme délavés. Tant de différences entre ces proies. Qu'attendait-il de nous pour permettre son asservissement à notre espèce ? Retrouvant ma place je fis le choix de retracer mentalement chacune de ses macabres menaces pour y déceler la voie menant aux travers de la nécessité de mes besoins vitaux. Une fois terminée, j'optai pour un lien entre le fait d'être seule fautive, une mort inévitable et l'absence d'épreuve. Néanmoins j'avais anéantie la véracité de ce dernier élément et le second ne pouvait être empêcher que par ma réussite. A la condition d'émettre une réflexion éronnée, il ne me restait plus comme indice que ma responsabilité dans cette affaire.

La soif me tiraillait la gorge m'empêchant de poursuivre mes recherches. Je n'avais nullement l'habitude de ressentir un besoin si intense. Hier encore je n'aurai eu qu'à lever la main pour me réshydrater. J'aurai même pus me faire creuser ma propre rivière si l'envie m'en avait pris. Mais maintenant, je me sentais prête à faire les travaux nécessaire moi-même pour une simple lampée. L'ironie du sort était telle qu'il s'en fallu de peu pour qu'elle ne dessine l’esquisse d'un sourire sur mon visage. Les minutes continuèrent de défiler sans que je ne puisse l'empêcher, grandissant ma soif, intensifiant le silence et m'accompagnant dans ce raccourci menant droit à la fatalité de ma vie humaine. Un soupire m'échappa avant que la divinité ne sorte un instant de son repos pour confirmer ma perdition.

Le Subalterne laissa penser que je m'autoproclamai omnisciente. Pourtant aucun de mes mots n'avaient été prononcés de manière à en faire douter mon interlocuteur. Alors pourquoi se permettait-il se reproche ? Il continua en me rappelant une énième fois que j'étais seule responsable de la pénibilité de ma situation. Si cela ne faisait pas partit de l'épreuve, Kohaku avait un problème des plus inquiétant. Un nouvel indice pouvait apparaître. Mon cas était similaire aux dépouilles ornant la geôle. Ce qui incluait tout de même un point commun entre moi encore vivante, et les inconnus ou morceaux d'inconnus déjà en décomposition pour la plupart. Le prochain indice était dans cette improbable similitude. Le problème étant, qu'avais-je en commun avec ces fils et filles au sang si rouge ?

« Je finirai par l'ouvrir tout comme je l'ai fermée. Dès lors nos rôles seront inversés et vous découvrirez vos tors. »


Je ne prenais même plus la peine de l'observer, le sachant probablement en plein sommeil.




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MessagePosté le: Jeu 4 Oct - 20:44 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Que les humain étaient prévisibles. Cela en était lassant. Kohaku par sa nature divine n'avait pas de besoin fondamentaux comme les mortels. Sommeil et nourriture faisaient partit des choses optionnelles dans son métabolisme mais dont la possibilité était laissée à l'individu. Devenant de fait un plaisir, ou une action faites dans un but de loisir. Pour le dragon il ne s'agissait ni de l'un ni de l'autre en l'instant présent. Il aimait se prélasser au soleil, dans un pré herbeux soufflé par la brise ou sur sur une roche haute dardé par les rayons solaires.

Ici son sommeil n'était qu'une façade, une façon d'accélérer le temps, de faire disparaître cette nouvelle mortelle qui allait comme les autres décédé dans quelques heures dans une lente agonie. Depuis la punition des Quatre Grands, il n'y avait eu que Pearla qui fut capable d'invoquer le reptile volant, alors ce dernier se doutait qu'il ne sortirait pas d'ici avant un long moment. Comme d'autres cette Eleanör se revendiquait vainqueur avant même d'avoir saisit dans quoi elle avait mis les pieds.

Comme d'autres elle finira par trouver le silence éternel. De fait, l'esprit des vents suivit d'une oreilles distraite les allées et venues de la bipède sans pour autant bouger d'un iotat. Seule sa respiration infiniment régulière rythmait le quasi silence qui enveloppait la cellule. L'odeur de chair en putréfaction ? L'invocation avait beau avoir un flair extrêmement fin et sensible, comme tout être vivant, au bout de plusieurs heures passée dans une odeur, le cerveau finit par l'ignorer avec le temps, donc il ne la sentait plus.


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Eleanör
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MessagePosté le: Ven 5 Oct - 18:42 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Que le temps était long. Au point qu'il infectait dès à présent l'optimisme dont je m'étais armé. Des heures s'étaient écoulées, laissant place à l'arrivée du midi et à mon appétit par la même occasion. Bien entendu, je n'avais aucune eau, mais également aucune nourriture lorsque je quittai mon village. Il me faudrait prendre le temps de réfléchir un peu plus longuement la prochaine fois. S'il y en avait une. La main toujours sous le nez dans l'espoir d'oublier une odeur se faisant plus forte, j'aspirai à goutter de nouveau aux festins de ma modeste noblesse, en plein centre de nos salles chaudes et accueillantes. Je devrai peut-être entretenir Kohaku avec notre décorateur attitré s'il se décidait à m'accompagner. Bien qu'à l'instant, seul lui détenait la majorité des cartes que nous pouvions jouer. Faim, soif et odeur de mort, il faut le reconnaître, ne me laissaient pas indifférente. Encore moins avec l'idée se confirmant au plus ma captivité se prolongée, que je serai prochainement une décoration macabre de plus.

Gardant refuge auprès du bloc me servant de siège, je me laissai divaguer aux circonstances auxquelles je devrai faire face si l'échec s’avérait inévitable. Dans un premier temps, je finirai probablement par céder aux quelque gouttes d'eau entre mes pieds, résultant de la neige agrippée à mes chaussures maintenant fondue. Je me demande si l'instinct de survie habitant chaque membre de notre espèce me pousserait au cannibalisme. Réduite à me nourrir de leur chair certainement infectée accorderait à mon geôlier la victoire absolue. Mais d'ici à ce que je chute dans ce manque de savoir vivre et d'estime de soi, le Dragon des vents allait devoir se faire plus inhumain qu'il ne l'était déjà. Bien que j'espérai qu'il n'en fasse rien. Que pourrait-il bien m'infliger de plus que de me pousser à la convoitise des organes de mon prochain ?

Les minutes perdurèrent dans un silence ininterrompu. Et moi, quittant le plus sombre avenir que le reptile divin me destinait, je continuai en vain de trouver un lien entre ma personne et mes prédécesseurs. Aucune similarité ne me vint à l'esprit. Nul n'était de noblesse aussi modeste en comparaison à Lüh pouvait-elle être. Vagabonde que j'étais désormais, je ne me retrouvais auprès de n'importe quelle victime une orientation de vie proche. Qu'était ce point commun dont l'Immortel paraissait si convaincu pour me lier à eux sans même demander à en apprendre sur moi ? Pourquoi me condamner au même destin si tant de différences nous éloignaient les uns des autres ? Certes j'étais humaine moi-même, mais nous étions la seule espèce à avoir la capacité de lui offrir un semblant de liberté, une cellule plus vaste et riche. Que voulait entendre ou me voir faire le Semi-dieu pour me laisser revoir mes proches ?

Je craignais de plus en plus de ne jamais trouver. Obligée à oublier la cérémonie de mes obsèques, reposer auprès de ceux qui m'accompagnèrent tout au long de mon existence. J'avais troquée ce fabuleux dernier adieux pour devenir après mon dernier souffle une question aux yeux du prochain prétendant. Un nouveau soupir se permit de rompre le silence l'espace d'un instant. Je ne parviendrai pas à tenir encore longtemps sans boire et manger. D'ici peu le caractère qui me fit haïr par tant de servantes pousserait l'être divin proche de moi à mettre fin à mes jours plus vite qu'il ne semble le souhaiter. Réduisant la durée de mes douleurs, mais par la même occasion, celle de ma vie. Quel désagréable dilemme, souffrir et vivre quelques heures de plus au mieux ou quitter la souffrance en y laissant le prix de mon existence ? Telle était la question que je fini par me poser...

« Me haïssez-vous Seigneur du vent ? »


Ma voix n'était plus qu'un murmure, trop agressée par la sécheresse de ma gorge. Et c'est davantage dû à mes divagations qu'engendrait mon état qui me poussa à m'adresser à lui. Mais allait-il seulement prendre la peine de répondre.




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MessagePosté le: Ven 5 Oct - 19:55 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Les yeux clos, offraient une noirceur infinie au demi-dieux assoupi. Disons plutôt somnolent. Son esprit et ses sens étaient aux aguets comme toujours, mais son corps était engourdi alourdi. Son flair et ses oreilles étaient ce qui lui permettait de suivre avec un plaisir malsain l'agonie de la bipède. L'air qui sortait et entrait dans les fragiles poumons humains chasser peu à peu l'humidité de la gorge. Le souffle se faisait très légèrement rauque, l'individu avait progressivement du mal à déglutir. Toutes ses informations qui lui parvenaient de son ouïe fine le satisfaisait. D'autant plus que comme certains autres mortels, l'humaine commençait à entrevoir réellement la fatalité de son destin. Le reptile le savait grâce la baisse du volume sonore dans la voix de l'humaine. Elle avait cesser ses revendications qui, devait-elle croire, suffiraient à lui assurer la réussite auprès du fils d'Aer.

Un murmure brisa la silence. Une question, quelque peu naïve ou superflue de l'avis du dragon blanc. Ce dernier se força à émerger de son sommeil, pour répondre. Détestait-il les humains ? Bien sûr ! On aurait pu croire qu'il aurait mit à mort dans l'instant tous les mortels franchisant le seuil de sa cellule. Hors sa haine pour cette espèce étaient si importantes, des dizaines voir des centaines de milliers d'années à maudire cette race destructrice. D'autant plus de jours, d'heures, de minutes, de secondes à noircir son cœur de sage des airs jusqu'à un point de non retour. Une rancœur portée à un telle paroxysme qu'observer ces créatures nues, se dessécher, se lamenter, le supplier d'abréger leurs souffrances satisfaisait son désir de vengeance. Mais la détestait-il elle en particulier ? Sa voix grave s'éleva de sa gueule, sans que pour autant l'invocation ne daigne bouger une fois encore.

« Haïr est soit un euphémisme, soit un mot trop faible pour décrire ce que m'inspire ton espèce. »


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Eleanör
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MessagePosté le: Ven 5 Oct - 21:55 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Enfin la divinité daignait rompre son mutisme. Hélas, ce n'était que pour m'apprendre son dégoût envers la race dont j'étais une parfaite représentante. Quel plaisir de se savoir si peu intéressante envers celui qui deviendrait en toute logique mon escorte. A croire que je serai bien plus en sécurité seule qu'à ses côtés. L'idée me fit sourire et émettre un léger rire avant que la douleur ne me rappel à la raison. Triste situation que la mienne, mon adversaire était parvenu à retourner mes rires contre moi. La joueuse dont je me vantais d'être était bien loin maintenant, repoussée au dehors du plateau avant même que je ne comprenne qu'il était à mon tour d'avancer un pion. J'étais pourtant si pleine d'envie et de confiance, comment avais-je pu sombrer dans l'inquiétude avec tant de rapidité ? Où se trouvait la détermination qui me faisait prendre la fuite d'une vie aristocratique ce matin même ? Je savais les Sanctuaires les lieux les plus dangereux d'Arcane, mais je n'aurai pu croire que j'y laisserai la vie avec tellement de facilité pour le prédateur.

Encore s'il s'agissait d'une créature de notre monde, j'aurai pu prétendre à une belle mort. Luttant avec dignité, lâchant sur elle mes pointes d'argents et cédant à ses crocs après l'avoir épuisée. Bien loin de ce qu'y m'attendait. Pas une seule flèche ne sortirait du carquois et il n'y aurait que mon sang qui imprégnerait le sol si l'affrontement direct avait à se faire. Et toujours l’ignorance régnant en maître sur les attentes du Semi-dieu. Traîtres de contes laissant imaginer une libération facile et rapide à qui se trouve le courage d'entrer en l'un de ces lieux de rédemption. Tous seront réduit en cendre de mes mains si le Destin m'en fait sortir. D'un autre côté cela me forcerait à retourner auprès de mon village, me pliant aux réprimandes de mon paternel. J'avais peut être là aussi agit sans réelle réflexion. Tôt ou tard il finirait par me retrouver et après l'instant de soulagement, viendrait les mois de réprimandes. C'était à se demander si mourir dans la cellule du Temple n'était pas l'opportunité d'échapper à la déception de ma famille.

Oh que j'étais las de ces questions passant l'une après l'autre. Toutes plus déprimantes que les précédentes, sans une seule esquisse d'espoir. A quoi bon me harceler l'esprit alors que mon corps était déjà en proie aux tourments ? Quoi que je ne voyais pas quelles autres pensées pourraient les remplacer. C'était inutile de songer à trouver la solution ou même l’énigme, Kohaku se faisait l'incarnation de l'avarice à ce sujet. De même que de savoir le pourquoi de sa haine à notre sujet. Certainement qu'il nous imaginait la création de ses semblables et non celle des Dieux, nous disculpant des crimes nous poursuivant et nous mettant à leur même titre hors mis les Dons. Alors où trouver l’évasion qui détournerait mon regard de la mort approchante ?

« Haïr est pour vous un véritable savoir faire à ce que j'y comprend. »


Le silence aurait probablement était de mise.




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Kohaku
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MessagePosté le: Sam 6 Oct - 16:46 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Un savoir faire? La réplique de l'humaine fit sourire le dragon. Il s'étira et ausculta son nid. Il fit dégringoler certains morceaux de roches ou d'armure, en broya d'autres entre ses griffes pour rendre le tout plus meuble, puis il se réinstalla. Il n'avait rien d'autre à faire que de regarder cette bipède mourir alors il se réinstalla tranquillement, cette fois de façon à la voir. Il étaient tous trop imbus d'eux même pour se rendre à l'évidence, aucun ne réfléchissait comme il faut. L'éducation des humains allaient être leur propre corde de pendaison. Le pire étaient que l'on aurait pu penser que l'innocence de la jeunesse ou la sagesse de l'âge pourrait jouer en leur faveur mais non. Tous tombaient dans ce piège qu'ils se tendaient eux même.

« Une science que je n'ai pas acquise de gaieté de cœur. » Lâcha-t-il dans un soupire alors que son esprit repartait au bon vieux temps.

Celui où les humains n'existaient pas, où tout n'était que liberté honneur et devoir envers les dieux. Celui où il n'était pas l'ombre de lui même. Kohaku le sentait dans son sang, les Quatre Grands avaient brimé son essence magique avant de le jeter dans cette cellule. Bien qu'il est regagner en force pendant les quelques mois passés avec Pearla, il était bien trop loin de cet âge d'or qu'il ne reverrait jamais. Où était le temps où il sillonnait les plus hautes altitudes ? Atteignait le mur du son ? Pouvait d'une pensée déclencher le plus grand typhon et le précipiter à la destruction de centaines de milliers de ces mortelles ignominies ? Il planta ses grands yeux de jade aux reflets d'or sous la lumière dansante des torches éternelles, sur cette chose qui avait à présent des difficultés à parler. Impassible, il attendait dans une neutralité totale qui lui prêtait des airs de sculpture de nacre et de turquoise.


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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 17:40 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Inimaginable. Ainsi le Dragon des vents n'aurait pas eu de plaisir à voir sa haine grandir et ses tortures se perfectionner jusqu'à devenir un véritable savoir faire. Bien que la sincérité pouvait être de mise dans ses paroles, je me réservai sur ma crédulité à le dire honnête. Ce n'était pas parce que je sombrai de plus en plus dans le pessimisme que je devais pour autant me faire naïve. Il ne lui en faudrait pas plus pour faire de moi son pantin sans que je ne puisse ne serais-ce qu'espérer me dénouer de ses ficelles, avec lesquelles il occuperait son ennuis durant un temps. Néanmoins s'il s’avérait exact que la science dont il est l'expert découlait de circonstances ne lui déformant pas le visage en un large sourire à leur simple souvenir, alors c'est qu'il y avait un infime espoir d'éprouver de l'affection pour le reptile divin. Puisse Aër me préserver du syndrome de Stockholm. Je ne voudrai pas me retrouver à déposer de doux regards sur celui qui se délecte de mon état déplorable.

Du moins c'était ce que je m'imaginai, incapable de déchiffrer l’impressionnante neutralité des émeraudes de jade lui servant de globes oculaires. Parviendrai-je avant ma mort à y faire naître une émotion ? A moins qu'il ne s'agisse là d'une faiblesse uniquement humaine. Les rendant dépourvus de ce que nous chérissons tant et que nous prônons fièrement devant tous les êtres vivants non-divins de l'île, dans le seul but de légitimer notre ego en nous octroyant la plus haute marche de l'échelle alimentaire. Si vraiment ils n'en avaient pas les mêmes caractéristiques, il ne serait pas long l'instant où nos penseurs grimperaient l'importance de leur espèce afin d'y dépasser les Semi-dieux. En y pensant, l'humain était amusant lorsqu'il se mettait à émettre une pseudo philosophie alimentée par son estime et son importance qui lui permettrait de donner un sens à sa vie. Au pourquoi de son existence mais surtout de sa mort qu'il ne peut vaincre.

Me voici en train de juger de mon piédestal mes semblables alors que je leur suis si similaire. Comme eux je me proclama supérieur au commun des mortels au point d'être digne de délivrer dans l'heure un Fils de Dieu. Ma décision n'était pourtant en rien réfléchie en j'en donne la preuve irréfutable de mon oublie à prévoir la faim et la soif. Ce manque de bon sens m'avait à conduit au Temple et mon orgueil me fit franchir le seuil d'une cellule millénaire, me convainquant que la facilité de la tâche était évidente. Pourtant, j'étais désormais la prisonnière et Kohaku le geôlier. Me condamnant par le fait à périr entre plusieurs cadavres, couchée sur un lit de poussière, vestige d'une noblesse devenue décoration. Tout ceci dû à un choix. J'avais raison de voir la divinité comme mon enseignant, car il venait de me faire prendre conscience de la véracité d'une phrase que l'on me répéta si souvent : La moindre décision impose des conséquences dont la noirceur peut être grande. Dans mon cas, elle serait aussi sinistre que ma mort prématurée.

Je me fis glisser du bloc lentement, atterrissant sur les genoux. Un petit nuage de poussières s'éleva, rendant plus inconfortable l’assèchement de ma gorge. Mon visage était tourné vers le sol, dissimulé par mes cheveux retombant sur lui. J'avais décidée d'adresser un dernier message. Non pas au Semi-dieu, mais à mon père, espérant qu'Aër m'accorderait cette dernière volonté en soufflant jusqu'à lui ces paroles. Encore fallait-il que mon géniteur soit enclin à écouter, car ma voix n'était hélas plus ce qu'elle était à mon arrivée. Mais peut-être, par la puissance des Quatre Grands, son ouïe serait suffisamment titillé pour qu'il en comprenne les mots venant à lui.

« Oh père pardonnez-moi. J'ai renoncée à la sagesse de vos mises en garde pour suivre mon orgueil jusqu'au Saint Temple de l'Air. Là encore j'ai reniée votre enseignement, préférant céder à mon ego. Et désormais je suis prête à assumer les conséquences de mes actes irréfléchis. Oh père pardonnez aux Semi-dieux d'avoir fait tomber votre fille, elle en ait la seule fautive. Dîtes à ma mère et mon frère que je les eue dans mes dernières pensées tout comme vous. Oh père, pardonnez-moi... »


Une larme naissante pendant mes adieux finie par couler le long de ma joue droite.




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MessagePosté le: Mar 9 Oct - 20:23 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Le visage de l'humaine était devenu une estampe sur laquelle l'ombre du désespoir peignait des trait abattus. Le regard reptiliens suivit la chute du corps mortel sur le sol. Les cheveux rougeoyants retombèrent mèches après mèches en un rideau qui masqua le visage nu. Les oreilles du dragon se dressèrent. Était-ce le moment fatidique où le corps de l'humain échappait au contrôle ? Un murmure rauque s'éleva de quelque part sous la chevelure de feu. Le demi-dieux perçu les paroles sans mal, cependant leur contenu l'interloqua. Sa tête prit de la hauteur, les pupilles se rétrécirent en un mince filament. Impossible ! Elle n'était qu'une inconsciente comme les autres ! Si l'humaine avait relevé son regard sur le dragon à cette instant là, elle aurait y lire la stupéfaction la plus totale. La gueule close, les yeux écarquillés et furieux, Kohaku n'en croyait pas ses oreilles.

« Non ... »

Humilité et acceptation des erreurs. Telle était la clefs déverrouillant le cadenas permettant d'ouvrir la prison du dragon. Encore ce dernier se devait de s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un hasard, d'une pensée égarée qui allait faire de lui l'arme destructrice d'une inconsciente. Lentement, dans le silence du prédateur aguerrit, il se glissa jusqu'à la bipède. Un souffle d'air précéda le contact de serres avec la pierre dallant le sol à un pas de la fille Mahasiah. Il gronda sourdement mais non sans fureur pour annoncer sa présence. La colère la plus noire animait le dragon à l'idée d'avoir été asservit par pur hasard.

« Que viens-tu de dire ? Répète ! » Tonna-t-il.

Non, toute à sa lamentation sur son sort de mortelle, elle n'avait pas mesuré le poids de ses paroles. Comment cette femelle capricieuse et égoïste aurait-elle pu réellement faire preuve d'humilité et de considérations pour ses actes ?! Les oreilles dressées et les babines retroussées, le fils d'Aer était sur le point de frapper. Sa crinière s'était hérissée sur sa longue nuque, il était hors de question de se laisser avoir , si les doutes de Kohaku étaient fondé il tenterait de la mettre à mort sur le champs. Hors de question pour lui d'être lié de la sorte !


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Dernière édition par Kohaku le Jeu 11 Oct - 21:00 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 10 Oct - 19:32 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Le temps était à la tristesse. Les mots que je venais de prononcer allez et venez dans mon esprit, me faisant comprendre à quel point ils étaient vrais et lourds de conséquences. Loin était le décors des contes qui peint un héros utilisant son instant de clairvoyance pour conquérir le cœur de la belle. Dans ma réalité ma prise de conscience ne servait qu'à me ronger un peu plus l'intérieur en attendant que le reptile divin se trouve le temps de s'en occuper. L'insouciance dont j'avais fait preuve m'avait conduite si loin de ce que se devait d'être ma vie. Où était maintenant le sourire des charmants hommes de l'île ? Que ferai-je seule dans la noirceur de ces recoins ? Pourrai-je trouver le repos si loin de ma famille? Et bien que ces questions me tourmentaient, je les savais pour autant si futiles. Kohaku était parvenu à briser mes certitudes et mes convictions avant de me réduire à l'ombre de mon ombre, devenant une mourante sans même qu'il n'ait eu à sortir la moindre griffe. J'étais venu chercher un guide du savoir faire dans ce domaine, ainsi que pour me mesurer aux Fils de Dieux. Voila qui en étaient les sanctions. Néanmoins je devais au Dragon des vents l'improbable victoire de m'avoir fait couler une larme. La dernière remontait à si longtemps...

Rompant le silence, le grondement du Semi-dieu retentit non loin de mon oreille. Je ne saurai dire s'il n'était pas menaçant ou simplement moins que le précédent. Quoi qu'il en soit il n'attira aucune réaction de ma part hors mis un léger sursaut dû à l'effet de surprise. A croire qu'à cet instant le Seigneur des vents avait fait de moi un simple corps dénué de toutes réactions émotives. Une machine organique attendant que ses pièces deviennent inactives les unes après les autres, sans que son environnement ne puisse obtenir d'impact sur lui. Prenant une forte voix, il ordonna que je répète la volonté dont je venais de faire part à Aër. A nouveau je ne pouvais prétendre savoir s'il avait entendu ces mots et qu'il désirait m'entendre les dire une nouvelle fois pour jubiler de mon abandons, ou si la divinité s’intéressait réellement aux propos que j'aurais pu tenir en son antre. Lui qui prônait sa supériorité du haut de l’amas d'os et de chairs qu'il appelait son nid probablement ne pouvait qu'être de la première hypothèse. Après tout, quel autre intérêt à trouver dans le murmure d'une future cale ?

Quoi qu'il puisse en être, je n'étais pas enclin à lui apporter satisfaction. Car si mes soupçons étaient justes, il était évident que je ne lui permettrais pas de me retirer les dernières miettes d'honneur dirons-nous qu'il me restait. S'il m'en restait... De même dans l'éventualité ou son rapprochement se faisait sincère. Il s'agissait d'adieux que j'avais confiés à son Père, une chose bien personnelle et dont le contexte me répugnait à partager si j'avais à le faire. Ce n'était d'ailleurs pas une coïncident que je les avais libérés dans un murmure en perdition. Dans les deux cas, une réponse de ma part n'était pas envisageable. Par manque de sagesse ou d'abattre moi-même mon ultime défense, je lui laissai ce choix. S’offraient à moi désormais deux possibilités. Garder à mon tour le silence devant ses revendications en espérant que cela le pousse à rendre plus douce ma chute, ou lui faire comprendre que je n'avais aucune envie de lui apporter mon aide sur mon humiliation. Puisqu'il avait l'envie de jouer jusqu'au bout, je ne lui tiendrais plus tête, mais je ne serai pas pour autant une alliée.

« Mes paroles ne vous étaient en rien adressées. Poursuivez votre mise à mort, et laissez miens mes adieux. »


Quoi que le Semi-dieu répondrai à cela, qu'importe la manière dont il l’interpréterai, je garderai pour moi l'aveu de sa faute d'une jeune fille à son père.




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MessagePosté le: Jeu 11 Oct - 21:42 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Contre toute attente l'humaine s'enfonça encore plus dans son marasme. Rejetant l'invective du demi-dieux. Le désespoir s'était emparée d'elle avec tant de force, que la réaction du dragon surprit à peine Eleanör. Ce dernière demeura immobile, grondant devant le refus d'obtempérer de cette mortelle. Puis il éclata de rire. Ce rire mauvais, victorieux, bruyant qui résonnait dans la cellule et le caractérisait. La mortelle venait de donner son premier ordre au dragon. « Poursuivez vôtre mise à mort. » Son sourire malsain revint fendre sa gueule et dévoiler ses crocs acérers sous ses babines. Sa queue fouetta l'air. L'invocation se détendit totalement en continuant de rire silencieusement. Alors que l'écho de la voix grave du reptile rebondissait encore sur les colonnes de turquoises brisées et la fresque du plafond. Puis il se tut savourant les faits. Cet instant précis où obéissant à la magie des quatre Grands il allait obtenir satisfaction.

« Soit. »

Ce fut le dernier mot qu'il prononça. Avant de gronder férocement, et d'armer sa queue afin de fouetter le corps si frêle de la rouquine. Ce coup était prévu faible, une simple « gifle » qui pourrait la retourner sur le dos dans le pire des cas. Il voulait voir sa proie dans les yeux avant de se déchaîner pour poursuivre la mise à mort de l'humaine qui venait de devenir son invocatrice. Le fils d'Aer jubilait sur cette victoire inattendue. Posant sur la mortelle, un regard chargé de toute sa haine ainsi satisfaite, il se prépara à lancer un sort électrique. Comme l'annonçaient les serpents électriques qui dansaient le long de ses moustaches ondulantes...


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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 22:45 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

L'écho de son sinistre rire rompait encore le silence lorsque j'accordai enfin un regard au Semi-dieu. Arborant une étrange posture, le Dragon des vents me renvoyait ce sourire malsain de tantôt tout en m'offrant une belle vue sur ses crocs acérés. C'était étrange qu'en cet instant il se courbe de la sorte. Pour l'avoir côtoyé depuis désormais plusieurs heures, j'imaginai une toute autre réaction de sa part. Principalement celle le menant à reprendre sa place sur le sinistre trône qu'il se bâtit au fil des prétendants, retrouvant le repos en attendant que mon agonie ne finisse par le soulager de ma présence. A la place, c'était un grand intérêt qu'il me portait. Un tel changement de comportement ne pouvait être anodin, mais l'état de manque dans lequel je me trouvais laissait au loin la plus primaire des réflexions. Je me contentai maintenant d'attendre que mon heure vienne ou qui sait, que la porte s'ouvre. Lueur d'espoir dont il me faudrait me contenter...

Son grondement vint renforcer la douleur naissante de mon crâne. Pour quelle raison pouvait-il encore faire raisonner sa voix en ce lieu de rédemption, à la place de garder le silence comme il aimait tant le faire ? Machinalement je me tournis vers lui, reprenant toute ma hauteur. J'allais probablement trouver une esquisse de réponse en lui accordant l'attention qu'il réclamait par son cri. C'est lentement que je fini par lui faire face, et ce ne fut pas pour bien longtemps. J'eus de peu l'occasion de croiser son regard que déjà un choc dont il ne pouvait être le seul auteur, m'envoya sur le côté riper sur une bonne distance mon bel habit sur le sol poussiéreux. Un ensemble macabre autours de moi s'envola en un épais nuage de poussières, cendres et restes humains. L’assèchement de ma gorge empira avec importance lorsque je ne pus retenir une inspiration, amenant le putride amas à s’engouffrer dans celle-ci.

Je fis mon possible pour renvoyer à l’extérieur l'horrible mélange qui s'était glissé dans ma bouche, mais j'avais beau tousser autant que je le pouvais, l'infecte goût lui ne semblait pas vouloir y être délogé. Folle de colère d'avoir probablement au font de moi tant de répugnantes saletés, je me tournis vers le Subalterne pour lui hurler mon mécontentement. Mais aucun son ne sortis, mes iris doublèrent de taille et toute pensée fut supprimée instantanément. Le Fils d'Aër faisait danser des étincelles sur ses moustaches ondulantes, et jetait sur moi le regard haineux d'un enfant prêt à mettre à mort l'assassin de sa famille après des années de traque. L'instant que je réclamais depuis toutes ces heures était donc celui-ci. Le temps pour moi de quitter le titre de petite noblesse pour rejoindre celui de cale. Et si je suppliai l'instant précédent, je me retrouvais maintenant à espérer que mes mots ne furent entendus et que la Vie me laisse l'arpenter jusqu'à ce que mon âge avancé ne me force à en partir. Néanmoins, la haine que me vouait le regard m'étant adressé rangeait au rang de fiction un tel avenir.

La foudre finit par jaillir, projetée avec détermination sur la proie agonisante que j'étais. Je dois à l'instinct de survie si étonnant chez notre espèce le report de ma mort. C'est tout de même proche de moi que l'impact avec le sol eut lieu tandis que je me roulai en direction de la porte. Me relevant sans perdre de temps, je trouvai refuge accroupie derrière le reste d'une colonne qui paraissait suffisante pour me dissimuler. Une odeur tant redoutée par une fille de ma condition se fit vite sentir. En prenant rapidement le bas de la chaude cape me gardant au chaud au cœur de ces terres enneigées, je constatai qu'une sombre tâche en assombrissait une grande partie. La peur que provoquait chez moi une telle révélation me fit respirer plus fort qu'une demoiselle ne se le devait. Kohaku allait entendre cela, comprendre sa signification. Il me restait peu de temps pour déterminer une stratégie, ou accepter réellement le funeste et court destin que me dessinait avec tant de joie celui qui était devenu mon geôlier...

« Ce n'est donc plus par ma lente agonie que vous désirez me voir périr ? »


En y pensant, je préférai lorsqu'il me laissait succomber à la faim et la soif.




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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 15:14 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

La foudre crépitante monta dans la gueule du dragon aux écailles de nacre. Une sphère de plasma qui distordait la gorge du reptile, comme une souris créait une bosse dans la silhouette d'un serpent, arriva au niveau des crocs. Des arcs électriques se faufilaient à l'extérieur alors que la tête de Kohaku basculait en arrière pour finalement projeter le foudre sur l'humaine. Il s'attendait à sentir l'odeur de la chair roussie, à entendre le râle qui sonnait le glas des mortels et le bruit sourd d'un corps chutant sur le sol. Mais rien de tout ça. La parfum âcre qu'il perçu fut celui de la pierre calcinée, presque fondue, les son qui parvinrent à ses oreilles furent ceux du souffle court d'un corps ayant subit un effort important soudain et le cœur battant à tout rompre pour alimenter les muscles.

Sa proie lui avait échappé. C'était intolérable. Hors de question qu'elle se rende compte de son nouveau statut. Il devait la mettre à mort.

Kohaku gronda. Un grondement si bas, si grave, que la vibration sonore courut sur le sol et sur les murs, les faisant vibrer comme si un millier de tambours étaient martelés contre la pierre. Il entendit Eleanör étouffer une exclamation. Maintenant qu'il y prenait garde l'odeur de la peur s'était teintée de cette nuance répugnante et particulière à la créature qui tente d'échapper à sa fin de façon viscérale. Ce mécanisme instinctif propre aux proies qui les faisaient régurgiter ou évacuer tout fluide, s'alléger par tout les moyens possibles pour facilité leur fuite. Le fils d'Aer ne riait, à la seconde où l'humaine aurait compris cela en serait fini. Elle pourrait l'utiliser malgré lui dans un but puéril et insensé comme seul les humains en sont capables.

Il entendit sa voix s'élever de derrière le cadavre d'une colonne de turquoise tenant debout de façon approximative. La question peut être arrogante et narquoise, témoignait toute fois qu'il restait un espoir. Elle n'avait toujours pas compris. Tant mieux. Cette fois il ne la ratera pas. Cette fois il l'empêchera de fuir.

Il fit silence. Le silence le plus total, au point de contrôler sa respiration pour en atténuer le son. De bourreau il passait pleinement au prédateur. Il vola au ras du sol à vive allure. Il surplomba le morceaux de colonne, avisant l'humaine avec la même froideur et la même hargne avec lesquelles on élimine un parasite. Puis il fondit sur la mortelle dans le but de la plaquer au sol au moyen d'une ses puissantes serres.

[Mana : 17]


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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 20:32 (2012)    Sujet du message: Ouvrez la cage au dragon... Répondre en citant

Le grondement d'insatisfaction qu'il poussa s’imprégna avec tant de rage sur les murs, qu'ils semblaient eux-mêmes répandre le bruit. Si je n'accusai pas la folie de me faire son pantin, j'aurai affirmée avoir vu jusqu'à la plus petite dalle, trembler sous son mécontentement. L'écho vibra en crescendo avant de s’estomper comme les précédents. Je le savais désormais esclave de sa rage envers le Variquan blésé que j'étais, dont il suffisait d'une simple bourrasque pour le faire sombrer. Et qui contre toute logique, courrait encore suffisamment pour retarder continuellement sa mise à mort. Un instant je me surpris à me questionner sur ce qui était le plus tragique. Se retrouver dans une telle situation, ou tomber si bas que c'était ainsi que l'on se représentait. Ce qui l'était, était le parfait mélange des deux. Mon bourreau avait aiguisé sa lame et n'avait à l'esprit que le son de cette dernière décrochant ma tête du reste de mon corps. Il était là, à quelques pas, attendant la fin de son réveil ne durant que depuis trop longtemps. Il était temps pour moi de faire face au Subalterne pour tomber l'arme à la main.

L’inconvénient à la réussite de cette fin si particulière aux contes de mon enfance, était que la seule arme digne de ce récit se trouvait de l'autre côté du Dragon des vents. Ne me laissant que les pointes de mes flèches et la dague que mon frère m'avait confié lors de notre séparation, rien qui pouvait remplacer la stupidité d'un tel acte par une faible gloire funeste. Et alors que mon dilemme ne trouvait aucune réponse satisfaisante, le silence ambiant me surprit. Si comme je l'imaginai Kohaku n'avait à l'idée que ma future mort, dépourvu de tout sentiment hormis la plus sombre des haines, pour quelle raison le silence était de mise ? A y prêter attention, seule ma respiration rompait de plus en plus l'absolu néant de ce lieu de rédemption. Soudain, une présence se faisant ressentir. Imminente, proche, menaçante. Aucun doute, le Fils d'Aër était juste là.

Je parvins à me munir de la modeste lame qui restait l'unique rempart contre ses crocs. Mais avant que je puisse la brandir, le Subalterne plongea sur moi, planquant le fragile squelette que j'étais au sol sans que je ne parvienne à émettre la moindre résistance. Le choc avec le sol manqua de peu de me briser quelques os du dos, mais parvint avec succès à me maintenir en respect. Sa patte était une véritable et puissante serre dont je ne pouvais m'y extraire. Je savais maintenant ce que ressentais les proies de mon aigle. Immobilisées, sans défenses, à la merci du prédateur.

Je n'étais toujours pas résolue pour autant à m'offrir au Semi-dieu, ce pourquoi l'extrémité de mes doigts persévéraient dans l'espoir d'atteindre le pommeau de la dague tombée plus loin lors de l'impact. Comme si la situation n'était pas assez inconfortable, je ressentais le poids de la divinité s'enfoncer un peu plus au fur et à mesure que le temps s'écoulait sur mon thorax. L'oxygène n'allait pas tarder à me manquer, ma respiration se faisant déjà de moins en moins forte. Je ne pourrai pas dire si Kohaku savourait l'instant, ou s'il ne dura qu'une poignée de secondes. Ce qui était certain, c'est qu'il était réellement long de mon point de vue. Décidée à marquer notre rencontre, je finis par récupérer mon arme.

« Ca suffit...- Dans un ultime élan, j’abaissai la lame. Droit vers cet orteil géant dont la griffe effleurait de trop près mon si beau visage - Lâche moi ! »


Peut-être allai-je par cet acte futile entrer dans les pages des contes à venir.




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