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La cage de Garlzvôgh

 
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 18:37 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Garlzvôgh était dans sa cage.

Cage : il n'y avait pas d'autre mot pour définir l'étroite pièce de 20 mètres par 20, mais si haute de plafond que l'air au dessus semblait vouloir l'écraser. Cet espace au dessus de lui représentait le paradoxe de sa vie : les cieux, où résidaient les dieux, à la fois visible et hors de portée. Quel couleur il avait, au juste ? Légèrement orangé. Comme les murs. Il vérifiait toujours, espérant, quelque part, le signe du pardon qui l'amènerait à pouvoir enfin se venger du monde. Mais ce signe ne venait pas. Les murs et le plafond avaient encore et toujours cette même couleur même s'il y avait parfois quelques jeux d'ombre dans les marques que ses griffes avaient laissé sur les parois, mais à part ça, il ne voyait que cette couleur, qui, au fil des siècles, l'insupportait plus que de raison.

Les dieux semblaient avoir pris un malin plaisir à rendre sa captivité la plus insupportable possible. Lui qui aspirait à faire le mal, il ne pouvait qu'arracher les ailes des quelques oiseaux assez fous pour passer la petite fenêtre. Autant dire qu'il y en avait peu. Il lâcha un rugissement bestial, propre à effrayer n'importe qui, même courageux, passant à portée. Il se sentit un peu mieux, après ça. Mais ça ne durerait pas longtemps. Ce raisonnement, il le suivait régulièrement. Ce devait être au moins la troisième fois, cette semaine. En était-ce vraiment une, d'ailleurs ? N'était-ce pas plutôt un mois ? Ou n'était-ce qu'une heure ? Il était dur de mesurer le temps, par ici. Le peu de lumière venant de la fenêtre ne semblait jamais varier. Un imbécile avait-il accroché une lanterne, là haut, pour empirer son supplice ? Oui. C'était plus que probable. Il grogna une fois de plus, plus pour lui que pour effrayer ceux qui pourraient passer.

Il fixa la porte quelque temps. Cette porte, la clé de sa liberté. Elle avait l'apparence si fragile... Et pourtant... Pourtant, il ne parvenait pas à l'enfoncer, ses griffes, ses crocs n'y laissaient pas la moindre marque. Même quand il avait essayé de la faire plier à coups de cornes, ça n'avait rien donné. Stupide porte. Pas de poignée de ce côté, pas de fissure pour faire levier : s'il ne pouvait pas l'enfoncer, il ne pouvait pas non plus l'ouvrir. Il était coincé, jusqu'à ce que quelqu'un d'autre le fasse pour lui.

Quelqu'un d'autre. HA ! Un humain imbécile. Humain auquel, selon la loi idiote édicté par ces abrutis, là haut (oeil vers le plafond), il devrait se soumettre.

Comptez là dessus ! L'humain qui le dominerait n'avait pas vu le jour. Il était peut être affaibli par ces siècles d'emprisonnement, il était peut être brisé, mais l'être devant qui il courberait l'échine ne se promenait pas encore sur ces terres. Continuant le fil de sa pensée, il poursuivit à haute voix :


Vous m'avez entendu ? Jamais je ne me soumettrai ! Jamais !

Ceci étant clarifié pour quiconque passait à portée d'ouïe -ce qui était peu probable, il ne savait pas pourquoi, mais il avait l'impression d'être plutôt éloigné de l'entrée principale-, il tourna le dos à la porte et continua à ruminer sur son sort, ravivant -si jamais elle en avait besoin- sa haine du genre humain, des dieux, et du monde en général.
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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 18:37 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Léna Rico

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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 22:16 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Léna voulait une invocation.
Ces demi-dieux paraissaient la manière la plus sûre et la plus efficace d'acquérir du pouvoir et donc, une certaine forme d'autorité sûr les autres... Mais il lui en fallait une qui soit puissante, très puissante...


*Les invoc' d'eau c'est des poules mouillées, l'air ça craint : quelque chose d'inconsistant ne peut pas avoir de force et puis... Je ne veux pas d'un tas de boue comme invocation..
Par contre, le feu représente la puissance, la souveraineté. Le soleil, boule de feu, permet à tous la vie. Et puis au moins, le feu ça fait mal!*


Elle tenait ce raisonnement en se dirigeant vers les temples du feu.
De toute façon, elle n'avait même pas besoin de chercher à se convaincre. Le feu comme force brute, manière cruelle de torture l'attirait plus que tout.
Comme le soleil ou les torches, elle comptait rendre les autres dépendant de sa luminosité jusqu'à une soumission totale qui les empêcheraient de se passer d'elle, faire que son absence entraine leur aveuglement, leur impuissance totale... Voilà son but, passer maitresse dans l'art de la manipulation et de la domination, devenir indispensable, et vivre adulée de tous!

Mais pour cela, elle devait être puissante, donc posséder une invocation et de feu de préférence... Et la revoilà au début de son raisonnement.
Il revenait en boucle, telle une litanie, rythmant son pas telle une douce mélodie, douce mélodie aux paroles ignobles et aux accords dissonants...

Donc, tout en se répétant ses raisons, en fantasmant sur ses désirs et en prévoyant l'impossible, elle arriva devant une étrange bâtisse :
Très haute mais assez étroite, elle était orangée... Léna ayant suivi à la lettre le plan qu'elle s'était procuré était certaine qu'il s'agissait d'un temple de feu.

Aussi, elle s'avança un peu plus, se demandant quelle était la créature qui vivait ici.. Quand elle entendit une sorte de rugissement :

"Vous m'avez entendu ? Jamais je ne me soumettrai ! Jamais !"

Passés le choc et la surprise qu'elle éprouva, elle se réjouit intérieurement de la bonne nouvelle de cette affirmation. L'être devait être fort de caractère et voulant sa liberté! Ils allaient s'entendre à merveille s'il partageait ses envies de puissance... Mais il ne serait jamais qu'un moyen d'atteindre sa fin. Cependant elle ne comptait pas lui dire, lui aussi se retrouverait piégé dans les mailles de sa toile diabolique.

*Mais il faut d'abord qu'il accepte de t'accorder son pouvoir... Allez on y va... Il va voir le monstre s'il ne se soumettra pas à moi!!*

Elle poussa la porte de l'entrée principale et observa le demi-dieu qui était de dos...
Il était grand, fort et orange.. Il faisait un peu effrayant et lui rappelait les dragons de ses contes illustrées lorsqu'elle était petite... Sauf que l'être n'avait pas d'ailes et possédait des cornes.
Il était laid et effrayant... Elle aurait préféré un être qui reflète sa beauté à elle. Cependant il régnait autour de lui une telle aura de puissance et de méchanceté que c'est plutôt satisfaite de son choix qu'elle lui répondit :


"Oui je vous ai entendu. Je ne me soumettrai jamais non plus. Et si vous acceptez de rentrer à mon service je n'exigerais aucune soumission de votre part."

Elle savait qu'elle ne devait pas le brusquer pour obtenir son pouvoir... Elle n'allait quand même pas lui dire qu'elle comptait réduire l'infâme monstre qu'il était à la servitude!

"Que dois-je faire pour mériter l'immense honneur que vous m'accordiez votre puissance monsieur?"

La flatterie marchait toujours... Elle arbora un sourire mi ironique mi angélique.


Dernière édition par Léna Rico le Sam 11 Avr - 18:30 (2009); édité 1 fois
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Mer 8 Avr - 14:28 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Il entendit la porte s'ouvrir, puis entendit une voix, distincte, assurée. Mais pas seulement. Elle exprimait autre chose. Un peu comme de la...

Fierté ? Fierté d'être tombé sur lui ? D'avoir ouvert la bonne porte ? Qu'est-ce qu'il croyait, l'individu à la voix de castrat ? Qu'il allait partir, comme ça, admettre que ce serait une bonne idée ? Il se retourna, s'apprêtant à se jeter sur lui pour le déchiqueter en morceaux.

Elle.

C'était une humaine. Une humaine magnifique, certainement, mais néanmoins
une humaine. Il n'y avait aucun mot pour décrire l'état de choc dans lequel il se trouvait. Aucun humain n'avait jusqu'à présent eu suffisamment peu de sens commun pour rentrer dans sa misérable prison, mais une humaine l'avait fait. Elle n'avait même pas l'air de le craindre. Elle souriait. Folle ! Elle était sûrement folle.

Et la porte était toujours ouverte.

Laissant échapper un rugissement propre à faire trembler la terre (s'il avait été en état de réfléchir, il se serait étonné qu'elle n'ait pas tremblé), d'espoir, de joie, de désir de vengeance qui pouvait enfin s'accomplir, il se rua vers l'embrasure de la porte, il allait la franchir, il voyait le couloir au delà...
Mais quelque chose le stoppa. Un mur invisible, un enchantement qui bloquait la porte. En y fonçant la tête la première, il manqua de s'assomer, et s'écroula au sol, pitoyable.

Lentement, il se reposa sur ses avant bras, pour faire face au visage de l'étrangère. Il montra les dents et grogna.


Rentrer à ton service, à toi, créature inférieure ?

Il tourna la tête et cracha, avant de fixer à nouveau son regard sur l'inconnue. Il plissa les yeux.

J'en ris presque. Ne connais-tu point mon nom ? Je suis Garlzvôgh ! Je suis l'Insoumis ! Je te suis infiniment supérieur ! Et je peux te le prouver par une simple énigme.

Il prit, dans un coin de sa cellule, six bâtonnets qu'il lança à la figure de l'humaine, en disant :

Autrefois, un de tes confrères m'a montré six bâtons, en me suppliant de l'épargner si je n'arrivais pas à créer six triangles avec ce qu'il m'avait donné. Aujourd'hui, je te somme de faire la même chose avec ses os. Si tu réussis, j'admettrai que tu n'es pas pire que tes frères, et j'accepterai ton marché. Mais ça me surprendrait.

Ca l'aurait en effet surpris. Il avait envisagé tous les cas possibles, et n'avait jamais réussi. Ce test n'était qu'une formalité : sûr qu'il n'y avait pas de solution, il était sûr qu'il pourrait la congédier, humiliée, et retourner méditer sur son triste sort. Elle ne méritait pas mieux.
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Léna Rico

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MessagePosté le: Jeu 9 Avr - 21:46 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Mais pour qui se prenait il, cette raclure de dieu... Créature à la fois laide et inutile! Dont la puissance était réduite à néant!

C'est donc d'un ton fier et arrogant qu'elle lui répondit, lui jetant un regard plein de suffisance.


"Créature inférieure moi! Monsieur l'insoumis... Vous me faites rire vous même! Insoumis un être réduit à la captivité par des dieux? Condamné à devoir accepter l'aide d'un "être inférieur" selon vous pour pouvoir être libéré de votre cage!! Ahaha, quelle plaisanterie! Infiniment supérieur mais impuissant comme une pauvre mouche dans une toile d'araignée!"

Elle le regarda encore, d'un air de défi... Quel aspect repoussant! Et en plus sa bêtise semblait aussi conséquente que sa corpulence! Décidément, elle ferait sans doute mieux de changer de temple...

"De toute façon je n'ai aucune intention de vous supplier pour que vous acceptiez la main que j'ai tendue vers vous! Je n'ai jamais proposé que vous rentriez à mon service, je ne veux pas d'un petit jouet... Je cherche un allié puissant et c'est tout. Je rêve de pouvoir et j'osais espéré que vous puissiez me rendre quelques services en échange de votre libération..."

Elle s'arrêta un instant, devait elle accepter de tenter de résoudre l'énigme où bien s'en aller et le laisser empêtré dans sa suffisance?
Elle poursuivit ensuite d'un ton ironique :


"Je ne veux pas m'imposer à vous, ôh puissante créature qui ne parvient pas à passer une porte! Quant à votre énigme, je pense entrevoir une solution mais je ne vous la donnerai que si vous m'acceptez. J'estime être assez puissante et fière pour mériter votre attention et, je ne suis pas du genre à quémander."

Elle saisit les os et les posa à terre.

"Vous estimez que vous méritez que je prouve ma valeur? Et moi alors, je ne puis rien vous demander qui me prouve que vous êtes mieux qu'un autre?"

Elle se redressa, et le regarda droit dans les yeux. Il ne croyait quand même pas l'effrayer cet être immonde!! Elle en avait vues de bien pires! Il ne valait même pas la peine qu'elle tente de mettre en œuvre ses techniques de séduction...

"Alors Garlzvôgh si tel est votre nom... Que me répondez vous? De toute façon vous ne prendrez pas le risque de m'éliminer... Vous avez trop envie de sortir n'est ce pas??"

Elle avait abandonné l'idée de le convaincre par la flatterie, si son égo ne répondait pas par l'affirmative à ses promesses de pouvoir, c'était que cet être était une fiotte et donc qu'il ne la méritait pas comme invocatrice.

"Vous avez besoin de moi pour sortir, et je peux trouver une autre invocation bien meilleure que vous et surtout plus agréable! Réfléchissez vite Garlzvôgh! Ma décision sera sans appel!"

Elle aimait retourner les situations en sa faveur, et c'est avec un air de provocatrice qu'elle recula prudemment derrière le "mûr invisible" qui semblait le retenir.
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Sam 11 Avr - 16:43 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

L'humaine ne réagit pas comme il s'y attendait, c'est à dire en implorant son pardon et en acceptant ses conditions. Elle avait du courage. Suffisamment pour continuer à l'insulter, arborant un regard provoquant, sans montrer la moindre peur. Pourquoi n'avait-elle pas peur ? Elle se devait d'avoir peur. Il était grand et monstrueux. avait des griffes suffisamment coupantes l'éventrer et la laisser en vie suffisamment longtemps pour qu'elle puisse voir ses entrailles s'étendre sur le sol. Qui n'avait pas changé de couleur.

Et elle continuait, arrogante, à lui expliquer pourquoi elle n'avait pas besoin de lui, ce qui le rendait pathétique, ce qui faisait qu'en fait, elle ferait mieux d'aller ailleurs. C'était ridicule. Elle ne pouvait pas le penser sérieusement. Impossible. Et pourtant si, la voilà qui reculait. Etait-ce un piège ? Une tentative pour le manipuler, lui, Garlzvôgh ? Pour lui faire accepter ses conditions ?

Conditions qui n'avaient pas l'air si terribles. En effet, elle semblait sincère quand elle disait chercher simplement un allié. Rien de plus. On pouvait avoir de très saines relations, entre alliés, c'est à dire glisser doucement vers une situation de soumission, dans le sens qui l'arrangeait bien entendu.

Mais non. Quelque chose clochait dans son attitude. Son sourire avait totalement disparu, c'était à se demander même s'il avait existé. Elle avait changé d'attitude du tout au tout, en un rien de temps, ce qui voulait dire que c'était soit une girouette, soit une menteuse hors pair. Et si c'était le cas, tout pouvait être du flan, tout pouvait simplement mener à le mener vers une relation de maîtresse à esclave.

Ce qui voudrait dire qu'en fait, elle avait besoin de lui. Forcément. Pourquoi recourir à de telles tirades si ce n'était pas le cas ? Ou alors, elle avait simplement besoin d'un larbin, et c'était sur lui que c'était tombé. Il la jaugea. Elle recula, doucement, derrière la porte. La liberté, avec elle, s'éloigna dans le couloir. Il grogna en retour. Il abhorrait cette liberté qu'elle avait, et que lui n'avait pas, et il l'abhorrait elle pour lui montrer cette supériorité. Il frappa le sol d'un grand coup qui le fit trembler (le sol, hein, pas Garlzvôgh). Il cria :


Je suis puissant ! Personne ne peut en douter ! Si tu en veux une preuve, tu n'as qu'à regarder les murs ! Qui croyais-tu capable de laisser des marques de griffes dans les murs ? Les petits oisillons ?

Son ton changea brusquement et passa de la rage à la raillerie.

Mais j'ai l'impression que tu le sais déjà... Pourquoi chercherais-tu à te cacher, sinon ? Qu'est-ce que tu penses de cette peur qui semble te tordre les entrailles pour que tu te caches d'un être impuissant ? Serais-tu si faible ? Si craintive ?
>Le tout est de savoir qui a besoin de l'autre. Tu as besoin d'un allié puissant. Je suis cet allié. J'ai juste besoin de sortir. Et je sortirai. Maintenant...


Il lui tourna le dos pour lui montrer le profond mépris qu'il éprouvait, le peu d'importance qu'elle avait. Il voulait piquer sa fierté. Il avait hâte de sortir et espérait que cette manoeuvre l'y aiderait. Il conclua, l'air de s'en ficher ouvertement :

La balle est dans ton camp. Soit tu résous l'énigme, soit tu t'en vas. Et cette décision sera sans appel.
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Léna Rico

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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 19:00 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Léna eu un rictus de mépris... Regardant l'être du haut de sa supériorité évidente...

*Non mais pour qui il se prend ce demi dieu déchu! Même pas capable de sortir de sa prison!*

Puis, elle lui répondit, faisant un pas pour rentrer de nouveau dans le temple. Fière et hautaine, elle lui répondit en lui rendant son tutoiement.

"Non je ne cherche pas à me cacher de toi, ni à nier ta force physique évidente. Tu ne me fais pas peur, d'ailleurs, je n'ai ni peur de la mort ni de la souffrance. C'est toi qui ferait mieux d'avoir peur que je te laisse ici et que je m'en aille. Arrête de me tourner le dos et regarde moi en face. Tu as besoin de moi ou d'un autre humain, et j'ai besoin de toi ou d'une autre invocation. La différence entre nous deux est que moi je peux sortir quand je veux aller en quête d'un autre temple, ce qui sera facile à trouver, alors que toi tu es condamné à attendre que quelqu'un d'autre se présente à toi, peut être et surement jamais vu ton amabilité...
Oui tu es mon potentiel allié, comme toutes les créatures de ton envergure qui peuplent cette contrée. Mais j'en ai plein d'autres MOI..."


Elle regarda autour d'elle, puis reporta son attention sur Garlzvôgh, elle se dressait devant lui du haut de son mètre 70. Elle paraissait frêle de par sa carrure, moulée dans une jolie robe rouge... Cependant, une sorte de fureur imposante émanait d'elle et, l'aura qui l'entourait égalait largement celle de l'invocation.

"Je n'ai jamais nié ta puissance, devant ta carrure on ne peut que se douter d'une force imposante. Mais je ne cherche pas un monstre sauvage... Si tu n'es pas capable de me prouver ton intelligence, c'est moi qui sortirait."

Puis elle alla ramasser les os, et forma à terre une étoile de David, 2 grands triangles qui, juxtaposés en formaient 6 plus petits.

"La voilà la solution de ton énigme de bébé. Tu me prends pour qui! Elle n'est même pas à la hauteur de mon intelligence. Je suis bien plus pleine de ressources que tu pourrait ne l'imaginer."

Puis, elle se tint devant lui sans un mot, le jaugeant d'un regard froid et inquisiteur.

"De toute façon, je pense que je vais sortir et retourner chercher quelqu'un d'autre..."

Il ne fallait pas le nier, elle avait quand même peur de la réaction du monstre qui semblait plus que légèrement irascible. Cependant, tout dans son attitude le démentait. Elle sourit, ravie de se retrouver en position de force sur lui, ravie de lui avoir prouvé sa valeur et surtout, ravie de l'avoir peut être et surement troublé dans sa conviction absolue de sa supériorité.

"Tu es de toute façon bien trop arrogant pour un pauvre être soumis à la volonté de tes dieux... Incapable de te révolter et de sortir. Ta sois disant fierté ne vaut rien. A ta place, j'aurais depuis longtemps mis fin à mes jours... Et c'est moi qui suis faible?"

Une fois sa provocation ultime annoncée, Léna attendit sa réponse, guettant sur son visage une expression qui lui permettrait de prendre encore plus le contrôle de lui. Comme une araignée sournoise et mortelle, elle cherchait les signes de faiblesse de son adversaire afin de mieux pouvoir l'exterminer et l'envelopper dans sa toile de mensonges. Sûre d'elle, elle souriait...
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 18:26 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Garlzvôgh, toujours en fixant le mur, sourit (fit une grimace qui équivalait, chez lui, à un sourire) du compliment. En effet, de tout son discours, il n'avait retenu que la partie sur "la force physique évidente", le reste n'étant qu'un vaste mensonge (s'il avait été plus cultivé, il aurait pensé fumisterie, mais bon, on ne peut pas trop lui en demander), dont il était sûr que même l'autre avait conscience. Le passage sur la "force imposante" laissa aussi sa petite impression. La menace de sortir, elle, glissa comme de l'eau sur un plan incliné, sans même laisser une miette de crainte ni d'incertitude.

Elle lui dit qu'elle avait résolu son énigme. Il voulut, à ce moment, se retourner, pour vérifier de ses propres yeux ce qu'il devait, il est vrai, considérer comme un exploit. Lui n'avait pas réussi. Comment elle, petite humaine impuissante, avait pu accomplir ce haut fait d'armes ? Mais se retourner aurait voulu dire suivre ses ordres, ne pas la mépriser, et ainsi, il se retint. Il n'en aurait pas pour longtemps, et il pourrait bientôt trouver où était l'arnaque -car il y en avait forcément une.

Elle continua, encore et encore, toujours la même litanie. Elle tenait apparemment à lui faire gober qu'elle le valait. Lui ! Ah ! Ridicule. A peu près autant que ses menaces de départ. Si elle y pensait vraiment, elle aurait eu l'occasion.

Le silence s'installa. Quand il fut sûr qu'elle ne reprendrait pas, il répondit :


Eh bien ? Madame est à court de souffle ?

Il se retourna, lentement, très lentement, et s'avançant et s'appuyant sur ses poings, d'une manière rappelant le mode de déplacement du gorille. doucement, vers les deux triangles posés. Les écarta de son esprit avant que sa défaite ait eu le temps de marquer son esprit et de lui faire perdre son assurance. Il observa Léna, qui, pour lui montrer son splendide courage, était à nouveau entré dans la pièce. Elle souriait, apparemment fière de ses provocations, sûre d'elle, de la supériorité qu'elle se créait. Quelque part, c'était vrai, il n'aurait même pas du regarder son "oeuvre". Il s'approcha un peu plus, étendit le bras, saisit fermement sa main, et la souleva du sol.

Dis moi... Comment comptes-tu trouver ce temple, maintenant ? De la même manière que tu vas sortir de la pièce ? En volant ?

Il rit. Un rire lent, gras, moqueur. Vous avez déjà cru que vous pouviez reconnaître un méchant à son rire ? Tous ceux que vous auriez pu entendre jusqu'à présent seraient passé pour de joyeux babillements d'enfants de coeur. Il ajouta :

Je ne suis pas soumis à la volonté des dieux. J'en serai bientôt un. Sitôt dehors, je connais des gens qui devront se faire du mouron.

C'était une nouvelle face de sa personnalité qui se manifestait : une face aussi haineuse du genre humain, mais beaucoup plus froide, plus calme. Il ne haussait pas le ton, il savait qu'il n'en avait pas besoin. Le message passait nettement mieux comme ça. Le message d'ambition infinie que rien ne pouvait cloîtrer où que ce soit, quelle que soit la taille de la prison. Il finit par hausser les épaules.

Je pourrais te lâcher et te laisser t'enfuir. Seulement, toi qui est pleine de ressources, tu devrais réussir à te libérer par toi-même, non ? Montre moi ce que les cloportes savent faire, une fois qu'on a retourné le bout d'écorce sous lequel ils vivent...
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Léna Rico

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MessagePosté le: Ven 17 Avr - 00:11 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Léna le fixa dans les yeux. Le nouveau ton de Galzvôrgh l'avait presque intimidée. De même, sa nouvelle position la déconcertait quelque peu mais au moins, elle était à la même hauteur que lui et ne se fatiguait pas...

"Pff.. Être idiot, tu penses donc ne pas me valoir et tu es obligé de me retenir par ta force c'est ça? Tu ne peux te passer de moi et tu cherches à me garder avec toi. J'ai réussi ton énigme et prouvé ma valeur. Toi par contre tu me montres ton incapacité et ta stupidité. Et c'est ÇA un demi dieu..!"

Elle le défia du regard, un petit sourire malicieux aux lèvres. Il l'amusait. Même plus, cela faisait longtemps qu'elle n'avait cherché à exercer son pouvoir sur quelqu'un avec une présence aussi forte... Cela lui donnait une sensation assez particulière. Ses yeux devinrent brûlants et son ton enivrant lorsqu'elle poursuivit :

"Je ne suis pas un cloporte, je pense que malgré la différence de taille nous nous valons. Je pense que tu devrais me poser et arrêter tes bêtises avant que je ne décide de partir et de te laisser là définitivement. Je ne sais pas pour moi mais en tout cas, il m'étonnerait que tu tombes sur quelqu'un d'autre qu'une lavette impersonnelle qui se pliera à tes désirs pour ne pas te contrarier et t'offrira une existence à la hauteur de ses envies, médiocre."

Elle joua un instant avec une mèche. Ainsi suspendue, les sensations étaient étranges. C'était grisant et excitant d'une certaine manière d'être à la merci de lui, au dessus du sol, comme retenue à la vie par sa seule volonté, mince fil qui pouvait se rompre à tout instant au fur et à mesure de ses provocations...

*Tu te montes la tête ma pauvre... T'as pas ta dose de sexe ou quoi. Redescends, ce truc c'est pas un mec c'est une chose affreuse et ça veut te faire du mal*.

De nouveau, son sourire se fit énigmatique et supérieur et, reprenant le ton suffisant auquel elle était accoutumée elle continua :

"Tu sais ce que je te souhaite? Que tu me tues et que tu passes ta vie à le regretter en moisissant dans ta cage, sans que personne de valable ne vienne s'y présenter. Et que pour finir tu acceptes d'être l'invocation d'un débile sans ambitions qui te demandera d'allumer son feu pour faire griller ses bouts de viande. Tu ne mérites pas l'existence de gloire et d'honneurs que je pourrais t'offrir et que j'irai offrir à un autre si tu ne daignes pas retirer tes menaces et arrêter de te comporter comme un barbare abruti et aveugle.

Non je ne suis pas à court de souffle, c'est toi qui te comporte comme un idiot borné. T'es même pas capable de te rendre compte qu'avec moi tu pourrais exercer toutes les vengeances que tu veux, martyriser tout ce que tu veux quand nous aurons le pouvoir... Sauf moi bien sur.

Ça sert à rien de me retenir par la force car je n'accepterai pas ton pouvoir si tu me contraints à rester. Et je ne voudrais pas rester si tu me laisses dans cette position. Réfléchis un peu, ton intérêt est évident là dedans!"


Elle s'arrêta pour le jauger encore une fois. Qu'il était repoussant. Mais fier, mais puissant, mais semblant plein de ressources...

"Galzvôrgh, ceci est une dernière main tendue. Soit tu me relâches immédiatement et tu acceptes de devenir mon invocation, soit tu me tues ou me laisses comme ça ou bien tu refuses et dans ce cas et bien tu seras encore enfermé ici pour un bon paquet d'années.
Et je me garde un droit de refuser au cas ou tes excuses ne soient pas à la hauteur ou bien si tu me sembles trop faible..."
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Lun 27 Avr - 18:52 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

L'humaine le fixait, d'un regard assuré, perçant, tout ce qui pourrait vous donner envie de détourner les yeux. Il soutint le regard, de ses pupilles jaunes et unies, un peu enfoncés, et fit une mimique qui était censé valoir un froncement de sourcils dubitatif. Elle continuait de le narguer, malgré sa position inconfortable. L'était-elle tant que ça, d'ailleurs ? Elle avait l'air de s'en moquer. Ca ne l'arrangeait pas.

Elle alla même jusqu'à retourner la situation à son avantage. Ce n'était pas censé se passer comme ça. Pourquoi ça se passait comme ça ? Elle n'aurait pas dû garder cette lueur, ce défi dans le regard. Baisser les yeux, voilà ce qu'elle aurait dû faire. Ca ne marchait pas comme il le prévoyait, et c'était mauvais, assez terrible. S'il avait été humain, peut être qu'un goutte de sueur serait apparue quelque part sur son front, heureusement, sa divinité le lui épargna. Il ne pouvait pas se permettre de montrer un signe de faiblesse.

Elle continua un discours sur les lignes de ce qu'elle voulait qu'il lui arrive. Ce n'était pas terriblement important. Des menaces, comme les autres, elles étaient arrivées à peu près en même temps que le personnage. Il cherchait comment la destabiliser encore plus, grogna vaguement au milieu de son discours. Il espérait encore pouvoir l'intimider, sans réellement y croire. Peut être que passer à la pratique aurait plus d'effet ? Il montra les dents, pensant à mordre une oreille. Peut être arracher un bout du lobe...

Il arrêta son train de pensée quand elle parla de gloire et d'honneur, et prêta un intérêt redoublé à ce qu'elle disait.


"Non je ne suis pas à court de souffle, c'est toi qui te comporte comme un idiot borné. T'es même pas capable de te rendre compte qu'avec moi tu pourrais exercer toutes les vengeances que tu veux, martyriser tout ce que tu veux quand nous aurons le pouvoir... Sauf moi bien sur.

Ça sert à rien de me retenir par la force car je n'accepterai pas ton pouvoir si tu me contraints à rester. Et je ne voudrais pas rester si tu me laisses dans cette position. Réfléchis un peu, ton intérêt est évident là dedans!"


Il réfléchit en effet. Certains idiots auraient dit qu'il connectait ses deux neurones, c'était évidemment faux, il en avait plus que ça, et de toute façon la question n'était pas là. Il hésitait. Le choix qui s'offrait à lui était assez simple : commencer à suivre ses ordres, signe immédiat de défaite, ou refuser et se retrouver coincé.

Si le choix en tant que tel était simple, la décision était d'une autre trempe. Elle lui offrait sa vengeance. Celle qu'il attendait, depuis si longtemps. Il pouvait presque la sentir, la toucher, l'atteindre. La seule chose qu'il avait à faire, c'était de plier, une fois. Simplement acquiescer, poser sa captive, et accepter une soumission qu'il ne pourrait que subir durant les prochaines années. Cette soumission était au coeur du problème : il ne pouvait supporter l'idée d'être le subordonné d'une chose à peine digne de son attention. Et il ne pourrait pas reculer.

Il était au pied du mur. Et l'autre le pressait, comme quoi sa décision devait être prise "immédiatement". Il voulut, vainement, trouver des arguments le menant à un refus catégorique, qui le menait à prolonger cette discussion, un tout petit peu plus, le temps de la faire céder elle, mais ne le put pas, alors il grommela une suite de mots incompréhensible, sans le moindre sens, puis, avec un soupir, lâcha la faible humaine.

Il se ravisa rapidement et la rattrapa, puis la posa en douceur -relativement. Il s'écarta ensuite, ne s'inclinant pas, ne se mettant pas en valeur non plus. Il voulait sortir. Il allait devoir obéir à un être inférieur pour cela. Il avait renoncé à quelque chose. Mais il ne cèderait rien de plus.


Voilà. Je t'ai lâchée. Mais ne compte sur aucune excuse de ma part. Jamais, jusqu'à présent, je n'ai demandé pardon à un quelconque être vivant, et tu ne seras pas la première. Maintenant, sors, en me faisant sortir en même temps ou pas, selon tes voeux. C'est la dernière chance.

Il découvrit ses dents sans être vraiment menaçant, dans une dernière petite pique physique et la regarda, cherchant à mémoriser chaque détail la constituant, au cas où elle le laisserait là et où il pourrait trouver quelqu'un d'autre pour le libérer.

[Pas le temps de relire, m'excuse pour les éventuelles fautes de syntaxe / orthographe / cohérence.]
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Léna Rico

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MessagePosté le: Jeu 7 Mai - 20:32 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Léna, une fois revenue sur ses pieds épousseta sa jolie robe rouge d'un air très satisfaite puis, le fusillant d'un regard plus noir que jamais lui répondit:

"J'en ai rien à foutre que tu ne me fasses pas d'excuses, c'est pas comme si ce que tu faisais pouvait avoir une incidence sur moi. Quand à ma dernière chance si tu veux le présenter ainsi, ça l'est, cependant je dirais plutôt que c'est la tienne... Enfin de toute façon même si toi ou un autre ça a peu d'importance, viens avec moi. Je n'aurai ainsi pas à rechercher une autre invocation."

Elle passa la porte, dehors le soleil brillait de mille feux. Un instant submergée par un bain de douce chaleur elle se laissa aller à sourire tendrement. Le soleil était pour elle le seul amant qui en vaudrait la peine, à la fois brillant de splendeur et surplombant tous les autres... Sans doute l'une des seules choses au monde qui sois connue de tous les êtres vivants sur Terre...
Mais elle se reprit très vite et son visage repris l'expression d'un bloc de marbre, froid dur mais parfait. Et c'est en arborant ce visage qu'elle se tourna d'un coup vers Garlzvôgh. Ses yeux étaient à glacer même l'être de feu qu'il était, même le soleil et tous les rayons chauds. Sa beauté paraissait tellement irréelle face à cette animosité déclarée que l'on eut dit une sorte de déesse de la guerre, faite pour séduire et tuer..

"J'espère que tu ne profiteras pas de ta nouvelle liberté pour te rebeller... J'espère que tout être immonde que tu es tu possèdes un minimum d'honneur et de dignité."

Puis, elle s'efforça de réduire son air hostile et d'adoucir son regard puis pris une voix de conspiratrice en s'adressant de nouveau à lui :

"Bien et maintenant, que faisons nous? Je te laisse te balader et je retourne en ville ou bien tu veux que nous allions quelque part? Ah oui, et quels sont tes pouvoirs au juste?"

Elle savait que si elle voulait coopérer avec lui il lui faudrait instaurer une relation de confiance sinon d'amitié. Elle espérait qu'il ferait lui aussi des efforts dans ce sens. Elle faillit proposer une sorte de trêve mais se refusait de lui tendre la main. Cependant un petit sourire cordial naissait au bout de ses lèvres et ne s'évanouit pas tandis qu'elle le regardait d'un petit air interrogateur. Elle avait du mal à s'avouer qu'elle n'avait absolument aucune idée de la façon de se servir de lui... Mais c'était cependant le cas...

[désolée de la taille et de la médiocre qualité... --"]
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Lun 11 Mai - 15:52 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

L'humaine avait épousseté sa robe, arborant un air de victoire, puis, faisant tout ce qu'elle avait pu (en l'occurence, pas grand chose, une bête pique) pour lui signifier le peu d'importance qu'il avait pour elle, l'avait finalement choisi comme invocation. Il évita de laisser paraître sa joie le temps qu'elle lui lançait un regard noir, haussant vaguement les épaules, puis, alors qu'elle s'éloignait, se laissa aller à laisser éclater sa joie par quelques pas assez étrange et un bon coup de griffe dans le mur, qu'il espérait bien voir pour la dernière fois.

Alors qu'il quittait sa cellule, il ressentait exactement le genre de bonheur dû à la liberté que les écoliers qui quittaient leur école juste avant l'été, et qui savaient parfaitement qu'ils n'auraient pas à y mettre les pieds avant des mois. Il était si joyeux qu'il en venait presque à apprécier celle qui l'avait tiré de là. Presque seulement, heureusement, sa haine du genre humain l'aidait à surmonter cette vague d'euphorie qui le poussait à vouloir serrer tout ce qui passait dans ses bras en vague d'euphorie qui le poussait à décapiter tout ce qui pourrait passer à portée d'étreinte.

Il resta juste devant le pas de la porte, dans la pénombre, quelques instants de plus, à observer la demi-portion (il trouvait ce surnom à la fois délicieusement péjoratif et subtilement descriptif. Il lui était venu comme ça, et il ne risquait pas de l'abandonner avant un moment) qui semblait adorer le Soleil, vu qu'elle restait devant sans rien faire. Puis il sortit, et ferma presque immédiatement les yeux à cause de la lumière, trop intense. Il se força cependant à les rouvrir avant que l'autre se retourne, ce qu'elle fit d'ailleurs peu après. Il ne soutint pas son regard et, par nécessité, fixa un point plus bas que l'horizon, qui se trouva, cette fois, être un bout de sable juste devant ses pieds. Il était affreusement gêné de la soumission qui transparaissait dans son geste, mais serra les dents en se disant que c'était mieux que l'autre alternative pour s'empêcher d'arracher la tête -ou au moins les yeux- de l'âme qui l'avait vue dans cette état là.

Son geste serait donc la preuve qu'il n'allait pas se rebeller. Eh bien tant mieux ! Il aurait l'avantage de la surprise, en plus des autres, évidents. Il resta donc ainsi jusqu'à ce qu'il sente un changement dans le discours de la demi-portion : elle lui demandait s'il voulait aller quelque part en particulier, mais dans un autre contexte, si par exemple elle avait parlé une autre langue, il aurait été persuadé qu'elle lui demandait sa complicité pour assassiner sa soeur. Il lui lança un regard par en dessus pour voir son visage.

C'était à peine croyable. En la voyant comme ça, on aurait presque pu la croire gentille. A quoi était dû ce soudain revirement ? Le soleil, qui tapait trop fort sur sa tête découverte ? Lui, qui voyait mal à cause de la luminosité ? Avait-il finalement accepté de sortir avec une fausse manipulatrice qui était en réalité une amoureuse de la vie, des papillons et des fleurs ?

A cause de sa stupeur, il laissa passer quelques instants avant de finalement répondre :


Passer du temps avec toi ? Qu'est-ce qui pourrait me donner envie de faire une chose pareille ? Je te laisse retrouver tes amis humains si tu le souhaites, mais en ce qui me concerne, j'ai d'autres projets.

Il se détourna et commença à partir avant de se retourner -C'était plus pratique, il faisait dos au soleil et pouvait ainsi regarder son interlocutrice en face pour les derniers mots qu'il lui adresserait, et qui furent- :

Ne t'attends pas à ce que je cherche à te retrouver.

Il lui tourna ensuite ostensiblement le dos, fermant les yeux, goûtant aux plaisirs de la liberté, garda la pause une seconde ou deux pour bien marquer le coup, et s'éloigna sans regret aucun.


[100% pardonnée si tu me dis pas que la fin est super cliché =p]
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Léna Rico

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MessagePosté le: Lun 18 Mai - 14:53 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Léna reprit son attitude froide et distante et lui répondit :

"Reste là! J'en ai pas fini avec toi... Je te rappelle que tu es désormais en mon pouvoir et que tu te dois de venir quand je le veux et de rester si j'en ai la fantaisie."

En disant cela, elle s'était rapprochée de lui pour poursuivre :

"Passer du temps avec moi oui... Tu crois que je suis venue chercher une invocation pour le plaisir de la libérer? Maintenant c'est à toi de m'obéir en me rendant les services pour lesquels je t'ai sorti de là.. Alors répond à ma question, pour la seconde fois : quels sont tes pouvoirs?"

Elle se sentait délicieusement supérieure à lui en l'invectivant de la sorte, comme une maitresse d'école qui réprimanderait un gamin un peu trop insolent tout en prenant une savoureuse revanche. Un sourire victorieux dessinait une jolie fossette sur sa joue, mais ses yeux restaient froids d'une haine jubilatoire :

"Regarde moi en face au lieu de me fuir, pauvre chou soumis à une humaine. Si j'étais toi je ne serais pas aussi content d'être sorti...
Tu me dis que je ne dois pas m'attendre à ce que tu cherches à me retrouver, ne t'inquiètes pas, moi je vais y remédier. Ta vie sera un enfer à présent. Je t'ai tendu la main pour que nous trouvions un accord, tu l'as refusée. Tant pis pour toi, je suis en position de force et je compte bien te le prouver."


Elle le fixait d'un doux regard méprisant et moqueur...

"Et si tu me tues ce sera pire, je pense que les dieux ne te laisseront pas ressortir de sitôt. Tu croupiras pour l'éternité dans ton petit temple de créature servile et soumise à plein d'autorités qui lui sont supérieures... Tu sais quoi, je pense que s'il m'ont envoyée à toi c'est pour te punir de ton arrogance. Maintenant tu vas te rendre compte qu'il y aura toujours un chef au dessus de toi."

Satisfaite de sa tirade, elle rayonnait tel un petit soleil. Petit soleil dont l'énergie se tirait de son pouvoir de manipulation et de sa méchanceté. Le monde qu'elle aurait éclairé de ses rayons maléfiques aurait été un univers d'horreur et de désolation..
Mais elle se demandait cependant si elle n'allait pas avoir déclenché une colère trop grande chez Garlzvôgh...


*Tant pis pour lui, il l'a cherché l'animal. Fallait pas me chercher et encore moins me tourner le dos, il est pas au bout de ce qui va lui arriver...*

Un rictus machiavélique accompagna cette pensée. Il allait voir ce qui arrivait quand on lui manquait de respect...


[La fin est suuuper cliché!!! large smile. Mais je t'en veux pas mon 'tit chou :-'. Admire ma gentille gentillesse... *_*]
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Mer 20 Mai - 18:13 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

La demi-portion lui enjoignit de s'arrêter, alors Garlzvôgh s'arrêta. Il aurait bien continué, mais ça n'aurait fait qu'empirer les choses, et il n'avait de toute façon pas le choix. Son invocatrice lui avait formulé un ordre, alors il devait obéir, sans autre issue possible. Rien ne le forçait à se retourner ni à revenir sur ses pas, par contre, il resta donc planté là, malgracieux, renfrogné : quoi que ce soit qui allait suivre, ça allait très certainement mettre sa patience à l'épreuve, et il en avait peu.

Suivit l'ordre de répondre à sa question. Il avait pu l'ignorer, précédemment, mais il n'y couperait pas cette fois : il devrait lui annoncer qu'il n'avait aucun pouvoir particulier. Il sentait que ça allait mal passer. Il s'apprêta à répondre mais la naine reprit avec ses impératifs : il se retourna donc, lui fit face, l'oeil remplit de la féroce haine qu'il ressentait contre le monde en général, et, à ce moment, contre elle en particulier.

Il se tint ainsi, sans faire d'effort pour la dominer. Ca ne servait à rien, de toute façon, elle était trop obtuse pour pouvoir saisir toutes les subtilités du langage corporel, comme "je fais deux fois ta taille, je n'ai qu'à serrer le poing pour te casser un bras, ou n'importe quoi d'ailleurs". Il garda son calme en pensant très, très fort à tous les membres qu'il pourrait lui arracher, s'il le voulait. D'abord les doigts...

Il en arrivait à peine aux épaules lorsqu'elle finit sa brillante tirade, dont il avait -heureusement, d'ailleurs- manqué l'essentiel. Il grogna doucement, espérant retarder le moment fatidique où il devrait dire la vérité. C'était peine perdue, toutefois, et il lâcha finalement, de manière aussi ironique que possible :


Des pouvoirs, comme... De la magie ? Tu veux que j'allume des petits feux de bois dans ta pauvre petite cheminée ? Que j'allume les feux de l'amour d'un quelconque bellâtre ? Ou simplement que je te crame une mèche de cheveux ?

Il avait insisté sur quelques mots, espérant provoquer une réaction. Elle cherchait visiblement à le manipuler, quoi que ce soit qu'elle lui ait dit, et il n'y avait pas de raison qu'il ne joue pas, lui aussi : il cherchait donc les points sur lesquels il pouvait faire pression. En général, le coeur où la jugulaire étaient de bons plans, mais sur un plan physique, et elle n'était manifestement pas encline à y entrer. Il continua :

Même si je trouve cette dernière idée merveilleusement réjouissante, je pense que tu devras te contenter de ma force. Je ne suis pas un faible magicien, peureux, se dissimulant derrière la croyance illusoire que mes sorts me protègeront des embrouilles que je serais sur le point d'avoir en rencontrant un véritable guerrier.

Il haussa ses épaules massives avant de conclure :

Si tu parlais de manière plus générale, je n'ai pas besoin d'énormément de lumière pour y voir clair. Est-ce un talent suffisant pour mademoiselle ?
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Léna Rico

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MessagePosté le: Jeu 21 Mai - 21:32 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Léna resta un instant étonnée... Il ne répondait pas à ses provocations, il ne faisait que répondre à sa question. Et il lui avait même obéi sur deux points.

A cette pensée, qu'elle contrôlait une affreuse bête de 2 fois sa taille, elle se sentit de nouveau emplie d'un sentiment d'allégresse... Qu'elle ne laissa cependant pas transparaitre ni sur son visage, ni dans ses mots.

"Non ce n'est pas un talent suffisant pour moi. Par contre ton aspect repoussant et ta taille me suffisent pour ce que j'ai à faire de toi, animal immonde."

Elle continuait dans la provocation, frustrée qu'il n'ait pas répondu. Il lui déplaisait fortement de constater que ses paroles n'aient pas d'impact sur lui.. Peut-être cachait il bien son jeu. Elle n'était sans doute pas la seule à être une manipulatrice hors pair.

"En même temps je m'en doutais en te voyant que tu n'aurais pas de pouvoirs spéciaux. Tu manques trop de charisme pour ça... Une bête fauve voilà ce que tu es. Et c'est tout."

Les gens en colère sont gouvernés par leurs pulsions. Ils sont d'autant plus faciles à manipuler car faciles à prévoir. Par exemple si elle réussissait à l'énerver correctement, il allait vouloir lui faire mal et elle lui intimerait de cesser, ce qui la conforterait encore plus dans sa position dominante...

*Niark niark niark....*

"Bon maintenant je vais aller en ville. Alors je te laisse sagement aller étriper tout ce qui bouge si tu veux. Mais quand je t'appellerai t'auras intérêt à rappliquer vite fait comme un gentil toutou bien éduqué.."

La comparaison était mesquine... Mais elle n'avait rien avoir avec le petit sourire moqueur et condescendant qu'elle arborait. En ville, elle allait s'appliquer à le faire passer pour un gentil petit être complètement dominé. Il allait voir...

Elle pérorait au soleil, comme un tournesol vantard et prétentieux. Fière d'elle.


*En fait, je n'aurait pas pu trouver de meilleure invocation. Traumatiser cet être froid et méchant me rend plus joyeuse que n'importe quoi d'autre...*

Puis elle ajouta:

"Bon et maintenant, si tu n'as rien de plus à me dire, je m'en vais. Je vais chercher quelqu'un qui me mettra sur le chemin du pouvoir. Quelqu'un de plus utile qu'une chose telle que toi."

Et elle s'éloigna de sa démarche enchanteresse. N'importe quel humain d'ailleurs serait soudainement tombé dans une sorte de coma éveillé causé par cette vision. Malheureusement, ses nombreux attributs plus qu'attirants semblaient laisser de marbre l'être de feu.

*Tant pis, j'ai bien d'autres pouvoirs sur lui...*
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Garlzvôgh

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MessagePosté le: Dim 24 Mai - 14:07 (2009)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh Répondre en citant

Face à elle, il la fixa alors qu'elle l'insultait ouvertement. "Animal immonde". Il enfonça un de ses poings dans le sable, d'une façon qu'il espérait discrète, pour attraper une grande poignée de sable. Il avait besoin de serrer, d'écrabouiller quelque chose : que ce soit le crâne de la demi-portion ou une poignée de sable n'avait pas grande importance. Il se serait sans doute sentit moins frustré s'il y avait eu un caillou, un tronc, quelque chose qu'il pouvait vraiment écraser que ce simple océan insaisissable, mais il faisait avec.

Le "bête fauve" qui suivit ne fut pas spécialement bien accueilli non plus. Il serra les dents, grogna doucement en guise d'avertissement, mais resta -à part ça- impassible. Il chercha à y voir un compliment, pour l'aider à descendre. Il pourrait l'évacuer plus tard, son discours ressemblait de plus en plus à un au revoir.

La tendance se confirma quelques secondes plus tard.


*Etriper tout ce qui bouge, compte là dessus ! Sitôt que je sors de ce maudit désert, je connais des petits rongeurs forestiers et quelques plus gros animaux forestiers qui vont passer un sale quart d'heure !*

Il garda cette remarque pour lui, voulant conserver une image calme quelques instants encore, le temps qu'elle s'éloigne. Sa résolution fondit cependant devant le "petit toutou". Tout ses muscles se tendirent instantanément, et il frotta le sol de son pied, à la manière d'un taureau s'apprêtant à charger. Lui ne chargerait pas, cependant, du moins l'espérait-il. Ce ne serait que justice, quelque part, que cette insolente se fasse punir, mais les représailles pourraient se faire dures. Très dures. Il inspira donc profondément, retint son souffle, et compta, espérant pouvoir se sortir de la tête ces projets de meurtre immédiat. Il alla jusqu'à fermer les yeux pour ne plus voir son visage.

Quelques instants plus tard sa voix lui parvint. Elle partait. Enfin. Enfin, il allait pouvoir avoir un peu de liberté, premiers instants qu'il chérirait sans doute un bon moment. Il les apprécierait sans doute encore plus s'il trouvait quelqu'un à étriper, là, maintenant. Il n'avait rien à ajouter et se tint donc coi, attendant encore quelques minutes le départ de l'imbécile heureuse qui lui tenait lieu d'invocatrice. Il rouvrit les yeux. Plus personne.

Il s'autorisa un long rire, démoniaque, effrayant, puis s'enfonça dans le désert.


CLÔTURE DU SUJET POUR CAUSE D’INACTIVITÉ
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:14 (2016)    Sujet du message: La cage de Garlzvôgh

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