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Le calme après la tempête.

 
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Kohaku
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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 15:31 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

Kohaku dût réfléchir à un chemin sûr pendant lequel il réduirait le risque d'attaque au minimum, tout en profitant des vents au maximum. Il choisit donc de longer la côte, soit environ une centaine de kilomètres. Une distance qu'il aurait pu parcourir en moins d'une heure si il avait pu voler à sa guise, seulement il devait prendre garde à son humaine, morte de peur, agrippée comme une perdue à sa serre.

La dragon savoura son temps en vol, jonglant avec les courants aériens comme un acrobate. L'iode et le sel vinrent assez vite lui chatouiller les narines. En réalité, la mer avait été leur compagne pendant tout le voyage, visible à perte de vue. On divenait la côté de la Plage Lilyn et des Plaines Glacées au loin dans la brume de l'horizon. Ils survolèrent un immense banc de precius qui batifolaient dans les vagues. Quelques candors vinrent voler à quelques mètres d'eux de temps à autres, par curiosité.

Ainsi il y arrivèrent en un peu moins de quatre heures. Sur la fin du parcours, Eleanör dût guider le demi-dieu pour trouver précisément le lieu où elle souhaitait se rendre. Avant d'amorcer sa descente, Kohaku aperçu un l'un des fameux Wania surgir de la mer de sable lointaine pour y replonger, ce qui le fit hésiter un instant avant d'aviser le sol. Là une bâtisse se dressait, il y avait une écurie avec quelques variquans que le dragon entendait piailler à l'intérieur. Il y avait quelques voyageurs qui se rendaient à cette même auberge et qui s'arrêtèrent pour les regarder atterrir.

Leur vêtements furent soufflés par le vent qui précédait le retour du fils d'Aër sur le plancher de Terra. Échaudé par l'enlèvement de son invocatrice dans la nuit précédente, Kohaku gronda férocement pour faire reculer ces badauds trop curieux. Il fouetta l'air avec sa queue et dévoila l'intégralité des poignards qui ornaient sa gueule en guise de mise en garde. Le dragon blanc demeura dans sa position défensive le temps que l'humaine se remette des émotions du vol. Les bipèdes n'étants pas fait pour ça, il se doutait qu'Eleanör ne devait pas être en grande forme.


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Dernière édition par Kohaku le Lun 12 Aoû - 14:24 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 15:31 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Eleanör
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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 19:46 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant





Eleanör a écrit:
Chapitre Trois
Désespoir et Nostalgie



Comme je l’imaginai, je devrai à nouveau me contenter des serres du Dragon des Vents comme siège. Une position bien inconfortable mais qui m’éviterait de mettre en jeu ma vie une nouvelle fois. Contrainte et épuisée, je pris place en prenant soin de m’accrocher solidement à l’une de ses pattes avant. Bien que je le savais enclin à ne pas prendre trop de vitesse pour mon bien, je dû faire face à de violents haut-le-cœur. Je comprenais aisément maintenant pourquoi l’Homme n’était pas doté de la capacité de Vol. La terre ferme était notre royaume, et c’est sans regrets que je laissai les cieux à ses protecteurs. Le problème, étant que durant les prochaines heures j’allais devoir faire preuve d’une insupportable retenue. Il faut dire qu’en plus des arbres centenaires devenus simples brindilles fraichement sorties du royaume de Terra, j’avais à supporter les odeurs ravageuses d’une mer houleuse.

Par chance, je pus compter sur le sommeil pour m’épargner une large partie du voyage. Un repos qui ne fut ni mouvementé, ni désagréable. De ceux que l’on souhaite connaître à chaque nuit. L’arrivée était proche lorsque Kohaku me tira de ma tranquillité. Si les lueurs aveuglantes n’annonçaient pas notre entrée dans le Désert Ambre, j’aurai probablement lâchée bon nombres de jurons au Serviteur. Face à moi, l’étendue de sables fins s’étendait jusqu’à l’horizon, laissant mon esprit prendre conscience de l’étendue du monde s’offrant à moi. Tout un univers d’aventures, une vie qui entrera dans les légendes !

Après avoir indiqué avec précision le logis convoité, je remis rapidement mon visage dans le capuchon de ma tenue. Mon visage devait être horrible après tous ces tourments et un réveil forcé. Cette dissimulation me fut surtout utile lorsque je pus masquer mon mal être de l’atterrissage. Il me fallait au plus vite trouver un moyen de ne plus avoir à monter le Descendant d’Aër, mon organisme risquait de ne plus supporter ces voyages bien longtemps. Tandis que j’émergeais avant de faire face à l’établissement, prenant un faible appui sur Kohaku, je l’entendis alors grogner à m’en rendre sourde. Un beau geste qui était tout de même des plus désagréables après un réveil agité. Mais en me tournant vers lui, et en le voyant crocs sortis en train de se dresser entre moi et ces inconnus, je n’émis aucun juron. Peut-être venait-il de m’attendrir pour les prochaines minutes.

Sans prendre plus de temps pour écouter son éventuel désaccord, je fis route vers la taverne. Mon capuchon restait relevé, j’espérai ainsi masquer ma beauté qui ne manquerait pas d’émoustiller ces hommes du voyage. Probablement qu’ils n’ont vu aucune femme depuis des semaines, voire des mois. Aussi discrète que je le pus, je pris commande d’une chambre équipé d’une baignoire. Demandant au gérant de faire livrer mon repas dans la chambre. Prendre un repas au milieu d’eux m’exposait à un risque bien plus grand que ceux du matin. Il ne fallut pas bien longtemps au commerçant pour m’apporter ma pitance, que j’avalai plus que je ne mangeai. Après quoi, je pris place dans la baignoire fraichement versée. Un instant de plaisir dans une matinée fort mouvementée.

Dans l’eau, je repensai à tout cela. Les marques sur ma peau rappelèrent cette humiliante trainée dans les terres enneigées des Landes Nordique. Mon estomac encore douloureux évoquait cet instant où je me mis à vomir, laissant un peu de moi-même en quelque sorte au milieu de cadavres défigurés et démembrés. Et puis il y eut ce coup porté à mon visage. Frappée, trainée, humiliée. Et tout ceci aux côtés d’une Invocation qui souffrait de ne pouvoir me faire du mal. Il avait même essayé de me dévorer il y a quelques jours. Plus tôt dans la journée, il me fit comprendre qu’il n’éprouvait aucun sentiment pour sa précédente Invocatrice. Je ne serai pour lui qu’un amusement rencontrée durant sa longue vie. Après ma mort il ne chercherait pas à venger mon trépas, à l’inverse des contes qui nous dessinaient des traques de plusieurs années tant leur lien était fort. Moi, les seuls cherchant vengeance seront ma famille. Ah, ma famille. Celle que je fuis en ce moment, et qui pourtant me manque tant. Jamais je n’eu autant besoin des bras protecteurs de mon frère, mais il n’était pas là. Il était à plusieurs centaines de kilomètres, à plusieurs jours de moi. Pourtant, je continuai à m’éloigner de lui, de mon village qui ne voulait que mon bien.
Comme je me sentais seule…

Je ne parvins pas à retenir plus longtemps mes larmes. Recroquevillée sur moi-même, les bras entourant mes genoux, la tête entre eux. Les larmes sortirent sans retenus, coulant plus que je ne crûs le pouvoir. Quand de longues minutes eurent raison de mes réserves, je pris conscience de l’heure avancée. Mon Serviteur ne devait pas tarder à arriver, et je me refusai à me montrer dans un tel état une fois encore. Rapidement, je me séchai avant de remplir la baignoire de mes vêtements. Un rapide frottage précéda une mise au balcon rapide. J’avais espoir que le soleil proche de son point le plus haut fasse rapidement sécher ce que j’avais à peine mouillé. De quoi donner un coup de fraîcheur à ma tunique. En une heure, je fus de nouveau prête. Je ne pus tout de même pas éviter un rapide passage devant le miroir, qui me permit de masquer l’effroyable tristesse de mon visage.


Kohaku avait intérêt d’être là comme convenu, ma patience ne semblait plus exister.




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Kohaku
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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 23:42 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

L'humaine s'en fut dans l'auberge. Le dragon ne la suivit que du regard et des grondements qu'il adressait à ceux qui s'approchaient trop prêt d'elle. Les variquans dans l'écurie étaient en panique, certains piaffaient et tiraient sur leurs liens comme des damnés. Kohaku ne retrouva son calme que lorsque Eleanör disparut de son champs de vision. Il soupira. Il ne pouvait pas aller bien loin de toute façon. Lîle ? Il en avait déjà fait le tour pendant sa semi-liberté lors de la convalescence de Pearla. Et plus encore avec l'expédition. Sa mission était désormais de servir cette humaine, et, vue la nuit qu'il venait de passer, s'éloigner d'elle n'était pas une bonne idée. Le temps d'être invoqué elle vous filait entre les griffes !

Kohaku s'envola donc un peu plus loin, les piaillement des variquans devenant insupportables. Après quoi il s'étendit de tout son long et se laissa délicieusement chauffé par le soleil ardant. Il ne dormait que d'un œil et grondait qui que ce soit ou quoi que ce soit qui osait l'approcher. L'essentiel de son attention étant concentrer sur son ouïe. Il guettait les voix dans l'auberge et se tenait prêt à ravager le lieu si Eleanör était encore en mauvaise posture. La chaleur finit par importuner le fils d'Aër, qui s'envola en quête d'un soupçon d'ombre, qu'il trouva contre l'un des murs de le bâtisse.

Il entreprit à nouveau de faire un semblant de sieste et de se détendre. Kohaku souhaitait bien retrouver quelques forces avant qu'ils ne reprennent leur route au but mystérieux pour le dragon volant. Avec un peu de concentration il parvint brièvement à entendre la voix de la fille Mahasiah. Il se leva d'un bon, se maudissant d'une quelconque négligence. Elle sanglotait. Cependant quand il comprit qu'elle était seule, sans agresseurs autour d'elle, il se détendit. Si elle avait vraiment besoin de lui par ce qu'elle était en difficulté réelle, elle l'aurait appelé. Le demi-dieu se recoucha et attendit patiemment que son invocatrice ne se remontre.


L'ouïe divine du dragon blanc lui permit de suivre les aléas de la bipède. Lorsque enfin elle se montra, il bailla à s'en décrocher la mâchoire. Contractant, un à un les muscles de sa gueule. Ce qui lui tira un grognement douloureux, la brûlure, ornant sa gueule depuis l'entrevue avec l'élémentaire de feu, était plus que vive et devait partiellement le défigurer. Il allait devoir attendre que ses écailles se renouvellent pour que cette blessure devienne de l'histoire ancienne. Une fois debout sur ses serres, il se secoua vivement pour chasser le sable et la poussière qui se seraient nicher dans sa crinière et entre ses écailles. Kohaku n'avait rien fait pour être discret, ce qui permettrait aisément à son invocatrice de le repérer.

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MessagePosté le: Dim 11 Aoû - 16:03 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

La discrétion de Kohaku ne devait pas être légendaire durant l’Ancien Monde. Son simple bâillement fit trembler les murs de la bâtisse construite depuis de trop nombreuses années maintenant. Déterminée à masquer mon instant de panique aux perles de jades du Dragon des Vents, j’avais optée pour passer directement à l’attaque. De quoi le détourner de mes yeux encore légèrement rougis, espérant que le temps masque ma faiblesse le plus rapidement possible. M’approchant de lui, je ne fis pourtant que passer. Interdiction de croiser nos regards, et la froideur qui pouvait naître de cette situation n’allait pas changer de ce qui était devenu notre quotidien. Au point même que je me demandai s’il le remarquerait. Bien que cela ne m’importait nullement, du moment qu’il obéissait à mes ordres et qu’il maintenait au loin les aventuriers en manque de compagnie féminine.

Sur le côté de l’auberge usée par le temps, trois variquans mettaient à l’épreuve les solides cordes les retenant à une construction de fortune. Le responsable avait sans doute depuis peu mis à la disposition des voyageurs. Une idée que sa caisse devait apprécier au plus haut point. Traverser le désert à pied revenait à jouer à un jeu où la Mort était souvent victorieuse. Pourtant, c’était là ce que je comptai faire. Monter sur le dos d’une créature puante, dénuée de courage et au pelage recouvert de sable était intolérable. Je préférai encore rallonger d’une journée mon voyage que de chevaucher à l’instar de la populace aux bourses légères. Jamais une Mahasiah ne serait vu à dompter une bête populaire, apprivoisé grossièrement pour permettre aux pauvres d’avoir un semblant de monture. Passant mon chemin, je pris le semblant de route menant au prochain lieu de repos. Se perdre dans les dunes étant chose aisée, j’avais optée pour suivre les nombreux campements bordant la Mer Interieur de tout son long. De quoi m’assurer d’éviter les nuits à la belle étoile malgré une distance accrue.

Perçant le silence, Elemiah me siffla son arrivée. Ce fidèle compagnon avait dû mettre plus de temps que la divinité à rejoindre la taverne, sans pour autant abandonner. La fatigue était de mise, si bien que je le fis prendre place sur mon épaule. De quoi lui permettre de récupérer de son vol acharné. D’après ce que j’avais comme souvenir de mon ébauche d’itinéraire fait avant de quitter le domicile familiale, je ne pourrai m’asseoir à une nouvelle table avant le début de soirée. Une après-midi de marche ne devait pas être chose des plus éreintantes. Le début de la traversée fut dans le silence. Je ne voulais pas laisser une occasion au Subalterne de croiser mon regard, et lui ne paraissait pas intéressé à communiquer.

Alors que l’auberge quittée apparaissait encore, bien que lointaine, je commençai à sentir une fatigue me gagner. Ou plutôt un sentiment de lassitude. Marcher dans une étendue de sable était inintéressant et horriblement ennuyeux. La seule occupation que je parvins à trouver, fut de repenser à ma prédécesseur. A la manière dont elle avait domptée le Dragon des Vents ou encore comment elle avait su supporter son arrogance et son manque d’efficacité. Peut-être était-elle morte car, comme dans les Landes, il n’avait su venir à elle suffisamment vite. Toutes ces questions sans réponses étaient une torture, chacune me peignant un sombre portrait du Serviteur vouée à répondre au moindre de mes caprices. Qui d’ailleurs, seraient nombreux. Mon seul moyen de comprendre sa Libératrice mais aussi son esprit fourbe, était de l’obliger à me révéler ce que je désirai connaître.


« Parlez moi de la bipède qui eut la folie de vous libérer avant moi. »


Observant un instant le Semi-dieu, je repris rapidement la parole. Je ne voulais pas le laisser se faire évasif.


« Ne dissimulez aucun détail, peut-être qu’en vous faisant suffisamment distrayant, j’accepterai de vous accorder un instant de repos. »




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Kohaku
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MessagePosté le: Lun 12 Aoû - 15:49 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

Étrange comme l'humaine qui s'était montrée si revêche et si prompte à défier le demi-dieu se montrait à présent si fuyante. Kohaku n'était pas dupe, elle faisait tout pour ne pas croiser son regard inquisiteur, sa gueule se fit lasse et il soupira. Ces humains, si prompts à oublier que la vue n'était pas le seul sens que les Dieux avaient offert aux vivants. L'ouïe et l'odorat suffisaient à confirmer le trouble que le dragon percevait dans l'attitude de son invocatrice.

Elle s'éloignait de l'auberge avec l'ordre implicite de la suivre. Elle ne prit aucune des monture qui enivrait l'air du parfum de la peur. Une oreille penchée, l'autre levée, Kohaku l'observa un instant avant de, renoncer à prendre son envol pour la suivre. Avec un allure aussi ridiculement lente, la suivre en volant allaient l'épuiser inutilement en faisant du quasi surplace. Elle ne semblait pas non plus vouloir qu'il la transporte à nouveau alors qu'il pouvait réduire le temps de voyage à quelques minutes ou quelques heures selon la distance qu'elle souhait parcourir.

Il la suivit donc au pas, le rattrapant bientôt par sa démarche féline lui permettant de plus grande enjambées. Quel comble pour un fils d'Aër que d'être contraint de marcher... Il ne dit rien, notant l'inconscience de la fille Mahasiah qui choisissait le voyage sous le cagnard, plutôt que la fraîcheur de la nuit. Au moins sa tenue sombre prévue pour le froid, la ferait suer et cette sueur maintiendrai son corps fragile dans une fraîcheur relative. Avait-elle prévu de quoi se désaltérer ? Ou serait-il contrait également de la regarder mourir de soif ?

La chaleur indisposait le dragon, lui qui était fait pour le froid glacial des hautes altitudes, cependant Aër avait pensé à tout et la blancheur nacrée de ses écailles diminuait l'impact des rayons ignissiens. Ainsi une multitude d'éclats de lumières dansaient sur le sable au rythme de la démarche du dragon, et devaient les rendre visible de loin avec un tel jeu de reflets. De temps à autres le reptile volant dressait l'oreille, à l'affût du moindre son annonçant un danger dans le silence étouffant du désert.

Kohaku calquait son pas ample sur celui Eleanör, sa gueule entre-ouverte maintenue à mi hauteur pour rafraîchir son corps, l'astre solaire l'accalbia trop pour qu'il porte sa tête bien haute. Finalement la demoiselle daigna sortir du silence dans lequel elle s'était murée, ordonnant au dragon blanc de lui parler de Pearla, de lui parler de tout ce qu'il savait à son propos. Il tiqua sur la faveur qu'elle lui promettait et eut grognement moqueur. N'était-ce pas plutôt elle qui commençait à se fatiguer ?

«  Une folie, oui, qui n'a duré que quelques mois. Une femelle plus jeune que toi, si humble que ses vêtements étaient fait feuilles et de végétaux qu'elle avait tissé elle même. Son nom était Pearla. Elle était une chasseuse tempérée qui ne tuait pas plus que nécessaire. Son premier ordre à été de me faire transporter un mâle, venu passer mon épreuve en même temps qu'elle, qui j'avais brièvement mener aux portes de la mort. »

La grimace de ce cancrelat décérébré de fils d'Ignis revint à la mémoire du dragon, il n'en montra rien cependant. Eleanör avait ordonné de parler de Pearla, pas de ses éventuelles autres invocations. Kohaku reprit son souffle et secoua sa crinière avant de continuer de sa voix grave et grondante comme l'orage.

« Elle souhaitait ne plus être ne gêne pour moi lorsque nous volions, alors elle me demanda de lui apprendre à se tenir sur mon dos de façon à se que je puisse me mouvoir dans les airs et la défendre sans handicap. Cependant, j'ai surestimé la solidité de vôtre épiderme, qui est en réalité aussi fragile que du papier. Mes écailles ont gravement entamé la chair de ses cuisses pendant le vol, elle avait perdu énormément de sang, ce qui la contrainte à une convalescence longue. »

Il continuait à marcher, supportant mal la chaleur du sable brûlant dans lequel ses serres s'enfonçaient. Il avait le regard fixé sur l'horizon, seules ses oreilles s'orientaient parfois dans une directions ou l'autre. Ses moustaches ondulaient le long de son corps. Sa marche s'était faite presque mécanique, il avançait pour avancer dans cet océan d'or infini.

« Pendant qu'elle était alitée, cette jeune perle m'a laissé libre de mes mouvements le temps que sa santé s'améliore. Je suppose que cette dernière a été loin de s'améliorer. Dans l'état où elle était, seule la mort pouvait briser le pacte qui me liait à elle et me contraindre à nouveau à l'enfermement éternel. »

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MessagePosté le: Lun 12 Aoû - 19:45 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

Les innombrables grains de sable masquaient désormais tout horizon, jusqu’à l’Ouest où émergeait avec difficulté un reflet bleuté. Seul repère qui séparait la mort par la soif de la mort par noyade. Une situation particulière qui ne manqua pas de m’extirper un sourire. Il fut cependant court, mes traits marquant très vite de nouveau la lassitude d’une marche ennuyeuse. Heureusement, j’avais désormais une compagnie soumise pour répondre au moindre de mes souhaits. Le premier de ce début d’après-midi fut de me distraire en m’évoquant les manœuvres de sa précédente Libératrice. De quoi extirper une information intéressante dans un ensemble de détails inutiles. Faisant raisonner sa lourde voix ancestrale, il me peigna une demoiselle qui me fit presque regretter une fois de plus de l’avoir libéré. Kohaku, Dragon des Vents, n’avait été le Serviteur que d’une fille des baffons. Si bien, qu’elle n’avait pour seule tenue qu’un ensemble de feuillages. Une sauvageonne probablement illettrée et se nourrissant d’herbes. Voila qui expliquait beaucoup sur lui. Il n’avait pas eut à apprendre les règles de la courtoisie et du langage, grogner suffisait.

Je ne pus retenir un sourire malsain lorsque mon Serviteur parla de ce concurrent déposer au seuil du domaine de la Mort, ramenant d’éprouvants souvenirs similaires. Bien que d’origine douteuse, l’humaine avait eu une idée des plus judicieuse. Chevaucher Kohaku, un dragon. Mais surtout, un Demi-dieu. Quel incroyable prestige que de parvenir à le monter. Néanmoins, son intelligence entretenue par les animaux et non les livres, l’a fit se mettre en danger. Au point de s’en tailler les cuisses et de se vider de son sang. A en croire le Reptile de Jade, allant même jusqu’à mourir. Un sombre destin qui ne m’attirait absolument pas. Hélas, l’éviter paraissait impossible tant la mort rodait autours de cet être divin, touchant tant les inconnus que ses libérateurs. Tenir mes distances avec le Subalterne en devenait primordial. Mais si je parvenais à lui survivre, peut-être parviendrai-je à grimper cette créature des ténèbres, semant désolation et désespoir derrière lui.

Mais pour l’instant, je devais rejoindre la prochaine auberge. Peut-être y trouverai-je de quoi me déplacer plus convenablement. A chaque pas où je m’efforçais d’écouter sans soupirer le Reptile de Jade, je succombais l’étouffante chaleur. J’avais espoir que le zénith passé, je n’aurai plus à me soucier de ses ardentes chaleurs. Une erreur. Le moindre centimètre parcourut devenait lourd et pénible, me faisant douter de ma tunique en poils d’Oryx, pourtant connus pour apporter chaleur en cas de froid, et fraicheur dans le plus ardent des lieux. Kohaku ayant mit fin à ses tirades, mon esprit reprenait conscience de l’ennuie de notre traversée. Où étaient les combats ? Les rencontres ? Toutes ces épopées qui deviennent légendes, nourrissant les espoirs des rêveurs d’Arcane. Il me fallait trouver au plus vite de quoi pimenter ma journée, et faire résonner mon nom dans les rues de la Capitale avant même mon arrivée. Mais en attendant, j’allais devoir combler ce silence déprimant.


« Qu’as-tu découvert de ce monde ? »




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Kohaku
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MessagePosté le: Sam 17 Aoû - 18:37 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

La marche continuait encore et encore. Kohaku supportait la chaleur, mais il se demandait quand son invocatrice allait suffoquer et s'effondrer devant un climat si diamétralement opposé à celui qu'elle avait toujours vraisemblablement connu. Vu le pas décidé qu'elle plantait sans cesse dans le sable, elle ne doutait aucunement être dans la bonne direction, tout comme elle ne semblait pas se douter qu'il existait des moments plus confortable pour voyager.

La chaleur devenue littéralement brûlante mettait à mal la patience du fils d'Aër, dont les serres étaient lentement mais sûrement calcinées par le sable. Une douleur sourde et lancinante qu'il devait ignorer, et qui, bizarrement, le maintenait plus en alerte que de raison. Sans compter les répercussions de son état sur son humeur. Marchez sur des charbons ardent avec le sourire pour voir ! ♪

Kohaku soupira. Encore des questions, simple fruit d'une curiosité en décalage avec la situation. La logique de cette humaine échappait au demi-dieu. Pourquoi tuer le temps avec de telles balivernes que le sujet de sa prédécesseure ou encore ce que le dragon pouvait avoir appris de cette Île minuscule ? Quand elle se mettait en danger pour un rien, sans réfléchir raisonnablement, c'était par ce qu'elle se posait de telle questions ?

« Que le monde a beau changé de visage, il ne reste pas moins similaire à son prédécesseur. La nature vit toujours selon des règles harmonieuses et rudes, pendant que les hommes tentent de la soumettre dans l’inconscience et l'orgueil aveugle. »

Le vent souffla légèrement plus fort. Kohaku avait perdu patience. Ils marchaient en ligne droite depuis un moment à présent, il n'allait pas s'endolorir les serres pour le déplaisir de papoter avec un jeune femelle écervelée. Profitant du fait qu'il s'était tenu légèrement en retrait, il saisit Eleanor par la capuche et l'envoya à une bonne dizaine de mètres dans les airs. Suite à quoi, le dragon blanc prit son envol et rattrapa son invocatrice au passage aux creux de ses serres avant. Il prit très vite de la hauteur pour dissuader la demoiselle de lui ordonner de la lâcher.

La cinquantaine de mètre de haut atteint, l'air devint enfin plus respirable et la température plus douce. Là, le reptile savoura avec délice, la fraîcheur qui glissait le long de ses écailles et ébouriffait sa crinière d'émeraude et de jade. Avec un sourire goguenard, et une lueur de malice mesquine dans dans ses yeux , il baissa la tête vers l'humaine qui devait à peine revenir de ses émotions.

« Voilà un peu d'air frais et vivifiant ! »


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MessagePosté le: Dim 18 Aoû - 21:47 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

Cette terre brûlante m’épuisait plus que je n’aurai pu le croire. Je doutai que l’on pouvait mesurer en kilomètres la distance m’éloignant de la première auberge, mais pourtant, la fatigue était aussi présente qu’après une journée entière de marche. C’était bien là une chose désagréable, et je comprenais pourquoi nous utilisions des chevaux pendant que les moins aisés usaient leurs bottes. Un triste moyen de transport que je devais imiter jusqu’au prochain refuge. Néanmoins, je devais me résoudre à ressembler au bas peuple de l’île, monter Kohaku m’entrainant au seuil de la Mort et être de nouveau transporter telle une vulgaire proie étant absolument inconcevable. J’avais assez subie d’humiliation en deux jours pour ne plus être en capacité d’en accepter durant le prochain siècle.

La réponse que le Dragon du Vent daigna me lâcher dans un soupir de lassitude fut plus déprimant que ce lieu de chaleur et de solitude. Déprimante vision d’une espèce à laquelle j’appartenais, mais qui pourtant ne me surprenais pas. Il est vrai que fréquenter une sauvage dénuée d’une intelligence suffisante pour comprendre l’intérêt de se vêtir, ne pouvait jouer en notre faveur. Et je ne pouvais pas non plus le démentir au vue de la nuit précédente. Certes l’Homme n’était pas que bonté, mais il vivait en harmonie avec la nature. Quoi que l’illettrée m’ayant précédée ne devait pas avoir laissé son environnement prospérer. Mâchant les feuilles, coupant des branches ou encore polluant des rivières de son corps recouvert de terre. Un frisson m’envahit à cette pensée, pensée qui me détourna suffisamment de la sournoiserie de mon Invocation pour ne pas le voir se jeter sur moi.

S’abatant tel un prédateur affamé sur son festin, le Subalterne plongea sur moi. L’instant d’après, je me retrouvai jetée dans les airs. Mon cœur se figea instantanément, tandis que mon esprit s’accéléra. S’en était fini de moi. Kohaku avait fait son choix entre une cellule faite de murs et un faite d’ordres. Tel était donc mon sort, terminer déchiquetée par un dragon divin. Quoi qu’il me restait encore la possibilité de le renvoyer dans son Temple avant qu’il ne puisse refermer sa gueule. Néanmoins, cela impliquerait une chute dont je pourrai survivre, à défaut de ma coiffure. Et c’était inconcevable que de me présenter ainsi à la prochaine auberge. Que choisir ? Tomber ou se faire dévorer ? Décoiffée ou déchiquetée ? Une décision facile pour beaucoup, et incroyablement complexe pour moi. Si bien, que je décidai de me taire, laissant le Destin opter pour ce qui lui convenait le mieux.



Finalement, je fus de nouveau prise entre ses serres. Une nouvelle fois transportée comme sa pitance qu’il emmène à son nid pour la déguster. D’ailleurs, les dunes se firent moins imposantes sans en devenir minuscules. Impensable situation. Mon Serviteur avait eu l’audace de prendre une décision, et pire encore, de la mettre à exécution sans mon approbation. Et je me retrouvai ainsi, loin du sol, m’efforçant de ne pas chuter en m’agrippant comme je le pouvais. Silencieuse, le cœur serré, je le laissai me conduire plus loin. C’était après tout autant de marche à ne plus faire moi-même. Cependant, je comptai bien lui démontrer mon désaccord une fois de retour sur terre. Trop de fois je l’avais laissé s’en sortir. Une fois aux abords de la seconde auberge, je m’accordai dans un premier temps un instant pour calmer mon angoisse du vol forcé. Le malaise passé, je fis face au Dragon, le regard emplit de colère.


« Par quelle folie t’es-tu crû permis de me toucher sans mon accord ? Lui demandai-je en le tutoyant d’énervement - Désormais tu n’es plus avec une stupide sauvage des forêts d’Arcane, mais avec la fille Mahasiah ! Et la fille Mahasiah ne se fait pas transporter telle une vulgaire proie !»


Kohaku avait dépassé le tolérable et l’excusable. Je ne pouvais lui accorder le pardon, ni l’absence d’une mise au point des plus claires.


« Ton temps de Demi-dieu est terminé, tu n’es plus qu’une créature soumise à l’Homme. Tu n’es plus un maître mais un Serviteur. Mon Serviteur ! Et je te ferai rester à ta place ! »


Mon agacement de ces deux derniers jours me hantai encore, et j’étais décidé à m’en venger sur le protecteur qui n’avait pas su être à la hauteur.


« Et puisque tu sembles intéressé par ton air si frais, je t’ordonne de rejoindre immédiatement, sans détours et au plus vite le centre de ce désert ! Et là, allongé au milieu du sable, tu attendras dans une parfaite immobilisation mon appel. Si jamais un jour je parviens à trouver une utilité à un Dragon si décevant ! »


Emprise de ma colère, je lui tournai immédiatement le dos avant de rentrer dans l’auberge.




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Kohaku
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MessagePosté le: Dim 18 Aoû - 22:44 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

Kohaku emporta son invocatrice jusqu'à la prochaine auberge. Il savait que les remontrances se feraient sentir lors de atterrissage. L'odeur de la rage pulsait du corps de l'humaine pendant toute la durée du vol. Cependant il ne s'attendait pas à un tel degré d'ingratitude. Elle était la décadence de la précédente humanité personnifiée en un seul être.

Ses reproches projetés hors de ses lèvres mortelles avec une véhémence exceptionnelle glissèrent sur les écailles du dragon. Alors qu'Eleanör de Mahasiah vociférait, le fils d'Aër se fit glacial, impassible. Il se redressa de toute sa hauteur, la gueule hermétiquement close et bomba le torse sous l'affront, cependant bien mal avisé celui qui verrait là une rébellion car dans ses iris céleste une profonde amertume et une grande déception se lisaient clairement. Son ton fut grave, sa voix d'une neutralité de roc. Nulle émotion ne transperça le roulement d'un orage lointain qu'émirent les cordes vocales divines.

« Je n'ignore rien du pacte de mon père, humaine. Je connais ma place, et suit depuis toujours le vœux de mon créateur. Pétrie d'inconscience et aveuglée par l'orgueil, tu ne te rends pas compte que tu es la seule responsable de ce dont tu m'accuses. »

Il prit son envol, emprunt d'une grande froideur à l'égard de la demoiselle. Elle en était au point de saisir les dires du dragon dans le sens qui convenait à son petit esprit étriqué. Elle avait mal interprété la description de Pearla de façon à glorifier sa petite personne en négatif. Il vola au ras de sol, et passa tout prêt de son invocatrice pour lui laisser de dernières paroles.

« Continue de répéter inlassablement les mêmes erreurs et tu finiras causer ta propre mort, fille Mahasiah. »

Lorsqu'il fut en haute altitude, le dragon volant eut un sourire amère, même dans sa colère cette humaine faisait preuve d'une ignorance et d'une inconscience des plus éclatantes. L'ancien monde avait été bien moins tendre que cette petite femelle, se blottir profondément dans le sable le prémunirait de la chaleur. De plus sous cette dernière, on demeurait immobile pour justement réduire le combat contre les températures au strict minimum. De plus, si loin, d'elle il lui faudrait plusieurs minutes pour la rejoindre, contrairement au temple où on le téléportait. Qu'elle murmure donc encore son nom pour l'appeler à la rescousse, et elle verrait ce qu'être décevant, sur les ordres de son invocatrice, signifiait...

Ainsi, installé, il n'avait plus qu'à attendre le bon vouloir du destin comme il l'avait fait les derniers milliers d'années.


Qui sème le Vent récolte la Tempête.

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MessagePosté le: Mar 20 Aoû - 23:31 (2013)    Sujet du message: Le calme après la tempête. Répondre en citant

Le Dragon du Vent ne se laissa pas renvoyer sans une dernière tirade qu’il voulut probablement profonde et piquante. Malheureusement pour lui, je ne l’écoutai déjà plus. Son aisance à me provoquer par son total manque de respect au rang m’étant dû m’insupportait au plus haut point. Et je gardai l’intime conviction qu’il s’agissait là de nouveaux reproches qui auraient pour but de me défier une nouvelle fois. L’ignorant donc dans la mesure du possible, j’entrai dans l’auberge tandis que le Subalterne volait vers sa sentence. J’avais l’espoir que se fondre à un sable brûlant sous un soleil étouffant lui serait plus pénible que la fraîcheur d’une cellule, où il pouvait contempler sa grandeur face à l’Homme en siégeant sur leurs nombreux restes. Hélas, je savais Kohaku capable de prendre du plaisir dans une situation aussi inconfortable que celle-ci. De son comportement à son retour j’en aurai la réponse, rancune ou malin plaisir d’avoir tiré à son avantage ce que je souhaitai une punition.

L’auberge offrait des services similaires à la précédente. Un semblant de confort dans une vulgaire banalité. Par chance, je comptai atteindre les portes de Lüh au plus vite. Si les livres se faisaient vrais sur une chose, il s’agissait sans hésitation de l’aspect rustique des abris serpentant leurs époustouflantes épopées. Prenant place dans un coin d’une salle peu fréquentée, je pris le risque de goûter à leur plat principal accompagné d’une eau certifiée saine. Un ensemble difficile à ingurgiter sans déformer son visage, tant la viande était dure et l’eau chaude. Ce simulacre de ripaille finit, je fis appel au responsable. Maintenant que j’avais atteint ce lieu, je devais essayer d’atteindre un campement de commerçants. Sans l’initiative de Kohaku, je n’aurai jamais eu le temps. Mais désormais, avec l’avance obtenue, je pouvais espérer l’atteindre avant que le froid de la nuit ne se fasse trop présent. Néanmoins, il me fallait une monture confortable et capable de tenir le rythme jusque là-bas. Les négociations commencèrent.

Profitant de la détresse de ses clients et de la folie que serait d’envisager poursuivre sans chevaux ou variquans, l’aubergiste avait décidé de les céder à des prix révoltant. En échange d’un cheval que l’âge avait déjà commencé à affaiblir, je devais lui offrir la moitié de mes Tsuris. A ce moment, je perdis ma patience. Sortant tout juste d’un conflit avec mon Serviteur, j’avais dû endurer une assiette dont le contenue était une véritable insulte. Et maintenant, il osait me prendre pour une naïve passante. Avec lui aussi, je me devais de mettre les choses aux claires. Me levant pour souligner mon agacement, je me m’y à le menacer.


« J’exige votre meilleur destrier dans la minute et au prix qu’il me semblera raisonnable. - Remarquant qu’il paraissait plus amusé que compréhensif, je fini par trouver une utilité au Subalterne d’Aër - Ou alors je ferai appel au Dragon des Dieux qui est miens. Et dans l’instant qui suit, il réduira en cendre ce pitoyable refuge avant de prendre plaisir à vous démembrer ! »


Finalement, il se montra bien plus raisonnable par la suite. En contrepartie de ce qu’il appelait un repas et d’une monture équipée d’un paquetage contenant quelques morceaux de viandes et une gourde d’eau, je lui cédai la belle somme de trois cent Tsuris. Moins que sa valeur réelle, mais toujours plus que ce que la menace de faire appel à un Semi-dieu m’aurait permis de lui laisser. Une fois le temps nécessaire auquel s’ajoutai celui de ses hypocrites excuses passés, je reprenais enfin la route d’une manière convenable. La joie de chevaucher à nouveau apaisa ma colère, et la douceur du vol d’Elemiah à mes côtés calma mon esprit. Mon état fut tel que j’en aurai bien pardonné le Demi-dieu. Mais je n’en fis rien, espérant encore que mon ordre lui causait en ce moment plus d’inconvénients que d’avantages.

Le chemin était agréablement bercé d’un silence entrecoupé à l’occasion par le sifflement du vent sur les dunes, jusqu’à ce que le cri perçant d’Elemiah ne me fasse me retourner. Au loin, trois chevaucheurs de Variquan suivaient mes traces. Je crûs un instant qu’il ne s’agissait que de voyageurs empruntant la même route que moi, mais leurs épées sorties des fourreaux me fit être méfiante. Pourtant, je laissai ma monture aller au pas, attendant de parvenir à voir leur visage pour les juger dangereux ou non. Lorsque j’y parvins, je les reconnus aussitôt. Ils étaient à l’auberge. Le gérant avait certainement cédé ces trois bêtes par vengeance de la menace que je lui promis. La prochaine fois, je tâcherai de me faire moins provocante. Ou plutôt, j’essaierai.

Lançant mon cheval au galop, je les savais tout de même plus rapide que moi. Si je désirai m’éloigner de cette menace, je devais y mettre un terme. Ma première pensée fut à Kohaku. Il me suffisait de l’appeler et c’est d’un simple grognement qu’il mettrait fin à leur appel au sang. Mais je n’en fis rien, ce serait lui offrir une trop belle opportunité de me lancer un nouveau serment qui me mettrait dans le rôle de la faible et lui du sauveur. Mon choix fut donc fait, je me débarrasserai de ces hommes par moi-même.

Durant mes années au village je n’avais pas accordé de grande attention dans l’enseignement de la vie, des Dieux, de mes devoirs et responsabilités. Mais en ce qui concernait le maniement de l’arc, on ne pouvait mettre en doute mon talent. Bien que chevauchant une monture lancée au galop, je me savais capable de l’utiliser avec efficacité. Une première flèche fut bandée et pointée sur le Variquan m’étant le plus proche. Aussi douée que je me savais, penser toucher un des hommes était absurde. Leur créature par contre, bien plus large et inconsciente du danger que représentait une flèche, était tout à fait réalisable. Le projectile fut propulsé avec suffisamment de force pour percer la peau de la bête qui s’effondra, entrainant avec elle son cavalier. Une deuxième flèche fut envoyée. Elle n’atteint pas la gorge comme je l’espérai mais une patte. Pas de quoi l’empêcher de se relever de sa chute, mais suffisament pour le faire renoncer à me poursuivre. Il ne me restait plus qu’un poursuivant à faire tomber pour pouvoir échapper à ces mercenaires de fortunes. Hélas, le Variquan l’avait conduis jusqu’à ma hauteur et je ne dû qu’à la solidité de mon arc ma survie.

M’efforçant de bloquer sa lame avec mon arme de distance, j’essayais en même temps de garder ma monture sur un chemin qu’elle avait déjà quittée depuis longtemps. Ce fut lorsque nous atteignons le sommet d’une dune qu’il changea de cible, transperçant mon cheval. Aussitôt, il se cabra sous la douleur avant de dévaler l’amas de sable, m’entrainant dans chacune de ses roulades. Un instant je fus inconsciente, sonné par la violence de la chute. Lorsque mes yeux s’entrouvrirent de nouveau, l’homme était là, masquant un soleil aveuglant en me regardant. J’eu voulu me redresser, mais ma jambe droite était coincée sous le cadavre d’un animal que j’avais si chèrement payé. A sa merci, il ne me restait plus qu’une issue. Faire appel à un Serviteur que je voulais encore laisser aux chaleurs du Désert Ambre.

Et c’est ce que je fis, car surgissant du lointain, Elemiah se jeta sur mon assaillant. Ses serres s’ancrèrent dans la peau de son visage tandis que son bec lui perçait les yeux. Ses hurlements masquèrent le mien lorsque j’extirpai la partie de ma jambe bloquée. Je dû alors me trainer jusqu’au milieu de la dune où se trouvait mon arc et une des flèches tombées un peu partout durant la chute. Le cœur battant, j’armai mon arme avant de le porter sur l’homme se débattant encore avec mon faucon. Ne prenant pas le temps de réfléchir sur mon geste, je relâchai la corde qui libéra le projectile. A si grande vitesse et à si proche de ma cible, il perfora son crâne avant de le faire chuter à son tour.




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:22 (2016)    Sujet du message: Le calme après la tempête.

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