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Une araignée au plafond
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Rolland d'Abillon
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MessagePosté le: Dim 7 Juil - 10:29 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Karl racontait son histoire, entraîné par une sorte d'enthousiasme presqu'effrayant tant elle contrastait avec ses précédents états presque neurasthéniques, où il était difficile de lui faire cracher un mot, rien qu'un seul qui ai un peu de sens.
Mais surtout, le vieux pirate venait de lui lancer une perche en or massif incrusté diamant que Rolland n'hésiterait pas à utiliser.

"Ici ils ne me prennent pas au sérieux, vous comprenez ? Ils disent que c’était une hallucination ! Ils ne pensent qu’à nous endiguer. Nous sommes trop puissants pour eux, ils ont peur de nous."

Tout ce déroulait... non pas comme il l'avait prévu, mais bien mieux, mille fois mieux, Karl ne marchait pas, il courrait. Alors qu'il l'agrippait par le bras, Rolland fit signe à ses gardes que ce n'était rien, de ne pas intervenir. S'il avait pris un air détaché et distant, Rolland posa un regard qui se voulait bienveillant sur le cinglé.

- " Karl, je suis ici pour découvrir beaucoup de choses sur votre incroyable vie, et rétablir justice. C'est le rôle de la garde n'est ce pas, d’empêcher les injustices!"

Il posa sa main sur la poigne de Karl qui serrait son bras pour se détacher, et se servir du ragout tout en poursuivant.

- " Je suis prêt à vous croire Karl, c'est pour ça que je suis là! j'aimerais enquêter sur ce qui vous est arrivé, et pour cela j'ai besoin de vous connaitre. " Il cessa de se servir, il n'avait pris qu'une petite louché, et posa ses yeux intensément dans les yeux du pirate malade qu'il avait en face de lui. " Il n'y a que vous qui puissiez m'aider!"

Il renifla son bol, sourit doucement, et repartit s’asseoir. Rolland ne croyait pas un traître mot de ce qe pouvait lui raconter Karl, comment pouvait on mourir et revivre. La théorie la plus probable était qu'il ai été enterré vivant dans un état comateux, qu'il ai déliré... D'ailleurs, il était ici au bon endroit, où les cinglés devaient être! non pas pour y être soigné, mais pour ne pas mettre en danger la société.

C'était peut-être cruel de jouer avec la confiance d'un vieux fou, mais pour le bien de la communauté il devait trouver le moyen d'endiguer cette vague de pirate coûte que coûte, et même si c'était aux prix de manipulations. D'ailleurs, Karl n'était qu'un vieille hors-la-loi qui n'avait fait que tuer et voler, qu'on ne renverse pas les rôles, c'était Rolland le gentil dans l'histoire... En plus, il lui avait laissé une chance de parler librement, et Karl n'avait fait que délirer tout haut... S'il devait en arriver aux mensonges et à la manipulation, il le ferait sans hésiter.

à cet instant, Rolland était très content de ne pas avoir envoyer un garde faire un interrogatoire qui n'aurait rien donné. Il fallait un peu plus de techniques, un peu plus de pouvoirs, et avoir l'esprit assez claire que pour se lancer dans une telle histoire.

Etape numéro deux était en place, lui faire croire qu'il était là pour l'aider, Rolland était là pour marcher sur les traces de l'histoire du pirate pour découvrir comment il avait "ressusciter". Il lui ferait croire qu'en lui donnant plus d'infos sur les pirates, la pirateries et les fonctionnements, il ouvrirait une enquête... C'était donnant-donnant à partir de maintenant.

En se rasseyant, il découvrit le "fou en face de lui", vous savez, le bovin! Il était en train de se goinfrer de son ragout, il mâchonnait les morceaux de légumes et de viandes bouché béante, sans doute voulait il permettre à tout le monde d'admirer le spectacle de sa langue qui remuait les composants de la marmite broyé par ses dents, tout le monde pouvait profité du miracle de la déglutition et des petits postillons, quel générosité de partager ainsi son repas jusqu'au milieu de la table.
Rolland cacha une petite moue dégoutté et préféra fuir le regard et la bouche du malade qui semblait s'être momentanément transformé en porcidé. Décidément, ce type avait un don, on ne passait pas de la vache au porc en d'aussi bref délai sans s'être durement entraîné! Quel était le prochain animal sur la liste? le crapaud? la méduse? comptait il monter un numéro de cirque?

Mais Rolland revenait à son mouton Karl.



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MessagePosté le: Dim 7 Juil - 10:29 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Karl Bon-Ami
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MessagePosté le: Dim 7 Juil - 22:50 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

[[J'aime beaucoup la manière dont tu as écrit ton dernier post! Notamment le paragraphe du fou qui mange!]]

Rolland lui annonça l’ouverture d’une enquête, Karl ne compris pas tout de suite. Une enquête? Pourquoi une enquête? Il était sûr de son histoire et n’avait rien à prouver!

Puis soudain la lumière se fit enfin; le chef de la garde dorée suggérais de prouver qu’il n’était pas fou! Enfin quelqu’un qui lui tendait la main et le prenait au sérieux.

Karl se trouvait encore près de la marmite et Rolland avait déjà pris le chemin de la table. Le bol chuta, un bruit mat retentit dans tous le réfectoire.

Karl tituba puis s’élança vers la table, un élan de gratitude incontrôlable s’était emparé de lui.
Il fondit aux pieds de Rolland et pleurnicha sur sa toge;


"Merci! Merci!"

Il bredouillait d’incompréhensibles paroles avant de remonter en s’accrochant aux pans du vêtement de Rolland comme un alpiniste évoluant sur une parois rocheuse;


"Vous êtes bon! Merci!"

Les autres regardaient avec amusement.

Karl enlaça le cou de Rolland et continua de bafouiller de stupides remerciements. Il baisa son front sans aucune notion de bienséance. Ses yeux étaient plus livides que jamais, on pouvait y lire la folie, l’allégresse, la gratitude et la joie mélangées.

Les deux hommes étaient désormais très près, Karl sentait le chien mouillé.



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Rolland d'Abillon
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MessagePosté le: Lun 8 Juil - 11:02 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

[HRP: Merci ^^]

Le cinglé c’était carrément jeté sur lui, il ne s’attendait pas à une telle vague de gratitude. S’il n’avait pas été en mission il aurait peut-être eu un petit pincement au cœur en voyant tellement de bonheur dans le cœur de ce vieille homme. Mais pour le moment Rolland se retint de ne pas le repousser, il n’aimait pas trop se genre de contact physique, c’était tellement dégradant, comment un homme pouvait il en venir à se comporter comme cela? On aurait dit un chien-chien heureux de revoir son mai-maitre après à peine quelques heures.
Rolland avait écarté les bras, non pas pour accueillir Karl mais pour éviter de le toucher, ce genre d’accolade était vraiment exubérante et cet homme devait ne plus avoir pris de bains depuis une éternité, et même s’il prenait un bain régulièrement au vue de l’état de sa chambre il ne devait pas rester propre longtemps.

Il tenta de repousser gentiment Karl, tout en lui expliquant.

- «  Les choses ne sont pas aussi simple Karl. Les faits remontent à si longtemps… Mais nous allons faire notre possible. » Rolland fit un signe à ses gardes pour qu’ils viennent plus prêt, les réactions de Karl étaient si démesurés qu’il craignait maintenant le moindre soubresaut de son humeur et poursuivit «  Mais, ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’une fois sortit d’ici, vous n’y gagnerez pas… Les pirates vont en prison… C’est ainsi. Mais! Je pense qu’ensemble nous pouvons faire de vous un homme libre, vous sortir d’ici et vous blanchir de votre passé. »

Rolland regardait Karl droit dans les yeux, un des gardes avait ramassé le bol de Karl, et l’avait remplit de ragout. Il aurait été dommage qu’il saute un repas par sa faute, on le posa à côté du pirate, fumant doucement.
Le chef de la garde sentait bien le regard des infirmières, des autres malades, ils attiraient l’attention, mais cela ne faisait rien.

Restait à savoir si Karl comprendrait tout seul que tout se paie, personne ne travaillait par bonté de cœur à libérer un assassin-pilleur et autres atrocités. C’était un hors-la-loi, et mieux, ancien second donc recruteur et formateur d’hors-la-loi, les charges qui pouvaient peser contre lui devaient être nombreuses. Il n’aurait rien gagné à sortir d’ici pour aller en prison, le régularisé, le blanchir, l’innocenter… C’était un gros gros gros travail, et cela demanderait beaucoup de sacrifice de la part de Karl.

Rolland n’était pas insensible à la situation de Karl, il regrettait de devoir l’embobiner ainsi, mais ce qu’il faisait permettrait de sauver de nombreuses, que pesait un petit mensonge face à la possibilité de démanteler l’organisation de la piraterie au moins partiellement. Le prince en gagnerait en stabilité, en pouvoir, en reconnaissance, le pays serrait plus en paix, les villages côtiers plus tranquille, les voies maritimes plus sûre, le commerce serrait sans doute plus florissant,… et peut-être Rolland aurait il une petite place dans le cœur du peuple.
Il n’aimait pas jouer avec les sentiments du pauvre vieux pirates, et tout cet enthousiasme lorsqu’il comprendrait que c’était un mensonge.

En même temps qu’il réfléchissait à cela, Rolland eu une idée, juste une graine qui germait doucement, faire libérer Karl… il était contre, au mieux, il replongerait dans la piraterie, au pire il mettrait la population en danger par sa folie, … Mais, il y avait une chose que Karl possédait et qui n’avait pas encore frappé Rolland, un nom… Tout comme Rolland était connu dans la garde, Karl était connu dans la piraterie, surtout avec son histoire de résurrection, mais personne n’aurait à se méfier de lui, s’était un pirate et personne n’en douterait.
Rolland soupira, il pourrait toujours en toucher un mot à quelques amis, s’ils avaient besoin d’un contact, d’un mouchard, … M’enfin, ce n’était qu’une idée minuscule, irréfléchie, qui venait de germer, d’autant que le côté instable de Karl rendrait les choses plus difficile. Bonne ou mauvaise, c’était une idée qui se posait, sans plus.

En tout les cas, Karl serrait bientôt prêt à parler, parler comme il n’avait plus fait depuis des années. Mais, il attendrait qu’ils soient de retour dans sa chambre, qu’ils soient plus tranquille. Pour l’heure, Rolland fit tourner sa cuillère dans ce ragout, qui ne sentait pas trop mauvais, au contraire, il s’attendait à croiser un bout de vieux cuir de chaussure caché, un cafard à moitié mort, peut-être un rat, ou même un doigt. Ce ragout semblait tout à fait normal. Ce n’était pas de la haute cuisine, mais il aimait bien ce genre de petits plats tout simple. Il touillait, jugeant son bol, attendant le moment fatidique où il tenterait de gouter ce ragout.





Dernière édition par Rolland d'Abillon le Mar 9 Juil - 10:56 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 8 Juil - 17:17 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

[[Attention ! Karl n’as jamais été capitaine mais plutôt fidèle second assez reconnu dans le milieu, comme ce cher monsieur Gibbs =) ]]



Rolland semblait gêné, il écartait les bras sans toucher Karl. Cela ne perturba pas le pirate qui continuait ses accolades sans aucun savoir vivre.

"Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’une fois sortit d’ici, vous n’y gagnerez pas… Les pirates vont en prison… C’est ainsi. Mais! Je pense qu’ensemble nous pouvons faire de vous un homme libre, vous sortir d’ici et vous blanchir de votre passé."

Blanchir ? Karl regarda autours de lui. Tout était blanc, le costume des infirmières, celui des malades ou même les murs, impeccables. Il ne suivait pas. Il ne se souvenait déjà plus de la première partie de la conversation et avait l’esprit totalement verrouillé sur le fait que Rolland souhaitait l’aider à prouver sa résurrection.

Faire de lui un homme libre était presque secondaire, il était si esclave de sa folie et des médicaments qu’il ne se rendait même plus compte d’être enfermé. Sa résurrection, voilà bien LA chose à laquelle il pensait tous les jours! La seule chose qui restait importante, une planche de bois à laquelle le vieux pirate s’accrochait avec une résignation insensée dans la tempête qui avait ravagé sa vie.


"Mon équipage prouvera qu’ils m’ont enterré mort."

Il avait lâché Rolland et s’asseyait désormais à sa place, l’air plongé dans ses pensées.

"Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus."

Un ragoût l’attendait là sans doute servit par l’un des gardes. Karl y plongea sa cuiller de bois mais ne mangea pas, il semblait réellement plongé dans sa réflexion.

"Il faut retourner sur l’île, oui."
Il tourna la cuiller dans le bol et posa son regard dans celui de Rolland, "Ce serait un excellant point de départ!"

Le vieux pirate risquait d’épuiser la patience du chef de la garde. Alors que ce dernier espérait manipuler le fou pour obtenir des informations sur la piraterie, Karl rebondissait toujours sur ce qui l’intéressait lui. A force d’avoir chauffé à blanc l’unique point de repère du fou Rolland ne s’était peut-être pas douté que celui-ci resterait brûlant longtemps, et qu’il serait très difficile de changer de sujet désormais.

C’était une sorte de jeu de piste, Rolland faisait plusieurs pas vers Karl mais Karl voyait les choses avec des œillères. Pour parvenir à ses fins le chef de la garde dorée allait sans doute devoir user de bien des stratagèmes pour trouver un moyen de manipuler la conversation dans le sens désiré.

Rolland tournait sa cuiller dans son bol, Karl se mit enfin à manger et la salle tout autour sembla s'éveiller subitement. Les bols se vidèrent plus ou moins en silence, les infirmières mangeaient tout en surveillant leurs malades respectifs. De petites conversation surgissaient ici et là mais on sentait qu’il en manquait certaines pièces, un peu comme un vieux tableau aux pans effacés et dont la lecture s'en trouverait décalée.

Un peu avant qu’ils n’aient terminés de manger l’infirmière grassouillette descendit leur rendre visite, elle s’assit à leur côté et demanda;


"Tout se passe bien messieurs?"

Enchainant;

"Si vous souhaiter vous asseoir dans le patio suite au repas n’hésitez pas, ce sera toujours plus agréable que la chambre!"

On sentait qu’elle avait hésité avant d’employer le mot 'chambre'. Elle avait dû d’abord songer à parler de cellule mais s’était reprise en présence du visiteur de marque qu’était Rolland d'Abillon.


"Les portes restent fermées pendant les différents services du repas. De plus, le personnel sera également à l’extérieur. Ne vous faites pas d’inquiétude concernant la sécurité!"

Elle sourit à la manière d’un smiley, expression tirée au paroxysme avec des yeux plissés et des dents apparentes. On pouvait se demander s’il s’agissait d’une grimace ou d’un sourire.

Elle se leva et monta à l’étage, laissant les quatre hommes libre de finir leur repas et de profiter de ce petit soleil timide dans la cour centrale de l’asile.



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Dernière édition par Karl Bon-Ami le Mar 9 Juil - 16:17 (2013); édité 1 fois
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Rolland d'Abillon
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MessagePosté le: Mar 9 Juil - 10:55 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

[hrp: je modifie dans mon dernier post, désolé TT.TT ]

Karl revenait à son histoire d’enterrer vivant, désespérant ce type. Rolland savait qu’il aurait à l’amener sur les questions et les points qu’il voulait soulever. Mais, cela ne le dérangeait pas trop. Il écouta donc Karl distraitement, observant droit dans les légumes son ragout. Il prit une petite cuillérée, se forçant à avaler, c’était relativement bon, et parfaitement mangeable, c’était simplement que Rolland ne se sentait pas d’humeur à manger.
Il avait encore une tonne et demie de travail qui l’attendait, et il devrait encore rusée pour faire parler Karl. Il ne répondit donc simplement que par un simple:

- «  Pas mal! »

Il était évident qu’il parlait du contenu de son bol, et pas de l’infirmière épaisse comme tonneau. Elle s’approcha d’eux, et leur demanda.

"Tout se passe bien messieurs?"

Rolland avait à peine touché à son bol, trois petites cuillerées tout au plus. Et l’énormité enchaina

"Si vous souhaiter vous asseoir dans le patio suite au repas n’hésitez pas, ce sera toujours plus agréable que la chambre!"

Elle poursuivit en expliquant qu’il y avait toujours du personnel à l’extérieur, au cas où. Il regarda l’infirmière droit dans les yeux, sans un mot. Il était accompagné de deux gardes dorées, la crème de la crème de l’armée du prince Reyson… Mais, c’était certain que le personnel soignant aux alentours étaient sans doute plus compétent pour maintenir la sécurité.
Non, mais sérieusement! Est-ce que Rolland avait l’air inquiet. Il se contenta, de lancer un regard pas très sympathique, et de lui répondre, la voix posée et exagérément gentillette.

- «  Je penses que nous allons accepter l‘invitation, vous venez Karl? »

Rolland n’aimait pas trop cette infirmière, oubliait t’elle que la seule et unique fonction de Rolland et ses compagnons était la sécurité du prince, il était encore capable d’assurer sa propre sécurité, nan mais! Il ne laissa pas vraiment la choix à Karl, il n’avait pas envie de rester une seconde dans cette salle.
Karl n’avait qu’à prendre son repas avec lui s’il le désirait, l’air du dehors serrait bénéfique. Rolland franchit la lourde porte, encadré de ses gardes, le menton haut, l’air impérieux, ce qui énerve parfois certaine personne. Il jette un coup d’œil dans cette cour intérieur, l’ambiance y ai plus reposante, à leur arrivée, quelques oiseaux s’enfuit plus loin.
Rolland désigne un banc, et se retourne vers Karl, pour lui demander.

- «  Cela vous convient si l’on s’installe ici, ou vous préférez un endroit plus ombragé? »

Rolland avait montré un banc baigné de lumière, d’autres bancs étaient disponibles, bien entendu. Et, il poursuivit.

- «  Je me pose une question, quand vous parliez de l’île tout à l’heure, vous parliez de l’île inconnue, c’est cela? Pourquoi vous y étiez vous rendu? »



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Karl Bon-Ami
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MessagePosté le: Jeu 11 Juil - 00:31 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

"Je penses que nous allons accepter l‘invitation, vous venez Karl?"

Cette voix, toute pleine de sirop ne ressemblait pas beaucoup à celle de notre Rolland national. On sentait dans cette phrase tout l'agacement que ressentait le chef de la garde envers l'infirmière. Seul quelqu'un qui aurait assisté à l'entretien depuis son commencement comme vous et comme moi pourrait se rendre compte qu'il ne s'agissait pas des habitudes du militaire. Ainsi l'infirmière ne douta de rien.

Karl n'eut d'autre choix que de suivre Rolland en abandonnant sa gamelle ici et trottinant gentiment derrière le chef de la garde qui sortait avec un air digne, le menton haut.

Quand Rolland eut choisi un banc il le désigna à Karl et lui demanda si cela lui convenait. Toute cette patience et ces bonnes manières faisaient honneur au militaire. Après tout, Karl n'y était peut-être pas totalement insensible. Il prit place sur le banc baigné de lumière à côté de Rolland, les gardes restèrent debout un peu plus loin et discutèrent calmement tout en gardant le banc en vue.

Il s'écoula un petit silence avant que Rolland ne prenne la parole. Quelques secondes, peut-être une minute pendant laquelle les deux hommes parcoururent le parc des yeux. Les mains du fou étaient jointes et s'agitaient doucement. Comme s'il tentait vainement de faire un nœud avec ses doigts.

Plusieurs oiseaux passèrent, l'ambiance était paisible.


"Je me pose une question, quand vous parliez de l’île tout à l’heure, vous parliez de l’île inconnue, c’est cela? Pourquoi vous y étiez-vous rendu? "


Bingo! Cette question concernait la résurrection, Karl y répondu avec une lucidité exceptionnelle;

"Pas du tout! Je parlais de l'île où j'ai été enterré, si petite qu'elle ne figure même pas sur les cartes!"

Mauvaise pioche, rien à voir avec la piraterie.

Un oiseau passa de nouveau. Karl posa un regard sans expression sur la fiente blanche qui venait de couvrir son épaule. Il posa ses doigts sur la chose puis les regarda longuement, comme si c'était la première fois qu'il voyait une telle chose.

Il examina un moment, tournant et retournant ces doigts couverts de cette étrange substance pâteuse. Grise, blanche, noire et peut-être un peu verte en certains endroits, quelle était cette chose? Karl porta un doigt à sa bouche, horrible goût! Il recracha comme il put. Quelques gouttes allèrent se perdre dans son épaisse barbe.

Puis il s'interrogea sur la provenance de la chose, scrutant le ciel avec attention. Comme Rolland semblait remarquer que quelque chose ne tournait pas rond, Karl rangea son doigt comme un enfant fautif. Il essaya de détourner l'attention;


"Lorsqu'un pirate décède voyez-vous cela pose pas mal de problèmes."

Karl chercha ses mots;

"Déjà, parce qu'il faut voyager encore plusieurs jours avant d'atteindre une quelconque destination. Le risque c'est que la carcasse pourrisse au soleil et qu'on choppe tout un tas de vermine, maladies y compris. Deux solutions existent alors, jeter le corps aux monstres marins ou trouver une petite île sur la route pour faire un vrai enterrement… En général on garde le cadavre un maximum de trois jours, c'est la règle sur la plupart des rafiots."

Discrètement le vieux pirate essuya son doigt dans l'habit de son camarade de banc. Il frotta une, deux fois et jeta un œil sur le méfait accomplis. Le joli vert émeraude de la tunique de Rolland était désormais moucheté d'un beau gris/blanc sans doute bientôt à la mode dans tous les défilés Arcaniens!

Karl reprit;


"Je ne sais pas ce qui se serait passé si les copains m'avaient jeté en mer; est-ce que le miracle aurait quand même eu lieu?"

Puis de nouveau le silence, un petit vent soufflait dans le bosquet et vint rafraichir les deux hommes.

Des malades et infirmières affluaient du réfectoire et s'assirent sur les différents bancs. Un autre mouvement provenait de l'escalier, sans doute le retour vers les chambres ou la sortie pour le second service.



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Rolland d'Abillon
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MessagePosté le: Jeu 11 Juil - 10:50 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Une petite île, où il avait été enterré, simplement une petite île. Rolland regarda Karl, l’air un peu désemparé, il avait vraiment cru qu’il allait lui raconté une histoire sur la piraterie, que les pirates reposaient sur une île où se réunissaient tout les pirates, comme s’il existait un territoire des pirates.

Une fiente d’oiseau vint se rajouter à la scène en se posant avec délicatesse sur l’épaule de Karl. Rolland fit un mouvement comme pour aller chercher un mouchoir, mais le temps de le trouver et de se retourner, le pirate s’était mis à tripoté les déjections.
Rolland était à la fois écœuré et profondément choqué, non pas exclusivement par la matière, mais bien par la manière donc Karl la découvrait, on aurait dit un enfant de 3 ans qui découvrait les vers de terres en les bouffant et en les découpant ci et là. Pourtant, il avait du en croiser des fientes dans sa vie? Non? Il était pirate, les mouettes c’est pas ce qui manquait quand on s’approchait des côtes.
Le chef de la garde allait se ressaisir et tendre un mouchoir au pirate pour essuyer ses doigts, mais il porta son doigt jusque bouche, Rolland ne put s’empêcher un petit mouvement de recul, paralysé par cette véritable folie. Le chef de la garde chercha du regard un garde, comme pour lui demander une explication, celui-ci se trouvait tout aussi désemparé face à ce spectacle dégustatif aussi effrayant qu’infâme.
Le pirate recracha, et Rolland eut du mal à détacher ses yeux de la barbe du cinglé-bouffeur-de-fiente. Il finit par poursuivre.

"Lorsqu'un pirate décède voyez-vous cela pose pas mal de problèmes.

Déjà, parce qu'il faut voyager encore plusieurs jours avant d'atteindre une quelconque destination. Le risque c'est que la carcasse pourrisse au soleil et qu'on choppe tout un tas de vermine, maladies y compris. Deux solutions existent alors, jeter le corps aux monstres marins ou trouver une petite île sur la route pour faire un vrai enterrement… En général on garde le cadavre un maximum de trois jours, c'est la règle sur la plupart des rafiots."


Rolland écoutait, même si la scène qui venait de se jouer l’avait maintenu dans une sorte de choc. Il détacha ses yeux de Karl pour rassemblé ses esprits, observant droit devant lui, il se concentrait pour mettre de côté l’histoire de la dégustation de fiente. Il ne remarqua même pas que le pirate se servait de lui comme d’un essuie-main.

"Je ne sais pas ce qui se serait passé si les copains m'avaient jeté en mer; est-ce que le miracle aurait quand même eu lieu?"

Sans faire attention à l’activité du personnel soignant dans le réfectoire, Rolland se retourna vers Karl, évitant de regarder sa barbe et les petites tâches, dernières reliques d’une tentative de révolution de l’art culinaire arcanien. Ignorant le dernier commentaire à propos de l’eau et de ce soit-disant miracle.

«  Karl, j’aimerais vous parler franchement! Et il faut que vous compreniez, si nous voulons enquêter sur votre renaissance, il faut que nous puissions vous faire sortir. Mais cela ne peut se faire comme ça, vous comprenez!? »

Il soupira et reprit

«  Ecoutez, j’ai besoin d’informations sur la piraterie, leur fonctionnement, leurs faiblesses, si vous répondez à quelques questions, je pourrais négocier votre libération. Et je serais incapable d’enquêter sans votre aide! »

Il fallait qu’il comprenne que pour sortir, il fallait qu’il soit « utile », c’était donnant-donnant, du moins c’est-ce que Rolland voulait lui faire croire. Il n’y avait pas de charité dans ce bas monde, seulement la possibilité d’une solution qui arrange les uns et les autres.
Mais, peut-être Karl pensait il que tout lui était du, qu’il avait droit à une enquête, le droit de se taire, et même le droit de faire ce qu’il voulait aux villageois, les pirates sont d’un sans gênes, incapable de penser un peu aux autres, aux durs labeurs pour récolter le peu qu’ils avaient et qui a été piller.
Si ces hors-la-loi avaient passé autant de temps à construire des filets de pêches, ou à cultiver la terre, que de temps à se préparer, à tuer, à voler, à arpenter les mers, ils serraient riche aujourd’hui, en plus d’être en paix avec tout le monde.
Pirate c’était un choix, qu’on ne vienne pas lui raconté que c’était la seule solution que ces gens voyaient, c’était faux. Ils se sentaient juste le droit de bafouer les lois édictés par notre bon Prince Reyson, et ces gens trouvaient leurs bonheurs dans la souffrance des autres. C’étaient des animaux qui devaient être chassé et éliminé, Karl était peut-être fou, et Rolland sympathique, mais il finirait bien par avoir les informations qu’il voudrait avec ou sans l’aide de Karl, quitte à y passer encore le peu de temps qu’il lui reste de vie à ça!

Rolland remarqua une tâche blanche sur sa tunique, il jeta un coup d'oeil en l'air et sortit son mouchoir. Ces oiseaux avaient une dent contre eux! c'est pas possible! Il humidifia son mouchoir à l'aide de sa langue, et se mit à frotter sur la tâche qui avait commencée à séchée.

Il marmonna à l'intention de Karl.

" Eh bien! ces oiseaux sont de francs tireurs!"



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Karl Bon-Ami
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MessagePosté le: Jeu 11 Juil - 17:21 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Rolland faisait preuve d'une patience exagérée, il s'arrêtait sur chaque mot pour signifier patiemment au vieux pirate qu'il fallait désormais se mettre à table, collaborer avec la milice ou rester à jamais moisir dans la petite cellule.

"Ecoutez, j’ai besoin d’informations sur la piraterie, leur fonctionnement, leurs faiblesses, si vous répondez à quelques questions, je pourrais négocier votre libération. Et je serais incapable d’enquêter sans votre aide!"

Ici les choses se brouillèrent dans l'esprit de Karl. Toutes les données recueillies jusqu'alors se mêlaient étrangement et tambourinaient dans son esprit.

Il y avait -bien sûr- cette discussion encore toute chaude qui trônait au centre des souvenirs du pirate comme un vieux roi qui veille consciencieusement sur sa cour. De nombreuses images de l'asile gravitaient autours en poussant des cris de joie. Une foule se donnant la main, chantant, dansant, faisant la ronde dans la tête de Karl, apparaissant puis s'estompant comme un mauvais diaporama, images subliminales sans réalité.

Sa vie passée de pirate surgissait quant à elle par à-coups. Elle revêtait l'allure d'un fier joueur de tambour qui battait sans répit un rythme grondant et grandiose. C'était un baume extérieur, comme s'il s'agissait de souvenirs appartenant à quelqu'un d'autre. A ces images s'associait une sensation en yoyo, la haine des forces royales.

Karl sentait depuis le début qu'il fallait se méfier de ce personnage en costume officiel. Ce n'était pas conscient, cela relevait de ses expériences de hors-la-loi. Pirate, petit voleur, alcoolique, rançonneur, escroc, assassin et miséreux, tous les petits Karl couinaient d'une seule voix; "Attention, attention!"

Que faisait-il ici, dans ce petit parc paisible? Pourquoi portait-il ce torchon immonde en guise de tenue? Qui était cet homme à son côté? Pourquoi échangeaient-ils des paroles cordiales? En d'autres lieux et en d'autres temps sans doute seraient-ils en train de s'étriper sans aucune pitié mutuelle.

Dans la tête du fou, un gigantesque panneau luminescent clignotait sans arrêt accompagné d'un petit signal sonore. Sur ce panneau était écrit "résurrection". Cependant, une nouvelle donnée venait de faire irruption dans cette joyeuse cacophonie d'images et de sons, comme une petite souris qui vient grignoter le cœur du système; "Cet homme est en train de te manipuler pour atteindre son propre but. Non seulement c'est un militaire, ennemi mortel, mais en plus il est devant toi pour que tu trahisses les tiens et que tu te trahisses toi-même. Seule la mort t'attendra dehors. La mort par les pirates qui punissent toutes les langues trop vigoureuses, la mort par la société qui continuera sans arrêt à cracher sur le pirate que tu étais autrefois. NON!"

Sans préavis Karl se jeta au cou de Rolland. Les yeux du fou avaient perdu leur étrange pâleur, ils étaient désormais enflammés, comme vivants, marqués par d'énormes cernes de folie.


"POISON!" Grogna Karl

Il serra de ses maigres forces la gorge de Rolland. Ses mains, son corps et son visage tremblaient de rage, tout son être était porté sur son acte meurtrier, il gueulait dans tout le patio;


"Immonde pète-sec!"


Les deux hommes tombèrent du banc et s'étalèrent par terre dans un nuage de poussière.
De la haine dégoulinait du regard de Karl, ses dents étaient serrées et une écume fraiche dégoulinait de sa bouche en fureur.

Tout autour le monde sembla s'aimanter autours de l'acte, plusieurs infirmières accoururent ainsi que Mireille, le bon cuisinier au pas claudiquant. Les oiseaux semblaient avoir épuisé leur répertoire musical et seul les cris résonnaient dans la cour;


"Tu voulais connaître la piraterie? Voilà pour toi!!"


[[Tu me dis si je vais trop loin, je veux bien éditer.]]


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MessagePosté le: Ven 12 Juil - 11:27 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Karl s’était jeté sur lui, sans préavis, sans un avertissement, et les grosses paluches sales qui servaient de mains à ce vieux marins s’étaient resserrées autour de son cou. Cette posture n’avait pas durée vraiment longtemps, les deux gardes étaient intervenus assez rapidement pour les séparer.
Karl n’était pas une force colossale et inhumaine, il avait un certain poids qui lui donnait une certaine carrure, mais c’était surtout le maitriser qui était difficile pour les deux gardes tant il s’agitait pris sans doute d’un état de folie.

La grosse infirmière suivie de quelques personnes se rapprochaient. Rolland, reprenait doucement son souffle, se relevant en s’appuyant sur le banc, massant doucement sa garde, il jeta un regard noir et dégoute à Karl.
Un garde qui tentait de maintenir Karl, demanda.

- «  ça va chef? »[ j'ai modifié la couleur pour pas confondre les PNJ]

Rolland acquiesça toujours une main sur la gorge, ce personnage lui avait tout de même fait mal et lui avait coupé le souffle quelques instants. L’énorme infirmière arrivait, et Rolland reconnu le cuisinier, la grosse dondon se rapprochait de Rolland en lui demandant.

- « Votre excellence!? Comment allez vous? Le médecin va arriver! »

Rolland fit un geste de sa main libre, comme pour dire que ce n’était pas nécessaire ou sans importance, accompagnant son mouvement par la parole, il répliqua.

- «  Une verre d’eau sera suffisant, je vous remercie! »

Elle s’éloigna chargée d’une mission qu’elle semblait tenir en haute importance, le chef cuisto s’était rapproché de Karl, et Rolland n’y fit pas vraiment attention, il devait lui parler, mais Rolland se demandait ce qui avait bien pu foiré!
Non, ce n’était pas sa faute, ça ne se pouvait pas, c’était ce vieux fou qui était complément cinglé. Il n’avait peut-être pas été très judicieux de jouer ainsi avec ses sentiments et ses émotions, et sans doute cette réaction était logique chez un cinglé. N’émpêche qu’aux yeux de Rolland, il lui avait offert la possibilité de sortir et d’être blanchit en l’échange d’information… c’était tout! Cela lui semblait être un bon deal. À moins que Karl n’ai compris son petit jeu.
Mais comment un fou alliés aurait il pu avoir le raisonnement nécessaire? Il avait tellement peu de contact avec l’extérieur, il était complément coupé du monde, il n’avait même plus la tête sur les épaules.
Non! Aux yeux de Rolland, c’était juste un accès de folie! Et cela confirmait ce qu’il pensait, il était pathologiquement violent, incontrôlable, et sa place était bien ici.

Il se releva du banc où il avait repris son souffle, et regarda son agresseur droit dans les yeux, et prit le même ton calme, paisible, qu’auparavant. Il ne laisserait pas tombé sa bienséance, et ses manières, même devant la loque qu’était Karl. De son petit air agaçant et irréprochable, comme si rien n’était de sa faute, il retira la main qu’il avait posé sur son cou.

- «  Je vais considérer, Karl, que vous refusez tout travail de réintégration dans notre belle communauté. Si vous tentiez de me prouvez que votre vraie place est ici, c’est réussi Karl! Très bien réussi! Vous êtes une araignée Karl!»

Rolland attendrait l’avis du médecin qui allait arrivé, il voulait avoir son avis sur l‘état de Karl. Il n’était pas encore temps de lâché Karl, s’il était en colère, et c’était la solution que le chef avait choissit de croire, c’était parce qu’il avait rencontré son désepoir, il savait qu’il ne sortirait pas d’ici, il n’était ni un pirate, ni même un humain, il était cinglé, il était inutile, mou comme une larve… Voilà ce qu’il était, un parasite.
Il espérait réveiller un peu plus son désespoir en lui rappelant combien sa déchéance était douloureuse, combien il était seul et triste, et ce que lui représentait réellement, lui le chef de la garde, il était un signe d’espoir.
Les pas pressés de l’infirmière se faisait entendre, elle revenait le verre d’eau de « son excellence », suivit du médecin en chef.

[HRP: j’ai laissé le cuisinier venir vers toi, si jamais tu avais envie qu’il te dise quelque chose, j’ai considéré que Rolland n’y fait pas attention, je te laisse donc libre là-dessus.
Pour ma part aussi, si tu veux que je modifie quelque chose, n’hésite pas ;D en tout cas je trouves ce rp juste savoureux! GG]



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MessagePosté le: Ven 12 Juil - 16:36 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Très vite les gardes séparèrent nos deux hommes d'une poigne de fer puis maintinrent un Karl déchaîné de leurs mains puissantes. Rolland se releva doucement en se massant la gorge, silencieux sur les évènements qui venaient de se dérouler.

Les infirmières s'agitaient tout autour, comme des poules à la distribution du grain.

Rolland demanda un verre d'eau, peut-être un moyen de se débarrasser de la grosse infirmière qui lui tournait autour en coquettant?

Karl continuait à s'agiter, il suait à grosses gouttes, hurlait des paroles incompréhensibles et des insultes paillardes à l'égard de Rolland. Ces bassesses parurent ne pas atteindre le noble, il regardait ailleurs, plongé dans ses pensées.

Puis enfin, Rolland tourna les yeux vers Karl. Il plongea sans ciller un regard perçant sur le pauvre fou et dit d'un air flegmatique;


"Je vais considérer, Karl, que vous refusez tout travail de réintégration dans notre belle communauté. Si vous tentiez de me prouver que votre vraie place est ici, c’est réussi Karl! Très bien réussi! Vous êtes une araignée Karl."

Le fou s'était arrêté de hurler, son regard de haine s'était transformé en incompréhension… Qui est cet homme? Que veut-il? Une araignée? QUELLE AREIGNÉE?

Les hurlements reprirent, plus aigus, plus plaintifs. Karl voyait des araignées. Partout! Sur son visage! Elles montaient, tissaient, tissaient... lui maintenaient fermement les bras et sifflotaient un air gai tout en le privant de précieuses bouffées d'oxygène.

L'homme souffla, on sentait qu'il avait peine à respirer. Heureusement le médecin venait d'arriver. Posant un grand regard étonné sur l'ensemble de la scène il s'arrêta quelques secondes, secoua la tête comme pour se donner du courage puis couru en direction de Karl en donnant des instructions;

"C'est une crise, il faut absolument le calmer."

HSSSS, HSSS! Karl soufflait, toussait, respirait roque! La sueur continuait à dégouliner sur son front et se perdait dans sa barbe, ses vêtements étaient tout défaits par l'empoignade et le furent totalement quand le médecin lui arracha le haut de sa chemise pour lui permettre de mieux respirer.

"Une piqure Mathilde! Vite."

La grosse infirmière abandonna son air baba et déposa un verre d'eau dans la main de Rolland. Puis elle tâtonna dans l'intérieur de sa veste et en sortit en tremblotant une petite seringue qu'elle imbiba dans une potion bleu roi.

Karl était très chaud, les araignées l'avaient enfermées dans un cocon depuis bien longtemps et s'appliquaient désormais à pondre dans son crâne ouvert. Elles sifflotaient toujours joyeusement, donnant un air très sinistre à la scène imaginée par Karl. C'était comme un remake de Blanche-Neige en version très très glauque. La fièvre monta, le pirate s'écroula soudain, retenu par les deux gardes qui le tenaient toujours par le bras.

"Ah, il s'est évanouit." Déclara le médecin avec une once de soulagement dans la voix.

"Portez-le dans sa cellule et faites descendre la fièvre. Lorsqu'il s'éveillera donnez-lui une double dose de potion pour éviter la rechute. Je passerais dans l'après-midi pour contrôler son état."

Un peu comme un ballon qui aurait subitement explosé la tension descendit subitement de plusieurs crans. Tous les spectateurs retournèrent à leurs occupations, le médecin se dirigea vers Rolland en s'excusant;

"C'est le genre de crise qui arrivent souvent ici mais d'ordinaire les patients ne sont pas violents. Ils se contentent de hurler et d'avoir de la fièvre comme vous l'avez vu ici… Vraiment, nous n'aurions pu douter qu'il se passe un tel incident; qui vous a laissé seul avec le malade?"

Comme le regard des gardes se dirigeait instinctivement vers l'infirmière grassouillette le médecin chef lui fit les gros yeux en lui rappelant;

"Il faut éviter de laisser les visiteurs en seule compagnie des malades. Même si ces gens assurent leur sécurité ils ne savent pas faire face à des cas si… particuliers."

Comme s'il se sentait obligé de s'excuser encore il continua;

"Mille excuses, je n'ose imaginer si le patient avait saisi l'une de vos armes pour la tourner contre vous… Nous ferons plus attention les prochaines fois."

Ce médecin inspirait confiance, il semblait très professionnel, peut-être un peu trop pour lui imaginer une quelconque relation amicale avec ses patients. Le rôle de l'homme responsable et rassurant auprès des familles de malades ou visiteurs du genre de Rolland lui allait cependant comme un gant.



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MessagePosté le: Mer 17 Juil - 12:45 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Apparemment la petite référence sur l’araignée avait fait son effet, Rolland avait noté à quel point Karl semblait inquiété par les araignées en y faisant référence une ou deux fois. Il ne savait pas très bien ce que cela représentait pour lui, mais au vue de ce qui se déroulait … Rolland était assez fier de lui, vengeance tout simplement. Il n’aimait pas qu’on s’en prenne impunément à lui, et il lui souhaitait simplement de vieillir ici, sans visites, sans amis, de rouiller, de se recouvrir de la poussière de sa cellule et d’y mourir triste et seul. C’était cruel, mais ce pauvre cinglé ne méritait pas plus.

En voyant le médecin lui envoyé une seringue de liquide qui était inconnu aux yeux de Rolland, il eut tout de même, au milieu de toute cette colère, cette violence contenue contre Karl, un petit sentiment de pincement au cœur… Minuscule, presque invisible, imperceptible, quelques minuscules secondes, comme s’il était malgré tout désolé pour ce vieux fou. Si seulement il avait parlé, simplement parlé, au lieu de se laisser allé à sa folie… si seulement…

Karl fut transporté vers sa cellule, et le médecin se dirigea vers Rolland. Il avait déjà compris que la suite de l’entretien serait compromis. Il expliqua, et heureusement sans jargonisme médical, ce qui s’était passé, avec un petit air désolé.

"C'est le genre de crise qui arrivent souvent ici mais d'ordinaire les patients ne sont pas violents. Ils se contentent de hurler et d'avoir de la fièvre comme vous l'avez vu ici… Vraiment, nous n'aurions pu douter qu'il se passe un tel incident; qui vous a laissé seul avec le malade?"

Il poursuivit en parlant à l’infirmière à qui il avait jeté un coup d‘oeil, et Rolland commençait à tourner les talons encadrés de ses deux compagnons, lorsque le médecin s’adressa encore une dernière fois au chef de la garde.

"Mille excuses, je n'ose imaginer si le patient avait saisi l'une de vos armes pour la tourner contre vous… Nous ferons plus attention les prochaines fois."

Rolland, tourna la tête et lança, le ton calme.

- «  Je vous remercie de votre intervention, je suis certain que cela ne se reproduira plus. Si je puis vous demander un service, … tenez moi au courant de tout ce que cet homme pourrait dire quand à son histoire avant son internement, je vous en serais reconnaissant. »

Il n’avait pas demandé cela comme une question, il n’attendait aucunes réponses du médecin. Il espérait juste qu’à son réveil Karl se rende peut-être compte de ce qu’il avait fait et qu’avec toutes les sentiments qui ont été remuées au couteau, il aurait peut-être des choses à raconter.

Il se dirigeait vers le réfectoire où quelques cinglés mangeaient encore, il fallait traversé cette marée pour sortir. Il remarqua qu’il était suivit par le gros chef cuisinier, il devait sans doute retourner derrière ses fourneaux, le travail l’attendait, Rolland s’arrêta et se retourner en lançant à … euh … Mirabelle? Miguel? … non c’était entre Mirabelle et groseille… … Mireille? Bref, il afficha un léger sourire, et le complimenta à propos de son ragout.

- «  J’ai oublié de vous remercié pour ce repas, ce n’est pas de la haute gastronomie, mais j’ai apprécié votre ragoût! Vous devriez pensé à donner des cours aux cuistos de nos prisons! »

Rolland avait dit cela sur le ton de l’humour, mais c’est vrai qu’il s’attendait a un niveau de saveur proche de ce qu’on pouvait proposer dans les geôles… autant dire que cette nourriture n’était plus bonne qu’à être jeté dans une cuvette.
Mais il nota l’air légèrement tracassé de Mireille, était ce l’incident qui venait de se produire? Surement… Il semblait beaucoup estimer Karl, et il ne l’avait peut-être jamais vu faire cela.

Mireille, s’arrêta, sourit, et s’approcha de lui. Sur un air mystérieux, à voix basse, comme s’il avait eu peur qu’on ne le surprenne à en parler, il confia à Rolland.

- «  J’ai à vous parler! … »

[hrp: désolé du retard, et ne t'nquiète pas, répond quand tu en auras le temps wink. Si tu veux on peut faire une elipse temporelle pour être directement dans la cuisine entre Mireille et Rolland ...
Si ça ne te plait pas, n'hésite pas à me le signaler, je modifierais! ]



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MessagePosté le: Mar 23 Juil - 19:40 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

[[Pour Mireille je me suis inspiré de John Silver de la planète au trésor et Besalisk Dexter de Star Wars.]]



Le médecin semblait perturbé, c'était bien la première fois qu'on lui demandait de tenir un rapport sur les divagations d'un patient! D'ordinaire, personne ne se souciait de ce qu'ils avaient à dire! On lui demandait de s'occuper d'eux, de les calmer, de les tenir en santé… Mais les écouter? C'était bien la première fois qu'il recevait une demande aussi saugrenue! Son esprit matérialiste sembla hoqueter, comme le corps d'une petite araignée qui viendrait gripper un rouage trop bien huilé.

L'homme de science leva un doigt en bredouillant une réponse mais Rolland était déjà partit.

Le militaire progressait vers la sortie, ses deux gardes sur les talons. Se sentant suivit il accueillit Mireille avec un compliment;


"J’ai oublié de vous remercier pour ce repas, ce n’est pas de la haute gastronomie, mais j’ai apprécié votre ragoût! Vous devriez penser à donner des cours aux cuistots de nos prisons!"

Quelle belle manière de se faire des amis! Rolland avait vraiment le chic pour rester à la pointe de la noblesse, même lorsqu'il s'adressait à un sac de graisse boiteux comme Mireille.

Le sac en question s'arrêta à quelques pas des trois hommes. Il souffla un peu comme s'il avait forcé le rythme pour les rejoindre puis dit à voix basse;

"J’ai à vous parler!…"

Rolland ne sembla pas s'opposer à cette idée, Mireille continua;

"…Seul."

Les gardes s'observèrent mutuellement d'un air méfiant. Comme le cuisinier était déjà partit de sa démarche claudicante Rolland n'avait d'autre choix que de le suivre seul ou de quitter l'asile en compagnie des deux gardes.

Mireille remonta lentement le réfectoire en saluant ci et là quelques patients ou infirmières. Arrivant à la porte de la cuisine il remonta le battant et pénétra dans la petite pièce.

La cuisine était très réduite pour un si grand service. Les allées étaient petites et étriquées, impossible de s'y croiser à deux! D'ailleurs, personne d'autre que Mireille ne travaillait ici. Il était même difficile d'imaginer que celui-ci puisse emprunter le petit couloir entre les espaces de travail sans érafler son énorme bedaine.

Le cuisinier marcha vers la grande marmite qui reposait doucement sur un lit de braises ardentes. Pendant cinq minutes le gros bonhomme s'occupa du feu, soufflant dessus et attisant la flamme jusqu'à faire reprendre la cuisson.

Il décrocha ensuite une énorme planche à découper en bois brut du mur qui lui faisait face et défourra un grand couteau de cuisine. Face à Rolland qui l'observait Mireille s'excusa, passa devant le militaire et alla chercher une caisse de carottes à l'entrée de la pièce. Il se mit ensuite silencieusement à les découper sans jeter un œil à son visiter.

Clac Clac Clac, faisait le couteau sur la planche.
Clac Clac Clac, on se demandait qui allait prendre la parole en premier.
Clac Clac Clac, aidé par le rythme tranquille de son travail le cuisinier commença;

"Vous savez pourquoi Mireille?"

Cette question n'avait pas grand sens grammaticalement parlant. On pouvait cependant aisément comprendre que le cuisinier souhaitait révéler l'origine de son surnom.

"A mon tout premier jour ici un malade m'a appelé ainsi, sans raisons particulières. Était-ce le nom d'une de ses victimes? Celui d'un membre de sa famille? Ou juste le prénom qu'il m'avait choisi? Je n'ai eu d'autres choix que de l'accepter, les autres patients trouvaient ça très drôle et c'est devenu une sorte de jeu pour tout le monde."

Le cuisinier marqua une pause dans son discours, le couteau continuait sa course folle sans s'émouvoir.

"En réalité j'avais deux choix. Entrer dans leur jeu, me saisir de mon esprit cartésien et me battre pour imposer mon vrai nom… ou alors accepter ce baptême pour pénétrer dans le monde des fous comme un honneur et laisser là l'homme que j'étais autrefois."

De nouveau une pause.

"Peut-être entrez-vous à l'asile avec une personnalité et une histoire mais; pour obtenir quelque chose des fous il aurait fallu leur céder un cadeau, une offrande. Peut-être un peu de votre personne."

Quel mystérieux discours. On aurait dit que Mireille parlait d'un dieu mythologique auquel il faudrait sacrifier quelque chose avant d'oser lui faire une prière. Le couteau continuait à faire des allées et venues sur la planche, le rythme s'était un peu accéléré, Tac Tac, Tac Tac, Tac Tac. Le visage de Mireille était de nouveau impassible, concentré.

Si Rolland observait les gestes du cuisinier il pouvait apercevoir par intermittence un tatouage sur son bras boudiné, à hauteur de poignet.

Mireille le montrait-il intentionnellement? Le rythme était trop saccadé pour que Rolland puisse distinguer ce qui était représenté sur ce tatouage. Il était cependant inquiétant de constater un tel goût pour la parure chez un cuisinier grassouillet.

"Les détenus m'ont donné un rôle que personne n'avait occupé jusqu'alors. Je suis une sorte de présence bienveillante qui les comprends là où tous ne voient que des fous; des paumés, des ratures du système."

Bon, très bien. Jusque-là rien de neuf.

Mireille leva son couteau et marqua une pause. Le silence fut comme un préambule aux mots qui furent choisit par le cuisinier;

"Je sais que vous cherchez les pirates. Abandonnez cette idée, il ne s'agit que d'un ramassis de fortes personnalités, rares sont les cohésions et elles ne durent jamais longtemps."

Comme si cette phrase avait été dite par un autre au court d'une pause intemporelle Mireille reprit sa cuisine sous le clap de l'accouplement du couteau avec la planche.

"Les tavernes et les bistrots, voilà peut-être les seuls endroits où vous en croiserez. Mais n'imaginez pas qu'ils vous tomberons dans les bras…"

Le cuisinier sembla se perdre un instant dans ses pensées puis lança;

"Le meilleur moyen pour croiser des pirates reste encore d'embarquer en mer avec un coffre plein de richesses, là vous êtes sûr de tomber dessus! Ou peut-être est-ce eux qui vous trouverons? Ich ich ich ich ich!"

Le rire était tout aussi grassouillet que le personnage, cynique et un poil cruel. Le cuisinier restait malgré tout cordial, pas une fois dans son intonation ne résonnait la menace. Ses gestes également restaient très mesurés, sans aucun tremblement.

"Maintenant écoutez Rolland."

Tiens? Étonnant qu'il ait connaissance du prénom du chef de la garde.

"Vous avez vos informations, je peux vous promettre que je suis de source sûre. Alors promettez-moi de ne pas sanctionner le mort-vivant pour ce qu'il vous a fait. C'est d'accord?"

La situation était étrange, on sentait que Mireille concentrait tout son corps pour ne pas paraitre menaçant. La cordialité franche avec les militaires ne semblait pas être dans ses habitudes. Ainsi, toujours penché sur son plan de travail les mains du cuisinier semblaient avoir du mal à tenir leur belle immobilité et une goutte de sueur dégoulina de sa plaine frontale pour se perdre sur l'énorme bouton qui sertissait son goitre.

Le silence était retombé, Mireille avait fini ses découpes. Il saisit les morceaux et les jeta fébrilement dans une casserole d'eau qui reposait ici. Il se rinça les mains dans un autre récipient aqueux et s'essuya avec le torchon crasseux qui lui servait de vêtement. Alors qu'il parachevait son nettoyage de mains les manches de son habit étaient remontées et le
tatouage au poignet était désormais bien visible. Il s'agissait d'un signe tribal circulaire doté d'un œil central et de plusieurs piques agressifs. On pouvait y lire à la fois un globe oculaire, la barre d'un navire ou une rose des vents… Sans doute plus un signe guerrier qu'une appartenance à un quelconque club de cuisine…

[> Escalade, escapade et échappade]


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Dernière édition par Karl Bon-Ami le Ven 26 Juil - 17:07 (2013); édité 2 fois
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MessagePosté le: Ven 26 Juil - 14:48 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Seul!? Rolland avait hésité, franchement hésité, Mireille semblait protégé Karl. Tenterait il de se protéger. Mais, il devait se risquer à rentrer dans son jeu, ne sachant pas très bien les enjeux et buts de cette demande. Il jeta un coup d’œil à se gardes, et pendant que le chef cuisinier se dirigeait déjà en clopinant vers un lieu où ils serraient seuls, d’un geste Rolland fit savoir qu’il désirait que les gardes maintiennent un œil attentif à leur déplacement et se tiennent prêts, mais à distance.
Rolland n’était pas sans ressources, la situation était simple, le cuisinier était handicapé, et la marche semblait le fatigué. Malgré son âge, il se sentait capable de pouvoir le déséquilibré si nécessaire.

Il emboita donc le pas à Mireille, ne le lâchant pas des yeux, le front plissé de curiosité et de méfiance. Il regrettait à cet instant de ne pas avoir emporté avec lui sa canne. Ce qu’il faisait n’était pas prudent, mais il devait prendre sur lui et attendre de voir ce qui allait s’en suivre. Derrière lui il entendit les gardes s’arrêter aux portes du réfectoire. Ils ne le quittaient pas des yeux, et si cela s’avérait nécessaire il reprendrait leur marche pour suivre Rolland.
Le cuisto voulait parler seul à seul, sans problème, mais il ne serrait jamais loin de ses compagnons. Il ignorait sans doute que les gardes dans l’exercice de leur fonction peuvent recevoir l’ordre impératif de garder le secret sur ce qu’il on apprit durant une mission, et Rolland avait une confiance quasiment absolue en ses hommes, s’il leur demandait de ne rien révéler, ils ne diraient rien, c’était une certitude que Mireille ne partageait sans doute pas.

Ils finirent par atterrir mener par la démarche boiteuse du cuisinier dans ce qui devait servir de cuisine, petite, étrange, étroite en tout sens. Rolland avait l’impression de rentrer dans un trou de souris, l’espace y était confiné, comprimé, il s’y sentait enfermé et fort peu rassuré. Mais encore une fois, il tentait de masqué ce malaise et cette méfiance.

Mireille s’occupait du feu, et Rolland par réflexe était resté prêt de la porte, observant autour de lui ce qui pourrait lui être utile si bagarre il y avait. Une armoire un peu bancale et qui semblait pleine à craquée, idéale pour lui couper le chemin, des couteaux ci et là, une grosse casserole suspendue qu’il pourrait tenter de fracasser sur la tête de son interlocuteur. Un silence s’était installé, et le cuisto sortit un couteau, et s’approcha de lui en s’excusant pour passer, la main de Rolland se tenait prête à attraper une poêle à quelques centimètres de lui, son corps en alerte se tenait prêt à esquiver. … Le cuisto se mit à découper ses carottes. Ses muscles se relâchèrent, mais il restait inquiet quand au motif qui poussait son étrange interlocuteur à lui parler, seul à seul.
Il espérait que ses gardes étaient actuellement dans le réfectoire, gardant une oreille attentive au moindre bruit inhabituel provenant de la cuisine.

Mireille se mit à parler, de son nom d’abord, des fous ensuite, mais où voulait il en venir. Était il en train de lui faire la leçon? Comme s’il n’avait pas assez « donner de sa personne » à Karl? Il avait écouté patiemment, tenté de ne pas paraitre trop militaire et aussi strict que dans un entretien standard. Il lui avait donné du temps, il lui avait donné l’opportunité de racheté ses fautes. Et qu’avait il eu en retour? Deux grosses paluches autour de son cou. Oui, il lui avait mentit, mais c’était pour protéger des gens normaux, des gens comme ce cuisinier, il avait peut-être de la famille en dehors des murs étroits de sa cuisine!? Qu’Est-ce que c’était qu’un mensonge si celui-ci servait les intérêts de tout le monde.

Les yeux des Rolland, bien qu’âgée, avaient cru entrapercevoir un tatouage près de son poignet, il n’y accorda pas vraiment d’importance, parcontre, la suite de son discours fut plus intéressant. Il semblait fort bien au courant de l’objet de sa visite.
D’un côté, il ne fallait pas être un savant pour deviner ses intentions. Pourquoi viendrait il parler à Karl? Pourquoi s’intéresser à un fou? Qu’avait il d’intéressant, si ce n‘était son passé de pirates? Ils avaient eu des contacts avec le médecin avant sa visite, peut-être lui en aura-t-il touché quelques mots, ou plus probablement, Mireille aura entendu la conversation de Karl et Rolland durant le repas. Sincèrement, cela ne l’étonnait pas.
Il prit bonne note des infos du cuisinier, bien gravé dans son crâne. Mais celle-ci étaient tellement vague: des tavernes, des bistros… Oui, mais lesquels? Il devait forcément y en avoir des repères de pirates bien connu du milieu? Ils avaient pourtant renforcé les rondes autour des bars aux alentours du port.
En tout cas, la collaboration ne semblait pas être le fort de pirate et c’était un bon point? Si une communauté, un ordre, une « pseudo-assemblée » avait existé, leur tâche aurait été d’autant plus difficile pour maintenir l’autorité du prince. Des individualistes profonds, qui ne pensaient qu’à s’enrichir, voilà un bon point de départ pour semer la zizanie et la discorde dans les rangs de leurs ennemis.

Rolland ne s’étonna même pas qu’il connaisse son prénom, il était relativement connu, et même… obtenir des infos sur lui n’était pas bien compliqué, c’était presque un personnage publique. Parcontre, la suite étonna Rolland.

-« Vous avez vos informations, je peux vous promettre que je suis de source sûre. Alors promettez-moi de ne pas sanctionner le mort-vivant pour ce qu'il vous a fait. C'est d'accord? »

Rolland observa le tatouage, et l’enregistra maintenant qu’il était visible. Il resta silencieux quelques instants. Il était inutile de poser des questions, le chef de la garde avait clairement compris que ce cuisinier devait être un ancien pirate. Mais qu’est-ce qu’il en avait à faire? Il ne faisait plus de mal à personne juste!? Et puis… Il pourrait peut-être lui être utile en temps voulu !?
Il racla sa gorge, et d’une sincérité profonde il dévoila le fond de sa pensée.

- «  Je ne toucherais pas à Karl, il est sous bonne garde ici. Mireille! Je ne suis pas un inquisiteur venu mettre sous les verrous tout ce qui ne marche pas droit. Je n’aurais rien à gagner à faire quoique ce soit à ce mort vivant comme vous dites.

Mireille pourrait sans doute facilement comprendre que cela se généralisait à lui aussi. Rolland comptait bien enquêté sur Mireille, mais, s’il n’était plus actif dans le milieu, il ne servirait à rien de lui faire quoique ce soit. Cela, c’était le rôle de la milice, pas de la garde dorée, ils étaient ici pour chercher des réponses à des événements qui menaçait la stabilité du prince,… Il avait bien plus important que des pirates retraités respectivement devenus cuisiniers et fou à liés.

Il poursuivit, après s’être tourné vers la porte d’entrée, arrêté dans son élan pour sortir.

- « Personne ne fera de mal à Karl, tant qu’il n’en fera à personne en dehors de sa cage! Qu’il reste bien ici, et la garde se tiendra tranquille. »

« Bonne journée Mireille! »


Rolland ouvrit la porte, sans jeter de dernier coup d’œil à Mireille. La discussion s’arrêtait là, il le savait. S’il se montrait insistant, le cuisinier ne dirait rien d’autre et risquait de simplement l’énervé. Mieux valait se montrer discret, et le jour où il aurait besoin d’infos, il serrait moins mal accueillit s’il se quittait de cette façon, de manière plutôt calme, sans jouer le méchant garde insistant.
Ses gardes étaient tout les deux dans le réfectoire, et après avoir salué la grosse infirmière qui s’occupait des malades (qui s‘excusa encore une fois auprès de son excellence!), ils quittèrent les lieux sans trop trainer.
Il prit le temps de dessiner rapidement dans son carnet le dessin du tatouage de Mireille, ne sait on jamais. Une fois rentrée, il demanderait des infos sur le cuisinier, ses contacts, sa famille, sa vie. Il avait beaucoup plus d’interrogations qu’au début de la journée, mais il sentait qu’il avait avancée un peu, et que pas à pas il finirait par trouver quelque chose susceptible de faire basculé la situation à leur avantages.


[ je penses que cela clos notre Rp ]



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:13 (2016)    Sujet du message: Une araignée au plafond

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