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Une araignée au plafond
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Karl Bon-Ami
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MessagePosté le: Jeu 20 Juin - 13:09 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Les journées ici sont interminables. D’ailleurs, qui les compte encore ?

Chaque cellule possède son habitant, chaque habitant possède son monde. L’espace et le temps semblent se figer. On ne vit plus, on attend.

Le bâtiment est grand, très haut ! Si vous avez le bonheur d’être ici en tant qu’invité vous traverserez d’abord un petit réfectoire qui permet d’accueillir famille et visiteurs. Le comptoir est modeste, fait d’un bois brut. La vieille dame qui s’y tient semble taillée du même bloc. La lumière est abondante et se reflète dans le carrelage aux nuances grises. Par une lourde porte ouverte on aperçoit un patio avec de petits jardinets, pas de fontaines mais quelques bancs. L’endroit semble paisible, quelques oiseaux gazouillent.

Autour du patio plusieurs autres portes semblent mener à divers endroits : cuisine, infirmerie, salles de bains, chambres et accès aux souterrains, voilà ce que vous pourrez trouver si jamais la curiosité vous poussait à franchir l’une d’elle.

Dans le coin supérieur opposé à l’entrée se trouve un grand escalier de bois menant à l’étage supérieur. La rencontre de membres du personnel dans cet escalier n’est pas rare, leurs appartements sont au rez-de-chaussée quand les malades sont logés dans les étages supérieurs.

En haut des marches l’espace s’étrique, l’ambiance se tasse, moins de lumière, moins de chants d’oiseaux. L’arrivée de l’escalier est surplombée d’une petite salle de surveillance, ici plusieurs membres du personnel sont en pause. Il y a des gardes chargés spécialement de la sécurité, armés. Il y a également des « infirmières » qui –un peu débordées par leur mission- sont souvent bien impuissantes face aux maladies mentales qu’elles ont à côtoyer. Les plus anciennes sont bourrues, leur patience s'est épuisée depuis bien longtemps au profit d'une expérience flegmatique et professionnelle des crises d'angoisses.

En continuant un peu plus loin on arrive dans un grand couloir entièrement constitué de bois, des bancs sont aménagés dans des alcôves à même le mur, chaque banc fait face à une cellule. Les cellules ont été construites en pierre, l’ameublement est sommaire: une paillasse, un pot de chambre et une sorte d’armoire où les malades peuvent déposer quelques affaires. La porte est solide, un petit battant a été aménagé pour appeler facilement les infirmières, il est cependant tenu fermé pour les malades les plus bruyants.

Les fenêtres sont étroites, sans vitres et avec un unique barreau au milieu, horizontal. Aux derniers étages la vue est somptueuse, les toits de la ville s’étendent comme de petits cubes et le coucher de soleil donne au spectacle une parure d’or.

Chaque étage est construit de manière quasi circulaire, chaque escalier est surveillé par une salle de pause. Des cloches sont également disposées un peu partout pour prévenir de toute urgence (incendie ou évasion) mais également pour annoncer le levé, à huit heures.

DING DING- huit heures.

Karl ouvrit les yeux, de longues formes ovoïdes dansaient au loin. Le plafond de la cellule avait disparu, le ciel était visible, violet.

DING DING- Il ferma longuement les paupières, les ouvrit de nouveau. Le plafond était de retour.

DING DING- Dehors c’était l’effervescence, on entendait les pas du personnel qui montait ou descendait.

Gardes et infirmières passaient devant les cellules en jetant de brefs coups d’œil pour vérifier l’état de chacun.

La cloche s’arrêta, dans la pièce voisine celui qu’on nommait Le Forgeron poussait d’étonnants beuglements. Karl saisit son oreiller de paille, le colla sur sa tête pour tenter d’étouffer le vacarme ambiant.

Il fixa l’araignée qui évoluait au-dessus du lit. Lentement, très lentement celle-ci élaborait sa grande toile.

Son royaume était déjà très étendu, Karl l’avait aperçu pour la première fois sur le coin gauche de la cellule, près de la fenêtre. C’était il y a cinq jours. Depuis son arrivée l’animal avait dévoré seize proies et étendait désormais son fief jusqu’à l’hémisphère sud de la cellule, près de la porte. Karl s’imaginait voir l’araignée grandir, grossir, manger tellement qu’elle finirait par tisser sa toile dans l’intégralité de la cellule. Les fils de soies pendaient partout, constituant un entrelacs tellement dense que tout mouvement devenait impossible, Karl était prisonnier, PRISONNIER!

Cloué sur place l’homme ne pouvait rien faire d’autre que crier, il hurla, hurla à s’en déchirer les cordes vocales, dévoré vivant et très lentement par la petite araignée.

Le personnel regardait ce spectacle d'un œil interrogateur. Une petite infirmière entra dans la cellule accompagné d’un gros garde munit d’une matraque en bois. L’infirmière toucha doucement le bras de Karl en lui demandant la raison de ses cris ;


"L’ARAIGNÉE! L’ARAIGNÉE!!"

Il hurlait, suppliait et pleurait en s'agitant sur son lit. L’infirmière demanda au gardien de garder un œil sur le malade. Elle alla chercher un balais pour se débarrasser de la petite bête. Puis elle aspergea le visage de Karl avec de l’eau et lui fit prendre quelques médicaments à l’effet calmant. Karl n’était pas rassuré mais les substances firent immédiatement effet et il sombra dans un sommeil agité.


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MessagePosté le: Jeu 20 Juin - 13:09 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Rolland d'Abillon
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MessagePosté le: Ven 21 Juin - 12:13 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Les pirates, les pirates, et encore les pirates, … Son bureau était inondé de rapports plus ou moins denses, et plus ou moins sérieux. Mais qu’est-ce qui poussait tant de monde à devenir pirate? Le phénomène n’était pas neuf, mais ils commençaient à devenir une menace sérieuse, leur nombre semblait augmente chaque jour, à moins que ce ne soit leur crime qui soient de plus en plus fréquent!?
La menace était insaisissable, il apparaissait et disparaissait avec une rapidité déconcertante. Ils avaient ouvert une enquête. Et par « ils » il fallait entendre les milices, ils étaient à la recherche de renseignements. Tout cela déstabilisait la puissance politique de sa majesté, et si aujourd’hui ce n’était que quelques petites perturbations, si demain le phénomène perdurait il y avait fort à parier que le peuple mécontent ne demande des comptes au prince, voir pire ...

Il avait travaillé tard la veille, et le réveille ne fut pas facile. Il avait prévu plus tard dans la matinée d’aller poser quelques questions à un vieux pirates complètement cinglé maintenu dans le vieille asile. Non, ils n’étaient pas désespérés au point de demander conseil aux fous, mais s’il arrivait à avoir quelques réponses, quelques pistes, peut-être trouveraient ils un moyen d’enrailler la menace!? Il avait décidé d’aller le voir lui-même, pour plusieurs raisons.
Dans un premier temps, il commençait à en avoir marre des rapports qu’il épluchait en vain depuis plusieurs jours.
Ensuite, ayant pris contact avec le médecin par l’intermédiaire de quelques lettres, il avait décidé de ne pas lui faire subir un interrogatoire comme la plupart des gardes en ont l’habitude, il ne désirait pas susciter la méfiance, la peur ou même la colère… Il avait vraiment envie de discuter avec ce vieux bonhomme, espérant qu’au fil de la conversation quelques éléments échappent au fou et pourraient servir à la mission. Il voulait entendre cela de ses propres oreilles, et faire de lui une sorte d’alliée… qui de mieux qu’un pirate retraité à moitié fou pour contrer la menace qu’ils représentaient?

Accompagné de deux gardes, ils arrivèrent au environ de 10 heures devant le grand bâtiment. Rolland n’avait jamais mis les pieds dans cet asile, et ne comptait pas y rester trop longtemps. Il ne savait pas très bien à quoi s’attendre, mais il ne laissa ni sa méfiance et son anxiété franchir la barrière de son esprit.
Après avoir passé la porte d’entrée, une homme d’une quarantaine d’années assez épais vient les accueillir, il se présente comme le médecin avec qui Rolland à échanger quelques jours plutôt.

Ils se serrent la main, fait quelques remarques que le chef de la garde n’écoute que distraitement. Rolland ne voit pas l’intérêt de tenir une discussion avec cet homme. Il faut faire bonne figure, peut-être le médecin lui-même pourrait il être utile? Et le laissez jeter un coup d‘œil dans le dossier de ce « Karl » . Mais, il fait mine d’écouter en hochant la tête régulièrement. Le médecin les conduit au travers d’un réfectoire, d’un cour intérieur, prennent les escaliers sous les yeux écarquillés d’une infirmière qui ne s’attendait vraisemblablement pas à voir ce genre de gardes ici.

Rolland est face à la porte, derrière celle-ci il y a une homme qui, il l’espère, sera peut-être une source d’informations précieuses quand aux modes d’action des pirates. Dans le couloir on entend des cris résonnées, des bris de folie qui éclate dans des délires effrayants. C’est cela qui met Rolland mal à l’aise, si l’on peut raisonner un criminel par la peur, la puissance, la parole, le fou ne peut être raisonner, il faut s’en méfier comme de son ombre car il est justement fou, il n’était pas médecin, mais s’était ce qu’il pensait, imaginait, sans doute à tort. Il rabat sa cape verte foncée, le regard sûr, il demande à ses compagnons de rester devant en attendant et il ouvre la porte.

Il a avec lui un petit carnet et un crayon bien taillé, ses cheveux impeccablement peigné, son style tiré à quatre épingles, ses épaulières dorées, et le bruit de se bottes de métal sur le sol, … Rolland à l’impression en regardant l’homme qui est dans cette cellule de voir le négatif de lui. Ce qui retint le plus l’attention de Rolland s’était cette barbe épaisse, hirsute, comme un animal.
Cet endroit est sale, immonde, crasseux, et ce « Karl » est dans un état lamentable aux yeux de Rolland. Le vieux militaire ne dit strictement rien, observant la cellule comme pour la faire sienne, posant son coin dans les coins des murs, sur le lit, les bouts de toiles d’araignée, les barreaux de la cage, tout en restant solidement ancré sur le sol, dos à la porte qui se referme dans un claquement lugubre.

Il se racle le gorge, et d’une voix qui se veut apaisante demande au principale intéressé.

- «  Karl Bon-ami? »



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Karl Bon-Ami
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MessagePosté le: Ven 21 Juin - 14:47 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Une présence était perceptible dans la petite cellule, un autre homme dans la cage.

Karl sursauta à l’entrée du personnage puis se recroquevilla sur le lit, collé au mur. Tous ses membres tremblaient vigoureusement, il enfouit le visage dans ses bras, c’était la première visite qu’il recevait.

L’arrivant se tenait très droit, une carrure de noble. Sa silhouette élégante était ornée d’une armure très saillante avec de grandes épaulières qui forçaient le respect et indiquaient sans doute un militaire gradé. Des cheveux bien en place, une cape immaculée… on finissait par se demander la raison de la présence d’un tel cheval dans une si misérable écurie.

Pour un observateur extérieur le contraste devait être saisissant. D’un côté cet homme droit, étincelant et de l’autre un autre homme aux couleurs sombres, tremblant dans une sueur permanente. Le lion et le rat.

L’homme claqua la porte, Karl sursauta de nouveau, se recroquevilla un peu plus. Dans sa belle armure le nouveau venu observait l’espace avec précision, éprouvait-il du dégoût, du dédain ? Voulait-il du mal à l’habitant des lieux ? Karl était-il trop vieux ? Avait-on besoin de nouvelles places dans l’asile ?

Ou peut-être s’agissait-il des cris de ce matin ? Karl avait souvent entendu des menaces venant des vieilles infirmières bourrues ; "Tais-toi ! Ou je te tranche la langue!" Beaucoup de cellules sont silencieuses. Allait-on lui retirer la langue, la faire rôtir et la servir au diner ? Ou peut-être voulait-on juste se débarrasser de lui, discrètement, sans bruit. Comme personne ne lui rendait visite, on s’est sans doute dit que c’était le plus sage. Pourquoi s’embêter avec les isolés ?


"Karl Bon-ami?"

Un nom qui résonnait au loin mais ne signifiait plus grand-chose pour le malade. Il releva un peu la tête puis la hocha sur l’affirmative, craignant de prendre la parole.

De peur que le soldat soit là pour une réprimande Karl tenta de mener la conversation sur un terrain neutre ;


"Vous êtes venu pour chasser l’araignée ? C’est trop tard, une infirmière vient de s’en débarrasser."

Dans la pièce d’à côté les beuglements du forgeron retentirent de nouveau, Karl pointa du doigt le mur duquel résonnait les cris puis indiqua au visiteur d’approcher l’oreille.

"Vous savez pourquoi on l’appelle le forgeron ?" Demanda-t-il sur un ton de confidence.

"Il a coulé du métal en fusion dans le crâne évidé de plusieurs de ses victimes."

Suite à cette drôle de révélation Karl se perdit sans ses pensées. Il attendit que son interlocuteur prenne la parole puis rajouta finalement, comme s’il venait de se rappeler :

"Ce n’est pas sa faute! Son colocataire l’y a poussé."


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Rolland d'Abillon
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MessagePosté le: Sam 22 Juin - 16:14 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

L'homme acquiesça, et Rolland fut assez interloqué par une sorte de ... peur? ou une certaine méfiance? Mais, il n'y prêta guère attention, sans doute un symptôme de sa folie!?

"Vous êtes venu pour chasser l’araignée ? C’est trop tard, une infirmière vient de s’en débarrasser."

Le chef de la garde jeta son regard sur le plafond et le réseau de toile qui s'y était dessiner, il voulut répondre que ce n'était pas là l'objet de sa visite, mais un cri plus loin l’empêcha de répondre. Il eut un léger mouvement de sursaut, comme un petit spasme.
et sans doute Karl se sentait il le devoir d'expliquer de quoi il en retournait.

"Vous savez pourquoi on l’appelle le forgeron ?"

Rolland répondit par un signe de tête qu'il ne savait pas, et Karl poursuivit.

"Il a coulé du métal en fusion dans le crâne évidé de plusieurs de ses victimes."

Le chef de la garde observa quelques secondes son interlocuteur, essayait il de l'effrayer? Il se contenta de répondre sur le ton de l'ironie.

- " Un homme fort sympathique à n'en pas douter!"

"Ce n’est pas sa faute! Son colocataire l’y a poussé."

Rolland se racla la gorge, il était de temps de revenir à leurs moutons, il s'approcha de Karl, et s'assit sur un bord du lit, posant son cahier sur ses genoux. Il regarda fixement l'homme en face de lui avant de commencer calmement.

- " Je ne suis pas venu ici pour chasser cette 'araignée', je m'appelle Rolland, et j'aimerais vous poser des questions si vous me le permettez. J'aimerais en apprendre plus sur vous.

Voyez vous, je vais prendre quelques notes, et ce que vous me direz pourra peut-être m'aider. Si cela ne vous dérange pas!? Mais avant de commencer vous avez peut-être des questions à me poser ? "


Rien avoir avec les interrogatoires musclés, il fallait l'amener à parler librement, comme à un confident, Rolland comptait jouer la carte de la confiance et de la transparence. Ce n'était pas un travail conventionnel, et il espérait le mettre assez à l'aise avant de commencer de suite.

Le chef de guerre ne lâcha pas du regard son interlocuteur, il s'intéressait réellement à lui, et cherchait à comprendre, à deviner, les réactions qui pouvaient traverser le visage de Karl ( sans pour autant y parvenir forcement)



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MessagePosté le: Dim 23 Juin - 18:19 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Rolland parlait à Karl avec respect, usant d’un vouvoiement distingué.

Ses bonnes manières honoraient le militaire. Seulement personne n’avais traité Karl avec autant de considération depuis de poussiéreuses années, ce qui attisa la méfiance du vieux pirate. Il se recroquevilla encore plus, adoptant une position cubique à faire rougir de jalousie un artiste minimaliste. Puis son regard se posa dans le vide et il murmura d’incompréhensibles paroles. Technique de défense, de concentration ? Personne ne sut.


"Vous allez me couper la langue ?" Lâcha t-il la tête enfouie dans les genoux.

Dans le silence qui succéda à sa question, Karl se détendit un peu. Ses mains tombèrent près de son corps et reposèrent sur le matelas. Il se redressa et jeta un regard derrière l’épaule de son visiteur. Bien sûr rien ne se trouvait là. C’était l’endroit que Karl avait choisi pour déposer son regard vitreux, voilà tout.

Attendant une réponse le pirate eut soudainement froid. Il saisit la couverture miteuse tenue défaite sur son lit et s’emmitoufla avec. Puis il s’assit en tailleur sur la couche en claquant des dents. La position qu’il adopta prêtait à l’écoute. Cependant, ses sourcils étaient froncés et on sentait dans son attitude une certaine fermeture. Karl restait sceptique et apeuré mais semblait prêt à en entendre plus.



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MessagePosté le: Lun 24 Juin - 20:48 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Voyant l'homme se recroquevillé Rolland n'eut qu'une seule pensée
* Voilà qui ne s'annonce pas être une partie de plaisir!*
quelques paroles incompréhensibles se glissèrent dans la pièce. Rolland regardait Karl fronçant légèrement ses sourcils tentant de discerner quelque chose de ce murmure gargouillant et inaudible. Il avait beau possédé une très bonne ouie pour son âge, il ne comprit pas un traître mot de ce qu'il baragouinait, jusqu'à ce que.

"Vous allez me couper la langue ?"


Rolland écarquilla les yeux, quoi? couper la langue? Mais qu'est ce qu'il racontait. Il commençait sérieusement à douter de cet entretien, il ne tirerait rien de ce type. Il se pouvait même qu'il n'ai strictement rien compris de ce qu'il venait de raconter.
Étrangement, Karl semblait se détendre, comme si avoir posé la question le soulageait d'un poids que Rolland ne comprenait pas, mais vraiment pas, du tout!

Il laissa un petit silence flotté, quelques longues secondes, avant de reprendre, la voix toujours douce mais non sans une pointe de surprise et curiosité. Toujours en regardant l'homme dans sa couette miteuse.

- " Non, je ne vais pas vous couper la langue... j'ai besoin de vous entendre parler. Vous comprenez? me racontez des choses! et je ne vois pas comment vous pourriez faire en l'absence de votre muscle de phonation.

L'homme regardait derrière Rolland, le chef de la garde observa à son tour dans cette direction, sans rien y voir. Il soupira, et reprit, la voix un peu plus dépité.

- " En fait, j'aimerais discuter avec vous de l'époque où vous étiez un pirate. est ce que vous comprenez?

Rolland se demandait tout de même ce qui poussait ce cinglé à imaginé qu'il pouvait lui couper la langue, et surtout, pourquoi fixait il quelque chose derrière lui. Était il en pleine hallucination? avec sa malchance le gars était en plein délire... Mais pourquoi fallait il qu'une des personnes les plus aptes à parler de la piraterie soit complètement taré!? pourquoi!?
Il commençait à croire que tout cela ne servirait à rien...



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Karl Bon-Ami
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MessagePosté le: Mar 25 Juin - 14:58 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

"Pirate ?"

Le mot résonna dans le corps de Karl, un coup de gong qui produisit un véritable raz-de-marée émotif. C’était quelque chose qui partait de la tête et descendait lentement dans toute sa personne. C’était chaud, c’était bon. Comme un miel délicieux qui descendait doucement votre œsophage en vous procurant une sensation de bien-être mal aux contours imprécis. Sensation incomprise.

"J’étais pirate."

Cette phrase était difficile à appréhender. S'agissait-il d'une interrogation? D'une affirmation? Elle avait été prononcée d'un ton vague, égal. Le regard de Karl était lui-aussi vide, posé aux pieds de son interlocuteur. Il remonta lentement, comme une petite bestiole qui s’accrochait aux vêtements du militaire jusqu'à atteindre ses yeux.


"Et vous ?"

De toute évidence c’était une forme de test qui émanait sans doute de l’inconscient de Karl.

Quelque part, aux tréfonds de sa personne il sentait arriver le piège. Cet homme n’était pas là pour discuter chiffons et il représentait une menace pour le Karl d’autrefois; un pirate fringuant qui écumait les mers et haïssait de tout son cœur l'ordre et particulièrement le corps militaire.

Karl attendit une réponse. Il ne s’était pas clairement rendu compte du réflexe défensif qu’il venait de développer. La folie, l’alcool et les médicaments avaient dévorés ce qui le constituait autrefois, n’en restait que des miettes avec lesquels Karl jonglait pour tenter de comprendre la situation.



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Dernière édition par Karl Bon-Ami le Jeu 27 Juin - 12:04 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 26 Juin - 10:40 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Rolland lâcha son crayon pour passer sa main dans ses cheveux. L'homme avait presque l'air surpris d'entendre le mot pirate, et le chef de la milice commençait sérieusement à perdre patience, cet homme devait connaitre pas mal de chose qui l’intéresserait, mais s'en souvenait il? les dirait il? se moquait il de lui?
La situation commençait à l'irriter, mais il garda son calme et ne laissa rien paraître, aptitude que les gens qu'il fréquente maîtrise très bien.

Le pirate lui posa une question, une simple question, mais Rolland s'en méfiait. Soit le pirate était profondément idiot, auquel cas l'interrogatoire n'apporterait rien de bien intéressant vu son état mental, soit il cherchait quelque chose qui échappait encore à Rolland, peut-être que n'ayant plus de contact avec l'extérieur, il était avide de savoir ce qui se passait sur les mers d'Arcane.
Il lui semblait évident que son identité faisait peu de doute, militaire, c'était l'évidence, haut-gradé tout du moins, qu'il faisait partie de la milice royal, ça crevait les yeux... Il pouvait peut-être hésité, imaginé qu'il était un capitaine...

Seulement Rolland était peut-être un peu méfiant, mais il avait l'impression que son identité n'importait pas vraiment aux yeux de Karl, mais plutot la justification exacte de sa présence ici, et il y avait de quoi... que faisait un membre de la garde dorée dans une cellule à discuté avec une loque humaine ( sans rancune) qui fut autrefois un pirate.

- " Je m'appelle Rolland d'Abillon, et j'imagine que ce nom ne vous est peut-être pas inconnu, je suis le chef de la garde dorée."

S'il avait déjà eu affaire un tant soit peu à la milice dorée, il avait sans doute du connaitre son père... du coup, "d'Abillon" ne lui était peut-être pas tout à fait inconnu.
Rolland observa bien sa réaction, espérant déceler dans ses expressions faciales la véritable nature de cette question. Et il poursuivit.

- " Bien, je vous propose de commencer, je suis sur que vous avez beaucoup de chose à dire sur le fonctionnement de la piraterie.
Alors est ce que vous pourriez vous me dire si les les pirates avaient l'habitude de se réunir à un endroit particulier?


La question n'était pas innocente, et il ne le cachait pas, il existait peut-être une assemblée? ou peut-être un endroit connu d'eux seul où ils se réunissaient pour une fête barbare et inconnue du reste du pays. Peut-être existait il un peu de rencontre où les pirates se donnaient des rendez-vous, des endroits discrets un peu partout dans le monde... aussi infime soit l'information, Rolland avait saisi son crayon prêt à noter n'importe quel adresse ou description approximative d'une quelconque forme de rassemblement même minime.



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MessagePosté le: Jeu 27 Juin - 13:49 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Chef de la garde dorée, rien que ça!

Encore une fois la réaction de Karl fut mitigée. Se rendait-il compte de la personnalité qui lui faisait l’honneur d’une visite privative? Son regard se posa une nouvelle fois aux pieds du visiteur. Toujours emmitouflé dans sa couverture, Karl baragouina;


"Enchanté."

Voilà qui clôturaient la phase des présentations.

"Bien, je vous propose de commencer, je suis sûr que vous avez beaucoup de chose à dire sur le fonctionnement de la piraterie."

Quel toupet ! L’homme embrayait sans vraiment justifier sa visite, demandait-il à Karl de trahir l’ensemble du corps pirate sans questions ni contrepartie? S’il s’exécutait et que cela s’apprenait Karl se ferait sans aucun doute une poignée d’ennemis mortels et tout autant de promesse de mort en perspective.

"Alors est ce que vous pourriez me dire si les pirates avaient l'habitude de se réunir à un endroit particulier?"

Voilà qu’il continuait dans sa lancée, mon dieu.

Karl, si tu tiens à ton avenir -surtout- ne rentre pas dans ce jeu!

Le vieux pirate n’avait pas bougé d’un cil, un lourd silence s’installa dans la pièce.

Un rat grattait quelque part dans le bois qui faisait face à la pièce. Dehors les deux gardes discutaient à voix basse, de manière très professionnelle ils échangeaient des anecdotes sur la soirée passée. Une infirmière passa, elle s’excusa auprès des deux hommes et traversa en direction des étages supérieurs. Du haut -justement- parvenaient plusieurs sons qui témoignaient de l’endroit. Un cris répétitif, long et plaintif, qui rappelait celui d’un animal. Le son des discussions de deux vieilles infirmières aux voix cassées. Un rire débridé, fou et inquiétant qui résonnait dans tout le bâtiment comme le pire des présages.

Karl déplia les jambes et se leva, il tituba quelques instants puis s’appuya contre un mur en face de Rolland.

La distance qui les séparait était confortable. La comparaison des deux hommes devenait cependant plus aisée maintenant qu'ils se tenaient tous deux debout.

De taille, Rolland surplombait Karl sans discussion possible. Sa rectitude, son regard plein d’expérience vous faisait deviner sans peine le nombre de victimes passées sous sa lame. Karl le sentait, c’était une nouvelle source d’angoisse. Le silence continuait à peser pendant un échange de regards traduisant l’interrogation de chacun et l’évaluation mutuelle.

Du sang sur les mains, Karl en possédait aussi. Impossible cependant de définir si ce sang était de nature différente, qui pourrait le décider? Tuer des criminels, tuer des innocents, le sang reste rouge et frais. C'est un sang d'homme, et la mort ne prends pas les coupables. La mort ne s'attaque qu'aux plus faibles, la mort est un prédateur sans lois, Rolland et Karl sont deux de ses serviteurs égaux de rangs, peu lui importe leurs motivations.

Karl n’avait toujours pas prononcé un mot, quel manque de savoir-vivre!

En même temps, il était au pied du mur. A moitié assommé par les médicaments, coincé dans ce dix mètres carré avec l’un des personnages le plus important de la ville qui venait lui demander sans grand tact de lui révéler les petites habitudes des pirates d’Arcane… Lui-même ne se rendait pas compte ni des conséquences ni même de la situation dans laquelle il évoluait. Pour lui tout n’était qu’une immense hallucination, ce personnage faisait partie intégrante de ce rêve qu’il faisait depuis plusieurs mois, ne sachant discerner les parties éveillées de celles endormies.

Des lieux de rendez-vous de la piraterie Karl pensait immédiatement à la taverne des docks, il s’apprêta à en parler mais se retint, quelque peu perdu.


"Vous, vous avez du chic."
C’était une introduction. Karl soufflait fort, il reprit sa respiration et continua; "La garde dorée, je connais, oui." Comme des sursauts de lucidité. "Morts, tués." Sursauts d’hypocrisie et de provocation, comme un élève qui –mis au coin- continue de faire le pitre.

"Pirate, je le suis." Tout d’un coup c’est comme une évidence. Pirate, Karl ne l’as pas oublié. Ce n’est pas un caractère passé mais bel et bien une partie de lui-même qui vit encore.

C’est comme si le monde se reconstituait autours de lui, le gris de la cellule fit soudain place à un univers coloré. Au loin la mer d’un bleu profond. De tous côtés les vagues qui ballotaient une embarcation, un navire fringuant aux belles couleurs boisées.

Karl était à la barre, entouré de ses plus fiers compagnons qui vaquaient à leurs occupations sur le pont. Le ciel était clément, d'un bleu ambré qui annonçait une soirée printanière. Un homme bien bâtit parcourait le pont dans sa direction, il possédait une forte carrure, tous ses muscles transparaissent dans sa démarche et son gilet était grand ouvert sur des pectoraux à vous assommer un bœuf en combat singulier. L’homme possédait une petite barbe de quelques jours, il était jeune et en pleine santé, de longs cheveux sales tombaient sur ses épaules, il indiqua à Karl la direction à adopter.


"Cap sur l’île inconnue, bien capitaine."

Une fois l’ordre reçu et le cap emprunté, Karl se tourna vers Rolland; debout sur le pont supérieur, toujours droit mais peut-être un peu surpris de la tournure des évènements.

"Alors Rolland, vous voyez?! Je suis un pirate!"

Bien entendu nous nageons en plein délire, Karl s’était contenté d’avoir le visage illuminé pendant quelque secondes, comme s’il voyait l’apparition d’un miracle. Puis l’homme empoigna une barre imaginaire, ce qui indiquait clairement ce à quoi il songeait.

Sera-t-il plus aisé pour Rolland de continuer son interrogatoire maintenant que Karl se voyait vraiment pirate? That is ze question.



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MessagePosté le: Ven 28 Juin - 16:04 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Le cinglé de pirate semblait sincèrement mal, après quelques déambulations durant lesquels Rolland ne le lacha pas du regard. Un gars comme Karl avait une force certaine que le vieil homme ne comptait pas mettre à l'épreuve, le voir se mettre debout ne fit qu’accroître la méfiance de l'humain. Il savait parfaitement que ses gars restaient attentifs à ce qui se passait ici. Le pirate n'était pas à son avantage.
Au bout de quelques secondes, Rolland comprit qu'il ne lui ferrait strictement rien, du moins pas dans l'immédiat, sans doute assez intelligent que pour se rendre compte qu'il n'était pas à son avantage, ou alors assommé par une médication importante il se savait incapable de quoique se soit.

En tout les cas, Rolland n'était pas à l'aise, mais il ne fit pas remarquer. Karl répondit enfin:

"Vous, vous avez du chic. ... La garde dorée, je connais, oui....Morts, tués."

Voilà qui mettait dans l'ambiance, ils savaient tout les deux bien qu'il ne serrait pas amis. Rolland était en position dominante, il avait le pouvoir et demandait des informations à Karl. Le pauvre, en cet instant Rolland s'imaginait à sa place, incapable de fuir, trop faible que pour affronter, il tente de résister, mais il ne tiendra pas longtemps, il n'a plus les forces nécessaire à maintenir un secret ou se voiler la face. Il n'est pas en prison, il est dans un endroit bien pire, un endroit où si l'on ne rentre pas cinglé, on en ressort débarrasser de toute raison (ou les deux pieds en avant, c'est au choix).

Voilà la force de Rolland, l'espoir, Karl n'en avait plus aucun, selon le chef de la garde biensur, il ne pouvait pas imaginer qu'il lui reste une seule ressource, un seul rêve, un seul obstacle... Il était déjà mort, il n'était plus qu'une loque à face humaine qui devrait forcément lui révéler tout ce qu'elle sait avant de mourir définitivement.
Et s'il restait un peu de rêve il fallait l'exploiter, pas le briser, non. Il fallait se rendre indispensable à l'accomplissement de cette dernière lueur d'espoir, devenir son dernier allié, et déterrer toutes ses connaissances sur la piraterie.

N'importe qui à sa place aurait fait pareil, si Rolland avait été capturé par une bande de pirate, ne l'auraient ils pas torturés pour avoir des secrets, des informations? c'était exactement ce qu'il faisait, il le torturerait de questions jusqu'à ce qu'il ai assez d'informations à son gout. Cette réflexion n'avait durée quelques instants, et la certitude et la volonté s'étaient affichées dans ses yeux. Il était certain d'arriver où il voulait aller.

"Pirate, je le suis."

Un petit sourire en coin se dessina discrètement sur le visage du chef de la garde. De manière assez suggestive, et tout à fait représentative de l'était mental de Karl, il se changea d'attitude et lança sans doute à l'adresse de Rolland, ou d'un ... ami imaginaire!?

"Cap sur l’île inconnue, bien capitaine."

Il se tourna vers Rolland et poursuivit.

"Alors Rolland, vous voyez?! Je suis un pirate!"

Rolland griffonna sur son cahier: " Île inconnue" N'était ce pas un peu ... dangereux pour une simple réunion de pirates? Sincèrement s'éloigner autant d'arcane... même pour des pirates, restait d'une bêtise sans nom! à moins qu'il n'essaye de le tourner en bourrique.

Karl semblait être en plein délire, il semblait comme... ailleurs, comme si soudainement il venait de montrer à Rolland une preuve irréfutable de son appartenance à la piraterie. Ne sachant pas très bien quoi faire, il fallait l'avouer le chef de la garde savait comment s'y prendre avec des hors-la-loi, mais n'avait aucunes compétences avec les cinglés. Il se contenta de demander.

- "L'île inconnue... C'est là où se réunisse les pirates? C'est cela?"

Il fronça légèrement les sourcils, s'il parlait de l'île inconnue cela devait avoir un sens, mais lequel? à moins qu'il ne se moque totalement de lui, il devait envisager cette possibilité.



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MessagePosté le: Dim 30 Juin - 22:30 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Le cap était emprunté, le vaisseau fonçait sur l’eau. C’était comme un voyage en accéléré. Quelques secondes suffirent à Karl pour parcourir des centaines de milles imaginaires et arriver enfin à l'île.

L'île. C'était l'accomplissement d'un rêve longtemps couvé par Karl. celui-ci contemplait les magnifiques paysages vierges, les grandes plages dorées et le beau soleil qui se reflétait dans un océan peuplé de poissons encore inconnus... Tout cela était issu de son imagination puisqu’il n’avait encore jamais navigué dans ces eaux lointaines.

Il faut dire que, sur l’ensemble des voyages que l’homme avait effectué jusqu’alors les histoires et légendes qui étaient racontées le soir entre pirates concernaient très souvent cette île mystérieuse du bout du monde et la route semée d’embuches qui permettait de l’atteindre. C'était une légende de marins, un rêve de matelots.

Soudain, Karl fut coupé dans ses rêveries par Rolland, toujours à sa gauche;


"L’île inconnue… C’est là où se réunissent les pirates? C’est cela?"

"Pas du tout." répondit le pirate du tac au tac, "L’île inconnue est un mythe."

Cela ressemblait à une réponse censée.

Il manœuvra le bateau pour faire en sorte d’ancrer dans une petite crique, l’ensemble de l’équipage s’affairait joyeusement pour préparer le débarquement.

Karl prit la parole, il n’articulait pas et semblait parler pour lui-même, dans sa barbe:


"Voyez-vous, le mythe du pirate barbu et balafré c’est bon dans les contes pour enfants qui sont censés dégoûter vos marmots de cette sombre vocation."


Karl s’arrêta un instant pour réfléchir, il désigna le capitaine qui donnait des ordres plus loin sur le pont;

"Vous voyez?! Les pirates qui réussissent n’ont rien de hideux, ils sont jeunes et musclés jusqu’aux orteils. Des qualités utiles pour mener un abordage sans dégâts, croyez-moi."


Le bateau étant ancré, Karl lâcha la barre et la cellule reprit consistance autour de lui.

Il s’assit sur le lit;


"Pour l’île inconnue c’est la même chose, rien de mieux pour écrire des récits épiques mais c’est un peu idiot d’aller fixer un point de repère au bout d’une route aux dangers mortels."


Karl se tu un instant, il ne voyait pas de raisons de continuer. Rolland ne proposait rien, ni menace ni récompense. Difficile de se motiver sans stimulations.

Observant un petit scarabée qui évoluait timidement sur l’épaule de Rolland, le pirate demanda:


"Vous êtes venu pour chasser l’araignée?"


Il attendit la réponse de Rolland puis embraya avec une autre question:


"Avez-vous peur des araignées ?"

S’agissait-il d’une métaphore de la folie ou juste de la question d’un fou? Karl attendit.

Par la fenêtre on entendait un commerçant crier au vol et un brouhaha retentit jusque dans la cellule. On eu l’impression, l’espace de quelques secondes, d’être dans les rues de Lüh à se mêler à la foule matinale, étonnés de voir un larcin commis sous nos yeux.

A ces cris se mêlaient les odeurs des divers repas qui mijotaient plus bas dans la ville. Délicieuses senteurs qui venaient vous chatouiller les narines et qui contrastaient avec celles provenant de la cuisine de l'asile où bouillonnait un grand ragoût de pommes de terres au fumet bien plus modeste.

Une infirmière bouffie passa près de la cellule, elle fit signe aux deux gardes et introduisit son gros nez entre les barreaux pour s'exclamer joyeusement:

"Si votre Excellence désire prendre le repas avec nous, le premier service a lieu dans quelques minutes."

Elle eu quelque peine de retirer son visage de l'interstice puis répéta l'invitation aux deux gardes devant la porte en précisant que; "S'il y en a pour quarante il peut bien y en avoir pour quarante-trois!"

L'infirmière s'éloigna en chantonnant, Karl regardait Rolland.



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Dernière édition par Karl Bon-Ami le Jeu 4 Juil - 12:46 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 2 Juil - 19:59 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Tout ce que lui disait Karl n'avait rien d'extraordinaire ou de neuf, que les pirates n'étaient pas tous des vieux loups de mers barbus, bourrus et pleins de cicatrices, il le savait déjà... Bien que Karl répondent pas mal à l'idée préconçue qu'on pouvait se faire d'un pirate, il ne lui manquait qu'un tricorne et une jambe de bois.
Rolland écrivit juste à côté de "l’île mystérieuse" l'explication suivante "mythe, pas de pirates. ? " Néanmoins, s'il en avait parlé, ce n'était pas pour rien. Était ce un but en soi? L'ile inconnue existait, elle n'était pas un mythe, parcontre légendes et mythes qui l'entourait étaient nombreuses, restait à savoir quel mythe les pirates voyaient ils en l'île? était ce quelque chose de centrale dans la "pensée pirate" si une tel pensée existait?

Rolland avait l'impression d'aller trop loin, il questionnerait Karl plus tard là dessus, et il pourrait toujours tenté de retrouvé un des rares explorateurs de cette ile et le faire interroger à propos d'une "possible présence de pirates", ce qui lui semblait fort peu probable.
à moi d'un trésor inimaginable sur l'ile, et cette idée lui semblait complément délirante, il ne voyait pas l’intérêt pour des pirates de s'aventurer jusque là... sérieusement! ce n'était peut-être qu'un simple délire.

Il sortit de sa réflexion lorsque Karl lui posa une simple question

"Vous êtes venu pour chasser l’araignée?"

Rolland laissa une légère inflexion d'irritation passer dans sa voix

- " Je croyais qu'une infirmière était déjà passée pour l'enlever?"

Ils n'allaient quand même pas retourner au début de la conversation non? Non seulement il n'avait strictement rien appris, mais en plus il était complément obsédé par les araignées. Et la seconde question de Karl laissa un silence perplexe.

"Avez-vous peur des araignées ?"

Rolland était face à un dilemme, soit cet homme demandait réellement s'il était arachnophobe, soit il cherchait à savoir quelque chose d'autre. Les sourcils de Rolland se froncèrent nettement quelques instants. Comment aurait il pu comprendre le délire de Karl? Il se contenta donc de répondre.

- " Non, je n'ai pas peur des araignées" et il poursuivit, d'un air plus étrange, comme pour tenter de savoir s'il y avait réellement quelque chose derrière (bien qu'il en doutait) " En fait, c'est quand les araignées disparaissent que je les crains le plus, tant que je les ai à l'oeil, elles ne me dérangent pas."

Rolland ne remarqua ni l'odeur, ni le bruit du dehors, sans doute parce qu'il était trop habitué à ces odeurs, ces bruits, lui qui vivait au dehors. Parcontre, les cris, les râles, les charabias des fous... ça ... il n'en ratait aucun.

Un infirmière les invita à accompagner les cinglés dans leur diner.

"Si votre Excellence désire prendre le repas avec nous, le premier service a lieu dans quelques minutes."

Rolland pensait que c'était une excellente idée, bien qu'il n'ai pas trop faim, il tenterait de se rapprocher de Karl, la nourriture à cette fabuleuse faculté de rapprocher les gens... en général. Même si l'optique de s'assoir en compagnie de fous ne le réjouissait pas trop... Ce n'était pas de leur folie dont il avait peur, mais c'était surtout qu'il ne savait pas à quoi s'attendre. Est ce qu'ils allaient crier pendant le repas comme il le font maintenant? est ce que les infirmières les attachaient au banc pour éviter tout incidents? est ce qu'on les nourrissait à la petite cuillère comme les bébés? ... bref, l'inconnu.

Mais, Rolland ne pu s’empêcher de sourire, qu'il tenta de réprimer, lorsque l'infirmière l'appela "excellence". Excellence, excellence,... d'ordinaire on l'appelait Messire, ou Monseigneur quand les gens voulaient être poli et qu'ils ne savaient pas quoi dire, Excellence,... c'était la première fois. Il devrait tenir une liste des titres les plus étranges qu'on lui avait donné. à quand "votre radieusité" ou "votre luminosité"... Pfff... votre excellence, c'était le titre qu'on donnait au vieux vins, "des vins d'excellence"... C'était donc ce qu'il inspirait? un vieux vin? en espérant qu'il ne soit pas bouchonné...

Elle invita au passage les gardes.

Rolland rangea son carnet et regarda Karl.

- " éh bien je serais ravi de partager un repas avec vous Karl."

Il tendit sa main vers la porte, désignant la sortie et poursuivit.

- " après vous, je vous en prie. Vous me guiderez, j'avoue ne pas enregistré la disposition des lieux." Il jeta un coup d'oeil à ses gardes. "On mange bien chez vous, Karl?"

Quand à savoir si la technique du "nous sommes amis n'est ce pas Karl?" allait marché... c'était autre chose. Il tentait tant bien que mal de le mettre de son "côté", espérant que cela porterait ses fruits sur la suite de la discussion. Il avait enregistré mentalement sa prochaine question, espérant pouvoir la lui posé durant le diner, avait il des contacts avec des pirates, et à défaut des noms de pirates en activité. Livré quelques vieux camarades n'allaient pas être facile, mais peut-être que si Rolland jouait de son autorité... en le faisant espérer une sortie pour collaboration par exemple...

Doucement se construisait quelques pistes pour acquérir quelques confidences supplémentaires.

[ j'aime beaucoup l'idée ;D]



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MessagePosté le: Mar 2 Juil - 22:58 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Rolland lui fit signe de sortir, quelle ironie.

Bien entendu Karl ne disposait d’aucune clé. C’étaient les gardes de Rolland qui avaient ce pouvoir puisque le médecin de Karl leur avait confié la clé de la cellule. Les deux hommes firent cliqueter la serrure et entrouvrirent la porte.


"On mange bien chez vous, Karl?"

Un sujet de conversation très banal qui devait rassurer Rolland, peut-être le raccrocher tant bien que mal au monde plein d’habitudes bien-pensantes qu’il habitait sans doute?


"Mireille."

Pas très causant Karl. Peut-être s’agissait-il d’une quelconque cuisinière?

Ils sortirent tous quatre dans le couloir, passèrent devant la salle de surveillance et furent alors interceptés par l’infirmière grassouillette qui leur dit:

"Normalement je devrais vous accompagner avec le malade. S’il vous plait, gardez un œil sur lui, appelez une des infirmières si jamais il semble échapper à votre surveillance."

Ils descendirent au rez-de-chaussée et furent les premiers à entrer dans le réfectoire. Une grande salle décorée très sobrement, sans fenêtres, avec seulement quelques torches éteintes accrochées au mur et une grande cheminée autour de laquelle gravitaient un peu aléatoirement plusieurs bancs et tables en bois brut.
La disposition chaotique du mobilier tranchait avec la sobriété de la salle, comme s’il s’agissait de rompre avec l’ambiance glauque qui régnait aux étages supérieurs.

Karl et ses invités prirent place sur une table proche de l’entrée, ils furent suivit par plusieurs malades accompagnés d’une infirmière. Ceux-ci s’installèrent à leur tour et la salle s'emplit lentement et assez silencieusement.

Soudain, une trappe latérale s’ouvrit dans un mur du fond. Celle-ci était de taille humaine, une sorte de porte sans poignée qui s’articulait grâce à des gonds sur le battant haut et une cale pour maintenir l’ouverture. Un homme corpulent en sortit. Il portait de gros gants de cuisine et une gigantesque marmite fumante dont les fumets annonçaient un ragoût honorable aux pommes de terre.

L’homme était tout de gris vêtu, coiffé d’une capote de tissus de la même couleur. Il était de corpulence imposante, des bras en jambon, un visage large et une bouche énorme qui se fendait d’un sourire gourmand. Quelques poils de barbe qui jouaient avec de gros boutons d’acné ainsi qu’une démarche boiteuse et une grosse bedaine. Au premier coup d’œil on devinait qu’il s’agissait du cuisinier, le fameux Mireille.

Mireille alla jusqu’à la grande cheminée, déposa la marmite sur un crochet prévu à cet effet puis s’assit sur la margelle en soufflant un bon coup. Il sourit de nouveau, salua l’ensemble de la salle, puis retourna en cuisine, sans doute pour préparer le second service.

On pouvait deviner dans son attitude qu’il s’agissait d’un homme généreux et bienveillant. Il était même venu donner une tape dans le dos de Karl et proposer une poignée de main aux trois militaires assis à ses côtés tout en plaisantant;

"Attention, ne me l’abimez pas ce petit oiseau! Il a ressuscité, c’est un demi-dieu!"

Karl avait hoché de la tête avec un sourire puis était allé chercher plusieurs bols qu’il avait disposés devant les militaires.

Chacun était désormais libre d’aller chercher une ou plusieurs louchées à la marmite.



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MessagePosté le: Ven 5 Juil - 11:22 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

Rolland resta bloqué sur la réponse de Karl, c'était quoi Mireille? un fruit? ou alors quelqu'un? à cet instant, il n'avait pas vraiment d'idée précise de ce que cela signifiait. Il en venait à se demander si Karl ne l'avait tout simplement pas compris et avait sortit un mot au hasard.

Ils croisèrent une infirmière, et la rassura d'un geste de la main, acquiesçant de la tête. Avec les deux jeunes soldats qui l'accompagnait, ils n'auraient aucunes difficultés à maîtrisé Karl. Mais, il doutait même que ce soit nécessaire. Karl et lui n'étaient tout les deux pas à l'aise, sans doute que Rolland devait lui paraitre fou, imagniait il, et ce sentiment était réciproque...

Le réfectoire n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait. L'ambiance lui faisait plus pensée à une taverne sans décor, ni boissons. Une cheminée et des tables en bois. Parcontre, il y flottait un silence extrêmement lourd pour Rolland. Il prit soin de s’asseoir à côté de Karl, encadré par ses gardes.
Qu'est ce qu'il ne fallait pas faire pour tenter de gagner la confiance d'un homme, mais quel homme, peut-être le seul disponible et capable de parler de la piraterie qui ravage chaque jour un peu plus notre belle île. Il était tant d'y mettre fin.

En face de lui, s'assit un malade, qu'il évita de regarder, préférant se concentrer sur le feu dans la cheminée. Il n'était clairement pas à son aise dans ce milieu mais il prit sur lui et tenta de s'apaiser, sauver les apparences, toujours sauver les apparences.

La personne en face de lui le regardait avec un air de vieille vache, vous savez ce regard infiniment vide, comme éteint. Mais ce qui était le plus terrible, c'était qu'il le regardait fixement, Rolland se mit à douter quand à sa capacité de cligner des yeux.
Mais qu'est ce que ce malade avait à le regarder ainsi? Le chef de la garde le regardait du coin de l'oeil, et lorsqu'il posait son regard sur lui, il ne vacillait pas, ne changeait pas, restait aussi imperturbable que du bétail. Le malade était mince, très mince, d'ailleurs sa chemise semblait flotter autour de lui. il avait le crâne rasé, et ci et là quelques petits cheveux s'étaient remis péniblement à repousser mais d'une façon sir inégale que ça en devenait ridicule.

Soudain le malade changea son regard de cible, et il se mit à mâchonner le vide, la ressemblance avec un vache ruminant de l'herbe était tellement flagrante que Rolland en venait à se demander si l'asile n'avait pas intégrer des animaux à leurs traitements. Le chef de la garde suivit du regard la cible de malade, il s'agissait d'une énorme marmite tenue par un énorme cuisinier qui semblait se trouver dans un état de sympathie douteux. Il vint carrément serré la pince de Rolland et ses gardes, il les mit en garde:

"Attention, ne me l’abimez pas ce petit oiseau! Il a ressuscité, c’est un demi-dieu!"

Rolland acquiesça en silence, il ne comptait pas se fatiguer à parler pour ne rien dire, qu'est ce que tout ces gens avaient besoin de parler sans cesse comme des moulins à vents. Au moins les malades restaient silencieux, eux!
Il reçu son bol, apparemment le système voulait que chacun aille se servir. Le malade en face de lui agrippa son bol avant même qu'il n'ai eu le temps de touché la table et se précipita vers la marmite comme s'il n'avait plus mangé depuis plusieurs jours.

Il posa alors son regard vers Karl, ayant eu pas de renseignement du médecin, il savait pertinnement à quoi le cuisinier avait fait référence. Karl aurait été enterré vivant après que ses compagnons l'ai jugé mort, il revint en ville et fut interné, fin de l'histoire il n'y a rien à dire de plus. Mais Rolland comptait le tirer à son avantage, c'était un coup à jouer sans certitude.

- " Je vais attendre que la file vers la marmite se calme un peu.
J'ai entendu dire que vous aviez été enterré vivant, ... en maintenant vous voilà dans ce trou à rat"
Rolland soupira, à cet instant on pouvait parfaitement voir qu'il avait une idée derrière la tête " Je ne sais pas si on peut appeler ça profiter de la vie!? surtout pour un pirate qui a passé sa vie sur l'océan. L'extérieur ne vous manque t'il pas Karl?"

Etape un, mettre en avant son mal de vivre dans cet asile et laisser entendre qu'on a les moyens de le faire sortir. Même s'il n'avait aucun accord avec personne concernant la sortie de ce bonhomme, il n'en avait jamais été question.
Mais pour le moment, il fallait trouver un point d'ancrage dans la discussion, il faut un but à Karl, ils n'étaient pas là pour jouer à la dînette entre personnes de bonnes compagnies.

Rolland se leva en attrapant son bol, les gardes suivirent le même mouvement accompagné de leur bol. Il n'était pas très tendre avec Karl, et il le savait, mais il n'était pas la pour faire dans la dentelle, c'était simple soit il en tirait des informations, soit ce type ne servait à rien. Il n'allait pas lui consacrer des années et des décennies pour le faire parler.



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MessagePosté le: Ven 5 Juil - 18:07 (2013)    Sujet du message: Une araignée au plafond Répondre en citant

"J'ai entendu dire que vous aviez été enterré vivant... et maintenant vous voilà dans ce trou à rat ! Je ne sais pas si on peut appeler ça profiter de la vie!? Surtout pour un pirate qui a passé sa vie sur l'océan. L'extérieur ne vous manque-t-il pas Karl?"

Tout heureux d’avoir un interlocuteur à qui raconter son incroyable histoire, Karl se réveilla soudain.

Son attitude changea du tout au tout, ses bras jusqu’alors croisés sur son ventre se déroulèrent, il releva la tête, redressa le buste et s’exclama:


"Enterré vivant?! Pas du tout, j’étais totalement mort! Je me suis élancé vers le ciel et j'en suis revenu!"

Il reprit tout juste son souffle et continua en regardant Rolland droit dans les yeux, un regard perçant et livide;

"J’ai été transpercé par un sabre, j’ai senti la vie me quitter, je suis un miraculé."


Puis, comme s’il se souvenait soudainement de la seconde partie du discours de Rolland, Karl enchaina;

"Je n’ai pas choisis la vie ici, j’ai été trainé de force. J’ai eu beau leur expliquer ils n’ont rien voulu entendre…"

Puis son regard se posa dans le vide, il semblait perdu dans ses pensées.

"Ils m’accusent d’avoir tué une catin… Ce doit être une erreur. Il faut faire quelque chose! Je n’ai rien à me reprocher, ce n’est pas un mensonge! J’ai réellement perdu la vie et on me l’a rendu… Qui? Pourquoi? J’aimerais le savoir autant que vous."

Le discours de Karl semblait réveiller une certaine rumeur dans la salle à manger, plusieurs autres malades qui avaient entendu se mettaient à raconter leur propre histoire à leurs infirmières respectives. Celles-ci approuvaient patiemment en signifiant qu’il fallait maintenant manger, tant que c’était encore chaud.

Sur une table à leur gauche l’un des malades examinait avec attention le contenu de son bol, il semblait essayer d’y déceler la moindre poussière et refusait obstinément d’aller se servir à manger.

Lorsque les militaires se levèrent avec leurs bols, Karl les suivit en continuant son histoire, radotant sur certains points, trottinant derrière ses interlocuteurs, presque en transe;


"Ici ils ne me prennent pas au sérieux, vous comprenez ? Ils disent que c’était une hallucination ! Ils ne pensent qu’à nous endiguer. Nous sommes trop puissants pour eux, ils ont peur de nous."

Karl attrapa Rolland par le bras au moment où celui-ci s’apprêtait à se verser de ragoût.

Les yeux du pirate d'un jaune délavé se fixèrent très profondément dans le regard du chef de la garde. Sa main était posée sur le bras de Rolland, une pression infime y était perceptible si bien que les deux gardes eurent d'abord un mouvement de sursaut puis posèrent la main sur leurs armes pour parer à toute menace mais également intimer à Karl de ne rien tenter.

Le temps se figea ainsi pendant quelques secondes, les autres malades regardaient la scène avec étonnement.


"Il faut absolument découvrir le secret de cette renaissance!"
Karl articulait avec abus, comme s'il s'agissait de ses dernières paroles, "Imaginez que l’on puisse l’appliquer volontairement…"

Sa barbe tremblotait quelque peu, son regard était vaste, étonnamment sérieux;

"Ce serait… merveilleux."


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:21 (2016)    Sujet du message: Une araignée au plafond

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