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Peut-on voir l'avenir dans le passé ? [Terminé]

 
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Tarec'Mah
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MessagePosté le: Lun 20 Mai - 07:30 (2013)    Sujet du message: Peut-on voir l'avenir dans le passé ? [Terminé] Répondre en citant

Peut-on vois l'avenir dans le passé ?

« Il y en a pour à peu près huit heures de marche pour rallier Lüh, alors nous ferions mieux de ne pas traîner. Vu où en est le soleil dans le ciel, nous allons déjà devoir faire trois heures de marche nocturne. »

Quand Sheiko toucha le sol à son tour, Tarec’Mah reporta toute son attention sur son invoqueur. Il s’agissait maintenant d’atteindre cette ville sans encombre. L’utilité d’avoir un demi-dieu à ses côté lui était apparut : Le monde était hostile. Sans doute une ruse de leurs pères pour que les hommes ne prennent pas trop leurs aises. Il y avait dans cette forêt, le long du cours d’eau qu’elle entendait au loin, des créatures plus dangereuses et féroces qu’un lion… Les hommes devaient constamment vivre avec la crainte de faire de mauvaises rencontres. Cela les empêchait sans doute de retomber dans le chaos précédent.
Ils se mirent alors en marche. Tary s’émerveilla de ce nouveau monde, tellement semblable et si différent de celui qu’elle avait passé tant de temps à entretenir. Rien ne lui échappa. Les oiseaux, les insectes, les petits mammifères, le bruit de l’eau, le souffle du vent, le goût des arbres, les senteurs de la terre… Marchant paisiblement près de son maître, Tarec’Mah profita de ce voyage sans dire mot. Les heures défilèrent, le soleil disparu plus loin à l’horizon et ce fut la redécouverte de la nuit pour la demi-déesse. Etant de sang froid, Tary ressentit le froid autour comme en elle mais cela ne la dérangea pas. Sa crête se tenait contre son cou, sa longue langue fendait parfois l’air et ses yeux émeraudes luisaient dans la nuit tombantes. 
Rien n’était plus grisant que ce long voyage.

Soudain les lumières de la ville lui parvinrent. Avec curiosité Tarec’Mah accéléra le pas et se stoppa à l’entrée de Lüh. Les gardes frémirent en la regardant, mais la présence de Sheiko à ses côté était clair : La grosse lézarde aux airs de dragonne était une invocation. Ils ne s’opposèrent donc pas à ce qu’elle pénètre dans la ville. Pourtant c’est avec un regard froid et dur que la divinité jaugea les humains en armures, puis les habitations et tout ce qui tomba sous ses yeux. Elle se remit en route mais sa démarche devint plus raide, sa crête se plaqua contre sa nuque et sa queue battait l’air d’un air menaçant. Avec lenteur elle scruta tout ce qu’elle pouvait voir, ignorant tous ceux qui la dévisageait sans gêne. Tout avait commencé ainsi. Des petites villes de rien. Des armes blanches, de la misère mais un respect de la nature… Le temps de perfectionner son pouvoir de destruction et en quelques siècles, l’humanité avait ravagé la planète entière.
Rageusement, Tarec’Mah donna un violent coup de queue dans un tas de caisses et tonneaux bancales, sa crête se dressant soudainement sur son cou. Tout chuta sur le sol en un fracas de bois brisé, d’alcool et de grains se renversant sur la pierre. Mais la divinité ne s’arrêta pas et avança comme si de rien n’était, ne se préoccupant même pas de savoir si son maître était toujours à sa suite ou non. Les rues n’étaient pas bondées mais la populace était trop nombreuse pour que l’on puisse être sûr que l’invocation était à l’origine de ce désastre.
Sans réfléchir, se laissant guider par sa colère, Tarec’Mah se glissa de rues en ruelles. Elle donnait de large coup de queue sur son passage, obligeant les badaud à ce pousser pour la laisser passer. Elle brisa encore quelques caisses et faucha un ou deux passants sans les blesser, sans doute un coup de chance de leur part.
Tarec’Mah marcha ainsi cinq minutes jusqu’à atteindre une impasse. La rancœur luisant dans ses yeux émeraude, elle allait s’apprêter à grimper le long d’un des murs lui bloquant le passage pour aller passer son humeur un peu plus loin quand la présence de Sheiko la stoppa. Elle ne pouvait décemment pas faire ça, elle n’était plus maître de ses décisions à présent… Mais cette servitude qu’elle ne méritait pas, ces humains prêts à tout recommencer à la moindre occasion… Tarec’Mah fixa Sheiko avec haine et abattit sa queue bordée de pique contre le mur qu’elle s’apprêtait à gravir en poussant un sifflement menaçant, laissant tomber une de ses feuilles sur le sol. Dans un autre temps, le mur se serait écroulé sous cette attaque, mais aujourd'hui à peine une éraflure n'était visible. Puis elle chargea l’humain.
La divinité se stoppa soudain à un centimètre à peine de sa cible, le souffle court, le regard fou. Son cœur lui soufflait de détruire toute cette ville pour laisser respirer la nature, éviter un nouveau débordement, ses muscles luttaient contre quelque chose d’invisible pour déchiqueter cet humain et sa raison lui hurlait qu’elle ne pouvait pas se permettre de retourner dans sa prison. Alors la demi-déesse se calma brusquement et s’affala contre le mur.

« Vous nous faites souffrir. Vous avez toujours été la source de nos soucis. Vous n’êtes qu’une pourriture sur la surface de la Terre. Une tumeur. La Terre Mère vous accueille à bras ouvert et vous la détruisez avec vos villes, vos armes, vos inventions… Si seulement nous avions sut… Beaucoup vous pardonne. D’autres vous haïssent encore. Je suis partagée. Je te suis reconnaissant de m’avoir sortit de mon trou… Mais je ne supporterais pas de voir le monde subir votre déchéance une seconde fois. Pourtant je sais que vous n’êtes pas comme vos ancêtres. Mais quand le monde fut détruit par votre faute, j’ai souffert plus que tout ce que vos petits corps peuvent souffrir.»

Tarec’Mah avait parlé sur un ton venimeux mais calme, le regard perdu au milieu de souvenirs douloureux. Elle fixa ses yeux mélancoliques sur son invoqueur. Elle ne savait comment faire, mais maintenant que la colère était passée, elle aurait souhaité pouvoir s’excuser auprès de l’humain.

« Je regrette de m’être emportée. Si tu as connu d’autres invocations, tu dois savoir que nos pouvoirs sont réduits. C’est frustrant, vraiment. Mais c’est une bonne chose pour vous. Avant, avec une telle colère j’aurais détruit la ville avec des coulées de boue, des tremblements de terre… Et avec Ushiran nous l’aurions engloutit sous un volcan. »

Tarec’Mah ne comprenait toujours pas comment les humains avaient réussi à devenir assez puissant pour les surpasser. Comment leurs avions et leurs bombes avaient finit par transpercer leurs peaux. Comment leurs poisons avaient finit par corrompre leurs vies. Eux qui avaient été si forts…


Ce rp ce passe juste après la sortie du Temple pour Tarec'Mah. Nous le reprenons avec Sheiko.





Dernière édition par Tarec'Mah le Lun 20 Mai - 22:42 (2013); édité 2 fois
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MessagePosté le: Lun 20 Mai - 07:30 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Sheiko
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MessagePosté le: Lun 20 Mai - 17:47 (2013)    Sujet du message: Peut-on voir l'avenir dans le passé ? [Terminé] Répondre en citant

Nous arrivâmes à Lüh sans le moindre incident, la présence de Tarec’Mah à mes côtés suffisant pour repousser les éventuels prédateurs. Les gardes hésitèrent à la laisser, mais je les y enjoignais d’un hochement de tête. Ils n’opposèrent aucune résistance, et le loup entra dans la bergerie…

La tête de la déesse se portait partout où elle pouvait tandis qu’elle absorbait la ville, dans ce que je pensais être une joyeuse curiosité. J’appris bien vite qu’il n’en était rien : Sa démarche devint de plus en plus saccadée, sa grâce serpentine envolée, et à un détour de sa tête, je perçus l’acier dans ses yeux. Avant que j’aie pu agir de la moindre façon que ce soit, elle faucha un étal, répandant les marchandises à même le sol, brisant les bouteilles et saccageant les aliments. Sans attendre que le marchant ne l’identifie comme responsable, elle fila à travers la foule. Serrant les mâchoires afin de réprimer ma colère, je m’élançais à sa suite, glissant à travers l’onde humaine, profitant de la commotion qu’elle créait afin de ne pas la perdre de vue. Plusieurs passants et stands se fracassèrent sur son chemin, répandant denrées et humains sur le sol, laissant derrière elle une traînée de chaos.

Elle finit par s’engouffrer dans une ruelle plus étroite, se retrouvant coincée par un mur. Elle s’apprêtait à grimper au mur lorsque j’entrais à sa suite dans l’impasse, mais se figea nette. La colère luisant dans ses yeux faisait écho à celle brûlant dans les miens. Après un instant d’immobilité, elle s’élança vers moi. D’une voix basse et menaçante, je proférais un simple mot :

« Stop. »

Je ne sus si elle m’avait entendu ou si elle avait agit de son propre chef, mais toujours est-il qu’elle s’arrêta devant moi, son museau à quelques centimètres de mon visage. Elle recula ensuite et laissa couler sa colère en un flux de mots, l’étanchant peu à peu, revenant à son état normal…

Ma colère s’apaisa quelque peu, mais elle ne disparut pas entièrement :

« Tu n’as pas à nous pardonner ou te venger, pas plus que tu n’as à nous aimer ou nous haïr. Les humains que les demi-dieux ont créés sont entièrement disparus, et ne sont pas nos ancêtres. Nous ne sommes pas leur descendant. Je ne dis pas que nous sommes parfaits, la cupidité et la jalousie sont toujours présents chez l’homme, mais chaque personne est différente d’une autre. Les gens que tu as bousculés étaient peut-être des parents, ou des fervents protecteurs de la nature. Les étals que tu as renversés représentaient peut-être l’entière fortune de leur possesseur, que tu as ainsi ruiné, alors que ce ne sont que des innocents. Je comprends que tu sois désorienté, tu viens d’être libérée, mais tu ne peux te laisser aller à la colère ainsi. Tes pouvoirs sont peut-être diminués, mais tu es toujours bien plus puissante que n’importe quel humain. »

Je fis une pause, la laissant assimiler ce que je venais de lui dire. Puis je secouais la tête et m’agenouillais auprès d’elle, entourant son cou de mes bras :

« Juge chaque être individuellement, et va de l’avant. Ne te laisse pas emprisonner par une haine antique qui ne concerne aucun humain encore vivant. Je n’ai pas plus envie que toi de voir ce qui s’est passé se reproduire… »

Je me reculais un peu avant de rire doucement :

« Et puis, vu la force ridicule des humains face aux monstres sauvages qui peuplent l’île et leur peur à la simple idée de sortir de la ville, ce n’est pas près d’arriver. »
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Tarec'Mah
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MessagePosté le: Lun 20 Mai - 19:33 (2013)    Sujet du message: Peut-on voir l'avenir dans le passé ? [Terminé] Répondre en citant

Sheiko semblait mécontent, et la colère à présent partie pour sa part, Tarec'Mah s'en voulait. Son caractère versatile ne lui avait jamais porté préjudice avant. Que lui importait la mort ou le malheur de ces primates ? Mais à présent elle se rendait compte que dans ce monde, elle aurait des remords à agir de la sorte. Elle ne pourrait dompter totalement l'aspect soupe-au-lait de sa personne, mais peut-être parviendrait-elle à l'ensevelir sous les bonnes intentions...

« Tu n’as pas à nous pardonner ou te venger, pas plus que tu n’as à nous aimer ou nous haïr. Les humains que les demi-dieux ont créés sont entièrement disparus, et ne sont pas nos ancêtres. Nous ne sommes pas leur descendant. Je ne dis pas que nous sommes parfaits, la cupidité et la jalousie sont toujours présents chez l’homme, mais chaque personne est différente d’une autre. Les gens que tu as bousculés étaient peut-être des parents, ou des fervents protecteurs de la nature. Les étals que tu as renversés représentaient peut-être l’entière fortune de leur possesseur, que tu as ainsi ruiné, alors que ce ne sont que des innocents. Je comprends que tu sois désorienté, tu viens d’être libérée, mais tu ne peux te laisser aller à la colère ainsi. Tes pouvoirs sont peut-être diminués, mais tu es toujours bien plus puissante que n’importe quel humain. »

La culpabilité n'était pas un sentiment auquel la déesse était habituée et si elle l'avait put, elle se serait enfoui sous les pavés. Elle s'en voulait, mais elle en voulait également à Sheiko de lui sortir toutes ces paroles et de la faire se sentir si mal. Elle voulu se redresser, se remettre droite et reprendre un air plus fier. Mais la culpabilité pesait sur ses épaules. Avant de sortir de sa cellule, elle se connaissait par cœur. Douce et gentille, ou traqueuse sans remords... Et en seulement quelques heures ; une durée ridicule par rapport à la vie entière qu'elle avait passé à se contenter d'aimer et haïr sans réelle nuance; elle découvrait que tous ces siècles, elle avait peut-être eut tord. Elle semblait ne jamais avoir eut autant honte d'elle.
L'étreinte de l'humain la stoppa net dans sa réflexion. Elle se raidie. Que faisait-il ? Avait-il perdu la raison à son tour ? Puis elle comprit, elle avait déjà vu des humains faire ça. Et, écoutant ses paroles, elle posa sa tête sur son épaule.

« Juge chaque être individuellement, et va de l’avant. Ne te laisse pas emprisonner par une haine antique qui ne concerne aucun humain encore vivant. Je n’ai pas plus envie que toi de voir ce qui s’est passé se reproduire… »

Tarec'Mah le fixa de ses yeux luisants. Oui, peut-être que sa haine était antique, pour lui. Pour elle, le feu des bombes brûlait encore ses écailles... Mais combien de temps s'était-il écoulé depuis sa punition ? Assez pour qu'elle change visiblement. Plus conciliante qu'elle ne l'aurait été avant. Avant... Elle soupira, esquissant un sourire plein de crocs à l'adresse de son maître.

«- Et puis, vu la force ridicule des humains face aux monstres sauvages qui peuplent l’île et leur peur à la simple idée de sortir de la ville, ce n’est pas près d’arriver.
- Je ne sais pas... Les humains ont... Les humains d'avant ont commencé comme ça. Le moindre chat les effrayait. Même une ombre les faisait fuir. Qui aurait put croire...»


Elle secoua la tête comme pour chasser les idées de son esprit. Non, elle ne devait plus ressasser le passé. Peut-être que Sheiko allait lui montrer le nouveau monde des Dieux. Tarec'Mah verrait alors, que même si les humains restaient des humains, ils n'étaient pas tous fait de la cruauté qu'elle avait cru voir en eux. Oui, elle ferait l'effort et essayerait. Juger chaque être individuellement. Mais elle ne pouvait promettre. Pour elle, enfant d'Aqua, d'Aer et humains n'étaient que des plaies pour la terre. Mais peut-être pas... La dragonne se redressa et posa une patte sur l'épaule de son vis-à-vis. Et si ses mots pourraient paraître agressifs, tel n'était pas son intention.

« Montre-moi. Je ferais l'effort mais tu dois me montrer. Je sais beaucoup de chose... Mais au final, sur les humains, je ne sais rien. J'ai toujours haïs les primates dans ton genre, pour ce qu'ils ont fait et je n'ai jamais essayé de comprendre. Quitte à ce que je sois puni, autant que cela me serve de leçon. Alors Sheiko, apprends moi à voir les humains comme toi tu les vois. Comme des êtres à part entière et non comme de la vermine. »

Tarec'Mah comprenait sa punition. Elle n'avait pas été puni parce qu'elle n'avait pas put détruire les humains avant qu'ils ne les surpasse. Elle avait été puni pour ne pas avoir cherché à comprendre. Et peut-être que si elle avait essayé, d'autres l'auraient suivis... Et peut-être que tout serait resté parfait. Car ils auraient put instruire les humains comme les Dieux avaient fait pour eux.
Elle ne promettait pas de changer du tout au tout. Elle resterait toujours une fille de Terra, douce mais destructrice. Seulement, peut-être pourrait-elle se parer de plus d'indulgence... Ce ne serait pas facile, mais si Sheiko lui apprenait, alors peut-être qu'elle pourrait y arriver.


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Sheiko
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Inventaire: Arc long avec ses 23 flèches, dont 8 crênelées, dix shuriken d'acier, 2 fioles de poison, l'un brûlant, l'autre débilitant, et un couteau de chasse. Un katana long infligeant des dégâts de vent et résistant aux attaques élémentaires. 2 paires de crocs rou
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MessagePosté le: Lun 20 Mai - 21:34 (2013)    Sujet du message: Peut-on voir l'avenir dans le passé ? [Terminé] Répondre en citant

« La plus faible des créatures peut déployer des ressources impressionnantes lorsqu’elle est acculée. Ici, l’humain n’a aucune raison de se sentir acculé. Certains d’entre nous parviennent à s’en sortir, et même plutôt bien. Pourquoi chercher plus ? »

J’étais heureux de voir que sa fureur s’était apaisée, mais je la sentais perturbée. Je ne pouvais suivre ses réflexions, sa face reptilienne restant toujours un mystère pour moi, mais j’aurais aimé pouvoir soulager son anxiété. Lorsqu’elle posa sa patte sur mon épaule, je fus légèrement surpris, mais je ne reculais pas. Je sentais que toute véhémence s’était envolée, et que je ne courais aucun danger. Je fus, toutefois, interloqué par sa demande, plus que particulière. Lui apprendre à voir les humains comme des individus ? Le coin de mes lèvres s’étira en un léger sourire : je n’aurais jamais imaginé que quelqu’un viendrait un jour à me demander cela. Après tout, j’étais un guide solitaire, et mes connaissances en dehors de mon métier se comptaient sur les phalanges d’un doigt. Je n’étais personne pour les autres, et ils n’étaient que très peu pour moi. Je les voyais comme des individus, certes, mais comme des individus négligeables pour la plupart… Je n’avais aucune haine envers eux, mais je n’avais pas non plus d’admiration ou d’affection particulière pour la majorité. C’est comme si nous évoluions sur des plans différents…

Je me rendais alors compte que j’avais sûrement autant à apprendre que Tarec’Mah sur l’évaluation de la valeur des humains… Lui transmettre ce que je savais à propos des humains me ferait peut-être également prendre conscience de leur intérêt ? Je la fixais dans les yeux, et hochait doucement la tête :

« Je crois que nous aurions tous deux beaucoup à apprendre. Ensemble, nous apprendrons à voir les humains pour ceux qu’ils sont, et non pour ce qu’ils représentent. J’accepte de t’enseigner. Ou du moins d’essayer. »

Je la sentais pleine de bonne volonté, et je souriais d’avance à l’idée d’apprendre conjointement avec elle.
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Tarec'Mah
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MessagePosté le: Lun 20 Mai - 22:41 (2013)    Sujet du message: Peut-on voir l'avenir dans le passé ? [Terminé] Répondre en citant

« La plus faible des créatures peut déployer des ressources impressionnantes lorsqu’elle est acculée. Ici, l’humain n’a aucune raison de se sentir acculé. Certains d’entre nous parviennent à s’en sortir, et même plutôt bien. Pourquoi chercher plus ? »

Tarec'Mah haussa les épaules. Elle ne fut aucun commentaire, mais elle n'en pensait pas moins. Les hommes voulaient toujours plus. Au départ, ils n'étaient que des primates. Et quand ils réussirent à survivre un peu plus que les autres espèces, ils décidèrent de les dominer. Puis des les écraser. Et de les détruire. L'Homme est avide. L'Homme n'était jamais satisfait... Du moins l'Homme que les Demi-dieux avaient créé. Peut-être que celui de leurs parents était plus respectable. Et Tary était censé faire des efforts, alors elle se contenta de son haussement d'épaule.
Si Sheiko avait du mal à lire sur son visage de lézard, Tarec'Mah n'était pas non plus une experte en expression humaine. Il lui parut cependant qu'en demandant ce genre de service à son maître, elle l'avait mit devant une sorte de nouvelle épreuve. Mais pourquoi, Tarec'Mah n'aurait sut le dire. En plus d'être différent des humains d'avant, peut-être était-il différent des humains à présent. Un solitaire ? Ou un fou... Peu importait à Tary en réalité. Il devait bien savoir quelques petites choses sur son espèce...

« Je crois que nous aurions tous deux beaucoup à apprendre. Ensemble, nous apprendrons à voir les humains pour ceux qu’ils sont, et non pour ce qu’ils représentent. J’accepte de t’enseigner. Ou du moins d’essayer. »

La crête de Tarec'Mah se dressa sur sa nuque et sa langue siffla entre ses crocs. C'était déjà un bon pas. Il était peut-être temps de sortir de cette ruelle et de faire autre chose que des bavardages. Mais où aller ? Elle ne connaissait rien de cette île. Mais Sheiko devait en connaître une bonne partie sur le bout des doigts. Sinon, que ferait un homme solitaire à part jouer les aventuriers ? D'un pas léger, la déesse passa devant son maître et sortit de l'impasse. Au passage, elle le faucha avec sa longue queue reptilienne au niveau des genoux pour le faire tomber. Conciliante peut-être, mais elle n'était pas non plus un chien qui emmenait à la chasse au bout d'une laisse. Elle se tourna une dernière fois vers l'humain avant de rire doucement et de lui servir le ton le plus faussement cajoleur qu'elle trouva dans son répertoire.

« Quand tu auras finit ta sieste... J'aimerais visiter l'île. Si le social n'est pas dans tes cordes, je veux bien faire quelque chose de plus... Toi, avant de nous lancer dans notre grande aventure. Ce que tu veux. »

En souvenir de ses folles courses poursuites avec Ushiran... Ce ne serait pas pareil, ils étaient tellement violents. Mais une traque ou une chasse restait la même chose... Surtout sans pouvoir qu'est-ce que cela pourrait donner ? Tarec'Mah en sifflait déjà d'excitation à l'idée de ce que l'île avait à lui proposer.


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