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La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫
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Juleis
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MessagePosté le: Dim 28 Avr - 22:13 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Elle avait beau dire qu'elle n'avait lu que des ouvrages, elle savait tout de même ce qu'elle faisait, ou du moins elle savait en donnait l'impression. Elle s'était saisi de son membre blessé avec une douceur qu'on aurait pu évoquer comme maternelle. Ensuite, Aerin avait arraché un pan de sa robe qu'elle avait imbibé d'eau pour nettoyer les plaies et la peau brûlée. Il ne ressentait pas une réelle douleur et il aurait vraiment pu supporter la guérison naturelle et surhumaine que lui octroyait son statut de quasi-divinité. Mais elle avait l'air d'avoir à cœur de pouvoir l'aider, surement car elle estimait qu'il s'était battu pour sa vie à elle et non pour la sienne car elle savait comme lui qu'il était immortel.

En même temps qu'elle nettoyait la blessure, elle mâchait une herbe spéciale pour lui donner une consistance pâteuse afin de pouvoir l'étaler sur les plaies. Lorsqu'il sentit le contact de la pâte un peu tiède sur sa jambe blessée, il ne put retenir un mouvement réflexe du repli de sa patte. Puis, une fois la sensation de surprise passée, il ressentit une chaleur douce et réparatrice se répandre dans sa jambe. Pour parfaire ses soins, elle enroula ensuite la patte du tigre pansée dans le tissu déchiré de sa robe. La jeune humaine retourna ensuite se coucher plus près du feu, focalisant son regard sur lui.

Aerin lui posa ensuite des questions, sur lui et sur l'Ancien Monde. Il avait déjà compris qu'elle était une personne dotée d'une curiosité qui semblait insatiable et infinie, surtout lorsque cela touchait à l'Histoire du monde et son évolution depuis des temps beaucoup trop anciens pour que de réelles infos ait pu filtrée et être inscrite de la manière la plus authentique possible sur des feuilles de papier. Juleis avait d'ores et déjà l'impression qu'Aqua lui avait choisi la parfaite invocatrice, celle qui lui fallait pour pouvoir s'épanouir dans ce Nouveau Monde malgré que cette vie était supposée était supposée être une vie de sanction et de punition.

"Si tu veux tout savoir, je suis un peu comme toi." Il s'interrompit, cherchant les mots pour exprimer au mieux ce qu'il essayait de raconter "Ma vie est une ligne droite, je n'ai jamais eu vraiment l'envie de dévier de la route sur laquelle Aqua, ma mère, m'avait placé. Je parcourais le monde, passant d'un paysage à l'autre pour essayer de rendre encore meilleure la création de mes parents. Là était ma mission. Je n'ai donc pas participé à la création de la première version de votre espèce et si on m'en avait parlé, j'aurais tenté de toute la véhémence dont j'aurais été capable d'arrêter ce noir dessein."

Évoquer son passé après tant de temps ressasser en lui des sentiments qu'il avait laissé enfoui, l'injustice de sa sanction lui revenant en pleine bien qu'il se fut persuadé au fil des années dans sa cellule qu'il n'en voulait pas à sa mère ni aux autres Dieux. Mais en réalité il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir une légère amertume, probablement moins forte que certains des ses pairs, mais il y avait tout de même quelque chose, un ressentiment.

"Malheureusement pour moi, j'appris la nouvelle de cette nouvelle création de mes frères par la bouche d'un humain lui-même. Il s'appelait Lota, le premier Sans-Poil que j'ai rencontré de mon existence. Pendant plusieurs jours, il a accepté de me conter ce qu'il savait de son espèce et de leur création. Bien sur, son histoire était faussée, j'appris plus tard que certains demi-dieux s'étaient révélés à l'Homme et distillait les versions de l'Histoire qui les montrait sous leur meilleur angle, allant même jusqu'à s'octroyer tout un mérite qu'il ne leur appartenait pas de recevoir."

Juleis tourna la tête pour éviter le regard d'Aerin, un flot de sentiments qu'il croyait derrière lui remontait tout à coup et il sentait que ses yeux commençaient à s'embuer. Il se sentait coupable de la pullulation de l'être humain. Il aurait peut être pu changer les choses. Il attendit un instant puis pris une bouffée d'air.

"Mais j'avais sous-estimé le Fléau auquel nous étions sur le point de faire face, je n'avais pas pris en considération la capacité d'adaptation et d'évolution dont l'Humain avait été doté ou avait développé lui-même, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, j'ai laissé Lota derrière moi et j'ai repris ma petite vie monotone et sans bavures, c'était comme ça que j'arrivais à être heureux, en sachant que ma Mère, si elle revenait un jour, pourrait être fière de moi. La suite, tu t'en fais je pense une idée véridique. Les Hommes se sont développés jusqu'à un point de non-retour, lorsque j'ai compris ça, il était déjà trop tard, je suis arrivé trop tard et je n'ai pas pu sauver notre monde. La Nature avait été trop ravagé alors pour que nous ayons encore la force nécessaire de lutter. Puis nos pères et mères sont revenus et ont constaté dans quelle état misérable nous avions plongé leur Monde, leur Création."

Une larme s'échappa l’œil de Juleis, tombant doucement et se frayant un chemin au travers de sa fourrure jusqu'à se trouver libre et parcourir la distance qu'il lui restait jusqu'à s'écraser le sol.

"Ils ne nous l'ont pas pardonné. Ils ont détruit leur monde qui était maintenant pourri jusqu'au coeur et en ont reformé une partie, l'Ile sur laquelle vous vivez aujourd'hui, ils vous ont ensuite recréés et nous ont enfermés dans les Temples pour nous vouer à une vie de servitude et de soumission car la mort aurait été une solution beaucoup trop simple. Quant à ce que je ressens à l'égard de l'espèce humaine, je ne peux réellement te répondre mais je peux te dire que tu m'en as, pour l'instant, donné qu'une bonne image."

Sur ces mots, il se tut, le regard absent et plongé dans le lointain, reflétant les reflets orangés des flammes qui semblaient danser dans ses iris..



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MessagePosté le: Dim 28 Avr - 22:13 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 29 Avr - 11:48 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Un voile de tristesse assombrit son regard tandis qu'elle écoutait les premières paroles du tigre. Les yeux alors mi-clos, Aerin réalisait que son Invocation n'avait jamais voulu d'hommes sur Arcane, ni ailleurs. Il se complaisait dans son semblant de solitude alors que ses congénères voulaient se prendre pour des dieux en créant une nouvelle créature. Il avait été punis pour un crime qu'il n'avait pas commis. Et dans sa grande auto-critique, Aerin estima qu'il était sévèrement sanctionné en se retrouvant avec elle. Non seulement il n'avait pas voulu de l'Homme mais en prime, il se retrouvait avec la pire d'entre tous. La seule incapable de s'extérioriser, la seule qui se complaise dans une vie calme et monotone bien qu'elle rêve d'aventures...

Elle ne put d'ailleurs retenir un soupir de tristesse quand la suite commença par ''malheureusement''. Aerin espéra donc que Juleis ne la regardait pas à cet instant, ainsi le son émis par ses lèvres aurait paru comme la fin d'un bâillement, encore un. Alors dans le doute, elle rouvrit les yeux pour contempler la tête de l'animal. Un flot de sentiments semblaient s'y battre, entre la colère, l'amertume, la nostalgie et la tristesse. Celle-ci sembla même prendre le pas compte tenu que le tigre détourna la tête. La punition devait être horrible, songea Aerin en se frottant les yeux, tant pour effacer la fatigue que pour éviter la moindre larme supplémentaire. Elle avait bien assez pleuré jusque là.

La tristesse de la jeune femme devint de la culpabilité quand le mot ''fléau'' fit son apparition entre les babines du tigre. Le ton de sa voix dénotait de tout le ressentiment dont il fit preuve en voyant l'Homme détruire l'univers enchanteur du début de la création. L'acrimonie qu'il éprouvait pour ses frères – cause de tout ce mal. Alors, afin de cacher le mal-être qui l'envahissait, Aerin baissa la tête, enfouissant son menton près de la base de son cou, caché derrière ses bras joints en oreiller. Jusque là, la jeune bibliothécaire pensait que chaque Invocation était coupable d'avoir créé une créature aussi intelligente que l'Homme. Mais Juleis était la preuve du contraire. Il était une victime au même titre que cet univers qui aurait été voué au chaos si les dieux n'avaient pas mis un terme à la folie humaine.


« Je suis désolée, murmura-t-elle. »

Certes, elle n'était coupable de rien, mais Aerin s'en voulait d'être la descendante d'un de ces hommes assoiffés de pouvoir sur le reste de la création. Pour la première fois, sans doute, elle vit la punition divine sous un autre angle. Pour la première fois, elle comprenait enfin les méfaits de l'Homme sur les choses. Comme ces autres créatures qu'étaient les Invocations, les humains se prenaient pour des dieux car dotés d'une certaine intelligence que les autres créatures vivantes n'avaient pas. C'était triste. Les mots de Juleis tournaient alors dans sa tête pendant que ce dernier marqua une pause. ''noirs desseins, malheureusement, histoire faussée, fléau, point de non retour, ...'' tant et si bien qu' Aerin crut qu'elle allait encore sangloter si elle restait allongée. Alors elle s'assit, s'enroula mieux dans sa cape et posa sa main sur l'immense patte du tigre.

Il venait de la complimenter. Après tout le mal qu'il pensait de l'Homme, Juleis venait de dire à Aerin qu'elle lui donnait une bonne image de l'humanité. Et ce fut suffisant pour remplir son coeur de chaleur, alors que jusque là, il s'assombrissait à cause de la nouvelle version de la vie.


« Merci Juleis, dit-elle en retenant une larme au coin de son propre œil avec son autre main. Je ferais mon possible pour ne jamais détériorer cette image que tu as de moi, ajouta-t-elle en se raclant dubitativement la gorge. Je ne peux pas te promettre que tu ne seras pas déçu des hommes actuels, *il suffit de voir les loustics que j'ai croisé à la taverne*, mais j'aime à croire que la vie avec les Invocations nous a permis de vivre en harmonie avec l'univers qui nous entoure. »

Ses deux mains se joignirent alors sur la patte de l'animal, tandis que son regard cherchait celui de Juleis. Elle voulait lui montrer un sourire confiant en cette promesse. Même si elle-même émettait des doutes à sa capacité de rester dans les bonnes grâces du tigre, même si elle était la première mal à l'aise avec le reste de la population d' Arcane, Aerin voyait en leur rencontre, un destin tracé par les dieux. Cette idée qui lui avait traversée l'esprit dans la grotte, venait de s'accentuer après cet aveux de la part de l' Invocation.

« Par contre, il faut que tu saches.., le ton d' Aerin devint plus froid, hésitant car ce sujet était épineux. On ne peut pas dire qu'il règne une harmonie parfaite chez moi, avoua-t-elle en reprenant sa pose assise initiale, les mains agrippées aux pans de sa cape. Je vis avec ma mère et.., ça lui faisait mal d'en parler en mal mais Juleis l'aurait découvert tôt ou tard. Bien sûr, je l'aime mais.. mais nous n'avons pas la même conception de la vie. »

Sur ces mots, Aerin soupira en laissant son regard se perdre dans les flammes à son tour. Elle se rendit compte que son discours allait paraître plus futile que la destruction du monde, mais son propre univers était régulièrement piétiné par cette femme intrigante qu'était sa mère.

« J'ai perdu mon père quand j'étais jeune et depuis, ma mère ne pense qu'à faire de moi une bonne épouse pour un homme riche. Oh, elle n'a pas d'homme précis en tête – quoiqu'un des princes lui ferait sans doute plaisir la connaissant – mais elle tient à ce que je fasse un mariage d'intérêt. Pour elle, l'amour est secondaire, soupira-t-elle de nouveau. »
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Juleis
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MessagePosté le: Lun 29 Avr - 16:06 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Elle s'était excusée. Dans toute la splendeur de la personne humble qu'elle était, elle s'était excusée pour ce que ses "ancêtres" de l'Ancien Monde lui avait fait subir. Il commençait à la cerner donc il n'en fut pas réellement surpris mais il fut touché par l'intention, sa petite main posée sur son énorme patte, elle tentait de partager sa douleur et de lui ôter un peu du poids qu'il portait sur ses épaules depuis si longtemps maintenant. Était-ce donc ça l'objectif du lien d'un invocateur à son invocation ? Était-ce dans ce but là, que, finalement, les dieux les avaient emprisonnés dans leurs cellules ? Pour qu'ils comprennent leur erreur mais puissent passer outre et partager leurs peines et leurs douleurs avec les individus de la même espèce que celle qu'il les leur avait causé. Juleis ne trouverait surement jamais de vraie réponse à cette question, les Dieux ne comptant probablement jamais revenir sur l'Île de toute manière.

Elle lui avait ensuite fait le serment de ne jamais le décevoir, des mots d'humains, encore une fois, mais elle n'était définitivement plus n'importe quelle humaine à ses yeux. Il voulait lui faire confiance, ce désir était profond et transperçait son être, il avait déjà foi en cette petite depuis l'instant où elle avait passé toutes ses cascades pour ensuite le rejoindre. Comment faire autrement de toute façon, elle lui avait redonné un certain goût de vivre, sa présence illuminant sa lugubre grotte qui, depuis des millénaire n'avaient pas daigné égayer ses jours ne serait-ce qu'un instant. Aerin avait ensuite émis la possibilité qu'il ne supporterait peut-être pas les Hommes d'aujourd'hui mais il s'en doutait de toute façon, à partir du moment où son invocatrice lui avait dit que sa vie était monotone il en avait déduit qu'elle n'était pas comme les autres, de ce fait il ne fondait aucun espoir dans l'humanité, il n'en fondait qu'en elle pour l'instant.

Puis, sans qu'il ait même à lui demander comme il l'avait fait plus tôt dans la journée, à la sortie du Temple, elle se livra un plus à lui. Comme une redevance pour lui avoir conté son histoire à lui, elle lui apprit qu'elle était orpheline quand elle était encore toute jeune et que, depuis lors, sa mère n'avait continué à l'élever que dans l'optique dans faire une bonne épouse et la marier ensuite à un bon parti pour leur offrir, à toutes les deux, une vie plaisante et confortable. Bien sur, cela n'était qu'une déduction personnelle de Juleis, Aerin n'ayant pas insisté sur la part de profit qu'aurait pu avoir sa mère là dedans, mais cela lui paraissait tout de même être de la simple logique.

Quel être immonde ce devait être pour ne voir en sa fille qu'un hameçon pour une bourse pleine d'or dans laquelle on aimerait piocher. Comment peut-on donner à sa fille, son enfant, la vision d'un futur sans amour et sans sentiments autre que la vénalité. La privant, ainsi, de s'épanouir d'elle-même et de développer son propre univers. Malgré tout, la bibliothécaire semblait aimer sa génitrice, quelques soient les desseins qu'elle ait eu pour elle. Le parallèle entre leurs deux histoires étaient vite fait : Deux âmes qui ont vu l'être qu'ils chérissaient probablement le plus au monde se transformer d'un coup d'un seul en leur geôlier.

"Je t'ai tout à l'heure déjà donné ma parole que j'essayerai du mieux que je peux de t'aider à t'octroyer la vie dont tu rêves. Si tu ne veux pas d'un mariage de complaisance avec quelqu'un pour qui tu ne ressens rien, ta mère ne pourra pas t'y obliger, il faut juste que tu trouves la force en toi de faire sortir des recoins de ton être le courage dont tu es dotée. Ce courage qui t'a poussée à traverser chacune des chutes d'eau tout à l'heure. Aerin Cirth, tu es une femme bien plus forte que tu ne le crois, j'ai vu tout ça, je t'ai vu toi telle que tu étais, ou tout du moins, telle que j'aime à le penser."

Il ne savait pas vraiment comment exprimer son affection par les gestes, il n'avait pas eu l'occasion de le faire depuis deux mille ans. Mais, les mains d'Aerin toujours posée sur sa patte, il rapprocha sa tête de la jeune humaine et ferma les yeux avant de poser son front sur le sien.

"Je vouerai cette vie pour te rendre heureuse, je te le dois pour le bonheur que tu m'as rendu en venant me chercher. Ce n'est pas une promesse gratuite, c'est le remboursement d'une dette."




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Aerin Cirth
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MessagePosté le: Mar 30 Avr - 12:56 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Aerin se sentit forcée de sourire à la remarque de Juleis. Un sourire en demi-teinte. Tantôt heureux que le tigre ne critique pas la mère de la jeune femme, mais également dubitatif. Le demi-dieu voyait un courage qu' Aerin ne soupçonnait même pas. Assise ainsi, près du feu, elle se demandait encore quel diable l'avait poussé à faire ce long chemin vers le temple et par quel moyen elle était parvenue à braver la mort pour libérer son Invocation. En y repensant, elle ne réalisait d'ailleurs toujours pas qu'elle avait failli mourir et que sa foi avait réussi à la pousser en avant.

« Espérons-le, susurra-t-elle tout en baissant la tête. »

Même si Juleis avait confiance en l'avenir – et en elle – Aerin ne voyait pas comment elle pourrait tenir tête à sa mère. Avec du recul, elle estimait même que les pirates, devant lesquels elle faillit défaillir, étaient moins effrayant que madame Cirth. Dès lors, comment pourrait-elle parvenir à lui tenir tête, comment réussirait-elle à suivre sa propre voie ? Mais il n'était plus temps d'y songer car tout à coup, elle sentit un souffle dans sa nuque. En tournant la tête en direction de Juleis, elle fut surprise de voir ce geste tendre de la part de l'animal. Alors après un bref moment d'hésitation, elle posa son front sur celui du tigre et ferma les yeux.

Sa main, jusque là sur la patte de l'animal, accentua le geste tendre en venant gratter la fourrure du tigre, un peu plus bas que l'oreille, enfouissant ses doigts dans le pelage épais de sa joue. Aerin était heureuse. La culpabilité ressentie plus tôt s'en était allée et seule comptait sa nouvelle amitié avec ce tigre qui faisait fi de sa première aversion pour l'Homme en voulant devenir le protecteur de sa vie.


« Je sais que je me répète mais je te remer...cie, ajouta-t-elle en bâillant. Mais ton amitié est déjà une belle récompense, si tu estimes que mon geste en mérite une. »

Sur ces mots, elle écarta doucement sa tête de celle de l'animal et posa son autre main sur l'autre joue du tigre afin de le regarder dans les yeux. Malgré que seules quelques heures les séparaient de leur rencontre, Aerin voyait en ce demi-dieu une amitié et une compréhension l'un de l'autre beaucoup plus forte qu'avec ses proches qui la connaissaient, pour certains, depuis de longues années. Alors elle lui sourit tendrement et avant de se recoucher, l'embrassa sur le front d'un geste maternel qu'elle ruminera dans son sommeil. Ne comprenant pas son geste si inhabituel.

« Bonne nuit Juleis, murmura-t-elle en s'allongeant sur le tapis de selle déplié en couverture. »

Néanmoins, au lieu de reprendre ses mains et s'en servir d'oreiller, elle les enroula autour de la patte du tigre qui s'avéra plus chaud et douillet que sa propre peau. Ainsi, ses rêves seraient sans doute beaux. De cette façon, elle empêcherait au tigre de s'évaporer comme s'il n'eut été qu'un mirage dans la traversée du désert... Mais les rêves ne faisaient que commencer. Des songes paisibles succédèrent à ses interrogations quant à son geste si familier. Malgré les aventures périlleuses survenues plus tôt dans la journée, elle faisait de doux rêves. Les paroles de réconfort de Juleis y étaient sûrement pour quelque-chose compte tenu qu'elle s'imagina enfin heureuse. Elle rêva du prince charmant, doux, honnête, attentionné... un homme capable de lui faire oublier l'arrivisme de sa mère.

Elle vint même à rêver de deux petites têtes blondes chevauchant Juleis dans le jardin d'une petite maison en bordure de la ville. C'était idiot, mais ça la fit rire dans son sommeil. Dans son rêve, le tigre parut aussi mal à l'aise que la première fois qu'il eut à composer avec l'élan d'affection de la jeune femme : stoïque mais perplexe.


« Mon pauvre Juleis, s'amusa-t-elle à dire alors. Petits garnement que vous ê..., et Aerin replongea dans son rêve sans mot dire, sans même avoir réalisé avoir parlé dans la réalité. »

Dans son imagination, elle ôta les deux enfants du dos de l'animal et enlaça tendrement ce dernier. Ce qu'elle fit réellement, endormie, en resserrant son étreinte affectueuse sur la patte du tigre. Elle rêvait donc d'une complicité parfaite entre eux, approuvée par l' Invocation de son père qui admirait la scène en retrait près de la maison. Aerin avait donc, en rêve, tout ce qu'elle souhaitait : un mari, des enfants, son Invocation et celle de son père... seul le visage de son époux faisait défaut. Elle avait beau l'imaginer à ses côtés, son visage restait flou. Même sa couleur de cheveux lui parut incertaine à cause du soleil qui y jouait régulièrement pour confondre le regard humain... mais le bonheur était quand même là.

Et ce ne fut qu'au petit matin, quand le soleil s'amusa avec le vent dans les branches de l'arbre qui les surplombait, qu' Aerin se réveilla tout en douceur, s'étirant de tout son long comme si ces quelques heures de sommeil furent aussi réparatrices qu'une nuit complète dans le confort de son lit.
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Juleis
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MessagePosté le: Mar 30 Avr - 15:22 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Elle lui avait rendu son geste, affectueusement, une chaleur parcourant le corps entier de Juleis comme pour signifier ce début d'amitié qui s'était définitivement scellé. La redevance qu'il ressentait à l'égard de la jeune humaine semblait réciproque puisqu'elle le remercia à nouveau. Elle avait ensuite saisi sa tête de ses deux mains puis lui avait embrassé le front, provoquant un certain émoi chez la divinité. Il resta coi et ne sut trop ce qui se passait, ne comprenant pas vraiment lui même ce qu'il ressentait. Tout cela lui semblait si nouveau et si surprenant, jamais il n'aurait pu prévoir qu'il ressentirait un jour autant d'affection pour qui que ce soit alors qu'il ne l'avait rencontré que depuis quelques heures. Elle lui avait souhaité bonne nuit puis s'était endormie, lovant sa petite tête sur l'immense patte du félin.

Il n'avait pas bougé et n'avait rien ajouté, de peur de troubler le repos de son invocatrice. Les demis-dieux ne ressentaient pas la fatigue, et de toute façon, après le temps passé dans son Antre, il n'avait pas vraiment envie de s'endormir à nouveau. Malgré tout, il ne bougea pas, il resta là à observer l'être avec qui il allait passer beaucoup de temps désormais. Son sommeil ne fut pas agité mais elle avait susurré quelques mots dans son sommeil, son nom, avant d'intensifier son étreinte autour de la jambe du tigre. Il se posa vaguement la question de savoir de quoi elle pouvait bien rêver mais l'esprit humain était encore bien plus complexe quand il s'agissait de l'inconscient, domaine bien trop peu explorée et hors de toutes contrainte pour qu'on puisse tenter d'en explorer les espaces.

Les quelques heures immobiles lui parurent passer beaucoup trop vite. Son invocatrice avait semblé si heureuse et insouciante lorsqu'elle était endormie qu'il aurait souhaité qu'elle puisse rester dans le monde des songes quelques instants supplémentaires. Elle émergea alors même que le soleil commençait à lorgner sur le paysage au loin, annonçant l'arrivée imminente de la rosée du matin, rendant les landes scintillantes grâce à la beauté de la réflexion de la lumière sur les gouttes d'eau. Juleis aurait pu resté là encore des heures, à profiter du paysage et des senteurs nouvelles qu'apportait avec lui le soleil émergent. Son invocatrice avait relâché son étreinte et il avait pu libérer sa patte. Mais elle semblait encore un peu ailleurs.

"Bonjour petite Aerin. Te sens-tu assez reposée pour reprendre la route ? Mieux ne vaut pas nous attarder, Aqua seule sait ce qui pourrait nous attendre avec la sortie du soleil."

Il lui avait dit cette phrase doucement pour ne pas la brusquer ni l'effrayer, le temps qu'elle reprenne complètement ses esprits. En réalité, il n'avait pas vraiment peur d'une nouvelle attaque, si tel était le cas, il suffirait à Aerin de monter sur son dos et de courir, sa vitesse étant plus rapide que la plupart des monstres qui auraient pu errer dans les landes. La vérité était qu'il était curieux d'arriver enfin à Lüh, de voir les réactions que le monde aurait face à lui et de découvrir la vie soi-disant monotone de la Sans-Poil. Depuis plusieurs millénaires maintenant qu'il n'avait pas eu hâte pour quoique ce soit ni même attendu quoique ce soit, une impatience très légère mais fort inhabituelle pour lui commencer à pointer le bout de son nez.

Il éteignit le faible feu qui tentait de manger le peu de bois qu'il lui restait à consumer puis attendit que l'humaine lui signale qu'elle était prête.

"Veux tu que je te serve de monture ? Tu n'es pas bien lourde et nous pourrions probablement gagner un temps fou, tu n'auras qu'à m'indiquer la direction à prendre."

Le tigre se doutait qu'elle pourrait être réticente, assimilant peut-être ça à une utilisation vulgaire de la divinité qu'il était mais il se rendait service à lui-même autant qu'à elle en réalité. Mais n'ayant aucune envie de paraître impatient ou irrité, il lui laisserait le choix quoi qu'elle lui dise. De toute façon, l'avait-il vraiment ?




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MessagePosté le: Mer 1 Mai - 14:55 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

La journée s'annonçait radieuse. Malgré le matin se levant à peine, Aerin sentit une certaine chaleur l'envelopper quand ses bras quittèrent le cocon de laine qu'elle s'était formé avec sa cape. S'étirant de tout son long, les mains prêtes à toucher le tronc d'arbre en arrière plan si la jeune femme parvenait à se tendre un peu plus, Aerin sourit face à la douce parole de réveil qui faillit néanmoins lui faire dire sa première bêtise de la journée. En effet, les yeux encore fermés et l'esprit à moitié endormi, elle se rappela que l' Invocation de son père l'appelait « petite fille » : bien maigre différence avec Juleis qui l'appelait « petite Aerin ». Ainsi, voilà comment commença sa première phrase de la journée, sur un ton encore embrumé par les songes d'une courte nuit :

« Bonjour.., une pause se marqua tandis qu'elle ouvrit un œil sur l'animal près d'elle, ... Juleis. Oui, bonjour Juleis. »

La première fois que ses lèvres prononcèrent le nom du tigre, se fut comme si ce patronyme venait de se rappeler à son bon souvenir, comme s'il avait heurté sa mémoire de plein fouet (En effet, si elle n'avait pas ouvert un œil en direction de la créature qui l'avait saluée, fort à parier qu' Aerin aurait prononcé le nom de l'ancienne Invocation familiale). Tandis que la seconde fois, la voix de la jeune femme s'était radouci et tout en se levant, elle le gratifia d'un sourire qui illuminait son visage tout barbouillé.

« J'ai dormi comme un bébé, poursuivit-elle en découvrant du bout des doigts que sa tresse n'avait pas survécu à la nuit. Laisse-moi juste le temps de me revêtir et nous pourrons y aller. Ma robe doit être sec maintenant. »

Sur ces mots, Aerin prit une profonde inspiration et avec le courage relatif d'une personne à peine éveillée, se leva en prenant garde de maintenir sa cape autour d'elle afin que Juleis ne voit pas une nouvelle fois ses sous-vêtements. Être vue en culotte longue et chemisette, de nuit, était une chose, de jour en était une autre. D'autant que s'il n'y avait pas eu péril en la demeure – ou devrions-nous dire « dans le campement » – jamais le tigre n'aurait vu le moindre bout de tissu prévu pour l'intimité.

Quoiqu'il en soit, la jeune femme se rua derrière l'immense tronc d'arbre et étape par étape, elle tendit le bras pour s'emparer d'un vêtement, suivi d'un autre qu'elle enfilait aussitôt. Ce n'est qu'après un certain temps qu'elle réapparut aux yeux de l' Invocation, recoiffée à la va-vite, vêtue de ses habits enfin complètement secs mais abîmés par endroits et soulagée d'avoir pu discrètement faire ce qui est anatomiquement inévitable le matin – bien qu'elle pria de ne pas être prise en flagrant délit, dans cette position fort disgracieuse.

« Je suis prête, annonça-t-elle en se dandinant légèrement, les mains jointes dans le dos. Je... effectivement, poursuivit-elle hésitante face à la demande du tigre, ... nous irions plus vite, d'autant que j'avais des réserves de nourriture pour deux jours, pas pour trois. »

La peur de ne pas résister à la marche faute de petit déjeuner eut donc raison de sa réserve à l'idée de grimper sur le tigre. Ce qu'elle fit bien plus délicatement que la veille, quand elle n'eut pas d'autre choix que de lui sauter dessus pour prendre la fuite. Ainsi, à califourchon sur le félin, un regard pensif posé sur la souche d'arbre où la selle de son cheval resterait, Aerin désigna le sud-est de son bras tendu près de la tête de Juleis.

« C'est par là. Tout droit vers la côte puis ensuite, il faudra la longer jusqu'à ce qu'on puisse traverser le delta à pied. »

Sur ces mots, le tigre démarra sa course, trottinant pour commencer afin de ne pas brusquer sa cavalière qui s'agrippa fermement à son encolure, puis de plus en plus vite pour atteindre son rythme de croisière jusqu'à la côte. Plusieurs fois, Aerin fut tentée de demander à Juleis de s'arrêter, non pas parce qu'elle craignait de tomber, mais parce que malgré les remouds de la course, elle apercevait des choses intéressantes à observer, mais elle se retint.. d'autant que son estomac faisait des bruits suspects qui s'intensifiaient de volume à force que le temps passait. Ce ne fut donc qu'au bord de la mer qu' Aerin demanda à Juleis de la laisser descendre pour se dégourdir les jambes et laisser au tigre un petit moment de repos pour son dos.

« Quand nous aurons traversé le delta, il nous reste environ soixante, soixante-cinq kilomètres à parcourir. À rythme d'homme, il nous faudrait environ quinze heures, mais si tu n'es pas trop fatigué par mon poids, nous pourrions arriver chez moi dans trois, quatre heures tout au plus. On est environ à mi-chemin entre le Temple et la ville de Lüh et le soleil n'est même pas encore à son zénith, acheva-t-elle en levant les yeux au ciel, en les protégeant des rayons solaires par sa main en casquette sur son front. »
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MessagePosté le: Mer 1 Mai - 22:05 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Elle avait répondu à sa proposition par l'affirmative mais elle paraissait tout de même légèrement réticente à chevaucher le Demi-Dieu. Une gêne que Juleis peinait à comprendre étant donné qu'il ne ressentait pas ça comme rabaisser sa personne d'aider et de soutenir la personne qui lui avait rendu sa liberté. Elle grimpa sur son dos, une jambe de chaque côté de son flanc après avoir pris un moment pour se rhabiller pour le trajet. L'allure que lui donnait ses vêtements abîmés et salis lui donnait un air sauvage, accentué par sa coiffure malmenée par l'agitation de la veille. Une fois qu'elle fut installée et prête, elle lui indiqua la direction à suivre et il se mit à trottiner pour ne pas brusquer sa cavalière.

Le bonheur que lui avait procuré la course de la veille revint aussitôt, le vent qui sifflait dans ses oreilles, les odeurs qui se mélangeaient dû à la vitesse du félin, tout cela lui procurait à nouveau les mêmes sentiments, les mêmes espérances quant à cette nouvelle vie qui lui était promis en compagnie d'Aerin. Il accéléra progressivement jusqu'à atteindre une vitesse raisonnable pour éviter que la petite humaine ne soit trop secoué. Il se posa un moment la question de savoir ce qu'était devenu le cheval qu'il avait laissé s'échapper. S'était-il déjà fait manger par une meute de monstres sauvages ? Ou s'était-il simplement arrêté dans une clairière proche afin de paître tranquillement et de profiter lui aussi de sa liberté retrouvée ?

L'estomac d'Aerin émettait des sons étranges de plus en plus souvent maintenant, elle devait probablement être affamée à ce moment-là. Elle n'avait pas prévu une réserve de nourriture assez grande, ne pensant pas mettre autant de temps avant de rallier Lüh. Une fois qu'ils eurent rejoint la côté maritime, elle lui proposa une pause, requête qu'il valida en s'arrêtant et en la laissant descendre. Elle lui expliqua qu'une fois le delta passé, il leur resterait probablement trois ou quatre heures avant d'arriver à destination. Le tigre ne ressentait pas la fatigue ou l'épuisement, ils arriveraient donc bien avant la fin de la journée, c'était réjouissant, il n'aurait pas supporté d'imposé encore une nuit à la belle étoile à la pauvre bibliothécaire qui en avait déjà fait beaucoup jusque là. Pour lui, elle avait déjà été plus loin que ses propres limites et il craignait qu'à force de tirer sur le fil, il se brise et la détruise.

Toutes ces pensées pouvaient paraître un peu extrême mais Juleis considérait qu'il valait mieux être prudent. Prendre soin d'elle était devenu, depuis quelques heures, quelque chose d'important pour lui, le but d'une vie peut-être. Mais depuis un moment, maintenant, quelque chose lui avait heurté ses pensées. Il fallait qu'il lui en parle.

"Aerin, j'ai pensé à quelque chose, tu m'as dit que ta mère était un personnage particulier et qui avait tendance à essayer de dominer ta vie. Quelle va être sa réaction lorsque tu lui amèneras un tigre qui, en plus, est un demi-dieu. Ne va-t-elle pas entrer dans une rage folle ou avoir une quelconque réaction qui pourrait te nuire ? J'ai pensé qu'il valait mieux que nous en discutions avant d'arriver à Lüh, organiser notre retour, en somme."

Juleis ne savait pas si Aerin y avait pensé elle aussi mais les deux protagonistes étant maintenant proche de la ville, il fallait qu'il sache quel comportement adopté vis à vis de la génitrice de son invocatrice, surtout si elle prenait une part important dans la vie de cette dernière. Mais il savait une chose, même si la ville ne paraissait pas être un endroit dangereux, il ne pourrait pas supporter de devoir la quitter des yeux sauf lorsqu'elle l'invoquerait pour je ne sais quel raison, il voulait être sur de pouvoir veiller sur elle et la protéger à tout instant. Le félin était résolu à rester auprès d'elle autant qu'il le pourrait, et si elle ne lui ordonnait pas l'inverse, il ne se résignerait pas à devoir l'abandonner. Cette idée même lui paraissait inconcevable.

"Sache que je ne veux pas que nous soyons séparés. Cela pourrait paraître bizarrement possessif et un peu exagéré mais je t'ai fait une promesse plus tôt, et c'est une promesse que je compte bien honorer. Je ne laisserai pas ta mère se mettre entre toi et moi."

Ces derniers mots avaient été dur comme le roc, il commençait déjà à avoir une certaine aversion pour la mère d'Aerin. Cette femme qui lui paraissait sans coeur en imposant le mode de vie qu'elle voulait à sa propre fille, se permettant de calquer sa vision de la vie sur son enfant au lieu de lui permettre de s'épanouir et de développer elle même sa propre vision..



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MessagePosté le: Mer 1 Mai - 23:42 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Quel bonheur de marcher dans l'eau fraîche de la mer ! Aerin savourait ce moment au sol comme si ses pieds n'avaient plus connu la terre ferme depuis des lustres. Or, elle n'était simplement pas habituée à chevaucher sans selle – ce qui impliquait une plus grande force de contraction dans les mollets. Néanmoins, tout comme son acolyte, la jeune femme était soucieuse. Dès l'instant où Juleis avait pris une allure trop vive pour parler, elle avait réfléchi à des choses et d'autres, mais surtout à son retour en ville.

Déjà son départ ne fut pas réjouissant... bien que sa mère l'eut laissée partir, ce n'était pas sans amertume. Une heure durant, la veuve acariâtre avait dénoncé cette folie de partir à l'aventure ; plus d'une fois elle faillit même décourager Aerin qui, sans le soutien de sa collègue, serait sans doute encore à Lüh. Sans l'opiniâtreté de cette dernière, la jeune bibliothécaire n'aurait pas connu Juleis... et ça, à cet instant précis : ça lui était inimaginable ! Un lien fort s'était noué avec le tigre sans qu'elle puisse se l'expliquer et bien qu'elle s'attendait aux reproches de sa mère, Aerin comptait bien sur le support du demi-dieu pour lui tenir tête, au moins pour ça.


Alors qu'elle ne fut sa surprise d'entendre Juleis aborder le sujet. Elle le regarda songeusement tandis que de temps en temps, elle élançait ses pieds suffisamment fort pour éclabousser la surface devant elle. Tout au plus quelques gouttelettes pouvaient-elles tomber sur les pattes du tigre, mais sans plus vu la force infime et le peu d'envergure qu'elle donnait à son geste. De loin, peut-être aurait-on pu croire à une petite fille marchant à côté d'un tigre de taille normale, marchant les mains jointes dans le dos et les doigts serrant ses souliers de cuir pour ne pas les mouiller.

« J'y pensais justement. Là, elle doit imaginer que je revienne avec l'ancienne Invocation de mon père, soupira-t-elle. Donc je me dis qu'une Invocation ou une autre, c'est du pareil au même pour elle, soupira-t-elle à nouveau, mais avec plus de désespoir. Dans tous les cas, elle était contre à mon départ, et sera toujours contre à mon retour. Là, son soupir était à fendre la pierre, tant elle était désemparée. Mais bon, elle m'a finalement laissée partir donc elle se fera une raison, je pense. Dans le pire des cas, sûrement qu'elle te détestera ; sûrement que vous allez vous prendre en grippe l'un, l'autre. Prenant alors une profonde inspiration, elle poursuivit avec optimisme : mais tant que tu ne te fais pas marcher sur les pieds... »

Déjà qu' Aerin fut surprise que le tigre entame cette conversation là, alors même qu'elle y songeait : elle écarquilla des yeux ronds comme des billes quand l' Invocation déclama la suite. Mais son étonnement devint vite un sourire tendre et instinctivement, sa main vint se poser sur l'épaule du félin.

« Même si ma mère n'a pas d' Invocation, elle connait les liens qui unissent les demi-dieux avec leurs invocateurs. Mon père, par exemple, était très proche de la sienne. Ma mère en était même un peu jalouse je crois, rit-elle discrètement en posant ses doigts fins devant ses lèvres. Il faut dire qu'elle était très belle une fois... »

Aerin s'arrêta subitement de parler et de marcher par la même occasion. La pauvre allait de surprise en surprise, bien que celle-ci soit juste un rappel de quelque-chose qu'elle savait déjà. Quelque-chose qui lui fit ôter sa main de l'épaule du tigre ; quelque-chose qui la fit devenir rouge écarlate. Sa main qui était restée dans son dos à tenir ses souliers, lâcha prise et comme sa jumelle, vint cacher les joues d' Aerin qui sentait le feu lui monter au visage.

« Elle était très belle, répéta-t-elle lentement en regardant à nouveau Juleis avec de grands yeux, ..une fois métamorphosée en être humain. »

La jeune femme déglutit en se rappelant tout ce qu'elle avait lu sur le sujet : les Invocations, afin de passer inaperçues, avaient la capacité de se transformer en homme, après un certain temps libérées de leurs prisons. Dès lors, Juleis ne dérogeait pas à la règle... Dès lors, il parut évident à Aerin qu'il était la chose la plus intimidante sur Arcane : un homme ! Réalisant ce détail, ses mains se plaquèrent carrément sur son visage en se rappelant que ce dernier l'avait vu en sous-vêtements durant la nuit, ce qui ne manqua pas de faire bégayer la pauvre jeune femme.

« Je..je...euh... dis.. oh par les dieux.., recroquevillant ses doigts sans ôter ses mains de son visage, elle lança un regard suppliant à son tigre : tu.. tu.. tu es un m... un mâle. D..D.. Donc un homme. Inspirant un bon coup, Aerin revint alors sur le sujet de départ, abaissant ses petits poings pour qu'ils viennent se mettre sous son menton : rien que pour ça, ma mère va déjà te haïr, dit-elle en marquant une pause à chaque ponctuation dans ses phrases. Alors quoi qu'il arrive, ne te transforme pas devant elle si possible. »

Aerin imaginait déjà la scène de sa mère. Elle l'imaginait déjà, dans sa longue robe confectionnée par ses soins, son chignon impeccable et son maquillage subtile. Son air sévère quand elle devrait céder aux caprices du tigre, dont celui de ne jamais quitter sa fille. Alors si en plus, il venait à se métamorphoser en bel éphèbe : c'était la condamner à la crise de nerfs. Même si rare était les Invocations incapables de devenir humains, autant laisser la veuve Cirth croire que Juleis soit de ceux-là à moins que ce dernier ne décide de narguer la femme qu'il ne semblait d'ors et déjà pas porter dans son coeur...

Ah c'est malin, on a tellement parlé de ta future métamorphose que j'ai fini par en parler dans le rp xD
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MessagePosté le: Mar 7 Mai - 10:58 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Aerin n'avait décidément pas l'air plus inquiète que ça à propos du retour de Juleis dans sa maison. Peut être sa mère avait-elle l'habitude de recevoir des tigres de deux mètres de long dans sa demeure. Il était déjà prévu qu'elle le haïsse en le voyant et lui la haïssait déjà sans l'avoir jamais vu. Ils allaient probablement bien s'entendre. Elle s'attendait à voir sa fille revenir avec l'invocation de son mari, ce ne devait guère l'enchanter, surtout si son père avait une relation particulière avec son invocation qui vous pousse à ne jamais vous quitter. Comme ce que ressentait Juleis pour son invocatrice à cet instant, il avait comme l'impression que sa présence à ses côtés était devenu quelque chose de nécessaire, de vital. Le jour où un demi-dieu se laisserait marcher sur les pieds par une vieille acariâtre n'était, de toute façon, pas encore arrivé. Et le Fantôme de l'Etang en était encore moins l'annonciateur.

Puis, comme si elle avait lu dans ses pensées, elle évoqua cette relation qui unissait son père et son Invocation, le fait que son père avait tendance à passer beaucoup de temps avec son Invocation. Si une Invocation lui avait déjà partiellement volé sa fille dans le passé, elle ne serait pas forcément encline à se laisser voler sa fille par une autre Invocation. C'est réfléchissant à toutes ses informations qu'il sentit que la main de la jeune bibliothécaire s'échappait de son omoplate, elle s'empourpra instantanément et se cacha les joues de ses deux mains en plein milieu de sa phrase. Les souliers qu'elle avait jusque là réussi à épargner de l'eau, tombèrent comme deux masses dans l'eau salée. Elle n'eu qu'à dire un mot, et il comprit tout de suite : métamorphose.

Elle avait peur de lui car c'était un mâle, un homme une fois métamorphosé donc. Pourquoi ? Qu'y avait-il de si effarant après tout elle devait en voir toute la journée dans sa petite bibliothèque, des gros, des des grands, des petits, des beaux, des laids. Quel différence y aurait-il entre lui et les autres si ce n'est qu'il n'aurait pour seul vocation que de la rendre heureuse et de lui être soumis de manière absolue ? Le tigre ne parvenait pas à saisir la source de sa gêne. Il semblait que ce soit autant une gêne personnelle, qu'une nouvelle fois, la peur de la réaction de sa mère. Il faudrait vraiment qu'elle tâche, dans l'avenir, de prendre son indépendance de cette vipère qui semblait vraiment, au fil du temps, s'être enroulé autour de la vie de la petite Aerin et d'en avoir pris le contrôle. Être venu jusqu'à le chercher dans son Temple était un bon point, elle avait encore une once de contrôle, mais elle n'était pas au bout de ses peines pour détruire l'ancrage de sa génitrice dans sa vie.

Quoiqu'il en soit, elle lui avait ordonné de ne pas se transformer devant sa mère, il n'avait donc plus le choix. Quoiqu'il arrive, à moins qu'il reçoive un ordre inverse, il ne pourrait plus se transformer sous les yeux de la mère d'Aerin, se condamnant à ne lui donner que la vision d'un tigre qui parle. Depuis la sortie du temple, il sentait qu'il regagnait en énergie de manière continue, en même temps que le temps passait, sa force d’antan semblait revenir, une facétie des Dieux probablement. Juleis savait qu'il était de nouveau capable de se métamorphoser en humain et qu'il aurait pu le faire à l'instant même. Mais vu la torpeur dans laquelle s'était vue plonger son invocatrice à l'évocation d'une possible forme humaine, il préféra s'abstenir de l'en informer, pensant qu'il était plus judicieux qu'elle n'en sache rien pour l'instant.

"Oui je suis un mâle, mais je ne peux pas transformer en humain. Je n'ai pour seule et unique forme que celle-ci, tu n'as pas à t'en faire. Je ne comprends pas ta réaction mais je ne te forcerai pas à me l'expliquer en insistant. Nous ferions mieux de reprendre la route, cette belle personne que tu appelles ta mère doit nous attendre. Enfin, t'attendre."

Les mots étaient gorgés d'antipathie sans être réellement haineux puisqu'il n'était pas encore fixé sur quoi penser de cette mère sans coeur. Il fit quelque pas dans l'eau avant d'y plonger la gueule et de récupérer les souliers noyés délicatement entre ses dents. Il les lui tendit puis l'invita à sortir de l'eau pour qu'ils reprennent la route et se rendent enfin à Lüh.



Voilà ! Tout chaud et tout, il est enfin posté ! Je suis vraiment mais alors vraiment désolé pour l'attente, j'ai pas eu une seconde pour écrire quoique ce soit avant ce matin, entre les repas et les moments où je suis dans un "état second", j'espère que ça te plaira, tu n'as qu'à clore le rp (je pense qu'on peut) avec un dernier post !

des bisous



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MessagePosté le: Jeu 9 Mai - 21:14 (2013)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫ Répondre en citant

Pas facile de deviner à quoi peut ressembler une Invocation une fois sous leurs formes humaines, tout au plus Aerin pouvait-elle supposer qu'ils étaient beaux. Ils étaient des demi-dieux après tout, alors pourquoi seraient-ils laid ? Pourquoi Juleis serait-il laid ? Déjà sous sa forme animal, il avait la majesté d'un tigre et ses yeux captivant étaient comparables à des joyaux donc oui, il devait être bel homme. Et c'était ça qui était gênant... Même si la jeune femme avait pris l'habitude d'être professionnelle à la bibliothèque, un homme un peu trop impressionnant devenait vite responsable de ses bêtises. La dernière fois, elle avait carrément fait tomber une pile de livres qui devaient être rangé. Alors généralement, les hommes imposants ou trop charmeurs finissaient par être servis par les collègues de la blonde. Aerin était devenue pro en la matière : dès qu'un homme trop intimidant arrivait, elle courait prévenir une collègue et elle s'enfuyait pour ranger des livres.

Mais là, pire encore que de supposer que Juleis serait beau, il l'avait vu en petite tenue ! Cette tenue que seule sa mère connaissait pour en serrer quotidiennement le corset. Même son père avait cessé de voir sa petite fille en vêtements de nuit quand celle-ci fut en âge d'être biologiquement une femme. C'est pourquoi ses joues étaient enflammées. Un homme l'avait vue nue... ou presque. Dans sa tête de jeune femme pudique, en sous-vêtements ou nue, ça revenait au même. Bien qu'elle aurait certainement perdu conscience si elle avait été surprise en tenue légère. Là, même sa mère n'avait pas le droit de la voir. C'était déjà un calvaire quand cette dernière arrivait tandis qu'elle se baignait. Mais par chance, voilà que Juleis interrompit ses scénarios théâtrales pour la rassurer.


« C'est vrai ? »

Le soulagement était perceptible dans sa voix quand elle posa cette question purement rhétorique. Juleis ne savait pas se transformer. Venait-il d'essayer pendant qu'elle affabulait mille situations gênantes dans son esprit ? Quoiqu'il en soit, ce fut suffisant pour lui redonner un teint naturel. Toutefois, compte tenu de l'émotion subite qu'elle venait d'éprouver, Aerin se montra encore un peu maladroite quand elle gesticula en rond à la recherche de ses souliers alors que Juleis l'avait devancée pour les repêcher. C'est alors confuse de son attitude et de son trouble précédent qu'elle les reprit et bien qu'elle hésita, elle finit par reprendre place sur le dos du tigre.

C'est ainsi qu'ils arrivèrent à Lüh, non sans vivre une autre aventure auprès de la rivière blanche que nous vous narrerons là-bas. Lüh donc : vestige de l'ancienne civilisation humaine, seule ville de l'île. Lüh était dix fois, cent fois plus grande que les villages qu'ils purent croiser durant leur chevauché. Si les quelques hameaux traversés semblaient vivre paisiblement, la capitale, elle bouillonnait d'animation : les gens déambulaient dans les rues pavées, les marchands s'activaient à l'ouvrage. Un brouhaha incessant accueillit les deux compagnons qui attirèrent quelques regards. Le plus impressionnant n'étant pas forcément le tigre mais de voir à qui il appartenait. Pour ceux qui connaissaient la petite bibliothécaire, c'était comme de voir de la neige en plein désert Ambré : inimaginable.

Une pensée qui traversa également les pensées de la veuve Cirth quand elle vint au devant de sa fille enfin de retour. Comme Aerin s'y attendait, elle était fâchée - sa fille avait trainé en chemin – mais pire encore fut ses mots à l'encontre du tigre : « il me semblait que tu voulais la bestiole de ton père, et tu me ramène un chat ? ». Sauf que le chat était imposant et quand la jeune femme entra dans la maison en baissant la tête face aux reproches, elle dut néanmoins se pincer les lèvres pour ne pas sourire à la scène. Juleis venait de la suivre et coinça la veuve dans l'encadrement de la porte. Avec un « chat » pareil, il était difficile de lui dire qu'il reste dehors... Elle s'éventa alors de la main, offusquée que le gros matou prenne de telle liberté et continua de grommeler pendant que la jeune femme commençait à s'affairer dans la cuisine pour se faire à manger... mais au final, quand elle fut à table à manger, après avoir servit l'identique au tigre, dans un plat posé également sur la table de bois massif, sa mère avait repris ses habitudes consistant à raconter tous les commérages de la ville.


Sorry moi aussi.. j'ai pas spécialement d'excuse en prime, juste que j'ai pensé à plein d'autres choses si ce n'est répondre. M'enfin voilà, c'est closed =D
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:24 (2017)    Sujet du message: La liberté, depuis longtemps oubliée... ♫

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