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Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ]
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Hélios
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MessagePosté le: Dim 14 Avr - 19:42 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant


« Les enfants ont toujours été étonnement plus gentils que les adultes. Allez savoir pourquoi. »


    La liberté. Enfin.
    Je ne savais plus depuis combien de temps je la désirais, plus depuis combien de temps je souhaitais de ton mon être le redevenir. Et j’étais là, hors de ma prison, hors du Temple. Je sentais une petite brise souffler, je sentais cette atmosphère froide autour de moi. Je respirais cet air pur qui m’avait tant manqué. J’observais chaque parcelle de terre comme si elle était le plus précieux des trésors, je prenais soin de noter chaque détail du décor en moi, de le marquer au fer rouge dans mon esprit afin de ne plus jamais l’oublier.
    Tout autour de moi s’étendait un horizon rempli par la végétation, et donnait une impression de vitalité assez surprenante. J’avais beau parcourir ces terres verdoyantes depuis plusieurs heures, observer le soleil et les nuages, m’orienter par rapport au vent, j’ignorais totalement où j’étais. Mais d’une certaine manière, cela m’importait peu. Presque.

    Car Aënaelle semblait en mauvais état, et malgré son sommeil à l’apparence paisible, je devinais à sa respiration irrégulière et à ses gémissements poussés de temps à autre qu’elle n’allait pas bien. Chose peu étonnante lorsqu’on voyait toutes les blessures qui parcouraient son corps. Heureusement, ces dernières avaient cessé de laisser fuir son sang, bien que ce dernier avait tâché en partie mes écailles. Ce serait à nettoyer pour plus tard. En attendant, je devais rapidement trouver d’autres Hommes pour soigner l’humaine. Si seulement j’avais pu, je l’aurais soigné en un rien de temps… Mais aucuns des sorts de guérison n’avait fonctionné. En fait, je n’avais même pas réussi à les lancer, ces sorts. Comme si… une barrière m’en empêchait, comme si j’étais encore en partie enchaîné. Ce n’était pas la première fois que j’essayais d’user d’une magie encore trop puissante, et ce ne serait pas la dernière. Néanmoins, je n’avais pas pu m’empêcher d’essayer, d’espérer que cela fonctionne. Mais comme je m’y étais attendu, j’avais échoué. Le plus urgent restait donc de trouver quelqu’un capable de soigner la blessée.

    Un buisson remua non loin de moi. Je me figeais aussitôt, me tournais lentement vers ce feuillage épais, le fixant d’un œil méfiant. Je grognais légèrement, pour avertir, si c’était un prédateur sur le point de m’attaquer, de ne pas approcher. Même avec quelqu’un sur le dos, je pourrais me battre sans aucun problème. Je pliais légèrement mes pattes, prêt à bondir si jamais il le fallait. Un silence pesant régnait dans l’atmosphère, comme si le temps s’était figé. Mon cœur battait un peu plus vite qu’à la normal. Même si j’étais encore capable de combattre, malgré la fatigue, ce ne serait pas aisé. Je redoutais ce qui sortirait de ce buisson. J’imaginais déjà le pire.
    Mais ce qui sortit était loin, très loin de ce que j’imaginais.

    - Aïe !

    Je haussais un sourcil, et me redressais. Cette petite chose qui venait de tomber devant moi, c’était… ah… Mince, comment appelait-on les petits des Hommes, déjà ? Je ne m’en souvenais plus… Je dus faire un bon effort pour me creuser la cervelle et raviver d’anciens souvenirs bien lointains. Enfant. Oui c’était le bon mot.
    Et c’était donc un enfant qui venait d’apparaître de ce feuillage épais en s’étalant royalement devant moi. C’était presque comique. D’après ses longs cheveux châtains, aux reflets roux, son visage aux traits doux et à ses grands yeux innocents d’un bleu pâle, j’en concluais que c’était une fille. J’ignorais quels étaient les critères de beauté de cette époque, mais je la trouvais mignonne. Même avec sa robe blanche salie par la terre et sa peau recouverte de poussière et de saleté. Même avec une chevelure totalement décoiffée. Puis derrière elle apparut un autre enfant, un petit garçon cette fois-ci. Je l’avais deviné à ses cheveux courts, noirs, et à ses yeux plus fins mais pas moins bleus. Il possédait ce même air de candeur, bien que sa peau soit plus laiteuse et moins sale. Il semblait totalement affolé.

    - Vite, lève-toi Eve !

    Le petit garçon tirait par le bras la dénommée Eve, qui tentait de se relever tant bien que mal. J’observais la scène en silence, un tantinet amusé.
    Puis je me souvins d’Aënaelle, toujours assoupie sur mon dos.
    Ces deux rejetons seraient-il capable de m’aider ? Non, bien sûr que non. En revanche, ils pourraient me mener à quelqu’un qui aurait les compétences nécessaires pour soigner ma Maîtresse. Je l’espérais, du moins.

    « Hm… Excusez-moi vous deux, mais pourriez-vous me mener à un…médecin ? »

    Il me semblait que c’était le terme exact pour désigner ceux qui soignaient les malades et les blessés.
    Les enfants sursautèrent en entendant ma voix, et il suffit que j’avance d’un petit pas pour que le garçon se place devant son amie, comme s’il voulait la protéger. J’inclinais la tête sur le côté, ne comprenant pas trop ce qu’il voulait montrer en faisant cela.

    - Si tu veux la manger, il faudra me passer sur le corps !
    « Ah. »

    Je venais de comprendre pourquoi il était tellement apeuré, et pour quelle raison ce petit semblait vouloir protéger la fillette. Il pensait que j’allais les manger, donc, et que j’étais une créature malfaisante des environs, ou quelque chose comme ça. Forcément… J’avais un peu de mal à me souvenir que j’étais effrayant pour ceux qui ignoraient ce que j’étais, et qui ignoraient également que je ne ferais de mal à personne tant qu’on me laissait tranquille. Il allait falloir que je m’explique, et vite, pour qu’ils me mènent à un médecin dès que possible.

    « Ne vous inquiétez pas, je ne vous mangerez pas. J’ai juste besoin de trouver un médecin pour soigner ma Maîtresse. » m’expliquais-je en désignant d’un coup de tête la mortelle sur mon dos

    La petite fille se releva péniblement derrière, épousseta sa robe et remis un peu d’ordre dans ses cheveux, comme si de rien n’était. Puis elle trottina vers moi, un grand sourire naïf aux lèvres. Je reculais un peu, surpris par son attitude totalement opposée à celle du garçon. Ce dernier essaya d’ailleurs d’arrêter Eve, en lui accrochant le bras et en l’avertissant que j’allais la manger si elle approchait de trop, mais cela ne servit visiblement à rien. Quelques secondes plus tard, l’enfant se trouvait juste sous mon nez, et m’observais d’un œil amusé. Puis elle se plaça à côté de moi, regardant la jeune femme d’un air un peu plus sombre. Elle revint ensuite face à moi, et m’annonça d’une voix aux tonalités douces mais forte malgré tout :

    - Moi, c’est Eve ! Puis l’autre ronchon, c’est Adam ! Et toi, c’est quoi ton prénom ?
    - Eve, tu es folle ! Reviens ! Cria le garçon derrière

    J’ignorais Adam, me concentrant sur la petite, qui semblait plus réceptive que son camarade. Avec elle, j’aurais peut-être une chance de trouver un médecin.

    « Je m’appelle Hélios. » Mon regard passa d’un enfant à l’autre, pour leur montrer qu’ils étaient tous deux concernés par ma question « Pouvez-vous me menez à un médecin ? »

    Tandis que le petit restait stoïque et refusait de répondre, Eve s’approcha encore de moi. Je baissais la tête pour mieux l’observer, et celle-ci me prit une des cornes et commença à me tirer vers la droite. Elle montra la direction de son index, puis dit :

    - Dans notre village, il y a un monsieur qui soigne tout le monde ! C’est par là, suis-moi !
    - Mais, Eve ! Et s’il mange tout le monde, comment on fera, nous ? Tu parles déjà aux inconnus, alors que maman nous a dit de ne pas le faire, mais en plus tu veux l’emmener au village !

    Adam se plaça entre le chemin et son amie, visiblement décidé à ne pas nous laisser passer. Je réfléchis un instant. Je n’allais pas le forcer à me laisser passer, sinon il allait me faire des histoires, et même si j’arrivais au village, je ne risquais pas de recevoir un très bon accueil. Je ne m’attendais pas à ce qu’on me saute dans les bras une fois là-bas, mais je doutais d’être le bienvenu si on me voyait apparaître avec un enfant hurlant que j’allais tous les manger.
    J’avais beau imaginé tous les scénarios possibles, aucun n’était réellement envisageable. Restait la persuasion.

    « S’il te plait, petit, mon amie à besoin d’aide. »

    Mon regard se voulait insistant, ma voix grave. L’enfant me jaugea longuement, l’air indécis. Je priais pour qu’il se montre compréhensif. Il avait l’air bien plus mature que la fillette, et j’espère que cette maturité ne m’empêche pas de soigner Aënaelle. J’ignorais réellement si elle allait bien, si elle était au bord de la mort. Je pouvais juste prier pour qu’elle tienne le coup jusqu’à ce que je trouve quelqu’un pour s’occuper d’elle.

    - D’accord. Mais en échange, tu devrais nous rendre un service, le dragon.





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MessagePosté le: Dim 14 Avr - 19:42 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Aënaelle Litios
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MessagePosté le: Lun 15 Avr - 00:16 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

Fermer les yeux eut l'effet d'entraîner Aënaelle dans une faible somnolence, plus proche de la léthargie que du véritable sommeil. Une sensation des plus étranges, des images défilantes, sombres, l'éblouissement, l'impression de voler, la certitude d'être paralysée... La peur.
La peur de l'inconnu, de l'incontrôlable, l'envie de hurler, hurler ses craintes, hurler qu'elle était encore en vie et l'incapacité de le faire. Enfin, le noir complet.
Cependant, un souvenir, un geste attendrissant, embaumant le coeur : sa main caressant fébrilement museau et front du petit dragon.

Parfois, la lumière revenait, la douleur aussi. Elle gémissait, se forçait à inspirer correctement malgré le mal que cela lui faisait. Et puis, de nouveau, les ténèbres.
Après plusieurs de ses étranges cycles, la jeune femme comprit qu'on la transportait. Le trajet n'était pas confortable, mais il lui manquait de la force pour tout même pour s'en plaindre.

Quelle idée elle avait eu de venir ici ! Si sa mère l'apprenait et malgré toute la liberté dont elle jouissait jusqu'à présent, pareille nouvelle la conduirait à rester sous surveillance au domaine pour de nombreux mois voir années. Elle vint à espérer qu'on ne la conduise pas dans un lieu trop fréquenté. Certes, son visage n'était pas connu, mais elle n'était pas à l'abri de croiser une connaissance qui, comme elle, serait de voyage dans les environs.

Des préoccupations bien futiles n'est-ce pas ? Il faut croire que ces pensées valent mieux que de se concentrer sur un corps meurtrit.

La demoiselle ne cherchait pas à savoir où elle était. Cela impliquait de se maintenir éveillé, d'ouvrir les yeux et elle ne s'en sentait pas capable. Cela dit, une vibration la réveilla, un grondement. Plus doux et plus calme que les monstres qu'elle venait d'affronter, mais un bruit tout de même animal. Comme son corps n'était pas ballotté outre mesure, elle pensa qu'il n'y avait rien, que son esprit lui jouait des tours. La preuve, voilà maintenant que c'est des voix d'enfants qu'elle entend à présent.

Aënaelle essaya tout de même de voir quelque chose. La lumière frappant sa rétine la réveilla quelque peu tandis que son regard s'attarda, dériva sur une petite fille. Que faisait-elle là ? Pourquoi la regardait-elle?
La voix d'Hélios se fit entendre. Elle réalisa tardivement que lui seul avait pu la transporter jusqu'à présent. La chercheuse ne connaissait pas encore tout de son invocation, mais avait noté que cette dernière n'appréciait pas d'être ainsi montée. Uniquement quand la situation l'exigeait. Alors, il devait-être très inquiet pour en arriver là. Nul doute que l'absence de perception par le touché dont était victime l'historienne était uniquement dû à son état. Son corps, avait inhibé ces sensations de mouvement qui ne lui serviraient qu'à souffrir. Elle devait être dans un bien triste état, peu présentable. Mais en vie.

Le vert défilait devant elle. Comprenant que le demi-dieu c'était remit en route, la cavalière blessée se laissa aller à son sommeil peu réparateur.

Combien de temps dura-t-il ? Elle ne put le savoir. Par contre, ce qui la réveilla, elle s'en rendit compte bien vite : l'activité humaine. Hélios avait dû réussir à les conduire en lieu relativement sûr.
Mais ce fait inquiétait la jeune femme, elle qui s'était toujours tenu sur ses gardes, quand seule dans une contrée lointaine et inconnue. La voilà, affaiblie et totalement vulnérable. Son invocation était toujours là, mais ne pouvait deviner les appréhensions de celle qui l'avait libérée.

Sans s'en rendre compte, ses bras se crispèrent légèrement et Hélios pu ressentir la faible étreinte de l'humaine. Un unique murmure, presque inaudible tellement il était étouffé par les gémissements de la demoiselle. Elle avait peur? Un cauchemar? Où juste froid peut-être?


...Laisse... pas...

L'arrivée des deux enfants suivis d'une invocation transportant une blessée aux vêtements déchirés et teinté de pourpre ne passa pas inaperçu. Loin de là.
Une femme vint en courant, son attention focalisé sur la divinité, l'air paniqué. Elle appela les deux jeunots, leur invectivant de s'éloigner. Maintenant, la voilà face au duo, tenant la main de chacun des deux enfants. Ses yeux trahissaient ses inquiétudes, mais, voyant la personne vraisemblablement inconsciente sur le dos du demi-dieu, elle ne savait que penser.

Apparemment, les hommes du village étaient absents, possible vu la position du soleil dans le ciel.
Quand Eve commença à tenter d'expliquer la situation et qu'Adam précisa qu'ils avaient mené les étrangers contre une aide, celle qui devait être leur mère incita, de vive voix, à Hélios de clarifier ses intentions.



J'ai pris la liberté de nous faire avancer jusqu'au village sans trop m'avancer non plus, dès fois que tu ais envie de persuader tout ce beau monde wink




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Hélios
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MessagePosté le: Lun 15 Avr - 09:03 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

    Nous étions enfin arrivés au village. Après je ne savais combien de temps de marche, alors que le soleil montrait ses derniers rayons pour laisser place à la lune dans un futur proche, nous étions arrivés au village. Le chemin, quoi que sans accidents ni problèmes particuliers, avaient été longs et pénibles. Il avait fallu bifurquer et contourner des zones qualifiées de dangereuses par ces enfants pour parvenir jusqu’ici. J’en étais même allé à me demander comment il était possible que des petits de cet âge s’aventurent aussi loin de chez eux. Peut-être avaient-ils l’habitude d’autant s’éloigner ? Cela m’aurait étonné que leurs parents les laissent s’écarter autant des habitations. Mais là n’était pas la question.
    Maintenant que sous mes yeux s’étendaient toutes ces petites maisonnettes en bois, tellement différentes de ce que j’avais vu en dernier de l’Ancien Monde, des tours immenses et des machines de guerres féroces, il était urgent que je trouve un médecin. J’ignorais toujours si Aënaelle allait moyennement mal, ou était au bord de la mort. La seule chose qui me rassurait était sa respiration, même si elle restait irrégulière et la plupart du temps inaudible. Je sentis d’ailleurs l’humaine resserrer ses bras autour de moi, et je dus tendre l’oreille pour entendre les paroles qu’elle prononça.

    ...Laisse... pas...
    « Ne t’inquiète pas, je ne te laisserais pas. »

    Je n’avais pas besoin de promettre une telle chose pour être certain de le faire. Je n’étais pas un menteur, si je disais quelque chose, c’était que je le ferais. Et puis, je dépendais d’elle à présent, tout comme elle dépendait de moi dans la situation actuelle. Pour survivre, nous allions devoir nous fier l’un à l’autre. Je supposais que ce ne serait pas la dernière fois que j’aurais à faire à un problème de ce genre.

    - Eve ! Adam !
    - Mamaaan !

    La petite fille lâcha ma corne –qu’elle avait d’ailleurs tenu durant tout le trajet- puis courut d’un pas encore un peu maladroit se jeter dans les bras de sa maman. Le garçon avança beaucoup plus calmement jusqu’à la femme, et commença à lui expliquer ce qu’il s’était passé et la raison de ma venue ici. J’attendais impatiemment qu’il ait fini ses explications.
    Les cheveux de la mère était coupés courts, et sa couleur était à mi-chemin entre le châtain foncé et le noir. Ils étaient bien plus ordonnés que ceux de ses enfants. Ses yeux bleu ciel étaient vieillis par l’âge, mais ne perdait en rien de leur lueur maternelle lorsqu’elle observait ses rejetons. Elle portait une longue robe assez modeste, marron.
    Adam ferma enfin la bouche, signe qu’il avait fini de parler. Ce fut au tour de la femme de s’exprimer.

    - Que voulez-vous ? Demanda-t-elle sèchement

    Je réfléchis un instant aux mots que je devais choisir, afin de ne pas faire de faux pas. Il fallait que je me dépêche.

    « J’ai besoin de quelqu’un qui serait capable de soigner ma maî… mon amie. Elle est gravement blessée. »

    J’avais été obligé de me reprendre pour ne pas qualifier la mortelle qui me chevauchait de Maîtresse. Ces termes ne convaincraient certainement pas une mère de famille.

    « Je suis prêt à vous rendre service, en échange. N’importe lequel. »

    La femme me jaugea du regard, de la même façon que l’avait fait Adam. Elle murmura quelques mots aux oreilles de ses enfants, qui coururent vers une maison non loin d’ici. Une maison qui semblait plus décorée et plus grande et que les autres. Après quoi, elle appela deux personnes, qui osèrent s’approcher un peu plus de moi. Les habitants étaient effrayés et méfiants, cela se voyait à leur regard. Mais aussitôt que la dame leur eu donné quelques indications d’un ton autoritaire, ils marchèrent dans ma direction d’un pas peu assuré. Je ne bougeais pas d’un pouce, conscient que le moindre mouvement pourrait les faire détaler. Ils durent se mettre sur la pointe des pieds pour examiner la blessée, puis ils coururent presque de soulagement jusqu’à la mère pour leur faire ce qui semblait être un diagnostic. Elle hocha la tête à plusieurs reprises, puis me fit signe de la suivre. J’obéis.


    • • • • •


    J’étais assis au pied du lit qui accueillait l’humaine, encore assoupie. Ses blessures avaient été nettoyées, puis on les avait recouverts d’un bandage blanc. Les deux médecins m’avaient expliqué qu’ils lui donneraient un genre de breuvage à son réveil, pour calmer la douleur. Reconnaissant, je les avais remercié avant qu’ils partent et me laissent seuls dans cette pièce assez grande –suffisamment pour me contenir, du moins- avec la femme. Au cours d’une petite discussion, elle m’avait révélé être la femme du chef, ce qui expliquait d’ailleurs pourquoi on avait suivit ses instructions à la lettre tout à l’heure.
    Elle m’avait révélé que beaucoup des habitants du village étaient tombés mystérieusement malades. Plusieurs d’entres eux étaient déjà morts, d’abord sans explications possibles. Puis, en étudiant d’un peu plus près les environs et ce qu’ils mangeaient et buvaient, ils avaient découvert que l’eau de source avait été infecté. Ils étaient parvenus à la purifier d’eux-mêmes et à régler ces quelques petits problèmes. Mais là où ils étaient incapables de se débrouiller seuls, c’était pour trouver les ingrédients nécessaires pour préparer un médicament capable de soigner les malades. Et dans les malades, il y avait d’ailleurs leur chef.
    Anna –tel s’appelait cette mère- m’a dit que c’était parce que leur père était malade qu’Eve et Adam étaient aussi loin dans la forêt, à la recherche d’une plante capable de soigner le chef du village. Ce qui était apparemment du suicide, puisque cette même plante poussait au centre de ce qui s’appelait les Landes Luxuriantes d’après les termes de cette humaine, là où les prédateurs se faisaient nombreux et audacieux, plus dangereux que jamais.

    Ma décision n’avait pas été très dure à prendre : j’allais les aider. En échange, ils soigneraient convenablement Aënaelle.

    - Encore une chose, Hélios. Je doute que tu puisses reconnaître cette plante dont je t’ai parlé. Aussi, j’ai décidé que Adam t’accompagnerait, car lui est capable de l’identifier. Si tu reviens sans lui, si tu m’annonces qu’il est blessé ou mort, nous tuerons ton amie. Marché équitable, tu ne penses pas ?

    Très honnêtement, je détestais ce marché. D’autant que cette Anna semblait être aussi gentille que ferme et autoritaire dans ce marché. Je n’avais pas vraiment le choix. Je hochais donc la tête, conscient de ce que cela allait engendrer.

    Désolé Aënaelle, je ne pourrais pas rester avec toi…

    J’espérais revenir au village avant qu’elle se réveille. De façon à ce qu’elle ne se rende compte de rien. Mais je doutais que cela soit possible, car la recherche d’une plante dans un territoire aussi dangereux risquait de me poser de sacrés soucis.

    - Par-fait ! Vous partirez donc à l’aube, demain matin.
    « Oui. »

    Je n’aimais pas vraiment qu’on me dirige et me donne des ordres de la sorte, mais je n’avais pas le choix.
    Je m’installais près du lit où était installé la jeune femme, prêt à attendre toute la nuit qu’elle se réveille, ou à attendre simplement que l’aube arrive.





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MessagePosté le: Lun 15 Avr - 21:58 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

L'invocation murmura à son tour, des paroles réconfortantes pour Aënaelle. Fiévreuse, elle se laissa de nouveau sombrer. Ne remarquant pas les mouvements des deux soigneurs, ni même d'avoir été placée dans un lit pour sa convalescence.

Elle avait entendu des voix autour d'elle, mais ne saurait dire s'il s'agissait de personne où de rêve.
Cela dit, même à demi-consciente, elle avait perçu d'être allongée sur quelque chose de bien plus confortable.
Les médecins avaient fait aux mieux, les plaies désinfectées, il n'y aurait qu'à surveiller qu'elle s'hydrate convenablement à son réveil, mange un peu si possible. Mais surtout, surveiller la fièvre. Ce symptôme c'était calmé, mais, pouvait revenir à tout moment, comme pour toute infection.

Jusqu'au milieu de la nuit, la jeune femme avait enfin pu vraiment dormir. Un sommeil sans rêve, une respiration lente, calme et régulière. Enfin le repos qu'elle souhaitait.
Mais les bonnes choses ne sont pas faites pour durer. Alors que l'aube approchait, la demoiselle se mit à frissonner tandis que sa peau devenait moite. Le frissonnement devint tremblement. Elle parlait dans son sommeil. Des syllabes incompréhensibles avant de se calmer. Ses rêves n'avaient aucune logique, n'intégrant même pas ses souvenirs. Seulement une espèce de délire dû à la fièvre et à son corps, qui, bien que soigné, n'avait de cesse de signaler les meurtrissures subies.

Sans raison, s'en prévenir, dans le noir, elle se réveilla dans un sursaut, les bras serrés contre sa poitrine. Étrangement consciente, une sensation de déjà vu ou plutôt, de déjà vécu. Elle tenta de se redresser en enlevant sa couverture, elle avait trop chaud. Ses bras, épaules et jambes étaient couverts de bandage et on lui avait fait porter une ample tunique pour respecter son intimité.

A moitié assise, Aënaelle palpa ses coupures récentes avant de caresser lentement l'un des sillons commençant sous sa clavicule et plongeant entre ses seins. Ces marques là n'avaient rien de nouvelles. Au contraire, elles faisaient partie de son quotidien, le partageant depuis plusieurs années maintenant.
Son visage était des plus tristes, tout comme les souvenirs dont elle se remémorait. Tout cela n'était que passé, l'avenir est ailleurs. Mais cela restait douloureux.
Elle soupira et marmonna pour elle-même.

Toujours en vie hein ?

Puis, elle remarqua l'ombre silencieuse à ses côtés et devina l'identité de celui qui la veillait. Le contexte, les personnes avaient changé, mais elle se voyait sept ans en arrière... Enfin, elle se paraissait moins en danger en ce jour. Le plus grand péril avait été stoppé de ce qu'elle voyait.
Elle s'allongea sur son flanc, la tête tournée vers le demi-dieu et, doucement, chuchota.


Hélios, es-tu éveillé ? J'espère que tu vas bien. Pardonne-moi des soucis que je t'apporte.

L'entendait-elle ? Combien de temps était-il resté ici ? Immobile à attendre ? Certes, bien moins longtemps que sa libération, mais s'inquiéter pour quelqu'un, ne serait-ce qu'une heure peut parfois paraitre comme des années. Était-ce le cas ? La jeune femme pressentait que oui sinon, pourquoi lui avait-il répondu qu'il ne la laisserait pas ? Pourquoi était-il encore ici ?

Bien sûr, il y avait aussi le fait qu'il était maintenant son invocation. Ce n'est pas ce qu'elle souhaitait. Ils ne se connaissaient pas et apprendraient à le faire. Si leurs deux caractères se différenciaient trop, alors elle ne le forcerait à rien et le laisserait partir comme bon lui semble. La demoiselle n'était pas venue pour acquérir un pouvoir. A la base, elle n'était même pas venue avec l'intention de libérer qui que ce soit. Alors, le forcer à obéir ? Oui elle connaissait cette obligation. Qui n'était pas au courant ? Et il n'en était pas question. Elle qui chérissait sa liberté et dépréciait ceux qui n'avaient que pour seul but l'acquisition d'une divinité pour se faire bien voir et lui donner des ordres... Non. Comment pourrait-elle se comporter ainsi ? Ce n'était même pas imaginable.

La jeune femme avait soif et sa gorge réclamait de quoi s'hydrater. Se sachant incapable de trop bouger, elle prendrait son mal en patience, ne voyant pas si de l'eau lui avait été laissé dans la pièce. D'ailleurs, ses yeux parcouraient la salle frénétiquement à la recherche d'autres ombres : celles de ses affaires. Elle en demandait peut-être beaucoup, mais espérait que ses trésors aient été emmenés. Ils étaient si importants à ses yeux.
Dans la pénombre, elle attendit de voir si le dragonnet allait lui répondre ou dormais véritablement.




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MessagePosté le: Mar 16 Avr - 09:07 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

    On m’avait proposé d’aller m’installer ailleurs, de sortir pour prendre l’air, mais rien n’y fit. J’avais dit à Aënaelle que je ne la laisserais pas tomber, et je ne le ferais pas. Du moins, jusqu’à ce que l’aube pointe le bout de son nez. Ce qui ne risquait visiblement pas d’arriver, puisque la lune se levait à peine. Alors je m’assis en prenant soin de ne rien renverser à cause de ma taille, puis posais ma tête sur le bord du matelas qu’occupait la blessée, puis attendis. Je n’avais pas envie de dormir pour faire passer le temps, juste de rester éveillé et d’attendre. Pour remettre de l’ordre dans mes idées, pour organiser un peu mieux toutes mes pensées qui ne cessaient de dériver. Il s’était passé tant de choses en si peu de temps.

    Tout d’abord, j’avais été délivré. Qui l’aurait cru, après une si longue attente ? Cette humaine qui y était parvenue n’avait pourtant rien de plus que les précédents, si ce n’était des intentions plus innocentes et un courage et une détermination à toute épreuve. D’ailleurs, les épreuves, elle les avait toutes réussies. Je peinais un peu à y croire. Elle avait résolu des énigmes avec beaucoup de facilité malgré tout, quoi que les combats lui donnent bien plus de peine. Il allait falloir que j’essaye de l’entraîner un peu de ce côté-là. Car maintenant que j’étais son Invocation, les affrontements n’en seraient que plus nombreux. E, même si elle n’était pas non plus une mauvaise combattante, je ne pourrais pas toujours garder un œil vigilant sur elle afin de la protéger d’adversaires trop dangereux, je serais parfois forcé de porter toute mon attention sur les adversaires. Dès que nous serions arrivés chez elle, voir même pendant le voyage à suivre, il faudrait que je lui parle de ceci.

    Ensuite, j’étais libre. Libre, libre comme l’air, ou presque. Je n’avais pas totalement adhéré à cette idée, alors que j’en avais rêvé si longtemps. J’étais hors du Temple, je pouvais sentir le vent souffler sur mes écailles, je pouvais sentir les odeurs de bois de l’Homme, je pouvais toucher autre chose que de la pierre, et je pouvais enfin observer le Nouveau Monde, qui me semblait identique à L’Ancien alors que les humains se développaient tout juste. J’aurais dû être en extase, profiter de la vie comme autrefois, mais… Je ne le pouvais pas, et je ne me le permettrais pas. Pas tant que ma Maîtresse serait en si mauvais point.

    Et je continuais de penser longuement, toute la nuit, regardant les étoiles et la lune bouger lentement. Je me montrais patient, je ne faisais aucun bruit, ne bougeais pas. Je me reposais juste, récupérant mes forces et sentant quelques uns de mes coupures disparaîtrent. De temps à autre, la jeune femme bougeait dans le lit, ou avait des sueurs froides et murmuraient des paroles incompréhensives à la sonorité bien étranges. J’espérais seulement que ce ne soit pas son état qui s’aggravait. Je faisais confiance aux dires des médecins : elle mettrait un peu de temps avant de totalement se rétablir, et il faudrait faire attention à se que ses blessures ne se réinfectent pas, et que sa fièvre ne grimpe pas. Honnêtement, elle allait devoir m’expliquer comment on pouvait attraper toutes ces choses, puisque cela ne m’était jamais arrivé, et que j’ignorais en partie de quoi il s’agissait.

    Le soleil montra enfin ses premiers rayons, timidement. Le village s’était déjà réveillé une petite heure plus tôt, tous s’occupaient de leurs affaires, même certains curieux ne pouvaient s’empêcher de regarder par la fenêtre ce qu’il advenait des deux étrangers que nous étions. Je savais que j’allais devoir bientôt partir, mais je rechignais pas mal à cette idée. Même si nous avions conclu un accord pour le moins… spécial, je ne faisais pas totalement confiance à cette Anna. Et s’ils lui faisaient du mal pendant mon absence ? Ou pire, s’ils la tuaient ? Je ne supporterais pas un tel affront. Ni de retourner dans ma prison.
    Il y eu un petit mouvement dans le lit, que je perçus à peine. Mais qui était bel et bien présent.

    Hélios, es-tu éveillé ? J'espère que tu vas bien. Pardonne-moi des soucis que je t'apporte.

    Je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire, presque inaudible.

    « Les Demi-dieux n’ont pas besoin de dormir, Aënaelle… » lui expliquais-je en relevant la tête pour la fixer droit dans les yeux.

    J’observais son état, ses blessures. Tout semblait allait mieux, prendre du repos lui avait fait beaucoup de bien. En revanche, la tristesse qui se lisait sur son visage était des plus surprenants. S’en voulait-elle à ce point de me causer quelques soucis ?

    « Et, crois-moi, les soucis que tu m’apportes actuellement ne sont rien par rapport à ceux de l’Ancien Monde. » Je laissais un petit temps passer « Comment te sens-tu ? Mieux, j’espère ? »

    Je préférais attendre encore un peu pour lui expliquer le petit marché que j’avais passé avec la femme du chef. Il fallait d’abord que je sache si elle allait vraiment mieux, avant de lui expliquer ce qui s’était passé pendant son absence. Mais il allait falloir faire vite, car Adam ne tarderait sûrement pas à venir me chercher avec sa mère, pour m’annoncer qu’il était l’heure de partir.


Si tu le souhaites, tu peux faire intervenir dès le prochain post Adam et sa mère, afin de faire avancer un peu plus vite le rp. A moins que tu ne préfères rester un peu sur les expliquations d'Hélios quant à leur situation ? A toi de voir wink





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MessagePosté le: Mar 16 Avr - 16:22 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

Une voix amusée lui répondit. Pas besoin de dormir ?

- Je ne savais pas... Mais tu aurais pu non ?


Enfin, même s'il avait pu, il ne l'avait pas fait. Préférant attendre le temps nécessaire au réveil d'Aënaelle. Une attention qui lui fit plaisir. Au moins pouvait-elle se rassurer en se disant qu'elle n'était pas seule.
Le demi-dieu la fixait, l'observait. Par réflexe, elle releva le col de sa tunique jusqu'à sa nuque et maintenait le vêtement ainsi. Quelle espèce d'importance cela pouvait-il avoir pour une invocation ? Elle n'en avait aucune idée. Ça en avait pour elle, c'est tout ce qui comptait.

L'ancien monde ? De quels soucis parlait-il ? De part son actuel métier et son éducation, elle savait qu'un autre monde avait existé, que l'humanité y avait-été exterminée avant d'être recrée ici, sur Arcane, seule terre connue en ce jour. Cela dit, il n'y avait que ceux ayant vécu cette époque qui pouvaient en parler et en général, ils n'aimaient pas aborder le sujet. Par choix, par rancœur, parce que leurs maître surveillaient leurs propos. L'histoire ne ment pas. Les historiens pas contre...
Elle laissa dériver ses pensées.


- Oh... mieux. Oui ! Beaucoup mieux même.

La tête baissée, fuyant les yeux qui la fixaient, son visage n'avait pas changé d'expression. Mais elle souriait. Un sourire triste et pourtant naturel. Son corps lui brulait et son crane subissait une douleur lancinante. Elle cachait le plus possible son mal être. Et puis, même si on ne pouvait dire que la jeune femme allait bien, c'était toujours mieux qu'il y a quelques heures.

Ayant failli mourir étouffée... Quelle fin atroce, elle ne souhaitait ça à personne. D'un autre côté, elle ne souhaitait aucune mort à qui que ce soit.
Elle ajouta devant l'air peu convaincu de la divinité.


- Non, vraiment, je vais mieux. J'ai connu plus agréable moment mais ça va.

Elle ne laissa pas le silence s'installer, préférant changer de sujet. Surtout qu'elle savait qu'une aide n'était jamais gratuite. Oh, il y avait bien sûr de rare âme charitable par delà l'ile, mais elles portaient bien leur adjectif : rare. Trop rare même. Cela dit, dans ses contrées reculées, pareilles personnes seraient la cible du premier malintentionné venu.

- Où somme-nous ? ça n'a pas dû être simple de me transporter jusqu'ici ?

Hélios entreprit alors de lui conter le chemin parcouru, les deux enfants et leurs mères. Il commença à parler de l'accord conclu mais n'eut pas le temps d'aborder la dernière close du contrat que la porte s'ouvrit lentement.

La personne qui venait de lui être décrite comme la femme du chef apparue, accompagnée de ses enfants.
Je me permets d'entrer, je vous ai entendu discuter, je ne réveille donc personne.
Elle désigna le dragonnet du regard, lui indiquant qu'il était l'heure tandis que son fils restait derrière elle. Quant à sa fille, elle entra dans la chambre sans s'approcher plus. Surement que sa mère lui avait ''suggéré'' de ne pas trop s'avancer pour le moment.
Pour Aënaelle, il n'y avait là que le comportement assez typique de villageois face à des étrangers. Elle pouvait se réjouir de loger chez l'habitant et pas dans le premier bâtiment à l'abandon.

- Je tiens à vous remercier pour votre aide.

Le regard de la dénommée Anna semblait plein de surprise. Mais impossible de savoir pourquoi.

- Hélios m'a dit pour votre mari... Je... J'espère de tout cœur qu'il parviendra à trouver ce qu'il vous faut. Merci de la confiance que vous lui apportez.

La noble demoiselle était totalement dans le faux. Elle ne pouvait pas deviner et restait ignorante. C'était sa vie qui était placée dans la balance et Anna comprit que la blessée n'en était pas au courant. Ce n'était peut-être pas plus mal ainsi.

- Il vaut mieux pour nous tous qu'il réussisse.


Elle n'en dit pas plus et ne laissa pas d'autre choix au demi-dieu que de la suivre. Une fois à l'entrée de la maison, elle lui donna quelques conseils quant au voyage et fini par parler de son invocatrice.

- Tu n'as rien à craindre pour ton amie en ce moment, notre soigneur viendra la voir plus tard. Je crois que le reste ne dépend plus que de toi.

Pendant ce temps, Aënaelle était restée seule avec la fillette.



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MessagePosté le: Mar 16 Avr - 19:09 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

    - Je ne savais pas... Mais tu aurais pu non ?

    Je souris à Aënaelle, secouant négativement la tête. Non, je n’aurais pas pu dormir. Même si les villageois me rendaient actuellement un grand service, j’étais encore bien loin de leur accorder ma confiance. Je préférais rester sur mes gardes, au cas où l’un d’entre eux aurait la malencontreuse idée de s’attaquer à celle que je pouvais à présent considérer comme ma protégée. Ma liberté dépendait d’elle, alors il fallait absolument que je la garde en vie. Je supposais que dans l’avenir, je m’attacherais réellement à elle, et la considérerais comme une amie. Mais pour le moment, elle restait pour moi une connaissance, une connaissance vitale pour moi.
    L’humaine finit cependant par me répondre, après avoir visiblement divagué dans ses pensées.

    - Oh... mieux. Oui ! Beaucoup mieux même.

    Si je pouvais assurer une chose à son propos, c’est qu’elle n’était absolument pas convaincante. Pas très bonne menteuse, en somme. Non seulement cela se voyait physiquement, mais en plus de cela, sa voix sonnait un peu faux. Après des millénaires d’existence, les Demi-dieux étaient pour la plupart devenus capables de séparer la vérité du mensonge avec pas mal d’aisance. Et c’était également mon cas. De plus, elle gardait la tête baissée et fuyait mon regard. Un signe qui ne trompait jamais.

    - Non, vraiment, je vais mieux. J'ai connu plus agréable moment mais ça va.

    Cette réponse me semblait plus appropriée que la dernière, et plus véridique. Je hochais donc la tête, malgré tout rassuré qu’elle se sente mieux. C’était une bonne chose, et le reste de sa guérison ne devrait pas être trop longue de ce fait. Peut-être pourrions même partir une fois que je serais rentré. En espérant que je rentre avec Adam en vie et indemne… Sinon j’allais devoir faire une petite boucherie pour récupérer ma Maîtresse saine et sauve. Car il me semblait évident que je ne la laisserais pas se faire assassiner de la sorte.

    - Où somme-nous ? ça n'a pas dû être simple de me transporter jusqu'ici ?

    J’entrepris alors de lui expliquer tout ce qui s’était passé depuis son réveil, dans les moindres détails. Les enfants, le marché passé avec Anna, la manière dont on l’avait soigné,… Tout y passa. Presque tout. Car lorsque je voulus lui parler de la dernière condition donnée par la femme du chef, la porte s’ouvrit aussitôt. Je tiquais.
    J’étais certain que cette femme l’avait fait exprès. Quelle manipulatrice elle devait être celle-là. Elle était accompagnée de ses deux enfants, signe que j’allais devoir prendre congé et laisser la mortelle au soin de ses semblables. J’espérais seulement ne pas me tromper dans mes choix. Cette dernière remercia la mère de famille pour son aide, visiblement à sa grande surprise.

    - Hélios m'a dit pour votre mari... Je... J'espère de tout cœur qu'il parviendra à trouver ce qu'il vous faut. Merci de la confiance que vous lui apportez.

    Ce qui était certain, c’était qu’Aënaelle se montrait beaucoup trop gentille avec eux. Enfin, ce n’était pas sa faute. Je n’avais pas eu le temps de lui parler du terme du contrat. Et puis, peut-être cela valait-il mieux que tout se passe ainsi ? Elle se serait sûrement trop inquiétée si je lui avais tout révélé. Cependant, je n’aimais pas garder des secrets avec autrui, je me montrais d’ailleurs trop souvent franc dans ma manière de parler et de m’exprimer. Allez, une petite exception de temps en temps, cela n’allait pas me tuer.

    - Il vaut mieux pour nous tous qu'il réussisse.

    Je lançais un regard à cette bipède que j’appréciais fort peu. Le sous-entendu qu’elle venait de faire ne me plaisait guère. De plus, elle me força ensuite à la suivre jusqu’au seuil de la porte, où je pris soin de passer sans faire trop de dégâts ou me cogner. Ma taille n’était pas vraiment appropriée à cette maison malgré tout.

    - Tu n'as rien à craindre pour ton amie en ce moment, notre soigneur viendra la voir plus tard. Je crois que le reste ne dépend plus que de toi.
    « En effet. »

    Je marquais une pause, avant de reprendre.

    « Il est possible que je mette au moins toute la journée à récupérer votre plante, surtout s’il en faut en grande quantité. N’oubliez pas que je tiens la vie de votre enfant entre mes mains. Si vous faîtes le moindre mal à Aënaelle, je le tuerais aussitôt. »

    Mes menaces n’étaient pas lancées en l’air, et la mère le sentit. Elle hocha simplement la tête, avant d’appeler Adam qui me rejoignit, un sac à la main. C’était sûrement pour transporter la plante, pensais-je.
    Le garçon me montra le chemin de l’index, apparemment peu enclin à faire la discussion. A moins que ce ne soit la femme qui lui ait dit de ne pas trop me parler. Allez savoir.
    J’entamais la route, après avoir lancé un dernier regard à ma protégée.

    • • • • •


    Oh, le mioche, t’es sûr que c’est par là ? Ca fait deux heures qu’on marche. »

    Le gamin poussa un énième soupir exaspéré. Il n’aimait pas le petit surnom que je lui avais donné, et il le faisait clairement ressentir.

    -Oui.

    J’écartais à l’aide de mon aile une autre branche d’arbre sur le chemin du petit, le suivant de très près. Je regardais aux alentours, scrutant chaque parcelle de terrain afin de découvrir le moindre signe annonciateur d’un prédateur caché non loin. J’étais méfiant, sur mes gardes, prêt à bondir à la moindre attaque.
    Je me cognais contre Adam, qui s’était soudainement baissé sous un buisson bien épais. Il me tira la corne vers le bas afin que je me mette moi aussi à plat ventre.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as vu la plante ? » demandais-je avec une lueur d’espoir
    - Non. Mais il y a un troupeau de lion masqué par là-bas. Il va falloir les contourner.

    Je jetais un œil au dessus de notre cachette, et aperçu… des choses étranges. Ils ressemblaient en tout point à des lions, si ce n’était que leur cou était largement allongé et qu’ils n’avaient pas de visage, mais juste un masque blanc lisse. Elles étaient horrifiantes à voir, même si elles ne semblaient pas dangereuses. Je posais tout de même la question, juste au cas où. L’enfant me répondit que non, mais qu’il préférait prendre ses précautions, car il arrivait que ces bêtes se montrent offensives pour une quelconque raison. Nous les contournâmes donc à pas lent et feutrés, aussi discrètement que nous en étions capables.
    Une fois ces Lions Masqués passés, nous reprîmes une marche plus normale, et continuâmes notre route.


J'ai préféré m'arrêter là plutôt que de faire un post super long et décourageant à lire, si cela ne te dérange pas Aënaelle. Si tu manques d'idées pour introduire des choses dans ton rp, n'hésites pas à m'envoyer un mp, je te donnerais un coup de main ♥





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MessagePosté le: Mar 16 Avr - 23:35 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

La porte se referma. Aënaelle entendit des paroles lancées assez sèchement sans en saisir le sens.
Elle se rallongea brusquement sur le matelas en poussant un long soupire. Oubliant la fillette encore sur le pas de la porte.
Dans quelle histoire la voilà t-elle embarquée ? Elle était souffrante, affaiblie. Certainement malade aussi d'ici peu. Mais, il y a des signes qui ne trompent pas. Les regards, les réactions. Hélios n'était pas emballé à l'idée de partir. Bien sûr, il pouvait uniquement s'agir de vouloir rester au côté de son invocatrice. Sauf que... Non, il y avait autre chose.

- Hmmm, je trouverais ça plus tard.
- Tu as dit quelque chose ?

La demoiselle se redressa, les yeux ronds. La petite du chef du village était encore là. Elle se reprit rapidement, effaçant sa surprise.

- Oh, non, je pense à voix haute parfois...

Une enfant. Elle n'en avait pas l'habitude. Non pas qu'elle ne les aimait pas. Loin de là. Mais, elle n'avait pas eu de nombreux contacts avec eux. Elle souriait, pensant à sa propre mère lui faisant remarquer qu'à son âge... Enfin, pas la peine d'y penser. Elle avait suffisamment à s'inquiéter maintenant. Alors, ce genre d'avenir, ça pouvait attendre.

- Tu souris, t'as plus mal ?
- Si, encore un peu, ça pique, mais il ne faut pas que j'inquiète celui qui m'accompagne.
- Il a l'air gentil et il est tout doré ! Tu le connais depuis longtemps ?

Une joie véritable avait maintenant prit place sur le visage de la blessée, cette discussion simple et innocente lui faisait un bien fou après les états de stress qu'elle avait vécu la veille.

- Non, je l'ai libéré hier et il m'a sauvé tout de suite après.

- Donc il est gentil.

La chercheuse y réfléchit quelques secondes. Gentil ? Elle ne savait pas. Les paroles de l'ombre restaient gravées en sa mémoire. Comment s'assurer de la véracité de ses dires ? S'il voulait la déstabiliser à ce moment-là, c'était le moyen parfait.

- En tout cas, moi je l'aime bien.


Une voix appela la petite fille.
- Maman à besoin de moi !
- Attend ! Pourrais-tu...
- Il te faut quelque chose ?

- ... Non, je vais attendre ta maman, vas la rejoindre, il ne faudrait pas qu'elle te rouspète à cause de moi.
La fillette partie en trottinant, laissant la porte entrouverte. Aënaelle attendit une demi-heure allongée, seule. Cette immobilité ne lui convenait pas. Elle s'attendait, à tout moment, à apercevoir Kertius entrer. Ne tenant plus en place, elle retira entièrement sa couverture et se plaça, assise au bord du lit. Se servant de la petite table de nuit portant une bougie comme appuis, elle tenta de se lever. Son corps ne protesta que contre l'effort à fournir, mais son crane, lui semblait exploser une fois entièrement debout. Se sentant défaillir, elle s'effondra sur le matelas.

J'ai encore de la fièvre. Mon front est brulant...

Vingt minutes plus tard, elle retenta. Cette fois si, elle tint suffisamment longtemps pour atteindre une chaise proche de la fenêtre. Elle n'eut cependant pas le temps de s'y installer.

- Vous ne devriez pas bouger dans votre état.
Tournant la tête, elle vit Anna s'approcher.
- Je voulais juste... M'asseoir ici.

Ce qu'elle fit sans attendre. Pas question qu'on la reconduise bêtement au lit.

- Lisa m'avait prévenu que vous seriez surement fiévreuse.
- Lisa ?
- L'une de nos deux soigneurs.
- Lisa avait raison, c'est... désagréable. J'ai l'impression d'avoir pris un méchant coup, chauffé à blanc.
- Vos ''méchants coups'' sont ailleurs...

Aënaelle ne répondit pas, mais dévisagea son hôte. Qu'est-ce qui n'allait pas chez cette femme ? Bien sûr que c'était ailleurs, elle était bien placée pour le savoir ! Elle finit par détourner le regard, lèvres pincées, cachant son agacement, le faisant passer pour une douleur revenante avant de fixer l'extérieur à travers la fenêtre. Le vent apportait les nuages, ce qui cachait le soleil. Dommage, il aurait été plaisant de s'y réchauffer.
Devant le malaise certain que provoquait cette discussion, Anna, aborda un sujet plus intéressant.


- Lisa devrait revenir après le zénith, vous devriez en profiter pour vous reposer. Et manger aussi.


Incapable de se retenir, la demoiselle reporta vivement son attention sur la femme. Avant de se dire que sa réaction n'avait rien de poli.


- Oui... Je... C'est gentil à vous, je meurs de faim.


Peu importe l'étrangeté de sa situation, son hôte lui rendait un grand service alors, elle serait irréprochable. On lui apporta alors de quoi se sustenter. Bien que le repas soit frugal, elle apprécia et profita autant que possible. Aussi, elle but avidement l'eau que sa gorge réclamait depuis la veille.

- Je dois m'absenter, mais Eve sera là, je lui ai demandé de ne pas trop s'éloigner. Voudriez-vous prendre le déjeuner avec nous ?

- Avec plaisir.

Elle lui souriait le plus sincèrement possible.
Hélios, dépêche toi de revenir, je ne sais ce qui ce passe mais l'atmosphère est trop tendue à mon gout.


Pas de soucis, amuse toi dans ta quête, selon le temps que tu met, je trouverais à m'occuper^^ Sinon, je te piquerais 2-3 idées wink




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MessagePosté le: Mer 17 Avr - 10:49 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

    Le soleil était à son zénith. Une petite brise soufflait sur les Landes Luxuriantes, et nous avions dû contourner de nombreuses bêtes, pour la plupart inoffensives, afin de ne pas avoir de combats à mener. Notre chemin vers le cœur de cette végétation se faisait donc plus long, ardu, et Adam avait manqué à plusieurs reprises de se perdre. Même s’il avait affirmé le contraire, son regard indécis m’avait prouvé qu’il n’était pas certain de la direction à prendre. C’est pourquoi j’étais rassuré de le voir marcher sans hésitation dans une direction bien précise, preuve qu’il savait à peu près où nous étions situés. J’aurais bien pris la voie des airs pour ma part, mais vue du ciel, cet endroit serait totalement différent, et le petit aurait été incapable de me montrer la direction à suivre. Je comptais cependant sur le voyage du retour pour m’envoler au plus vite, même s’il fallait que je le prenne sur mon dos. Mes pensées étaient sans cesse tournées vers Aënaelle, et je me demandais comment elle s’en sortait de son côté. Avais-je bien fait d’accorder ma confiance à ces villageois ? Seul le temps me le dirait. En attendant, mieux valait que je garde le garçon en vie si je ne voulais pas la perdre.

    - Là ! Ce sont les plantes dont nous avons besoin ! Et il y en a plein ! s’exclama soudainement l’enfant.

    Dès que j’eus posé mon regard sur les étranges plantes que désignaient le petit, je posais ma patte sur sa tête et le forçais à se mettre à terre. Lui, en tant qu’humain, ne l’avait certainement pas remarqué. Mais non loin d’ici se trouvait un gros rocher noir, parsemé de cristaux ambrés. Il émanait de cette pierre une de ces auras agressives qui me disaient qu’il ne valait mieux pas le mettre en colère, ni même approcher. Adam se débattait comme il le pouvait sous mes griffes, et je dus lui lancer un regard noir pour le faire taire. Je montrais ensuite d’un coup de tête le rocher, qui commençait déjà à se retourner à l’aide de jambes, faites de lave, que je n’avais jusqu’alors pas remarqué, et nous fixer de ses petits yeux blancs menaçants. Trop tard, nous étions repérés. Je murmurais à l’oreille du garçon quelques indications.

    « Toi, tu vas chercher les plantes. Moi, je m’occupe de lui. »
    - Ne me donne pas d’ordres ! répondit-il sur un ton sec

    Malgré ses paroles, l’enfant m’obéit et se releva, prêt à partir au quart de tour une fois que j’aurais lancé l’assaut. Néanmoins, il eut la précaution de m’avertir de certaines choses.

    - Surtout, n’utilise aucuns sorts de vent sur lui. Maman a dit que ça attirait d’autres monstres. Et fais gaffe, les Golem de Lave, ça peut utiliser de la magie. Par contre, je sais pas du tout à quel niveau : je suis jamais allé vérifier.

    Je hochais la tête d’un signe positif pour montrer au petit que je l’avais bien entendu. Après quoi, je me montrais à mon tour à mon adversaire, les babines retroussées, grognant et claquant des dents pour essayer d’intimider celui-ci. Si cela n’eut que peu d’effets, il reporta au moins son attention sur moi, ce qui permit à Adam de courir jusqu’aux plantes et de commencer à en arracher quelques unes pour les fourrer dans son sac. Il semblait néanmoins avoir beaucoup de difficulté à les sortir de terre. Leurs racines devaient être profondes, ou peut-être n’avaient-ils pas encore beaucoup de force. Allez savoir. De toute manière, ce n’était pas sur lui que je devais me concentrer en ce moment même. Si je le regardais, je risquais d’attirer le monstre sur lui. Il ne fallait pas que mon regard se détourne du Golem de Lave. Surtout pas. De plus, il était capable de maîtriser la magie, certainement celle du feu. J’étais dans ce cas-là en assez mauvaise posture. Car les sorts d’airs étaient inefficaces, ou presque, sur les créatures d’Ignis. Quoi que, pouvait-il vraiment être considéré comme une créature d’Ignis ?

    Je me suis volontairement arrêté à ce début de combat, juste pour te dire ceci : si jamais l'envie te prends, tu peux très bien contrôler le monstre, afin d'enrichir tes réponses. Enfin, c'est comme tu veux, je ne fais que te proposer happy





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MessagePosté le: Jeu 18 Avr - 00:09 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

Le reste de la matinée se déroula assez lentement au village. Aënaelle avait de nouveau eu le plaisir de discuter avec la fillette quelques minutes, mais pour le reste, elle regardait filer le temps.
Quand Anna rentra préparer le repas, la chercheuse lui proposa son aide et essuya un refus poli, dont l'argument principal était son état. Il est vrai que de toute façon, elle ne se voyait pas rester debout longtemps mais l'ennuie la tiraillait. A défaut de bouger, il fallait qu'elle s'occupe l'esprit.


- Je voulais vous demander, Hélios... transportait-il... autre chose que moi ?

- Mhm ? Oh, on peut dire ça. Trainer serait plus juste. J'ai rangé ça, je ne voudrais pas que ma fille se blesse avec votre '' équipement''.

La demoiselle en fut soulagée... Enfin, elle ne savait pas exactement de quoi il était question et se doutait bien qu'on lui refuserait l'accès libre à ses affaires. Jusqu'à son départ en tout cas.

- Pourrais-je vous demander d'y récupérer de quoi écrire ? Mon carnet, de l'encre et une plume ? Après manger bien sûr, il n'y a rien de pressant à cela. Si ce que vous avez rangé en fait partie.

Elle formula sa demande le plus gentiment possible, espérant au moins pouvoir s'occuper dans l'après-midi. Son hôte soupira avant de répondre.


- Je ne peux pas vraiment t'interdire ça.

Au moins ça de fait. Elle nota tout de même qu'on ne la laissera pas se servir dans ses propres affaires...
A table, l'ambiance était plutôt... lourde, personne n'osant prendre la parole. D'un autre côté, personne n'était sur d'avoir quelque chose d'important, de pertinent ou même d'utile à dire. Eve aussi, malgré son jeune âge, avait compris cela et fut la première à quitter sa chaise.

Une fois fini, et son matériel en poche, elle prévint de juste s'installer sur le pallier de la porte, au soleil. La maitresse de maison n'était pas trop d'accord mais n'était pas non plus prête à forcer la jeune femme à se recoucher. Il y avait toujours cette sensation d'aide forcée. Vraiment étrange, aucun des deux partis ne semblaient enclin à aider l'autre. Pourtant, l'idée paraissait bonne... A moins qu'on ne lui cache quelque chose. Elle réfléchit tout en notant ses aventures de la veille.


- Hélios est parti. Parti pour trouver une plante qui pourrait sauver plusieurs villageois. Dont le mari d'Anna. En échange, je suis soignée ici. Scénario parfait non ? Alors, où est la faille ?
Il y a un enfant qui est parti aussi... Adam je crois.


Et donc ? Que dire ? Il n'y avait pas à s'inquiéter. Pourtant, elle avait l'impression que là était le problème. La confiance. Les habitants ne devaient déjà pas faire confiance à une étrangère, alors à une invocation laissée à son bon vouloir... Enfin, c'est ce qu'elle pensait et ça lui faisait mal au crane comme pas permit. Le soleil aussi, mais là, elle voulait à tout prix en profiter quand même.
Finalement, elle se mit à dessiner, tentant de croquer la divinité libérée en fonction de sa mémoire. Mais ne l'ayant pas vraiment observé... Elle abandonna l'idée.


- Tu lis quoi ?

Aënaelle leva les yeux, elle n'avait pas entendu la gamine fichée juste devant elle arriver.
- Oh, c'est mon carnet de voyage, je note, tout ce qui me passe par la tête dedans. Tu sais lire ?
- Un petit peu, j'apprends avec Maman et Lisa. Pourquoi tu note tout ? C'est ton travail ?
- On peut dire ça, tu veux savoir ?
- Oui.

Elle lui raconta alors qui elle était, ce qu'était sa vie et son métier, répondant à chacune des questions de l'enfant, dans la mesure du possible et de ses connaissances. Au final, Eve retint particulièrement les ''chasse aux trésors'' et le fait de voir le monde. Le rêve de nombreux habitants. En tout cas, la vie si plaisante, malgré quelques coups durs, de la noble demoiselle.

- Et pourquoi tu es allé libérer une invocation ?
- Je ne sais pas trop, ce n'était pas prévu à vrai dire.
- Comment c'est possible ?
- Eve, tu ne devrais pas trop embêter la dame, elle a besoin de repos, regarde, elle est toute pâle.

La personne qui venait d'arriver semblait bien chaleureuse. Une femme, portant un panier et habiller d'une robe grise tirant vers ce qui avait dû être du blanc.

- Lisa !
Aënaelle et Eve se levèrent, l'une rapidement et l'autre beaucoup plus difficilement.
- Vous devriez faire attention, même si vous vous sentez mieux, il ne faut pas trop forcer madame.
Madame ? C'était bien la première fois qu'on l'appelait ainsi depuis son arrivée.

- Mademoiselle, mais vous avez raison, je voulais juste respirer un air frais avant votre arrivée. Merci de m'avoir soignée.
- Y'a pas de mal, vous voulez de l'aide pour marcher ?
- S'il vous plait. Je peux vous appeler Lisa ? Moi c'est Aënaelle.
Très bien, plus simple comme ça, je savais pas trop comment m'adresser à toi.
- Comment ça ?
- Eh bien... Nous avons fouillé tes affaires et...
- Ah, je comprend, il n'y a aucun problème. Et puis, je vous dois bien ça.
La soigneuse aida sa patiente à rejoindre le lit pour l'ausculter et changer ses bandages. Elle ajouta une fois dans la chambre.

- En tout cas, je dois dire que ton dragon nous a fichu une sacré frousse.
- Ne t'en fais pas, il n'a absolument aucune raison de faire de mal à qui que ce soit.

Pour l'instant...



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MessagePosté le: Dim 21 Avr - 10:10 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

Le sommeil était un état paisible qu'il appréciait particulièrement après un bon repas. Même si le feu était un élément plutôt énergique, le magma solidifié dont il était formé lui octroyait un tempérament plus proche de celui d'une pierre. Il appréciait donc se fermer complètement, cachant ses membres luisant de lave, et dormir. Même si dormir était un bien grand mot. Il était plutôt dans un état de veille, en attendant d'avoir de nouveau faim. Ou d'être dérangé... Car s'il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas, c'était d'être dérangé. Que ce soit un reptile en quête de chaleur, un petit rongeur à la recherche d'un nid douillet ou même un variquan perdu qui venait se faire le bec sur son dos aussi solide que le roc... Cela le mettait hors de lui.
Heureusement, beaucoup de créatures l'évitaient. Il suffisait qu'il secoue le dos en grognant et le périmètre se vidait de toute vie un temps soit peu pourvu de bon sens. Car même énervé, il n'aimait pas se battre. Bien que voir de pauvres créatures se heurter sur sa masse brûlante pouvait avoir quelque chose de comique (comique étant également un bien grand mot pour un golem qui ne connaissait pas le sens d'un rire), il était toujours trop lent pour les attraper. Il devait alors user de la magie, mais c'était quelque chose de bien trop fatigant.
Mais cette fois, au milieu de ce petit champ de fleur dont il avait carbonisé une petite partie pour ce faire un « nid douillet », il sentait que rien ne pourrait venir le déranger. Il avait fait fuir de nombreux habitants des lieux, avait grogné pour faire comprendre aux prédateurs qu'il y avait plus fort qu'eux ici, et s'était fermé comme à chaque fois sur lui-même pour savourer son repos. Il n'offrait donc à l’œil inattentif la vue d'un gros rocher couvert de cristaux.

La notion du temps étant quelque chose de parfaitement personnelle, le Golem de Lave eut l'impression de n'avoir qu'à peine fermé l’œil quand des bruits le réveillèrent. En réalité, il pouvait bien s'être écoulé plusieurs jours sans qu'il ne s'en soit aperçut, mais peu lui importait : Il avait été réveillé par autre chose que la faim.
Avec sa lenteur habituelle, il sortit de nouveau ses bras, ses jambes, ouvrit les yeux et se retourna. Il n'avait pas compris un mot de l'échange entre l'humain et la créature, mais ça n'avait aucune sorte d'importance.

«- Toi, tu vas chercher les plantes. Moi, je m’occupe de lui.
- Ne me donne pas d’ordres ! Surtout, n’utilise aucuns sorts de vent sur lui. Maman a dit que ça attirait d’autres monstres. Et fais gaffe, les Golem de Lave, ça peut utiliser de la magie. Par contre, je sais pas du tout à quel niveau : je suis jamais allé vérifier. »


L'humain, il en avait déjà vu et mangé, était petit et semblait particulièrement pressé d'arracher les fleurs du champs. Pourquoi ne pas fuir ? C'est ce que faisait toujours les humains... Mais quelque chose lui bloquait le passage. La créature campait, grondante, menaçante. Une sorte de lézard. Ou d'oiseau. Mais quelle importance ? Une fois écrasé ou brûlé... En réponse à la provocation du dragon, le Golem écarta les bras et grogna à son tour d'un souffle brûlant, à l'odeur de roche et de souffre. Maintenant qu'il était suffisamment énervé, impossible de se rendormir. Il savait très bien qu'il avait peu de chance d'attraper la créature face à lui, mais il savait également qu'elle aurait un mal fou à le blesser lui. Il allait donc devoir utiliser la magie, faisant luire les cristaux sur son dos.

La créature ne déguerpissant pas, le Golem gronda de nouveau et s'apprêta à lancer un de ses sorts de feu dont il avait le secret. Il n'avait qu'une hâte, que le dragon parte avec son humain. Il n'avait même pas faim, que ferait-il d'eux ?
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MessagePosté le: Lun 22 Avr - 11:54 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

    Le Golem de feu ne tarda pas à répondre à ma provocation. Il écarta ses bras de lave et grogna à son tour, crachant par la même occasion un souffle brûlant. Une odeur désagréable m'emplit les narines, une odeur de roche, de souffre. Quoi de plus logique pour un tel monstre. Mais je savais que même les Fils et Fille d'Ignis possédait un arôme plus attrayant que cela. Je ne m'étalais cependant pas sur des détails aussi futiles, encore moins en remarquant que les cristaux sur son dos commençaient à lui. Je me mis en garde, prêt à toutes les éventualités. Il y avait de fortes chances pour qu'il lance un sort, vu la position dans laquelle il se tenait. Il n'avait absolument pas l'air de vouloir foncer sur moi, alors je ne voyais pas ce qu'il pourrait faire d'autre.
    Puis, soudainement, il lança un genre de boule enflammée. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, je campais sur mes positions, et dépliais même mes ailes à leur maximum pour encaisser le plus gros de l'attaque. En effet, je ne pouvais pas me permettre de me dégager de son chemin, il fallait au contraire que je le fasse reculer. Derrière moi se trouvait le petit garçon, qui cueillait tant bien que mal plusieurs exemplaires de la plante dont il avait besoin.

    Je fermais les yeux et reçus le sort de plein fouet. C'était chaud, brûlant, ardent même, et je ne comptais pas le nombre de mots qui auraient pu suffire à décrire la douleur que provoquait ces flammes, qui léchaient mes écailles avec appétit. Je ne laissais rien paraitre de tout ce que je ressentais actuellement. Enfin, essayer aurait été plus exacte. Cela ne m'aurait pas surpris que je laisse apparaître une grimace de douleur l'espace d'un instant, témoignant de ma souffrance. Mais j'ignorais si mon adversaire l'avait vu ou s'il avait compris à quoi correspondait cette expression. Peu importait.
    Je jetais un petit coup d’œil derrière, rapide, fugace. Le garçon était trop occupé à récolter ces futurs remèdes pour remarquer ce qui se passait de mon côté. Tan mieux, pensais-je. A cet âge, il ne méritait pas d'avoir à faire à un spectacle comme celui-ci. Bien que ce ne soit que le début du combat, je ne doutais pas une seconde que celui-ci pouvait prendre une violence inouïe si jamais il s'éternisait trop dans le temps, si jamais mon ennemi se montrait trop coriace.

    Je ne tardais pas à contre-attaquer, sans utiliser de sorts cependant. De toute manière, vu le peu de pouvoir que j'avais retrouvé depuis ma sortie de prison, je ne devais pas avoir retrouver une puissance suffisamment grande pour blesser le Golem avec du vent ou de l'électricité. Ma seule alternative, à mes yeux, restait donc de l'asséner de coups rapides et précis afin de lui faire perdre du terrain. J'ignorais si cela allait marcher, mais je me devais de tenter le coup. Ce que je fis donc, me jetant tout d'abord à corps perdu sur cette roche qui semblait aussi dure que du diamant. Cela me fit mal, mais mes écailles et ma tête tinrent bon, alors je pus poursuivre mon assaut. Je me ruais sur lui, lui portais bon nombre de coup de griffes, j'essayai même une fois de le mordre : tout cela, sans vraiment faire attention à si cela l'avait blessé ou pas. Mon premier objectif était de l'éloigner d'ici, après seulement, je réfléchirais à une tactique plus élaborée pour le tuer, ou, au mieux, lui faire prendre la poudre d'escampette. Mais je ne pensais pas qu'un monstre tel que lui ait la moindre envie de s'enfuir.

    Il fallait juste que j'ignore la douleur. Attaquer un adversaire tel que lui, c'était comme s'attaquer aux murs du Temple de l'Air : c'était certainement inutile, et ça faisait mal, en plus de cela. Je déviais donc volontairement mes pensées sur d'autres choses. J'observais un peu le décor autour de moi : il y avait beaucoup de lianes, de feuilles et de branches, alors pourquoi ne pas essayer d'emmêler ce monstre la-dedans ? Non... non seulement cela risquait d'être difficile à faire, mais ses sorts de feu en viendraient à bout très aisément. Quoi que, cela pourrait lui faire perdre un temps précieux, qui sait ? Je ne retins pas cette hypothèse pour l'instant mais la plaçais dans un petit coin de ma tête. Et puis, il fallait aussi que je me concentre sur Adam. Il pouvait être attaqué par une autre créature des Landes Luxuriantes pendant mon affrontement, qui sait ? Je priais intérieurement pour que cela n'arrive pas, mais tout était à prévoir dans un lieu aussi immense et peuplé, aussi bien par la flore que par la faune.
    Et Aënaelle, comment s'en sortait-elle de son côté ? Est-ce qu'elle allait bien ? Seul ma présence ici me prouvait qu'on ne l'avait pas encore tué. D'ailleurs, l'ambiance devait être un peu tendu, sans qu'elle comprenne pourquoi. Je me demandais si je n'aurais pas mieux fait de lui expliquer mon contrat avec la femme du chef... En fait, je supposais qu'elle ne devait se sentir à peu près à l'aise qu'avec Eve. A moins qu'un villageois se montre particulièrement gentil avec elle, qui sait ? Je l'ignorais. Ce qui état sûr, c'est qu'en rentrant la rejoignant, je lui poserais quelques questions à ce sujet pour savoir si elle avait été bien traité.

    Mes pensées revinrent au Golem. Allez, il fallait que je gagne du temps, à défaut de pouvoir l'achever rapidement.





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MessagePosté le: Ven 26 Avr - 00:04 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

Deux pairs d'yeux, deux expressions différentes, gêné, choqué et un silence pesant. Personne n'osant parler en premier. Pourtant, rien de grave. Seulement quelque chose d'inattendu ou d'oublié selon la personne considérée.

Aënaelle n'avait pas pensé aux conséquences quand la soigneuse lui fit retirer sa tunique pour vérifier que certaines de ses blessures ne présentait pas de début d'infection.
La fillette s'intéressait à la médecine et Lisa n'avait pas eu d'objection à la laisser participer au soin. La blessée non plus. Autant apprendre dès son jeune âge comment désinfecter une plaie, poser pansements et bandages. Eve pourrait être la prochaine guérisseuse du village et il était amusant pour la demoiselle d'observer l'enfant qu'elle connaissait plutôt comme très joueuse se concentrer à bien faire pour quelque chose d'aussi simple qu'enrouler un bras dans une bande de tissu.

- Voilà !
- Parfait.
- On fait quoi ensuite ?

Elle pouvait se voir à travers cette fille. Plus jeune, elle était tout autant passionnée par les récits et l'histoire. Aënaelle se dit que si la médecine l'avait passionnée, elle aurait eu exactement les mêmes réactions que la petite.

La responsable des soins lui demanda d'enlever son haut pour voir son dos et ses épaules. L'instant d'après, la petite fille ne put retenir un hoquet de stupeur. Les adultes comprirent bien vite de quoi il s'agissait et les deux détournèrent le regard. Finalement, Lisa prit la parole.

- Je suis désolée, je, j'aurais dû m'en souvenir.
- Non, vous n'êtes en rien responsable, c'est plutôt moi qui aurait dû y penser plus tôt.
- Mais... Pourquoi... Tu as ça ?

La jeune femme soupira. Qui pouvait-elle blâmer ici ? Personne. Le responsable était mort et rien d'autre ne pouvais être fait pour les marques qu'il avait laissées.


- J'ai eu une vie... compliquée.
- Ça ne... enfin...
- Je vais bien, je n'ai plus mal. Pas la en tout cas.

Dit-elle en s'efforçant de sourire. Elle fixa alors l'enfant et lui parla doucement.

- Eh, ne t'en fais pas pour ça, c'est du passé, on ne peut le changer.
Même si parfois, il serait si agréable de le faire.

- Qui...
- Tu te souviens tout à l'heure, quand je t'ai parlé de mon métier ?
- Mais t'es pas une voleuse.

Elle pouffa gentiment à cette réplique.
- Je ne pense pas. Cela dit, ce que je trouve a appartenu à des gens il y a longtemps. Tu en penses quoi?
- Je ne sais pas.
- Moi non plus en fait. Et toi Lisa ?
- Je ne crois pas que trouver des choses perdues soient un crime.
- Merci.

Ce mot était sincère. Étant enfant, elle s'était elle aussi posée la question. La réponse lui paraissait évidente maintenant, mais, à l'époque ça ne lui avait pas paru si évident.
La différence avec un vol ? Tout simplement les sentiments. Et puis, elle aurait été attristée de passer pour une vulgaire voleuse, comme un certain fantôme de son passé, devant la fillette pour qui, malgré le peu de temps qu'Aënaelle la connaissait, elle s'était prise d'affection. Le contexte aidant sans nul doute, mais c'est souvent ainsi que se font les rencontres, bonnes ou mauvaises.


- Et celui qui t'as fait ça, c'était un voleur lui?


La demoiselle inspira fortement pour que sa voix ne tremble pas et pouvoir répondre avec ce qui passerait pour l'enfant comme une pointe d'humour. Lisa, elle, n'était pas dupe.


- Oh oui, j'étais encore jeune et j'ai eu très peur, il était vraiment affreux. Un peu comme ça.
Elle mima une tête grimaçante pour représenter le brigand. Chose qui amusa Eve. Exactement l'effet recherché pour se détendre un peu.
- Il voulait quoi ?
- Il devait croire que nous avions trouvé quelque chose qui le rendrait riche.
- Et c'était le cas ?
- Pas du tout... enfin, à part une des armes qu'Hélios transportait quand nous sommes arrivés ici.
- Et après ?
- Après ?
- Bin, le méchant...
- Oh... je ne sais plus, j'ai été sauvée et il n'était plus la quand je me suis réveillée.
- Par ton amoureux ?
- ...

Son regard n'était plus le même. Infiniment triste bien que son visage restait souriant. Un sourire forcé mais suffisamment convainquant. Que dire ? Elle savait que ce moment, cette question pouvait arriver. La mort n'était pas un sujet des plus abordables avec les plus jeunes. La voir comme la donner.

- ... Oui, c'est grâce à lui.
- Oh Eve, j'ai oublié un de mes onguents ! Tu veux bien aller m'en chercher s'il te plait ?
- D'accord, je reviens tout de suite ! Tu me raconteras d'autre histoire Aënaelle ?

- Bien sûr, avec plaisir.

L'enfant parti en trottinant, chantonnant un air qui était inconnu à la chercheuse. Lisa, elle la regarda partir avant de poser un regard accablé sur sa patiente.


- Ça va ?

- J'aimerais dire que oui...
- Il n'y a pas eu de sauvetage ni d'amoureux n'est-ce pas ?
- Je n'aime pas mentir... Il y'en a eu un, il n'est plus, il n'a pas eu ma chance. C'est elle qui m'a sauvée... Elle et l'arme qui est rangée dans la chambre de mon hôte.
- Je suis désolée.
- Tu n'as pas à l'être, c'est moi qui ai arrangé la vérité. Ai-je bien fait ?
- Je n'aime pas mentir non plus, cela dit, je préfère la version que tu as racontée. Je suis sûr qu'Eve aussi.
- Pas d'onguents oubliés alors ?
- Pas vraiment, mais mon mari saura quoi donner à la petite. Pour le reste, un petit remontant?

Bien qu'acquiesçant lentement de la tête, pour cette fois, Aënaelle ne parvint pas à trouver la force de se montrer faussement contente.



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MessagePosté le: Sam 27 Avr - 10:04 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

La créature n'esquiva pas, se laissant frapper par le sort. Il parut souffrir du contact des flammes mais ne bougea pas. Si le golem avait eut la moindre notion de courage ou de bravoure, sans doute aurait-il comprit... Mais il ne comprenait pas. Et une pointe de ce qu'un humain aurait nommé de la déception s’immisça en lui. Évidemment, il n'avait aucune idée de ce que cela était, mais ce n'était pas très agréable. Il aurait préféré que la créature s'en aille avec son stupide humain qui arrachait l'herbe fébrilement.
Soudain, où du moins cela arriva soudainement pour un golem fait de roche magmatique solidifiées, l'étrange oiseau se rua sur lui. Le golem fit quelques pas en arrière pour encaisser la force du choc mais à peine sentit-il que son vis-à-vis l'avait attaqué. Il lui sautait dessus, crocs et griffes dehors... Et à peine une égratignure apparaissait sur l'épaisse carcasse de pierre. Le pauvre être allait s'assommer, mourir inutilement, avoir dérangé l'élémentaire pour une fin misérable. Mais la compassion ne fait pas partie non plus des notions d'un golem. Et cette scène, tellement vu et revu pour lui, lui rappela tant d'autres qui pourraient être désignées par le mot « comique ».
Tandis qu'Helios chargeait sans cesse, se battant sans résultat, le golem se mit à rire. Il ne s'agissait pas tant d'un rire, mais plutôt d'une secousse de son imposante masse accompagnée d'un bruit semblable à un éboulement, répétitif. Il ne s'agissait pas non plus d'un fou rire comme peuvent avoir les humains.
Tout en stoppant son éclat de voix, le golem attrapa Helios par une corne et le repoussa. Il aurait aimé pouvoir lui hurler « Partez, vous ne faîtes que m'ennuyer ! Je ne vous aime pas, vous n'êtes pas les bienvenus sur mon lieu de repos. Si vous partez, je vous laisserais en paix aussi longtemps que vous me laisserez en paix ! » mais il n'avait ni les moyens, ni une pensée assez développée pour extraire cette volonté en mot. Alors, comme la loi du plus fort est toujours la meilleure, il rentra sa tête entre les épaules et d'un mouvement lent mais puissant, tel un char d'assaut de l'ancien monde, il chargea Helios, droit dans les fleurs dont il ne connaissait pas la valeur.


[Je peux modifier si ça ne convient pas naturellement]
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MessagePosté le: Dim 28 Avr - 19:50 (2013)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ] Répondre en citant

Ne t'inquiète pas Edvah, ça me convient très bien wink

    Le golem poussa un étrange grondement qui le fit vibrer de tout son corps. Je le regardais avec un air intrigué. Les créatures pouvaient-elles produire des sons aussi étranges ? Ou était-ce l'annonciation d'une nouvelle attaque ? Je l'ignorais totalement, et restais sur mes gardes afin de ne pas me faire prendre par surprise. Je ne savais presque rien de mon adversaire, sans compter qu'il contrôlait le Feu, j'étais donc désavantagé. Quoi que, lui non plus ne savait rien de moi. Nous étions presque de forces égales, donc.
    Cette boule de roche sembla se baisser légèrement, rentrant sa tête entre ses épaules. D'un mouvement lent, il commença à courir -était-ce le bon mot dans son cas ?- vers moi. Non... Il me chargeait. Plusieurs images passèrent dans mon esprit. Cela me rappelait les anciennes machines de guerre des Hommes, pendant l'Ancien Monde. Toutes ces machines que j'avais combattue, anéanties, et qui parfois m'avaient sérieusement blessé... Une époque tout à fait horrible. Ce combat n'était presque rien par rapport à tout ce que nous, les Demi-dieux, avions enduré autrefois... Je n'allais pas faillir pour si peu.

    Je baissais à mon tour ma tête, accueillant mon adversaire avec mes cornes. Je contractais mes muscles au possible, l'empêchant tant bien que mal -plutôt mal- de lui céder du terrain. S'il avançait trop, il atteindrait à la fois ces plantes curatives et Adam. Pour le bien d'Aënaelle, mieux valait que cela n'arrive pas. Je dus reculer une de mes pattes arrières pour prendre un meilleur appui sur le sol et mieux me préparer à repousser son nouvel assaut. J'étais déjà bien affaibli par son attaque enflammée, je peinais à contenir sa charge. Mais je ne cédais pas. Je ne cédais jamais, de toute façon. Me faire céder, me faire changer d'avis, ce genre de choses étaient tout simplement impossibles. Ou il fallait me prouver par a+b que j'avais faux sur toute la longueur. Mais comme il était dur de contredire une Invocation, ces moments se comptaient sur les doigts de la main.

    Si j'avais été un humain, des gouttes de sueur glisseraient déjà sur mes écailles. Heureusement pour moi, ce n'était pas le cas. Je rassemblais toute ma volonté, toute ma force, puis avançais d'un pas. Peut-être plus, peut-être moins, ce détail était loin d'être celui qui m'intéressait le plus. Je me contentais de repousser l'assaut du Golem à l'aide de toute ma puissance. Je n'y parvenais cependant pas, ou presque. Avec beaucoup de peine, cela était certain. Je sentais que si cette manière de combattre s'éternisait, je ne tarderais pas à craquer. J'étais déjà bien fatigué, je n'arriverais pas à le vaincre par la force brute. Ni à gagner plus de temps, d'ailleurs.

    Je fermais les yeux, serrais les dents, me concentrais. J'étais totalement figé, on aurait très bien pu me prendre pour une statue en or massif de loin. Je portais toute mon attention sur les battements de mon cœur, sur le sang coulant dans mes veines. Puis sur le flux magique parcourant la moindre parcelle de mon corps. Je le titillais, tentais de le faire réagir en invoquant un sort plus puissant que celui utilisé dans le Temple. Un sort d'électricité serait l'idéal... C'est pourquoi je mettais toute ma détermination dans cette magie que j'essayais d'invoquer.

    Un petit éclair jaillit autour de moi. Ils se firent ensuite un peu plus nombreux. Lorsque je considérais avoir emmagasiné suffisamment de puissance, j'usais de mon sort, Éclair, sur ce rocher trop solide à mon goût. Il atteint sa cible sans difficulté, puisque j'étais tout proche de lui.
    Profitant de l'effet de cette technique, j'utilisais encore une bonne partie de mes forces pour repousser le Golem de Lave. J'ignorais totalement sur cette "ruse", si j'osais l'appeler ainsi, fonctionnerait. Je l'espérais sincèrement, afin d'éloigner cet ennemi du garçon. Je ne pus même pas voir où en était sa cueillette, trop concentré sur la contre-attaque que je venais d'effectuer. Où en était-il ?





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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:24 (2017)    Sujet du message: Un service contre un autre [ Pv Aënaelle ]

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