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Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres.

 
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Erine Lanfeust
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MessagePosté le: Sam 2 Fév - 16:36 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Prélude:
Lorsque le phénix renaît de ces cendres.



"J'ai croisé la mort à l'ombre d'un arbre de la forêt des landes. "
Erine



Elle s’était enfoncée profondément à l’intérieur de la forêt. Cette partie fertile et humide des landes avait fait naître sur ses terres une végétation incroyablement débordante de vie. Plus elle pénétrait vers le cœur de celle-ci, plus les plantes semblaient grandir et s’épaissir. Les arbres eux même, de leurs larges troncs, s’élevaient avec majesté vers les cieux dont ils obstruaient la vue de leur épais feuillage.
Le souffle court, et à l’aide de sa main vacante, elle tentait de se frayer un chemin tant bien que mal. Sa main droite compressait fermement la plaie de son flan gauche. Malgré la douleur lui arrachant d’affreuses grimaces qu’elle stimulait en serrant fort les mâchoires, Erine continuait d’avancer à un rythme soutenue. Le sang, chaud et poisseux, lui maculait les doigts. Et ce même sang, son sang, lui collait aussi sa tunique, maintenant salie d’auréoles brunâtres, sur la peau de son abdomen. La blessure était vilaine. Le liquide vital s’échappait plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. Cependant, à cet instant précis, elle n’en avait que faire. Une seule et unique chose lui importait : fuir. Fuir très loin. Fuir pour sa vie.

Le contrat avait été un échec pur et simple. Elle avait été idiote de partir si confiante. Pourtant rien de bien sorcier dans la tâche à accomplir, de l’argent facile qu’elle s’était dit. Elle devait traquer et ramener quelques jeunes varicans sauvages, en bonne santé et non blessés de préférence, à un marchand d’un petit village à proximité de Lüh. Les bêtes étaient destinées à être dresser pour devenir de futur montures.
Erine connaissait bien ces créatures. Peut être un peu trop. Elle-même originaire des landes elle avait l’habitude de se déplacer à dos de cancan comme on disait dans son village. Quand on sait s’y prendre c’est un jeu d’enfant d’attraper ces drôles de bestioles orangées. Ces bipèdes reptiliens sont des créatures méfiantes mais absolument pas agressives. Et dire que cette mission n’était sensé être qu’ne simple formalité… Elle s’était faite eut comme une bleue ! Et pourtant c’était bien cette erreur de débutant qui était sur le point de lui couter la vie.

Tout s’était passé comme prévue. Le piège été une réussite parfaitement orchestré qui jusqu’alors n’avait émit aucune fausse note. Erine avait repéré un groupe de quatre créatures qu’elle avait, suivant de simples stratagèmes, attiré l’endroit désiré. A l’aide de cordes solidement rattaché à des troncs d’arbre gros et robustes, elle avait formé différents lassos aux extrémités libres. Elle s’était dissimulée dans les fourrés et avait attendu patiemment. Tout l’art la capture de variquans n’est alors plus qu’agilité et rapidité. Une fois corde glissée autour du cou de l’animal, celui-ci cherchant à fuir tire violemment sur le cordage et le nœud coulissant se ressert alors brusquement. La bestiole finit par s’étrangler à force de tirer et comprend de lui-même que s’il tient à sa vie il faut s’avoir renoncé. Une fois soumis, les créatures sont plus ou moins dociles. Plus grand que les humains, ils ne voient pas en l’Homme la moindre menace. Et tant que celui-ci n’agit pas brusquement et n’hurle pas à ses cotés quand ils sont encore sauvages, les variquans sont totalement inoffensifs.

Jusque là les évènements s’étaient enchaînés sans la moindre embûche. L’erreur qu’Erine commit, fut un manque d’attention. Alors qu’ils la suivaient sans réticences depuis un moment mangeant goulument les fruits mûres qu’elle leur lançait de temps à autre, l’un émit un gloussement atypique forçant la troupe à s’arrêter. Les trois autres avaient relevé leur long coup et, leurs petites têtes se mirent à regarder tour autour d’eux. Erine s’était retournée, et avait alors poussé un juron en tirant sur les cordes pour les forcer à avancer. Soudain sortie de nulle part un tigre à dent de sabre s’était jeté sur la plus chétive des créatures lui arrachant un morceau de sa cuisse de ses terribles crocs. Surprises, les autres s’agitèrent violemment. Et si tous doux peuvent-ils être calmes, rien n’est plus dangereux qu’un groupe de vaquirans apeurés.
Le coup de patte fut inévitable. Il propulsa Erine à plusieurs mètres alors que les trois griffes acérées avaient déchirées la chair de son flan lui volant un cri strident sous la douleur vive. Elle avait lâché les cordes et les bipèdes, poussant de drôles de gloussements, avaient chargé le prédateur avant de s’enfuir en courant. L’animal blessé ne fit pas quelques pas que son attaquant lui avait déjà à nouveau planté ses griffes dans les cotes et s’attaquait à présent à lui déchiqueter le cou.
Un petit tigre sortit d’un buisson, suivit de deux de frères. Ils se ruèrent sur le vaquiran à l’agonie. Une mère en plein activité de chasse pour pouvoir nourrir ses enfants affamés. Ce n’était pas le moment de trainée. Profitant de la confusion, Erine s’était éclipsée à l’orée de la forêt et n’avait alors eut cesse de courir.

Elle avait perdu beaucoup de sang. Le souffle court, elle venait tout juste de se rattraper à un arbre. Sa tête lui tournait un peu, l’effort lui avait donné des nausées. Grincent des dents, elle leva sa main de la plaie et l’observa. Les entailles partaient de sa troisième côtes jusqu’au bas ventre. Rien de bon qui vaille. La plaie était profonde et était surement déjà infectée. Un flash. Erine cligna des yeux et s’adossa à vieux feuillu. Elle sortit sa gourde et but un peu du liquide puis en passa sur la blessure. Elle réprimanda un cri par un grognement animal. L’Iokmam était une boisson fortement alcoolisé qui venait sous le prix d’affreux picotements d’assainir un tantinet la vilaine griffure. Puis elle la recouvrit de son foulard qui s’imbiba de sang comme une sangsue.
Erine ferma les yeux, alors qu’une larme roula sur sa joue. Elle se sentait vide et se demandait si tout allait se finir là ? Ses jambes semblaient peser avoir été coulé dans de l’argent. Elles semblaient si lourdes… Et s’il fallait fuir encore ? Si la maman fauve avait pisté sa trace ? Sous une prise de panique soudaine, elle se releva. Quelle erreur ! Son cerveau sembla faire un tour complet sur lui-même. Elle fit quelques pas, chancelante. A quoi bon ? Sa vue se troubla. Elle était exténuée. Allait mourir ici ? Elle ne put réfléchir à la réponse que ce fut alors le noir complet. Le néant pur et simple. Était ce ça la mort finalement? Et à cause de quoi? Un foutu cancan...





Le carquois d'Erine

" Pourquoi s'en prendre à la flèche quand le tireur est présent? "


Dernière édition par Erine Lanfeust le Sam 2 Mar - 19:05 (2013); édité 8 fois
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MessagePosté le: Sam 2 Fév - 16:36 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 10:09 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Meslial se liait gentiment avec Mama. Il semblait que les deux êtres ne ressentaient pas le besoin de communiquer. Le simple fait de se trouver proche l'un de l'autre était suffisant. Puis, Meslial avait les yeux par terre, se remémorant dans la bibliothèque qu'était sa mémoire si cette plante serait utile et si oui, l'était-elle suffisante pour la conserver dans son sac. Du côté de Mama, celle-ci devait respirer à grandes bouffées, respirer le nouvel air de son nouveau monde. Prendre plaisir à sa liberté retrouvée.

« Mama, je ne trouve rien d'intéressant dans ses grandes plaines et aux abords de la forêt. Il faudrait que nous nous enfoncions. D'accord ? »

Il savait qu'il n'avait même pas besoin de lui confier ses plans. Mama le suivrait au bout du monde, il l'avait très bien compris. Il s'en réjouissait mais en était un peu triste également. Il avait l'impression de lui voler une partie de la liberté qu'il lui avait donné. Il se sentait également responsable d'elle de l'avoir libérer.

*Je crois bien que j'irais au bout du monde pour toi aussi. Par-delà les grandes étendues d'eau et même au-delà. *

Meslial commença à s'émerveiller. Les espèces de plantes poussaient à profusion par ici. Surtout là où les arbres laissaient passer des ronds de lumière. Les végétaux se levaient, se tendaient comme pour embrasser le soleil de tout ce qu'elles leur apportaient.

Il se retourna alors vers Mama et en éprouva les mêmes sentiments. Il l'aurait volontiers embrassé pour la remercier de sa lumière, de sa douce et chaude lumière. Mais il entendit alors des cris stridents.

De la peur.

« Mama ? Que se passe-t-il ? Que faisons-nous ? »

L'adrénaline gonflait les veines du guérisseur. Il se sentait dépasser par les évènements. Il perdait son sang-froid.

*Respire ! Respire. Respire... C'est ça. Analyse la situation tu veux ? *

Il venait d'entendre des animaux se faire attaquer. Cela était sur. Mais n'avait-il pas entendu également une intonation humaine ? Une intonation humaine de douleur ? Se pouvait-il que quelqu'un là-bas, peu loin de Meslial et Mama se trouve quelqu'un de blessé ? Il en était presque sur mais redoutait les attaques des animaux. Il ne connaissait pas les dangers de la nature et ne savait absolument pas se battre. Il se tourna alors vers la déité qu'il l'accompagnait. Malgré sa taille supérieure à la sienne, il savait qu'elle n'était pas une créature offensive. Mais cela voulait-il dire qu'elle n'avait aucune puissance.

Il fallait qu'il prenne une décision. Maintenant.

« Mama. On y va ! »

Ils se ruèrent alors tous les deux. Le temps parut prendre une autre dimension. Ils se retrouvèrent proche de la scène où des créatures se faisaient dépecées par de puissantes bêtes. Des fauves avec de longues dents luisantes de salive et la figure tâchée de sang de l'animal. Mama avait probablement découvert des tâches de sang qui s'était éloigné de la scène. Peut-être même était-ce elle qui avait découvert les traces de pas humain. Peu importait, ils avaient contourné le festin et était parti à la recherche de la jeune fille qui était effondré au sol.

Alors Meslial avait repris ses esprits.

Il s'était agenouillé à côté du corps de la jolie jeune fille.

Il jeta un regard à Mama qui le lui rendit. Elle le couvrait.

Etant dans une sorte d'état de transe, ses peurs et ses hésitations n'étaient plus. C'est ainsi qu'il n'eut aucune honte à retirer les vêtements. Il devait voir la plaie pour l'examiner.

*Pas bon. Non, vraiment pas bon. *

Il retira son sac par dessus sa tête et chercha les herbes qu'il lui fallait.

*Je n'ai pas d'eau. Fichtre ! *

Il se retourna vers Mama et lui demanda si elle avait assez de puissance magique pour lui fournir un peu d'eau, de quoi nettoyer la plaie.

Lorsque ce fut fait, il approcha son œil de très près des blessures. Il cherchait la trace de résidus, de corps étrangers. Qu'il ne trouva pas. C'était une bonne chose.

Dans son sac se trouvait enveloppé dans du sac en papier une pâte composée à partir de diverses plantes qui avaient été chauffés et mélangés ensemble. Il l'étala consciencieusement sur les plaies à vifs. Cela servirait à arrêter le rejet de l'hémoglobine, à calmer la douleur et à terme à soigner la blessure. Il trouva ensuite dans son sac une bande de tissus qu'il put appliquer sur sa pâte verte qui répandait une odeur nauséabonde. Il la déplaça enfin qu'elle soit correctement allongée, la tête un peu surélevé sous un tapis de feuilles et de mousse.

Meslial s'assit en tailleur à côté d'elle et ferma les yeux. C'était la première fois qu'il sauvait une personne depuis qu'il était parti en voyage. C'était donc la première fois qu'il se découvrait en tant que guérisseur. Les habitudes qu'il prendrait et qu'il garderait.

Il devait maintenant attendre le réveil de la jeune fille. Patienter et la protéger. Maintenant, il ne pourrait plus la quitter avant qu'elle ne soit guérie. Avant qu'elle soit hors de danger.



Le lien suivant permet de suivre les péripéties de Meslial Bororo depuis ses tous débuts ! : http://arcane.xooit.fr/t2005-Bororo-Meslial.htm#p22682

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MessagePosté le: Mar 5 Fév - 10:05 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Imaq s'enfonçait à présent dans la forêt avec son fils sur la proposition de ce dernier. Elle n'y avait opposer aucun argument, bien au contraire. La forêt était bien dense et donc très humide, ce qui lui permettait de profiter de ses sens à leur maximum. Elle montrait toujours un visage affable, mais était à présent tendue. Le danger rode toujours en de pareil lieu. Et le temps lui donna bientôt raison.

L'invocation déploya ses oreilles pour capter un maximum de vibrations pendant que son petit s'émerveillait de tout. Une course, un bond, un grognement, des cris de douleurs et de terreur. Si son flair n'était pas fait pour être subaquatique elle aurait perçu l'odeur du sang. Sa fourrure se dressa sur son dos, elle reconnu une voix humaine dans toutes ces informations. Elle n'aimait pas ça, il fallait redoubler de vigilance.

« Une créature est en chasse et elle a trouvé sa proie, mon fils. Une enfant est en danger.»

Une de ses enfants avait été blessée. Elle était formelle sur ce qu'elle avait entendu il s'agissait d'une femelle. Le regard de l'invocation et son maître se croisèrent et ils foncèrent d'un même mouvement au secours de la demoiselle en détresse. Voyant que Bororo remontait la piste de la jeune fille, Imaq elle s'attarda un moment sur le spectacle du tigre à dent de sabre nourrissant ses petits. La bête avait relever la tête à leur passage, la fille d'Aqua s'était attardée dans son champs de vision pour dissuader la créature de les suivre. Imaq avait relevé ses lèvres et dévoiler ses crocs pointus pour feuler à l'intention du fauve. Une mise en garde que la tigresse lui rendit avant de reprendre son repas de charogne.

L'onca rejoignit bien vite ses enfants. Le guérisseur s'affairait sur une jeune femme salement amochée. Ici l'odeur du sang était si présente. Même son flair non prévu pour la surface percevait l'atroce senteur. Bororo eu très vite besoin d'eau. Dans l'excitation de l'urgence elle répondit à l'affirmative. Mais au moment d'agir elle hésita, sa puissance répondrait-elle à son appel ? Finalement elle réussit à faire jaillir un peu d'eau du creux de ses mains. ( Eau 1) Puis elle assista Bororo dans ses soins à la demoiselle selon ses besoins.

Lorsque le petit humain eu fini de s'affairer ce fut Imaq qui prit le relais. La pauvre petite chose fut en proie à la fièvre. Imaq s'agenouilla prêt de sa fille. A l'aide d'une morceau de bandage que lui tendit Bororo, elle déposa de la glace (glace 1) sur le front brûlant de la souffrante. Cela sembla l'apaiser quelque peu. Cependant la fièvre en baisse ne l'empêcha pas de délirer. Elle se mit à parler de chose qui parurent vides de sens à l'invocation. Tout ce que put faire Imaq, fut de parler d'une douce voix à sa fille et d'apaiser quelque peu son corps grâce à un soin léger. (soin2) C'est tout ce dont elle était capable pour le moment.

Après quelques instant de calme, la jeune inconnue se réveilla en sursaut, faisant tomber le sac de glace sur ses genoux. Imaq la regarda observer autour d'elle. Sa fille sembla perdue jusqu'à ce quelle aperçoive Bororo. Là la petite rouquine eut une mouvement brusque de frayeur.

«Là, là, ma toute petite. N'est pas peur. Nous t'avons découverte blessée dans ses bois, nous ne te voulons aucun mal. »

Elle la prit par les épaules pour l'inviter au calme avec douceur mais fermeté.Elle la poussa à se rallonger et reposa le sac de glace sur son front.

« Ne t'agite pas trop ma fille, tu risque de rouvrir ta blessure, et de faire remonter ta fièvre. »

Sur ces mots, elle lui caressa tendrement la tête en usant d'un nouveau sort de soin léger (soin 2) pour calmer l'hématome qui devait entouré à présent la plaie saillait le flanc de l'humaine. Elle gratifia sa fille d'un sourir. Avant de faire de même avec Bororo, pour qui cela tenait de la félicitation muette. Plusieurs heures avaient peut être passées, mais la jeune femme était revenue à elle grâce essentiellement au savoir de Bororo et cela emplissait la mère de fierté pour son fils.

[ Mana : 14]



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Erine Lanfeust
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MessagePosté le: Mar 5 Fév - 19:08 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Des ténèbres s’étaient dessiné des silhouettes familières. Erine plissa les yeux pour mieux les distinguer et reconnut la chevelure brune de sa mère et crut même entendre son rire. Alors que Grabielle lui tendait les bras pour l’inciter à la rejoindre, la jeune femme vit à chacun de ses cotés ses deux frères : Alaric et Idrill. Tous trois semblaient si heureux, leurs visages étaient si radieux. Quand elle voulut faire un pas vers eux, elle resta figée. Soudain, tout sembla se mettre en mouvement, sa famille se mit à reculer comme une image s’éloignant doucement et l’obscurité reprit sa place.
Erine se sentit mal comme si un froid morbide venait de transir son corps frêle, vulnérable.

Une flamme bleue éclaira alors ce qu’elle devina être le centre de la pièce. Toujours bloquée dans son propre corps elle n’eut le choix que d’être spectatrice de la scène suivit. Deux yeux flamboyant avaient planté leur regard sur son enveloppe charnelle. Un sourire carnassier s’était tracé dans le néant. De toute part un affreux murmure chuinta sans trouver de fin, comme un écho macabre. Lorsqu’elle se concentra sur la voix, elle la reconnut immédiatement.
« Tu as cru pouvoir m’échappé… pourtant je te l’avais promis… promis..» Elle se pétrifia quand elle réalisa à qui elle avait à faire. Edstraz apparut complétant le corps qui n’avait qu’un regard de braise et une bouche hideuse.
La jeune femme voulut se débattre mais ses membres refusaient de l’écouter. Désespérément, elle appela Lazlun pour lui venir en aide. C’est avec horreur qu’elle constata que l’image de son Lion divin lui tournait le dos et partait vers les ténèbres. Elle était seule face à son destin
. « Je vais te détruire à présent, tel était notre accord.» Erine voulut une nouvelle fois lutter contre son immobilité. Sans succès. L’immense faux du fils d’Ignis se matérialisa et lui faucha l’abdomen. Etrangement nul sang jailli mais la douleur fut là. Viscérale. Elle voulut hurler mais nul son ne s’échappa de sa gorge. Elle sentit alors sa plaie se réchauffer et constata avec horreur que des vers brulants gigotaient à l’intérieur de son corps et tentaient de s’enfuir à travers sa blessure vers l’extérieur. Elle eut la nausée. Elle vivait un véritable cauchemar.
Soudain, le contrôle de son corps lui fut à nouveau accorder. Quand elle voulut gratter sa plaie pour se débarrasser des insectes, celle-ci s’était refermée comme par magie. Il n’y avait plus la moindre trace. Elle n’avait plus mal. Les chuchotements s’étaient tus. Quand elle releva la tête, Edstraz avait disparut. De nouveau le noir. Une onde d’apaisement venait étrangement d’inonder son âme. Une voix douce et paisible raisonnait au loin. Elle ne comprenait pas ce qu’elle racontait mais, à présent, Erine ne craignait plus les ténèbres. Et elle sentait que la Mort avait été mise en fuite. La Vie était encore là, la cherchant désespérément.

L’air froid et mordant s’insinua dans ses narines et Erine respira comme jamais elle n’avait inspiré de toute ça vie. Ce fut même si violent qu’elle toussa avec force en se relevant, comme si elle revenait d’entre les morts. Quelques choses de glacer tomba sur ses genoux. La lueur vive du jour l’aveugla qu’elle se protégea instinctivement les yeux du plat de sa main. Une douleur aigue s’éveilla au niveau de son abdomen. Le flash de la faux géante mordant sa chair lui revint en mémoire. Erine paniqua. Son regard s’adaptant avec grand peine à la lumière. Elle discerna une forme floue sur sa gauche. Apeurée, elle fit automatiquement un mouvement de recule qui lui arracha une grimace de souffrance.


« Là, là ma toute petite. N’ai pas peur.
Nous t’avons découverte blessée dans ces bois,
nous ne te voulons aucun mal… »


Erine sentit quelqu’un lui attraper les épaules avec douceur l’incitant à se rallonger. Il lui sembla reconnaitre la voix paisible qui avait calmé son âme. Les bois ? Blessée ? De quoi parlait-elle ? Elle chercha à se souvenir. La personne qui l’avait faite se rallonger semblait encore lui parler mais ses mots semblaient à nouveau si loin. Elle se sentait si perdue…

Quand elle rouvrit les yeux, ses pupilles s’étaient plus ou moins acclimatées à l’environnement. Des arbres, de la terre humide sous ses doigts, et la créature qui parle.. la créature ?! La personne qui lui caressait doucement la tête était une… elle sentit alors que sa… « patte » s’était posée sur sa plaie et qu’un halo bienfaiteur s’infusait dans son corps apaisant le mal qui la rongeait. Pas un monstre mais une divinité. Un demi-dieu qui lui souriait à présent, mais elle remarqua qu’elle lançait un sourire à quelqu’un d’autre également.
La jeune femme tourna alors la tête et aperçu un homme avec un drôle de chapeau qui les observait. Un frisson la secoua. Elle réalisa soudain qu’elle était à moitié nue. Son torse n’avait plus qu’un bandage qui lui enlaçait sa blessure. Et ce fut tout. Un sentiment de honte mêlé de gêne intense avait consumé son être. Erine cacha brusquement sa poitrine de ses bras alors que ses joues s’embrasaient d’un magnifique rouge pivoine. Tout se passa très vite ensuite. Elle se releva, sa tête lui tourna mais elle passa outre, et d’un geste sec gifla l’inconnu qui la regardait interloqué. Elle réalisa soudain ce qu’elle venait de faire. Très confuse elle chercha quoi dire tout en reculant de quelques pas des deux individus.


« J’ai…. je.. »


Malgré ses efforts elle ne trouva rien à dire alors qu’encore épuisée par ses émotions et son corps affaibli elle s’adossa à un arbre, grelottante. Elle fondit en larmes sans pouvoir les retenir accentuant encore plus son mal aise.





Le carquois d'Erine

" Pourquoi s'en prendre à la flèche quand le tireur est présent? "
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Bororo Meslial
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MessagePosté le: Ven 8 Fév - 12:05 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Meslial avait été impressionné de la panoplie de compétences de son amie -sa deuxième mère-, Mama. Elle avait été capable de créer de l'eau qui avait permis de nettoyer la blessure. De la magie curative avait coulé dans le corps de la jeune fille. Il avait pu le ressentir et s'était senti idiot. Idiot d'avoir travaillé tellement dur pour comprendre le corps. Les plantes et leurs effets. Tous ces savoirs alors que de telles forces existaient dans la nature.

Et tout était parti. Il avait suffit d'un sourire de Mama. Un sourire de mère fière de son fils.

Dans ses pensées, ressassant les récents évènements et la félicitation muette, il en oublia sa patiente. Meslial était redevenu ce garçon timide, qui n'avait pas beaucoup de discussions. C'est une douleur vive qui le ramena sur le seuil de la réalité. Sa main frotta sa joue, essayant d'atténuer la douleur. Ses yeux cherchaient d'où était venu cette claque. De la jeune femme aux cheveux roux et aux seins nus.

Les yeux de Meslial s'agrandirent. Il ne put s'empêcher de les fixer une longue seconde avant de se retourner, les joues roues, les mains en avant, essayant de faire comprendre qu'il ne voulait pas. Il essaya d'abord de s'expliquer mais il était impressionné par cette jeune fille. Il bafouillait et n'arrivait pas à sortir un semblant d'excuse.

Une inspiration lui permit de reprendre le contrôle de ses pensées. Il se déshabilla de sa longue veste et, la tête tournée vers le sol, il avança vers l'inconnue blessée.

« Hum, tiens. Prends mon manteau. Tu pourras couvrir tes, euh, enfin. Tu comprends... »

Il tourna à nouveau sur lui-même, laissant l'inconnue s'habiller.

« Tu sais, tu ne devrais pas trop te mouvoir. Ta blessure est plutôt sérieuse. J'ai nettoyé ta blessure et je l'ai pansé. Il faudra que je la regarde à nouveau, que je l'examine et que je change le pansement. »

Il avait croisé ses mains dans son dos et ne faisait toujours pas face à la jeune fille.

« Je m'appelle Meslial au fait. Meslial Bororo, de la famille des guérisseurs Bororo. Et la personne qui t'a prodigué des soins magiques n'est autre que Mama. »

Petit à petit, il se rendait compte qu'un schéma se reproduisait. Ce qui venait de se passer lui rappelait la rencontre qu'il avait eu avec Elisabeth. Les sentiments qui naissaient semblaient être de même nature.

*Cette gifle m'a fait un sacré effet ! J'ai l'impression que le feu que j'ai ressenti sur ma joue s'est propagé dans tout mon corps. *



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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 12:04 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Imaq sursauta quand soudainement la petite humaine gifla Bororo. Le regard éberlué de son fils sur la poitrine de la jeune blessée fit tilt dans l'esprit de l'enfant d'Aqua. Elle porta sa main sur ses yeux, non pas pour cacher ces derniers des mamelles de sa fille, mais par embarras. La sacro-sainte pudeur des humains ! Comment avait-elle pu négliger un truc pareil ?!

« Ohlala... » Murmurra-t-elle pour se morigéner elle même.

Cependant un vif bruissement de tissus, indiqua à l'onca que la jeune ouquine s'éloignait. Pas bon ça, elle s'était levée trop vite. Imaq bondit aussitôt sur ses pieds la rattrapée. Doucement, délicatement, elle déposa une main sur l'épaule de sa petite. Elle lui offrit son éternel sourire de mère. Ses oreilles se replièrent légèrement. La mortelle pleurait à chaudes larmes. D'un léger revers de mains et elle sécha les marques des gouttelettes salées qui quittaient ce corps si fragile.

« Doucement ma belle, tu es en état de choc à cause de ta blessure. Nous ne te voulons aucun mal bien au contraire. Nous avons penser ta plaie pour éviter que tu ne nous quitte avant de nous avoirs dit ton nom. » Dit-elle tendrement de sa voix chaleureuse.

Le visage duveteux de l'invocation se tordit, ses sourcils se froncèrent et ses lèvres s'avancèrent. Le tout donna une moue faussement fâchée. Imaq pointa la blessée d'un index rapprobateur.

« Cela n'aurait pas été très poli ma fille ! »

Mama revint aussitôt à sa douceur de habituelle. Elle ramena sa fille prêt de son fils entourant les frêles épaules de ses bras félins. Elle déposa un baiser sur le front de sa patiente et l'entraina à revenir vers le guérisseur.

« Allons remercie au moins la personne qui t'as évité une aggravation sévère de tes blessures. »

Elle voulut sourire à Bororo mais ce dernier détournait la tête. Elle les trouvaient si mignon à rougir ainsi tout les deux qu'elle en gloussa discrètement. Puis son fils fit les présentations. Elle gratifia d'un clin d'oeil la demoiselle lorsqu'il la nomma « mama ». Ayant peur de voler du mérite à son petit, elle esquissa aussitôt un geste d'évitement avec ses mains palmées grandes ouvertes devant elle.

« Oh non, je n'ai pas fait grand chose. Je n'ai pas retrouvé assez de force pour. J'ai juste calmé quelques hématomes, rien de plus. »


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Erine Lanfeust
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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 20:19 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Bororo j’ai pris la liberté de modifier légèrement une de tes répliques pour que ça entre mieux dans les concordances des actions d’Imaq. Hésite à me dire si ça te dérange et que tu souhaites que j’écrive exactement ce que tu avais marqué à la base.


La douceur dont faisait preuve la demi-déesse à son égard l’avait totalement déstabilisée. Ni Lazlun et encore moins Edstraz ne s’étaient montré aussi gentil et attention en vers elle. D’un geste tendre et maternelle, l’onca s’était approchée et avait séché ses larmes du dos de sa drôle de main. L’homme s’était approché, le visage rivé vers le sol, et lui tendait son long manteau tout en bredouillant quelques paroles confuses. Erine attrapa le vêtement d’un geste brusque et s’empressa de l’enfiler alors que la fille d’Aqua, de sa voix calme et paisible, tentait de la rassurer. Alors que la rouquine s’était murée dans un silence inviolable, le visage de l’invocation se tordit pour former une drôle de grimace. La divinité avait tenté, tant bien que mal, de détendre la jeune femme quand elle s’était aperçue que celle-ci se refuser catégoriquement de répondre à sa question indirecte concernant son identité.

- Cela n’aurait pas été très poli ma fille, l’avait-elle faussement grondée.
- Tu sais, tu ne devrais pas trop te mouvoir. Ta blessure est plutôt sérieuse,
avait ajouté le guérisseur qui n’avait plus pipé mot depuis qu’il lui avait proposé sa veste.
Je l’ai nettoyée et pansée.
Cependant il faudra que je la regarde à nouveau, que j’examine son évolution et que je change le pansement.


Lorsqu’Erine leva ses yeux vers l’homme, celui-ci s’était tourné ne montrant plus que les courbes de son dos. Il semblait aussi mal à l’aise qu’elle l’avait été lorsqu’elle avait vu son regard se poser sur sa poitrine. La jeune femme regretta encore plus d’avoir agit si violemment. Mal aise qui s’accentua encore plus lorsque chaleureusement la divinité avait déposé ses lèvres sur son front en un doux baiser. Mal aise qui l’a consuma entièrement lorsque cette même divinité, d’un geste faussement innocent, l’avait doucement attiré près de cet homme encore retourné regardant en direction opposé.

- Allons, remercie au moins la personne qui t’as évité une sévère aggravation de tes blessures.
- Je… Merci, avait-elle alors simplement soufflé d’un murmure sourd, le regard fuyant.


L’homme, après une courte pose comme s’il cherchait ses mots, se présenta. Bororo Meslial, guérisseur suivant une tradition familiale. La divinité, elle, se trouva être… Mama. Un sourire léger et amusé étira le coin des lèvres d’Erine. Jamais elle n’aurait cru qu’un enfant divin puisse avoir un nom tel que celui-là. Mama, humble, assura qu’elle n’avait alors presque rien fait et que le véritable héro de cette histoire n’était qu’autre que son invocateur. Un lien particulier semblait relier ses deux sauveurs. Un lien bien différent de celui qui attachait Erine à ses propres invocations. Une tristesse profonde la submergea. Resserrant le lourd manteau de Bororo contre elle pour se réchauffait un peu plus, elle se réalisa soudainement que sans eux elle serait morte à cette heure-ci. Elle comprit également que même si un mal profond la rongeait du fond de ses entrailles la poussant à quérir une solitude forcée, elle avait besoin de ces deux là le temps que son corps retrouve quelques forces.
Le recrutement pour l’Atropos avait lieu d’ici une dizaine de jours. Elle espéra alors que ce guérisseur soit assez efficace pour la remettre sur pied d’ici là. Quel pirate digne de ce nom accepterait un matelot blessé parmi les siens ?

Inspirant une grande bouffé d’air frais et revigorant, elle se retourna vers ses interlocuteurs. Une assurance nouvelle s’était peinte sur son visage, et ses yeux bicolores fixèrent la fille d’Aqua et son maître sans la moindre gêne.


« Erine. Appelez-moi Erine,
dit-elle plus rudement qu’elle ne l’aurait cru. »


Plus d’un mois s’était passé depuis qu’elle était revenue à Lüh. Plus d’un mois qu’elle avait fuit tout contact. Un mois à sombrer dans la dépression et ses folies. Elle avait volontairement tu ses origines et son nom quitte à passer pour une impolie notoire. Non, elle ne tenait pas à avouer qu’elle était une Lanfeust. Elle avait même honte de porter ce nom que son père lui avait laissé en héritage. Ce nom qu’il avait bafoué lors de leurs retrouvailles. Un sentiment de colère la fit trembler à ses pensées. Avant même qu’ils ne la harcèlent de questions auxquelles elle ne voudrait pas répondre, elle s’empressa de continuer en plongeant un regard amer dans celui de Bororo :

« Dis-moi quel est ton prix, guérisseur. »


La question avait fusé. Directe. Sans s’encombrer de fioritures. Elle ne tenait pas à s’attacher à lui. Elle se laisserait soigner puis elle partirait. La piraterie était en monde qui lui offrirait une nouvelle vie. Hors de question qu’elle embarque une si bonne âme dans une telle galère.





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MessagePosté le: Mar 19 Fév - 11:17 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Pour la deuxième fois de la journée, Meslial se prenait une claque. Celle-ci était même plus douloureuse que la première. Plus douloureuse qu'un coup qui fouette la peau et excite ses nerfs à fleur de peau. Un coup bas et odieux. Comment pouvait-elle penser qu'il guérissait les gens pour l'argent ? Comment aurait-elle pu expliquer le fait qu'il se retrouve au beau milieu d'une forêt, loin du peuple et de ceux qui ont l'argent facile à perdre ? Comment pouvait-elle le juger de cette façon ?!

Au lieu de lui dire toutes ces pensées de vive voix, il ne put que se taire. Serrer les poings et les mâchoires. Il se sentait blessé. Et rien ni personne ne pouvait guérir ce genre de blessures...

« Tu.... ! »

Il s'éloigna de la demoiselle aux cheveux roux et s'arrêta comme ça. Se retournant, il s'adressa d'une façon froide à Imaq :

« Viens, cela ne sert à rien de rester. »

Il regarda la jeune fille et découvrit alors ses yeux bicolores. Il avait honte de lui. Une telle particularité, un symptôme si évident... et il ne l'avait pas vu. Dans d'autres circonstances, il aurait aimé les observer de plus près, lui poser des questions afin de savoir d'où venait cette particularité. Si cela était dans la famille ou si cela était une conséquence d'un accident ou d'un don des dieux. Mais il était hors de lui.

« Allons-nous en Imaq. »

Il recommença alors à marcher et s'arrêta quelques pas plus loin. Adossé contre un arbre, dos à la situation qu'il venait de quitter. Il croisa les bras et s'appuya d'une de ses jambes contre le tronc d'arbre. Il grommelait et laissait échapper de temps à autre des bribes de ses pensées/paroles :

« ...pas croyable...rogntudju...foutu caractère...rogntudju...yeux bicolores...rogntudju... »

Il râlait. Il fuyait la situation. Mais il ne pouvait véritablement partir. Son devoir de guérisseur lui commandait de rester jusqu'à la guérison complète de sa patiente. Son caractère l'empêchait de laisser une jeune femme seule dans les bois, proche du danger et incapable de se défendre. Il devait se rendre à l'évidence :

*Lorsqu'il y a une femme qui me témoigne de l'intérêt, je change du tout au tout. Je perds le contrôle. Je deviens esclave de mes pulsions. *

Il laissa glisser sa tête sur le tronc d'arbre et observa le soleil qui passait entre deux branches feuillues. Les rayons d'une douce chaleur glissait sur sa peau, lui caressait le visage. Il sentit qu'il retrouvait son calme. Il respirait de nouveau calmement. Il se laissa alors glisser jusqu'au sol. La jambe gauche tendue et le droite repliée. Il posa son bras droit sur son genou et laissa les rayons du soleil finirent de le calmer.



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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 10:01 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Et boum ! Une phrase de sa fille avait ouvert la cage au blizzard entre elle et le guérisseur. Bororo avait palit, puis rougis puis avait explosé un « Viens, cela ne sert à rien de rester. », et le pacte d'Aqua fit marcher les jambes d'Imaq toutes seules à la suite de l'humain. Elle savait qu'elle serait forcée d'obéir au petit qui la délivrerait, car ainsi était la punition, mais avoir son corps qui agissait seul c'était perturbant !

« Bororo, mon fils, attend Boro ... »


Rien, à faire il ne l'écoutait pas. La demi déesse lança un regard qui fit des allers et retours entre la rouquine et le ronchonneur. Lorsque que Bororo s'arrêta enfin, l'onca put retrouver la pleine obéissance de ses jambes. Elle piétina un ou deux pas pour vérifier que tout était redevenu normal, puis elle s'assit en tailleur dos contre dos avec son petit, qui grognait dans sa barbe avec de temps un mot compréhensible. Imaq s'accouda sur son genoux et posa son menton dans sa mains sans quitter sa fille de son regard céleste. Comment apaiser la situation maintenant ? Ils n'allaient pas abandonner cette petite ainsi, elle était une proie facile ne pourrait ne pas passer la nuit avec l'odeur d'animal blessé qu'elle devait traîner. Puis elle eut une idée qui se nicha dans son cerveau divin. Elle héla sa fille d'une voix forte pour être entendue, ses mains en porte voix.


« Hey Erine, son prix c'est ta compagnie jusqu'à ton complet rétablissement ! Alors ne soit pas mauvaise payeuse et vient t'excuser auprès de cette bourrique ! »

Et elle déploya ses oreilles en éventail afin de ne pas manquer une miette de la suite des événement. Ok la demande d'argent avait lancé un pavé dans la marre. Pour la peine on était pas un autre pavé prêt. Avec un peu de chance les éclaboussure allait finir en bataille d'eau., mais c'était sûrement utopique.


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MessagePosté le: Lun 25 Fév - 14:58 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

Les évènements avaient pris une tournure à laquelle Erine n’aurait jamais pensé. Voila que le guérisseur, visiblement vexé, était parti ordonnant à son invocation de le suivre. Et la divinité n’avait eut d’autre choix que de rejoindre son maître boudeur qui s’était finalement adosser à un arbre ronchonnant maintenant dans son coin. Atterrée, Erine n’avait pas compris la raison de son énervement. Soulevant un sourcil surpris, elle tourna donc les talons aussi silencieuse et froide que l’ambiance qui s’était soudainement abattue. Très bien, s’il ne désirait rien elle n’avait plus rien à faire ici. Dans le fond cela arrangeait même la jeune femme, même si d’un sentiment qu’elle ne voulait pas avouer, laisser son sauveur en plan de la sorte ne lui plaisait guère.

Alors qu’elle avait fait une trentaine de mètres d’un pas décidé, sa conscience vacillant entre a décision de revenir sur ces pas et celle de continuer, elle entendit dernière elle la voix de l’invocation l’interpeller. Elle s’arrêta, toutefois, sans se retourner et écouta la proposition que Mama lui faisait. La rouquine eut un hoquet d’agacement.
*Faire des excuses ?! Non mais quoi encore ?! Le bougre, je lui ai proposé de le payer et il m’a limite craché à la figure ! C’est plutôt à lui de s’excuser oui !* Elle se mordit alors la lèvre inférieur encore hésitante sur la manière d’agir. S’énerver ne servirai à rien. Ravalant sa fierté, elle rumina de façon plus magnanime les propos de la divinité. C’était la seule opportunité qui s’offrait à elle pour revenir en arrière. Elle ferma les yeux, soupira et se retourna finalement.

« Hors de question que je fasse la moindre d’excuses, grommela-t-elle à elle-même tout en revenant sur ses pas. C’est bien parce que je lui dois la vie… et qu’un enfant des dieux à insister en sa faveur, ajouta-t-elle comme pour se persuader un peu plus qu’elle prenait la bonne décision. »

Lorsqu’elle fut enfin à leur hauteur, elle s’arrêta de parler et se mua dans une bulle de silence. Elle leva les yeux au ciel comme si elle y chercher une réponse à une question qu’elle seule connaissait. L'azur d'un bleu limpide commençait à se charger de nuages menaçants. Voyant que ni Bororo fuyant son regard sévère, ni Imaq qui attendait ses fameuses excuses, ne prenaient la parole, elle se jeta donc à l’eau :

« Si tu continues dans cette direction tu ne trouveras rien d’autre qu’une forêt bien trop dense pour que tu puisses la pénétrer, lança-t-elle montrant d’un signe de tête la direction que le jeune homme regardait. Le ciel se couvre, l’orage arrive. A cette saison il vaut mieux les éviter. Suivez-moi, je connais un petit village à une heure de marche d’ici dans lequel nous pourrons nous abriter. Laissez-moi être votre guide... J’insiste, s’empressa-t-elle d’ajouter avant que ce Bororo n’est l’idée de répliquer. Je suis née dans les landes et je les connais sur le bout des doigts. De plus, je dois me rendre à Lüh au plus vite et la direction à suivre passe par ce village. Je ferais une pierre deux coups. Puis si tu penses que ma simple compagnie est une compensassions assez juste pour les services que tu m’as offert, je crains que tu n’es d’autre choix que de me suivre, termina-t-elle d’un ton sec mais sans appel en voyant une drôle d’expression envahir le visage du jeune homme. »

Elle lui tendit alors la main de façon à ce qu'elle puisse l'aider à se relever et que d'une façon informelle cette poignée de main scelle le nouvel accord qui les liait à présent. Elle avait sentit, tout le long de son discours, le regard de Mama qui n'avait pas perdue une seule miette de la scène qui venait de se dérouler sous ses grands yeux bleus.





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Dernière édition par Erine Lanfeust le Mer 27 Fév - 10:38 (2013); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 26 Fév - 23:34 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

L'écorce de l'arbre lui rentrait dans le dos. Il n'avait pas envie de bouger et pourtant, la sensation disparut lorsque, encore boudeur, il sentit Mama derrière son dos, de l'autre côté de l'arbre.

*Je suis vraiment tombé sur une perle. *

C'était ce geste qui avait vraiment permis à Meslial de retrouver son calme rapidement. La nature et le ciel bleu avait fait le reste. Il n'empêche qu'il n'en était pas revenu de la façon dont elle s'était adressée à Erine. Il avait partiellement tourné la tête, le sourcil relevé, étonné de la façon dont la déité s'exprimait. Elle était si naturelle avec les gens. Aucunes barrières sociales, hiérarchiques ou autres n'entravait le flux de ses paroles.

*Elle est liberté... *

Rêveur, Meslial se rendit compte avec un délai que la demoiselle aux cheveux de feu était à sa hauteur et qu'elle s'était déjà adressée à lui. Il secoua rapidement la tête, chassant ses pensées parasites et écouta très attentivement les explications.

*Je ne crains pas de te suivre. J'ai toujours voulu rester auprès de toi jusqu'à ta parfaite guérison. J'ai seulement réagi excessivement. Comme les fois où ma mère a essayé de me séparer de mon chapeau... *

Il était vrai. Meslial ne l'aurait jamais abandonné. En fait, il allait se relever et présenter des excuses. Reprendre le contrôle de ses émotions et de la situation. Les deux femmes qui étaient entrés récemment dans sa vie étaient du genre spontanée. Il n'avait eut le temps, avec sa personnalité rêveuse et ses manies de procrastination, d'agir comme il l'entendait.

Il tendit sa main et attrapa fermement celle qui lui était tendu. Il sourit de toutes ses dents, de toute l'innocence qu'il était capable de donner. Un vrai sourire de gamin heureux !

Se relevant, il chercha ce qu'il pouvait ajouter à cette poignée de main qu'il savait symbolique. Relevé, il cherchait toujours quelques mots à dire qui aurait précisé sa pensée et son sourire. Mais rien ne lui vint. Il la regarda donc un peu bêtement et finit par dire :

« Peut-être devrions-nous nous hâter dans ce cas ? Cela fait quelques temps que je n'ai pas goûté à la civilisation. Je dois vérifier ton pansement et surtout, j'aimerais beaucoup savoir ce qui motive tellement tes pas pour parcourir dans tous les sens l'île d'Arcane. »

Il jeta un coup d’œil à Mama et lui fit comprendre qu'il était désolé. Il se gratta l'arrière de la tête et ajouta :

« Enfin, si tu veux bien partager ton histoire avec nous. »



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MessagePosté le: Sam 2 Mar - 14:14 (2013)    Sujet du message: Prélude: Lorsque le phénix renait de ses cendres. Répondre en citant

« A la bonne heure !  »

Avait-elle lancé en tapant dans ses mains lorsque ses enfants se réconcilièrent. Ses oreilles s'étaient repliées alors qu'elle souriait de contentement. Lorsque Bororo se tourna vers elle un peu désolé, elle lui fit un clin d’œil. Le trio se remit donc en route vers leur destination. L'onca les écoutait bavasser en souriant, en intervenant parfois pour les taquiner. Cependant se sachant accompagnée d'une blessée elle n'en demeurait pas moins alerte à la moindre information témoignant d'un danger. Au bout d'une demi-heure de marche à peine, Erine présenta des signes de fatigue à cause de sa blessure. Imaq avait proposé de la porter, mais elle essuya un premier refus. Ce manège dura encore une demi-heure avant que la fille d'Aqua ne s'impatiente et, en ronchonnant contre ces enfants trop têtus, pris Erine dans ses bras avec douceur et fermeté. Lorsque la rouquine se débattit en protestant, la demi déesse lâcha dans une mauvaise fois malicieuse :


« Je suis désolée, mais je ne reçois d'ordre que de Bororo ! »

Et l'ordre de poser Erine à terre vint pas. Erine se fatiguerait moins ainsi qu'à user des muscles pour se maintenir à l'arrière de la selle du guérisseur. Ils avancèrent à vive allure. Le ciel se fit menaçant. Ils eurent tout juste le temps de rejoindre le village indiquer par la chasseuse qu'un violent orage éclata. Imaq les laissa trouver refuge dans une auberge pour la nuit. La demi-déesse, elle, préféra rester à l'extérieur. La chaleur d'un feu, elle n'avait rien contre, mais l'extérieur lui avait tellement manqué que savourer la douceur de la pluie et la beauté des éclairs zigzagants dans le royaume d'Aer lui sembla un devoir.

L'eau omniprésente lui permit en plus de retrouver son ouïe à son degré le plus sensible. Elle s'était assise en tailleur sur un carré d'herbe devant l'auberge, s'assurant d'être visible depuis la chambre de son fils si il avait besoin d'elle. Ses oreilles totalement déployée, leur membrane tendu, Imaq avait fermé sa troisième pair de paupières, lui prêtant des yeux d'un bleu saphir uniforme et opaque. Elle n'avait pas dormi du tout, au contraire, elle s'était laissée aller à la découverte et l'analyse de tout les information environnantes qu'elle pouvait ainsi glaner. La nuit passa sans encombre. La vie du village suivit son cour. Au première lueurs du jour, les ouvriers les plus matinaux arpentaient déjà les ruelles.

Quelque heures plus tard Bororo et Erine sortirent de l'auberge. Ce fut seulement à cet instant qu'Imaq ouvrit les yeux. Elle accueillit ses petits avec un sourire paisible, et ils reprirent la route. Bororo semblait avoir profité de l'occasion pour récupérer quelques vivres, peut être en échange de soins. L'humidité régnant sur la Lande permit à l'onca d'entendre des voyageurs loin devant eux. Ces inconnus semblaient marché et discuter joyeusement. Ils étaient trop loins pour qu'elle saisissent précisément le contenu de leur conversation. Cependant ils allaient dans la même direction que le trio, soit la fameuse capitale : Lüh.

Imaq n'avait pas prévenu ses deux enfants de ses voyageurs, car ils ne présentait qu 'un intérêt moyen. Ils eurent cependant un comportement étrange. Un comportement d'alerte. L'un des deux s'était retourné dans la direction de la fille d'Aqua et des deux humains, comme si il les entendait d'aussi loin également. Le mère compris alors qu'il s'agissait d'un enfant divins accompagnant tout comme elle un mortel. Et il mettait son invocateur à l'abri en le faisant sortir du sentier. Cela semblait à la préparation d'une embuscade. Imaq se tendit. Elle venait à peine de sortir du temple, si ce demi-dieux avait retrouvé plus force qu'elle il pourrait s'en prendre à Bororo et Erine.

« Méfiez-vous mes petits. Il y a deux voyageurs devant nous, un humain et un demi-dieu. Ils semblent nous avoir repérés car ils s'écartent du chemin. Soyers prudent, il va falloir jouer finement pour désamorcer leur embuscade si cela en est une. »

C'est ainsi qu'il arrivèrent au niveau des embusqués. Imaq précédait ses petits, car elle refusait qu'ils soient pris dans la tourmente si combat il y avait. Lorsque l'invocation aquatique se sut à portée d'oreille pour les inconnus et lança à pleine voix dans leur direction.

« Je suis Imaq, fille d'Aqua ! Nous sommes de simples voyageurs ! Nous ne cherchons nullement la querelle ! Vous pouvez sortir sans crainte ! » 


Puis elle dressa l'oreille, inquiète et prête à se défendre à la moindre indications de danger. Sa queue battait nerveusement l'air, comme un chat prêt à bondir, dissimulée sous sa cape, sa fourrure s'était dressée dans son dos. Ses yeux azurés s'étaient glacés sous la tension de la menace, et ses pupilles rétractées en une fine fente noire. Aussi douce et maternelle soit elle, elle n'en était pas moins armée de griffe et de croc pour punir quiconque toucherait à un cheveux de son fils et de sa fille. Et c'était un fait connu de tous, on n'attaque une mère en présence de ses petits.




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