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Le jeu du Prédateur et des souris.
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Eleanör
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MessagePosté le: Mar 6 Nov - 18:52 (2012)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant





Eleanör a écrit:
Chapitre Second
Le jeu du Prédateur et des souris.



La mise à l'épreuve était terminée, faisant de moi l'une des rares femmes pouvant brandir fièrement le titre d'Invocatrice à qui voulait l'entendre. Sortant tout juste de la Cellule du Subalterne, je m'empressai de rejoindre les grandes portes du Temple de l'Air, impatiente de retrouver de quoi me nourrir et d'humidifier ma douloureuse gorge. L'inspiration que je pris au sommet des marches fut aussi longue que profonde, allant jusqu'aux limites de mes poumons. Le Semi-dieu n'était pas le seul à pouvoir se dire à nouveau libre, moi aussi en un sens, je la retrouvai. La sensation découlant de ces retrouvailles rendit un peu de beauté au visage dont je n'aurai jamais pu croire être le miens autrefois. Les épreuves de la divinité avaient laissées des marques sur le corps endolorie que je me devais de traîner désormais, laissant seul le Temps capable de dissimuler les marques. Sans me presser je débutai la longue descente, regrettant de ne pas croiser un prétendant en pleine ascension. J'aurai pu lui porter mon regard hautain remplit d'auto-satisfaction. Peut-être même aurai-je patientée jusqu'à son retour pour déceler son insupportable honte en arrivant à ma hauteur, coupable d'avoir échoué du haut de ses muscles par dizaines là où moi, j'étais ressortie vainqueur.

Contre toute attente, je fis bien une rencontre en retouchant la fine couche de neige. La soirée étant tombée, je n'avais pas aperçus les nombreux cavaliers guettant mon retour. Sortant du second rang, mon père prit place face à moi. La fugue capricieuse n'était pas restée inaperçue aussi longtemps que je l'avais imaginée, mettant bien trop tôt l'escorte royale sur ma piste. Arrivant au Temple, certainement sous les renseignements de mon frère, il vit mon aigle restant auprès de sa proie encore transpercée d'une de mes flèches. Il était ainsi aisé de comprendre que j'étais toujours entre les murs du Sanctuaire. Au vue de sa colère, il semblait évident que mes heures de captivité furent aussi longues pour lui qu'elles me le furent. L'outrage que je venais de faire n'aurait jamais dû être aussi rapidement réprimandé d'après le plan initial, car les conséquences allaient être lourdes. Mais ce qui fut le plus surprenant, fut mon silence à propos de mon nouveau titre. A croire que devant ce visage paternel, je n'éprouvai aucune envie de me distinguer en sa défaveur...

Le retour jusqu'au village s'accomplit d'un silence jumeau à celui de ma mise à l'épreuve. Chaque visage fuyait mon regard, coupant la moindre conversation qui pourrait en découler. Hormis lors des quelques cris animaliers, c'est avec une telle compagnie que je rejoignis la demeure familiale. L'ambiance pesante resta jusqu'à mon couché, unique instant où mon apparence était de nouveau convenable. Le chef de village me rejoignit alors, lançant les derniers mots qui seraient autorisés de prononcer à ce sujet. Et là encore, je feintai l'échec, ce qui n'arrangeait en rien ma situation. Les jours suivants s'accumulèrent, laissant entrevoir l'espoir d'un pardon accordé bien que toujours inexistant. Toute fille emprunt de sagesse aurait acceptée de retrouver la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter, mais hélas, je ne faisais toujours pas partis de celles-ci. Et lorsque l'occasion se présenta à nouveau, je franchis les barrières de bois, et courus dans la pénombre d'une nouvelle nuit.

Vêtue d'une tunique et d'un équipement similaire à ceux que je portai lors de ma rencontre avec le Semi-dieu, je m'aventurai sur les routes. J'allai pouvoir reprendre mon périple où je l'avais laissé, et parcourir les lieux de l'île dont les livres font l'éloge. Une heure, peut-être deux passèrent avant que mon fidèle compagnon ne se mit à dessiner des cercles dans les airs. Je fus heureuse de le voir dénicher un campement dans la pénombre régnant autours, car le froid se faisait de plus en plus bien trop rude pour mes vêtements. En arrivant sur place, je découvris un feu accueillant entouré d'une dizaine d'hommes lourdement équipés. Néanmoins ils me rassurèrent en affirmant être ainsi armé dans le seul but d'abattre un célèbre Diamant. J'acceptai rapidement leur explication lorsqu'ils me proposèrent la chaleur d'une couche. A défaut d'être parvenue à atteindre une taverne, la proposition était correcte. De plus, je me procurai la protection d'hommes sachant à priori se battre convenablement dans l'éventualité d'une attaque nocturne.

Je ne dû pas attendre longtemps avant qu'un verre me soit proposé afin de célébrer cette rencontre que le Destin, à leurs dires, avait mis en place. Le nectar possédait un goût étrange sur la fin, mais n'étant pas une spécialiste des boisons arcaniennes, je laissai très vite de côté la constatation. La suite de la soirée me rappela rapidement ce point, lorsque ma vue se troubla soudainement. Chacun de mes sens semblait inversé, déstabilisant jusqu'à mon équilibre. Un son particulier vint à ce que je pensai mes mains, ne laissant aucun doute sur la situation. Quelqu'un venait de rentrer de force mon faucon dans une cage. La brume couvrant mes yeux augmenta en intensité, jusqu'à ce qu'elle provoqua ma chute. Néanmoins, je pense me souvenir d'un murmure entre deux renversements de caisses servant à délimiter le campement. Ou peut-être n'avais-ce était qu'un mouvement de lèvre sans bruit.

« Kohaku... »


Quoi qu'il en soit, le Semi-dieu ne trouverait qu'un camp habité de huit hommes, cherchant la meilleur manière de déguster le volatile.






Dernière édition par Eleanör le Jeu 28 Fév - 18:21 (2013); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 6 Nov - 18:52 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 7 Nov - 23:44 (2012)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

Alors que le rapace sifflait des cris à percer les tympans pour protester contre son enfermement, une brise froide se leva sur la lande. Le feu du campement vacilla légèrement et les hommes remuèrent les braises pour le raviver. Puis ce fut une véritable bourrasque qui souffla le foyer le réduisant à des braises rougeoyantes. L'un des hommes remarqua qu'un étrange rassemblement de nuages dans le ciel dissimulait la clarté lunaire et alerta ses compagnons. Ces pauvres hères ne s'étaient pas méfiés et c'était à présent le tourbillon d'une tornade qui se formait à l'endroit même où le nom divin fut murmuré par la fille Mahasiah.

Les humains se roulèrent en boule, les objets et couvertures furent souffler par le vent. Des éclairs claquèrent avec force au cœur de la trombe. Suivant le mouvement giratoire, de faibles scintillement coulèrent du ciel jusqu'à la terre. Comme retenu par une force invisible, les éclats de nacre se figèrent à en suspension dans les airs au dessus du camps. Peu a peu les écailles formèrent un long corps à trois mètres de hauteur. Un dernière craquement foudroyant et Kohaku avait prit pleinement forme. Il se posa en douceur à quelques pas des humains apeurés.

« Me voici, Eleanör Mahasiah. » gronda calmement sa voix grave.

Il ouvrit ses yeux de jade. Des yeux qui furent désagréablement surpris de ne trouver leur nouvelle invocatrice nulle part. Aussitôt sa truffe et son ouïe extrêmement sensibles se mirent à l’œuvre. Les nombreux petits bruit des proies effrayées par le phénomène de l'invocation, les odeurs humides de la nuit ajoutés à celles roussies, typique d'un feu de camps. Le dragon ne reconnut pas le battement de coeur caractéristique de l'humaine. Pour l'avoir entendu des heures durant dans sa cellule, il l'identifierait entre mille. La queue du dragon fouetta l'air. Il se tourna vers les humain, un grondement sourd résonna depuis la gueule entre-ouverte du reptile.

« Où est-elle ?! » demanda-t-il d'un ton bas.

Le calme artificiel causé par l'apparition du fils d'Aër, rendait pleinement audible la demande de Kohaku pour l'oreille des humains. Il eut pour réponse la charge de celui qui se désignait ainsi comme le plus abruti de tous au yeux du dragon. Épée en avant il fonça en armure sur le nouveau venu. Celui-ci l'accueilli d'une esquive basique et le saisi dans sa gueule pour le foudroyé (-3). Avant de jeter le corps parcouru de spasme et d'arc électriques aux pieds des humains encore vivants. L'avertissement était on ne peut plus clair. Ses vibrisses ondoyaient de part et d'autres de sa gueule alors que l'esprit de l'air dominaient les mortels guerriers de toute sa hauteur.

« Où -Est-Eleanör ? » Siffla-t-il en articulant fortement comme si il s'adressait à des abrutis finis.

Les humains profitèrent de cette accalmie pour encercler le dragon, cure dents d'acier brandis. Kohaku surpris un regard vers une cage métallique dans laquelle se débattait un oiseau de proie. Se concentrant sur l'animal, il en analysa l'odeur. Et y prêtant attention il portait de très faibles bribes d'odeur d'Eleanör. Voilà la clef qui lui indiquerais le chemin. Ce volatile savait dans quelle direction il l'avait emmenée. Les hommes profitèrent de ce moment d'inattention de la part du dragon pour passer à l'attaque. Enfi, ce qu'il prirent pour de l'inattention, car bien que nez et regard étaient portés sur le tas de plume, les oreilles, elles, guettaient toujours la moindre réaction ennemie.

Sept adversaires. Deux dans son dos. Deux sur chaque flancs. Un en face. Le voilà encerclé. L'assaut général fut ricocha sur l'armure d'écaille du reptile renforcé par un bouclier (-3). Les deux humains dans le dos du dragon eurent le souffle coupé et leur armures enfoncée lorsqu'ils furent très rudement balayés par la queue du reptile, ce dernier regagnait son domaine aérien. Hors d'atteinte des épées agaçantes, il s'envola pour redescendre en piqué saisissant la cage dans sa serre avant gauche et l'un des hommes dans sa gueule.

Une fois à une dizaine de mètres du sol, il lâcha sa proie qui s'écrasa au sol avec un fracas métallique sinistre. Ensuite Kohaku s'occupa d'ouvrir la cage le plus délicatement qu'il put pour en extirper l'animal qui prit aussitôt son envol. L'oiseau de proie décrivit un large cercle le temps de trouver un courant ascendant. Une fois satisfait il fila à tire d'ailes plein Est. La cage fini de se distordre en étant abandonnée à la loi de la gravité. Ces impudents avaient osé attaquer le maître des vents. Le dragon décida, en guise de leçon, de faucher ainsi encore trois vies. La première fut transpercée par l'étau acéré de la puissante mâchoire reptilienne. Les deux dernières furent fauchées par les serres de l'invocation puis achevées dans un lâché à une vingtaine de mètre de hauteur.

Ce fut ainsi satisfait qu'il reprit seulement sa route. Il s'éleva ainsi à plus d'un demi kilomètre d'altitude. Sa vue perçante de parfait fils d'Aer lui permettait de poursuivre aisément le fidèle oiseau jusqu’à leur maîtresse commune. Kohaku rageait intérieurement. Cette situation était trop familière pour l'instant. Combien de fois avait-il été invoqué par Pearla pour finir par s'échiner à la sauver ? Cependant le demi-dieu du vent ne boudait pas son plaisir d'être ainsi libre de massacrer des mortels, mais surtout libre de s'élever, voler tout son saoul. Il était de nouveau de retour dans son royaume céleste. Le faucon se mit à décrire de grand cercle au dessus d'un feu de camps plus loin. Cette fois il devrait les prendre une nouvelle fois par surprise. Sinon il serait moins facile de se défaire de ces vermines.

Lâchant les courants aériens qui le maintenant en vol, le dragon piqua vers le sol. Au dernier moment il freina intensivement. L'élan de Kohaku à l’atterrissage souffla une nouvelle fois le feu de camps. Cela était fait dans un but bien précis supprimer la source de lumière en présence afin de gagner un avantage plus que confortable sur les humains. Ses yeux de jades brillaient fortement dans la nuit. Ses écailles d'un blanc parfait lui donnait une silhouette fantomatique dans le clair de lune. Il se répéta une nouvelle fois. Sa queue balaya le vide afin de marqué son agacement.

« Où est Eleanor Mahasiah ? »



[Mana : 14]
[sort Bouclier : 1/3 tours]



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Dernière édition par Kohaku le Sam 24 Nov - 12:57 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 21 Nov - 16:42 (2012)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

Les effets du nectar commençaient à se dissiper, me laissant progressivement redevenir maître de mes sens. Lorsque tous furent suffisamment nettoyés du venin, je pus progressivement prendre conscience de ma situation. L'odeur se dégageant avec force mêlée au remue si distinct me laissa comprendre que je me trouvai tenu avec force par un cavalier ayant lancé sa monture à vive allure. Une liane maintenait quoi que je puisse faire mes mains liées entre elles, et ma tête continuait de me tourner malgré une vue convenable retrouvée. Une respiration rauque soufflait dans mon cou, laissant la désagréable sensation occasionnée s'installer. Le temps s'écoula rapidement jusqu'à ce que nous finissions par faire une halte aux abords d'un campement semblable au précédent, à la différence que celui-ci abritait bien plus d'hommes. Tout ceci commençait à ressembler à une véritable organisation. Lorsque nous partîmes de nouveau vers l'Est, j'avais suffisamment repris de mes esprits pour prendre conscience de la nécessité à agir, à la place de continuer à jouer la parfaite captive. Hurler ne servirait à rien, personne n'entendrait et le bandeau qu'il m'avait mis me maintenait silencieuse avec trop soin. Ce qu'il me fallait, c'était un stratagème à la fois subtile et discret, efficace et rapide, une technique de princesse, reflétant toute mon intelligence ! Sans plus attendre, je jetai ma tête en arrière, saignant quelques temps de mon kidnappeur. Celui-ci chuta de sa monture, et maintenant ses mains face à moi pour tenir les rênes, il m'emporta avec lui. L'efficacité de mon plan ne fut pas à la hauteur de mes espérances, car en plus d'être à terre, j'avais aggravé considérablement mon mal de crâne. Me relevant comme je le pus sans mes mains, je dû faire face à un adversaire de nouveau sur pied lui-aussi. Sans même attendre le temps de la plus petite hésitation, il me décrocha un coup violent de son point gauche. Ma chute fut aussi rapide que le retour de la brume masquant mon regard. Une goutte, peut-être même trois rougie la blancheur de la neige en se mêlant à celles de mon agresseur. Et les ténèbres revinrent.


Cela faisait une semaine que le campement était installé en plein milieu du Nord des Landes Luxuriantes, sept jours dans le froid de ce lieu à se nourrir de ce qu'ils parvenaient à chasser, et à se chauffer des faibles feu qu'ils réussissaient à allumer lorsque les brindilles ne manquaient pas. De longues nuits à attendre, sans pouvoir lever le camps. Tous les hommes y ayant trouvés refuge ressentir une intense joie lorsqu'un cavalier franchis leur barrage de fortune avec entre ses mains la fameuse prise. A son sujet ils ne savaient pas grand chose, hormis peut-être un rang suffisamment particulier pour leur apporter une véritable fortune. Le cavalier ordonna le replis de tous vers un lieu plus lointain, en se faisant l'escorte d'un paquet ne devant être ouvert sous aucun prétexte et défendu jusqu'à leur mort. Après quoi, il emmena la cible vers l'Est, disparaissant dans la noirceur de la nuit. De leur côté, les hommes commencèrent à ranger le campement après avoir placé le colis dans une calèche escorté de trois cavaliers. Ils n'allaient pas tarder à prendre la route lorsqu'une créature surgit de nul part, affolant les guerriers. Tous brandir leurs armes de peur, observant les yeux de jades luisant. L'aspect de l'assaillant garder en respect ses adversaires, et deux d'entre eux prirent la fuite lorsqu'elle posa une question, comprenant qu'il s'agissait d'un Subalterne.


Un autre ordonna aussitôt à la calèche de prendre la route vers le Sud au triple galop, pendant que ceux restant, soit une dizaine, tenterait de le retenir. Néanmoins, ils n'allaient pas commettre la même stupidité que leurs camarades. Ils faillaient juste retenir le Semi-dieu suffisamment longtemps pour permettre aux cavaliers de gagner en distance. Rangeant son arme, le meneur s'avança vers les yeux et pris la parole.


« Je suis Hector, de qui parlez-vous, ô être divin ? »


Kohaku avait maintenant à choisir. Entrer dans la conversation, poursuivre vers l'Est, ou prendre la route du Sud pour rejoindre un tissu imbibé avec insistance de l'odeur de la fille Mahasiah. Quoi qu'il eut à choisir, le faucon de la jeune aventurière tournoyait autours du campement, agacé de ne savoir quelle piste suivre.




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Kohaku
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 12:56 (2012)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

L'air. Il peut contenir un nombre infini d'information, il maintient en suspension la moindre particule assez légère. Ainsi naissent les odeurs, parfums et effluves qui caractérise chaque chose réelle sur terre. Plus les particules sont nombreuses, plus elles sont détectable pour les flairs fins des êtres vivants. Les odeurs sont un fantastiques moyen de communication pour beaucoup de créatures, dans le cas des humains c'était surtout une choses qui les trahissaient plus qu'autre chose. Le mortel qui tentait de gagner du temps avait un odorat si médiocre qu'il ne se rendait pas compte qu'il empestait mensonge et couardise au nez du fils d'Aër qui lui faisait face.

« Cesse tes balivernes, mortel. Je n'ai que faire de ta couardise. »

Le flair, il n'y en avait pas de plus sensibles et précis que celui d'un fils d'Aër. Devant l'échec du rapace domestiqué, Kohaku ne s'en remit qu'à lui même. Il gronda car les informations qu'il décelaient n'était pas pour lui plaire. On le confondait avec un vulgaire chien de chasse ! L'odeur de son invocatrice était mêlée à présent de celle d'un autre individu et de celle d'un monture. Les odeurs étaient comme des petits fantômes rémanents dans le camps. Kohaku parvint à reconstituer grossièrement les événements. On avait cru pouvoir le tromper avec quelques gouttes de sang, odeur puissante mais tellement tenue en comparaison de l'odeur pure de la fille Mahasiah. Le dragon gronda sourdement. Ce même grondement qui avait fait trembler les murs de sa cellule. Le tonnerre qui roule au loin, menaçant, en approche pour faire s’abattre son ire.

« Inutile volatile que tu fais. » Lança-t-il à l'adresse de l'oiseau de proie encore en train de tournoyer dans le ciel.

La dévotion de ce tas de plume était archétypale, au point de tirer un être diurne dans une poursuite nocturne. Le dragon était plus qu'à son aise, sachant les maigres espoirs de ces mortels à lui causer la moindre égratignure totalement vains. Sans prévenir il bondit sur les humains affin de prendre son envol. Il en bouscula et peut être même en blessa quelques uns. Mais qu'importe il avait une invocatrice à retrouver et une vie insolente à arracher. On n'insultait pas de la sorte un fils d'Aër. Il fila comme le vent, remontant la piste d'Eleanor. L'animal qui les transportait était à bout de souffle, la sueur et son haleine âcre s'enroulaient autour des traces olfactives de l'invocatrice et du kidnappeur. Grâce à sa vue perçante combinée à son ouïe divine, le dragon les retrouva bien assez tôt. Au loin se dessinait la silhouette d'un navire, probablement prêt à prendre le large.

Ne comptant pas sur l'effet de surprise, une masse blanche luisant au clair de lune n'était pas des plus discrets, il dépassa le fuyard et fit demi tour avant de piquer purement et simplement sur le cavalier. Il rugit pour affoler l'animal au galop, qui se cabra lorsqu'il vit le dragon lui foncer dessus. Volant à présent un mètre du sol, il s’aperçut, en se rapprochant, que l'humaine était traînée par l'animal. Cette image le ferait rire plus tard, en cet instant il devait occire sa proie. Le cheval sur ses membres arrières laissa l'instant précis qu'attendait Kohaku. De la gueule béante de l'invocation de vent surgit la tempête (-5), le sort de vent souffla monture et humains dans les airs. Un dernier effort pour prolonger la vitesse que lui conférait l'élan de son attaque en piqué et il se saisit de son invocatrice dans le creux de ses serres avant. Avec un peu de chance le cavalier serait écraser par son esclave mangeur d'herbe.

Peu importe. Reprenant de l'altitude, il devait à présent s'éloigner pour ramener Eleanor sur le sol et constater les éventuels dégâts loin de tout nouveau danger. Sur une plaine dégagée, il s'était posé et avait déposé son humaine sur le sol. Comme il l'avait fait autre fois pour Pearla, il décrivait un cercle protecteur autour de l'invocatrice avec son long corps serpentin. Les sens en alerte pour anticiper tout nouveau adversaire, il attendait une quelconque réaction de la part de la mortelle. Ses iris de jade, devenus luminescents dans les ténèbres nocturnes, dardaient sur la fille Mahasiah un regard sévère.

« Inconsciente et naïve bipède. »

[Mana : 9]
[sort Bouclier : 2/3 tours]



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MessagePosté le: Jeu 27 Déc - 14:38 (2012)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

L’obscurité. Pas même lors des plus sombres nuits elle ne se fit autant présente. Mes mésaventures commençaient à se faire nombreuses et pourtant, il n’y avait qu’une insignifiante distance qui me séparait de mon point de départ, si nous prenions pour échelle ce monde dont je veux tant me faire l’exploratrice. Je le rappel néanmoins en être sortit une nouvelle fois. Mon crâne me hurlait sa douleur, réclamant au plus vite de ces herbes qui savent si bien garantir le repos. Mais évidement, elles ne faisaient pas parties de mon paquetage. En réalité, rien n’en faisait partie. Mes yeux s’entre-ouvrant, j’eu un sursaut à la vue des contours du Dragon des Vents, l’imaginant une créature des Landes Nordiques s’apprêtant à caler une faim par l’intermédiaire de mon tendre corps. Mais par chance, si pour la première fois sa présence pouvait en être, il s’agissait bien du Semi-dieu ayant grâce à moi pu sortir de sa Cellule. Ainsi le murmure le plus muet était suffisant pour être colporté par Aër jusqu’au Dragon. Un atout des plus précieux, et des plus dérangeant pour lui, car il ne donnait aucune limite pour mes caprices.

Mais pour l’instant il en était à l’abri, pouvant fièrement arborer le blason du sauveur. Consciente qu’il s’agissait là de mon Serviteur, je perdais en crainte lorsque je posai mon regard sur le sien, toujours aux couleurs de jade mais cette fois devenu luminescent. Je ne sais toujours pas pourquoi, mais cette couleur attisait à la fois ma curiosité et ma fascination. Bien sûr je me gardai d’en tenir informé la Divinité, qui trouverait là un moyen quelconque de me causer du désagrément. Silencieuse depuis mon réveil si l’on puisse dire, je me mis avec une certaine difficulté assise, tenant d’une main mon visage comme si je craignais sa chute. Ainsi assise, je remarquai que mon Compagnon me servait de véritable rempart de tous côtés. Une position qui ne manquait pas de me plaire et de me laisser prétendre, de manière hypothétique, que Kohaku pourrait bien voir naître en lui un sentiment à mon égard, autre que celui de tout simple Serviteur. Amusée et heureuse de le savoir à mes côtés en cette nuit, j’allais faire taire mes mauvaises paroles pour des douces. Du moins, c’est ce que j’aurai fais si les siennes ne furent pas si… Kohakunienne.

Ce qui restait agaçant dans ceci, était leur véracité. L’Inconscience avait été dans l’acceptation de boire avec ces hommes, empestant en y repensant l’alcool et l’accumulation de nuits de traques. Ma naïveté était quant à elle avant toute chose lors de mon semblant de combat, qui n’eut comme effet qu’un mal de crâne plus fort. En repensant à la scène, je passai délicatement ma main entre mes fins cheveux avant de la ressortir, une extrémité de mon gant rougis. Du sang. Mon sang ! La quantité restait insignifiante mais trop à mon goût. Et ce coup qui me fut porté au visage ? Il finirait par se manifester, déformant mon si angélique visage. Pour un Fils de Dieu, il avait été bien long à me rejoindre. Prenant certainement son temps, et me laissant endurer l’humiliation plus que nécessaire. Décidément, j’avais bien fait de ne pas m’égarer totalement dans la vision que j’avais à lui porter. Marquant sur mon visage toute cette colère, je risquai un nouvel affrontement. Mais cette fois-ci, nous jouions sur mes terres, et j’étais le Maître de ce jeu.

« Ma naïveté a été de vous croire Dragon des Vents, lorsque vous aviez la prétention de vous élever au-dessus de vos semblables. Le temps fut long entre mon appel et votre arrivée, et voyait maintenant mon état.
»




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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 17:48 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

L'invocatrice revenait à elle. Les rouages de son cerveau reprenaient leur fonctions petit à petit. Le dragon blanc, vit différentes émotions traversé ce petit corps fragile. Frayeur amusante, dépit puis colère agaçante. Dès qu'il en sentit l'odeur, puis vit l'ire se peindre sur le visage de l'humaine. Les cercles de jade luisant roulèrent dans leur orbites. Allons bons qu'est ce qui n'allait pas être au goût de la princesse des inconscients en cette heure. Il laissa couler un long soupir.

« Ta Naïveté a été de me prendre pour ce que je ne suis pas. Je suis un demi dieux, un maître des vents, le descendant direct d'Aër... Mais, en aucun cas omniscient ou omnipotent. Même les Quatre Grands ne le sont pas. Alors soit réaliste dans tes caprices. Sinon tu seras éternellement déçue par tes chimères. »

Agacé ? Oui, il l'était. Cette petite allait être un fardeau piaillant. Pour la faire mijoter quelque peu, il tendit l'oreille et détourna sa tête de l'humaine pour flairer l'air. Le compagnon à plume de la demoiselle les aurait bientôt rejoints. La cruauté prit place sur la gueule du dragon. Un sourire narquois étira ses babines.

« J'ai eu la prétention de te croire lorsque tu te disais de haute lignée et ainsi d'escompter sur une certaine solidité de ta part. Mais, comme tu le clames, tu as à la fragilité d'une larve. J'ai bien fait de prendre le temps de réduire à néant toute possibilité de représailles par tes ravisseurs. »

Les mots « réduire à néant » avaient été sans équivoque. L'animosité placée dans ces paroles ne laissaient aucun doute au sort qu'il avait réservé à ces pauvres tas de chaires flasques. Il gronda d'un rire goguenard, lorsque le rapace s'annonça d'un cri perçant au dessus de leur tête. Le dragon fixa son attention sur l'oiseau avec envie.

« Par contre il est vrai que j'ai perdu du temps, j'aurais du laisser ce tas de plumes à son destin de rôtit braisé. Vu que tu ne t'en souci pas une seconde, je le laisserais agoniser à la prochaine fois. »

Puis il reposa son attention sur son invocatrice pour voir l'effet de ces paroles sur elle. Il se coucha, faisant de son long cou un deuxième étage de rempart de nacre afin de poser sa tête à la hauteur d'Eleanor. Il était peu à peu gagné par la lassitude. Il aurait pu se montrer agressif et violent, mais il avait eut son saoul de proie humaine pour le moment. De plus à présent qu'il savait que d'un mot d'Eleanor et la muselière d'Aër se manifesterait. Aucun intérêt. Surtout qu'à présent que le pacte le liait à elle, il allait de son honneur de fils divin de ne pas faillir à cette nouvelle tâche. Il avait déjà échoué pour Pearla, il ferait tout pour ne pas renouveler cette défaite. Il bailla à s'en décrocher la mâchoire. Ses crocs luisirent sous le clair de lune. L'adrénaline passant un petit coup de barre s'installait.

« Enfin... ta promptitude à dépenser ton énergie pour geindre avant toute réflexion ou tentative pour tenir sur tes jambes montre que ton état n'est pas si grave que cela. J'ai connu une bipède qui étaient mortellement blessée et qui murmurait à peine ... »

S'attendant à de nouveaux éclats de la voix capricieuse de la petite noble, il ferma ses paupières et soupira. Avec un peu de chance ce comportement invitera la mortelle au repos avant de reprendre route au lever du jour. Il s'étira le coup et se délia les pattes.

« Que compte tu faire à présent ? »


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[sort Bouclier : 3/3 tours]



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MessagePosté le: Lun 4 Fév - 22:53 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

Mon corps s’allongea à nouveau sur le manteau neigeux des Landes Nordiques, étreint par le corps onduleux et protecteur du Demi-dieu. Ne prétend aucune attention à sa première tirade, je laissai mon esprit se remettre des précédentes mésaventures, cherchant le recul nécessaire dans la voute céleste. Ces astres si proches et lointains à la fois étaient toujours parvenus à me faire oublier les périples d’une existence si futile. Après tout, je n’étais qu’une poussière dans un océan si vaste qu’il repoussait les limites de la plus fleurissante des imaginations. Un triste rappel de la réalité qui fit parcourir le long de mon corps un de ces frissons, si froid et plaisant à la fois. D’autres suivirent, mais tous plus désagréable que le précédent. La froideur du lieu commençait à revenir agresser ma si douce peau, et aucun village apte à me recevoir n’était dans les parages si je me fiais à ma mémoire. J’allais pourtant devoir trouver un refuge, ou le ciel étoilé allait être mon seul toit en ces terres.

Les paroles de la divinité furent aussi acérée que ses dents. Mais je restais tout de même silencieuse, me retenant pour ne pas répondre à l’invitation de mon Serviteur qui semblait réclamer avec envie une nouvelle joute verbale entre nous. Même lorsqu’il me fit part avec délicatesse de sa future absence totale de compassion pour Elemiah, je ne dis aucun mot et me contentais de disposer sur l’hématome naissant la neige contenue sur mon gant. Heureuse de le retrouver, je rabattais avec douceur et lenteur la touffe grisâtre du sommet de son crâne. Depuis de nombreuses années il veillait autant sur moi sans jamais montrer le moindre signe de lassitude. Il restait un compagnon irréprochable, là où un Descendant faillit par des complaintes aussi agaçantes que futiles. Etais-ce peut être cette étrange réalité qui poussait le Semi-dieu à refouler toute envie de protéger cette véritable concurrence. Amusée d’un tel tableau, je laissai s’échapper un audacieux sourire en coins tandis que Kohaku continuait de chercher la brèche au calme que je lui adressais.

Perdu dans des pensées qui n’avaient de réelles formes, je ne vis pas le monologue de la divinité prendre fin. Intriguée du silence que seul le vent brisait à l’occasion, je découvris un Reptile de jade assoupis. Jamais il ne fut si plaisant à regarder. Son corps étreignant toujours le miens se terminait par une gueule à la limite de l’inoffensive, où nos regards auraient pus se croiser s’il se donnait la peine d’ouvrir ses yeux. Dans un profond soupir, il feint de l’intérêt à mes futurs projets. Et si je savais ma réponse bien ennuyeuse pour mon interlocuteur, je prenais tout de même le temps d’y réfléchir. La question se posait bien, qu’allais-je faire maintenant ? Je connaissais la fin de mon parcours, mais l’itinéraire était devenu un véritable mystère. Continuer à descendre les Landes Luxuriantes m’obligerait à retrouver sur ma route les malfrats de tantôt, probable mercenaire à la recherche d’une rançon. Les remonter, me conduirait au village et à la fureur d’un père inquiet face à l’insolence et l’entêtement d’une fille capricieuse. Aucunes des issues à ma disposition ne me permettait d’éviter de sérieux ennuis. Soupirant, je délaissai deux mots si dérisoires mais tellement pathétiques mis ensembles…

« Aucune idée. »


Et tandis que je désespérai de trouver une solution, il me sembla avoir entendu la divinité évoquer un bipède agonisant. Ainsi il avait déjà observé une de mes semblables lutter pour s’enrichir de quelques bouchées d’airs supplémentaires, du haut de son grand sourire au sadisme inégalé en ce monde. Allait-il avoir le même comportement envers moi ? Ce ne serait pas surprenant, après tout, j’entendais encore ses rires ricocher sur les murs tandis que je périssais tant physiquement que psychologiquement. Sortant de nulle part à l’image de la précédente pensée, une nouvelle surgit. Pourquoi était-il assoupi ? Pourquoi sommeillait-il une fois dehors alors que durant des siècles il avait profité d’un repos contraint ? Pourquoi ne regardait-il pas les cieux, recherchant l’évasion, la découverte de ce monde ? Pourquoi semblait-il si loin du besoin de l’explorer, alors que moi j’en dépendais ? Pourquoi ce monde si nouveau, le lassait-il autant ?
Pourquoi m’avoir parlé de cette bipède, de cette humaine reliée à son passé ? A sa vie de jadis ?

« Qui étais-ce ? »


Mon regard ne cherchait pas le sien, il était plutôt retourné sur Elemiah, que je continuai de caresser avec tendresse.




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MessagePosté le: Ven 8 Fév - 10:31 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

Elle ne l'avait écouté que d' une oreille distraite. Cette femelle semblait habituée à n'en faire qu'à sa tête pour ensuite se faire sermonner. Bien que cela représenta une perte de salive en soit, il en apprit tout de même un peu plus sur le caractère de la fille Mahasia. Une tête brûlée qui fonce et n'apprend qu'à ses dépends lorsqu'elle heurte un mur de brique sans tenir compte des avertissement qu'on pourrait lui donner. Le dragon s'en félicita de ne pas s'être retenu contre les humains, à présent cadavres, les quelques survivant auront tôt fait de répandre rumeurs et réputation féroce. Ce qui pourrait constituer un bouclier d'intimidations pour de prochaines escarmouches.

Surtout qu'à présent, la mortelle ressemblait à une âme errante. Parcourant son monde sans but, à part peut être celui de l'aventure. Était-elle de ces mortels en mal d'aventure ? Incapable de se contenter de ce que la vie leur a obtenu ? Fille de noble, elle avait du être surprotégée part son entourage d'avantage encore si elle était une héritière. Ainsi elle n'était qu'une rêveuse en pleine révolte contre son autorité familiale... Une courte question fut posée au dragon de nacre. Qui était la personne dont il avait parlé. Bonne question, il n'avait pas eu le temps ni l'envie de connaître Pearla. Elle avait été trop faible, trop fragile pour cette île hostile, prison des Dieux. Il n'en laissa rien paraître, mais cette mortelle avait été source d'un espoir trop vite déçu.

« Une jeune mortelle qui a réussi l'épreuve et est morte quelques mois plus tard. Une perte de temps. »

Autant dire l'espace un battement de cils pour un demi dieux. Le dragon de nacre demeura immobile. Seul sa gueule s'était ouverte pour émettre la réponse. Ses écailles frissonnaient par moment sous le chatouille de la brise nocturne. Ses oreilles étaient parfois attirées par un son lointain, les sons de la vie sauvage nocturne le ramenait dans le premier monde. Ses moustaches étaient posées sur le sol contre lui. A présent que l'invocatrice avait reprit toutes ses facultés, il avait élargit son cercle protecteur, au point que son corps ne formaient plus qu'un large arc de cercle ayant couché l'herbe sur son passage. Il respirait lentement, calmement. Après tout il ne craignait rien n'y personne sur ses terres. Son apparent état de repos ne l'empêchait pas de maintenir ses sens en alerte. Kohaku était incapable de dormir profondément, sa nature de prédateur l'autorisait au mieux à un demi sommeil.

« Réfléchis à ton but, la Lande ne sera pas éternellement sûre. »



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MessagePosté le: Sam 16 Fév - 15:53 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

L’indifférence que brandissait Kohaku au sujet de la bipède qui eut ma place quelque temps plus tôt me glaça le sang. Au cœur de toutes les histoires, le lien entre les Invocations et les Invocateurs appelait à un insatiable manque lors d’une funeste séparation, une héroïque quête de vengeance par delà toutes les plaines et montagnes, une traque l’emmenant à la limite du monde connu, le confrontant à la faune de chaque écosystème. Une éternelle vie soumise à la solitude pour n’avoir comme but que d’apaiser l’esprit troublé de son défunt Libérateur. Tel était le lien unissant l’humain à la divinité, telle était ma vision de ces improbables duos. Et face à moi, je découvrais un Dragon des vents prit d’une totale indifférence au sujet de celle qui le libéra probablement pour la première fois, un désintéressement sans équivalant quant à l’appel du sang. Allait-il fuir la réparation de ma mort si je venais à périr au combat ? Quoi qu’il puisse en être, j’en savais un peu plus sur ce Compagnon. Et mieux valait m’abstenir de me retrouver dans des situations requérants son soutient. Après tout, il n’avait pas réussit à la garder en vie…

Toujours assoupi, le Fils d’Aër me rappela à la réflexion. Il s’agissait après tout d’une obligation désormais. Maintenant loin du village, je devais constamment penser à l’après, à toutes ces éventualités pouvant surgir du prochain détour, de la prochaine dune, de la prochaine rencontre. Recherchant la chaleur de mon manteau, je prenais donc quelques instants. Lüh était toujours mon but, mais les routes menant à elle ne m’assuraient aucunes sûretés. Et au vue des précédentes heures, je ne désirai plus prendre le moindre risque, consciente que ma faiblesse du corps-à-corps pouvait m’être fatale. Néanmoins il n’y avait aucun itinéraire possible m’empêchant de redescendre ces Landes dont Kohaku m’était en doute la sûreté. Ou peut être… Si la terre se faisait trop dangereuse, il restait la mer. D’après ce qu’il m’avait semblait voir, mes assaillants espérer me faire quitter les environs à l’aide d’un de leur navire.

Si je parvenais à me hisser à l’intérieur et à faire en sorte que les vents le rabatte jusqu’aux sables de la Plage Lilyn, alors je gagnerai en temps et éviterais de nombreuses mésaventures. Mais ce serait aussi jouer l’agneau blessé dans la dernière de la meute affamée. Je pouvais aussi faire en sorte d’être seule à bord, obligeant le Semi-dieu à jouer les Capitaines. Mais au vue de sa lassitude pour l’humaine que j’étais et l’indifférence de la mort de son ancienne Libératrice, je préférai ne pas avoir à dépendre de son humeur. Surtout lorsque je la savais si changeante envers moi. Tout ceci ne me laissant plus qu’une issue, je me levai pour en faire part à la divinité.

« Il me faut rejoindre les Grandes Portes, mais avant cela, un refuge avant le midi. »


La neige appliquée parvint à masquer l’hématome, rendant sa douceur à mon visage. Observant l’horizon, je peinai à voir les flammes s’échappant du campement où je dû me résoudre à me laisser kidnapper par Kohaku. Nous étions à l’abris ici, la distance mais aussi la hauteur du mont où nous nous trouvions garantissais notre sécurité. Si nous avions eut des poursuivants, cela aurait été sans mal que Kohaku les aurait remarqué. Je m’apprêtai à prendre la route, lorsqu’Elemiah m’avertit de ses cris et son regard interrogateur que mes armes me manquaient. En y repensant, il était vrai que ces abjectes mercenaires m’avaient détroussée de mes armes à l’exception de la dague. Et apparemment, le Serpent des vents n’avait pas jugé bon de les ramener avec moi.

« Quoi qu'auparavant, il va me falloir récupérer mon équipement que vous leur avait gracieusement laissé. »




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MessagePosté le: Mar 19 Fév - 23:43 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

L'humaine s'était levée et le dragon l'avait aussitôt imitée. Il s'éleva même dans les airs, sentant venir un nouvel ordre dans l'attitude soudainement déterminée de la mortelle. Et ce fut un nouveau reproche. Que Kohaku se fit un malin plaisir d’interpréter comme un ordre indirect. Elle voulait son équipement ? Soit alors il allait la ramener au premier campement. Là où elle avait été faite prisonnière et où devait s'y trouver encore son « équipement ». Le dragon fondit preste sur son invocatrice et la saisit entre ses deux serres. Une poigne assez ferme pour la maintenir en place mais assez souple pour le pas attaquer le cuir des vêtements de la demoiselle. Encore une chance qu'elle porte un cuir de très bon facture et non des tressage de feuille que comme la jeune Perle.

« Alors allons chercher cet ''équipement '' si cher à tes caprices. »

Ainsi dans un grondement de contentement, le fils d'Aer bandit ses muscles pour prendre de la hauteur malgré un vent contraire. Kohaku vola à basse altitude suffisamment haut pour se déplacer à vive allure à moindre effort, mais suffisamment bas pour Eleanör puisse voir ce qu'il se passait au sol. Ils survolèrent ainsi le second camps de ravisseurs, qui furent prit de panique lorsque le dragon blancs les dépassa. Il n'y eu pas de juron de lancé à leur intention, mais le dragon blanc vit parfaitement l'amertume dans leur yeux. L'invocation les rappela à l'ordre d'un gronde suffisamment puissant pour être entendu d'eux et continua son chemin vers le lieux où il avait été invoqué.


Ou ce qu'il en restait. En effet le camps en lui même présentait peu de dégâts Mis à part une tente défoncée dans laquelle gisait les corps des deux humains fauchés par la queue reptilienne. La puissance du coup avant enfoncé armure et cage thoracique. Les côtes cassées avait fait des dégâts internes qui faute de soins s'étaient avérés létaux. La cendre fumait encore légèrement. Les corps du foudroyé semblait simplement endormi si il n'avait les yeux révulsés. Quand au quatre dernier hommes fracassés, leur chute vertigineuse permettait des poses originales avec parfois des articulations pliées dans des angles atypiques. Le dragon atterrît sur ses pattes arrière afin de déposer en douceur la fille Mahasiah à l'entrée du camps.

Un battement de cœur faible et un gargouillis visqueux attirèrent l'attention de Kohaku. Il s'approcha de la tente défoncée pour constaté que l'un des hommes fauché un peu plus tôt agonisait encore. Celui était en train de s'étouffer avec son propre sang qu'il tentait vainement de chassé de ses poumons perforés. Le dragon de l'Est s'avança et prit un malin plaisir à voir le mourant s'agiter avec un mélange de haine de terreur. Peut être tentait-il de lui signifier quelque malédiction mais aucun son de sortir distinctement de la gorge du pauvre ère. Cependant le fils d'Aer arbora un sourire goguenard lorsque Eleanor arriva à sa hauteur.

« Je te l'ai dit . J'ai réduit à néant tout possibilité de représailles par tes ravisseurs. »

Cette phrase pouvait sonner comme une promesse, mais elle était surtout grave de sens. Kohaku ne tolérerait pas qu'on lui manque de respect, qui tenterait de le faire échouer dans la mission que son père lui avait confié se verrait puni de mort. Il en allait de son honneur.Ces mortels avaient semé le vent, ils avaient récolté la tempête d'un ancien esprit du typhon .


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Dernière édition par Kohaku le Dim 3 Mar - 23:42 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 15:06 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

Quittant terre, je survolais les neiges du Nord. Bien qu’elles ne fussent pas bien loin de moi, je ne pouvais retenir mon inquiétude d’agripper avec frénésie l’énorme patte griffue du Prédateur. Les jambes luttant sans répits avec le vide, j’assistai impuissante à la prise d’altitude toujours plus grande du Semi-dieu. Lorsqu’il daigna stopper sa progression, les empruntes de la faune sur le manteau blanc des Landes Nordiques pouvaient encore être perçues, et mon cœur ne supportait plus le moindre regard vers ces dernières. Prenant de face de probables vents avertisseurs, je peinai à respirer tandis que celui qui se nommait désormais mon Invocation perdurait dans sa tâche qui m’était encore peu compréhensible. Remontant notre mésaventure, il nous fîmes retrouver d’anciens compagnons qu’il rappela à la crainte d’un grognement qui me surprit moi-même. Etonnée d’y voir cependant des survivants après que Kohaku m’avait garantit leur mort de son si singulier sourire, je continuai d’être transportée à sa guise, jusqu’à ce que je puisse de nouveau me déplacer de ma propre envie.

A peine touchée sol je fus contrainte de me pencher, fermant au plus vite la bouche pour ne pas y laisser filer la pompe humaine comme l’appellerais certainement le Dragon des vents. Quoi qu’il en soit, utiliser la divinité comme monture n’était pas la meilleure des manières pour me déplacer avec confort. J’eu l’envie de lui hurler cette colère que je n’avais encore jamais ressentis. De l’informer que pour avoir fait de moi une vulgaire proie afin de m’amener dans ce lieu de toute évidence abandonné, je ferai de lui un tout aussi vulgaire serviteur. Riant de ses va-et-vient que je l’obligerai à faire, de son instinct de prédateur réduit à la traque de souries et autres rongeurs sans intérêts, n’ayant le droit de nouer de nouveaux lien avec son royaume que dans le but de me procurer le fruit de l’arbre le moins haut. Pourtant, il n’y eut que du silence. Mon estomac n’était pas prêt à sortir une telle fureur, pas dans mon état après ce vol forcé. Je comprenais maintenant pourquoi l’Homme n’avait pas d’ailes.

Rejoignant comme je le pus mon Serviteur, je le vis déformer son visage d’un sourire moqueur. Prolongeant son regard, j’assistai pourtant à un spectacle des moins enchanteurs. M’avançant pour voir sur quoi mener la jambe dépassant, je tombais face au spectacle si plaisant au Subalterne. Gisant au milieu du tissu de la tente effondrée, un mourant tenait compagnie à un mort. L’amure qu’ils portaient étaient des plus solides qu’il m’était donné de voir, et pourtant, elles étaient recroquevillées sur elles-mêmes, se mêlant aux os de leurs porteurs. Fier d’être celui qui causa leur mort, Kohaku se ventait à moi. Même si je lui dissimulais, je me savais impressionnée de la force brute dont il était capable de libérer. Néanmoins, son sadisme qu’il me révélait à chaque parole et geste m’obligeait à prendre mes distances. C’est ce que je fis, le laissant seul spectateur de son œuvre. Et, comme si la vue ne venait que seulement de m’être donnée, je vis.

Je me tenais dans ce campement où j’eu la sottise de croire en la bienveillance de quelques chasseurs disant chercher le repos avant leur chasse. Mais surtout, je me retrouvais en plein champs de bataille, au cœur même d’un cimetière. Qu’importe où je jetai mon regard, une vision d’horreur se jetais à moi. Des cendres fumantes, des corps broyés, des visages ensanglantés, des cadavres baignant dans leur propre sang et des membres rendant ridicule la logique. Mes yeux ne pouvaient soutenir de telles visions. Peut-être les dira t-il trop jeunes, trop pures ou innocents, mais je n’en n’avais que faire. Mettant une main devant bouche et nez, je rejoignis avec hâte un recoin que même le Fils d’ Aër ne pouvait voir. Là-bas, je laissai sortir toute cette horreur. Chaque image appelait un nouveau rejet, aussi bien que je crû devoir finir par cracher chacun de mes organes.

Lorsque je pus à nouveau respirer sans éprouver cette répugnante envie, j’essuyai au mieux le contour de mes lèvres à l’aide du tissu recouvrant la tente à mes côtés. Un nouveau moment passa avant que je puisse retourner vers le centre du campement. Là-bas, je dérobais une pomme errante qui fut des plus appréciées. Je ne pus porter le moindre regard au reptile de jade, à cet être qui avait mis à mort si froidement tant de mes semblables et qui s’en amusait désormais. Ce qui rendit plus grande ma joie lorsqu’Elemiah tournoya autours de mon équipement retrouvé. Avec hâte je m’avançai à lui, heureuse de récupérer ces armes si précieuses. Le carquois contenais encore toutes ses flèches, la corde de l’arc était toujours tendue au mieux et son bois n’avait subit aucun dégât. Prenant la route de l’Est, Elemiah sur mon épaule et le regard fuyant toujours Kohaku, je lui jetai tout de même quelques mots, et ce, même si le ton employé était dénué de toute émotion particulière.

« Brûle les corps. »


Avais-je fais le bon choix en libérant un tel être...




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MessagePosté le: Lun 4 Mar - 10:13 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

La jeune mortelle s'était éloignée aussitôt que ses petits yeux avaient envoyé le tableau macabre, qui se tenait dans ce camps, à son cerveau. Le dragon connaissait cette curieuse réaction qui agitait le corps des humains lorsqu'un spectacle les revoyaient à leur propre mort. Reste d'un mécanisme de proie, ils se vidaient le corps par la vessie ou l'estomac pour être plus légers et rapides à la fuite. Cependant Kohaku était incapable de les comprendre, lui qui était immortel et unique représentant de son espèce. Il sentait la colère et le dégoût qui traversaient la fille Mahasiah sans en comprendre la teneur. Avait-il le même comportement lorsqu'elle tuait une proie, elle qui était une archère ?

Un bon chasseur assurait toujours une mort rapide à ses proies. Les seuls humains, ici, à avoir soufferts furent ceux qui eurent la prétention de croire qu'on pouvait prendre à revers un enfant divin aussi grossièrement. L'esprit des vents n'avait pas bougé, il suivait simplement du regard les allées et venues de son invocatrice, à l'estomac à présent rempli de vide. Il se demandait, en haussant un sourcil, si elle allait avoir l'idée saugrenue de lui en vouloir pour l'avoir vengée... Puis un nouvel ordre vint. Les humains étaient de ces créatures qui refusait la mort au point de cacher celle des leurs au reste du monde. Il ne fallait pas que le corps de l'un d'entre eux puisse servir de repas à un animal affamé ce qui était pourtant dans l'ordre des choses...

Kohaku renâcla. Il entassa les corps non loin du feu de camps dont il ne restait que des braises. En les prenant quatre à quatre ce fut fait en un instant. À ce monticule il ajouta les toiles de tente et autres matériaux inflammables qui permettraient la combustion de ces tas de chairs plein d'eau. Il venait de lancer une couverture dans le tas, qu'un son surprenant l'avertît d'un ennemi en approche. Le maître du vent savait qu'aucun camps humains se trouvait dans les parages, alors qu'était ce crépitement de feu en mouvance ? Pas de bruit de pas ou de sabot, et le bruit était bien trop fort pour venir d'une simple torche. Une lueur dans la nuit était en approche, tel un phare mouvant.

« Eleanör, soit sur tes gardes. » Gronda sa voix grave que le silence nocturne rendait plus sonore.

Il avait déjà croisé de ces insupportables créatures. Des élémentaires de feu, une vraie plaie attirée par l'essence d'Aer. Ils se déplaçaient plutôt en groupe et leur territoire était habituellement le volcan au sud de la Lande. Le dragon à la crinière de jade fit crépiter des arc électrique le long de ses moustaches ondulantes, cet enquiquineur solitaire allait recevoir un accueil divin.


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MessagePosté le: Lun 4 Mar - 13:23 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

Le nord des landes est loin d'être leur terrain de chasse habituel, encore moins la chasse en solitaire et pourtant c'est loin au nord qu'il se trouvait. L'élémentaire avait traqué sa proie précédente sur de longues distances, mais l'étrange animal volant n'avait jamais reposé patte au sol et avait fini par le semer. L'un des inconvénients de traquer les adeptes de la magie de l'air, c'est qu'ils savent tous volés ! Du coup quand le groupe n'arrive pas à les vaincre assez vite, ils fuient.

S'étant retrouvé tout seul, et il faut bien l'admettre s'étant aussi égaré ; il avait décidé d'explorer ce nouveau terrain de chasse et avait continué sa route jusqu'au nord. Cela faisait plusieurs jours qu'il était dans la zone quand il l'avait senti ! Un puissant sort de vent avait été lancé, par quoi, aucune idée, mais il avait aussitôt accouru dans la direction traversant les plaines avec toute la vitesse qu'il pouvait. Il n'était pas très rapide, et le sort avait été lancé loin du coup il lui fallu pas mal de temps pour se rendre sur les lieux. Il avait même craint que le responsable ne soit plus là, mais il y était ! Et il était gros...

Qu'à cela ne tienne, de toute façon l'élémentaire était bien conscient de sa faiblesse physique. C'est pour cela que les siens chassaient toujours les créatures de vent, alors il n'allait pas se laisser intimider par la différence de gabarit ! Enfin, il aurait quand même préféré être accompagné pour le coup... Tant pis, il se mit à crépiter de plus belle et fonça. Il avait parfaitement conscience qu'il ne servirait à rien d'essayer d'être discret, ça ne marchait jamais, et sa plus grande crainte était que la créature décide de s'envoler avant son arrivée. Heureusement, le dragon semblait décidé à le recevoir ce qui le mit de bonne humeur, crépitant de plus belle ! La chasse était lancé !

Avançant en oscillant, l'élémentaire était bien décidé à prendre l'initiative. Dès qu'il fut à porté il commença à aspirer de l'air et cracha une boule de feu, puis une deuxième et enfin une troisième ; les enchaînant rapidement et en pleine course. Elles manquaient un peu de précision mais le dragon était gros, il espérait bien touché. Il était à noté que la deuxième flamme avait été lancé en hauteur pour essayer d'empêcher une éventuelle fuite aérienne. Enfin dans le fond, tout ça n'était qu'une entrée en matière. Le rôle premier de ces boules étaient surtout d'occuper la bestiole le temps qu'il se rapproche un peu pour qu'il puisse lancer sa véritable attaque.

A bonne distance maintenant, l'élémentaire se gonfla soudainement doublant bien de volume avant de lancer sa plus puissante attaque ! Il était seul et voulait prendre l'avantage rapidement, aussi cracha-t-il une immense vague de feu, un vrai lance-flamme en direction de Kohaku. L'élémentaire était euphorique, il se voyait déjà vainqueur même s'il ne pouvait pas distinguer grand chose à cause de l'étendue de sa propre attaque. Avec tout ça, il n'avait même pas remarqué la présence de la petite humaine, son attention étant entièrement focalisé sur Kohaku et sur ses propres flammes.


Élémentaire de feu :
mana au début de post : 35
3 flamme (feu 2) : -6
incendie (feu 4) : -4
mana restant : 25
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Eleanör
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MessagePosté le: Jeu 7 Mar - 20:51 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

Mes pas m’éloignèrent quelque peu du campement désormais réduis au rang de tombeau, mais pourtant j’y étais encore. Les spectres de mes geôliers hantaient mon esprit, accusant l’âme qui est mienne d’être seule fautive de la violence et de l’état déplorable dans lequel il avait quitté ce monde. Ma conscience fut si vivement transpercée, que je me mise à m’interroger sur moi-même. Ainsi que sur cette créature immense et immortelle, aux écailles et au regard luisants, munit de griffes acérées. Le Reptile de Jade avait après tout joué de moi dans sa Cellule, se délectant de ma chute. Il était même allait jusqu’à se jeter sur moi, crocs en avant, motivé à faire de la fille Mahasiah son repas. Aujourd’hui, c’est amusé que le Fils d’Aër contemplait son tableau. L’être divin se couvrait d’un étrange halo dont la nuit bien que finissante semblait assombrir plus encore, semant le doute. Avais-je étais judicieuse à le libérer ? Ne cédai-je pas à la folie en lui accordant ce semblant de liberté ? Bien que la Raison le rappelait à sa Punition, je le laissai sur nos terres. Allant jusqu’à le priver de mes réprimandes malgré la sauvagerie qui brisa le silence des ténèbres. Étais-ce parce que je le souhaitais ainsi ?

Prise d’incertitudes, je n’accordai aucun crédit à la mise en garde de Kohaku. Ce mal être ne fit que plus grand lorsque, le regard au loin, je compris que la Mort marcherait à mes côtés jusqu’aux Grandes Portes. Les contrées pour rejoindre ce havre de paix étaient nombreuses. L’Homme réclamerait encore la vie de son prochain, pensant probablement par cette exécution vaincre sa propre hantise du grand sommeil. Fuyant ces bourreaux, je me savais tout de même contrainte de lutter à nouveau pour ma survie. Ne connaissant pas l’Art des armes des duels, j’appellerais une nouvelle fois le Demi-dieu à sortir de son antre de rédemption. Et à cet instant, je condamnerais chacun d’entre eux à un atroce passage dans l’au-delà. Mon épopée ne serait pas à l’image des contes. Les marches seront épuisantes, les nuits effrayantes, les journées sanglantes et la gloire à coup sûr manquante. Mais la Mort, elle, bien présente. J’eu cet impression bizarre que l’innocence s’éloignait, et si je ne voulais m’y résoudre, le frisson parcourant mon échine m’y obligeait pourtant.

Quelques jours plus tôt, j’avais nommé mon Serviteur ‘professeur’. Evidemment il avait rit de cela et vomissait ce titre. Pourtant, il semblait m’avoir donné son premier cours dont la leçon s’imposait à moi. Soupirant, je regrettais déjà l’instant où j’aurai à l’expliquer au Descendant. Mon esprit s’apaisant, j’entendis enfin le cri d’alerte d’Elemiah. Faisant face au danger, j’aperçus une boule en feu et mouvante qui, faisant deux fois sa propre taille, déversa sur le Semi-dieu toute sa rage. De cette créature non plus haute que mes hanches, découla une déferlante de flammes. Masquant mes yeux agressés par la luminosité de l’attaque en cette sombre nuit à l’aide d’une main, je pouvais tout de même ressentir la chaleur dégageait sur les traits fins de mon visage. C’est alors que j’eu une triste prise de conscience. Je n’étais pas la cible.

« Kohaku ! » -Fis-je avec espoir-


Et si mon utilité était douteuse, celle d’Elemiah n’en fut pas de même. J’espérais alors ne pas avoir à pleurer son appel au devoir.




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MessagePosté le: Ven 29 Mar - 22:37 (2013)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris. Répondre en citant

(sorry pour le retard. )

L'élémentaire attaque sitôt le dragon blanc dans son champs de vision. Kohaku avait décidé dans un premier temps de laisser le monstre se fatiguer, ses sorts de feu lancés à tort et à travers seraient bien utiles pour brûler le charnier. Le fils d'Aer se plut à éviter les lancés au dernier moment pour bien enflammer les cadavres. Cependant la dernière boule de feu le frappa en plein e gueule. Un réflexe salvateur lui fit détourner la tête, ce qui concentra la blessure sur un seul côté de son museau.

« Toi … » Encaissa le dragon de l'Est en grondant de rage.

Ses écailles sur son nez, plus fines, sifflèrent sous la brûlure et se craquelèrent. La gueule immaculée était affreusement jaunie, voir parsemée d'auréoles brunes pour les écailles les plus endommagées. La douleur atroce et cuisante mis le reptile hors de lui. Kohaku entre-ouvrit sa gueule dans laquelle crépitait la foudre. L'électricité ne ferait rien à cet être de plasma, cependant l'ire faisait pulser le courant bien malgré lui.

Si cette créature n'était pas faite de feu pur, il l'aurait bien déchiqueter entre ses crocs. Qu'importe la douleur l'empêchait de réfléchir posément. Au diable la stratégie ! Tout ce qui comptait était la destruction de cet insolent. De cette vermine qui avait l'inconscience de s'opposer à lui. Lui le maître du vent. Lui le fils d'Aër. Kohaku chargea. Il profita que l'élémentaire perde un temps précieux en aspirant de l'air, et prit son envol. Il fila en rase motte, crocs et griffes dehors. Il ne fut plus qu'un long ruban blanc doré dans la lumière dansante du feu qui prenait sur le tas de cadavre.

La boule de feu cracha un véritable mur de flammes. Le dragon de nacre dans sa colère n'en eu cure, il continua de foncer. Droit devant. Droit sur le monstre. Usant d'un zéphyr(-3) soufflé en un rayon, il ouvrit une brèche dans le mur brûlant. Lui permettant de ne pas laisser son élan être briser par le sort ennemi, même si des mèches de sa crinière de jade et quelques écailles roussirent au passage. L'élémentaire vit ainsi Kohaku surgir des flammes et le charger avec la ferme intention de lui passer littéralement au travers.

[Mana : 6]



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:13 (2016)    Sujet du message: Le jeu du Prédateur et des souris.

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