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De Templō Terrae

 
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Angaráto

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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 00:03 (2012)    Sujet du message: De Templō Terrae Répondre en citant

Angaráto n'était plus ni vivant, ni mort. Il n'était plus qu'une âme prisonnière d'une punition divine. Le temps n'existait plus pour lui. Il ne savait combien d'années, de décennies, s'étaient écoulées depuis sa privation de liberté. Il n'avait même jamais commencé à compter cette longue et interminable ère de prison.
Du fond de sa cellule du Temple de la Terre, il contemplait inlassablement le ciel que laissait entrevoir un très haute ouverture. Des nuits étoilées, il voyait et regardait le firmament, se souvenant son lointain passé durant lequel il aimait à se coucher dans l'herbe grasse pour laisser vagabonder son esprit dans les cieux immenses.
Depuis le retour des Dieux, il n'était plus qu'une ombre esseulée dans un Enfer gigantesque, celui de la punition divine. Une créature protectrice de la Nature cloîtrée, c'est autant d'éléments, d'animaux et de végétaux, qui se meurent chaque journée qui s'écoule dans le sablier du Temps.
Jadis, il était empli d'énergies et de pouvoirs. Désormais, seule une faible lueur spirituelle émanait de lui. Il aurait été bien difficile pour Angaráto d'offrir un souffle de vie à une forêt entière. Néanmoins, sa force était encore relativement suffisante pour laisser la Nature pénétrer sa mélancolique cellule.

Le sol auparavant fait de pierres froides avait laissé place au fil du temps et de la présence de l'invocation à une épaisse couche d'herbes où vivaient en harmonie des centaines de coccinelles et de lucioles, les unes égayant la journée les lieux, les autres faisant miroiter leur lampions des nuits durant.
Des lierres grimpaient aux murs et ne laissaient entrevoir le roc que par quelques rares endroits, malheureusement suffisamment pour rappeler chaque jour sa condition à Angaráto.
Il était certes enfermé, mais il avait fait de sa geôle son dernier havre de vie. Ces éléments étaient la seule source vitale qui lui donnât une raison de vivre. Ils étaient son seul but, son ultime raison de vivre. Et malgré son immortalité certaine, il aurait tout de même finit par sombrer dans une forme de folie des plus sauvages. Quand bien même il n'avait jamais entretenu des relations poussées avec ses compagnons de l'époque de sa liberté, il se sentait ici affreusement seul et aurait donné n'importe quoi pour partager un peu d'intimité.

Cette nuit là, il s'endormit comme tous les soirs. Il savait qu'il rêverait des cieux étoilés, en ayant la certitude que son sommeil lui accorderait la liberté qu'il n'avait plus dans la journée.

* * *

Quiconque aurait consciemment cherché la cellule d'Angaráto ne l'aurait jamais trouvée, non pas qu'elle était minutieusement dissimulée, mais plutôt qu'elle se fondait particulièrement bien dans le décor qui l'environnait. Une simple porte de bois verte et abîmée par les ravages combinés du temps, des lichens et des champignons parasites indiquait son entrée.

Cette porte passée, le visiteur se retrouverait dans une sorte d'antichambre dont la Nature, dans son essence même, se serait parfaitement accommodée. À droite comme à gauche, le visiteur pourrait noter la présence de chaque côté de trois puits de lumière qui, le jour, laissent entrer le Soleil d'une si forte manière qu'il en éblouit le sol et illumine par milliers les grains de poussières volatiles virevoltant ci et là. La nuit, ces mêmes puits offrent une certaine quiétude, diffusant avec douceur les rayons bleuâtres d'une Lune à peine dévoilée.
Des dalles de pierre parsemées de tomettes d'argile recouvrent le sol, de façon à dessiner des motifs aux décors géométriques simples. Et celui qui lève sa tête pour observer au-dessus de son être ne peut manquer de contempler une formidable coupole taillée à même la roche, une juste couronne pour une antichambre qui laisse songeur quant à la nature de son hôte.
Finalement, le regard du visiteur n'est plus porté que devant lui. Au centre de la pièce est disposé un socle carré, sorte d'autel plat. À son arrière en sort cinq artères de pierre qui, si on les suit, tracent sur le sol et se relient à une massive porte de bois, en arc brisé.
Sur celle-ci, cinq emplacements sphériques, disposés en étoile à cinq branche, semblent prêts à accueillir cinq objets. Probablement sont-ce cinq types d'orbes qui, positionnées de manière correcte, ouvriraient la lourde porte.

Cette antichambre impressionne donc chacun du premier regard, en raison de l'intensité qu'elle dégage. L'on y ressent un bien-être évident et une certaine atmosphère enchanteresse qui donnent au lieu un cachet sans nul doute comparable à bien des espaces semi-naturels.

* * *

Mais l'aventurier attentif aura remarqué une chose peu perceptible au premier coup d'œil, un écrit discret faisant le tour du socle de pierre central. Avec attention il l'aura lu, comprit et interprété de façon à analyser les mécanismes qui permettraient à la porte de s'ouvrir et de libérer son prisonnier.

« CINQ ORBES POUR CINQ FONCTIONS.
CINQ MATIÈRES POUR CINQ SENTIMENTS.
TERRA PROTÈGE CE SANCTUAIRE,
VEILLE À CE QUE CHAQUE INVOCATION
MÉRITE SA LIBERTÉ.

CINQ FOIS TU DEVRAS RÉUSSIR
L'ÉNIGME QUI T'OFFRIRA
DE POURSUIVRE TA QUÊTE LIBÉRATRICE.
SI TEL EST TON SOUHAIT,
TES MAINS SAINTES SUR L'AUTEL
TU DOIS DÉPOSER.

CINQ LANGUES POUR CINQ ORBES.
CAR L'IGNOMINIE HUMAINE,
DE LANGAGES A ABUSÉE. »

Ainsi, le curieux qui chercherait à accomplir cette prophétie apposerait ses deux mains sur l'autel et verrait s'inscrire ces paroles suivantes, telles les épitaphes des stèles funéraires:

Ša awât tuppim unakkaru anūmīšu gišḫurram šappam ikaššud.
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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 00:03 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Kalyaste Araceae

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MessagePosté le: Sam 29 Sep - 02:40 (2012)    Sujet du message: De Templō Terrae Répondre en citant

EDIT DU 15 octobre

Rp abandonné.


***


Alors que Erine s'était dirigée vers les portes ouvertes du temple d'Ignis, avec un sourire qui ne masquait que partiellement son appréhension, Kalyaste avait décidé de rebrousser chemin. Debout face à ce temple, il avait repensé à celui de Terra, à toutes ces portes vermoulues, à cette harmonie étrange... Oui, ce n'était pas chez Ignis qu'il trouverait son compagnon, il avait fait une erreur.
Il laissa un mot sur le sol, maintenu par une pierre, et repartit vers l'Est.

Le trajet à travers le désert fut très éprouvant et le vagabond rencontra maintes péripéties. Mais ce n'est as ici le lieu de les conter. Et lorsqu'il arriva enfin, deux jours plus tard, devant le temple de Terra, fourbu et épuisé, il sourit.
Oui, c'était chez Terra qu'il trouverait un compagnon, et nul part ailleurs. Il en était sûr et cette certitude criait en lui.

Pénétrant donc pour la seconde fois dans le temple, il profita pleinement de cet environnement unique. Des ruines, des pierres taillées par des dieux, du lierre grimpant millénaire recouvrant les murs et les plafonds, des portes, certaines semblables, certaines différentes, toutes magnifiques et majestueuses de grandeur ou époustouflantes de simplicité.

Puis il se souvint de la porte noire, si différente des autres. Quelque chose en elle avait attiré son attention.
Sur cette pensée étrange et guidé une fois de plus par sa curiosité, ou peut-être son instinct, le vagabond rechercha le chemin de la prison de l'invocation méduse.

Après une recherche fastidieuse, Kalyaste se retrouva enfin devant la porte noire, avec cette phrase gravée qui l'avait tellement perturbé. Sa main toucha la matière, son regard parcouru les lignes, les entrelacs de lierres qui l'entouraient. Ses doigts caressèrent une tige. Comme en transe, il suivit cette ligne végétale avec son pouce et son index. Ses yeux étaient refermés. Il n'avait pas dormi depuis presque une journée et avait traversé le désert d'ouest en est presque d'une traite. Ce moment était pour lui chamanique. C'était une nouvelle expérience, comme une sorte d'extase. Il avait le sentiment de ne faire absolument qu'un avec le temple, avec cette nature, avec ses divinités des temps jadis...

Puis sa main rencontra la pierre, si abruptement qu'il en fut surpris et quitta cet étrange état de transe. Il regarda autour de lui. Où était-il ? Où s'enfonçait donc "son" lierre ? Il observa la fissure dans laquelle le lierre disparaissait totalement. Bien trop rectiligne pour être naturelle. La fissure semblait être en fait une séparation entre de la pierre du du bois. De la pierre et du bois...

Reculant de deux pas pour mieux englober le mur... il ne vit rien. De la pierre, de la pierre, de la pierre et du lierre, et rien que ça. Il s'approcha de nouveau et passa sa main sur la roche, se concentrant auant qu'il le pouvait encore sur les sensation de sa paume.

"De la pierre, du lierre, de la pierre, di lierre, de la p... du bois."

Kalyaste recula à nouveau et compris que dans ce mur était masquée une ouverture. Discrète, presque invisible, seul le hasard l'avait mené à la découvrir. Et s'il était le premier à l'entrouvrir ?

C'est ce qu'il fit.

(suite du post, bientôt)



***


EDIT DU 15 octobre

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:03 (2016)    Sujet du message: De Templō Terrae

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