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Interlude n°4 ~

 
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Erine Lanfeust
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MessagePosté le: Mer 15 Aoû - 21:35 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant

Interlude n°4
Lorsque le vent tourne.



Idrill Lanfeust



Pics des Astre
Barrière naturelles du Temple d’Aer.


La silhouette d’Idrill se dessinait devant elle svelte et harmonieuse. A bientôt trente ans, le plus vieux de ses frères était un homme de belle allure qui sans conteste faisait fondre le cœur de bien des femmes. Si elle avait hérité de la chevelure désorganisée et flamboyante de leur père, lui abordait de longs cheveux fins et châtain de leur mère encadrant un visage angélique.
Erine se sentait fière et heureuse.
Elle avait réussit avec brio l’épreuve qu’Idrill lui avait imposé : récupérer par n’importe qu’elle moyen dix plumes de condor argenté. Et par une chimère enragée elle l’avait fait !
A dix neuf ans à peine elle était à présent une chasseuse confirmée. Elle n’imaginait pas encore la joie de sa famille lorsqu’elle leur annoncerait la nouvelle. Mais le plus important c’était le regard qu’Idrill avait posé sur elle quand elle lui avait déposé au creux de ses mains son du. Des yeux respirant la dignité.
L’homme n’avait jamais été très facile lorsqu’il s’agissait de compliments. Et ceux s’échappant de sa bouche étaient souvent absent sauf lorsqu’il s’agissait de mettre en valeur une futur conquête ce qui avait le don d’agacer la cadette au plus au point.
Seulement là, elle n’avait pas eu besoin d’entendre le son de sa voix pour comprendre. Ses yeux noisettes avaient parlé pour lui et c’était bien plus que suffisant.
Idrill l’avait même félicité d’avoir eu la présence d’esprit de ne pas avoir ôté la vie de sa proie.
Effectivement Erine n’avait pas abattu l’oiseau argenté. Elle avait fait preuve de stratège et à l’aide d’une flèche enduite de poison paralysant elle avait ensuqué l’animal sans pour autant le mettre en danger. Les condors argentés étaient assez rares, il aurait été inutile de l’abattre pour quelques plumes il en va de soit..

Suivant les traces de son frère, le cœur léger ils rentraient enfin à la maison ! Seulement leurs péripéties, alors qu’ils pensaient les avoir terminées, commençaient tout juste…




Bien plus tard…
Village côtier au Nord Est des Landes.





Gwarlarn: le vent du Nord Ouest, Fils d'Aer
~




Seanar Hareng. Première halte imposée par son frère. Ce petit village singulier assez réputé sur le territoire des landes, est étrangement bâti.
Construit à même le rock, à l’intérieur de la cavité rocheuse de la falaise qui borde la mer intérieure, il est le lieu de prédilection des pêcheurs du Nord. On y trouve les plus beaux spécimens aquatiques remontés des profondeurs mais aussi il est le repère de nombreux baroudeurs des mers.
La vie, à cet endroit de l’île, n’est pas des plus facile et les habitants du village peuvent paraître assez rudes et austères mais pour ceux qui les connaissent, ils savent parfaitement que derrières ses coquilles se cachent des cœurs bons et courageux.

Descendant les marches glissantes taillées vulgairement à même la pierre, le duo se rend au centre de l’immense grotte. La jeune femme se sent gênée par le regard insistant que les villageois posent sur eux mais son frère semble parfaitement à l’aise tel un poisson dans l’eau.
Erine, curieuse et essayant d’oublier ses regards observateurs, reporte son attention sur l’étrange village. Des galeries sont creusées dans la roche donnant accès à de nombreuses habitations en formes de coquillages refermés surplombant le vide. La houle offre des vagues qui viennent léchées la paroi abrupte de la falaise, un air marin s’engouffrant dans le détroit au parfum agréablement iodé.

Entrant dans ce qui semblait être une auberge de piètre fortune intitulé l’Aquilon, la jeune femme remarqua un groupe de cinq individus essayant de se frayaient un chemin vers le fond de l’établissement l'air inqueit.
Prenant place au coté d’Idrill qui s’était installé à une table, elle ne les avait pas quittés des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent par une porte dérobée. Le comptoir et la salle principale de l'auberge qui faisait office de taverne, était inondé d'un brouhaha inscéssant. Erine avait trouvé suspicieux la façon avait agit le petit groupe comme si.. il fuyait quelque chose. Quelqu'un peut être? Elle avait ressenti la peur dans leurs gestuelles. Ou est que son frère l’avait encore amenée ?
Elle ne tarda pas à comprendre. Poussant un long soupir désespérée elle sortit de l’auberge pas plus d’une vingtaine de minute après avoir prit place et bu quelques gorgées de son breuvage. Si Seanar Hareng était réputé pour ses pêcheurs il l’était aussi pour ses femmes qu’on surnommait les sirènes d’Hareng. Et son frère n’avait pas mit bien longtemps pour avoir trouvé une belle prise pulpeuse et assez naïve pour se lancer à bras perdu dans ceux de son très cher frère.
Le laissant à ses occupations, elle avait préféré se retirer et visiter le drôle de village.
Seulement pour une fois mieux aurait-elle du subir les batifolages ridicules de son frère, car à peine eut-elle fait quelques pas dehors qu'une sorte de courant d'air glacé et puissant lui fit faire un tour sur elle même. Elle entendit un homme hurlait un drôle de nom - Gwarlarn?- et le vent qui semblait l'avoir enroulée et la faire valser disparu soudain. Elle crut apercevoir une sorte d'oiseau blanc... La tête lui tournant légèrement son regard se fixa sur un immense étendard accroché au plafond. Le vent faisait volé sa toile bleue sombre à l’étrange motif nacre qui ressemblait à un animal marin. Faisant quelques pas en arrière, perdue dans sa contemplation qu’elle percuta quelque chose, où plutôt pour la peine quelqu'un. Se retournant vers sa cible involontaire, levant ses yeux vers elle, Erine commença à murmurait en reprenant ses esprits:


« Ooooh je suis… »


Mais l’inconnu(e) ne semblait pas vouloir entendre la moindre de ses excuses et eut une réaction que la jeune femme n’aurait jamais imaginé…



Seanar Hareng
~





Le carquois d'Erine

" Pourquoi s'en prendre à la flèche quand le tireur est présent? "


Dernière édition par Erine Lanfeust le Sam 23 Fév - 22:50 (2013); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mer 15 Aoû - 21:35 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Edvah
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MessagePosté le: Jeu 16 Aoû - 13:08 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant

Ness ferma doucement les yeux. Elle venait de passer une journée assez mouvementée. Ce Syd avait chamboulé son quotidien sans réel amélioration au niveau de sa mémoire… Le sommeil lui serait sans doute de bon conseil. Et elle réussirait peut-être à garder davantage que de simples bribes, cette fois-ci, des drôles de rêves qu’elle faisait régulièrement.

-.-.-.-.-

Edvah s’assit doucement dans son lit, d’humeur langoureuse mais agréable. Elle se tourna à sa gauche et fit tendrement glisser ses doigts le long du bras nu de son capitaine et amant. Il dormait à poing fermé, repos mérité après le mal qu’il avait eut à faire diriger le bateau cette nuit. Elle put voir un frisson courir sur son corps et sourit. Au travers des hublots le calme roulis de la mer lui parvenait, rien à voir avec la tempête qu’ils avaient dû affronter avant d’arriver aux abords du village… Soudain, elle se rappela d’où Drake avait fait jeter l’ancre.
Seanar Hareng. Ce n’était pas la première fois qu’ils faisaient escale ici avec l’Atropos en deux ans de vie de piraterie. Et Edvah avait toujours détesté cet endroit. Elle n’y aimait pas l’architecture. Elle n’y aimait pas le paysage. Elle n’y aimait pas les femmes. Elle n’y aimait pas les hommes. Et rien qu’à l’idée de devoir poser le pied à terre ici, son visage angélique se crispa. Toute trace de bonne humeur venait de la quitter.
Elle attrapa une des peaux qui se trouvaient sur le lit et s’enroula dedans puis se leva avec nonchalance. Edvah le savait, elle allait probablement passer une très mauvaise journée.
Elle se fit une toilette rapide et s’habilla pour aller manger quelque chose en cuisine. Au vu des températures assez basses de la région elle enfila une longue cape à capuche en fourrure grise par-dessus sa chemise en lin et son pantalon et gilet de cuir. Elle fourra ses pieds dans ses cuissardes abandonnées près du poêle, cacha une dague dedans et se fit une queue de cheval haute à la va-vite en empoignant son sabre.
Quand elle sortit de la cabine, l’équipage n’était pas encore réveillé. De toute façon elle ne voulait parler à personne. Pas même à ce pauvre Smith qui avait faillit passer par-dessus bord à cause des rafales de vent la veille. D’un pas léger et sûr elle trotta sur le pont poisseux d’eau de mer et se faufila en cuisine. Elle avala une pomme et quelques morceaux de viande séchée. Elle but toute une chope de lait de chèvre et emporta un morceau de pain pour aller prendre l’air. Au pire, dans sa poche reposaient quelques Tsuris, les derniers d’une grande fratrie subtilisée au dernier bateau malchanceux qui avait croisé leur route. Il était temps de retourner dans des eaux plus rentables pour remplir leurs cales…

Quand Edvah posa le pied sur la terre ferme, elle se rendit compte que le jour était déjà avancé. La nuit avait vraiment été difficile… Elle jura en observant le village avec dégoût. Il était tellement mal pensé qu’il était trop dangereux d’aller se promener sur les toits… Si les espèces de coquilles formant les habitations pouvaient s’honorer du nom de toit. C’est ainsi qu’elle continua de marcher au même niveau que les autres passants, la tête à moitié recouverte par la capuche de sa cape. Le vêtement était assez léger et lui permettait d’affronter les quelques degrés au dessus de zéro sans mal.
Elle avait prévu d’aller s’asseoir à l’auberge avant de retourner à l’Atropos pour savoir ce que Drake prévoyait de faire. Il allait sans doute être question de ravitaillement à l’aide de ce qu’il leur restait comme Tsuris, d’un ou deux jours encore dans ce maudit village puis du départ pour aller trouver quelques monnaies sonnantes et trébuchantes.
Elle soupira longuement, jetant de temps à autre des regards noirs aux villageois qui la dévisageaient. Une invocation passa au dessus d’elle en faisant virevolter sa cape et ses cheveux. Semblable à un courant d’air, la chose se posa ensuite devant un homme. Ce devait être son maître… Drake avait déjà sous-entendu plusieurs fois vouloir tenter l’aventure, aller chercher une de ces créatures dans leurs temples. Mais il souhaitait encore réfléchir et Edvah savait qu’il était embarrassé par son amour du feu et leur vie maritime. Elle haussa les épaules dans sa réflexion, si une invocation pouvait leur éviter de retourner dans cet horrible village…
Absorbé dans ses pensées elle ne remarqua pas la chevelure flamboyante et se fit percuter sans pouvoir faire quoi que ce soit.

"Ooooh je suis…"

Le choc n’avait pas été particulièrement violent mais Edvah, dans sa mauvaise humeur générale, jura avec férocité. Heureuse de pouvoir passer sa mauvaise humeur sur quelqu’un, elle empoigna le col de la jeune femme et la poussa contre le mur le plus proche. Cela ne la blesserait pas, Edvah n’en avait pas la force, mais au moins cette action avait fait du bien à la jeune pirate.
Elle rejeta sa capuche en arrière, un rictus rageur sur le visage, s’approchant de sa victime pour lui siffler quelques mots.

"Qu’est-ce que vous avez tous à me faire chier ? Tu veux crever ?"

Edvah posa la main sur la garde de son sabre comme sommation. Peut-être que si elle faisait trop de vague dans le village seraient-ils obligés de prendre le large vers un village qu’elle appréciait davantage. C’était égoïste mais que pouvait-elle y faire ? Elle détestait cet endroit. Du coin de l’œil elle remarqua que les passants se méfiaient du duo, attendant un éventuel combat à fuir. Edvah se redressa donc de toute sa hauteur et afficha un sourire mauvais. Elle était persuadé que cette phrase aurait son effet sur la rouquine. Et si elle avait trop de soucis, elle pourrait toujours courir se réfugier dans l'Atropos.

"J’imagine que tu veux pas avoir de soucis avec les pirates, gamine…"


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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mer 22 Aoû - 18:38 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant



Si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi ; si je recule, tuez-moi.

Henri de La Rochejaquelein





Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Escorte : 4 hommes.
Temps restant : 4 heures.



Le vent soufflait dans les voiles du Hopeless qui de son bois sombre, fendait les vagues que la Mer Intérieur imposait à tous les marins voulant tenter la traversée. A son bord, un équipage naît pour la grande piraterie. Nous aurions pu aussi y compter une Demi-déesse si j'avais eu l'audace de faire appel à ses Dons pour une tâche aussi ridicule que celle qui nous poussait à prendre la mer de si bonne heure. Revenant au village la nuit dernière, j'appris qu'un navire ayant fait sa réputation sur la Route de l'Ouest était venu sur nos eaux réclamer un territoire que nous contrôlions depuis plusieurs générations. Répondant à leur invitation, nous étions prêt à signer de nos lames leur paperasse légitimant la présence de leur galion. Le lieux de rencontre était proche des côtes nord des Landes Luxuriante, nous obligeant à parcourir le royaume d'Aqua durant de longues heures avant d'apercevoir au loin l'esquisse de leur bâtiment.

Étrangement, leur vaisseau n'avait rien à envier au nôtre. Bien plus clair et d'une taille identique, il devait probablement dissuader une grande partie des marins de la Route de l'Ouest. Néanmoins il fallait d'avantage pour faire reculer mon équipage. Ce dernier était déjà en train d'enfiler leur ultime élément d'armure légère ou de dégainer. Si nous étions lent dans certain domaine, nous étions toujours les premiers lorsqu'il fallait couler un adversaire après avoir fait rougir son embarcation de leur sang. Nos navires se rapprochèrent progressivement, arrêtant de se frayer un chemin avec force dans les eaux pour se contenter de glisser sur elles. Durant les années d'abordage que nous avions derrière-nous, une évidence était apparue. Conquérir un navire demandait de nombreux sacrifices car l'effet de surprise n'était jamais en votre faveur. A vrai dire, il ne l'était pour personne, car aucun camps n'arrivait à surprendre l'autre. C'est alors qu'une idée me vint autrefois. Une idée qui allait faire de nous, les dominateurs incontestés de la Mer Intérieur.

Lorsque la proue fut à la portée des flèches, nos archers harcelèrent les airs de leurs projectiles enflammés. Les pointes se fixèrent tout d'abords grossièrement sur les zones humides de leur vaisseau, mais au plus nous avancions, et au plus ils se plantèrent dans des corps, des planches, des voiles. Ce stratagème nous permettait de surprendre l'adversaire, d'instaurer une faible fumée sur leur pont et de ce fait, de faire naître la panique au sein de la plus parfaite défense. Il y avait aussi pour effet certaine fois de dissimuler la première vague d'abordage comme ce fut le cas cette fois. Menant mes hommes à la batailles, je dû me mesurer à de féroces guerriers. Leurs équipements étaient des plus robustes et leurs lames des plus tranchantes. Cependant comme je viens d'en faire la comparaison, ils étaient plus guerriers que pirates. Combattre en mer n'était pas pour eux chose aisé. Mais pour nous, il s'agissait là d'une spécialité. L'affrontement fut tout de même long et coûteux en hommes. Même si les morts restaient rares, le nombre de blessés lui était en constante augmentation.

Lorsqu'une longue heure fut passée, mon second mettait enfin à mort le dernier membre de cet équipage. Tandis que les blessés étaient ramené à bord en même temps que les ressources adverses, je me mettais à la recherche du Capitaine. Mais aucun signe d'un quelconque gradé ne fut trouvé parmi les cadavres. Je m’apprêtai à quitter leur navire dont les fondations craquaient lorsqu'un membre de mon équipage nota l'absence d'une barque. En jetant notre regard sur l'horizon où l'on devinait la présence d'un bord, nous y vîmes l'embarcation manquante. Sans plus attendre, je montai dans l'une des nôtres avec quatre hommes pour m'élancer à leur poursuite. Il fallait absolument les mettre à mort car si le stratagème que nous employons depuis des années fonctionnait encore, c'était pour l'unique raison qu'aucun survivant n'était laissé pour y témoigner.

Les rames claquèrent violemment les eaux mais nous parvînmes à accoster avec quelques minutes de retard sur nos adversaires seulement. Nous eûmes une grande envie de contempler l'architecture pour le moins particulier du village côtier, mais il nous fallait tout d'abord traquer et assassiner sans éveiller l'attention de la milice locale. Je décidai de diviser notre escouade en trois groupes. Deux formés de deux hommes partant dans une direction opposé l'un à l'autre, et moi qui partirait seul en direction de la taverne. C'était un fait des plus curieux mais prouvé, un marin quel qui soit et qu'importe la situation passait toujours par ce lieux. Un phare commun à tous les navigateurs...

J'avançai sans me soucier des discutions et disputes alentours, bien décidé à remplir uniquement la mission. Et tandis que je passai sans lui porter de regard, je ne pus faire autrement que m'arrêter et me retourner vers elle. Sa chevelure avait attirée mon intention. Ou plutôt, la couleur de sa chevelure. De tous mes périples, je n'avais rencontré qu'une seule personne aux cheveux de feux. Jizanaël. Enfin je retrouvai cette personne intéressante et particulière qui avait il y a plusieurs mois de cela su attirer ma sympathie. La retrouver près du Saint Temple n'étais pas étonnant, elle qui se disait prête à délivrer un de ses prisonniers. Mais apparemment, la jeune femme m’empêchant de voir son visage la menacer de son arme. Moi qui ne portait aucun intérêt à sauver une vie extérieur à mon village, ne pouvais cependant pas assister à la mort de la chasseresse sans agir.

M’efforçant d'avancer dans le silence, je dégainai suffisamment loin de l'action pour ne pas me trahir au dernier moment. Qu'importait les conséquences, je comptai bien imposer des retrouvailles avec Jizanaël. Ma lame se déposa lentement à quelques millimètres de la nuque de l’assaillante avant que je n'interrompe leur conversation dont je n'avais entendu aucun mot :


« Laissez votre lame au fourreau et quittez cette place, ou soyez prête à combattre.  »



[HRP : J'ai préféré faire un truc rapide pour pas que vous ayez à attendre encore plus longtemps annoyed]
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Erine Lanfeust
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MessagePosté le: Jeu 23 Aoû - 12:51 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant

Erine poussa un hoquet de surprise lorsque que son dos s’heurta au mur. Elle mit quelques secondes avant de réaliser ce qui se passait, d’analyser vraiment la situation. Il ne lui fallut cependant pas moins de la moitié de son temps de réaction pour se rendre compte qu’elle était en fâcheuse posture.
La jeune femme avait dangereusement rapproché son visage de celui de l’archère et la lueur qui brillait dans ces yeux dissuada Erine de tenter quoi que ce soit d’irréfléchi.
Alors qu’elle lui proférait des menaces, la jeune femme aux cheveux de feu ne put s’empêcher de l’observer. Un regard discret sur les traits de son visage, les émotions qui s’y peignait sans qu’on puisse les réprimer.
Il était vraiment étrange de voir se décliner sur un si beau visage tant de sentiments contradictoires. C’était une beauté à double tranchant. Elle mêlait cette envie de la dévorer des yeux et à la fois cette crainte de baisser le regard. Ses traits étaient dures et pourtant si fins. Elle était à la fois grâce angélique et vulgarité d’un monde qui lui en a fait cracher.

Lorsqu’elle relâcha son col et se redressa le dos droit, la tête haute et un sourire vicieux tordant ses si belles lèvres, la chasseuse remarqua qu’en faite l’inconnue n’était pas plus grande qu’elle.
Mais alors que son cerveau tournait à plein régime pour trouver une réplique à lancer à son assaillante une troisième personne impromptue vint se mêler à leur échange.
Jusque là personne n’avait daigné lever ne serait ce que le petit doigt pour séparer les deux jeunes femmes. Peur des représailles de la blonde agressive ? Crainte de ne pas être à la hauteur ? Lâcheté pur et simple.
Jetant un bref regard vers l’âme miséricordieuse qui venant de lui sauver la mise, Erine prit une décision qui lui avait bien souvent sortie de nombreux pétrins. Alors que l’Ange s’était raidit sous le tranchant de la lame de l’inconnu si bienvenu lui offrit sur un plateau d’argent la brèche qu’elle attendait. La rousse s’éclipsa en un demi tour qui se voulu discret rabattant sa capuche sur le sommet de son crâne. Fuyait-elle ? Si on voulait on pouvait le considéré ainsi, mais pour Erine s’était de la pure bonne conscience. Elle n’avait aucune chance dans un combat au corps à corps. Surtout si des lames acérées venait se mêlait au combat. Elle n’aurait pas été d’une grande utilité dans tout les cas.
En quelques pas elle était à nouveau dans le brouhaha de l’Aquilon. Même pressée, elle avait gardé un sang froid imperturbable et il ne lui fallut que quelques secondes avant de retrouver son frère dans la masse. Entourait de deux sirènes de Seanar Hareng, celui-ci se prélassait dans les formes généreuses de leur corps.
Erine le sortit alors de sa rêverie sans ménagement et d’une voix sèche elle le rappela à l’ordre sans pour autant hausser le ton de sa voix pour ne pas attiré toute l’attention des clients sur eux :


« Idrill…
Idrill !
Par un golem en fusion refroidit toi faut qu’on s’tire. »


Les belles d’Hareng gloussèrent et le jeune homme leur adressa à chacune un sourire ravageur tandis que leurs doigts habiles caressaient langoureusement son corps.
Perdant un peu patience, Erine attrapa le bras de son frère le forçant à se lever elle ajouta :


« Maintenant. »


Le trainant derrière elle alors qu’il bafouillait quelques excuses confuses vers ses amantes Erine ne put le réprimer à nouveau alors que l’inquiétude la gagnait de plus en plus. En présence du sexe opposé et de quelques verres dans le nez son frangin était complètement niais. Il ne ressemblait plus du tout à l’homme que l’archère connaissait si bien.
Se frayant un chemin jusqu’au comptoir, elle avait déjà plongé sa main dans sa sacoche pendouillant à sa ceinture et en avait sorti quelques pièces qu’elle plaqua sur le bois meurtri. Demandant à l’aubergiste de les faire s’éclipser de son établissement sans passer par la porte principale, elle ne pouvait s’empêcher de lancer quelques regards vers celle-ci. D’un instant à l’autre la pirate pouvait entrée en compagnie de son mystérieux sauveur.
Alors que celui-ci semblait retissant, Erine s’approcha de lui et d’une voix douce lui promis de faire une esclandre qui retournerait l’Aquilon comme aucune tempête n’avait encore jamais fait danser la mer Intérieur. Sans attendre il les invita à le suivre et d’un pas rapide ils furent sur ses talons.
Ils passèrent dans une pièce qui semblait être une cuisine où les marmites fumantes dégageaient une agréable odeur de poisson aux herbes.
Ce qui semblait être la femme de l’aubergiste s’énerva. Comme elle l’avait déduit un peu plus tôt dans la soirée, ils n’étaient pas les seuls à s’être enfuit par la porte dérobé que l’homme leur présenter. Alors qu’elle se refermait derrière son frère et elle les éclats de voix de la cuisinière fusèrent derrière eux.


« Ery qu’est ce qui se pa…»


Son frère semblait enfin émergé du charme des sirènes et comprendre que la situation était un peu plus complexe qu’il ne l’aurait cru. La jeune fille lui avait plaqué sa main sur ses lèvres tendit que son index barrait les siennes pour lui faire comprendre que le silence était de rigueur.
Elle s’était repérée par le grand étendard qui l’avait impressionnée un peu plus tôt. Il n’était pas très loin de l’embrouille de laquelle Erine s’était volatilisée.
Leur priorité était de s’éloigner le plus loin possible, le plus rapidement de préférence. Les explications se feraient plus tard.
S’engouffrant dans une ruelle qui longeait le long de la paroi rocheuse et humide, leurs ombres finirent par s’unirent à l’obscurité qu’offrait de temps à autres l’immense caverne.

Erine aurait du se doutait qu’en franchissant le pas de l’auberge que les ennuies allaient arrivés.
L’aquilon est un vent d’est et pour tout bon marin qui se respecte, chacun d’eux savent qu’il annonce la tempête…





L'Aquilon & ses sirènes de Seanar Hareng ~





Le carquois d'Erine

" Pourquoi s'en prendre à la flèche quand le tireur est présent? "
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Edvah
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MessagePosté le: Jeu 23 Aoû - 18:35 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant

Edvah n’avait pas réellement prévu de tuer la jeune femme, elle détestait tuer. Non que la mort la dérange, elle vivait de celle des autres, mais elle n’aimait pas la donner elle-même. Peut-être un caprice, ou une philosophie tordue… Mais comme aucuns de ses compagnons ne se trouvaient ici pour achever la rouquine à sa place, elle se contenterait sans doute de la blesser, puis de s’en prendre à quelqu’un d’autre histoire de bien faire comprendre au village entier qu’elle était de mauvaise humeur. Il suffisait de terroriser un peu, et l’Atropos serait obligé de prendre le large. Elle aurait ainsi atteint son but et pourrait dire adieu à ce trou perdu sans intérêt.
Sans doute serait-elle prise de remord, mais si elle n’était pas un peu égoïste de temps en temps, le reste de l’équipage l’aurait engloutie sans même lui laisser le temps d’affirmer son autorité de Seconde. Car les caprices, c’étaient ce qui faisait marcher les hommes droits quand ils se prenaient à douter de la force d’une femme…

"- Laissez votre lame au fourreau et quittez cette place, ou soyez prête à combattre.
- Tu sais pas à qui tu as à faire."


Edvah s’était raidit, resserrant sa prise sur le pommeau de son sabre en sifflant ses menaces. Qui pouvait bien oser l’importuner, la surprendre ? Sans doute un badaud inconscient ou à l’âme trop généreuse. Elle se tourna alors vivement vers l’homme qui l’avait dérangée. Il allait payer pour l’avoir empêché de se défouler sur plus faible qu’elle. Edvah sentit d’ailleurs un faible mouvement là où se trouvait la rouquine quelques secondes plus tôt. Elle pouvait être sûre que sa prise venait de filer en coup de vent. Elle devait lui reconnaître une certaine maîtrise de la fuite, et Edvah s’y connaissait.
Mais soudain elle vit la lame luire contre sa gorge. Son visage prit un air moins assuré, presque déconfit. La jeune femme allait être le cadet de ses soucis. La roue venait de tourner, c’était elle qui était en danger à présent. Elle ne sut cependant pas ce qui lui sauta aux yeux en premier chez l’homme qui la menaçait. Ses cheveux, son accoutrement, sa cicatrice… Cette cicatrice lui rappela son capitaine, endormit encore sans doute, qui ne s’inquiétait même pas de la disparition de sa seconde. En temps normal, il n’y avait de toute façon pas à s’inquiéter pour elle. Et au fond, elle n’était pas en si mauvaise posture…
Elle recula contre le mur pour dégager sa gorge de la lame menaçante et dégaina son sabre, le pointant à son tour vers son adversaire. Elle qui voulait créer un peu de remous pour pouvoir partir de ce village exécrable… Elle ne prit pas la peine de chercher la rouquine des yeux, elle avait du filer à la vitesse du vent, quand bien même celui-ci annonçait le retour de la tempête. Les passants quand à eux s’étaient raréfiés, la lueur des armes les poussant à rebrousser chemin.
Edvah se composa un sublime visage de sarcasme, prenant une posture défensive. Le tout était d’éviter la casse, elle n’avait sans doute pas les moyens de lutter contre un homme s’il était habile au combat. Et la fuite était sa meilleure carte, impossible à sortir contre un mur…

"On est venu sauver sa rouquine en détresse ? C’est toi qui devrais partir si tu veux pas déchirer ton joli manteau, mon garçon."

Elle siffla ces quelques mots à son adversaire pendant qu’elle cherchait un moyen de fuir en cas de danger, fixant les yeux orangés de son regard d’ambre liquide.
Doucement, elle se décala vers la droite, libérant son dos du mur pour l’offrir à la rue qui menait à l’auberge. Elle s’ouvrait ainsi une porte de sortie au cas où ce qu’elle pensait n’être qu’un nobliau faisait le poids contre elle. Il devait avoir son âge, un peu plus vieux à tout casser, mais tenait son arme avec assurance. Il lui suffirait cependant d’une roulade ou deux pour pouvoir prendre ses jambes à son cou et rejoindre l’Atropos comme si de rien n’était, annonçant à tout le monde que les villageois en avait après eux… Ou quelque chose dans le même style dramatique qui forcerait le départ vers la mer agitée.

"Tu oserais pas te battre contre un pirate, mon mignon… Que va dire maman ?"

Dans beaucoup de village, le seul mot de pirate suffisait à faire fuir les moins valeureux et hésiter les plus enhardis. Ici, il faisait simplement frémir, la populace était assez habituée aux forbans de ce genre. Mais Edvah était tellement fière d’être devenue si récemment une de ces bandits sur mer qu’elle s’en servait comme prétexte et argument autant de fois qu’elle le pouvait. Au bout d’un peu plus d’un an de navigation, elle ne s’en était pas encore lassée.
Elle ne se doutait malheureusement pas que son vis-à-vis avait lui aussi un ou deux pieds dans la piraterie


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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Ven 24 Aoû - 13:27 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant



Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos.
Escorte : 4 hommes.
Temps restant : 3 heures 30 minutes.


Se retournant en m'offrant sa première menace, elle me permit de découvrir son apparence. A ma grande surprise son corps n'était pas des plus impressionnants pour des paroles alors bien plus inquiétantes. Ne prenant pas la peine de la détailler au vue de notre situation, je me contentai pour la suite d'essayer d'en apprendre plus sur mon adversaire en observant son visage. J'aurai pu le comparer à une charmante femme s'il ne montrait pas un signe d'ironie belliqueuse évident. Si nous rajoutions à cette constatation le fait que nous lames vinrent se défier sans qu'il n'y eut un semblant d'hésitation, nous pouvions conclure que la jeune femme était habituée au combat et affronter des hommes lui semblait presque habituel. La milice étant exclue devant son agression de Jizanaël qui ne pouvait être prise pour cible. J'optai alors pour une assassin ? Mais dans ce cas, elle oubliait la discrétion et l'anonymat souvent primordial dans cette profession. Devant cette incohérence je laissai mon esprit développer toutes les autres possibilités tandis que nos lames se mesuraient toujours l'une à l'autre.


"On est venu sauver sa rouquine en détresse ? C’est toi qui devrais partir si tu veux pas déchirer ton joli manteau, mon garçon."

Les traits de mon visages se durcirent aussitôt. En plus de se permettre un tutoiement que je ne lui avez pas lancé, elle osait me réduire à un simple 'garçon'. Le dernier ayant utilisé ce terme envers moi était mon père peu de temps avant mes huit années. La familiarité que s'accordait la jeune femme avec moi était des plus déplacées et m'invitait à lui trancher la gorge sans que les remords ne viennent par la suite gâcher mon retour. Néanmoins bien que mettre à mort une femme n'était pas un problème pour moi, je ne pouvais légitimer mon acte auprès de ma conscience si elle n'était pas la première à frapper. C'est pourquoi lorsqu'elle se décala lentement sur sa droite je me contentai de la suivre au même rythme avec ma lame, toujours tenue fermement, mon regard ne quittant pas le siens.

"Tu oserais pas te battre contre un pirate, mon mignon… Que va dire maman ?"

Jamais je n'aurai pu l'imaginer pirate. Certes à bien y regarder la grossièreté de sa coiffure aurait pu me mettre sur la piste, de même que le nombre montant de femmes dans la piraterie. Mais même avec la certitude qu'elle était une consœur, j'avais du mal à l'accepter comme telle. Quelque chose chez elle ne collait pas avec le stéréotype des pirates rencontraient jusqu'à ce jour. Mais si elle insinuait dans ses propos que j'étais craintif face à eux, elle me donnait maintenant l'excuse parfaite qui ne demandait plus d'attendre qu'elle donne le premier coup. Puisque la piraterie était sa profession et qu'elle se trouvait proche de mes eaux, j'allais pouvoir jouir d'une mise à mort dans toute sa splendeur. Gardant mon air le plus sérieux, je l'avertis de ma décision.

« Elle me dirait d'éliminer la concurrence.  »



[Je te laisse choisir si l'arrivée au loin de mes hommes te fait reculer, ou si tu nous fait entrer dans une joute tongue
Désolé pour le post, très court sad]
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Edvah
<!--03-->Humain

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MessagePosté le: Sam 25 Aoû - 10:59 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant

Son vis-à-vis ne semblait pas apprécier la façon dont Edvah lui parlait et elle en fut enchantée. A quoi bon jeter des piques et tutoyer un inconnu si la cible en restait de marbre ? Elle ricana en observant son air mécontent. Que les nobles pouvaient être stupides… Leurs manières étaient d’un ennui sans nom.

"Elle me dirait d'éliminer la concurrence."

Edvah fronça les sourcils. La concurrence ? Cette espèce de nobliau coincé était un autre pirate ? Sans doute Drake le connaissait-il, il avait toujours des contacts et connaissances aux quatre coins du monde… Mais l’homme l’avait menacé en premier, il allait donc devoir en répondre, pirate ou non. Edvah était consciente qu’en combat singulier elle serait une piètre opposante mais les sabres ainsi dégainés ne pouvaient pas sagement retourner dans leurs fourreaux à présent.
Sans aucune autre forme de discours, Edvah repoussa la lame de son adversaire avec la sienne et tenta de le toucher au torse. Elle n’était pas très habile en combat pur et si son adversaire montrait trop de répondant elle serait obligée de fuir. De plus sa cape était un handicap et ses mouvements n’étaient pas aussi fluides qu’à l’accoutumée. D’un rapide geste de sa main libre elle en dégrafa l’attache et la laissa tomber au sol un peu plus loin. Son esquive était ainsi aussi souple et rapide qu’elle l’avait toujours été, en compensation de son attaque médiocre.
Elle n’eut pourtant pas le loisir de faire une très longue démonstration de ses talents car après quelques minutes de joute et d’esquives, deux hommes arrivèrent au pas de course. Et ils ne venaient pas pour secourir Edvah, plutôt pour l’autre qui semblait être leur compagnon. Ils sortirent leurs armes et semblaient près à aider le "noble pirate". Le visage d’Edvah se crispa, manquant de peu de se faire toucher à cause de cette distraction. Si son unique adversaire se transformait en trois pirates vigoureux, elle ne ferait jamais le poids.
Elle exécuta donc une roulade vers l’arrière, attrapant sa cape au passage pour s’éloigner suffisamment de la lame de son vis-à-vis et fit volte-face, prenant ses jambes à son cou. Il était maintenant question de les semer, et si son habitude était de monter sur les toits, ici elle allait devoir changer de tactique.
Dans sa course elle rengaina son sabre et rattacha sa cape humide en rabattant la capuche sur ses cheveux blonds. Elle se faufila entre les passants avec aisance et s’engouffra dans le premier passage qui s’offrait à elle… L’auberge. Habituée de ces lieux de bien être pour tout pirate, elle ne demanda rien à personne et courut vers le fond de l’établissement, entra dans les cuisines et remercia tous les dieux quand elle y vit une porte de sortie.
Ce qui devait être la femme de l’aubergiste se mit à s’égosiller comme un goret en la menaçant avec sa louche mais Edvah n’y fit pas attention, la porte se refermant derrière elle. Une petite distance la séparait des hommes, il était maintenant question de se déplacer discrètement et de rejoindre l’Atropos au pas de course sans se faire repérer. Et quoi de mieux qu’une ruelle sombre ? Elle se faufila dans une ruelle qui longeait la roche. Sa cape sombre et son pas léger lui offrait une couverture idéale dans ce genre d’endroit… Se retournant pour vérifier que personne ne la suivait, elle trébucha sur quelque chose et se rattrapa au mur avec difficulté.
Elle se retourna pour fusiller l’obstacle des yeux et vit un couple… Un magnifique jeune homme et une rouquine. Son visage se décomposa en quelques secondes avant de ne devenir que haine et abattement.

"Toi ?! Tu me fous dans la merde jusqu’au cou et tu te permets de te remettre sur mon chemin ?"

Son chuchotement était si tranchant qu’il avait plus des airs de sifflement de serpent que de paroles. Cependant à l’autre bout de la ruelle apparaissait déjà la silhouette du pirate aristocrate. Elle ne dégaina pas, se contentant de reculer vers l’entrée de la ruelle qu’elle venait d’emprunter. Le port n’était pas loin, et si ces eaux appartenaient déjà à quelqu’un elle n’aurait pas de meilleure excuse pour faire rebrousser chemin à l’Atropos. Il s’agissait de pouvoir l’atteindre.



[J'ai opté pour un peu des deux =)
Si ça ne te convient pas je peux modifier.]



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Erine Lanfeust
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MessagePosté le: Sam 25 Aoû - 14:31 (2012)    Sujet du message: Interlude n°4 ~ Répondre en citant

Idrill et Erine s’étaient accroupis leurs dos collés au mur. La jeune femme avait repéré à l’autre bout de la ruelle une silhouette approchant et son instinct lui avait ordonné prudence. Par reflexe elle avait intimé à son frère de faire comme elle, tout en gardant ses yeux singuliers sur le nouveau venu. Son regard mit un temps avant de s’habituer à la faible lueur qui régnait dans la ruelle. Trop de temps à son goût ce qui l’agaça un peu plus.
Ils ne s’étaient pas éloignés de l’Aquilon et au lieu de s’enfuir les jambes à leur cou voilà qu’ils s’étaient déjà arrêtés. Cependant Erine finit par se faire raison et ce dit qu’elle n’avait pas eut tord d’agir ainsi. L’inconnu à la démarche nonchalante était un homme à la carrure imposante et n’inspiré en rien à la confiance, de plus lorsqu’il parla il sembla s’adresser à une seconde personne qui au daim de l’archère apparu derrière de derrière ses larges épaules. Beaucoup plus petit mais tout aussi bien forgé, Erine ne l’avait pas aperçu.
Idrill à ses coté n’avait plus prononcé un mot et se contenter d’analyser et de comprendre la situation assez inattendu. Son esprit emprisonné dans la façon dont il fallait à présent réagir, l’archère n’avait pas entendu le beuglement enragé de la cuisinière, comme elle n’avait pas remarqué les pas précipités qui se dirigeaient vers eux. Et ce fut quand, tout en restant accroupit le plus proche du sol, son pied fit office d’obstacle et quelqu’un manqua de peu de se retrouver la face dans la boue.
Lorsque que l’infortuné se retourna et cribla Erine de son regard glacial que la jeune femme reconnue la folle angélique qui l’avait abordé.
La pirate semblait être un peu plus qu’énervée et ses retrouvailles avec Erine fut loin d’être un soulagement apaisant mais plutôt une nouvelle bourrasque de rage qui se peignit sur son visage.
Les mots qui fusèrent d’entre ses lèvres furent parfait émissaire des sentiments qu’offrait les traits fin du visage de la blonde et se voulurent aussi tranchant qu’une lame du plus belle acier fraîchement aiguisée.

Même si la baroudeuse des mers avait voulu se faire discrète ce fut assez pour attirer l’attention des deux colosses à l’autre bout de la ruelle tandis qu’à l’opposé se dessinait à présent l’allure fière de l’homme qui lui avait sauvé la mise très vite encadré de deux acolytes.
Idryll semblait totalement perdu et à vrai dire Erine ne comprenait plus grand-chose non plus.
Une chose était sur la pirate était en très mauvaise posture, à moins que la montagne et le trapu soit de son bord. Mais a priori vu leurs visages menaçants, ça ne semblait pas vraiment être le cas.
Une petite allée annexe à la ruelle offrait le seul échappatoire possible.
La blonde sauvage semblait l’avoir remarqué elle aussi et fut un poil plus réactive qu’elle car elle s’était déjà engouffrée à l’intérieur.

Erine remarqua sans mal que son sauveur avait une certaine emprise sur les quatre hommes qui l’accompagnaient. Les deux qu’elle avait eut du mal, la montagne et son compagnon partirent à la poursuite de la jeune pirate sans que l’archère n’entende le moindre ordre. Et pourtant elle savait pertinemment que les deux répondaient à l’inconnu au long manteau.
Regardant enfin son frère elle lui chuchota le nom d’un lieu qu’eux connaissaient si bien, elle ajouta une heure et lui fit comprendre qu’elle le rejoindrait mais qu’il était préférable qu’ils se séparent pour le moment. Puis il était plus facile de jouer la carte de la discrétion quand il s’agissait de faire cavalier seul.
Ayant confiance en elle mais une pointe d’amertume pinçant son cœur, Idrill remonta la ruelle que les deux hommes avaient alors laissait vide.
Erine, elle, s’était relevée et faisait face à la noble âme qui avait prit sa défense un peu plus tôt.
Un léger sourire reconnaissant sur ses lèvres puis elle finit par lancer :


« Je suis vraiment navrée mais je ne peux ni m’attarder en ces lieux et je n’ai rien à t’offrir pour te remercier… »



Soudain comme une illumination elle pensa à la plume qu’elle avait gardé avec elle précieusement. D’un pas presque félin elle s’approcha de l’homme tandis que ses deux acolytes s’étaient déjà éclipsés, sa main fouillant habilement sa sacoche de cuir.
Alors qu’elle s’était retrouvée face à lui, un expression étrange s’était incrusté sur son visage mêlant déception et étonnement.
Son regard orangé était assez surprenant, mais le plus stupéfiant était la cicatrice qui barrait l’un de ses yeux. Cependant, Erine ne se laissa pas intimidé et toujours l’expression calme et jovial, elle prit l’une de ses mains, tourna sa paume vers le ciel et y déposa la précieuse plume argenté aussi légère qu’un courant d’air et plus douce que la soie.


« Ce n’ai pas grand chose mais c’est toujours ça.
Un fin connaisseur te l’achètera à bon prix. »


Son frère possédait les neuf autres et en plus de valoir une petite fortune Erine offrait sans que l’inconnu en ai conscience des sentiments sincères. C’était la seule plume qu’elle possédait et elle avait eut tant de mal à l’obtenir. C’était son trophée et elle l’avait eut en main propre pas plus du quart du temps qu’elle avait mit à l’obtenir.
Refermant les doigts de l’homme sur le précieux objet, elle commençait déjà à partir quand…



HRP: J'espère que ça ira, n'hésitez surtout à me dire s'il faut des modifications large smile
Bonne lecture

Edvah ton post était parfait large smile
Toujours un réel plaisir de RP avec vous



CLÔTURE DU SUJET POUR CAUSE D’INACTIVITÉ
Pour le rouvrir envoyer un Mp à l'un des membres du staff.





Le carquois d'Erine

" Pourquoi s'en prendre à la flèche quand le tireur est présent? "
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