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D'un chemin qui s'achève au commencement d'un autre

 
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Viltys Copperfield
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MessagePosté le: Mer 29 Fév - 09:47 (2012)    Sujet du message: D'un chemin qui s'achève au commencement d'un autre Répondre en citant

Il n'y eut pas d'autres incidents dans le désert. Dès que le soleil se leva, il faisait certes atrocement chaud, mais je bus à intervalles régulières pour éviter la déshydratation. Le climat empêchait toutes discussion digne de ce nom, aussi les échanges furent réduits au minimum. J'enlevais ma veste et mon chapeau, les tenant à bout de bras comme si ils allaient me sauter à la gorge à tout moment. Lorsque l'astre fut à son zénith, je nous fit faire une pause, autant que pour me passer un peu d'eau sur le visage que pour manger sommairement. Selon mes estimations, nous devrions êtres sortis rapidement, et, effectivement, une heure plus tard environ, quelques pousses d'herbes parsemaient notre chemin, et peu après, le désert céda place à une nature débridée.

Je m'arrêtais en observant les reflets irisés de la Rivière Blanche non loin, et décidais de faire à Mercor un petit cours de géographie.

- Voici, la Rivière Blanche, sans doute la plus grande rivière de l'île ! annonçais-je fièrement. Ici, le climat sera plus doux que celui que nous venons de traverser, tu t'es même peut-être déjà aperçu que les températures avaient légèrement baissées. Nous ne sommes plus très loin de la capitale maintenant. Nous devrions y être demain matin, au plus tard, voire même avant si nous ne nous arrêtons pas pour la nuit.

En revanche, comme tu l'as sans doute remarqué, c'est un territoire gorgé d'eau, et les créatures dans les parages sont susceptibles de maîtriser cette magie de l'eau. Or, si j'en crois les ouvrages que je possède sur les Invocations, le feu peut être vaincu par l'eau n'est-ce pas ? Enfin, il faudra faire attention dans tous les cas, mais je te promets de ne plus jamais me promener sans armes à l'avenir. Avec un peu de chance, nous passerons inaperçus.


Nous reprîmes la marche, en scrutant l'horizon. Je montrais à Mercor diverses créatures inoffensives aux moments où nous les croisions, comme un groupe de Chocobos, ou un autre d'Agnosaures (lequel je nous fis éloigner le plus possible : si le mâle avait cru que nous en voulions à ses enfants, les adultes n'auraient pas hésité à nous attaquer). Je l'informais aussi des dangers des Cruenturs, capables de surgir de sous nos pieds à tout instant, et qui constituaient donc les seules que l'on ne pouvaient voir arriver de loin.

La marche était calme et se déroulait sans accrocs. Les températures plus clémentes me permirent de souffler un peu, et même de remettre ma veste, à mesure que l'après-midi touchait à sa fin. Quand le soleil était sur le point de se coucher, les nuages se couvrirent, et une pluie battante commença à nous tomber dessus. Il n'y avait pas d'abris aux alentours, le plus proche étant la ville elle-même, et s'arrêter pour la nuit devenait donc inacceptable.

Trempé jusqu'aux os, je proposais à Mercor une couverture si il voulait s'abriter dessous, la pluie ne devant pas lui faire que du bien. Comparé au désert, où les températures devaient lui rappeler sa prison, je ne doutais pas que cet endroit était dépaysant, et complètement à l'opposé de la journée de la veille.

J’accélérais le pas, dans l'espoir que cela nous ferait arriver plus vite en ville. Un feulement lointain me fit frissonner, en pensant que certaines créatures commençaient à rôder dans les parages.

- Il va falloir que l'on se dépêche, je le crains. Des créatures nommées Lubius ne sortent que par temps de pluie, et sont assez rapides pour nous rattraper. Je ne sais pas si celle que l'on vient d'entendre nous veut pour son dîner, mais il ne faut pas traîner pour le savoir. En plus avec cette pluie, on n'y voit rien, elle pourrait nous surprendre à n'importe quel moment !

Je soupirais en songeant qu'une longue nuit nous attendait avant de pouvoir enfin se reposer dans mon humble demeure de Lüh.



Viltys Copperfield

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MessagePosté le: Mer 29 Fév - 09:47 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 2 Mar - 18:21 (2012)    Sujet du message: D'un chemin qui s'achève au commencement d'un autre Répondre en citant

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le climat avait changé du tout au tout : des chaleurs intenses du désert, nous passions à la fraîcheur de ce lieu humide. Le changement de température me déstabilisa quelque peu, mais j’étais loin d’être une créature frileuse. De plus, ma carapace me protégeait, que ce soit des armes ou des basses températures. Cet endroit était certes dépaysant, mais vraiment loin d’être désagréable, il était plutôt... Reposant.

Ce qui me dérangea plus, c’est quand Viltys m’apprit que la région était peuplée de créatures utilisant les magies d’eau. Ce qui m’interpella, ce n’est pas le fait qu’elles pouvaient utiliser l’élément opposé au mien, mais plutôt qu’elle pouvait utiliser la magie en général. Parmi toutes les créatures que nous avions crée, aucune n’était capable d’utiliser la magie, comme nous : nous avions jugé ça trop dangereux, et vu ce qu’ont réussit à faire les Humains sans, il ne vaut mieux pas savoir ce qu’ils auraient fait avec. Je répondis donc à mon maître :

«J’ignorais que les monstres pouvaient utiliser la magie. Toutes les créatures de ce monde en sont-elles capables ? Dans tous les cas, je pourrais utiliser des sorts de lumière pour combattre celles qui sont ici. Ce sera toujours plus efficace que le feu.

P
ar la suite, j’écoutai avec interêt les différentes leçons que me donnait Viltys sur les créatures inoffensives que nous croisions. Il était amusant de comparer ces animaux à ceux que nous avions nous-mêmes crées plusieurs millénaires plus tôt. Si jamais les Humains de l’époque les voyaient, il ne faisait aucun doute qu’ils les auraient considéré comme des animaux étranges, certains faisant même parti de leurs mythes. Mais ils restaient juste des animaux, rien de plus.

J’avais vu le ciel se couvrir dans la soirée, pourtant je fus surpris quand je sentis la première goutte de pluie tomber sur ma tête. Appartenant à l’élément de feu, je n’aimais pas la pluie : non seulement elle affaiblissait mes pouvoirs, mais moi aussi, elle m’affaiblissait. Je fus presque soulagé lorsque Viltys me tendit une converture. Je la pris en le remerciant, et me protégeai avec. Je ne pus recouvrir mon corps en entier, la couverture étant prévue pour ne servir qu’aux Humains, mais cela suffisait à garder la majorité de mon corps au sec.

Je remarquais que mon maître avait accéléré le pas. Alors que je m’apprêtais à lui demander pourquoi, j’entendis un bruit étrange, semblable à un feulement, et Viltys m’apprit qu’une créature hostile, appelées Lubius, ne sortaient que par temps de pluie. J’étais pour le moins contrarié : je sentais que je n’avais pas totalement récupéré par rapport à mon dernier combat, et en plus cette pluie allait fortement me désavantager si jamais nous venions à combattre ces créatures. Il nous fallait donc trouver un moyen pour rejoindre la ville plus rapidement... En pensant à ça, je proposais à Viltys :

«Si vous voulez, je peux vous porter et courir le temps que nous rejoignions Lüh : je suis plus grand et plus fort que vous, cela nous ferait arriver plus rapidement et nous permettra peut-être d’éviter les combats.»

A
lors que je disais ceci, j’entendis le même bruit que tout à l’heure, mais celui-ci semblait s’être rapproché. J’espérais de tout mon coeur que nous n’aurions pas à combattre...
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Viltys Copperfield
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MessagePosté le: Sam 3 Mar - 15:27 (2012)    Sujet du message: D'un chemin qui s'achève au commencement d'un autre Répondre en citant

Un second cri se fit entendre. Pas besoin de tergiverser : la créature nous avait bel et bien repéré. Quand à savoir si elle avait l'intention de nous attaquer, le fait qu'elle se soit rapprochée de nous plaidait en sa défaveur... J'avais toute confiance en Mercor pour nous protéger des créatures, mais le fait que ce soit un Lubius, et par conséquent possédant la magie de l'eau, était un facteur ne pouvant que handicaper mon invocation, et possiblement lui faire du mal, à lui, comme à moi.

Je hochais la tête à la proposition pour le moins incongrue de Mercor, et me hissais sur son dos. Très étrange. Ce fut ma première pensée une fois installé, cherchant à me faire le plus léger possible. Ce n'était évidemment pas simple, mais je fis de mon mieux. Mercor était suffisamment fort pour me porter, autrement il ne me l'aurait pas proposé. Il commença donc à courir, dans la direction de la ville, tandis que je cherchais à scruter les alentours pour tenter d'apercevoir quelque chose à-travers le rideau de pluie nous entourant.

Sans succès. A part quelques mouvements furtifs que je pouvais tout aussi bien attribuer à mon imagination, je ne distinguais rien. C'est pourquoi je n'aperçus la gueule du Lubius qu'une seconde trop tard, lorsqu'il se jeta sur nous, nous faisant tomber à terre. Il repartit aussitôt, sans que je puisse le suivre des yeux. Je me relevais précautionneusement, me retournant sans cesse pour éviter qu'il ne nous reprenne par surprise. Un moment passa, sans qu'une parole ne soit échangée. Le Lubius ne revint pas. J'indiquais à Mercor de repartir, et remontais sur son dos. Cette fois, je me concentrais vraiment pour l'apercevoir avant qu'il ne nous attaque.

Mon cœur battait à tout rompre, en songeant que notre situation ne pouvait pas vraiment empirer dans l'état actuel des choses, jusqu'à ce que j'aperçoive une forme sombre en mouvement sous la pluie. Lorsqu'il se jeta sur nous de nouveau, je déviais sa course du bras, en sentant ses crocs laisser une longue estafilade sur mon avant-bras. Je serrais les dents, mais j'avais réussi mon coup : il passa à côté, et s'écrasa contre le sol, d'où il se releva avec une rapidité stupéfiante, nous toisant du regard.

Au moins, il avait cessé son petit jeu, et semblait accepter le combat. Si il ne surgissait plus de nulle part, peut-être Mercor aurait une chance de l'avoir. Je me plaçais à la droite de mon invocation, les poings ridiculement relevés en une posture de combat humaine classique, attendant la charge. Elle ne vint pas. Au lieu de ça, il ouvrit la gueule, et un torrent d'eau en jaillit, en direction de Mercor.

Je me jetais contre lui, pour prendre le sort d'eau à sa place. Celui-ci me coupa le souffle, et je fut projeté quelques mètres plus loin, mais j'étais indemne, du moins pour ce que je pouvais sentir. A présent, Mercor allait pouvoir se déchaîner contre la bête, ce qu'il n'aurait peut-être pas pu faire si il avait encaissé le sortilège d'eau. Je me relevais en chancelant, la tête tournant un peu, pour aider du mieux de mes capacités mon invocation à combattre le Lubius.



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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 15:09 (2012)    Sujet du message: D'un chemin qui s'achève au commencement d'un autre Répondre en citant

Dès que Viltys s’installa sur mon dos, je me mis à courir le plus vite possible. J’aurais certainement pu aller plus vite si je ne l’avais pas porté, mais il était hors de question pour une Invocation d’abandonner son maître. Et, de nous deux, c’était lui qui était le plus vulnérable. J’étais tellement concentré à avancer que je fus très surpris lorsque je sentis la créature nous attaquer. Je tombai sur le coup, entraînant Viltys dans ma chute. Nous n’étions pas blessés, mais je restai immobile quelques secondes à guetter la créature.

Mais rien ne vint. Mon maître finit par m’indiquer de repartir, aussi je le laissai remonter sur mon dos et me remis à courir. Je me rendis compte qu’il essayait de voir le monstre, aussi je ne me concentrai encore une fois que sur la course. Nous avons pu parcourir quelques mètres avant d’essuyer une nouvelle attaque, que Viltys put parer. Cependant, lorsqu’il posa pied à terre, je remarquai qu’il s’était blessé. J’essaierai de le soigner une fois que nous aurons vaincu cet animal.

Celui-ci avait enfin arrêté de courir, pour se tenir immobile devant nous. Alors que je me demandais ce qu’il allait faire, il lança une attaque magique que j’aurais dû me prendre de plein fouet. Mais, alors que je m’apprêtais à adopter une posture défensive, je sentis mon maître me pousser, et ce fut lui qui se prit l’attaque. Inquiet, je vis qu’il avait été projeté quelques mètres plus loin, mais il avait l’air indemne. Je le remercierai plus tard : en plus de m’avoir protégé, il m’avait crée une ouverture dans laquelle je m’engouffrai immédiatement.

Avant que la créature ne puisse lancer une autre attaque, je lançais le sort Peur , afin de baisser sa résistance magique : j’étais en position de faiblesse, mes sorts ne lui auraient pas fait énormément de dégâts si je n’avais pas affaibli ses défenses préalablement. Avant que je ne pus faire autre chose, le Lubius lança une nouvelle attaque magique. M’en étant rendu compte que trop tard, je ne pouvais l’esquiver, alors je mis mes bras en position défensive et m’apprêtai à prendre l’attaque de plein fouet. Étant plus lourd que mon maître, je ne décollai pas du sort, mais reculai de deux mètres tout de même. Cette attaque n’était pas très puissante, mais le fait qu’elle soir de l’élément contraire au mien me fit plus de dégâts que ce que je ne pensais.

Une fois sont attaque terminée, je lançais immédiatement Éclat sur le monstre. C’était le sort qui lui ferait le plus de dégâts parmi ceux que je possédais, et le fait d’avoir utilisé Peur juste avant allait me permettre de lui faire autant de dégâts que s’il n’avait pas été d’élément eau. L’attaque semba éblouir la créature en plus de la blesser, car elle ne riposta pas immédiatement. Je profitai de cette ouverture pour m’en rapprocher, et lui lançai une seconde fois Éclat. Mais il semblait s’être remis de la première attaque, et puis esquiver la deuxième, avant de lancer lui-même une troisième attaque d’eau, que je ne pus toujours pas éviter. Cependant je remarquai qu’elle était moins puissante que la dernière, je n’eus pas l’occasion de me protéger et pourtant elle me porta des dégâts moins importants.

Je commençais cependant à sérieusement m’affaiblir, je devais terminer ce combat au plus vite. Je lançai rapidement Éclat une troisième fois, que le monstre n’évita pas cette fois-ci. Je profitai qu’il se remette de l’attaque pour me rapprocher encore, à tel point que je pus le toucher. Je le saisis donc au niveau de la nuque et lançai le sort Lueur, qui eut pour effet de le projeter au loin. Je vis qu’il n’était pas encore fini, mais il avait l’air vraiment faible. Il put lancer une dernière attaque, que je parvins enfin à éviter, et j’en profitai pour lui lancer une dernière fois le sort Écat, qui l’atteignit de plein fouet.

J’attendis quelques secondes, mais cette fois-ci le Lupius ne se releva pas. Une fois que je compris qu’il était bien mort, je tombai sur les genoux, le temps de respirer un peu. Je restai comme ça pendant une minute environ, puis me tournai vers Viltys pour lui demander :

«Y a-t-il quelque chose prélever sur le cadavre ?»


Mana au début : 20/20
Peur : 17/20
Éclat : 15/20
Éclat : 13/20
Éclat : 11/20
Lueur : 10/20
Éclat : 8/20

Mana à la fin : 8/20
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MessagePosté le: Lun 5 Mar - 17:57 (2012)    Sujet du message: D'un chemin qui s'achève au commencement d'un autre Répondre en citant

Je n'en eus pas besoin. Le combat qui les opposait se déroulait sur un plan m'étant inaccessible. L'air ambiant était chargé d’électricité, et une odeur âcre se dégageait de leur duel. Mercor avait aussitôt profité de l'ouverture que je lui avait créé, mais cela n'avait pas empêché le Lubius de lui envoyer de nouveaux sortilèges d'Eau, que mon invocation encaissait sans broncher. Du moins, il n'avait pas l'air de souffrir pour le moment. Je le vis s'approcher pas à pas, chaque mètre gagné étant le théâtre de batailles magiques, et il m'était difficile d'évaluer qui était en position de force.

Je chancelais un peu en suivant un peu à l'écart le déroulement de l'assaut. Je risquais de plus gêner Mercor qu'autre chose en intervenant physiquement, aussi étais-je cantonné à rester en arrière, sur le banc de touche. Mais néanmoins prêt à me jeter sur la créature si jamais mon invocation rompait l'engagement. Tentative peut-être vaine, certes, et certainement vouée à l'échec, mais je ne voulais pas qu'il puisse lui arriver quelque chose sans agir au préalable.

Cependant, Mercor continuait à avancer, sous mes yeux fascinés, d'une part par sa magie, mais aussi et surtout par sa détermination face à un adversaire de l’Élément opposé. Un dernier sortilège et le Lubius fut projeté au sol, d'où il ne bougea plus. Pendant quelques secondes, nous restâmes tout deux à contempler le cadavre, attendant un signe de vie qui ne vint pas. Seul l'écho des gouttes de pluies tombant sur le sol répondit à notre questionnement muet.

Puis Mercor tomba sur les genoux, et je me précipitais pour lui toucher l'épaule, m'attendant à voir du sang coulant de blessures multiples, mais rien de tout cela. Il reprenait simplement son souffle. Du moins je l’espérais, mais ne voulus pas le déranger par mes questions tant qu'il resterait dans cet état. Une fois qu'il parla, je poussais un soupir de soulagement. Il ne semblait pas avoir besoin de soins immédiats, mais je me promis de lui offrir autant de repos que nécessaire une fois arrivés à Lüh.

- Attends, d'abord, toi. Comment te sens-tu ? demandais-je en l'examinant.

Une fois que je fus convaincu qu'il allait bien, je lui indiquais le pouvoir des pattes du Lubius, et m'empressais de récupérer ces dernières, m'aidant d'un couteau servant habituellement à couper du pain. Ce qui fut assez ardu, le "couteau" n'étant pas vraiment taillé pour ce genre de travail. Non, décidément, il me fallait une lame digne de ce nom !

Une fois les quatre pattes dégoulinantes de sang soigneusement rangées, nous repartîmes en direction de la ville, d'où l'on pouvait déjà apercevoir les lumières vacillantes au loin. Je marchais lentement à ses côtés, le ménageant pour qu'il puisse récupérer de sa bataille.

Une fois arrivés devant les Portes, fermées évidemment pour l'heure, je nous fit passer par la poterne, sorte d'entrée étroite mais bien gardée. Je me fis reconnaître comme étant un Humain en compagnie de son invocation, et que le garde nous ait lancé un regard suspicieux, nous pûmes entrer dans la ville.

Dès que nous fûmes dans l'enceinte de Lüh, je me retournais vers Mercor, lui sourit, et parla :

- Bienvenue, mon cher, à Lüh.

Ma maison était encore un peu plus loin, en face de la Grande Place, ce qui signifiait qu'il nous fallait encore passer devant la sombre Arène et remonter la rue Commerçante pour y parvenir, mais, au moins, nous étions en sécurité. Chez nous.



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:19 (2016)    Sujet du message: D'un chemin qui s'achève au commencement d'un autre

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