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Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'ile d'Arcane - Forum RPG Fantasy Index du Forum -> -> Temple de l'Eau
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Imaq
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MessagePosté le: Mar 14 Fév - 20:14 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

[Ce post est universel. Il s'adresse à tout humain voulant essayer mon épreuve. Merci de poster à la suite de ce topic pour tenter votre chance, sans tenir compte de ce qu'un autre humain peut avoir écrit avant vous. Ce n'est pas le premier servi, mais le premier qui termine la totalité de l'épreuve. =)]

Parmi les très nombreuses cellules du Temple de l'eau se trouve celle d'Imaq. Ses portes sont sobres, faites de bois massif et brute sur lequel sont incrustés de lourds anneaux de glace servants de poignées. Rien n'est indiquer, rien n'est gravé. Ces portes n'ont pas été ouvertes depuis longtemps, mousses et lichens ont recouvert le bois et même la fente de l'ouverture. Si quelqu'un s'amusait à ouvrir ces portes, il y a fort à parier que des morceaux de mousse et quelques miettes de bois humide tomberont sur la tête du visiteur.

Ce dernier trouvera à l'intérieur un couloir menant à une première petite salle qui s'étire en deux alcôves, puis les murs se resserrent pour former d'une seconde salle beaucoup plus grande. Cette salle à la forme d'une demi lune avec, au centre, une stèle de pierre recouverte de mousse et entourée d'une petite douve d'une vingtaine de centimètres de profondeur. De minces filets d'eau coulent depuis le sommet de la stèle pour remplir continuellement la douve.
Derrière le monolithe se trouve une énorme porte scellée par un lierre dont la liane est épaisse comme un bras d'homme et les feuilles grandes comme un visage. Le végétal semble échappé d'une époque lointaine ou l'humain avait la taille d'un chat.

Il fait bon à l'intérieur, il fait frais, l'air est humide mais non étouffant. Le sol est fait d'un mélange de pierre et de terre recouvert de fougères. Les murs sont ponctués à intervalle régulier d'une plaque de glace réfléchissant astucieusement la lumières de l'extérieur pour éclairer l'intérieur. Si un visiteur impromptu s'approchait de la stèle, l'eau se mettrait à bouillir et à déborder de la douve, puis elle jaillirait dans un geyser avant de devenir un clone aqueux d'Imaq. Celui-ci sourirait puis ouvrirait ses bras pour accueillir son invité.

« Je te souhaite la bienvenue dans mon temple, mon enfant, éveille ton intelligence et fait appel à ton discernements afin de trouver les bonnes clefs. Chaque fois que j'apparaitrai, tu auras droit à deux chances pour me donner la clef. Deux mauvaises réponses et tout s'arrête. Je prie Aqua pour tu réussisses à retrouver ton foyer si tu échoue. »

L'entité aqueuse s'arrêterait enfin avant de poser un dernier regard sur la stèle moussue, on y devine par endroit quelques lettres là où la mousse n'a pas encore tout recouvert.

« Voici ta première épreuve, trouve la bonne clef et les portes de la prochaine épreuve s'ouvriront sur ton chemin. »

Et l'eau s'effondrerait dans la douve. Voici ce que l'on peut lire si le visiteur gratte la sphaigne tendre.

Je suis molle et dure.
Je vole et je dévale.
Je suis soleil le jour et lune la nuit.
Je ne pense pas, je ne vis pas, je ne meurs pas.
Je me trouve au ciel, en mer et sous terre.
Je vois passer le temps, immuable, immortelle..,
Je donne la vie aussi bien que la mort..

Qui suis-je ?

(merci à Erwin pour cette énigme.)


[H.R.P : Voici le plan des lieux. Je le mettrais à jour l'image au fur et à mesure de votre progression. ]





Dernière édition par Imaq le Sam 12 Jan - 16:09 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 14 Fév - 20:14 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Mei Tyanis

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MessagePosté le: Mer 29 Fév - 06:54 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Avant qu'elle ne parte et ne laisse la forge et son travail derrière elle, son père lui avait donné quantité de conseils, plus ou moins utiles. Après tout, sa première née qui partait, ce n'était pas rien. Le choc lors de l'annonce avait été plutôt grand, et quelques changements avaient dû être apportés pour palier au départ de l'aînée ; mais finalement, n'étant pas non plus un "papa poule", il l'avait laissée partir. Ses conseils ? Pour les plus remarquables, c'était d'abord d'aller voir du coté des temples, si elle voulait perfectionner aussi son maniement. Les Bêtes sauvages étaient trop forte pour une humaine, seule, et il savait que Mei pouvait réussi. Après tout, elle était de la famille Tyanis. Pour Mei, les temples étaient une source d'ennui, et d'inspiration, en même temps. Elle se moquait des invocations en tant que telles, mais elle ne pouvait que prendre ce conseil au sérieux. Son père avait touché un point sensible, les bêtes étaient fortes pour une humaine. Trop fortes.

Son choix s'était fait sur le temple de l'eau. Il n'était pas si loin, et l'eau avait l'avantage d'être agréable à regarder selon Mei, par rapport aux autres. L'air était certes attirant, mais trop changeant pour elle. Le feu trop colérique, et la terre trop placide. Oui. Pour une première invocation, l'eau était parfaite. C'est ainsi, après avoir fait une prière au Dieu de l'eau -Car Mei croyait en des puissances supérieures qui dirigeaient tout.-, qu'elle embarqua de son village portuaire pour arriver, quelques jours plus tard, sur la partie ouest de l'île. Le voyage avait été tranquille, et le mal de mer était un mal inconnu de la jeune femme qui s'était senti régénérée par cet air frais. Après tout, elle n'avait rien à craindre puisqu'elle avait prié, non ?

Mais passons. Après avoir marché, de jour, quelques jours, justement, elle arriva enfin au temple de l'eau. Son périple dans la partie sud des Landes Luxuriantes avait été aussi tranquille que sa traversée de la mer. Évitant au possible les Bêtes dont elle avait remarqué les traces, prenant son temps, peut-être un peu plus que normalement, ce n'est qu'en soirée qu'elle atteint le temple. Majestueux, entouré d'eau, elle pesta brièvement contre celui-ci qui risquait de mouiller ses vêtements -et oui, un peu de coquetterie parfois ne fait de mal à personne. En fait, c'était surtout pour son arc et ses flèches qu'elle craignait un contact prolongé avec de l'eau, mais ceux-ci avaient été bien traités, et ne risquaient rien. Continuant son chemin, frissonnant une fois de froid, elle arriva rapidement face aux portes du temple qu'elle franchit sans hésiter une seule seconde.

Commença alors une balade dans les dédales du temple, l'humidité régnait sûrement en maître dans ces endroits confinés, mais malgré cet inconfort, Mei ne s'arrêta pas aux premières portes. Il n'y avait aucune raison, non. Simplement, elle laissait son instinct faire, ainsi que le hasard. Et c'est par ce dernier qu'elle fut guidé jusqu'à une n-ième porte de bois. Fermée depuis apparemment bien longtemps, elle douta un peu de pouvoir l'ouvrir, mais à force de pousser, et de tirer dans tous les sens, calmement mais sûrement, elle finit par réussir. Si quelques morceau de verdures détrempées tombèrent sur sa tête, elle ne s'en formalisa pas et les chassa d'une main de la capuche qu'elle avait mise. Entrant à pas de loup, arc en main, et flèche encochée, elle regardait autour d'elle avec attention. Après tout, on lui avait parler de personnes qui n'étaient pas revenues de ces temples. Ne voulant pas mourir, il était alors naturel de prendre ses précautions.

Mais pour le coup, les précautions furent inutiles, et elle arriva sans encombres dans la seconde salle, grande, près de la stèle. Et alors qu'elle mettait un autre pied devant l'autre, elle vit l'eau bouillir. Tendant l'arc, elle visa directement le centre des bouillonnements avant de monter sa focale alors que l'eau jaillissait en un geyser. La figure créée lui sourit, et dans la stupeur de voir cette apparition, la jeune femme faillit relâcher sa flèche. Heureusement, elle se rattrapa à temps, et fit détendre l'arc lentement. Pas rassurée pour autant, elle garda l'arme dans ses mains.

Et l'apparition aqueuse parla. Étonnant, mais moins dérangeant qu'un tel effet visuel, elle ne s'en préoccupa pas plus que ça, écoutant avec attention. Après tout, cette... chose, quoi qu'elle fusse était un être respectable, qui voulait sûrement être délivré. Ainsi, il était intéressant de prêter attention à ces paroles. Cette cellule était son temple ? Pourquoi cette appellation de "Mon enfant" ? Le discernement, ça, elle n'en manquait pas. Après tout, elle était toujours la première à trouver les réponses aux devinettes de son frère ou de sa sœur. Ce n'était pas rien ! Mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit, l'apparition après un dernier geste, s'effaça, et l'eau, enfin, redevint inerte.

Tendant le bras, Mei gratta la stèle en face d'elle pour enlever la mousse qui y avait élu domicile, manquant à plusieurs reprises de tomber dans l'eau, elle prit son temps. Après ce voyage, elle n'était plus à quelques minutes près, et l'invocation, sûrement pas non plus, pensait-elle. D'autres efforts plus loin, elle réussit enfin à déchiffrer la pierre dans son ensemble. Lisant à haute voix, elle sourit doucement, en entendant sa voix revenir en écho jusqu'à elle, et son sourire s'accentua un peu plus quand elle arriva à la fin. Content, et un peu moqueur, il symbolisa la joie qu'elle avait à trouver la réponse, tout en pensant en même temps que la chose présente en ces lieux ne s'était pas trop creusée la tête pour trouver l'énigme. Mon temple, qu'elle avait dit. C'était l'eau. Réussissant à le mettre sur la plupart des vers, même si un ou deux étaient étonnants, elle décida de tenter cette réponse, et donc, à l'appeler.

-Mmh, j'aurais une réponse à donner à cette énigme, dame des douves. Pour moi, la réponse est l'eau. Molle, en liquide elle l'est, et dure, sous forme de glace, elle le devient. L'eau, sous forme de pluie, vole et s'écrase sur nous et dans les ruisseaux elle dévale les montagnes. Quand on navigue sur la mer, en journée, on est éblouit par le soleil qu'elle reflète, et la nuit, on est charmé par la lune qu'elle renvoie. L'eau ne pense pas, ne vie pas, et ne meurt pas, et comme dit plus tôt, sous forme de pluie elle est au ciel, dans la mer bien sûr, et sous terre, quand l'eau s'y infiltre je suppose. Éternellement là, l'eau veille au delà du temps, restant pareil à elle-même. Enfin, on a besoin de l'eau pour survivre, mais sous certaines conditions, une abondance d'eau peut causer des morts.

Finalement pas tant bancale que ça, Mei était fière de son explication qui allait avec chaque vers. Cependant, elle ne dit rien contre l'imagination de celle qui avait écrit cela, ne voulant pas vexer l'apparition. Pour finir sur les descriptions, la choix de la jeune femme était respectueuse, et cela se sentait. Après tout, son père le lui avait dit. Les bêtes des temples ne sont pas comme les Bêtes sauvages en dehors. Pensantes, intelligentes, et puissantes, elles méritent le respect des humains. Alors, faisant confiance à son père pour ses jugements, Mei était respectueuse.
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Imaq
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MessagePosté le: Mar 6 Mar - 22:15 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Loin de cette salle où se tenait une nouvelle âme désireuse de pouvoir se trouvait Imaq. Chaque fois qu'un humain entrait dans cette cellule, Imaq le percevait. Dans cette humidité parfaite, les sens de la fille d'Aqua étaient infaillibles. Comme chaque fois que la bonne réponse était donnée, l'invocation souriait et se redressait sur lit de roche et de mousse épaisse détrempée. Elle s'asseyait et savourait l'eau qui coulait inlassablement sur sa personne depuis le plafond recouvert de stalactites. Puis l'onca déploya les nageoires qui lui servaient d'oreilles. A présent les choses sérieuses commençaient. Imaq toussota pour se dégagé la gorge, elle s'étira paresseusement. Un nouveau petit qui tentait de délivrer sa mère. Voilà un peu d'espoir dans cette sombre cellule. Puis l'esprit de l'eau devint immobile et se concentra.

Dans la salle, l'eau de la douve bouillonna à nouveau. Le clone à aqueux réapparut après un geyser comme la première fois. Un sourire s'étira sur son visage liquide. Son regard était à la fois fier et terriblement inquiet. La créature cligna sa troisième paire de paupières, elle se tourna vers la porte de scellée par le lierre gigantesques. Le corps aqueux s'envola et s'écrasa sur le végétal comme l'eau d'un sceau qu'on renverse sur le sol. La glace se forma, d'un froid si extrême que la vie de la plante grimpante fut saisie et brulée à la fois. Le givre se détacha et libéra les portes de leur verrou. Ces dernières grincèrent dans un vacarme assourdissant alors qu'elles s'ouvraient vers la stèle où était inscrite la première énigme. La glace tombée sur le sol humide frissonna, se massa puis pris la forme d'un nouveau clone scintillant. Dans le dos du double un mur mouvant. Les portes donnaient sur de la boue luisante, une coulée de boue digne des nuées ardentes dévalant les pente d'un volcan, retenue par la magie d'Aqua contenue dans la cellule.

« L'eau. C'est la réponse juste ma toute petite. Tu as donc l'esprit assez vif pour savoir ce qui t'attend de l'autre côté. Réfléchi bien, réfléchi vite. Une fois ces portes franchies tu ne pourras revenir en arrière. La mort s'approchera de toi à chacun de tes pas... »

Le double eut un sourire triste. La fange derrière elle fut aspirée dans un tourbillon poisseux abandonnant sur son passage des murs et des couloirs composés d'un mortier compact. Une odeur de moisi et par endroit de charogne émanait des murs. Fruit des corps et divers vêtement en décomposition dans un mélange aqueux stagnant dans lequel tout écosystème est absent. Le félin de glace se retourna vers le dédale d'où la lumière était absente. Seule la lueur reflétée par les miroirs de glaces présents aux murs diffusait quelques rayons de clarté. Le double se tourna une dernière fois vers l'humaine. Les portes franchie par l'humaine pour entrer dans la cellule se refermèrent lourdement. La lumière du jour disparue. L'obscurité prit place jusqu'à que les miroirs de glace révèlent en leur sein une roche phosphorescente réduisant les ténèbres de moitié.

« L'un de ces cristaux peut t'accompagner dans ton périple, il demeura lumineux tant qu'il demeurera au creux de ta main. Réfléchi vite, Réfléchi bien. Ce labyrinthe ne contient ni nourriture ni eau potable. Seule l'eau de la stèle est pure. A présent va, ma fille, soit vive. Trouve la sortie et tu pourras retrouver la chaleur de ton doux foyer. »


Sur ces mots la glace se mit à emmètre des volutes fantomatiques. Peu à peu l'être s'évanouit dans les airs.

[HRP : Carte. Tu peux te contenter de décrire ton chemin, mais un petit coup de pinceau avec un logiciel type paint /photoshop/Gimp, éviterais les confusions sur ton parcours. A toi de voir. ^^]




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Mei Tyanis

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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 12:24 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Quand il fallait se lancer, après une brève réflexion, Mei avait tendance à se lancer. Et là, apparemment ça avait été le bon choix. Un instant, en observant le regard de l'être fait d'eau, elle eut un doute. Cette fierté, elle ne la comprenait pas. Cette inquiétude, non plus. Qu'allait-elle libérer ? Elle n'en avait aucune idée. On disait que ces entités se devaient d'obéir aux humains qui les libéraient. Mais... Si cela n'allait pas ? Si la volonté de la présence qui emplissait cette cellule était de détruire le monde, l'entente ne serait pas possible... Et ... Et il fallait arrêter de penser. De toutes façons, le temps que ces pensées lui arrivent en tête, l'être d'eau s'était déjà retourné pour aller s'écraser contre les lianes qui couvraient une grande porte.

La vague de froid qui résultat de cette action la fit frissonner de la tête au pied, mais pas une plainte ne sortit des lèvres de la jeune femme. Si elle pensait au temps qu'avait dû rester prisonnier cette créature, elle ne pouvait s'empêcher de frissonner encore, mais pour une autre raison. Une sorte de pitié. Alors, se plaindre pour un simple froid, pas question. Bref. Sous les yeux un peu ahuris de Mei, la porte s'ouvrit en grinçant horriblement. Si avant, elle était pensait que certainement, d'autres humains avaient tentés de libérer les invocations, maintenant, elle ne pouvait qu'en être sûre. L'odeur qui arrivait à ses narines était nauséabonde. Pourrie, on sentait encore les corps qui avaient pu s'entasser au fil du temps pour être lentement décomposés. Mais encore une fois, elle résista, et entre-ouvrit ses lèvres pour respirer par la bouche, et non par le nez, diminuant ainsi l'impact sur son sens olfactif. Et la voix s'éleva à nouveau, résonnant dans la pièce.

La voix confirma ce qu'elle pensait juste, à savoir que l'eau était bien la réponse à l'énigme (vachement bateau) de l'être aqueux, et elle la mit en garde directement. La mort l'attendait ? Pouvait-elle seulement faire demi-tour après être entré dans cette cellule ? Pouvait-elle seulement détourner le regard de cette apparition et lui dire "au revoir, et restez encore quelques siècles, j'ai pas envie de m'ennuyer à risquer ma vie pour vous" ? Non. De toutes façons, elle ne l'aurait pas pu, tant elle était absorbée dans sa contemplation. L'eau, elle la connaissait. Dans les plaines brumeuses d'où elle venait, sur le village côtier, elle l'avait sous déjà deux formes en continue. La glace n'était pas si loin non plus. Alors ça faisait presque comme parti de sa vie. L'eau était magnifique. A nouveau, un air triste passa sur le visage du double, alors que derrière lui, était aspiré toute la boue qui coulait jusqu'alors. Alors, y aller ?

Mei avait déjà fait son choix. Contournant la stèle et les douves entourant celle-ci, elle s'avança dans la pénombre, et derrière elle les portes se refermèrent dans un autre grincement étourdissant. Fermant les yeux le temps que dura ce bruit dérangeant, elle se retrouva dans une obscurité totale. Ou presque totale, car à peine eut-elle le temps de s'habituer à la perte de l'un de ses sens qu'une vague lumière réapparue. Des "semi-ténèbres" ne font pas peur. Quand on a vécu dans des plaines où quelle que soit l'heure, les brumes sont toujours présentes, alors l'habitude se fait, et le sens de la vue se développe un peu.

La voix reprit place dans le silence pesant du labyrinthe apparent, et pour toute réponse, elle hocha la tête, pour en prendre un, duquel se dégagea une douce lumière. Avant de s'engager dans le dédale d'où elle risquait de ne jamais revenir, elle s'arrêta, et posa deux genoux à terre. Les fesses sur ses talons, elle prononça à voix haute une brève prière pour le dieu de l'eau. Elle ne demandait rien de spécial. Elle prenait juste en compte sa présence, lui murmurait quelques louanges, et la prière prit fin. La jeune femme se releva, et commença à s'enfoncer dans ce qui risquait de devenir son tombeau, comme tant d'autre auparavant.

Encore une fois, elle pensa aux paroles de son père -qui était pour elle l'être qu'elle respectait le plus-. Que lui disait-il, parfois ? Ah... Dans un labyrinthe, pour ne pas te perdre, tu dois tourner toujours du même coté. Et si tu te retrouves bloquer, alors revient à la dernière intersection, pour tester l'autre direction. Et ainsi de suite... Ce devait être ça. Cette fois-ci, clairement moins sûre d'elle, et toujours frissonnante, Mei s'engagea, et commença enfin à s'avancer. A la première intersection, elle choisit, au hasard, de prendre à droite. Ses pieds glissaient souvent sur ce sol oublié par les temps, mais elle se contenait de se rattraper d'une seule main quand cela arrivait, l'autre serrant avec force le cristal. Sa précieuse source de lumière.

Droite droite droite.... Et ce fut son premier cul de sac. Ne paniquant pas, elle fit simplement demi tour pour revenir quelques pas en arrière. Se positionnant face à l'intersection, elle prit donc l'autre choix, et continua son chemin. Le froid engourdissait lentement ses jambes qui peinaient à avancer, ne semblant pas vouloir s'engager dans cette expédition risquée, mais pourtant elle continuait à avancer. Apparemment, rien ne pouvait l'arrêter. Un autre cul de sac ne lui apporta rien de bon, et une nouvelle fois ses pieds piétinèrent sur place avant d'accepter de reprendre leur route. Les endroits clos n'étaient vraiment pas la tasse de thé de la jeune femme.

Mettez lui des monstres, et elle les retrouverait. Mettez lui une plaine pleine d'arbre, et elle pourrait vous mener où vous voulez. Mettez lui une forge perdue dans une ville, et elle se dirigerait -presque- automatiquement vers elle. Mais mettez lui un labyrinthe, et le doute s'installerait. Son cerveau commençait déjà à oublier les informations. Où en était-elle, quand avait-elle tourné à droite, à gauche ? Qui savait. En tous cas, pas elle. Après avoir encore déambulé une heure, gauche, droite, gauche, droite gauche -sans compter les demi tours-, elle finit par s'étaler par terre. Et la source de lumière disparue complètement.

La panique gagna son pauvre esprit qui l'espace d'un instant perdu toute notion de raison. La vue ne pouvait plus la servir, puisque la cristal était tombé. Si elle voulait le retrouver, elle devrait tâtonner, mais elle perdrait toute notion d'où elle venait. Pour la seconde fois, essayant de rationaliser son esprit, elle se mit à genoux, en face de son chemin, pour se calmer. Et le temps fit son office, la peur disparut peu à peu, et son cerveau se remit en marche. Il fallait réfléchir. Réfléchir vite, et bien. Se relevant doucement, elle tendit son bras droit à sa droite pour toucher le mur. De son gant, elle le toucha, et quoi qu'il fut, de glace de boue ou d'eau, elle l'ignora. Ce mur était son point de repère, et devant elle était son but. Il ne fallait surtout pas le lâcher.

Et une lente progression commença, ses pieds trainaient sur le sol, restant le plus possible en contact avec lui, et sa main droite touchait désespérément le mur à travers son gant. OU plutôt ce qu'il restait de son gant. A force de le trainer, en avançant, celui-ci s'était abimé sur les divers aspérités qui étaient évidemment présentes sur les murs du labyrinthe, et la main de l'archère étaient bien écorchée. Quoi de plus important pour un archer que ses mains et ses doigts ? Peu de chose, sans elle, impossible de manier son arc de façon appropriée. Et pourtant. Et pourtant, elle acceptait de se blesser pour traverser cette épreuve. Pour libérer cette invocation qui l'avait appelée "sa fille". Elle avait su toucher Mei et sa curiosité, alors maintenant, rien ne pouvait l'empêcher d'avancer.

Un pied après un autre, elle continua. L'état de l'humaine n'était pas bien brillant, la saleté était présente sur ses habits, la capuche qui protégeait son visage et ses cheveux était tombée et la saleté du plafond avait envahi les cheveux de la rouquine, un air fatigué pouvait se lire sur le visage de la jeune femme, et pire, sa main droite était couverte d'écorchures diverses et variées. D'ailleurs on pouvait voir qu'à diverses reprises, elle avait essuyé son sang sur son propre habit. En fait, seul son arc et ses flèches avaient échappés au massacre.
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Imaq
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MessagePosté le: Lun 12 Mar - 22:21 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Ainsi Imaq avait tout suivit de cette enfant. Les pas arpentant le dédale, tantôt rapides, tantôt hésitant. Les battements de son petit cœur, réguliers et soutenus, surpris pas la fermeture de la porte puis plus calmes, à nouveau rapides, la vitesse montait graduellement avec le temps, enfin frétillaient comme un poisson hors de l'eau lorsque la peur se montra. Sans le savoir, le souffle humain qui se perdait dans ces murs évitait bien des dangers dissimulés ici et là pour les enfants incapables. Soudain l'Onca eut peur. A chaque fois que sa fille se perdait, la demi déesse espérait de tout son cœur qu'un quelconque instinct, une magnifique logique si indispensable, guide cette petite sur le bon chemin. Réfléchi vite, réfléchi bien, lui avait-elle dit. Imaq connaissait la teneur des épreuves qui testaient ses enfants, qui cherchaient l'être qui serait digne de la côtoyer. Non pas dans le but de satisfaire un ego, non, Aqua avait posé ces pièges pour éviter que l'esprit de l'eau ne tombe entre des mains qui reproduiraient les malheurs du passé. Cette fois la déesse ne pourrait pas s'y opposer, car elle serait à la docilité la plus parfaite par le sort d'esclavage.

Imaq se leva d'un bon et courut jusqu'à la porte qui scellait sa cellule, sa chevelure couleur d'hermine hivernale volant après sa propriétaire. Ses oreilles déployées au maximum. Elle s'appuya contre la porte, caressant le bois millénaire comme si elle tenait sa fille dans ses bras. La petite humaine venait de s'écrouler, la roche éclairante rebondit bruyamment sur le sol. Comme pour chaque humains qui tentait de la délivrer elle était morte d'inquiétude à l'idée que le dédale boueux ne fasse une victime de plus. Apparemment pas pour l'instant. Les pas reprirent laborieusement mais surement. Au bout de longues heures ils arrivèrent devant la porte contre laquelle se tenait la demi déesse.

De l'autre côté, lorsque l'humaine fut assez proche, des colonnes de roches phosphorescentes s'éclairèrent. Ces dernières étaient composées du même minerait que celui qui se tenait au creux de la main humaine, seulement elle était plus concentrée en magie. Quelques miettes éparpillés au sol s'illuminèrent lorsque la bipède les bouscula. La porte, bien plus modeste que les précédentes, était toutefois en bien meilleur état. Le bois en était juste terni par la poussière. Il n'y avait ni lichen, ni mousse. Seule demeurait l'humidité ambiante. L'odeur pestilentielle,quand à elle, se trouvait grandement diminuée. Il y avait peu de corps dans cette partie du labyrinthe. Sur la porte se trouvait un mécanisme complexe, constitué de métal, et fait de rouage et de pièces coulissantes. Au centre, là ou se situerait la poignée à hauteur d'homme, se trouvait une banderole ciselée dans l'acier. En lettre d'or on pouvait y lire : «  La clef est dans l'idée »

Sous cette banderole se trouvait des carreaux qui avaient été glissés jusque là.

E Z N P D N D H V L

Tout autour de ces inscriptions, on pouvait voir que toutes les lettres de l'alphabet était présentes, chacune disposant de son propre circuit pour venir se glisser en remplacement des carreaux déjà placés. Des que l'on faisait glisser une lettre, une pièces identique apparaissait au point d'origine. Tout ce mécanisme fonctionnait sans pour autant donné la solution de l'énigme au prime abord, car les lettres possédaient chacune leur propre circuits mais toutes les petites routes se rejoignaient en une seule et unique glissière avant de se diviser à nouveau pour permettre de pousser, et remplacer, le carreaux que l'on souhaitait. L'énigme laissait trois chance pour donner une réponse juste. Si la réponse était fausse, les lettres formant la réponse disparaissaient et les carreaux placé à l'arrivée de l'humain reprendraient leur place. A la troisième mauvaise réponse, le mécanisme entier s'évaporerait, recouvrant la porte par un épais mur de boue solidifiée.


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Mei Tyanis

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MessagePosté le: Mer 14 Mar - 14:45 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Elle avait réussi. Elle qui avait été happée un instant par les ténèbres, quand son unique précieuse source de lumière était tombée à terre, elle qui s'était écorchée les mains à force de les coller au mur, elle qui avait failli succomber à la folie dans un univers où ne régnait que noirceur et humidité, elle avait réussi. Alors qu'elle avait simplement mis un pas devant l'autre, au bout d'un moment, au fur et à mesure qu'elle s'était avancée, le chemin s'était éclairé. Sur son passage, le sol et les colonnes s'étaient illuminées. Sur son passage, la lumière était revenue.

Laissant ses genoux rencontrer le sol en pierre avec force, heureuse de retrouver ce qu'elle pensait jusqu'alors être normal d'avoir, elle ne céda pourtant pas aux émotions. Elle reprenait simplement son souffle, le contrôle de son être. Après tout, ce n'était que une porte, apparemment. Largement mieux entretenue que la précédente, certes, mais cela voulait surtout dire qu'elle n'était pas encore au bout de ses épreuves. L'air, au moins, était respirable. Et Mei finit par se relever, s'aidant du mur, pour reculer d'un pas, et observer l'étrange installation présente sur la porte. Compliquée, elle l'était.

Le fait que la clef soit dans l'idée ne voulait rien dire pour elle, même si un instant elle se demanda si elle pourrait emporter la poignée d'or avec elle, elle sourit de la futilité de cette pensée, et la chassa aussi vite qu'elle était venue. Le mécanisme des carreaux était trop compliqué pour qu'elle s'y intéresse vraiment. Impossible dans son état de comprendre le pourquoi ou le comment du fonctionnement du matériel de cette dernière épreuve -qu'elle espérait dernière. De toutes façons, ce n'était pas ce qui importait. L'énigme en elle-même était devant ses yeux. Des lettres, alignées. L'ensemble n'avait pas de sens. Autour de cette inscription fixe, d'autres carreaux étaient présents. Se disant qu'il fallait bien faire quelque chose, avec, elle tenta d'en bouger un. Et sous ses yeux surpris, cela fonctionna. Ni piège ni rien, heureusement, il s'agissait maintenant de réfléchir à ce qu'il fallait faire.

Former un mot, ou former une phrase furent les premières conclusions qui vinrent à l'esprit de l'archer. Mais comment. Finalement, elle posa son postérieur sur le sol, pour réfléchir tranquillement, sans forcer sur ses muscles déjà bien sollicités, avancer à l'aveugle n'avait pas été de tout repos. « E Z N P D N D H V L » … Il fallait donc les remplacer … Et elle se souvint. Avec son frère, ils avaient décidé de ce passer des messages, mais ces messages ne devaient pas être compris des adultes. Et deux solutions simples s'étaient imposées à eux. La première était de créer un autre alphabet en changeant l'ordre des lettres aléatoirement. Et l'autre, de décaler simplement les lettres des mots.

Dans le cas présent, Mei n'avait aucune idée de ce que pouvait être l'alphabet véritable, si celui-ci avait été changé. Et apparemment, même en faisant attention à ce qui l'entourait, elle n'avait aucun moyen de le découvrir. Elle choisit donc d'essayer de faire la seule chose qu'elle pouvait faire, c'est à dire, remplacer les lettres une par une, selon l'ordre alphabétique. Comme si elle avait les moyens de réfléchir sereinement... La jeune femme secoua la tête et remis ses cheveux salis et emmêlés derrière ses oreilles. Déjà, se remémorer l'ordre de l'alphabet, et commencer la réflexion. Même si elle avait d'abord pensé faire ses tests en bougeant les lettres directement, elle avait finalement renoncé, se disant qu'un seul choix était possible.

Déjà, commencer par augmenter d'un, la valeur de chaque lettre... E donnait F, Z donnait A, et N donnait O... Ne connaissant pas de mots qui commençaient par « fao » quels que soient les espaces mis, elle passa directement à la suite. En augmentant de deux, trois ou quatre, la valeur de chaque lettre, il n'y avait pas de solution qui paraissait compréhensible par l'être humain normal, mais le « +5 », lui donnait quelque chose. « Je suis Imaq. » Imaq... Qu'était-ce.. Son nom ? Sa fonction ? Un mot ancien, oublié par sa génération ? Elle hésitait.

Dans son esprit, elle n'avait pas le droit à l'erreur, et celui-ci était encore bien embrumé par l'épreuve qu'il venait de subir, avec le labyrinthe. Elle n'avait pourtant pas le choix. Elle tenta d'autres combinaisons, en augmentant à chaque fois la valeur de la lettre, mais cela ne donnait rien. Elle finit donc par rejoindre sur son fameux « +5 ». Mei se releva, chancelant un peu, transie par le froid, pour s'approcher du système de carreaux. Et elle commença à bouger les lettres. Elle eut l'heureuse surprise de voir apparaître des doublons des lettres déjà utilisées. Puis le dernier carreau vint trouver sa place. Elle murmura tout bas un « Qu'es tu, Imaq. Monstres, dieu, bêtes ? », avant de s'écarter un peu, pour observer la suite des évènements, avec appréhension.

Son cœur battait un peu trop rapidement, mais la tension que ressentait l'humaine était palpable. Pour elle, c'était ou bien la réussite, et la libération de cet être pour qui elle avait bravé pas mal d'épreuves, ou bien la mort. Sa mort, en l'occurrence. Tout en attendant, le résultat du mécanisme compliqué, elle se mit à parler. Sa voix, bien que tremblotante par moment s'éleva, claire dans cet espace où l'humidité et le silence étaient jusqu'alors maître, emprunte de respect.

- Toi, si ton nom est bien Imaq. Je te respecte, et je crois en ta puissance. Ou plutôt, ceci n'est pas vraiment exact. Je vénère ta puissance. Quoi que tu sois, dieu, semi dieu, avatar, simple créature dont la puissance dépasse l'imagination, tu as mon respect. Même si je ne sais rien à ton propos, Imaq, je peux comprendre quelques choses. Que ce soit de part l'odeur qui m'a suivi tout le long du labyrinthe, ou les ossements que j'ai pu, un instant, apercevoir, il est clair que tu es ici depuis longtemps. Suis-je digne de te libérer ? Pour ma part, je doute que quelqu'un soit digne de le faire. Mais pourtant, j'espère que tu m'accepteras. Je ne veux pas t'asservir. Mais cela ne veut pas dire que je te libère pour simplement te libérer. Prendre tant de risque pour simplement voir une puissance et l'abandonner ainsi serait stupide. Et j'ai la prétention de ne pas l'être totalement. J'ai besoin de toi. Imaq, je me remets à ton jugement. 

Et elle se tut, alors que le mécanisme s'était mis en marche. Qu'allait-il arriver ? La mort, ou la survie. La tension était revenue, palpable, au moment même où Mei s'était tue. Elle espérait simplement que le jugement de cet être à la puissance qu'elle jugeait phénoménale serait le bon, pour elle.
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Imaq
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MessagePosté le: Mer 14 Mar - 22:48 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

La clef est dans l'idée. Tout était dit. Réfléchir sur cette phrase pouvait faire gagner du temps. Il était également possible de tâtonner longuement jusqu'à trouver la bonne combinaison. La clef est dans l'idée, clef du code qui permettait de déchiffrer l'inscription étrange. L'idée, pouvait être la réflexion, l'intelligence, mais plus pragamatiquement tout se jouait sur le son, pour comprendre. Devant une suite de lettres illogiques il était soumis à l'humain le mot « idée », si on le décomposait phonétique on obtenais la lettre I et la lettre D. En poussant la raisonnement plus loin, on pouvait observer que l'inscription comportait deux D mais ps un seul I. I,D... I=D était la principale clef pour déchiffrer l'incompréhension et activer le mécanisme correctement.

Imaq était frénétique. Il n'y avait eu que très peu d'humains qui étaient arrivés jusqu'à sa porte. Beaucoup étaient mort d'épuisement , parfois quelques heures après avoir réussit à entrer le mot de passe. L'onca cligna sa troisième paupières et bascula un instant son regard sur le corps d'un pauvre homme, qu'elle avait dû figé dans la glace pour lui éviter la décrépitude. Et s'éviter la pestilence de la chair gâchée. Son attention se reporta aussitôt vers l'humaine exténuée qui se tenait derrière la porte. Le sol avait crissé, elle avait soufflé, elle venait de se remettre difficilement sur ses jambes. Cette enfant n'avait pas agit précipitamment, plutôt que d'usé des trois chances sur le mécanisme, elle avait choisi d'anticiper sa réponse et de ne répondre que lorsqu'elle serait sûre d'elle. Imaq sentit la faible vibration du métal qui coulissait en râlant sur son rail. Sa queue battait l'air, elle sentait ses pieds fébriles,plantait ses griffes dans le bois de la porte pour mieux sentir cette vibration faiblement transmise par la fibre. Allait-elle réussir ? Oh Aqua ! Faîtes que cela ne soit pas un nouvel espoir factice !

La dernier lettre fut mise à sa place. Il y eut un grand bruit métallique, qui fit sursauté la demi-déesse et lui hérissa le poil, comme si un poids immense tombait quelque part dans le mur. Puis il y eut une série de cliquetis anarchiques, certains très faibles presque inaudibles, d'autres bruyants pour l'ouïe supra sensible de l'être de l'eau. La porte s'ébranla enfin, en grinçant bien évidemment. Comment garder une mécanique parfaitement huilée sur des millénaires sans dommages ?
Aller, encore un peu encore un peu. C'est alors que la panthère entendit pour la première fois la voix de sa fille. La voix attendrissante d'une humaine à la fois sûre d'elle et peu rassurée. Imaq sourit et écouta avec ravissement cette voix humaine. Elle se redressa, ferma les yeux et écouta le sourire aux lèvres. Qu'est ce que la voix des humains pouvait être douce à l'oreille !

« Toi, si ton nom est bien Imaq. Je te respecte, et je crois en ta puissance. Ou plutôt, ceci n'est pas vraiment exact. Je vénère ta puissance. Quoi que tu sois, dieu, semi dieu, avatar, simple créature dont la puissance dépasse l'imagination, tu as mon respect. Même si je ne sais rien à ton propos, Imaq, je peux comprendre quelques choses. Que ce soit de part l'odeur qui m'a suivi tout le long du labyrinthe, ou les ossements que j'ai pu, un instant, apercevoir, il est clair que tu es ici depuis longtemps. Suis-je digne de te libérer ? Pour ma part, je doute que quelqu'un soit digne de le faire. Mais pourtant, j'espère que tu m'accepteras. Je ne veux pas t'asservir. Mais cela ne veut pas dire que je te libère pour simplement te libérer. Prendre tant de risque pour simplement voir une puissance et l'abandonner ainsi serait stupide. Et j'ai la prétention de ne pas l'être totalement. J'ai besoin de toi. Imaq, je me remets à ton jugement. »

Lorsque le silence revint, Imaq sourit d'avantage. « J'ai besoin de toi » avait-elle dit, bien que cela tombait sous le sens, que c'était pour cela que cette petite se tenait devant elle. Quel plaisir tout de même t'entendre ces quatre mots ! L'onca pencha légèrement la tête sur le côté. Elle ouvrit sa première paire de paupière, dévoilant un regard composé de deux saphirs opaques n'ayant ni iris, ni pupilles, puis elle replia sa troisième paupière. Ses yeux devinrent instantanément « humain » : des disques azurés avec en leur centre une large pupille noire, le tout entouré d'un blanc de nacre, et cils aussi sombres que la nuit. Ses yeux se plissèrent. Oh cela en était trop, elle ne tenait plus de ces simagrées divines. Elle s'élança vers sa fille.

« Oh Mon enfant, je suis si fière de toi ! » Imaq ouvrit ses bras et voulut les refermer sur l'humaine avec tout la tendresse dont elle était capable. « Tout cela a dû t'épuiser, bien entendu. Mais tu es là et c'est l'essentiel. » La demi-déesse desserra son étreinte et toujours en tenant sa fille par les épaules elle s'écarta en tendant ses bras afin de mieux observer l'humaine. « Regarde moi ça, comme tu es grande et belle ! Une magnifique mellandrie à la belle saison ! Oh mais tes vêtements se sont rappés avec ces aventures, et tu es couvertes d'égratignures... »

Elle se tut soudainement. Ses oreilles se replièrent un peu. Sa queue frôla le sol et fit s'illuminer quelques poussières et éclats de roches éparpillés. L'inquiétude passa sur son visage. Imaq ouvrit un bras vers son nid recouvert de mousse épaisse tout en reprenant.

« Ma pauvre petite, cela fait si longtemps que je n'ai pas vu mes enfants que j'en perds mes bonnes manières. Tu tiens à peine sur tes jambes, vient donc dormir un peu ! Nous quitteront cet affreux endroit lorsque tu seras en état de te déplacer correctement. »

Bien qu'inquiète de l'état de sa désormais invocatrice, Imaq ne boudait pas son plaisir d'enfin revoir, toucher et sentir l'odeur de l'un de ses petits. Qu'est ce que cela lui avait manqué ! L'esprit de l'eau attendit la réaction de l'humaine tout en priant très fort Aqua, une fois encore, pour que celle-ci survive. Le pire étant qu'elle ne pouvait rien faire pour l'instant. Sa magie l'ayant totalement quittée une vois qu'un humain réussissait à venir jusqu'à elle. La puissance déployée pendant l'épreuve n'était qu'un emprunt à la magie d'Aqua qui était rendu aussitôt le nouveau maître désigné.


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MessagePosté le: Mar 20 Mar - 17:25 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

La porte s'ouvrit. L'être qui était devant elle... était magnifique. Aux yeux de la jeune femme, parfait. Il, ou plutôt, elle, se tenait sur deux pattes, et ressemblait à un mélange entre divers animaux qu'elle avait déjà pu voir, ou qu'on lui avait décrit. Certes la question était qui a créé qui à son image, ou qui est le descendant de qui, mais dans l'état de fatigue apparent de la jeune femme, cette préoccupation passa loin de son esprit, tout occupé par son observation. Les deux mètres étaient assez grands, quoi que déroutant pour une invocation de laquelle on s'attendait une démonstration de puissance, mais cela ne gênait pas Mei, au contraire. Si elle devait trouver une maison en ville, plutôt que de la laisser en dehors de Lüh, Imaq pourrait l'accompagner sans problème, si tel était son bon vouloir. Mais surtout, Imaq souriait.

Mei eut, un bref instant, une pensée apeurée. Peut-être que ce sourire n'était que carnassier, et qu'elle allait s'élancer pour la dévorer vivante, mais elle avait fait son choix quand elle était rentré. De plus, au fur et à mesure que Mei l'observait, elle se sentait en confiance avec cet être qui l'avait mis à l'épreuve. Ainsi, quand l'invocation s'élança, bras écartés, vers l'archère, cette dernière ouvrit les siens, pour serrer la créature contre elle. Après la solitude dans le noir, et la perdition psychologique qui avait failli se faire, elle en avait bien besoin.

La gardant contre elle le plus longtemps possible, elle la laissa la manipuler comme bon lui semblait. Ses paroles étaient maternelles, et malgré toute la fierté qu'avait Mei, cela lui faisait plaisir. Dans sa famille, depuis qu'elle était jeune, elle avait dû assumer le rôle de mère, et s'occuper de son frère et de sa sœur, tout en aidant son père pour le travail. Et même si elle était trop âgée, selon certains, pour être maternée, cela lui faisait réellement plaisir. Un mot inconnu sonna à ses oreilles, et elle ne put s'empêcher de poser une question à ce sujet, profitant qu'Imaq se taise alors que l'inquiétude passait sur son visage.


- Imaq, qu'est-ce qu'une … mellandrie ?

Elle n'eut pas le temps que continuer que celle qui la tenait toujours à bout de bras exprima son inquiétude. Un instant, Mei eut une moue boudeuse, ayant bien envie de répliquer qu'elle n'était plus une enfant -la nostalgie d'avoir une mère était-elle si vite passée ?- mais elle se contenta de sourire. Elle pouvait bien se le permettre, au moins un jour, non ? La jeune femme rousse observa ses mains avec un soupir de dépit. Heureusement, il y avait encore le cuir pour protéger ses doigts, lorsqu'elle tirait des flèches, mais bon, la précision, durant quelques jours serait un peu faussée.

Et une nouvelle fois ce mot. « Mes enfants ». Maintenant qu'elle était en sureté, les questions revenaient. Qui était-elle, pourquoi quand, comment... Elle se laissa guider vers le nid de mousse épaisse, pour s'y asseoir confortablement, non sans avoir posé son arc et son carquois à coté, histoire d'être confortablement installée. Elle était tellement bien mise qu'un instant, elle n'eut même plus envie de partir. Mais elle chassa rapidement cette idée de la tête. Si pour elle, cet instant était magnifique, ce devait être une torture pour Imaq. Si proche de sortir, et pourtant obligée de rester une nuit de plus. Ce devait être frustrant.

- Je suis désolée, commença-t-elle avec un air désolé sur le visage, que je t'oblige à rester une nuit de plus dans cette endroit que tu dois détester, si tu y es resté tant de temps que cela.

Elle secoua la tête avant de se redresser un peu, échappant, au moins instant au sommeil, avant de continuer, posant ses questions.

-Imaq, dit-elle d'un ton un peu plus enjoué, dans tes paroles, … Non, commençons autrement. Mes connaissances par rapport aux prisonniers des temples sont plus ou moins nulles. Il y avait quelques rumeurs, ou paroles pour menacer les enfants quand ils n'étaient pas sages, dans mon village, du genre que si nous n'étions pas sage, nous serions dévoré par les êtres habitant ces temples. Et pour le reste, j'ai su qu'il y avait des … êtres, gardés prisonniers par delà le temps, qui se soumettaient à ceux qui se montraient dignes, et leur prêtait leur puissance. Mais il reste beaucoup de questions, qui trottent dans mon esprit. Qui es tu ? Je veux dire... Imaq, oui. Mais qui ? Je n'ai jamais vu une créature telle que toi. Et pourquoi te garder prisonnière ? Qu'as tu fait pour mériter cela ? Depuis combien souffres tu de cette solitude ? Qu'est-ce qu'une Mellandrie, pourquoi appelles tu les humains, tes enfants ? Et pou...

Et enfin, elle se tut. Non pas de sa volonté, mais elle eut un long bâillement. Quand elle eut fini, et qu'elle pu enfin refermer sa bouche, elle préféra arrêter là ses questions. Il y en avait déjà beaucoup, et si elle en posait plus, elle risquait de s'endormir, bercée par la voix de celle qu'elle avait libéré.

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Imaq
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MessagePosté le: Sam 24 Mar - 00:11 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Pendant que la mère et la fille regagnaient l'alcôve moussue, Imaq écoutait avec ravissement les battements du petit cœur de l'humaine. Elle était en vie et ses jours n'étaient pas en danger. Elle était seulement éreintée. Cependant son esprit demeurait des plus vifs.

Imaq, qu'est-ce qu'une … mellandrie ? 

L'invocation eut un instant de réfléxion avec une moue pensive. Bien sûr qu'elle savait ce qu'était une mellandrie, mais comment être sur que cela soit compris par l'humaine ? Après tout cette fleur existait lors de la première jeunesse du monde. Les Pères l'auraient-ils conservée après l'apocalyspe ? Lorsqu'elles s'installèrent Imaq eut le réflexe de laisser son enfant s'assoir d'abord. Se faisant elle détacha sa cape de ses épaules et la passa sur celles de la mortelle. L'humidité refroidissait les humains si ils n'étaient pas assez couverts, il était hors de question que celle-ci tombe malade. De même L'onca pris attention à couvrir sa fille en mettant la cape à l'envers. En effet ce vêtement était fait pour conserver l'humidité d'un corps sur sa face interne, mais la face externe avait les propriétés d'un cuir ordinaire. Ce qui protégerait donc le corps fatigué d'une énième et plus fourbe agression, qu'était l'humidité. Le félin d'eau s'assit finalement sur le tapis moelleux.

Je suis désolée, commença-t-elle avec un air désolé sur le visage, que je t'oblige à rester une nuit de plus dans cette endroit que tu dois détester, si tu y es resté tant de temps que cela. 

Un sourire tendre étira les lèvres couleur sable de la demi déesse. Voilà à présent qu'elle exprimait de la compassion à son égard. Après les épreuves endurées, cette petite réussissait à ne pas lui en vouloir.

-Ne t'inquiète donc pas je ne suis pas à une nuit prêt. Qu'est ce qu'une nuit comparée à plusieurs millier d'années ? À mes yeux, c'est comme attendre une seconde comparée à une toute petite journée. Ronronna l'être de l'eau.

Puis l'humaine, malgré son épuisement, continua de s'exprimer. Sa curiosité et son intelligence semblaient primer sur le reste. Imaq se redressa à l'air enjoué de son invocatrice et déplia ses oreilles pour marquer son attention. C'était le cas de le dire, elle était toute ouïe. [ La joueuse est déjà dehors.]

-Imaq, dit-elle d'un ton un peu plus enjoué,  dans tes paroles,… Non, commençons autrement. Mes connaissances par rapport aux prisonniers des temples sont plus ou moins nulles. Il y avait quelques rumeurs, ou paroles pour menacer les enfants quand ils n'étaient pas sages, dans mon village, du genre que si nous n'étions pas sage, nous serions dévoré par les êtres habitant ces temples. Et pour le reste, j'ai su qu'il y avait des … êtres, gardés prisonniers par delà le temps, qui se soumettaient à ceux qui se montraient dignes, et leur prêtait leur puissance. Mais il reste beaucoup de questions, qui trottent dans mon esprit. Qui es tu ? Je veux dire... Imaq, oui. Mais qui ? Je n'ai jamais vu une créature telle que toi. Et pourquoi te garder prisonnière ? Qu'as tu fait pour mériter cela ? Depuis combien souffres tu de cette solitude ? Qu'est-ce qu'une Mellandrie, pourquoi appelles tu les humains, tes enfants ? Et pou... 

Et ce flot de paroles et d'interrogations fut interrompu par un long bâillement.

-Hum...Étant donné ton état de fatigue j'ai bien peur que mes paroles ne soient plus une berceuse qu'une véritable source d'information. Mais avant, tant que tu es réveillée, je souhaiterais entendre le son qui te nomme. Quel est ton nom ma fille ?

Une fois que l'humaine se présentée, la fille d'Aqua marqua un court silence pour organisé sa pensée et répondit à l'archère.

Je suis Imaq. J'ai été créée par Aqua afin de veiller sur le bon fonctionnement de ce monde. Le monde tels que tu le connais a été bâtit par quatre dieux : Aer, Aqua,Terra et Ignis. Ces grands sages ont donné vie aux tous premiers végétaux, aux tous premiers minéraux, aux tous premiers animaux. Puis ils nous ont donné naissance, à nous les demi-dieux, afin que nous garantissons la bonne marche du monde. Les dieux ont vu que nous accomplissions nôtre tâche parfaitement alors ils se sont détournés quelque peu leur création. Chacun de mes frères et sœurs est une créature unique, seule représentante de sa race, doté à l'origine d'une puissance capable de dompté sans mal l'élément de son créateur. Je suis fille d'Aqua je commande donc à l'eau.

Mama observa l'humaine en face d'elle. Il était normal qu'elle lui raconte tout, cela faisait partie de l'éducation qu'elle s'était juré de transmettre aux humains qu'elle pourrait à nouveau côtoyer. Cette vie passée était à la fois si lointaine et si présente. La nostalgie gagna le regard azur de l'invocation, tendit que ses oreilles se repliaient légèrement.

-Je suis enfermée ici, comme mes pairs, dénudée de toute force magique, pour avoir créer ton sang ma fille. Pour t'avoir donné la vie. Et je ne le regrette pas, cela en valait la peine ! Certains de mes frères et soeurs et moi même, souhaitions nous aussi créer la vie, faire apparaître une nouvelle race. Nous nous sommes très longuement concerté pour savoir à quoi vous ressembliez, qu'elles seraient vos capacités physiques ou encore vôtre degré d'intelligence. Nous avons réussit. Nous avons fait en sorte de vous rendre fertiles pour que très vite tout ceux qui le désiraient puisse éduqué et élever une population.

C'était l'âge d'or, Imaq se revoyait parmi ses premiers petits. Maladroit et pataud dans la chasse. Elle leur avait apprit la solidarité afin de survivre dans le froid arctique.

Je suis donc la mère de ton espèce, tous les humains sont mes enfants. C'est pour cela que tu es ma fille. Ronronna-t-elle fièrement.Seulement les premiers humains nous ont renié avec le temps. Il voulait prendre notre place, maîtriser le monde entier sans puissance magique. Il en a résulté une catastrophe gigantesque. Il ne savait comment faire, mais se croyaient les mieux placés pour maintenir l'équilibre entre tous les écosystèmes. De trop nombreuses espèces ont été rayées de la carte. Tout a été gâché, détruit, détourné dans un but égoiste de réussite sociale, et de gain de puissance pour écraser ou détruire d'autres humains. Et nous demi-dieux, avons été dépassés par tout cela. Nous avons été incapables de contenir cette vague dévastatrice. Des continents entiers étaient dénaturés. En désespoir de cause nous avons même tenter de détruire les humains, de réduire leur population pour limiter les dégâts. Ce fut vain. Comme d'autres j'ai été déstabilisée par le désordre causé sur mon territoire, je n'arrivais plus à redresser la barre. J'étais dans une sorte de torpeur frénétique. Je n'avais plus la force de me battre, ni celle de restaurer mon habitat. Comme un poisson piégé hors de l'eau, je m'épuisais à me débattre. Et ma condition d'immortelle, m'empêchait d'espérer une délivrance venant de la mort.

Les épaules d'Imaq s'étaient voutées peu à peu. Sa voix avait été gagné par la lassitude et ses oreilles s'étaient totalement repliées. Cette histoire était derrière elle et pourtant le temps s'était suspendu dans ce temple. Qu'était devenu l'extérieur? L'humaine avait parlé de mosntres. Est-ce ainsi qu'ils nomment les animaux ?

C'est dans cet état que nos créateurs nous trouvèrent...Nous et le monde. Ils furent fous de rage que nous ayons faillit à nôtre tâche. Que ce merveilleux chef-d'œuvre soit tant abimé. Alors Aqua, Aer, Terra et ignis ont rebattit ce monde, ils l'ont recréé et remis et neuf. Ensuite ils nous ont enfermés dans ces temples, afin que nous soyons asservis par les créatures que nous avions créé. Telle est nôtre punition. Depuis lors je suis enfermée dans ces murs. Bridé dans ma force magique, que je ne regagnerait petit à petit une fois libérée.

L'onca eut le regard dans le vague quelques secondes, puis se souvint que sa fille ignorait tout des mellandrie. Alors elle se ressaisit et retrouva le sourire pour détendre l'atmophère, devenue bien morne à cause de son récit. Elle caressa délicatement la tête de l'humain de ma main duveteuse et palmée, tandis que ses oreilles se déployaient comme des éventails.

Et la mellandrie est une petite fleur blanche, dont le calice est pourpre et la tige d'un vert sombre. Ce végétal poussait dans les terres où je vivais avant. C'est une plante résistante car elle vit dans un milieu nordique très froid et réussit à fleurir à la belle saison malgré tout. J'ignore si elle existe encore dans ce nouveau monde et si elle a gardé le même nom. A présent il faut te reposer, sinon demain nous ne pourrons pas quitter ce temple !


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MessagePosté le: Dim 29 Avr - 10:39 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Elle s’installa confortablement. Dans sa fatigue, elle ne fit pas vraiment attention à Imaq, mais rougit de honte quand celle-ci prit le soin de la couvrir. Elle n’était pas si faible après tout ! Mais bon, elle n’avait ni l’envie ni la force de protester contre cette douce attention. Allongée dans ce nid étrange, recouverte, et bien au chaud, elle aurait pu rester là encore quelques temps auprès de cet être étrange, que cela ne l’aurait pas dérangée. Mais justement ! Elle allait en passer, du temps, après tout. Elles étaient liées, jusqu’à ce que l’humaine qu’elle était meurt, au moins. Et dans ses projets, mourir n’en faisait pas parti.

Toujours est-il qu’elle tilta un peu sur le « comparé à des milliers d’années » de celle qu’elle prenait pour une déesse. Quel âge avait-elle donc ?! C’était d’autant plus triste de savoir que l’onca était restée autant de temps enfermée, mais en même temps, une sorte de petite fierté naissait. Elle avait réussi là où les autres avaient échoué. Et elle avait pu voir que ceux-ci avaient été nombreux. Pourquoi ? Peut-être car il n’avait pas d’avidité dans ses actes… Qui sait. Toujours est-il que sa protectrice l’écouta tranquillement sans l’interrompre une fois. Patience incarnée qu’elle était. L’admiration de Mei pour Imaq ne faisait qu’augmenter, mais quand cette dernière osa supposer à haute voix que ses paroles allaient endormir l’humaine, Mei protesta énergiquement, oscillant entre le tutoiement, et le vouvoiement.


-Je ne ferais jamais une telle chose, Imaq ! Je n’oserai pas m’endormir alors que vous parlez ! Vous… Enfin. Ce serait impoli. Et je ne suis plus une enfant, en plus. Concernant mon nom… je suis désolée de ne pas y avoir pensé avant, je suis Mei Tyanis, fille aînée du maître d’Arme Tyanis. Je suis aussi apprentie forgeron, si je puis dire. J’ai beaucoup aidé dans ce domaine là, ainsi qu’à la chasse. Et…. Et voilà, je pense. Ensuite, demain, je pense que nous nous dirigerons vers Lüh, si cela ne te dérange pas, je compte devenir chasseresse, tout en continuant, si c’est possible, mon apprentissage dans une forge… Mais… Nous verrons là bas.

Puis un autre bâillement l’empêcha de continuer plus loin. De toutes façons, elle avait fini, pour elle. S’installant plus confortablement dans ce lit improvisé, elle se mit à écouter Imaq, dévorant de ses yeux fatigués l’apparence de cette déesse. Mais même si Mei était complètement à bout de force, elle buvait les paroles qui arrivaient à ses oreilles, et enregistrait tout. Au début, elle arqua les sourcils, ses yeux se firent ronds, avant que ces premiers se rabaissent et ces derniers se plissent. Il n’y avait pas de doute, chez l’archère, mais il était assez difficile d’apprendre d’un coup l’histoire que lui racontait l’onca. Ses explications, en outre, étaient trop naturelles pour avoir été inventées. Cela expliquait tout. Les invocations, les prisons, les temples, l’île, les… tout.

Les expressions de l’humaine suivaient l’histoire, une moue révoltée fit son apparition quand Imaq décrit la trahison des humains, et l’évolution de leur avidité. Vouloir toujours plus… Elle n’avait pas ressenti cela chez ceux d’aujourd’hui. Ils vénéraient toujours les dieux, du moins, pour son village, c’était le cas, et les prières continuaient. Qu’il n’y ait aucune réponse de la part de ces êtres supérieurs n’était pas dérangeant. Mais voilà qu’on lui apprenait qu’Ils existaient vraiment. Elle sourit à cette idée, rassurée dans ses croyances pourtant bien établies. Les dieux étaient vraiment magnifiques, n’est-ce pas ? Lorsqu’Imaq arriva à la trahison des premiers humains, la main de Mei chercha une partie du corps de sa protectrice, pour simplement faire acte de présence. Elle était là, et il était impensable qu’elle puisse la trahir un jour de cette façon. Pour plusieurs raisons. Déjà, elle avait presque une sorte de vénération pour l’invocation. Et de plus, son caractère était tel qu’elle ne pouvait empiéter sur la vie des autres, bêtes ou non, sans avoir des remords. Les bêtes sauvages qui attaquaient sans distinctions les êtres vivants n’entraient, elles, pas dans ses critères de jugement. Qui agit sans réfléchir ne mérite qu’une fin rapide.

Alors que l’onca retrouvait le sourire, sa main –à Imaq- vint caresser les cheveux de l’humaine. Cette dernière, dont les yeux se fermaient peu à peu ne réagit même pas, pour protester contre cette attention qu’elle considérait comme réservée pour les plus jeunes. Et puis zut. Elle serait considérée comme une enfant quoi qu’elle fasse, non ? Alors autant prendre son mal en patience, et protester inutilement quelques fois, pour se rassurer soi-même. L’histoire sur les mellandries l’acheva, et à peine le silence revenu dans la salle, les yeux de Mei se fermèrent, pour de bon cette fois. La nuit avait commencé pour Mei. Un repos bien mérité, n’est-ce pas ?

Le lendemain, sûrement alors que le soleil était déjà levé depuis quelques temps, Mei s’éveilla. Enfoncée dans son nid, elle mit quelques instants à comprendre où elle était. Et tout lui revint. L’énigme, le labyrinthe, la logique, Imaq, les dieux. Tout. Ses yeux bien ouverts, elle se les frotta paresseusement avant de regarder autour d’elle. Cette pièce, elle la reconnaissait, oui. Mais sa position avait changé durant la nuit, et son coussin improvisé était quand même vachement plus confortable… Confortable ? Mei regarda au-dessus d’elle, voyant son invocation lui sourire, un air doux au visage. Comprenant qu’elle s’était servie –ou plutôt qu’on lui avait mis, mais ça, elle ne l’avait pas compris- d’Imaq comme d’un coussin, elle rougit soudainement, pour s’en enlever, lâchant quelques excuses au passage.

Remise sur pieds, elle souriait. Et c’est avec ce grand sourire qu’elle annonça à son invocation, qu’enfin, elle était prête à sortir. Elle ne pouvait même pas imaginer ce que pouvait ressentir l’être palmé qui l’accompagnait. Des milliers d’années… Un humain peinait déjà à en vivre cent, alors s’imaginer enfermée pendant… tant de temps ! C’était assez difficile. Plus de labyrinthe, cette fois. Un unique couloir menant vers la première salle. Déjà, ce qu’elle avait vécu, la veille, se transformait en souvenirs. Oh, elle n’était pas vraiment compliquée, Mei. Il suffisait de quelques temps pour qu’elle pardonne, ou oublie. Au fur et à mesure que leurs pas les menaient vers l’air libre, marchant dans le dédale qui l’avait menée jusqu’à la prison d’Imaq, l’archère ne pouvait s’empêcher de jubiler. Elle avait réussi ! Qu’importe si son invocation ne paraissait pas puissante, ou n’était pas énorme, comme elle avait pu entendre certaines descriptions de demi-dieux. C’était Imaq.

Et enfin, elles arrivèrent dehors. Le lac entourant le temple était éclairé par le soleil trônant dans un ciel sans nuage, et les reflets montraient la vaste plaine qui s’étendait. Mei se tourna vers l’onca, toujours souriante, et lui annonça fièrement.
« Te voilà libre ! »
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Imaq
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MessagePosté le: Jeu 30 Aoû - 11:23 (2012)    Sujet du message: Un nouvel enfant à choyer ... Répondre en citant

Parmi les très nombreuses cellules du Temple de l'eau se trouve celle d'Imaq. Ses portes sont sobres, faites de bois massif et brute sur lequel sont incrustés de lourds anneaux de glace servants de poignées. Rien n'est indiquer, rien n'est gravé. Ces portes n'ont pas été ouvertes depuis longtemps, mousses et lichens ont recouvert le bois et même la fente de l'ouverture. Si quelqu'un s'amusait à ouvrir ces portes, il y a fort à parier que des morceaux de mousse et quelques miettes de bois humide tomberont sur la tête du visiteur.

Ce dernier trouvera à l'intérieur un couloir menant à une première petite salle qui s'étire en deux alcôves, puis les murs se resserrent pour former d'une seconde salle beaucoup plus grande. Cette salle à la forme d'une demi lune avec, au centre, une stèle de pierre recouverte de mousse et entourée d'une petite douve d'une vingtaine de centimètres de profondeur. De minces filets d'eau coulent depuis le sommet de la stèle pour remplir continuellement la douve.
Derrière le monolithe se trouve une énorme porte scellée par un lierre dont la liane est épaisse comme un bras d'homme et les feuilles grandes comme un visage. Le végétal semble échappé d'une époque lointaine ou l'humain avait la taille d'un chat.

Il fait bon à l'intérieur, il fait frais, l'air est humide mais non étouffant. Le sol est fait d'un mélange de pierre et de terre recouvert de fougères. Les murs sont ponctués à intervalle régulier d'une plaque de glace réfléchissant astucieusement la lumières de l'extérieur pour éclairer l'intérieur. Si un visiteur impromptu s'approchait de la stèle, l'eau se mettrait à bouillir et à déborder de la douve, puis elle jaillirait dans un geyser avant de devenir un clone aqueux d'Imaq. Celui-ci sourirait puis ouvrirait ses bras pour accueillir son invité.

« Je te souhaite la bienvenue dans mon temple, mon enfant, éveille ton intelligence et fait appel à ton discernements afin de trouver les bonnes clefs. Chaque fois que j'apparaitrai, tu auras droit à deux chances pour me donner la clef. Deux mauvaises réponses et tout s'arrête. Je prie Aqua pour tu réussisses à retrouver ton foyer si tu échoue. »

L'entité aqueuse s'arrêterait enfin avant de poser un dernier regard sur la stèle moussue, on y devine par endroit quelques lettres là où la mousse n'a pas encore tout recouvert.

« Voici ta première épreuve, trouve la bonne clef et les portes de la prochaine épreuve s'ouvriront sur ton chemin. »

Et l'eau s'effondrerait dans la douve. Voici ce que l'on peut lire si le visiteur gratte la sphaigne tendre.

Je suis molle et dure.
Je vole et je dévale.
Je suis soleil le jour et lune la nuit.
Je ne pense pas, je ne vis pas, je ne meurs pas.
Je me trouve au ciel, en mer et sous terre.
Je vois passer le temps, immuable, immortelle..,
Je donne la vie aussi bien que la mort..

Qui suis-je ?

(merci à Erwin pour cette énigme.)



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Haruka Tegami

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MessagePosté le: Lun 10 Sep - 20:04 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Ça y est, Haruka était maintenant dans l'équipage du black rose. Mais à part les conversations pendant le cirage de chaussure des autres passagers et les nuits sans bruits, le petit simplet sentait un petit vide dans le creux de son coeur. Bien sûr ce vide est dût en partie à sa brusque séparation avec son mentor qui l'a si gentiment élevé. Bref il ne dormait que très peu et passait son temps à regarder l'eau par dessus le pont. Un soir où il ne pouvait dormir il surpris une conversation sur une guerre qui se préparait mais rien n'était sûr. Le lendemain, Haruka eut une petite idée émergeant dans son crâne. Et s'il se rendait utile pour l'équipage en augmentant les forces e leur coté? Mais il y a avait le pour et le cotre. D'abord le mieux était d'avoir une invocation mais d'un autre coté c'est un peu égoïste de demander à un dieux de se joindre à une querelle d'humain.

Quelques jours passèrent tranquillement et Haruka décida donc de demander au capitaine de les conduire dans un temple. Mais lequel? Haruka ne vu qu'un seul temple, et ce temple était celui de l'eau. Car oui ce temple le mettait à l'aise. Il réussit à obtenir son voyage au bout d'une dizaine de demandes. Le bateau se mit donc en direction de l'ouest. Lorsqu'ils furent arrivés, Haruka se dépêcha de descendre. Il se précipita alors dans le temple mais ne savait que faire devant tant de salles toutes différentes les unes que les autres.

Haruka passa environ une heure à visiter les couloirs du temple avant de s'arrêter devant une porte où la mousse et autres végétaux avaient recouvert la surface. Seuls deux anneaux de glace en guise de poignées restait visibles. Haruka décida donc d'entrer. Quelques bouts de mousse lui tombèrent sur la tête mais il les enleva rapidement d'un coup de main. En entrant il traversa le couloir jusqu'à une petite salle. Il se sentait à l'aise dans cette salle. Pas trop froid, pas trop humide, une ambiance sereine. Haruka s'avança jusqu'à ce que l'eau coulant de la stèle au milieu de la pièce se forme en ce qui devait être l'image de l'invocation.

« Je te souhaite la bienvenue dans mon temple, mon enfant, éveille ton intelligence et fait appel à ton discernements afin de trouver les bonnes clefs. Chaque fois que j'apparaitrai, tu auras droit à deux chances pour me donner la clef. Deux mauvaises réponses et tout s'arrête. Je prie Aqua pour tu réussisses à retrouver ton foyer si tu échoue. »

Haruka ne dit rien et écouta sagement l'invocation. Puis en suivant les instructions, il s'avança pour regarder la stèle. L'énigme lui paraissait trop complexe. Il resta donc une dizaine de minutes devant la stèle en essayant de réfléchir. Puis la dernière phrase lui rappela une petite question de son mentor:

<< -Haruka, sais tu qu'elle est l'essence de toute vie?
-Euh... non...
-Hé bien c'est l'eau mon petit. Ton corps a besoin d'eau toute chose à besoin d'eau...>>

Haruka se leva et but une gorgée de l'eau qui coulait de la stèle avant de répondre.

-Heu... je pense que c'est l'eau car on m'a dit un jour que c'était l'essence de la vie. Autrement je ne puis expliqué les autres parties de l'énigme.

Puis il se tint droit, attendant la réponse.

(HRP: j'espère que ça te plaira ^^)
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MessagePosté le: Ven 21 Sep - 23:04 (2012)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Loin de cette salle où se tenait une nouvelle âme désireuse de pouvoir se trouvait Imaq. Chaque fois qu'un humain entrait dans cette cellule, Imaq le percevait. Dans cette humidité parfaite, les sens de la fille d'Aqua étaient infaillibles. Comme chaque fois que la bonne réponse était donnée, l'invocation souriait et se redressait sur lit de roche et de mousse épaisse détrempée. Elle s'asseyait et savourait l'eau qui coulait inlassablement sur sa personne depuis le plafond recouvert de stalactites. Puis l'onca déploya les nageoires qui lui servaient d'oreilles. A présent les choses sérieuses commençaient. Imaq toussota pour se dégagé la gorge, elle s'étira paresseusement. Un nouveau petit qui tentait de délivrer sa mère. Voilà un peu d'espoir dans cette sombre cellule. Puis l'esprit de l'eau devint immobile et se concentra. 

Dans la salle, l'eau de la douve bouillonna à nouveau. Le clone à aqueux réapparut après un geyser comme la première fois. Un sourire s'étira sur son visage liquide. Son regard était à la fois fier et terriblement inquiet. La créature cligna sa troisième paire de paupières, elle se tourna vers la porte de scellée par le lierre gigantesques. Le corps aqueux s'envola et s'écrasa sur le végétal comme l'eau d'un sceau qu'on renverse sur le sol. La glace se forma, d'un froid si extrême que la vie de la plante grimpante fut saisie et brûlée à la fois. Le givre se détacha et libéra les portes de leur verrou. Ces dernières grincèrent dans un vacarme assourdissant alors qu'elles s'ouvraient vers la stèle où était inscrite la première énigme. La glace tombée sur le sol humide frissonna, se massa puis pris la forme d'un nouveau clone scintillant. Dans le dos du double un mur mouvant. Les portes donnaient sur de la boue luisante, une coulée de boue digne des nuées ardentes dévalant les pente d'un volcan, retenue par la magie d'Aqua contenue dans la cellule.

« L'eau. C'est la réponse juste mon tout petit. J'ai peur que tu n'es pas l'esprit assez vif pour deviner et comprendre ce qui t'attends de l'autre côté. Médite bien cette énigme maintenant que tu as la réponse. Réfléchi bien, réfléchi vite. Une fois ces portes franchies tu ne pourras revenir en arrière. La mort s'approchera de toi à chacun de tes pas, soit sûr des tes choix. Je ne voudrais assister à ton trépas... » 

Le double eut un sourire triste. La fange derrière elle fut aspirée dans un tourbillon poisseux abandonnant sur son passage des murs et des couloirs composés d'un mortier compact. Une odeur de moisi et par endroit de charogne émanait des murs. Fruit des corps et divers vêtement en décomposition dans un mélange aqueux stagnant dans lequel tout écosystème est absent. Le félin de glace se retourna vers le dédale d'où la lumière était absente. Seule la lueur reflétée par les miroirs de glaces présents aux murs diffusait quelques rayons de clarté. Le double se tourna une dernière fois vers l'humain. Les portes franchie par l'humain pour entrer dans la cellule se refermèrent lourdement. La lumière du jour disparue. L'obscurité prit place jusqu'à que les miroirs de glace révèlent en leur sein une roche phosphorescente réduisant les ténèbres de moitié. 

« L'un de ces cristaux peut t'accompagner dans ton périple, il demeura lumineux tant qu'il resteras au creux de ta main. Réfléchi vite, Réfléchi bien. Ce labyrinthe ne contient ni nourriture ni eau potable. Seule l'eau de la stèle est pure. A présent va, mon fils, soit vif. Trouve la sortie et tu pourras retrouver la chaleur de ton doux foyer. »

Sur ces mots la glace se mit à emmètre des volutes fantomatiques. Peu à peu l'être s'évanouit dans les airs. 

[hrp : Voici le labyrinthe, au fur et a mesure de ta progression et de tes post, les différents chemins que tu pourras emprunter apparaîtront. Il te suffiras d'indiquer entre parenthèse ou en hrp la couleur/le symbole du chemin que ton perso à choisi, et ma réponse suivante contiendra le nouveau plan. ]




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MessagePosté le: Ven 11 Jan - 14:25 (2013)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Ça faisait longtemps que je n'avais pas fais un aussi long post ^^
Une grande partie n'a pas de rapport direct avec l'épreuve mais va te permettre de connaître mieux mon personnage. Je viens de te faire un résumé de sa vie en fait ! ^^


Meslial revenait d'un nouvel échec avec une déité. Il commençait à croire que les Dieux et les Déesses eux-mêmes ne voulaient pas qu'il vienne en aide à une, de ce qu'il considérait comme des pauvres créatures.

*Tu oublies le premier que tu as croisé. L'effrayant Dieu du Temple de la Terre qui t'a fait plongé dans les affres de la folie avant de remonter à la surface de la terre pour découvrir quelques jours plus tard la tristesse dû à la mort de ton amie Elisabeth... *

Il était redescendu des hauteurs du Temple du Vent après avoir un possible meurtrier s'envoler avec une déité de l'air qu'il avait tenté de libérer.

*Pour qu'il ne la possède pas. Tu n'as pas été attirée par elle. Tu as été attiré par les possibles actions malveillantes du gamin que tu suivais... *

Habillé de ses vêtements à la teinte marron, un haut à manches longues et un pantalon aux courtes extrémités. Il repositionna son chapeau avant de plonger les mains dans un manteau simple mais d'une bonne longueur. Sa main tâta son sac en bandoulière où les provisions étaient déjà fortement réduite.

*Dire que je possédais alors un magnifique sac rempli d'herbes et de potions de mon départ de la ville de Lüh. J'ai tout perdu lors de ma chute dans les abysses du Temple de la Terre. Tout... *

Ainsi, en marchant vers le Sud, il se rendit compte qu'il avait croisé la route de déité de la terre, une d'eau et enfin deux de l'air. Une pensée logique lui vint alors à l'esprit :

*Peut-être que je dois rencontrer une autre déité d'eau ? Peut-être que j'ai sauté une étape dans la recherche de la déité qui marchera à mes côtés et me permettra de soigner le monde ? *

Suivant ce raisonnement, Meslial se retrouva alors devant le Temple qui l'avait enthousiasmé depuis le début. Lorsqu'il y était entré la première fois, il avait su qu'il le trouverait. Le compagnon qui comblerait sa solitude, ses besoins et ses noirs sentiments. Sa tristesse.

Il n'avait pas compris quand la sirène s'était tu. Il était ressorti découragé et les épaules affaissées. Dans l'incompréhension totale. Il était pourtant si sur, il était pourtant si convaincu... Quand le vent avait caressé sa peau, à la sortie du Temple de l'Eau, son instinct lui avait dit d'y retourné.

Il ne l'avait pas écouté jusqu'à aujourd'hui.

*Je ne ressortirais pas seul cette fois ! *

Meslial était convaincu. L'eau était son élément. Il le savait que trop bien maintenant. L'eau était calme et passive. Elle pouvait être incroyablement puissante lorsqu'elle le désirait. Des caractéristiques dans lequel se retrouvait Meslial.

Il mira son anneau de l'Ouroboros, symbole de sa famille de guérisseurs. Il embrassa l'anneau qui était pendu à un collier autour de son cou, dernier vestige de son aventure avec son amie Elisabeth.

*Allons-y. *

Meslial erra longtemps dans le Temple de l'Eau. Il le visita de fond en comble. Il cherchait un signe. Peut-être un symbole sur une porte ou une sensation dans son corps. Cette fois, il voulait être sur de sa décision. Il marcha donc longtemps et avec tout son temps. Il ne voulait faire aucune erreur. La patience était son point fort.

Il s'arrêta devant une porte faite d'un bois massif. Il n'y avait aucun signe ostentatoire sur la porte si ce n'était deux grosses anneaux d'eau congelé. La verdure avait poussé à l'intérieure même du bois.

*Cette porte. Oui... Cette porte. *

Il posa ses mains sur les anneaux de glace et ressentit un frisson.

*Est-ce juste le froid ou l'excitation ? *

Il sourit et banda alors ses muscles pour ouvrir la porte. Il n'avait pas remarqué que toutes les épreuves qu'il avait expérimenté, depuis qu'il était parti de ses parents pour une année d'un voyage sabbatique l'avait rendu plus fort. Ses muscles, contraints aux travaux et aux marches s'étaient développés.

Retenant un cri provenant de sa bouche. Il ne put s'empêcher de faire un roulé-boulé en avant alors qu'il sentait que des choses lui tombaient dessus. Lorsqu'il se retourna prestement pour voir quel était la nature de son prochain affrontement, il ne put s'empêcher de rire nerveusement.

*Je suis trop excité. Ce ne sont que des morceaux de mousse et de bois. *

Ce que ses yeux observaient étaient magnifiques. Meslial se trouvait dans une salle couverte de miroirs qui dirigeait les rayons de la lumière vers une unique stèle en plein milieu de la salle. De celle-ci coulait de l'eau, inlassablement, éternellement vers un système de douves tout autour. Lorsqu'il s'approcha avec une certaine nonchalance, il sursauta de peur à la réaction qu'il venait de provoquer.

Une créature venait de se matérialiser de l'eau en ébullition. C'était une créature pacifique et accueillante. Elle plaisait à l'apprenti-guérisseur. Celle-ci le conduisit vers la stèle où il put lire une énigme.

*Encore une. *

Meslial la lut une fois. Puis une seconda. Il cala son bras droit dans le gauche et posa ses doigts sur son menton. Ses yeux se levèrent vers le ciel d'où provenait les rayons et réfléchit.

La réponse ne lui venait pas. Il la relut une nouvelle fois, doucement bercé par l'écoulement lent de...

*...l'eau ! Oui, c'est ça. L'eau ! *

Il leva la tête et chercha la présence de la créature qui lui était apparu. Ne la voyant pas, il décida de s'adresser à la porte en face de lui. La créature ne pouvait être que derrière.

« Ô toi inconnue, mon nom est Meslial Bororo. Je suis un apprenti-guérisseur en voyage et je connais la réponse à ton énigme. »

Il tourna la tête vers l'eau s'écoulant du haut de la stèle et répondit :

« L'eau peut connaître plusieurs états. Comme la glace de la porte, où l'eau qui coule paresseusement de la stèle. Ceci répond à la première partie de l'énigme. L'eau est également un miroir dans lequel les astres solaires et lunaires se contemple inlassablement. De plus, l'eau est un élément primordiale et éternelle. Il est donc un éternelle observateur de la vie qui passe, excepté sur elle-même. Une vie qu'elle peut donner étant donné que le corps est composé d'environ deux tiers d'eau. Une vie qu'elle peut reprendre si le corps n'en a plus assez. »

Meslial avait parlé d'une voix posé mais sans faire de pause. Il attendit une dizaine de secondes dans le silence avant de se gratter le derrière de la tête. Un geste qui trahissait son anxiété et avait pour conséquence de baisser un peu son chapeau.

Le silence était un juge impitoyable et sadique. Pourtant, il n'avait pas d'autres choix que de l'affronter avec patience. Ce qu'il savait faire avec excellence.

J'ai honte -_- J'ai utilisé internet pour trouver la réponse à ton énigme...
En tout cas, j'aime beaucoup la façon dont tu as dessiné la salle en demi-lune. Tu as utilisé quel logiciel ?



Le lien suivant permet de suivre les péripéties de Meslial Bororo depuis ses tous débuts ! : http://arcane.xooit.fr/t2005-Bororo-Meslial.htm#p22682

Lenteur égale précision. Précision égale vitesse.
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MessagePosté le: Sam 12 Jan - 16:34 (2013)    Sujet du message: Plic...plac...Voici l'Antre d'Imaq Répondre en citant

Loin de cette salle où se tenait une nouvelle âme désireuse de pouvoir se trouvait Imaq. Chaque fois qu'un humain entrait dans cette cellule, Imaq le percevait. Dans cette humidité parfaite, les sens de la fille d'Aqua étaient infaillibles. Comme chaque fois que la bonne réponse était donnée, l'invocation souriait et se redressait sur le lit de roche et de mousse épaisse détrempée. Elle s'asseyait et savourait l'eau qui coulait inlassablement sur sa personne depuis le plafond recouvert de stalactites. Puis l'onca déploya les nageoires qui lui servaient d'oreilles. A présent les choses sérieuses commençaient. Imaq toussota pour se dégager la gorge, elle s'étira paresseusement. Un nouveau petit qui tentait de délivrer sa mère. Voilà un peu d'espoir dans cette sombre cellule. Puis l'esprit de l'eau devint immobile et se concentra sur ce qu'elle entendait. 

Dans la salle, l'eau de la douve bouillonna à nouveau. Le clone à aqueux réapparut après un geyser comme la première fois. Un sourire s'étira sur son visage liquide. Son regard était à la fois fier et terriblement inquiet. La créature cligna sa troisième paire de paupières, elle se tourna vers la porte de scellée par le lierre gigantesques. Le corps aqueux s'envola et s'écrasa sur le végétal comme l'eau d'un sceau qu'on renverse contre un mur. La glace se forma, d'un froid si extrême que la vie de la plante grimpante fut saisie et brûlée à la fois. Le givre se détacha et libéra les portes de leur verrou. Ces dernières grincèrent dans un vacarme assourdissant alors qu'elles s'ouvraient vers la stèle où était inscrite la première énigme. La glace tombée sur le sol humide frissonna, se massa puis pris la forme d'un nouveau clone scintillant, fait de vapeur. Dans le dos du double un mur mouvant. Les portes donnaient sur de la boue luisante, une coulée digne des nuées ardentes dévalant les pente d'un volcan retenue par la magie d'Aqua contenue dans la cellule.

« L'eau. C'est la réponse juste mon tout petit. Tu as donc l'esprit assez vif pour savoir ce qui t'attend de l'autre côté. Réfléchi bien, réfléchi vite. Une fois ces portes franchies tu ne pourras revenir en arrière. La mort s'approchera de toi à chacun de tes pas... » 

Le double eut un sourire triste. La fange derrière elle fut aspirée dans un tourbillon poisseux abandonnant sur son passage des murs et des couloirs composés d'un mortier compact. Une odeur de moisi et par endroit de charogne émanait des murs. Fruit des corps et divers vêtement en décomposition dans un mélange aqueux stagnant dans lequel tout écosystème est absent. Le félin de glace se retourna vers le dédale d'où la lumière était absente. Seule la lueur reflétée par les miroirs de glaces présents aux murs diffusait quelques rayons de clarté. Le double se tourna une dernière fois vers l'humain. Les portes franchie par ce dernier pour entrer dans la cellule se refermèrent lourdement. La lumière du jour disparue. L'obscurité prit place jusqu'à que les miroirs de glace révèlent en leur sein une roche phosphorescente réduisant les ténèbres de moitié. 

« L'un de ces cristaux peut t'accompagner dans ton périple, il demeura lumineux tant qu'il demeurera au creux de ta main. Réfléchi vite, Réfléchi bien. Ce labyrinthe ne contient ni nourriture, ni eau potable. Seule l'eau de la stèle est pure. A présent va, mon fils, soit vif. Trouve la sortie et tu pourras retrouver la chaleur de ton doux foyer. »

Sur ces mots la glace se mit à emmètre des volutes fantomatiques. Peu à peu l'être s'évanouit dans les airs. 

(Merci d'indiquer où tu arrive en précisant la couleur de ton chemin. Ainsi je sais où actualiser le labyrinthe à mon prochain post.)


Pour la réponse à l'énigme : une simple lecture plus t'aurais donné la réponse. xD L'intro est la même pour tous.
Sinon, je reprends grosso modo ce qui est pu être écrit plus haut vu que pour l'instant c'est la même chose. J'espère que tu ne m'en voudras pas. ^^



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