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Une fleur pour une Noble [RP Sibylle]

 
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Derêk Drachenherz
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MessagePosté le: Dim 12 Fév - 03:41 (2012)    Sujet du message: Une fleur pour une Noble [RP Sibylle] Répondre en citant

« Un conseil, révise tes manières étranger.
Ici, à Lüh si tu veux inviter une fille à boire ce n’est pas en lui crachant dans la main qu’elle acceptera.
Surtout quand elle a prit peine à ne pas te laisser croupir comme un gueux au milieu de nulle part
. »


Puis sans le laisser répondre elle ferma la porte derrière elle étouffant ses dernières paroles :

« Au revoir étranger. »



C'est sur ces dernières paroles que Derêk reste ébahi sur la chaise... et la journée ne tardera pas à s'écouler.
Comme promis, il pouvait loger ici sans soucis deux jours au moins et en offrant un peu d'aide domestique, il reçu même un repas chaque soirs.
Vide... absent dans ses gestes, agissant machinalement et sous le commandement du tavernier ou de sa femme, les rendant même inquiet au vu de son comportement allant jusqu'à lui proposer d'aller voir un médecin. Pourtant, ce n'est pas un médecin qui pourrait le guérir de cette torpeur. Cette rencontre lui sort pas de la tête. Encore moins le déroulement désagréable que celle-ci a prise... il s'en mord les lèvres et peine à retenir ses souhaits de destruction pour exprimer cette colère, cette confusion qui bataille en lui. C'est ainsi que les deux journées passent dans un silence irritant. Mécontent de lui même, voir même écœuré d'avoir fait fuir la personne qui l'a aidé en ces lieux inconnu. Il ne connaît que son nom... à y repenser, il l'entend le prononcer ce qui a pour effet de le faire vibrer. Son cœur bat la chamade, il parvint encore à sentir son parfum frivole dans la pièce. Pouvant presque la peindre sur une toile tellement il s'est imprégné de son visage dans la mémoire... si belle et mystérieuse. Ressentant cette profonde intolérance et in-consolation, il se doit de la retrouver!

Mais comment...? Comment pourrait-il la recroiser? Et que dire? Après tout ce qui s'est passé, elle ne voudra sûrement plus rien savoir de lui. Ses mots résonnent encore dans sa tête comme un échos... froid et martelant, c'en est même douloureux. Vint alors le jour de son départ. Remerciement de l'avoir héberger, ce couple lui est pas rester indifférent, gravant dans son cœur ce premier séjour à Lüh. Plus important maintenant... retrouver cette belle inconnue pour lui présenter ses excuses. Aient eut assez de temps pour y réfléchir à son comportement, de ses journées il s'est rendu en villes que se soit pour réaliser des courses pour la patronne, déposer un bien pour un autre ou juste faire le coursier par courtoisie, il s'est tissé quelque liens sans vraiment approfondir. Juste vouloir être serviable, comme s'il cherchait à décharger de sa peine sur es actes de bonne volonté. Mais rien n'y fait, son cœur demeure en douleur et souffre encore de cette rencontre... c'est tellement flagrant que les gens avec qu'il côtoie, lui demande ce qui le blase à ce point pour changer des questions ordinaire sur ses origines et la raison de son séjour aussi loin de chez lui.
Profitant par cette même occasion de récolter des informations sur cette femme, Sibylle, qui laisse un sourire émerveiller sur le visage des gens en ces bas quartiers. Elle n'est pas méconnue et symbolise même l'espoir d'une justice.

Voilà qui est bien curieux... une justicière? Ça expliquerait pourquoi elle lui ai venu en aide, mais en même temps ça ne fait qu'approfondir la plaie dans son égo et son cœur. Il en peut plus. Ne connaissant rien aux relations, demandant timidement et maladroitement comment il pourrait susciter le pardon d'une femme, les avis et propositions sont d'un curieux jusqu'à en être même loufoque. Pourtant, au fil des comptes et histoires que les gens avaient à raconter à la requête de Derêk concernant cette justicière, retenant l'essentiel pour en faire un résumé concret avec ce qui revenait le plus souvent dans chaque discours. En ressort que c'est une noble qui défend la cause des plus démunis. Un état d'esprit qu'il salue énormément étant donner que lui même se chargeait de soutenir son village du mieux qu'il le pouvait. Lui vint alors une idée loufoque...
Pour se faire, il doit retourner dans les plaines de glaces. Plus précisément même monter dans la chaine montagneuse Nord es montagnes Zan. Pourquoi...? Pour elle.


Le vent est froid et mordant. Les commissure de ses lèvres se décollent plus et ces dernières sont craquelées par le froid qui lui dessèche tout le corps. Envelopper dans ses vêtements les plus épais et lourd, ses pas s'enfoncent profondément dans la neige rendant l'avancée aussi pénible que douloureuse. On y voit rien, que du blanc et une tempête qui fait rage sans jamais prendre repos. C'est le climat habituel la d'où il vient, c'est là son quotidien et sa vie. Qu'est ce qui le pousse à revenir ici? Pourquoi les montagnes Zan au nord? Elles sont réputées être habitée par des créatures rare et féroce qui sont tellement puissante qu'elle peuvent survivre ans ces conditions extrême. Pourtant il s'obstine à grimper sur le flanc de ces montagnes... sans prendre une pause, sans jamais s'arrêter avançant à en crouler sous l'effort incommensurable qu'il fait, il se fraye un chemin lentement mais sûrement. Les membres sont engourdis, la vue déjà très pénible commence à flancher... il est à bout de ses forces. Un voyage trop long et sans s'en être reposer, s'attaquer aux montagnes Zan, c'est de la pure folie. Par chance, une grotte se présente au loin un peu plus haut sur le flanc. Un trou noir béant dans cette masse blanche, impossible à manquer. Est-ce là sa survie? Ou va-t-il y rencontrer une créature qui mettra un terme à ses souffrances? Il s'en approche dans la limite du possible, inutile d'être silencieux on entend rien ni ne voit quoi que se soit. Prenant son courage à deux mains, il hurle dans la grotte... un échos sourd retentit puis s'en suis un long silence. Un grondement lointain. Puis soudain tout se met à trembler! Levant les yeux, il aperçoit un nuage épais blanc qui déboule en sa direction. Une avalanche de neige! Bong sang il ne peut presque pas bouger... la grotte est encore trop loin que pour s'y réfugier! Son corps est envahi par un frisson plus froid encore que la température ambiante, un pincement au coeur atroce ainsi que l'engourdissement de ses membres. Tétaniser face à cette mort certaine, c'est sa vie qui défile devant ses yeux. Tout va si vite... tout son vécu, toutes ces personnes... père, mère... Sibylle. Mon dieu qu'elle était belle... pleurant de rage et de détresse, c'est sur ses souvenirs d'elle qu'il craque. Hurlant et battant es membres dans la neige, désespérer il veut pas mourir! Pas ici! Pas avant de l'avoir revue!!!


<< NOOOOOOOOOOOOOOOOON JE NE VEUX PAS MOURIR!!!! JE REFUSE!!! JE REFUUUUUUUSEEEE RAAAAAAHHHHH!!! >>



Puis... le néant. Le vent siffle ses bourrasque sur les flancs rocailleux de la montagne dénudée à cause de cette avalanche. Temps en temps, un rocher se détache et s'éboule dans la neige qui freine sa chute. La grotte n'est plus visible elle n'ont plus. Derêk semble avoir disparu... englouti par l'avalanche. La journée passe, la nuit tombe et la tempête fait rage inlassablement... le flanc de la montagne tantôt nue, semble avoir retrouver son manteau de neige épais, tout semble être revenu en son pristin état. Pourtant, en y regardant mieux avec la nuit tombée, à un endroit, la neige semble briller d'une étrange lueur. Comme si en-dessous d'elle, quelque chose brillait. Une lueur fragile, mais présente... qu'est ce donc? Non...serait ce possible?!


Un crépitement gourmand, les parois rocheux revêtissent une lueur orangée dessinant une silhouette étrange. C'est Derêk. Assis autour d'un petit feu de camp qui peine à dévorer des bout de bois congelés, les reste d'un semblant de nid apparemment. Ce loup des neige s'en est tiré...! Mais comment? C'est dans son désespoir le plus absolu, à la fin de sa vision de sa vie qu'il a puisé la force nécessaire voir surhumaine de bondir à l'entrée de la grotte et s'accrocher à une stalagmite pour ne pas se faire entrainer dans l'avalanche. Il s'en est sorti de peu... mais non sans contre partie: son bras gauche est cassé et déboité. Aient fait les premiers secours qu'il pouvait, il s'est remboité le bras et l'a fixé à l'aide de lanières de cuir contre son torse pour le garder raide. Opération douloureuse mais nécessaire. Lutant contre le sommeil...car il pourrait ne plus jamais se réveiller. Murmurant en fixant le feu qui lui rappelle ses yeux, il tente de rester éveiller.


<< Sibylle... Sibylle... Ou es-tu ... Sibylle... Sibylle... Me pardonneras tu... ? Sib... Si...Sss...ii... >>

La fatigue, le froid et les douleurs auront finalement raison de lui, sombrant dans un profond sommeil, ne pouvant plus lutter contre.



Froid. Horriblement froid. Quelque chose le gêne. Encore. Toujours et encore au même rythme. Ouvrant lentement les yeux, c'est une goutte froide qui lui tombe sur la bouche à intervalle régulier. Le feu quant à lui est éteint. Paralyser par le froid, il lui faut longtemps avant de pouvoir se redresser. L'entrée est complètement ensevelie... est-il pris au piège? Tâtant les parois, il avance dans le noir absolu. Trébuchant de temps à autres sur des débris rocheux, il longe les murs à l'aveugle. Un courant d'air, il sent un léger courant d'air. Ignorant combien de temps il passe à longer les murs, ignorant sur quoi il pourrait bien tomber ou juste tomber dans une fosse... mais il continue, confiant. Enfin de la lumière!! Un petit trou laisse un soupçon de lumière filtrer par la neige éclairer un petit enfoncement. C'est à bout portant de bras... misère! Comment va-t-il sortir de ce trou? Quel ironie... Il survit à la tempête, échappe une avalanche et il est incapable d'atteindre une sortie qui lui demanderait l'usage de ses deux bras. Aller Derêk... réfléchi!! Tu peux le faire. Avec le peu de lumière, il s'habitue lentement à l'obscurité et parvint à voir un peu autour de lui. Ramassant pierre par pierre à une main ça et là dans les environs, il les tasses sur un tas. C'est horriblement long et les pierres sont pas plus grosse qu'une pomme vu qu'il n'a qu'une main pour saisir, mais avec beaucoup de patience et de persévérance, il parvient à se faire un petit talus de pierre lui permettant d'atteindre la sortie dont il frappe la neige pour dégager le passage. Le soleil brille. La tempête s'est calmée durant la nuit à sa grande chance. Libre...! Enfin de l'air et l'extérieur! Il se trouve de l'autre coté de la montagne, sur les flancs du Sud. Une belle vue qu'il a... des petites parcelles d'herbes ça et là font du paysage morne et stérile habituel, un plaisir humain dans cette diversification. Etre heureux de voir de l'herbe et un peu de verdure... il lui en faut peu pour être heureux!


<< Je crois que je suis au bon endroit... Père me disait toujours que la plus belle des fleurs, la reine parmi elles fleurissait uniquement ici. Ha...! Bah voilà! Hahahaha! J'en ai trouvée une! >>



Décidément... la chance lui sourit enfin. En effet la raison de son voyage en ces terres désolée et dangereuse était celle-ci: une fleur. Pas n'importe laquelle, non, une noble parmi les végétaux: l'Edelweiss. C'était la son idée... lui offrir une fleur qui, à ses yeux, l'incarne le plus. Noble en son genre et pourtant, pas du tout dans un milieu. Tout comme Sibylle est une noble dans une environnement qui n'est pas le sien. Prenant grand soin à ôter une botte de terre avec sur elle la plante sans l'abîmer, il la met dans le panier qu'il avait pris dans ce but dans son sac qui est vide, laissant place que pour cette plante qu'il enveloppe et dorlote avec le plus grand soin pour l'apporter à Sibylle.
Comme revigoré, malgré son état piteux et son bras cassé, il reprend route vers Lüh sans haltes ni pauses. Il s'empresse d'arriver avant la tombée de la nuit pour espérer la croiser... la rencontrer dans ses rondes de charité pour lui faire don de cette fleur et de ses excuses les plus sincères.



Le soleil se couche à l'horizon, enveloppant Lüh dans un manteau rougeoyant ce qui lui donne un air vraiment chaleureux... le pas lourd il ne tarde pas à arriver dans la ville. Les gardes ne le retiennent pas plus longtemps, le reconnaissant malgré son visage déformés. Ce sont surtout ses yeux bleu perçant qui font qu'on le reconnait, ça ne passe pas inaperçu. Après tout c'est ce qui le définit. Épuisé, il ère dans la ville à sa recherche, demandant aux rares personnes présents dans les rues s'ils auraient aperçu Sibylle, mais personne ne l'a vue. L'aurait il manquée? Serait elle déjà passée? Ou ne viendra t-elle pas tout simplement? Le bruit aurait il couru qu'il la cherche? L'évite t-elle?
Il se laisse affaler au sol dans une petite ruelle, le sac entre les jambes la tête reposée contre le mur derrière lui. Tel un clochard il se repose dans la gouttière d'une ruelle sombre et crasseuse... attendant que la justicière passe cette nuit.



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MessagePosté le: Dim 12 Fév - 03:41 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Sibylle Marlenheim

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MessagePosté le: Dim 12 Fév - 20:38 (2012)    Sujet du message: Une fleur pour une Noble [RP Sibylle] Répondre en citant

Son esprit était séparé en deux sentiments distincts: colère et regret. D'ailleurs troublée, elle n'était pas directement rentrée à la grande demeure des Marlenheim après cette singulière et bouleversante rencontre.
Étrangement le destin voulu qu'au lieu de la laisser flâner dans la ville à déverser son trop plein d'émotion en un lieu quelconque, il préféra plutôt qu'elle tombe nez à nez sur son père. Sans qu'elle put émettre le moindre son de contestation elle s'était faite embarquée au dernier endroit où elle aurait voulu mettre les pieds : le salon de chez Dame Ponzès-Mont-Dragon.
Son père était un homme grand et costaud, sa tenue renfoncé de cuir faisait ressortir ses atouts sans parcimonie. Une longue cape blanche frappé du seau royal lui tombait dans le dos en une avalanche de tissus soyeux. Il se tenait toujours l'échine très droite, la tête haute. Il était synonyme de crainte et de respect.
Sur le chemin la jeune femme avait toutefois tenté une approche oral pour s'échapper à cet entretient avec les dames de la Cour mais rien n'en fut. Le regard sévère de son père avait scindé net toute négociation.

Arrivant devant la grande battisse de son hôte, le chef de la milice l'accompagna jusqu'à ce que la grande porte d'ébène soit ouverte et que sa fille soit prise en charge. Sibylle n'eut alors d'autre choix que de suivre le majordome la mine dépitée.
Lorsqu'elle entra dans le petit salon un léger silence s'installa, affrontant le regard moqueur de ses dames, elle ne se démonta pas et s'avança. A chacun de ses pas elle entendait quelques messes basses qui s'échappaient du petit comité réunit autour de la petite table basse. L'une d'elles ne se gêna d'ailleurs pas pour lui faire remarquer le manque de goût certain de son accoutrement. Sibylle se mordit la langue et métamorphosa son onde de colère en ironie bien placé mais n'en pipa mot. Il était inutile de créer un scandale maintenant même si cela aurait pu être des plus divertissant.
Elle jeta un vif coup d'œil autour d'elle, les tasses de thé étaient déjà bien vide mais la tellière l'était elle? Elle l'espéra grandement.
Sa sœur se leva, sourit à ses dames et la fit installer près d'elle. Sophie était resplendissante dans sa robe couleur pastel. Son corset aux motifs floraux mettait avec entrain en valeur sa poitrine bordé de quelques dentelles. Ses cheveux tombait avec grâce en de belle boucle anglaise sur ses épaules. Il n'était pas étonnant que Sophie s'adapte aussi bien à la Cour avec de tels atouts.
Il fut encore quelques secondes de silence avant que ces pintades de Cours se remette à glousser. Sibylle s'était alors laissée absorber par le paysage du jardin qu'elle pouvait apercevoir par la fenêtre, écoutant d'une oreille distraite leur conversations inutiles.
Elle n'avait pas cœur à jouer la comédie. Son esprit était encore capturé par l'homme sans nom. Elle sentait encore ses yeux de glace traverser son corps. Un léger frisson parcouru d'ailleurs ses membres. Elle n'arrivait en rien à le chasser de sa tête et cela commencer légèrement à l'irriter.

Cela ne faisait même pas une vingtaine de minutes que la jeune femme au cheveux de neige était assise qu'elle s'impatientait déjà. Pour dire vrai son impatience avait commencé dès le moment où elle avait franchit le seuil du portail en fer noir.
Son pied se mit à taper légèrement à rythme plus ou moins rapide le sol tel un fidèle porte parole d'une agitation qui commençait à s'emparer d'elle. Sa jeune sœur ne tarda pas à le remarquer et elle lui fit part d'une intervention divine. Ses mots furent une pure bénédiction. Elle venait de lui suggérer d'aller prendre l'air vu le teint livide de son visage, de plus Dame Ponzès avait ajouter à son plus grand bonheur qu'on la raccompagnerait chez elle si ses maux qui la tourmentaient persister.
Sibylle ne s'y reprit pas à deux fois et joua immédiatement le jeu ce qui eut effet escompté. Dans tous les cas elle serait mieux dans sa chambre à planifier ses prochaines sorties nocturnes que parmi ses personnes respirant l'hypocrisie.
En sortant, un sourire amusé s'était doucement étiré sur son visage en voyant les débris du pot qu'elle avait heurté la veille. Un valet fut affecté à lui tenir compagnie jusqu'à ce qu'elle arrive à bon port.

Le trajet fut rapide, Sibylle ne tenait pas à s'attarder dans les rues, l'envie de se retrouver seule était bien trop irrésistible. Une fois arrivée, elle partit sans calculer personne jusqu'à sa chambre dont la porte balaya son ombre.
La jeune femme s'affala mollement dans son lit rebondissant doucement sur le matelas. Elle plongea son regard dans le plafond et se mit alors à réfléchir. Ce soir elle ne sortirait pas, il ne fallait pas se faire remarquer plus qu'elle ne l'avait déjà fait. De toute façon elle avait besoin de repos et ce n'était pas le cœur tracassé qu'elle arriverait à faire de bonnes choses.
Elle ferma les yeux une seconde et le visage de l'homme du nord se dessina derrière ses paupières closes. Elle secoua la tête et se tourna sur le flan en rouvrant subitement les yeux. Il ne la laisserait donc jamais en paix! Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres exprimant tout son désarrois.

L'après midi fila, puis la nuit s'installa sans que la jeune femme sorte de sa chambre et ce qui appuya la théorie qu'elle fut malade.
Anagaël passa à plusieurs reprise dans la chambre lui apportant linges, repas, boissons mais la jeune femme n'adressa pas un mot à sa fidèle servante, se bornant à s'enfermer dans le silence.
Sibylle était frustrée, elle n'arrivait à dissocier la rage et la curiosité qu'elle éprouvait pour cet inconnu qu'elle ne reverrait surement jamais.
Elle resta ainsi muré dans sa propre solitude deux nuit et trois jours inquiétant toute la maisonnée.

Au crépuscule du troisième soir elle se décida enfin à sortir. Si l'inconnu était enraciné dans son esprit, elle le chasserait elle même en se concentrant sur autre chose.
Mais quel cruel destin, ne fut elle pas arrivée à la première taverne que le murmure d'étranges rumeurs comme quoi un homme au yeux aussi bleu que les cieux cherchait désespérément une dénommée Sibylle.
Parcourant les rues elle ne tarda pas à croiser l'un de ses hommes de main riant à gorge déployé accoudé au bar en compagnie de deux hommes aussi bien proportionné que lui. Son estomac se contracta et elle se mit à espérer que celui-ci n'eut pas la langue trop pendue si jamais l'inconnu était venu le voir et lui avait poser des questions à son sujet. Le grand homme à l'imposante chevelure et barbe rousse avait une fâcheuse tendance à dire ce qu'il ne fallait pas lorsque les pintes s'accumulaient un peu trop.
D'un pas assuré elle se dirigea vers lui, passa sa main sur son épaule et approcha ses lèvres de son oreille pour lui susurrer :


« Salut Grimm. Tu sais que toi et moi faut qu'on discute. Maintenant. »


Elle jeta un regard aux deux gaillards qui l'accompagnaient et dit simplement à leur intention:

« Je vous l'empreinte un moment Messieurs, puis tournant son regard vers
l'homme au comptoir elle ajouta,
tavernier veuillez servir deux pintes à ses braves hommes.  »


Son compagnon se leva sans la moindre résistance, et tout deux sortirent de brouhaha infernal qui régnait dans la taverne. Ils s'éloignèrent à l'abri d'une ruelle sombre où les oreilles indiscrètes se feraient moindre. Elle plongea son regard d'ambre dans les yeux gris de son ami et appuya un doigt sur son torse :

« Dis moi Grimm, apparemment un homme est à ma recherche.
Signe distinctif des yeux comme on a pas l'habitude d'en voir ici.
T'as t-il trouvé? Que lui as tu dis? Que sais tu de lui? Qui est il? »


L'homme émit un rire qu'il essaya d'étouffer comme il put et répondit d'une voix guttural mais jovial:

« Ola ! Doucement ma grande ! Oui je l'ai croisé, un drôle de bonhomme au passage. D'après ce que j'ai compris cela fait plusieurs jours qu'il se renseigne sur ta personne. Je ne pense pas, la voix de Grimm se fit aussi alors aussi silencieuse qu'un courant d'air, qu'il ai fait le lien entre toi et l'Ange Noir, puis sa voix redevint normal, mais le petit peuple a fait de telles louanges à ton propos qu'il a très vite compris que tu étais un cœur bon dans cette aristocratie pourrie. »


Il recula d'un pas se dégageant de l'emprise de son interlocutrice un peu trop avenante et passa sa main géante derrière son épaule histoire de se gratter le dos.

« C'est tout? »


L'homme sembla réfléchir un moment puis conclu :

« Hum.. apparemment il serait connu sous le nom de Derêk, un étranger venu du Nord.
Mais n'ai pas d'inquiétude, d'après ce que j'ai entendu dire il a quitté la ville aujourd'hui. »


Sibylle sentit un poids s'enlever de ses épaules et un pincement amer au fond de son cœur. Si cet inconnu était parti elle n'avait plus à se préoccuper de lui. Cependant pourquoi avoir fait des recherche sur qui elle était si c'était pour partir quelques jours après? Elle tourna alors son visage vers le voile obscure scintillant de petites étoiles et s'étira un bon coup.

« Merci Grimm. Je vais faire un tour. On se voit bientôt. »


La montagne rousse dévisagea son compagnon, mais avant même qu'il n'ai pu lui demander si elle allait bien Sibylle s'était déjà fondu dans les ténèbres ne laissant que derrière l'impression d'avoir rêver les yeux ouvert.


~°~


Une semaine s'était écoulé depuis le départ de Derêk, si son prénom était bien celui-ci, et la jeune femme avait reprit une activité normal. La ville était plutôt calme ses dernier temps.
Alors que le soleil rougeoyant enveloppait Lüh la tirant petit à petit dans les tréfonds de la nuit, Sibylle sentit alors une main attrapait le bas de sa cape. Elle se retourna d'un coup sec et attrapa le poignée de l'enfant qui l'avait abordé. Son visage crasseux était d'une maigreur affligeante mais ces yeux brillaient de malice. Elle s'accroupit à sa hauteur et le petit garçon lui dit simplement:


« Un grand monsieur aux cheveux de feu m'a demandé de vous dire ceci "Il est de retour". »


Son cœur sembla alors avoir sauté un battement mais la jeune femme se ressaisit. Elle sortit deux pièce de sa veste et les posa dans la main de l'enfant. Celui-ci afficha un grand sourire, la remercia et s'enfuit.
Elle se mit alors à marcher accélérant le pas et tourna au premier coin de rue. La nuit s'était doucement insinuée drapant la cité de sa noirceur réconfortante. Tel un félin ses yeux s'était habitué à l'obscurité, grimpant à un arbre elle s'était hissée sur les toits de la ville. Sans le moindre vertige elle déambulait sur les hauteurs de Lüh cherchant du regard son inconnu insolite. Elle le trouverait elle en était sur. Pourquoi était-il revenu? Pourquoi courait elle à sa rencontre?
Elle n'aurait su le dire mais tout ce qu'elle savait c'est qu'elle le trouverait. Il ne lui fut pas longtemps d'ailleurs à pister sa trace et elle le reconnu au premier coup d'œil.
Il était là, affalé contre un mur assis par terre. Il semblait mal en point. Décidément c'est une manie chez lui.
Elle resta un instant caché dans l'ombre puis descendit silencieusement de son perchoir. La ruelle était déserte. Elle savait qu'il ne pouvait pas voir son visage caché par son capuchon mais qu'il l'avait reconnu sans le moindre doute. Lorsqu'elle fut à quelques mètres de celui-ci, elle releva le menton et planta un regard froid dans ses yeux.
Son visage s'était creusé, ses lèvres étaient gercées jusqu'à être fissurées. Il semblait exténué, vide de toute énergie et pourtant il luttait pour la regarder. Un étrange sac en osier était calé entre ses jambes.
Méfiante elle ne s'approcha pas de plus et lui dit simplement d'une voix tranchante :


« Que fais tu encore ici étranger. »
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Derêk Drachenherz
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MessagePosté le: Mar 14 Fév - 18:30 (2012)    Sujet du message: Une fleur pour une Noble [RP Sibylle] Répondre en citant

« Que fais tu encore ici étranger. »


Il relève lentement la tête, sachant qu'elle était devant lui. Pas qu'il la voyait, mais son odeur avait démenti sa présence qu'elle essayait de cacher. Cette douce odeur sucrée qui se diffuse dans la rue avec ce vent léger.
Un sourire brisé, gêné et timide étire ses lèvres qui semblent se déchirer sous le moindre effort, mais il sourit.
Sans un mot, il entreprend d'ouvrir le panier de sa main droite laissant entre apercevoir son bras gauche qui est grossièrement bander contre son torse. Peinant à extraire l'intérieur du panier, il se dégrafe les lanières de cuir qui soutiennent son bras cassé. Grimaçant de douleur sous l'effort qu'il fait à ouvrir le panier dont il en sort la plante resplendissante. Une magnifique fleur qu'est cette Edelweiss, d'un blanc immaculé aux pistils formant une couronne d'or dont en émane un léger fumet hivernal. Tendant la plante vers elle, plongeant son regard de saphir dans l'ambre de son regard, il murmure


<< Je me suis mis en quête à franchir les montagnes loin au nord en bordure de mon village natal. J'ai préféré endurer le froid et la faim, échappant de peu à la mort... mais tout ce mal était nécessaire car je ne trouvais pas le courage à te retrouver, à te faire face et à endurer ton mépris sur ma personne...>>


Marquant une petite pause, ses lèvres se mettent à trembler sous l'émotion


<< Jamais je n'ai eu à endurer une tel souffrance qu'est ce poids de la culpabilité... Je me suis comporter en idiot alors que tu m'as accueilli avec soin, m'offrant une chambre et un repas... C'est lorsque tu es disparue que j'ai réalisé mon erreur, que cette torpeur s'est lentement installée dans mon cœur. J'ai cherché à en apprendre davantage sur cette personne que tu es... et plus j'en ai appris sur toi, plus l'aberration était grande. >>


Son bras gauche tremble sous l'effort de le tenir tendu, mais il serre les dents


<< C'est donc inspiré que je me suis mis à la recherche de cette noble... que tu es. Accepte cette plante qui à mes yeux, t'incarne le mieux... je sais que ça ne change pas ce qui s'est passé entre nous, ni ne pardonne mon comportement, mais je te prie de prendre soin d'elle tout comme tu as prise soin de moi... >>

Ses bras s'étendent plus loin encore, tremblent comme une feuille il lui adresse un sourire radieux malgré son air piteux. Plissant des yeux pour tenter de prendre un air plus amical et décent, mais dans cette intention il cède à l'émotion et ses larmes coulent le long de son visage et dans un murmure sanglotant

<< Joyeuse Saint-Valentin... Sibylle. Pardonne moi... >>





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Sibylle Marlenheim

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MessagePosté le: Mer 15 Fév - 12:31 (2012)    Sujet du message: Une fleur pour une Noble [RP Sibylle] Répondre en citant

Sibylle resta muette tombant des nues face à l'aveu de l'homme qui se trouvait face à elle. Elle continuait de soutenir son regard aussi rudement qu'elle put mais, malgré ses sourcils légèrement fronçaient sous l'effet de la colère, ses pommettes s'empourprèrent légèrement s'accentuant à chacun des mots que son interlocuteur prononçait.
Que cherchait il à la fin? Qu'elle est pitié de lui?! Qu'essayait il de lui prouver?
Son visage était crispé sous la douleur, cet idiot lui tendait sa précieuse fleur de son seul bras blessé. Il se soumettait à la souffrance pour se faire pardonner, cherchant pénitence au travers son propre mal. La jeune femme était perdue. Elle avait du faire face à beaucoup d'épreuves mais celle ci était totalement nouvelle et elle ne savait comment réagir.
La colère bouillonnait encore en elle, non plus pour l'impolitesse dont il avait fait part, mais pour sa bêtise pur et simple. Il s'était mis en danger pour elle, en danger simplement pour ce faire pardonner.
Voilà que quelques larmes naissent au coin de ses yeux et roulent sur ses joues. La jeune femme est toujours paralysée face à cette cocasse situation.


* Tudieu reprends toi ma vieille bique ! Allez dit ou fait quelque chose ! *


Inspirant un grand coup elle sent l'air frais s'insinuait dans ses poumons et lui remettre vaguement les idées en place. Le bras de Derêk se trouve prit d'assaut par des tremblements de plus en plus violent et son visage qui se veut rassurant derrière un sourire qu'il à peine à lui accordait commence à sombrer sous une drôle de grimace.

« Tu n'es qu'un sombre imbécile. De simples excuses m'aurait suffit. »


Sa voix tranche radicalement le silence qui s'est installé par sa dureté mais on ne sent aucun écho d'agressivité juste un soupçon... d'inquiétude.
Elle s'avance alors vers lui, pose un genoux au sol, prend la fleur entre ses mains et la repose délicatement dans le panier qu'elle referme d'un coup sec. Profitant de ne pas croiser son regard elle ajoute alors d'une voix un peu plus douce mais aussi beaucoup plus faible, presque inaudible:


« Merci.. »


Elle passe ensuite un bras sous celui de l'homme plaquant sa main sur le haut de son omoplate, s'aidant de l'appuie de son pied et poussant sur les muscles de ses cuisses elle l'aide à se relever. Il doit être au bord de l'épuisement après un si rude voyage. Il est même dans un pire état que la première fois qu'elle l'a rencontré puis il y a plus urgent que les sentiments qu'elle a son égard. Il faut s'occuper au plus vite de son bras.
Se penchant elle attrape le panier en osier et fait glisser la bandoulière autour de son cou. Elle place alors sa main vacante sur le poignet de Derêk qui pendant dans le vide de manière à se stabiliser. Jusqu'à là, elle ne lui laisse pas le choix sur les actions qui lui arrivent et elle lui dit alors simplement :


« Tu va m'en devoir deux, tu sais que tu les accumules.
Mais passons pour le moment la priorité n'est pas là.
Allons trouver un endroit tranquille où soigner ton bras. »


Sibylle se mit alors à réfléchir. A cette heure l'atelier des potions serait fermé à coup sur, trouver un guérisseur serait un véritable miracle. Elle n'avait pas d'argent sur elle pour lui avançait une nouvelle fois quelques nuits dans une auberge. Grimm était en mission. Il n'y avait plus qu'une seule solution de potable. Elle le ramènerai chez elle mais il ne fut dans ses intentions de lui annoncer directement, où tout du moins pas dans l'immédiat.
Non pour le moment elle était trop occupé à noyer sa confusion dans toute sorte de pensées diverses. Être aussi proche de lui la troublait étrangement mais avait-elle le choix? Il n'avait plus force de tenir sur ses jambes tout seul elle n'allait surement pas l'abandonner dans le caniveaux, surtout pas avec la milice qui rode dans le coin. Manquerait plus qu'ils croisent des soldat ayant trop bu et ça dériverait immédiatement. Non il fallait partir, maintenant.


« Allez suis moi. »




Guardiani del Destino - Rhapsody



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:18 (2016)    Sujet du message: Une fleur pour une Noble [RP Sibylle]

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