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Même dominée, la Mer reste indomptable...
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'ile d'Arcane - Forum RPG Fantasy Index du Forum -> -> Océans & Mers d'Arcane -> La mer intérieure
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Dim 25 Sep - 11:33 (2011)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant



Le rivage est plus sûr, mais j'aime me battre avec les flots.

Emily Dickinson





Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipage : 50 hommes.
Temps restant à parcourir : 2 jour et demi.


Encore aveuglé par les flashs, je perçai la lourde pluie enneigée en défiant les vents glacials. Ma monture me conduisit vers le Sud pendant un temps, avant qu’en retrouvant mes esprits, je ne reprenne la route du Nord. Plus qu’une vingtaine de minutes et mon navire apparaitra à l’horizon. Cette pensée en tête, je laissai mon destrier au galop pour l’atteindre au plus vite.
Quand le village ne fut qu’une tâche au loin, Léïssandre vint à mes côtés. Aucun mot ne fut dis. Nous n’en avions pas besoin et pour la seconde fois, je succombai à la beauté du dessin m’étant présenté.


Sous une lente pluie de flocons, Elle glissait sur le souffle d’Aër. Suivant le rythme du galop, son visage était libéré des mèches de cheveux qui face à la vitesse, ondulaient derrière. Comme ralentit, je regardai sa chevelure secouée par le vent de notre course, où demeuraient ces mêmes éclats bleutés luttant contre la domination de la couleur ébène. Mais au combat, s’étaient rajouté la neige qui accentuait les reflets et les contrastes de sa chevelure. En remontant le champ de bataille, je tombai sur un regard envoutant et un sourire charmeur, quoi que rassurant. Une silencieuse promesse de fidélité. Renvoyant son sourire, j’accélérai la chevauché de ma monture.

"Rassure moi, nous en avons fini avec les explorations pour le moment? J'aimerai te ramener à ton navire sain et sauf. Et j'avoue qu'un peu de calme ne serait pas de refus après nos débuts presque trop mouvementés."


Les paroles de Léïssandre brisèrent le silence interrompu que par l’essoufflement de mon destrier. Il est vrai que notre première exploration ensemble fut brève, incomplète et rapide. Mais elle fut surtout inquiétante, surprenante et éprouvante. Une pause était nécessaire et qui sait, peut-être que nos pas nous ramèneraient à ce village…
Je fis revenir au pas mon compagnon de toujours alors qu’en regardant l’horizon, le mât du Hopeless se dessinait dans le fin brouillard tombant depuis quelque temps. En y pensant, nous ne rencontrâmes nullement les précédents barbares… Et ce n’était pas une réjouissance. Tôt ou tard ils nous tomberons dessus.


Ne lui répondant pas devant l’apparition de mon navire qui rendait futile les mots, nous continuâmes la remontée. Enfin arrivé, nous pûmes monter à bord lorsque la barque que j’avais emprunté pour l’allez nous eûmes reconduit jusqu’au vaisseau. Une fois sur le pont, j’envoyai à un repos bien mérité ma monture, tandis que devant moi, mon équipage au complet|/i]- Regroupé devant ma longue absence - [i]s’agenouilla en gardant baisé la tête. C’était étrange car jamais ils n’avaient eu ce comportement, excepté le jour où je fus nommé Capitaine. Et c’est à ce moment que je compris. Derrière moi, se tenait la Subalterne d’Aër. Me mettant à ses côtés pour ne plus la dissimuler à moitié, j’entrepris les présentations.

« Messieurs, je vous présente Dame léïssandre Light, Descendante d’Aër et désormais Invocation de votre Capitaine. »


Laissant le temps nécessaire aux hommes pour se relever lorsque Magnus leur demanda d’un léger signe de main, il reprit :

« La Subalterne du Vent nous accompagnera dans nos périples, et c’est sans inquiétudes que vous pourrez vous adresser à Elle tant que vous n’oublierez pas les uses et coutumes, lorsqu’un mortel s’adresse à une Immortelle. »


Tous acquiescèrent d’un hochement de tête, et le Capitaine prit le chemin de sa cabine en laissant Léïssandre faire ce que bon lui semblerait de faire après lui avoir glissé :

« Bienvenu à bord du Hopeless. »
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MessagePosté le: Dim 25 Sep - 11:33 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Léïssandre

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MessagePosté le: Jeu 29 Sep - 17:29 (2011)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

Quelle ne fût pas ma surprise lorsque je vis apparaître au loin le navire de mon Capitaine. Non pas qu'il me déçut alors, bien au contraire. Un majestueux bateau se tenait devant mes yeux, inspirant autant le calme et la puissance que mon Maître. Ce navire était bel et bien le sien, il ne pouvait y avoir aucun doute là-dessus.
Une fois arrivés aux abords de la Mer Intérieure, une petite barque nous mena, Magnus, sa monture sans nom et moi, jusque dans le navire.


Une fois à bord, Magnus se posta devant moi -et je me gardai bien de m'avancer sans avoir été présentée à une bande de pirates!- et salua son équipage, qui s'inclina face à lui. Après un moment d'incompréhension, mon maître se tourna enfin vers moi, puis prit la parole:


"Messieurs, je vous présente Dame léïssandre Light, Descendante d’Aër et désormais Invocation de votre Capitaine. La Subalterne du Vent nous accompagnera dans nos périples, et c’est sans inquiétudes que vous pourrez vous adresser à Elle tant que vous n’oublierez pas les uses et coutumes, lorsqu’un mortel s’adresse à une Immortelle."



Se dirigeant ensuite vers sa cabine, mon Capitaine me souhaita discrètement la bienvenue à bord du Hopeless, me laissant indirectement seule et libre de faire ce que bon me semblait.
Je décidai donc de saluer tout d'abord l'équipage de mon Maître d'un radieux sourire, ne voulant pas qu'ils s'imaginent que j'avais de mauvaises intentions comme certaines autres Invocations. Puis j'allai faire un tour du propriétaire seule, Magnus n'ayant pas décidé de m'y accompagner.
Le navire semblait immense et sans fin, propre -étonnamment pour un bateau de piraterie-, sobre, mais d'une classe infinie. Il me semblait alors qu'aucun autre bateau ne pouvait être aussi... aussi... idéal. A la fois classe, délicat et belliqueux, il imposait sans nul doute le respect sur les mers. Le fait que ce bateau appartienne à mon Maître me rendait d'autant plus fière et admirative de mon Capitaine.


Je décidai ensuite d'aller vers la proue du navire, souhaitant admirer la mer et le soleil se couchant petit à petit au loin. La vue de ce trésor de la Nature me combla. Mais me rappela aussi de douloureux souvenirs. Il y a maintenant des décennies de cela, j'avais passé d'hilarants moments avec mes amis à jouer à travers les derniers rayons du soleil, et de superbes moments à contempler de ravissants couchers de soleil avec le seul que j'avais aimé jusqu'à ma libération.
Cependant, peu à peu, un sentiment de manque remplaça ma douleur. Ce n'était pas mon amour perdu et illusoire qui me manquait, non, c'était simplement Magnus. Comme j'aurais aimé admirer cette vue, cette étendue infinie d'eau à ces côtés.


Ne souhaitant pas me perdre dans des sentiments que je sais devoir refouler, je décidai de quitter mon rêve éveillé et ce décor splendide pour rejoindre mon Maître dans sa cabine. Je ne savais pas combien de temps j'avais bien pu passer seule, mais j'en avais assez de la solitude. Je poussai alors la porte de sa cabine, juste assez pour pouvoir me faufiler jusqu'à lui. Heureusement pour moi, je le trouvai seul, penché sur une table avec des papiers devant lui.


"Me revoilà. Ton navire est vraiment très beau, et très imposant. J'ai pu profiter de la vue de la mer et du coucher du soleil, merci beaucoup de m'avoir laissée savourer cet instant. Mais maintenant, dis moi, que puis-je faire pour toi? Que souhaites-tu faire?"



Une lueur coquine passa furtivement dans mon regard, avant tout pour masquer la tristesse que j'avais ressenti quelques instants auparavant. Mais l'effet que cela produisit sur mon Maître ne manqua pas de m'interpeler...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Sam 22 Oct - 12:51 (2011)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

Notre étrange remontée m’avait appris beaucoup sur la Demi-déesse auprès de laquelle j’avais trouvé un nouveau souffle. Désormais, s’ouvrait devant moi un chemin plus rapide où un grand nombre d’obstacles avaient disparus. Je ressortais victorieux d’une grande bataille aujourd’hui, mais le chemin n’était qu’à peine entamé. En rentrant dans ma cabine, j’avais effacé à l’aide d’eau tiède mon visage et toutes les questions à l’intérieur. Il me fallait une grande concentration pour retranscrire les centaines d’informations, de détails et de révélations que m’avait apporté le village inconnu. Plongé sur des dizaines de feuilles où étaient inscrits les inscriptions, les données ou encore les messages ‘divins’ qui dominaient mon bureau, j’oubliai le temps qui passait.

En réalité, mes pensées n’étaient que minoritairement concentrées sur ces pages, trop occupées à être principalement tournées sur mes souvenirs de chevauchés, mes souvenirs dessinant la Demi-déesse. Sa beauté face à son élément et sous la pluie de flocons resterait certainement à jamais dans mon esprit. Il est évident que c’est la première Subalterne que je vois, mais une partie de moi se refusait de croire que ses Sœurs pouvaient égaler son charme. Comment le pourraient-elles ? Existe-t-il plusieurs perfections ? Ou est-elle unique sous ce regard sans fond que je croise sur son doux visage ?

La lourde porte marquant l’entrée de ma cabine grinça presque silencieusement, et la silhouette hantant mes pensées se dressa à nouveau devant moi. Ayant entre-ouvert une fenêtre avant même de partir à sa recherche, son entrée provoqua un appel d’air qui vint balayer délicatement sa chevelure pendant un bref instant. Sans le vouloir, Léïssandre avait fait la plus belle entrée qu’il me fut permis d’observer. Après s’être avancée un peu plus dans ma cabine, Elle s’adressa à moi du haut de sa fidèle bulle :

"Me revoilà. Ton navire est vraiment très beau, et très imposant. J'ai pu profiter de la vue de la mer et du coucher du soleil, merci beaucoup de m'avoir laissée savourer cet instant. […]


Jetant un regard par delà mon épaule, aperçu en effet une obscurité régnante par delà les bougies éclairant ma cabine. Je me mis à éprouver une certaine déception. J’aurai aimé être aux côtés de Léïssandre. Où tous deux nous aurions étaient sur la proue du navire, admirant le spectacle d’un imposant astre disparaissant à l’horizon. Du puissant représentant du Feu, qui vient trouver le repos auprès de son ennemi : L’Eau s’étendant sur des kilomètres. Peut-être devions-nous comprendre un certain message des Quatre Grands devant un tel spectacle…

[…] Mais maintenant, dis moi, que puis-je faire pour toi? Que souhaites-tu faire?"

Furtivement, j’aperçu dans son regard une lueur que tout homme connait, et sait reconnaître. Cette étincelle pleine de sous-entendus et de désirs, cette flamme qui bien que passagère, déclencha un brasier en moi. Je ne souhaitai qu’une chose, qu’un geste. Ce qu’Elle peut faire pour moi ? Me donner la vie éternelle pour que jamais je n’aie à fermer les yeux sur Elle. M’accorder la victoire sur la Mort, me laissant alors l’éternité pour être à ses côtés. Ce que je souhaite faire ? Je ne voulais à ce moment qu’un geste, qu’un léger touché bref et éternel, qui jamais ne pouvais arriver. Un souhait que l’Homme ne peut se permettre avec une Divinité. Un songe qui jamais ne devait quitter mes nuits, sous peine d’une damnation éternelle. Je restai pourtant là, assis à la regarder, assis à l’admirer, assis à penser à Elle. Assis à profaner.

« Tu en fais suffisamment Léïssandre et je suis tenté de te laisser vagabonder toute la nuit. Mais si jamais tu éprouves le besoin d’occuper ton esprit, voila une énigme résultant d’une autre, sur laquelle je reste bloqué. »


Si la Demi-déesse choisissait de rester auprès du Capitaine pour élucider le mystère, elle trouverait une feuille sur le bureau où serait écrit :

"O : 17
S : 10
E : 4 "

Ou peut-être choissirait-elle de sortir de la cabine, pour parcourir l’île durant une fraîche nuit qui s’annonçait…
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Léïssandre

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MessagePosté le: Mar 1 Nov - 12:29 (2011)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

La lueur coquine qui traversa mon regard n'échappa pas du tout à Mon Capitaine. Sa réaction, un mélange d'envie intense et de profond désespoir, m'amusa autant qu'elle me tenta... J'eus alors envie de m'approcher de lui, de lui faire parvenir un souffle d'air provenant de mon âme, mais je n'étais pas assez sadique pour lui faire cela, et cet homme avait trop d'importance à mes yeux pour que je me permette une telle stupidité. Mais étrangement, comme si ma Mère souhaitait jouer avec mes nerfs, une légère brise passa près de moi, faisant voleter mes cheveux, ce qui acheva Magnus.


Après avoir demandé à Mon Maître ce que je pourrai faire pour lui être agréable, je dus attendre quelques instants pour avoir ma réponse. En effet, il semblait perdu dans ses pensées, des pensées qui semblaient le torturer, le tenter et le détruire. Mais finalement, après une poignée de secondes d'attentes, il finit par me dire:


"Tu en fais suffisamment Léïssandre et je suis tenté de te laisser vagabonder toute la nuit. Mais si jamais tu éprouves le besoin d’occuper ton esprit, voilà une énigme résultant d’une autre, sur laquelle je reste bloqué."



Il me désigna alors une feuille posée sur son bureau, me laissant libre de la regarder comme de l'ignorer. Une partie de moi me chuchota de ne pas m'en occuper pour le moment, mais une autre, la curiosité, me poussa à avancer vers l'énigme, afin de voir ce quoi il s'agissait.
Une drôle de sensation s'empara alors de moi, comme si cette énigme, qui me semblait indéchiffrable, m'était familière, comme si la réponse était en moi. Pourtant, ce que je vis sur la feuille n'indiquait à première vue rien de très concret.


"O : 17
S : 10
E : 4
"



"Ton énigme est étrange... Elle me semble si facile à résoudre et en même temps, tellement complexe... Laisse moi 5 petites minutes pour y réfléchir, mais ne t'inquiète pas, je vais t'aider à la résoudre, cela me fascine."



En regardant profondément Magnus droit dans les yeux, je compris que j'avais son accord pour prendre mon temps, me concentrer afin d'être utile à Mon Maître. Ces lettres et ces chiffres me faisaient penser à quelque chose, mais je ne savais pas quoi. C'est en tournant la tête que la réponse me sauta aux yeux. Évidemment, ces codes que Mon Capitaine cherchait désespérément à résoudre n'étaient autre que des points cardinaux censés indiquer un lieu précis à Magnus. Fière de ma découverte, je m'empressai donc de lui soumettre mon hypothèse.


"Je crois savoir de quoi il s'agit. Il me semble que ce code indique un lieu sur une carte... Et je ne sais pas vraiment si c'est voulu ou innocent, mais les points cardinaux ont été écrits dans un ordre tel qu'ils signifient le mot 'ose', comme un encouragement à se lancer à la recherche de quelque chose d'unique. Qu'en penses-tu?"



Je regardai avec insistance Mon si précieux Magnus, un mélange d'espoir, d'envie et d'impatience dans les yeux. Prête à affronter notre destin si mon raisonnement était juste, j'attendis le jugement de Mon Capitaine, des étoiles pleins yeux, à la fois d’excitation et de désir pour un homme que je ne devrais pas tant vouloir...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mar 1 Nov - 14:26 (2011)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

"Ton énigme est étrange... Elle me semble si facile à résoudre et en même temps, tellement complexe... Laisse moi 5 petites minutes pour y réfléchir, mais ne t'inquiète pas, je vais t'aider à la résoudre, cela me fascine."


C’est autant de temps qu’elle souhaitait prendre que je lui accordai. Légèrement allongé sur mon fauteuil, je gardai mon regard sur mon Invocation. Chacune des secondes passantes pour sa réflexion, me permettais de poser les yeux sur Elle sans devoir les dévier. Fascinante même en pleine réflexion, ce fut hélas moins de cinq minutes qu’il suffit à Léïssandre pour résoudre l’énigme. Plutôt logique, j’avais devant moi une Divinité dont la sagesse regroupait un savoir de centaines de dizaines de siècles. L’énigmatique réponse serait en réalité bien banale, chacune des lettres seraient la première d’une orientation, suivit d’un chiffre indiquant certainement les kilomètres à parcourir dans la direction nommée. Prenant une carte de l’île entière je commençai un tracé en prenant pour origine mon village. Hormis ce point de départ, je ne voyais pas lequel pouvait l’être. Après quelques traits, je terminai le dernier au cœur de la Plaine Brumeuse.

Il était maintenant évident que l’ordre des points révélant le mot ‘ose’ n’était pas lié à un quelconque hasard. La Plaine Brumeuse est le lieu le plus dangereux à mes yeux. Regroupant des créatures silencieuses sur une terre où il nous est impossible de voir plus loin que nos pieds. Jamais je n’avais pensai devoir la traverser. Et encore aujourd’hui, je m’y refusai. Embarquer mes hommes dans ce périple était les inviter à croiser la Mort. Mon père connaissait ma réticence à m’avancer dans les terres, pourquoi avoir progressé si profondément dans ce lieu ? Prit d’une incompréhension absolue, je me remis dans mon fauteuil, perplexe.

Pour ma Fée, il était évident que ces problèmes n’existaient pas. Comment le pourraient-ils, c’était sa première Libération depuis son Enfermement. Et lui ayant promis de fouler les terres des différents écosystèmes à ses côtés, je me devais davantage d’oser. Plusieurs jours passeraient avant que je ne sois capable de réunir l’équipage et l’équipement nécessaire à une telle aventure. Durant ce temps, je trouverai peut-être un moyen de sécuriser un minimum cette folie.
Mais l’heure désormais était au repos. Si je souhaitai trouver une solution, il me fallait m’abandonner au sommeil. Je remis grossièrement en ordre mon bureau, fit sortir mon perroquet de la noirceur d’un coin où il avait trouvé le repos pour qu’il aille le quérir dehors, et me retourna vers la Divinité.

« Après une telle journée, il me faut me reposer. Si une quelconque envie te prend, tu n’auras qu’à me réveiller. »


Je pris place dans le divan situé au fond de ma cabine en m’allongeant de tout mon long. Une main passant derrière ma tête, l’autre bougeant au rythme de ma cage thoracique, je commençai à fermer les yeux. J’avais du mal à les maintenir clos, à savoir ma Fée seule, sans compagnie, dans la noirceur d’un navire sur une mer dangereuse. Cependant, bien qu’il ne sache pourquoi, l’homme a besoin de dormir et ma journée m’obliger vraiment à fermer les yeux quelques heures. Cherchant le repos en me disant qu’Elle pouvait toujours partir danser avec les nuages durant ce temps, je parvenais à m’abandonner au sommeil.
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Léïssandre

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MessagePosté le: Lun 19 Déc - 19:49 (2011)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

Voyant que Mon Capitaine avait grand besoin de sommeil, je décidai de mettre de côté mon excitation due à ma découverte pour le laisser dormir. Je m'installai quelques instants près de la carte, qu'il n'avait heureusement pas rangée, afin de le regarder s'endormir. Une légère envie d'aller me balader dans les airs me traversa, mais en voyant le visage si détendu, si angélique de Mon Maître, je préférai rester à le regarder, du moins pour le moment. Il semblait si doux, si vulnérable quand il dormait, que s'en était presque comique compte tenu de ce qu'il laissait transparaître au réveil. Je me pris à nous imaginer tous deux, à rêvasser sur ce qui ne se passerait jamais entre nous, au bonheur que nous pourrions avoir à être ensemble, si nous n'étions pas si différent, si mes sentiments étaient réciproques.



Toutefois, un rayon de la pleine lune vint illuminer mes mains, ce qui eut pour effet de me détourner de mes pensées impures. Afin d'arrêter là mes fantasmes, je décidai de laisser libre cours à ma curiosité en me penchant à nouveau sur la carte de Mon Possesseur. Le monde me semblait minuscule sur cette carte, par rapport à ce que j'avais connu avant mon emprisonnement. Hormis l'Ile, il n'y avait aucune grande surface de Terre. Comme tout semblait différent. Le monde que j'avais connu me sembla alors bien plus vaste, bien plus ... tout en fait. En observant cette carte et ces contrées si différentes les unes des autres, mon envie de partir à l'aventure reprit le dessus. Quelles créatures peuplaient la Forêt de Jade, la Vallée Sereine ou encore le Lac des Astres? A quoi ressemblaient les habitants de Luh? Je me pris alors à rêver à toutes ces choses inconnues, imaginant des tas de choses, espérant tout voir rapidement. J'eus soudain une irrépressible envie de réveiller Magnus, afin de partir encore plus vite à l'aventure, mais quand je me retournai vers lui, un élan de tendresse me traversa, et je ne pus me résoudre à laisser mes envies prendre le dessus sur ma raison.



Le temps de mes rêveries et de la contemplation de Mon Cher Maître avait du être plus long que ce qu'il m'avait semblé, car je commençai à voir poindre au loin les premières lueurs du soleil. Je décidai donc de laisser Magnus, non sans le frôler, pour aller admirer le levé du soleil.
Je m'installai confortablement sur le bord du navire, pour mieux profiter de la vue. La beauté de ce spectacle m'émut à un point tel, que des souvenirs, forcément douloureux, me submergèrent. Je me revis, jouant avec mes amis à travers les nuages et la lune, me promenant avec ce que je croyais être l'élu de mon cœur. Soudain, sans savoir pourquoi, je revis mes premiers instants dehors, libre, auprès du seul humain que j'acceptai d'avoir à mes côtés, la sensation du vent sur ma peau, dans mes cheveux, sur mes ailes, du soleil me caressant délicatement. Le bonheur de se savoir enfin libre, mais en même temps rassurée d'avoir trouvé une personne digne de confiance, s'empara de moi.



Perdue dans mes pensées, je n'entendis pas les pas qui vinrent vers moi, et c'est avec une immense surprise, de peur et de contentement, que je me rendis compte de ce qui se tramait dans mon dos, dans le soleil levant...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mer 15 Fév - 23:52 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant



Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos.
Equipage : 50 hommes.
Temps restant à parcourir : 2 jours.



La pénombre se faisait reine autour de moi. Absorbant toute lueur, je me retrouvai cerné par l’obscurité plus dense à chaque instant. Au loin cependant, une étincelle finit par brièvement briser les ténèbres. Dissimulée à la limite du perceptible j’eu de la chance de ne pas la manquer. Mais déjà la noirceur du lieu reprenait ses droits. Et tandis que je désespérai de devoir continuer ma quête d’une quelconque lumière, de multiples nuances s’imposèrent à la monochromie du tableau m’étant présenté. Se mêlant à du blanc, un cercle emplit du bleu d’un ciel étoilé naissant faisait face à celui décoré d’un ciel d’un matin d’été. Quelques contours se dessinèrent par un léger noir et sous la prise de distance, je reconnu ce qui me rendit en un instant hérétique. Un regard.
D’anciens penseurs leur donne pour rôle d’être la fenêtre de notre âme. Et bien que je me réserve sur cette idée, je me surprends à espérer qu’ils aient raison. Quelle pureté d’âme représenterait alors celle pour qui je me damnerai. Ce à quoi il nous fallait ajouter la rougeur de deux esquisses légères mais parfaites formant ses lèvres, où j’anéantirai de nombreux peuples pour y déposer un instant les miennes. Alors que ces images me semblaient proches et éloignés en même temps, j’eu l’impression qu’un touché fut réel…

Mes yeux s’ouvrirent, me faisant quitter l’étrange rêve qui me restait en tête. Mettant celle-ci sur le côté, j’observai mon bureau éclaircit par la faible ouverture de ma porte derrière lui. A mon regret, je n’y trouvai pas l’objet de mes désirs refoulés. Le sourire aux lèvres à ses pensées, je me mis difficilement debout. Devant mon miroir, je retrouvai la bassine de la veille grâce à laquelle je pus me nettoyer grossièrement le haut du corps. Ainsi rafraîchis, je tamponnai ce-dernier à l’aide d’une serviette. Quand j’eu terminé mon visage, je remarquai ma cicatrice. De toutes celles m’ayant côtoyé l’épée au fourreau, Elle était la seule à ne pas y avoir encore fait allusion. Je ne mentirai pas en disant que j’en étais heureux.
De nouveaux vêtements vinrent se hisser sur moi, ma lame retrouva sa place, et un dernier regard sur la carte précéda mon départ vers le pont. Lorsque les lueurs d’un soleil levant éclaircirent la totalité de ma cabine par l’ouverture béante de celle-ci, mon compagnon de toujours aux plumes violâtres se fit un plaisir de redécouvrir le confort de mon épaule. Je m’accordai alors quelques secondes pour lui, après quoi il retourna sur son perchoir dans un coin sombre. J’avertis un de mes hommes que je souhaitais qu’un feu soit allumé dans ma cabine, avant de poursuivre ma route.

L’instant d’après, le Destin m’accordai une nouvelle œuvre. Le ciel turquoise n’arborait que peu de fins nuages blanchâtres. A l’horizon, il semblait trouvé comme pont le réveil du plus imposant de nos astres, pour rejoindre une étendue sans fin d’eau, que le bois sombre du navire semblait effleurer. Des cris d’oiseaux matinaux pouvaient se faire entendre sur la côte par celui qui y prêtait attention, les vagues glissaient calmement sur les côtés du Hopeless devant l’avancée de la proue. Rejoignant la beauté du décor et le paisible fond sonore entièrement naturel, Dame Léïssandre siégeait. Je voulu m’avancer sans troubler son instant de sérénité, mais dix pas ne furent pas achevés lorsqu’elle tourna son regard vers moi.

« Il ne peut exister de plus beau moment. »


Mon regard reprit rapidement le chemin de l’horizon. Que pourrait-elle bien penser de moi si Elle venait à découvrir mes honteuses volontés ? Restant debout avec les mains en appuis sur la rambarde, je continuai de fixer le paysage. A la Divinité qui troublait tant mon esprit, j’avais fait la promesse d’un voyage aux milles découvertes. Malgré ma réticence à fouler les terres d’Arcane, je comptai honorer ma parole. Et c’est avec un grand plaisir, que je lui présentai le premier des nombreux paysages qui composeront notre périple. Ma joie n’était que plus grande, car peu d’hommes parviennent à apercevoir l’aurore au milieu de la Mer Intérieur. Peu d’hommes peuvent se venter de parcourir les eaux inaccessibles, sans méfiances nous faisant guetter de bâbord à tribord. Nos seules pensées pouvaient être au plaisir d’un vent doux révélant un moment de liberté. Mes seules pensées pouvaient être au bonheur d’être à ses côtés…
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Léïssandre

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MessagePosté le: Lun 30 Avr - 17:52 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

"Il ne peut exister de plus beau moment."



Effectivement, le spectacle qui s'offrait à moi était absolument superbe... Mais ce n'était rien en comparaison du regard qui me transperça. Imitant Mon Capitaine, je détournai très vite la tête vers ce majestueux espace bleu qui s'offrait à moi, le ciel et le levé du soleil se mêlant de façon fusionnelle à la mer. Je ne voulais pas qu'il me voit rougir, je ne voulais qu'il s'offusque de cela, ni qu'il risque de découvrir les doux sentiments qui animaient mon âme depuis que je l'avais vu. Les premiers rayons du soleil qui illuminaient son visage si rassurant et si confiant ne firent que rendre plus difficile le détournement de mes idées.


Etant à la fois absorbée par la vue de l'immensité bleue et par Mon Maître, je n'avais pas remarqué l'immense bestiole à plumes perchée sur son épaule. De couleur sombre - difficile d'être plus précise à cette heure matinale- et visiblement immense, comparé à moi, la bête me regardait étrangement avec ses yeux perçants... Bien qu'étant du même élément, je préférai ne plus être à sa portée et décidai de me reculer prestement.
Désormais à environ 2 mètres de la créature, à hauteur du visage de Mon Cher Capitaine, je décidai de le regarder, même si ce n'était pas une mince affaire. Je réunis donc tout mon calme et mis de côté mes tendres pensées, puis je tournai la tête pour pouvoir le regarder droit dans les yeux.


"Le paysage est absolument magnifique, jamais je n'aurais imaginé que la Mer pouvait offrir de telles richesses. Tu as raison, Mon Cher Magnus, il ne peut exister de plus beau moment."



Je frissonnai intérieurement en prononçant ses paroles. Je n'avais pas vécu de moments si paisibles et si beaux depuis des lustres, le calme intérieur que je ressentis à ce moment précis, le bien-être d'être là où je me trouvais, avec un humain si surprenant, me combla profondément. Qu'attendre de plus de ma libération? N'était-il pas présomptueux d'en vouloir plus, d'espérer plus d'aventures, plus de nouveautés, plus de d'actions, plus de tout en fait?
Pourtant, la curiosité qui m'avait gardée saine d'esprit pendant mon emprisonnement reprit le dessus et je ne pus m'empêcher de briser à nouveau le doux silence qui nous enveloppait.


"As-tu bien dormi au fait? Je sais que ce n'est pas à moi de demander quoique ce soit après la faveur que tu m'as faite en me libérant, mais ... Quelle est la suite du programme? Quelles aventures nous attendent aujourd'hui?"



Avec un regard complice, plein de malice et, à mon insu, avec une pointe de passion et de provocation, je fixai Mon Très Cher Capitaine, en espérant une réponse qui comblerait mes désirs...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Dim 24 Juin - 17:13 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

La Demi-déesse s’adressa de nouveau à moi de sa fine voix. Pourtant habitué elle me semblait plus difficilement audible et pour cause, c’est plus loin que je ne le pensai que la Fille d’Aër se tenait. En constatant le regard fixe de mon perroquet ayant trouvé à nouveau refuge sur mon épaule, je compris aisément qu’il était responsable d’un tel recul de ma Fée. Prétextant que je le chassai pour l’avoir apeuré, je gardai en moi la raison véritable. Celle qui était que je me prenais à ne pas pouvoir supporter une telle distance entre moi et mon Invocation, si insignifiante pouvait-elle sembler.

"As-tu bien dormi au fait?" […]


J’ai passé la plus douce des nuits, car je te savais avec moi. Mon rêve fut le plus agréable, car tu y étais. Jusqu’au réveil je fus comblé, car je pus oser espérer. Et celui-ci fut le plus merveilleux des réveils, car il me permettait de te voir à nouveau. Ma nuit fut parfaite, car tu étais ma nuit.
C’est ce dont je dû me retenir de lui dévoiler, car humble mortel que je suis, il m’est interdit de m’adresser ainsi à une Divinité. Oh si Elle pouvait être humaine, si quittant le corps de la Fée Elle devenait femme. Oh si les Dieux me permettaient de lui faire la cours, de tout temps je lui dirai comme sa beauté inspire les dames de nos terres. Je me perdrais dans ses yeux profonds, où je bâtirais ma demeure pour ne jamais les quitter. Dans ses cheveux je pourrai enfin y glisser mes doigts, et délicatement repousser sa mèche si charmeuse derrière son oreille.
Oh Dieux, Créateurs de toute chose, les Demi-dieux ne sont pas les seuls que vous ayez rendu captif. Nous-mêmes ne sommes que l’esclave de nos désirs. Les éprouver nous fait entrevoir la liberté, mais les satisfaire nous conduirait à la déchéance. Oh Pères et Mères, pourquoi vous jouer ainsi de nous ? Pourquoi nous rende Maître de vos Enfants, alors que nous ne souhaitons qu’être leur serviteur ?

[…] "Je sais que ce n'est pas à moi de demander quoique ce soit après la faveur que tu m'as faite en me libérant, mais ... Quelle est la suite du programme? Quelles aventures nous attendent aujourd'hui ?"


Il va de soit que j’allais à l’encontre de sa pensée. Léïssandre ne me devait rien, et ses multiples questions depuis notre rencontre démontraient qu’Elle ne devait se retenir de n’en poser aucune. Néanmoins la Fille d’Aër ne semblait pas offusquée d’avoir dû s’exprimer ainsi. Et il faut admettre que ce genre de propos garantissait aux yeux de l’équipage que bien que la vénérant, de nous deux je restais le Maître. Ce qui à long terme, empêchait toutes remises en questions de mes ordres, par doute de mon impartialité. Je ne fis donc aucun commentaire sur ces propos, me contentant de lui sourire avant de lui apporter une réponse, le regard porté sur l’horizon.

« Comme tu le sais nous faisons voile vers mon village. Là-bas nous trouverons un accueil des plus chaleureux et le repos. Durant les jours nécessaires à la préparation de l’expédition ayant pour but d’aller aux coordonnées découvert sur la carte dans la soirée d’hier, je pourrai te faire découvrir les terres vierges et pures de la Plaine Glacée. Ce que nous découvrirons lors de l’expédition, déterminera notre projet futur. »


J’avais espoir que le mystère des aventures prochaines, la découverte de deux lieues d’Arcane bien différents et ma compagnie, soient suffisant pour attiser sa curiosité et ne pas la lasser. Sur le pont, quatre longues tables pouvant rassembler une quinzaine de personnes chacune s’étaient installées. Doucement, chacune d’elles commençait à se remplir de victuailles diverses et variées. Il s’agissait là du premier repas de la journée de l’équipage. A mon habitude, je prenais le miens dans ma cabine, seul, continuant de réfléchir aux secrets du monde et aux énigmes laissaient par mon père. Or aujourd’hui, une autre idée me traversait l’esprit. Mon regard se tourna dès lors vers Léïssandre, tandis que mes hommes prenaient place.

« « Vois-tu ces hommes ? –Lui demandai-je en jetant mon regard sur eux- Tous te vénère et pas un seul refuserait de ne pas mourir pour toi, qu’importe s’il doit passer par les pires tortures engendraient de l’esprit humain. –Reprenant la direction de ses yeux, je poursuivis- Peut-être pourrions-nous leur accorder ton premier repas parmi nous ? »
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Léïssandre

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MessagePosté le: Ven 20 Juil - 16:24 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

Le ton de ma question sembla surprendre Mon Capitaine, tout en le rassurant. La sensation de ne pas le décevoir, d'avoir su le satisfaire me combla de joie, que je me gardai bien de lui montrer. Mon regard se perdit alors dans l'immensité de ses yeux, et seuls ses mots surent me sortir de ma douce rêverie.


"Comme tu le sais nous faisons voile vers mon village. Là-bas nous trouverons un accueil des plus chaleureux et le repos. Durant les jours nécessaires à la préparation de l’expédition ayant pour but d’aller aux coordonnées découvert sur la carte dans la soirée d’hier, je pourrai te faire découvrir les terres vierges et pures de la Plaine Glacée. Ce que nous découvrirons lors de l’expédition, déterminera notre projet futur."



Tant de choses à découvrir, tant de paysages à admirer, en compagnie de la seule personne que je souhaitais avoir à mes côtés... Le mystère, l'exploration, l'aventure, j'avais tellement hâte de vivre toutes ces choses, de me sentir utile. Mais avant même que j'ai pu intervenir, répondre à Mon Maître, celui-ci reprit la parole.


"Vois-tu ces hommes? Tous te vénèrent et pas un seul refuserait de ne pas mourir pour toi, qu’importe s’il doit passer par les pires tortures engendraient de l’esprit humain. Peut-être pourrions-nous leur accorder ton premier repas parmi nous?"



Je me retournai vers l'équipage, attablé, près à déguster un bon petit déjeuner. Ils me paraissaient tous tellement grand, tellement imposant, presque impressionnant. Cependant, Mon Cher Capitaine, lui que je chérissais tant secrètement, m'avait assurée qu'ils donneraient tous leur vie pour moi, preuve de leur grande bonté. Je ne me voyais donc pas refuser de partager ce premier repas à bord avec eux.
J'avançai donc de quelques centimètres vers eux, me détachant de ce doux être qui m'emplissait de bonheur et de contradiction, puis me retournai.


"D'accord, ça me va, ce serait même un honneur pour moi de partager un moment avec ceux qui te respectent. De toute manière, je ne peux rien te refuser, je n'en ai pas le droit. Mais tu sais, il serait préférable que ton équipage n'ait pas à mourir, que ce soit pour moi ou pour quelqu'un d'autre, car sinon, cela voudrait dire que je ne te suis pas d'une grande aide, Mon Cher Magnus..."



Je repartis alors vers la table, après avoir lancé à Mon Tendre Possesseur un regard complice et gourmand, tout en espérant être bien acceptée par cet équipage qui m'était encore totalement inconnu et qui me terrorisait tant, bien que je sache qu'ils me devaient tous leur respect et que je pourrai me défendre en un clin d’œil.


Quelques mètres plus loin, je stoppai net devant la table des pirates du Hopeless, tentant de tous les regarder d'un regard aussi large que la mer, tout en espérant faire bonne impression...


"Bonjour à tous, je me présente, je suis Léïssandre Light, fille d'Aer, et invocation de Notre Capitaine."



Tous les regards se tournèrent alors vers moi, et je ne sus alors plus trop comment réagir, la seule chose dont j'étais certaine, c'était qu'il me fallut toute ma volonté pour ne pas me lover dans les bras de Mon Adoré...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Lun 20 Aoû - 13:22 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant



Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos.
Equipage : 50 hommes.
Temps restant à parcourir : 1 journée.


Il était amusant d'observer une Demi-déesse s’inquiéter de devoir tenir une simple conversation avec quelques humains, au point de l'entamer en leur répétant ce qu'ils savaient déjà. Me dérobant à toute galanterie, je laissais la Subalterne se frayer difficilement son chemin tandis que simple spectateur, je m'amusez encore de la scène. Finalement je n'avais rien à regretter car mes hommes prirent le relais. D'une question allant à une réponse, et de cette dernière reprenant sur une autre, ils commencèrent à apercevoir Léïssandre comme je la percevais. Une alliée très puissante qui nous mènerait à nos futurs victoires. Le repas dura plus que nécessaire mais je n'avais pas le cœur à les rappeler pour leurs tâches. En plus d'oublier quelques instants nos guerres, ils permettaient à la Demi-déesse d'apprendre tout ce dont elle avait besoin à propos de mon équipage. Aussi discrètement que je le pus, je m’esquissai derrière eux pour rejoindre en silence ma cabine.

Les froideurs des Landes du Nord laissaient place à une fine brise de chaleur. Cependant, nous retrouverions rapidement la fraîcheur ce qui annoncerait notre arrivée au port d'attache. Mais pour l'instant, j'avais en tête un tout autre soucie que celui d'annoncer à ma mère que je m'étais accordé l'audace de délivrer une Semi-déesse. L'énigme résolue la veille nous poussait vers la Plaine Brumeuse, véritable royaume des aveugles où les créatures sont aussi haute que le Hopeless, et dont les habitants sont aux dires des rumeurs des sauvages à l'état pure. Pour réunir suffisamment de matériel et de courage, il nous faudrait plus d'un mois de préparation avant même de songer poser le pied sur ces terres. Par chance diront nous, les coordonnées indiquaient un périmètre proche des côtes. Si tout ce passait bien, il se pouvait que nous ne croisions aucune bête. Et ce serait une bonne chose, car un sabre contre une créature de plusieurs mètres de haut est bien inutile.

Le navire brisé les vagues les unes après les autres, semblant profiter d'un vent naissant. A ce rythme, c'est avant même le début de soirée que nous pourrions arriver. L'heure du midi se rapprochait doucement. Encore trop loin pour y préparer le repas, mais suffisamment éloignée pour que la présence de mon perroquet ne suffise plus à remplacer celle de ma Fée. Le renvoyant à son perchoirs, j'entre-ouvrit ma porte pour qu'il puisse s'y engouffrer lorsque la Fille d'Aër jugerait bon de revenir à mes côtés. J'avais tant de choses à lui dire, tant à lui demander, tant à lui montrer et bien plus à voir. Mais il nous faudrait bien plus de temps pour qu'une infime partie soit faite. Mais peut-être pourrai-je vivre suffisamment longtemps pour apprendre tout ce dont nous ignorons de l'Ancien Temps. Peut-être me serait-il accordé une démonstration de sa toute puissance. Peut-être avec son aide découvrirai-je le Trésor Ultime comme semblait appréciait l'appeler mon père. Peut-être plus fou encore, pourrai-je avant mon dernier soupir effleurer ses lèvres...

Le départ précipité de mon perroquet me sortis de mes espérances. En me retournant, j’apercevais du coins de l’œil celle sur qui, une nouvelle fois, j'avais osé y déposer d'impures pensées. Commençant à réussir de mieux en mieux à dissimuler mon trouble lors de ses apparitions, je cherchai au plus vite un début de conversation, qu'importait son utilité.

« Pourquoi rester à mes côtés ?  »


Bien évidement je ne parlais pas de sa compagnie en cet instant mais d'un point de vue plus général. Il était vrai que de tous les récits de toutes les tavernes, je n'en avais jamais entendu où le subalterne refusait de quitter son Maître pour vivre ce semblant de liberté que nous pouvions au mieux leur offrir. Pour quelle raison n'avait-elle pas voulu voyager aux côtés des nuages mais à ceux d'humains ? Pourquoi ne semblait-elle pas impatiente de retrouver ses Frères et Sœurs ? Dans quel but désirait-elle rester avec moi, bloqué entre des planches sur des eaux, plutôt que de retrouver son Élément ?



[HRP : Tu peux faire interagir l'équipage tant que tu les fais utiliser un langage correct et respectueux. De même que tu peux faire intervenir une quelconque péripétie. Et ce, pour tout nos futurs Rps en plus de celui-ci.]
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Léïssandre

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MessagePosté le: Jeu 23 Aoû - 20:07 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

L'équipage du Hopeless me surprit agréablement durant le petit déjeuner. J'eus d'abord peur de ne pas être à la hauteur (et pour cause, vu ma taille) et de discréditer Mon Maître, mais finalement, tous se montrèrent très respectueux et accueillants. Je me détendis assez rapidement, au point d'en oublier celui qui hantait mon esprit. Les questions fusèrent rapidement, une réponse entrainant une nouvelle question. Le repas passa à une vitesse folle, et étrangement, je me sentis très vite à ma place. Je n'irai pas jusqu'à dire que j'avais été créée pour cette vie, mais malgré tout, je n'avais pas à me plaindre.
Petit à petit, l'équipage retourna à son travail, chacun s'activant à son poste. Je m'aperçus alors que Mon Capitaine avait disparu, très certainement dans sa cabine, et je décidai de profiter de ce moment de solitude pour observer le navire, l'activité qui y régnait. Pendant que certains astiquaient le navire pour ne pas qu'il perde de sa superbe, d'autres s'assuraient que la voile était bien fixé ou observaient que nous gardions bien le bon cap.
A force d'observer toute cette agitation constante, rythmée et routinière sur le navire, je ne vis pas le temps passé, et nous étions déjà aisément en milieu de matinée... Je partis donc à la rencontre Mon Cher Magnus et entrais dans sa cabine, dont la porte était entrouverte. Son regard, une fois de plus, me désarma, mais ne calma pas pour autant mon excitation quant à la vie sur le navire.


"Pourquoi rester à mes côtés?"



Cette question me choqua quelque peu, notamment à cause de son double sens. Pourquoi est-ce que je restais à ses côtés... Il me fallut quelques secondes pour savoir quoi répondre, la tâche n'était pas aisée.


"Eh bien, je reste à tes côtés tout d'abord parce que tu es Mon Maître. Mais de manière plus générale, j'ai choisi de rester à tes côtés car la vie des humains me fascinent. Être proche de toi et de l'équipage du Hopeless me permet de mieux comprendre l'univers dans lequel j'évolue. Si je volais loin au dessus du navire, sans toutefois le quitter des yeux, je ne pourrais pas apprendre à tous vous connaître, je ne pourrais pas tisser à lien qui risque fort d'être utile en cas de combat, et surtout, cela me rappellerait des souvenirs que je préfère pour le moment garder enfouis dans ma mémoire. Mon passé me manque parfois, et c'est dur de ne pas savoir quand et si je reverrais un jour ceux qui ont fait parti de ma vie autrefois. Et puis, la mer est un élément tellement magnifique, tellement proche de celui de l'air, tout aussi libre, imprévisible pour les humains, vaste, puissant et doux à la fois, que je m'y sens bien. Je ne dis pas que je n'irai jamais dégourdir mes ailes dans les cieux, mais pour le moment, j'apprends tellement de choses à tes côtés que je préfère continuer à vous observer si tu me le permets."



Ma réponse sembla convenir à Magnus, ce qui me rassura. Si ma sincérité avait déçu celui qui hante mon coeur, je crois que je n'aurais pas su quoi faire, ni comment réagir. Mais fort heureusement, je n'avais rien à craindre.


Nous passâmes ensuite du temps à discuter de la distance à parcourir avant d'arriver au village de Mon Cher Adoré - à peine quelques heures, nous y serions très certainement avant le coucher du soleil-, et l'heure du déjeuner arriva à toute vitesse tandis que je me perdai dans le sublime regard de Mon Tendre Libérateur.


"Si tu n'y vois pas d'inconvénient, je souhaiterai à nouveau partager un repas avec ton équipage, et toi aussi bien sûr, pour continuer à faire connaissance avec ton équipage. Je désire que notre force résulte de notre union, que nous puissions tous parfaitement nous connaître pour mieux dominer nos ennemis."



J'attendis l'accord de Mon Capitaine, qui ne tarda pas à me faire un magnifique signe de tête d'approbation - il fallait que mes sentiments envers cet humain cesse, cela ne rimait à rien, mais je ne pouvais lutter contre l'attraction qu'il avait sur moi.
Je sortis donc de la cabine pour me retrouver envelopper d'une délicate brise marine tiède, gravis les quelques mètres qui me séparaient du lieu de repas et rejoignis l'équipage du grandiose Hopeless. Je décidai de ne pas attendre une quelconque invitation et me mêlai directement aux humains, discutant des ambitions de l'un - servir Magnus et explorer des lieux encore inconnus-, et apprenant l'histoire de l'autre. Chaque détail avait une importance capitale, et je découvris bien vite que ce qui faisait la force de Mon Capitaine et de son équipage, c'était le respect qu'ils avaient les uns pour les autres, et le fait que chaque homme avait une confiance complète en Mon Tendre Libérateur. Rien ne pourrait rompre le lien qui les unissait tous, et tous étaient près à tout pour la gloire et le triomphe du Hopeless, chacun ayant dédié sa vie à ce superbe navire.
Je ne me rendis pas tout de suite compte que celui qui faisait tourner ma petite tête de demi-déesse était arrivé parmis nous, mais je ne pus cacher ma joie en le voyant, tout en rougissant quant aux pensées qui me traversaient l'esprit.


"Bienvenue parmis ceux qui ont choisi de t'obéir, Très Cher Magnus, et bon appétit... Dis moi, que comptes-tu faire en arrivant chez toi? Comment as-tu prévu d'annoncer ma libération à tes proches? Excuse moi si je suis trop curieuse, mais tout cela me trotte dans la tête depuis quelques heures déjà."



Je plantai mon regard azur dans les yeux de l'objet de mes fantasmes, tout en affichant un sourire à la fois sincère et malicieux, attendant avec impatience des réponses à mes questions...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mar 28 Aoû - 19:57 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant



Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos.
Equipage : 50 hommes.
Temps restant à parcourir : 1/2 journée.



Ainsi nous étions pour elle une espèce fascinante. Je crois bien ne jamais avoir entendu un seul humain prononcer une telle chose pour décrire son semblable. A croire qu'une espèce était incapable de s'émerveiller d'elle-même, bien trop consciente de tous leurs défauts. Et si Léïssandre se prenait d'une véritable envie de découvrir ce qu'est l'Homme même d'aujourd'hui, la Subalterne n'allait pas tarder à être déçu devant notre incapacité à utiliser nos fautes passées pour nous améliorer. Davantage en étant en ma compagnie. Moi qui par caprice coulais des navires et qui s'étant auto-proclamé seigneur de ces eaux, trancherais toutes gorges voulant les naviguer. La suivant avec quelques pas de distance, j'arrivai à la hauteur des tables. Et lorsque mon regard se déposa sur chacun de mes hommes j’eus une étrange révélation. Ce titre de noblesse que je brandissais fièrement n'avait aucune légitimité.

Répondant à l'invitation de la Demi-déesse je pris place entre elle et un compagnon, masquant à merveille le trouble qui venait de naître en moi. Encore une fois la Fille d'Aër s'interrogeait sur ce que j'allais lui offrir lorsque le trajet aboutirait. Souhaitait-elle vraiment que je reprenne ce discourt que j'avais fait déjà une demi-dizaine de fois ? Allais-je encore devoir lui dire que je ne savais rien de notre futur car la piraterie empêchait toute prévision dépassant les prochaines heures ? Je le crû avec désespoirs avant qu'elle n'oriente son questionnement sur la manière dont j'allais expliquer sa présence à mes côtés face au village. Si mes précédentes réponses ne se détachaient de leur question que de quelques secondes, il allait devoir s'écouler plusieurs minutes avant que je ne parvienne à satisfaire la demande de ma Fée cette fois.

Je n'avais aucune crainte sur la réaction du village et même de ma sœur car ils ne disposaient pas de droit à me critiquer. De toutes, seule la réaction de ma mère m'inquiétait. Bien sûr en tant que Capitaine du Hopeless elle ne pouvait en aucun cas s'interposer devant mes décisions. Néanmoins jusqu'à hier après-midi, je lui avais toujours demandé conseil et bénédiction dans mes aventures. Non pas car elle était ma génitrice, mais parce que je restai convaincu de la survie de mon père et qu'en tant que sa femme, la direction du village lui revenait. Mais lorsque le temps fut venu pour elle de prendre sa place, ma mère avait préféré me passer sa direction. Ce pourquoi je craignais de voir la déception naître sur son visage lorsqu'elle comprendrait que j'avais agit sans même l'informer. Que j'avais eu de plus l'audace de me prétendre apte à m'emparer du prestigieux titre de Maître. Et si je devais répondre honnêtement à la Subalterne, je lui dirai que je n'en ai aucune idée.

Lançant de menteuses paroles je la rassurai par la description d'une banale présentation semblable à celle de la veille auprès de l'équipage, avant de détourner mon regard aussi longtemps que je le pus afin qu'elle ne puisse y déceler la vérité comme elle semblait si apte à le faire. Discutant avec mes hommes j'espérai ne pas attirer ses doutes. Si je jouais suffisamment bien la comédie, elle pourrait y voir là un simple besoin de discuter avec mes hommes et rien de plus. Le repas se prolongea plus que nécessaire encore une fois, mais je ne trouvais toujours pas l'envie de mettre fin à ce que j'y voyais. Tout le monde oubliait ses soucies. L'équipage ne pensait plus aux risques perpétuels et variés de notre traversée, Léï oubliait son amour de jadis quant à moi, je n'avais plus à réfléchir et cela faisait du bien.

Le vent favorable ce fit plus violent ce qui contraint les membres du navire à reprendre au plus vite leur poste. Les nuages s'assombrissaient à vue d’œil malgré que l'on pouvait y percevoir une certaine lenteur. Montant aux commandent, j'observai l'horizon et ses alentours à l'aide de ma longue vue. Aucune créature approchante, aucun Subalterne parcourant les eaux à première vue ni le ciel, et aucun périple climatique. Le temps s'assombrissait et le vent prenait plus d'ampleur mais aucune menace ne planait autours de nous pour autant. J'informais donc mon second à la barre que contrairement à sa proposition, je ne demanderai pas à Léïssandre d'user de ses Dons pour changer un événement qui pour l'instant, n'avait pour effet que de nous rapprocher plus vite de notre port d'attache.

« Ta Déesse souffle mais nous pouvons encore maîtriser le cap. Peut-être qu'un rapide allez-retour près des eaux et entre les nuages permettrait de rassurer l'équipage. »


Magnus s'était adressé à Léïssandre en élevant légèrement la voix devant un vent voulant s'imposer. Il espérait que son Invocation accepterait de s'élever dans les airs malgré la situation probablement handicapante pour elle, car ses sens divins parviendraient certainement à déceler la créature marine ou volante s'il en avait une. Et si la Divinité dirait à son retour qu'aucune menace n'était à craindre, alors il la croirait. Le temps de plus en plus sombre nécessitait les plus grandes certitudes...



[J'ai pas relu j'espère que c'est acceptable quand même. Je te laisse décider de la présence ou non de créature(s) marine(s) et/ou volante(s).]
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Léïssandre

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MessagePosté le: Mer 3 Oct - 11:24 (2012)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant

Le vent avait commencé à se lever, tandis que le ciel s'assombrissait de plus en plus, annonçant très certainement un splendide orage. L'équipage se dépêcha donc à prendre le navire en main, ne pouvant plus le laisser voguer seul jusqu'à notre destination. Même Mon Tendre Capitaine dut se rendre rapidement à son poste, et je m'empressai donc de le suivre, le vent n'ayant, contre toute attente, aucun effet notable sur ma capacité de vol.
Sitôt arrivés, Magnus se tourna vers moi et haussa la voix.


"Ta Déesse souffle, mais nous pouvons encore maîtriser le cap. Peut-être qu'un rapide allez-retour près des eaux et entre les nuages permettrait de rassurer l'équipage."


Je m'empressai de lui répondre, d'une voix douce et rassurante.


"Ne t'inquiète pas, je vais aller voir si quelque chose de divin se cache derrière cette tempête. Je vais faire au plus vite, mais n'aies pas peur si tu me vois tarder, je préfère être sûre de ne pas t'induire en erreur."



Sans attendre de réponse, puisque je savais qu'il ne me contredirait pas, je filai vers l'océan, afin de vérifier si une créature magique ou un monstre ne risquait pas de nous attaquer. Au bout d'environ 15 minutes d'inspection, je me fis une raison et réussis à me persuader qu'il n'y avait rien dans l'océan, si ce n'est quelques poissons dont raffolent les humains. Je montais donc vers les cieux, en m'arrêtant cependant à hauteur de Mon Doux Capitaine pour lui faire part de mes observations, ce qui ne manqua pas de le rassurer, bien que je vis qu'il était toujours inquiet. Ne pouvant supporter de le voir dans cet état, bien qu'il essayait désespérément de me le cacher, je me précipitai vers les nuages pour y déceler quelque chose de suspect, tout en espérant ne rien trouver et ainsi, continuer à voguer calmement comme nous avions pu le faire jusque là.


Hélas pour moi, mais surtout pour l'équipage du Hopeless, je découvris une créature immense - surtout comparée à moi - et terriblement immonde. De couleur rouge, elle possédait des griffes assérées qui semblaient pouvoir trancher un homme en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Les nuages étant bas, elle n'eut aucun soucis à se dissimuler à seulement quelques mètres au-dessus du navire. Son cris strident ne me rassura guère, mais je compris que le souffle du vent n'était pas le seul bruit que nous entendions à bord.
Heureusement pour moi, l'espèce d'oiseau voilait seul et n'eut pas le temps de me voir avant que je décide qu'il était temps pour moi de rejoindre le Hopeless pour prévenir Mon Adoré Magnus.


"Écoute, je ne souhaite pas t’inquiéter, surtout que je ne connais pas très bien les créatures de ton monde, mais il y a au-dessus du navire une sorte d'immense oiseau rouge, avec des griffes impressionnantes et qui pousse des cris assez stridents. C'est d'ailleurs cela que nous avions pris pour le souffle du vent."



Je n'eus pas le temps d'observer la réaction de Mon Capitaine que la créature se jetait déjà sur nous. Je ne sais pas si ma réaction fut la bonne, mais je m'empressai de lui lancer un éclair pour protéger celui qui hantait mes pensées...


[HRP: Le monstre est une sorte de Zuhu, et mon sort me fait perdre 2 points de mana (électricité 2).]
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mer 2 Jan - 23:50 (2013)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable... Répondre en citant



Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; un arc.
Equipage : Inconnue.
Temps restant à parcourir : Inconnue .


Le temps tournait de plus en plus à celui d’un rude orage approchant, de ceux qui coulent à eux seuls des flottes et foudroient les rares rescapés. Une tempête prochaine qui ne manquerait pas de défier le Hopeless. Se jetant néanmoins sans la moindre hésitation, la Fille d’Aër partit s’y mesurer. Attendant avec hâte son retour, je donnai les ordres nécessaires face à une telle situation. Mais contrairement à ce qui pouvait être conseillé, je demandai à laisser les hautes voiles dépliées, profitant alors de ces vents naissant pour gagner en temps. Le navire perdura dans son avancée bien qu’il commençait à être de plus en plus secoué et que les vagues gagnaient en hauteurs. La crainte me gagnait jusqu’à ce que la Divinité ne me rejoigne avant de me quitter à nouveau. Mais entre temps, elle s’était accordée un moment pour me rassurer sur la probable menace venue des profondeurs. Une excellente nouvelle, car il s’agissait là de la plus redoutée des attaques. Le souffle d’Aër continuait de nous pousser, toujours plus vite, toujours plus proche de notre destination en dépit de fortes secousses. Mais qu’importait leur violence, mon second tenait avec fermeté la barre, nous dirigeant tout droit vers notre port d’attache.

Revenant à nouveau, la Fée nous révéla la véritable nature de ce que nous imaginions être le sifflement de la tempête. Bien plus strident et menaçant, il sortait de la gorge d’une créature atteignant facilement les trois mètres de long et à l’appétit sans limite. J’aurai été sa première victime si Léïssandre n’eut déclenchée sa foudre pour le forcer à reprendre de l’altitude avant de mener un nouvel assaut. Profitant de son replie, j’ordonnai aux archers de se munir de leur arme et aux autres de retrouver la sécurité des cabines. Mais déjà la bête revenait, et la plupart de mes hommes étaient encore sur le pont. Sa rapidité pris à dépourvue ceux situés aux côtés des voiles, avant de mettre à rude épreuve les bouclier des membres de l’équipage courant de part et d’autre du navire en espérant y trouver la porte menant à l’intérieur. Il fallait admettre que la lourde pluie tombante ne favorisait en rien la situation. Les hommes étaient presque aveugles sous leur bouclier sans cesse attaqués, et les archers ne parvenaient pas à décocher de bonnes flèches. La situation allait tourner au carnage si je ne trouvai pas rapidement de solution.

Mais rien ne venait, et je continuai d’observer impuissant mes hommes subirent les terrifiantes attaques de l’imposant animal mais néanmoins rapide prédateur. Quelques flèches enfin le touchèrent, mais aucune ne furent assez profonde pour le blesser. Enflammer les projectiles pourraient probablement être la plus efficaces des solutions, mais ce serait mettre en péril notre embarcation si la bête s’écroulait dessus, libérant les flammes qui la parcourrait tout autours d’elle. Ne tenant plus de ne pouvoir agir, je bondis par delà la rambarde pour rejoindre dans l’arène mes compagnons. L’un de me munit immédiatement d’un bouclier déjà entaillé avant que la créature de son aile, ne le projette plus loin. Criant ma colère, je sortis la dague de mon dos pour la lui jeter. Alors proche de moi, je n’eu pas de mal à y planter ma lame. Mais elle était aussi inefficace que les autres projectiles perforant à peine son solide plumage. Ses assauts commençaient à détériorer le navire et ses membres, et d’ici quelques minutes, pouvaient bien sceller notre destin. Ma lame le repoussa à chaque fois qu’il s’approchait de moi, tandis que je m’efforçais de ramener à l’abris mes compagnons tombés avant moi.

L’adrénaline m’avait fait oublier ma plus précieuse alliée. Mais où était-elle en ce moment ? La pluie si dense masquait tout ce qui se déroulait à plus de dix pas, le vent me rendait sourd à sa douce voix, et la bête ne cessait de me désorienter. Etait-elle restée là haut ? Etait-elle à l’abri ? Etait-elle en plein combat ? De toute manière, je doutai qu’elle puisse vaincre une telle créature. A moins que… Observant toutes ces pointes de flèches, une idée m’illumina. Et si nous utilisions un conducteur ? Son sort prendrait alors bien plus d’ampleur. Esquivant de justesse une de ses griffes, je m’adressai à Léïssandre bien que je ne savais où elle était.

« Léïssandre, éloigne toi. Prépare le plus puissant de tes sorts et frappe la créature à mon ordre ! »


De peur que le bruit environnant et les cris de mes compagnons de masquent ma voix, j’avais haussé le ton afin de l’élever au dessus de celui d’une pluie battante. Une fois fais, je rejoignis comme je le pus ma cabine, cherchant désespérément ce petit miroir entourée d’un métal qui pourrait aisément accentuer les effets du Sort. Une fois retrouvé, je le donnais à mon perroquet avant de me mettre aux abords de ma porte grande ouverte. Criant mes ordres, je l’envoyai lâcher cet objet sur la bête. Une fois qu’il fut placé au-dessus d’elle alors qu’elle reprenait de l’élan à babors, j’hurlai aux survivants de tirer sur elle en même temps, ce qui permit à mon perroquet de rejoindre la bête, et de lâcher prise.

« Léïssandre, tu vois mieux que moi, foudroie le miroir dès qu’il touchera la créature ! »


Mais déjà, celle-ci reprenait de la vitesse…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:40 (2016)    Sujet du message: Même dominée, la Mer reste indomptable...

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