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Une étrange remontée.
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'ile d'Arcane - Forum RPG Fantasy Index du Forum -> -> Les Landes Luxuriantes
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Léïssandre

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MessagePosté le: Lun 5 Sep - 21:34 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Le Capitaine accepta de me donner de son eau, et je ne pus empêcher mon visage de s'enflammer lorsqu'il me tendit sa gourde. Heureusement pour moi, il semblait suffisamment occupé à regarder la demeure face à nous pour ne pas remarquer mes joues légèrement rosies. J'avalai donc quelques gouttes de ce liquide si doux et si rafraîchissant qui me fit frémir. Ne me laissant que peu de temps pour savourer ce liquide transparent, Magnus me dit:

"Très bien nous irons dans cette maison en premier. Un fois que je me serai assuré qu'il n'y a personne, je te laisserai tranquille pendant que moi, je fouillerai l'autre."


Sans me laisser le temps de réagir, je vis mon ... mon ... -mon quoi d'ailleurs- avancé vers la première demeure, espérant sûrement que j'accepterai et comprendrai sa décision. Pour ne pas le contrarier, je le laissai donc faire quelques pas vers cette grande bâtisse, puis je voletai jusqu'à lui discrètement, pour ne pas qu'il puisse me surprendre avant que nous soyons rentrés tous les deux dans la maison.
C'est à ce moment que je lui dis:

"Eh bien, nous y voilà."


Un sursaut sembla parcourir Magnus, qui ne devait sans doute pas s'attendre à ce que je lui désobéisse et que je le suive dans un endroit qu'il jugeait potentiellement dangereux. Il était hors de question pour moi que je le laisse courir seul le moindre risque.
Ne souhaitant pas lui laisser la moindre chance de me demander de sortir tant qu'il n'aurait pas sécurisé les lieux -je l'en savais capable du fait qu'il soit assez gentleman et protecteur-, je pris les devants et lui dit, en m'avançant dans la maison:

"C'est étrange, cette maison me rappelle quelque chose, mais je ne saurai pas dire quoi. J'ai la sensation que nous devrions aller à l'étage."


Je pris donc sans attendre le large escalier de bois qui se dressait face à la porte d'entrée, et me retournai en cours de chemin vers Magnus pour lui lancer un sourire charmeur qui, je l'espérais, l'inciterait à me suivre.

"Alors, tu me suis? Tu veux venir en haut avec moi, ou tu préfères rester seul en bas?"
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MessagePosté le: Lun 5 Sep - 21:34 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Lun 5 Sep - 22:21 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipement Monture : Deux sacoches et un bouclier d’un violet foncé de forme ronde sur le côté gauche.
Sacoche droite : Un demi litre d’eau douce ; trois pommes ; deux petits morceaux de viande de Pion séchés.
Sacoche gauche : Quelques cartes ; une boussole et une longue vue d’une vingtaine de centimètres.
Temps restant à parcourir : 24 minutes.




Sous mes pas la neige craquée avant d'être marquée de mon passage. J'avançais avec prudence, chaque maison autours de moi pouvait contenir je ne sais qui, ou quoi. Tandis que je me rapprochai de la maison du suspecté chef, l'avertissement me revint : 'Écoute, Observe, et tais-toi si tu veux vivre'. Je ne pensai pas que les mots avaient été choisis par hasard et dans le doute, je respectai chacun d'entre eux. Mon ouïe s'affina - Pas assez apparemment pour entendre les fragiles ailes de mon Invocation - Mon regard scrutait et enregistrait l'emplacement de chaque objet, quettant le moindre volet claquant sous le vent. Quand au silence, je le respectai si bien que je pris conscience qu'il m'était réciproque. Il n'y avait aucun bruit. Le plus grand silence qu'un volet venait perturber tous les cinq pas.

Ma marche se termina quand mes bottes blanchies à leur extrémité se posèrent sur une avancée faite de bois sombres, qui précédait la porte. Mon esprit était entièrement dévoué à la situation. Tous sens en alerte, j'approchai doucement ma main de la cliche ronde. Ma main fit un bref recule lorsqu'elle entra en collision avec l'extrême froideur de la poignée. Prenant sur moi, je serrai ma prise et ouvris brusquement la porte, remettant ma main sur le pommeau de mon arme avant même qu'elle n'est fini de grincer. A l'intérieur, une obscurité que le zénith déjà passé ne pouvait suffire à percer. Deux pas m'emmenèrent à l'intérieur où la température était encore plus basse que sous la neige. Et là, une voix. Une voix qui me fit sursauter en venant de derrière moi et si je n'avais reconnu immédiatement sa mélopée pour y être sous le charme, c'est certainement blessé par ma lame que se tiendrait devant moi la Demi-déesse.



"C'est étrange, cette maison me rappelle quelque chose, mais je ne saurai pas dire quoi. J'ai la sensation que nous devrions aller à l'étage."



Ne me laissant aucun temps, durant lequel je l'aurai certainement expédié dehors sans ménagement, elle se dirigea vers un escalier menant à l'étage où l'obscurité était encore moins percé par les rayons de l'astre solaire. Et malgré mon envie de lui donner, divinité soit-Elle, une leçon sous l'emprise de la surprise et de la colère qu'engendrait mon affection pour Elle, je ne pu m'y résoudre. Ce lieu semblait lui être familier. Pour moi, il n'y avait qu'une possibilité dans ce cas. Le village datait d'avant la Re-Création. A la mercis de ma gigantesque curiosité si j'avais raison, je la rejoignais dans les marches en évitant de faire craquer celles sur lesquelles je pris appuis pour les monter deux par deux.


« Ne me refais plus jamais un tel coup Léïssandre - Lui chuchotai-je avec colère. Intonation de voix qui changea pour de la curiosité lorsque je repris - Maintenant que nous sommes là, tu vas devoir y aller doucement, même si cet étage te rappel l'Ancien Temps ou je ne sais quoi. Que comptes-tu faire ? »



Magnus resserra sa main droite sur son arme sans pour autant la sortir. Il avait aussi demander ce que comptai faire l'Invocation mais se tenait prêt à la voir s'envoler une fois ces explication tout juste achevées.
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Léïssandre

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MessagePosté le: Lun 5 Sep - 22:58 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

J'avais visiblement bel et bien surpris Magnus en m'avançant ainsi. Je le vis prêt à sortir son arme, mais je sus au fond de moi que je ne risquai rien face à lui, la crainte de me faire du mal, et ainsi d'offenser les Dieux, l'empêcherait de commettre un geste irréparable. Fière de mon effet malgré tout, j'allais continuer dans mon élan quand il me rattrapa dans les marches du majestueux escalier.

"Ne me refais plus jamais un tel coup Léïssandre - me chuchota-t-il avec colère. L'intention de sa voix me glaça le sang, mais laissa vite place à de la curiosité-. Maintenant que nous sommes là, tu vas devoir y aller doucement, même si cet étage te rappel l'Ancien Temps ou je ne sais quoi. Que comptes-tu faire?"


Je baissai tout d'abord la tête vers le sol, pour signifier à Magnus que je m'excusai de la peur que je lui avais fait, puis la redressai pour lui faire face.

"Je m'excuse si je t'ai fait peur, mais je ne voulais pas rester à l'écart. C'est inconcevable pour moi de ne pas défendre mon maître en cas de danger. Et je dois admettre que je ne supporterai pas qu'il t'arrive quelque chose.", dis-je en rougissant, mais sans ôter mon regard de ses tendres yeux violets.


Je ne sus trop dire si cela était du au regard de mon interlocuteur ou à autre chose, toujours est-il qu'un sentiment de nostalgie commença à s'emparer de moi. Je me retournai donc, et me précipitai vers le haut de l'étage, mais ralentis la cadence en me souvenant de la demande de mon Capitaine. Je l'attendis donc en haut de l'escalier, et lorsqu'il m'eut rejoint, j'avançai dans le couloir sur la gauche, puis pris une porte au milieu au droite qui était suffisamment entrebâillée pour que j'y passe aisément.

A ce moment-là, je fus transportée dans le passé. Des larmes me vinrent aux yeux, et je n'eus qu'une envie, me réfugier près de mon rassurant Magnus -ce que je fis aisément puisqu'il m'avait suivi, comme il l'avait laissé entendre dans ses dernières paroles-. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il me vit toute larmoyante, chose étrange pour une divinité.

"Je comprends mieux maintenant pourquoi cette demeure m'attirait tant. C'est précisément ici, sur cette terre et à cette hauteur que j'embrassai pour la toute première fois un jeune demi-dieu de l'Air. J'étais alors folle de lui, mais je le vis pourtant quelques jours plus tard près des bois, en train de batifoler avec une autre créature ailée, plus grande et plus voluptueuse que moi. Ma tristesse était alors telle que je suis revenue ici chaque jour pour pleurer, non pas sur une histoire d'amour inachevée, mais sur des espoirs perdus.
Et c'est ici même que ma Mère est venue me cueillir pour m'emmener dans ma cellule après la création de ton espèce."


Ne pouvant plus retenir mes larmes, je les laissai couler en silence, revivant chaque instant de ma vie passée, tout en espérant que le moment présent arriverait à changer mon état d'âme. Mais que pouvais-je espérer d'un humain qui devait sans aucun doute se moquer d'une si petite demi-déesse?
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 00:34 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipement Monture : Deux sacoches et un bouclier d’un violet foncé de forme ronde sur le côté gauche.
Sacoche droite : Un litre et demi d’eau douce ; trois pommes ; deux petits morceaux de viande de Pion séchés.
Sacoche gauche : Quelques cartes ; une boussole et une longue vue d’une vingtaine de centimètres.
Temps restant à parcourir : 24 minutes.




"Je m'excuse si je t'ai fait peur, mais je ne voulais pas rester à l'écart. C'est inconcevable pour moi de ne pas défendre mon maître en cas de danger. Et je dois admettre que je ne supporterai pas qu'il t'arrive quelque chose."



Son regard soutenu le miens, et je n'eus pas l'audace de lui dire que mon sursaut ne venait pas de la surprise de trouver quelqu'un derrière moi, mais du fait que ce soit Elle. Ma douce et fragile Fée au tempérament de feu plongeai dans la gueule du loup qui heureusement, garda le sommeil. Battant à nouveau de ses ailes, je la vis partir jusqu'en haut du long escalier, pour enfin daigner m'attendre. N'ayant pas son habilité pour léviter, je prenais du temps pour gravir les marches en réduisant au maximum leur grincement. Je n'avais pas encore mis mon pied sur la dernière, que la Fille d'Aër partit sur la gauche. Quant à moi, je vérifia d'abord que le couloir de droite était vide de tout danger, avant de la rejoindre.


Du coin de l'œil j'eus à peine le temps de la voir disparaitre. Forcé par de tristes pensées et un cœur se resserrant à chaque seconde qui passait, je me précipitai. A quelque pas des escaliers, une faible lueur émanant d'une porte entre-ouverte m'arrêta. Ma lame sortit dans un grincement tant redouter sur les mers, et c'est de la main gauche que je poussai délicatement la porte. Je ne savais pas ce qu'elle gardait enfermé, mais si ma Fée était à l'intérieur, quoi que ce soit, il perdrait la vie avant que le soleil ne se couche. Quand enfin plus rien ne me bloquait le chemin, je vis la Demi-déesse au centre de la pièce, me tournant le dos et immobile. Intriguant. Sans difficulté elle savait que j'étais derrière elle et pourtant, pas un regard, pas un mot, pas un mouvement. Quelque chose n'allait pas.


Restant sur mes gardes, je plaçai un pied dans la pièce et observai. Rien. Mon deuxième dépassa l'autre, toujours rien. Fermant la porte pour voir la seconde moitié de la pièce, je ne vis rien. Mais alors pourquoi une telle position ? Je gardai le silence quand enfin elle me fit face, me chargeant pour trouver une épaule -ou plutôt un torse- sur laquelle évoquer un bien triste souvenir.


"Je comprends mieux maintenant pourquoi cette demeure m'attirait tant. C'est précisément ici, sur cette terre et à cette hauteur que j'embrassai pour la toute première fois un jeune demi-dieu de l'Air. J'étais alors folle de lui, mais je le vis pourtant quelques jours plus tard près des bois, en train de batifoler avec une autre créature ailée, plus grande et plus voluptueuse que moi. Ma tristesse était alors telle que je suis revenue ici chaque jour pour pleurer, non pas sur une histoire d'amour inachevée, mais sur des espoirs perdus.
Et c'est ici même que ma Mère est venue me cueillir pour m'emmener dans ma cellule après la création de ton espèce."


Je me trouvai désormais bien stupide. Moi qui tantôt lui balançai que nous humain n'avions pas des siècles pour oublier, j'étais maintenant face à une tout autre réalité. Les Subalternes avaient des siècles pour se rappeler. Ce lieu était maudit par les larmes versaient de Léïssandre. Comment devais-je réagir ? Elle qui semblait si fragile pourrait être blessé si jamais je la prenais dans mes bras. Étais-ce seulement possible ? Ma main droite qui avait déjà rangée ma lame en la voyant s'approcher se posa à moitié sur sa bulle, à moitié sur son dos où trônaient ses ailes. En y pensant, les mots sur la pancarte, le dialecte que seul un être divin pouvait connaître, le fait que je ne le vis qu'en étant accompagné de Léï, tout ceci menaient probablement à cet instant précis. Un retour où Léïssandre se sentait attirer. Pourquoi Aër ferait-il s'offrir son enfant ? Espérait-il ainsi lui rappeler que jamais, Elle ne devait céder à l'Amour. Ce sentiment réservé à l'Homme. Si seulement j'osai lui demander, et qu'Elle acceptait, je brûlerai chaque planche de ce village. Espérant trouver des mots d'apaisement et non de comparaison avec ce que j'avais moi-même vécu, je tentai de lui redonner le sourire, au risque de me perdre un peu plus.


« C'est un dur retour en arrière. Je... Je voudrai tellement trouver les mots. Mais je ne suis qu'un Capitaine de piraterie qui n'a jamais eu de compassion. Parce que à dire vrai je n'ai jamais vu de personnes proches dans un tel état. Des personnes qui compte pour moi... Pour qui, - Ma voix se tinta, arborant une émotion sincère. Je ne réfléchissais plus à mes mots. Je les disais, en la regardant droit dans les yeux - pour qui je combattrai. Sans doutes... Sans remords... Sans jamais fuir devant la causse de son chagrin... Je n'ai jamais eu face à moi, pleurant, une personne pour qui je combattrai les Quatre Grands... Pour qui je vivrai pour son am... - Je me stoppa une demi-dizaine de secondes, reprenant de justesse le contrôle de mes dires - Son amitié. »



Magnus avait l'espoir d'avoir aidé l'Invocation mais il n'était pas dupe, son discours n'avait rien de rassurant. Continuant de regarder Dame Léïssandre, il dû détourner son regard lorsqu'en bas, la porte se referma lourdement...
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Léïssandre

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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 12:39 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Contrairement à ce que j'avais premièrement imaginé, Magnus ne se moqua pas de moi, bien au contraire. Il me laissa d'abord me coller à son torse, ne sachant apparemment que faire pour me réconforter et calmer mes sanglots incessants. Mais le simple fait de pouvoir me laisser aller, sans entendre aucun jugement, aucune remarque quant au fait qu'il fallait que je cesse de me souvenir de ce terrible moment, me suffisait amplement.

Sa main droite se posa alors sur moi, plus précisément sur ma bulle et mon dos, sous mes ailes. Bien qu'un vide en moi fut alors comblé, comme si mon corps attendait avec impatience ce contact physique et intime, mes larmes redoublèrent. Je me sentais pourtant mieux, avec un jeune humain bon et bienveillant envers moi, qui au lieu de se moquer, cherchait à m'aider.

"C'est un dur retour en arrière. Je... Je voudrais tellement trouver les mots. Mais je ne suis qu'un Capitaine de piraterie qui n'a jamais eu de compassion. Parce qu'à dire vrai je n'ai jamais vu de personnes proches dans un tel état -me dit-il-. Des personnes qui comptent pour moi... Pour qui, - Sa voix changea, devenant douce et agréable, tellement réconfortante. A ce moment-là, il planta ces sublimes yeux violacés dans les miens, humides - pour qui je combattrai. Sans doutes... Sans remords... Sans jamais fuir devant la cause de son chagrin... Je n'ai jamais eu face à moi, pleurant, une personne pour qui je combattrai les Quatre Grands... Pour qui je vivrai pour son am... - Il marqua alors une très courte et subtile pause - Son amitié."


Comment osait-il se dévaluer ainsi? Je n'ai jamais vu un humain aussi compatissant que lui, aussi prévenant et délicat. Ma froideur précédente avait du lui laisser entendre qu'il ne valait pas mieux que les autres, et pourtant, si tous les humains lui avaient ressemblé, nous, demi-dieux, n'aurions jamais été enfermés pendant des millénaires.

Ce qu'il me dit me transperça l'âme, même si mes larmes continuaient de couler, je commençai à me calmer. J'étais donc si importante que ça à ses yeux? Je comptai tellement qu'il était prêt à tout pour moi? Je regrettai alors encore plus qu'il ne soit pas un demi-dieu, car il aurait alors été celui qui m'était destiné. Son regard à la fois touchant et troublant n'aida pas mon âme et mon rythme cardiaque -toujours étonnamment présent et inutile- à se calmer. Mais sa dernière phrase fit alors cesser toutes mes larmes, "Pour qui je vivrai pour son am... son amitié". Son hésitation sur le dernier mot me fit chavirer. Avait-il voulu prononcer ce mot que je rêvais tant d’entendre depuis la première seconde où je le vis? Non, impossible, un humain ne pouvait pas s'intéresser de cette manière à une demi-déesse, le mot "amitié" devait effectivement être celui qu'il voulait utiliser.

Au moment où je commençai à me détacher -à regrets- de Magnus, et à reprendre contenance, bien que toujours troublée par ses doux iris, un bruit sourd venant du rez-de-chaussée se fit entendre. La porte venait de claquer. Nos yeux se détachèrent alors du regard de l'autre pour regarder vers la porte de la pièce où nous étions.

"Je te remercie, Magnus, je ne sais pas quoi te dire. Mais je chercherai mes mots plus tard, je crois qu'on va devoir rester sur nos gardes. Reste près de moi, je suis bien plus petite et discrète que toi, je vais tenter d'observer ce qu'il se passe en bas."


Sans lui laisser le temps de me contredire, et je ne doutai pas qu'il l'aurait fait si je lui en avait laissé l'occasion, je me faufilai hors de la pièce qui m'avait causée tant de tourments jusqu'en haut de l'escalier. Je me mis alors à voler à ras du sol pour ne pas être vue et ce qui s'offrit à mes yeux me surprit...

Des bougies noires étaient allumées à des endroits clés, faisant planer une ambiance angoissante, stressante. A première vue, il n'y avait personne dans la pièce que je pouvais voir de ma position, je pris alors le risque de m'élever un peu pour voir la pièce située à droite de la porte d'entrée, lorsqu'on arrivait de dehors.

C'est alors que je vis une ombre noire passée le long d'un mur. Je n'aurais su dire ce que c'était, mais n'ayant pas été vue, je me reculai et me retournai vers Magnus.

"Je ne sais pas ce qu'il y a en bas, ni ce qu'il s'y passe, mais nous ne sommes plus seuls... Désires-tu descendre au risque d'entrer en conflit avec la ou les choses présentes en bas, ou préfères-tu que nous essayons de sortir discrètement, soit par la porte, soit en sautant d'une fenêtre? Sache que, quoique tu décides, je te suivrai et t'aiderai. Et n'essaie pas de me laisser en retrait!"


Plantant mes yeux hétérochromiques dans les siens, je le dévisageai avec une lueur à la fois inquiète mais provocante dans les yeux...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 18:39 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipement Monture : Deux sacoches et un bouclier d’un violet foncé de forme ronde sur le côté gauche.
Sacoche droite : Un demi litre d’eau douce ; trois pommes ; deux petits morceaux de viande de Pion séchés.
Sacoche gauche : Quelques cartes ; une boussole et une longue vue d’une vingtaine de centimètres.
Temps restant à parcourir : 24 minutes.




"Je te remercie, Magnus, je ne sais pas quoi te dire. Mais je chercherai mes mots plus tard, je crois qu'on va devoir rester sur nos gardes. Reste près de moi, je suis bien plus petite et discrète que toi, je vais tenter d'observer ce qu'il se passe en bas."



Une fois encore Elle s'envolait loin de moi, face aux dangers, troublée et sans m'avoir laissé prendre les devants. Je ne prouvai pas me permettre de la laisser prendre de tels risques et à la moindre occasion, je lui ferai savoir. La suivant le plus silencieusement possible, je parvins à m'approcher des marches, dos au mur pour éviter de signaler ma présence en bas, et pouvoir guetter les deux couloirs. De longues secondes, ou minutes passèrent avant que je ne puisse dissimuler une légitime angoisse face au retour de Léïssandre. Pensant la voir inquiète, je l'écoutai religieusement.


"Je ne sais pas ce qu'il y a en bas, ni ce qu'il s'y passe, mais nous ne sommes plus seuls... Désires-tu descendre au risque d'entrer en conflit avec la ou les choses présentes en bas, ou préfères-tu que nous essayons de sortir discrètement, soit par la porte, soit en sautant d'une fenêtre? Sache que, quoique tu décides, je te suivrai et t'aiderai. Et n'essaie pas de me laisser en retrait!"



Les propositions tenaient la route. A défaut d'engager un combat, la Subalterne ayant sans doute cerné un trait de mon caractère, dans lequel je ne savais pas même l'apparence grossière de mon adversaire, Elle me proposa une autre issue. Atteindre sans bruit la porte ou une fenêtre, pour nous retrouver à l'extérieur et certainement, par la suite fuir aussi loin qu'on le pouvait. Cette option attirait particulièrement ma Raison. Partir et oublier ce lieu était la plus sage des solutions. Mon choix était fait, nous partirions.


« Je vais aller voir. »



Je m'étonnai moi-même. Comment avais-je pu imaginer un instant que ma curiosité ne m'entrainerai pas contre tout comportement rationnel ? Il était évident qu'en me retrouvant dans un lieu dont j'avais la certitude qu'il appartenait à l'Ancien Temps, où langue ancienne, ambiance mystique, inconnu et forte probabilité d'un lien direct avec Aër, je ne pourrai me résoudre à partir sans en savoir davantage. Cependant, Léïssandre ne resterai pas en haut des marches et cela ne me dérangeai pas pour une fois. Rien ne me disait que l'étage était plus sûr que le rez-de-chaussée. Délicatement, j'amortissais le grincement de ma lame sortant de son fourreau et commençai à descendre quelques marches. Le fait que ma Fée ne m'ait donnée aucune une indication sur un quelconque physique me permettait de dire qu'il n'était pas à portée de vue d'une Demi-déesse et par conséquent, je pouvais descendre les marches sans crainte.


Une fois en bas, accompagné sans surprise par Léï, je découvrais le décors. De sombres bougies éclairaient partiellement la pièce, une table plutôt longue gardait derrière elle des armoires ou alcool, herbes et nourritures gelées s'asséchaient sous un duvet de poussière. Attiré par la froideur d'un courant d'air, je me retournai et vis qu'une nouvelle pièce s'offrait à moi, remplie de noirceur. Je restai là, à la regarder avec ma lame prête à fendre l'air, pour laisser le temps aux frissons de mon dos de partir.
Doucement je me saisi d'une bougie avec laquelle j'armai ma main gauche. Prenant mon temps dans mes déplacements, j'atteignais la porte et m'arrêta pour y vérifier son accès. Fermée. Une porte sans verrou fermée. Je lançai alors un regard à Léïssandre et doucement lui dis « Restes là. » avant de poursuivre. Ma respiration se faisait moins forte à chacun de mes pas qui m'amenaient face à la nouvelle salle. Sur ma nuque, une sueur froide s'intaillait, envoyant continuellement une vague de frissons des plus déplaisantes. C'était fini, ma lente avancée vers ce lieu absolument noir et vide de bruit. Je devais aller voir.


Levant la lumière, j'eus à peine de quoi éclairer les vingts centimètres devant moi. Ceci n'était pas une simple obscurité. Pas comme mes nuits à veiller ne me l'avaient fait connaître. Quelque chose, ou quelqu'un, la rendait plus sombre et compact. Pointant mon arme dans l'obscurité, je continuai à avancer doucement, très lentement. Sous mes vas-et-viens de gauche à droite, puis de droite à gauche, la flamme crépitait. L'unique bruit de cette pièce, de cette maison, de ce village. Après n'avoir fait qu'une demi-dizaine de pas, je me retournai pensant surprendre Léïssandre commencer à me suivre mais déjà, le lieu me masquait la moitié de ma vue. L'apercevant au loin, ou ce que je crûs au loin, je me remis dans le bon sens. Et lorsque je me tourna, la flamme éclairait un visage épouvantable. Mais déjà, une douleur montait en moi. Puis une sensation de légèreté pour finir par une dur et violente collision de mon dos avec un objet lisse.


Magnus fut éjecté de l'obscurité si violement qu'il ne toucha le sol qu'après avoir heurté un mur. Les yeux fermés, le Capitaine restait le visage face au sol, désarmé de sa lame perdu dans la noirceur de la pièce voisine, et de sa bougie qui tombait au sol, permit d'apercevoir une bottine bleutée avant que le tout ne disparaisse, comme la flamme mourante. Et le silence reprit.
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Léïssandre

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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 20:50 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

J’attendais le plus calmement possible la réponse de Magnus quant à une éventuelle attaque ou bien une fuite salvatrice. Son visage et ses yeux semblaient vouloir s'évader de cette cauchemardesque demeure, mais je vis son corps se tendre vers l'escalier, près à partir découvrir ce qui se cachait derrière cette ombre. Connaissant le goût pour l'aventure mon très cher Maître, c'est avec une demi surprise que je l'entendis me dire:

"Je vais aller voir."


Cependant, il eut l'air vaguement étonné d'avoir pris cette décision. Le voyant s'avancer vers le bas de l'escalier, je me dépêchai de le suivre, afin de pouvoir le protéger en cas de danger. Après tout, cette fois-ci, il ne m'avait ordonné de rester à l'étage, loin de lui et du danger, je n'allai donc pas me priver d'une telle occasion.
Arrivés en bas des marches, je lui indiquai d'un signe de tête une imposante bougie posée là, qui lui serait rapidement très utile, compte tenu de la noirceur profonde des pièces adjacentes. Magnus tendit alors la main pour la ramasser, puis alla vérifier la porte qui venait de claquer. Elle était scellée, pourtant, aucun verrou n'apparaissait, et je ne ressentais rien de particulier pour cette porte. Je vis alors Mon Capitaine se tourner pour aller sur la droite, vers la pièce la plus sombre à notre portée de vue. Je le vis alors planter son regard dans le mien, mais je n'y trouva pas le regard si doux que j'aimais tant. A la place, j'eus droit à un regard ferme, presque froid, ponctué par un ordre à peine audible.

"Reste là."


Étrangement, je n'eus pas envie de discuter et décidai de rester là où il me l'avait demandé, préférant tout de même me cacher derrière le pommeau de la rampe d'escalier afin de ne pas être vue. Cependant, je sentis une sourde angoisse monter en moi. Je n'arrivai pas à me résoudre à abandonner, ne serait-ce qu'un instant, mon possesseur, c'était aller contre le souhait d'Aer, mais ma Mère aurait encore plus apprécié que je fasse ce qu'il m'avait demandé.

Je le vis alors se diriger vers la pièce la plus sombre. Plus il s'enfonçait dans la pièce, moins je le voyais, et ce, malgré la présence de la bougie. Mais j'avais la chance de me sentir proche de mon Maître, et je pouvais ressentir l'angoisse monter en lui. La noirceur des lieux n'était pas naturelle, je devais lutter pour ne pas voler jusqu'à Magnus, quitte à lui désobéir. J'entendais de moins en moins le bruit de ses pas, mais tout à coup, il n'y eut plus aucun bruit.

C'est alors que je ressentis la panique du Capitaine, sa peur commença à m'envahir, aussitôt suivie par ma propre frayeur. Et c'est alors que je le vis traverser la pièce, propulsé dans les airs par une force venue de la pièce si sombre.


Prête à partir rejoindre mon maître, j'entendis un bruit de pas étrange, et je préférai m'arrêter net. J'eus aller raison d'écouter ma première impression, car je vis se dresser devant mes yeux une abominable créature, qui fort heureusement, ne me vit pas. Le monstre était hideux, difforme, il avait des espèces de tentacules à la place des cheveux, il semblait déformé comme après une rude bataille, et sa peau semblait avoir pris trop longtemps l'eau. Même dans mes pires cauchemars je n'avais jamais vu ça.

Il s'approcha alors de Magnus, ses bottes bleues s'arrêtant juste à côté du torse qui m'avait réconfortée quelques instants plus tôt. Le monstre semblait vouloir achever le Capitaine, alors évanoui. C'était hors de question que je laisse cet immonde individu ôter la vie à celui qui me hantait.


Me faufilant le plus discrètement possible à sa hauteur, je posai doucement ma main gauche -celle du cœur, pour y mettre toute mon âme- contre l'une des tentacules de son crâne afin d'utiliser mon sort d'électricité (Étincelle). Je tentai de m'envoler en hauteur aussi vite que possible juste après avoir lancer mon sort, en hurlant:

"Ne t'approche pas de MON Capitaine, sale créature!!"





[HRP: Mana ➔19]
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 22:59 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipement Monture : Deux sacoches.
Sacoche droite : Un demi litre d’eau douce ; trois pommes ; deux petits morceaux de viande de Pion séchés.
Sacoche gauche : Quelques cartes ; une boussole et une longue vue d’une vingtaine de centimètres.
Temps restant à parcourir : 24 minutes.




Le sol était plus froid que pendant les nuits dans mon village. Pourtant, je ressentais une sensation de bien-être à me retrouver allongé, observant les ténèbres danser. Quelle envoutante chorégraphie. Toutes ces nuances sombres qui me maintiennent à l'écart du monde réel. Oui, étrangement - Si ce mot gardait son sens en ce lieu - j'avais conscience de rêvasser. J'espérai que Léï avait obéit pour une fois, et que c'est à l'abri qu'Elle se trouvait. Loin de ce monstre. Tient donc... Lui aussi avait un air humain. Étais-ce un Demi-dieu d'Aqua ? Après tout, qu'est-ce qui empêchait la créature d'être divine ? Protégeant un potentiel Maître dissimulé ? Pourquoi diable les Demi-dieux n'avaient-ils pas de forme définie. Et dans l'éventualité où ce ne serait pas le cas, sa force était impressionnante.


"[...] MON[...] itaine, [...] créature!!"



Il n'y avait rien à faire, à chaque entente de cette voix si particulière qui se trouvait agressive et forte pour une fois, je redevenais enfant, ne me lassant pas d'écouter le bruit des vagues. Créature ? Pourquoi prononcer un tel m.... A quoi bon se poser des questions lorsque l'on connait la réponse ? Il n'y avait pas de doutes possibles, ma Fée, si aimante, fragilisé par de rudes souvenirs et fragiles s'était mise à défier la bête. Ou le Demi-dieu. J'étais alors paniqué. Lui qui m'avait mis à terre, inconscient, risquait de blesser violemment mon Invocation. Et je m'y refusais. De nous trois, Elle serait la survivante. Prenant pour grâce mon envie ou simplement l'appel de Léï, mes yeux s'ouvrirent.


Quittant mon absence qui finalement se comptait en secondes, mon système nerveux reprit contact avec la douleur. D'abord provenant du dos qui finalement n'était que passagère, elle remonta à mon crâne qui avait durement heurter le sol. Et plus précisément, à ma cicatrice, défiguré par mon passé, marqué à jamais par la Trahison. Laissant le temps à l'adrénaline de faire effet, je me relevai sans grimacer, insensible à la douleur provoquée par le premier round. La bête avait de ses cheveux encerclée la Fille de l'Air en les plantant dans le plafond autours d'Elle. Des cris stridents sortirent de sa gorge puis ce qui me semblait être l'Ancien dialecte haché par les sons aigües.


" Tibi...Interficere...Tradere ...Offensam...Interere..."



J'ignorai de quoi il était question, de son importance ou non, et même si Léïssandre parvenait à comprendre ce qui pour moi n'était que des bruits. Mais ce ne m'empêcha pas d'agir, mettant au second plan l'intérêt de le comprendre. Sortant doucement ma dague de mon dos, je la levai de manière à la positionner derrière son coup, lorsque le dernier mot que je pensai être de l'Ancien langage fut prononcé, ma lame lui traversa la gorge pour en ressortir de l'autre côté, éclaboussée d'un liquide bleuâtre. Que je trépasse si je venais de blesser un être divin, et que mon âme soit damnée pour l'avoir tué. Car c'était là mon projet. Pivotant son visage sans que le corps ne suive le mouvement, il me gifla de ses tentacules servant de cheveux, avant que de rage je ne lui remette la tête dans le bon sens d'un croché du droit dans la tempe. Ne lui laissant aucun instant de répit, je me m'y à récupérer ma dague, et à lui enfoncer dans l'arrière du crâne. Son corps tomba.


Mon regard se leva vers Léïssandre, emplit de colère. Et sans accorder de préoccupation quant à la force de ma voix, je m'emportai :


« Suis-je tombé sur l'Invocation la plus indisciplinée et la plus folle - L'accusai-je bien que je me doutais qu'Elle venait de me sauver la vie. - Arrives-tu seulement à te rendre compte de la gravité de ton geste ? - Lui tournant le dos de colère, je passai ma main droite dans mes cheveux avant de soutenir son regard par le mien qui s'humidifiait, tandis que je maintenais au mieux leur aspect énervés mais soucieux - Te rends tu comptes que... Te rends tu comptes que j'aurai pu te perdre ? »



Lâchant un soupir devant ma faiblesse d'avoir finalement dévoilé la raison de mon énervement, je ne voulais cependant en rien m'excuser. Cela lui donnerait l'opportunité de recommencer. Je sortis ma dague et pour l'empêcher de répondre et de se défendre, par un argument qui m'était connu, et dont je ne voulais pas me résoudre à entendre, je pris la parole.


« Observons le plus grand silence comme la pancarte nous l'a demandée pendant que j'essaye de me convaincre d'être le Maître et non l'Invocation. »



Bien qu'il ait utilisé des mots choisis, Magnus s'en voulait d'avoir ainsi utilisé à deux reprises le termes 'Invocation' et si froidement celui de 'Maître'. Mais sans regret, il avait parfaitement caché le fait de s'en vouloir et si il en était contraint, il se sentait prêt à tomber dans une relation beaucoup moins amicale.
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MessagePosté le: Mer 7 Sep - 10:57 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

La créature se retourna alors brusquement dans un grognement morbide. Et, hélas pour moi, elle fut plus rapide que moi, j'eus à peine le temps de me retourner vers Magnus avant que le monstre ne me plaque contre le mur de ses gluantes tentacules. Serrant au maximum son emprise autour de moi, j'entendis la chose prononcer des mots de l'Ancien Temps, et ce qu'il disait ne me rassurait pas franchement.

Comme dans lors d'un rituel, il prononça des mots de tortures, des mots censés provoquer la mort. Par le passé, on m'avait raconté des histoires de créatures étranges et sinistres qui faisaient des rituels, afin de sacrifier des êtres créés par les Quatre Grands. Je ne connais hélas pas le but de cette démarche, mais les mots qu'il prononçait me glaçait. C'est à ce moment là que je sentis ma volonté et mes forces faiblirent.

Fort heureusement, Magnus choisit ce moment pour se redresser. Il enfonça alors son poignard dans la nuque du monstre bleuté, sa lame le transperça de part en part. Tournant la tête pour affronter mon cher Capitaine, la créature me lâcha et je tombai à terre, encore sous le choc de la puissance de ses paroles. Magnus lui mit alors un surprenant crochet du droit, récupéra sa lame et finit de l'achever.

Il me fallut quelques secondes pour arriver à voleter à nouveau, et lorsque j'arrivai à la hauteur de mon maître, qui venait de récupérer sa lame, il planta son regard dans le mien, un regard froid, plein de fureur. Et ses paroles n'étaient pas mieux:

"Suis-je tombé sur l'Invocation la plus indisciplinée et la plus folle. Arrives-tu seulement à te rendre compte de la gravité de ton geste ? - Il me tourna alors le dos de colère, passa sa main droite dans ses cheveux dans un geste nerveux, avant de se retourner vers moi, le regard désormais humide et inquiet.- Te rends tu comptes que... Te rends tu comptes que j'aurai pu te perdre?"


Il poussa alors un long soupir, comme si il était résigné. Je sentis alors monter en moi un mélange de colère et de tendresse. Au moment où j'allais m'exprimer, il poursuivit:

"Observons le plus grand silence comme la pancarte nous l'a demandée pendant que j'essaye de me convaincre d'être le Maître et non l'Invocation."


Si il imaginait qu'il allait pouvoir me parler de la sorte sans que je réagisse, il se trompait lourdement.

"Je n'en ai rien à faire de ce qu'indiquait la pancarte. Si tu n'avais pas insisté pour aller seul dans cette pièce, tu ne te serais peut-être pas fait attaquer, et dans ce cas je n'aurais pas eu à intervenir. Tu sembles oublier que sans moi, à cet instant, tu serais sûrement mort."


J'étais entrée dans une rage folle, et je ne comptai pas le laisser sans tirer ainsi. Sans même lui laisser le temps d'intervenir, je repris:

"De plus, je te trouve odieux d'avoir osé parler de maître et d'invocation! Tu es plus que ça pour moi, et tu le sais, il était hors de question pour moi que je prenne le risque que tu meurs. Si ce comportement ne te convient pas, renvoie moi dans ma cellule -mes yeux s'emplirent alors de larmes-, au moins tu serais tranquille et débarrasser de toute responsabilité."


Désormais en larmes, et le cœur meurtri par toutes les douloureuses choses que nous venions de nous dire, je sorti à toute vitesse par la porte d'entrée, qui s'était entrouverte à la mort du monstre, et me dirigeai vers la petite maison qui m'avait tant intriguée auparavant. Je savais que Magnus avait vu où je partais, mais je me moquais alors bien de savoir si il me suivait ou non.

Une des fenêtres du rez-de-chaussée était cassée, je me faufilai donc par ce petit espace pour pénétrer dans la maison. C'est alors qu'une myriade de bougies s'allumèrent devant mes yeux surpris.
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mer 7 Sep - 19:01 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipement Monture : Deux sacoches.
Sacoche droite : Un demi litre d’eau douce ; trois pommes ; deux petits morceaux de viande de Pion séchés.
Sacoche gauche : Quelques cartes ; une boussole et une longue vue d’une vingtaine de centimètres.
Temps restant à parcourir : 24 minutes.




Le capitaine resta sans voix face aux assauts de la Demi-déesse au fort caractère. Et ce, parce qu'il lui était impossible de répondre. Ce fut peut être mieux pour l'Invocation, car Magnus avait également un caractère et jamais personne ne lui avait un jour désobéit depuis sa nomination de Capitaine.


"Je n'en ai rien à faire de ce qu'indiquait la pancarte. Si tu n'avais pas insisté pour aller seul dans cette pièce, tu ne te serais peut-être pas fait attaquer, et dans ce cas je n'aurais pas eu à intervenir. Tu sembles oublier que sans moi, à cet instant, tu serais sûrement mort."



Hélas l'argument tant redouté était sorti. Je lui devais probablement ma survie et loin de moi était l'idée de le nier ou l'oublier. Cependant, mon assaillant n'aurait pas eu le temps de se mêler à l'obscurité du lieu si Léï m'avait attendu aux côtés de ma monture. Mais au fait, que devenait mon compagnon de toujours ? Une pensée pour lui, j'écoutai assez distraitement le Fille d'Aër bien que mon regard ne perdait rien de sa frustration. Les reproches sur la dureté de mes mots suivirent sa première partie avec dans le même souffle, qu'il lui était impossible de rester loin du monstre. Si seulement Elle pouvait comprendre qu'il en était de même pour moi et que, je soufrai atrocement d'être la causse des prises de risques prisent par ma Fée... Terminant par une dure suggestion, la Subalterne quitta la pièce. Blessé de la voir ainsi avec à l'esprit une telle pensée, je m'empressai d'ouvrir en grand la porte. Mais déjà, Elle pénétrait dans la maison précédemment citée par ses soins. Ceci était de trop, cette fois c'était sans raisons que la Demi-déesse s'aventurait dans ce qu'Elle savait être une demeure très dangereuse.


Me retournant, je délogea du crâne ma dague et après l'avoir essuyée sur les vêtements de la chose, je gravis la table pour accéder à l'armoire derrière elle. Prenant quatre cruches, je retournai face à la sombre pièce qui détenait toujours mon épée. Vidant le contenu alcoolisé, je lâchai les cruches à terre. Quand les quatre furent vide, j'allai activement récupérer une bougie que je lança dans les ténèbres qui cédèrent sous l'explosion de lumière que provoquait l'alcool enflammé. Je ne perdis pas de temps et récupéra au plus vite mon arme alors visible. Lui faisant redécouvrir son fourreau, je pris le chemin de la table pour y récupérer un tabouret. Léïssandre était déjà seule depuis bien trop longtemps.


Jetant un œil au sol, je constatai que la bête n'était plus là. Plus rien, pas même ce liquide visqueux qui semblait lui servir de sang. Ne voulant perdre de temps à chercher une raison, je continuai mon idée. Au tabouret, je retirai un pied auquel j'enroulai au bout un morceau de tissu servant de nappe. A nouveau, le silence était maître. Pourtant, les flammes crépitaient et devraient continuer de le faire. Jetant un regard par dessus mon épaule, je pus observer que le feu s'était éteint, comme s'il n'avait jamais existé. Ce qui cependant méritait d'être nommée l'action la plus troublante, était que dans les cruches, de l'alcool tout aussi ancien les remplissait. Vidant à nouveau le contenu de deux d'entre elles mais cette fois sur le tissu, je pus me servir du pied de tabouret comme d'un flambeau quand l'extrémité s'enflamma au contact d'une bougie. Ainsi équipé, je pus me lancer à la recherche de la Demi-déesse.


Très vite je traversai la distance enneigée et toujours sous une pluie de flocons plus denses. Arrivant prêt de la dite maison, je tentai d'éclairer les vitres à l'aide de ma torche improvisée. Les vitres étaient complétement blanchies par le froid constant de ce lieu, mais une ouverture laissait penser qu'un éclairage illuminait l'intérieur. Atteignant la porte, je vis une poignée identique à l'autre, mais quant à elle, entièrement gelée. Perdant d'avantage de temps en réchauffant quelques points stratégiques - Que je connu par habitude de forcer des portes - Je pus de trois solides coups de pied ouvrir la porte. L'état de ce village aussi ancien soit-il ne m'intéressait plus, je voulais voir Léïsandre et continuer cette conversation. Mais avant ça, mon regard observa la pièce.


Dernière édition par Magnus Heinason le Mer 7 Sep - 20:55 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 7 Sep - 20:29 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Les bougies étaient dispersées un peu partout dans l'unique pièce qui constituait le bas de la maisonnette. Posées sur le sol, sur des bougeoirs, sur un lustre, il y en avait du sol au plafond. Une tapisserie bleu ardoise recouvrait les murs et le sol était constitué de lattes de bois foncé. Une table ronde occupait le centre de la pièce et était recouverte d'une nappe en dentelle, qui avait du être blanche mais qui avait viré au jaune sale avec les années. Un grand buffet du même bois que le plancher ornait le mur gauche et un poêle était installé dans le coin droit de la pièce, près d'un vieux fauteuil. Un escalier faisait face à la fenêtre par laquelle j'étais entrée -celle à gauche de la porte- et menait à une mezzanine.

Bien que pleine de poussière, la pièce offrait une ambiance doucereuse, en totale contradiction avec la précédente maison où nous avions été attaqués par ce monstre -à cette pensée, j'eus un pincement au cœur en me souvenant de ma dispute avec Magnus, mais il l'avait bien cherché, et je ne m'excuserai sous aucun prétexte-. Quelque chose de rassurant, de doux et d'accueillant flottait dans l'air. Contrairement à la maison d'avant, je me sentis tout de suite en sécurité ici. Mais je ressentis très vite une aura magique régner en ce lieu.

J'avançai doucement, avec prudence, dans l'unique pièce, afin de découvrir d'où venait cette aura magique. Lorsque j'arrivai au milieu de la pièce, j'entendis un murmure, comme un souffle d'air qui souhaitait me parler. Je me retournai alors, et découvris Magnus, que je n'avais pas entendu arriver -bien que la porte semble légèrement abîmée après son entrée- tellement j'étais stupéfaite du décor et de l'ambiance des lieux.

C'est alors que retentit une voix délicate, suave:

"Léïssandre Light, bienvenue. Je t'ai attiré ici, par le biais de ton maître, car je devais t'informer de ton destin. Tu as été créée pour faire de grandes choses, tu dois mener à bien ton destin. Maîtrise tes ardeurs et ton tempérament, sois observatrice, fie toi à ton esprit, cela te sera utile. Je t'ai envoyé un Invocateur qui saura t'aider dans ta quête principale, apprends à lui faire confiance et n'oublie jamais de le suivre, son cœur est pur, il saura te guider.
Vas, maintenant, mais n'oublie pas tes idéaux..."


Le murmure s'arrêta aussi brusquement qu'il était venu. Quelle surprise d'entendre un tel discours. Dès l'instant où j'avais aperçu Magnus, j'avais su que nous vivrions de grandes épopées, mais je ne pensais pas que mon destin, et le sien, avait été dessiné par les Quatre Grands.



Je levai alors les yeux vers mon Capitaine. Il semblait surpris par ce qu'on venait d'entendre, mais avait toujours une lueur de colère dans les yeux. Je décidai donc de camper sur mes positions et de planter mes yeux bleus dans son regard -que je ne pus m'empêcher de trouver malgré tout séduisant, ce qui attisa encore plus ma colère- d'un air de défi.
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Mer 7 Sep - 22:16 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipement Monture : Deux sacoches.
Sacoche droite : Un demi litre d’eau douce ; trois pommes ; deux petits morceaux de viande de Pion séchés.
Sacoche gauche : Quelques cartes ; une boussole et une longue vue d’une vingtaine de centimètres.
Temps restant à parcourir : 24 minutes.




L'unique pièce du rez-de-chaussé était à l'opposé de celui que je venais de quitter. Dans ce lieu, aucune ombre malsaine. Bien au contraire, les seules provenaient des bougies qui siégeaient en maître. Aucun recoin n'était obscurci et c'est avec facilité que je pus prendre connaissance des moindres détails de la pièce. Ayant pour point commun une couche importante de poussières, elles se ressemblaient aussi par la présence d'une armoire et d'un escalier, bien que positionnés d'une manière différente. Ne prêtant pas attention au reste, je repérai Léïssandre au centre de la pièce, tourné de manière à ne pas pouvoir me voir. Enfin, jusqu'à ce qu'Elle pivote et pose le regard sur moi. La Subalterne ne semblait pas m'avoir entendu bien que trois coups précédèrent le craquement de la porte. Je commençai à comprendre ce qui pouvait être la causse de cela, car une sensation de bien-être grandissait en moi. Prêchant que j'étais en sécurité, apaisé de tous soucis, soulagé de mes fardeaux. Perçant le silence, une voix céleste s'adressa à mon Invocation :


"Léïssandre Light, bienvenue. Je t'ai attiré ici, par le biais de ton maître, car je devais t'informer de ton destin. Tu as été créée pour faire de grandes choses, tu dois mener à bien ton destin. Maîtrise tes ardeurs et ton tempérament, sois observatrice, fie toi à ton esprit, cela te sera utile. Je t'ai envoyé un Invocateur qui saura t'aider dans ta quête principale, apprends à lui faire confiance et n'oublie jamais de le suivre, son cœur est pur, il saura te guider.
Vas, maintenant, mais n'oublie pas tes idéaux..."



Surpris par les paroles et le dessin quelles dessinaient, avec une quasi certitude d'avoir affaire à un message d'Aër lui-même prévu pour résonner à cet instant, je ne me permis pas d'analyser le message. Seule Léïssandre devait être capable d'un tel acte. Revenant à la personne concernée, c'est un regard de défi que je croisai. Ainsi Elle n'avait en rien l'envie de présenter des excuses ou même d'admettre une responsabilité. Fort bien, je comptai en faire de même. Soutenant le regard, je m'approchai après avoir constaté qu'aucun autre message n'allait commencer. Ayant réduis la distance de moitié entre nous, je pris position sur mes appuis. Et d'une voix moins forte au cas où nous n'étions une fois plus seul, je tentai de clarifier la situation tout en affirmant mon point de vue.


« Écoutes, nous avons tous deux un fort caractère et il m'est impossible de céder ou mes hommes douterons. De plus, bien que les mots soient durs et que je me déçois à les employer, je suis ton Maître comme Aër l'a souhaité. Je suis ce 'Maître' à qui tu disais présenter ta soumission il y a un peu plus d'une heure désormais et à qui pourtant, tu désobéis constamment. Je ne souhaites que ta sécurité et tu vas pour cela devoir te résoudre à m'écouter et à me faire confiance si tu souhaites me suivre. J'ai besoin de pouvoir compter sur toi dans ma protection c'est certain, mais tout n'est pas là. Mon univers et bien plus complexe. »



J'arrêtai là ma prise de parole. Bien que je voulais dire bien d'autres choses, je devais d'abord m'assurer que Léï était en accord avec cette première partie. Mon regard continuait de soutenir le sien où se reflétait maintenant une détermination, de la compassion et une once d'optimisme.
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MessagePosté le: Jeu 8 Sep - 16:04 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Magnus continua à soutenir mon regard encore quelques instants, me retournant le regard teinté d'une pointe de défi que je lui avais lancé en l'apercevant. Puis il avança vers moi d'un pas décidé mais calme, lent, et ce mélange de colère et de sensualité fit naître en moi une pointe de désir qui parcourut tout mon corps. De quel type de désir s'agissait-il, je n'en avais pas la moindre idée, mais les faits étaient bien là.
Une fois suffisamment proche de moi pour que je puisse entendre sa voix, il me dit:


"Écoute, nous avons tous deux un fort caractère et il m'est impossible de céder où mes hommes douterons. De plus, bien que les mots soient durs et que je me déçois à les employer, je suis ton Maître comme Aër l'a souhaité. Je suis ce 'Maître' à qui tu disais présenter ta soumission il y a un peu plus d'une heure désormais et à qui pourtant, tu désobéis constamment. Je ne souhaites que ta sécurité et tu vas pour cela devoir te résoudre à m'écouter et à me faire confiance si tu souhaites me suivre. J'ai besoin de pouvoir compter sur toi dans ma protection c'est certain, mais tout n'est pas là. Mon univers et bien plus complexe."



Ses yeux ne se décrochaient pas des miens -et je ne le souhaitais pas autrement malgré nos difficiles conversations-, mais son regard avait changé. Désormais, j'y trouvai une détermination toute nouvelle à bien faire les choses, de la compassion et de l'optimisme pour l'avenir. Bien que séduite et en accord avec cette proposition, je ne savais pas si j'étais prête à enterrer la hache de guerre. Pour lui montrer qu'il était hors de question qu'il ait le dernier mot -même si j'étais censée être dominée et non dominante-, je me rapprochai moi-même encore un peu de son visage et lui lançai:


"Je suis bien d'accord avec toi, nous avons tous deux un fort caractère, et en effet, tu ne peux pas te rabaisser face à moi, car alors tu n'aurais plus la moindre autorité sur ton équipage. J'accepte donc de t'obéir, mon Maître -j'insistai lourdement sur ce mot, pour l'énerver d'autant plus-, mais uniquement pour respecter la volonté de ma Mère. Je suis très touchée que ma sécurité t'importe, mais sache que j'ai moins à craindre que toi. Je suis une demi-déesse, et comme toutes les divinités, je suis immortelle. Évidemment je peux souffrir de mes blessures, mais je souffrirai bien plus de ta perte -mon regard envers lui se teinta alors d'une tendresse sans fin, mais je me repris rapidement-. Tu peux évidemment compter sur moi, je respecterai tes décisions autant que possible, mais ne me demande pas de ne pas intervenir lorsque je te sens en danger, ne me laisse pas en retrait."



Je semblai l'avoir troublé avec mes propos. Je refusai certes d'avouer mon tort, tout comme lui, mais je venais malgré tout d'accepter ses ordres. Après tout, comme il l'avait souligné, il était mon Maître, je ne devais pas l'oublier, je décidai donc de me dominer suffisamment pour ne plus laisser mes sentiments prendre le dessus. Lui, le Capitaine Magnus Heinason, était le Maître -sans doute le meilleur qu'une divinité puisse espérer-, et moi, la demi-déesse Léïssandre Light, fille d'Aër, j'étais son Invocation, sa possession.
Ayant encore une chose à lui demander, et ne voulant pas le laisser m'interrompre, je profitai de son étonnement pour lui demander:


"Bien, dis moi, puisque ton univers est si complexe que ça, décris le moi. Apprends moi à mieux l'appréhender pour faire moins d'erreur. Notre histoire ne fait que commencer et est pourtant déjà digne des plus grandes tempêtes, alors autant arranger ça tant qu'il en est encore temps."


Je reculai quelques peu sans ôter mon regard de celui de Magnus, en souriant, pour lui montrer ma bonne volonté, mais sans néanmoins cacher mon restant de colère. Puis je décidai de m'avancer vers la porte, invitant ainsi mon Maître à poursuivre cette discussion tout en reprenant le chemin vers son navire.
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Jeu 8 Sep - 17:59 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Equipement Magnus : Une lame ; Une dague au niveau du dos ; Deux bourses de 100 tsuris chacune.
Equipement Monture : Deux sacoches.
Sacoche droite : Un demi litre d’eau douce ; trois pommes ; deux petits morceaux de viande de Pion séchés.
Sacoche gauche : Quelques cartes ; une boussole et une longue vue d’une vingtaine de centimètres.
Temps restant à parcourir : 24 minutes.




D'une certaine manière, j'étais parvenu à mon but en rappelant à ma Fée qu'il était important à tous points de vu qu'Elle obéisse à mes ordres. Cependant, cette manière de me défier gentiment, de jouer les protectrices et d'oublier enfin petit à petit cette soumission promise, me charmaient. Mais il fallait pour cela que ça reste dans une limite qui ne procurerait plus tant de soucis et de peur chez moi. Comment mon équipage réagirait devant un meneur affrontant les Épreuves sans informer le village, pour être ensuite mené à la baguette par une si petite divinité, aussi puissante soit-elle ? Heureusement, son discours prétendait la faire revenir derrière la limite respectable.
Continuant à l'écouter, j'eus la chance d'apprendre une nouvelle information sur les Demi-dieux. D'après ses dires, la Mort n'avait d'emprise sur eux. Bien sût je savais déjà cela pour le Temps, mais aucune arme humaine et aucun croc ne pouvait lui faire rejoindre sa créatrice. Une bonne nouvelle qui me soulagea grandement. Peut être qu'il nous était possible d'envisager un nouvel axe de vie. Vivre dans le danger, côtoyer l'adrénaline et la pousser toujours plus loin ! Si vraiment rien ne pouvait la tuer et que ses pouvoirs revenaient à force de me servir loyalement, c'est rapidement qu'il lui sera possible d'assurer ma survie face aux plus grands dangers. L'Aventure ne devenait que plus folle.
Maintenant que le poids de sa vie venait de me quitter, Léïssandre pouvait être certaine que je ne la tiendrai pas à l'écart. Mais Elle devait encore apprendre à différencier 'être mise de côté' et 'tenir une position de replie'. Le temps nous restant encore, je gardai le silence et si la confusion se manifestait encore, je prendrai alors et seulement à cet instant, le temps pour lui expliquer. Une fois de plus, et me laissant alors plonger dans la vision chimérique de notre futur, Elle continua :



"Bien, dis moi, puisque ton univers est si complexe que ça, décris le moi. Apprends moi à mieux l'appréhender pour faire moins d'erreur. Notre histoire ne fait que commencer et est pourtant déjà digne des plus grandes tempêtes, alors autant arranger ça tant qu'il en est encore temps."



Que je lui explique ? Voila une tâche bien difficile. Tout ne possédant pas de description ou alors par des mots que j'ignorai. Reculant après avoir avancé auparavant, c'est d'un sourire envoutant qu'Elle me prouva une certaine sincérité. J'avais oublié durant cette altercation sa beauté. Et bien que je n'imaginai pas son sourire spécialement esquissé pour me troubler, c'est sans difficulté qu'il le fit. Et quand bien même il n'aurait pas existé, le fais de regarder, que dis-je, d'admirer son visage, ses cheveux ou ses courbes me laissaient rêveur. Sortant de mon état bien ridicule et espérant l'empêcher pour une fois d'additionner à cela une seconde question, je pris la parole :


« L'expliquer ? Tu montres là une faiblesse chez moi. Heureusement, tu pourras tout de même le comprendre en la vivant. - S'accordant une pause, Magnus se rappela d'un précédent songe. De son moment d'évasion où il se permit d'envisager leur avenir ensemble, sur tous les territoires du monde, mains dans la mais... Avant de reprendre - Il te faut savoir pour l'instant que la vie du Capitaine, de surcroît de la piraterie, et de mon village nécessite une certaine rigueur et des choix faisant passer avant tout le bien-être de mon village avant... Avant quoi ou qui que ce soit. Voila qui devrait expliquer nombreux de mes futurs incohérentes décisions ou agissements. »



La regardant m'inviter à sortir, je m'accordai le droit de prendre ce geste comme la démonstration d'une prise de conscience. Puisse Aër me donner raison. Nous sortîmes, moi en tête, et nous nous retrouvâmes à nouveau sous une pluie de denses flocons avec à nos pieds un manteau neigeux des plus lises. Mes propres empruntes ayant disparues. Jetant un oeil vers ma monture logiquement allongée, que mes pauvres yeux humains ne distinguaient pas par son pelage aussi blanc que la neige.

« Partir maintenant, ou découvrir ce que ce village cache dans ses autres logements ? »



C'est que ce village se présentait encore plus intriguant. Deux maisons visités à moitié. L'une renfermant une bête de l'Ancien Temps et éteignant naturellement un feu d'elle-même. L'autre lâchant un message adressé à Léïssandre. Défiant tout scepticisme sur l'existence du Destin.
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MessagePosté le: Jeu 8 Sep - 20:11 (2011)    Sujet du message: Une étrange remontée. Répondre en citant

Ma question le laissa quoi. Prenant le temps de la réflexion, il m'expliqua:


"L'expliquer ? Tu montres là une faiblesse chez moi. Heureusement, tu pourras tout de même le comprendre en la vivant. -Il marqua une courte pause avant de poursuivre- Il te faut savoir pour l'instant que la vie du Capitaine, de surcroît de la piraterie, et de mon village nécessite une certaine rigueur et des choix faisant passer avant tout le bien-être de mon village avant... Avant quoi ou qui que ce soit. Voila qui devrait expliquer nombreux de mes futurs incohérentes décisions ou agissements."



Cela expliquait aussi son étrange tempérament à me disputer chaque fois que je tentais de l'aider. Cet homme était tout simplement bizarre. Mais bizarrement, il me plaisait encore plus ainsi.
C'est ainsi qu'il tenta de m'expliquer en quoi son univers était complexe. Mais la seule chose que j'appris était qu'il faisait passer tout et tout le monde après son village. Je vis alors en lui une sorte d'héros, qui faisait passer le bien de son peuple avant le sien. Un noble pirate, voilà ce qu'il était...


Je continuai à avancer vers la sortie, me retrouvant bientôt dehors, mes ailes recouvertes d'une fine couverture blanche due à la neige qui retombait. Magnus était déjà dehors, m'attendant dans le froid, mais heureusement chaudement vêtu. Il me demanda alors si je préférais continuer l'exploration de ce si surprenant village ou si j'avais envie d'avancer jusqu'à son navire.
Le choix était difficile, car ce lieu recélait d'endroits que je voulais découvrir compte tenu de ce qui nous était déjà arrivé. Mais aller à la rencontre des hommes de Magnus, découvrir son navire, et le voir être fier en montrant son trophée, sa victoire -moi...- aux yeux de son équipage, me tentait tout autant.
La décision était dure à prendre, mais il m'avait demandé de faire un choix, et je ne voulais pas encore une fois le décevoir ou l'énerver.
Ne sachant que choisir, je lui proposai alors:


"Si tu le veux bien, j'aimerai que nous fassions un tour du village, ne nous arrêtant que si c'est nécessaire. Des choses étranges, effrayantes, extraordinaires nous sont arrivées ici, je ne souhaiterais pas passer à côté d'autres aventures. Mais ne nous attardons pas trop, je ne voudrais pas que ta monture ou toi tombiez malade, et j'ai hâte de découvrir ton monde et le Hopeless... Cela te convient-il?"



Regardant Magnus pleine d'espoir, je lui lançai un petit sourire gentillet et radieux, espérant ainsi le convaincre d'accepter ma proposition, et de me faire pardonner pour mes anciens agissements sans avoir besoin de le faire oralement...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:54 (2017)    Sujet du message: Une étrange remontée.

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