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Une expédition... disons... foireuse

 
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William

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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 12:51 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Je l'ai vu, le capitaine. Il est grand, très grand même. Je dirai même qu'il est assez grand pour nous contenir tous. Il est sombre et impressionnant par sa démarche et sa posture. Sa carrure est plus rassurante qu'effrayante. Son long manteau bleu vole très souvent au vent. Surtout quand il nous parle avec de grands gestes comme il l'a fait il n'y a pas si longtemps. Ce jour là, Il était sorti pour la première fois depuis que j'ai été "engagé" et a hurlé. Nous nous sommes très vite rassemblé devant la sorte de balcon devant sa cabine. Il a posé ses main sur la rambarde, droit comme un vieille arbre de six cents ans, et a plaqué un regard amusé sur nous tous.

"J'ai la dalle."

Et nous avons tous rit. Tous sans exception avons été désarmés par cette toute petite phrase qui a pourtant été l'avènement d'une toute nouvelle expédition. Il a levé la main droite et nous nous sommes tous tus.

"J'ai faim d'aventure et de gloire! J'ai faim de butin et d'espoir! J'ai faim, mes amis, j'ai une faim de loup de mer!!!"

A chacune de ses phrases, sa voix prenait en volume et ses propos nous touchaient tous. Moi par contre, j'ai tilté beaucoup plus sur "butin". Je me demandais vraiment dans quel guêpier ce mystérieux poète voulait nous fourrer. Et comme tout le monde l'aura compris, une chasse au trésors était engagée. Le capitaine avait brandis le rouleau bien en l'air pour que tous puissent le voir. Il nous expliqua que durant toute sa vie, il l'a gardé près de lui jusqu'au jour où il aurait rassemblé l'équipage adéquate à une aventure pareille. Bien sûr, la flatterie avait marché. Les hommes et les femmes de ce bateau n'avait jamais été complimentés par le capitaine de cette manière. Aucun de nous n'avait été complimenté de sa vie, sinon on n'en serait pas là.
Quand il finit par se fatiguer de bouger et crier, il s'en est retourné dans sa cabine. Moi, j'ai arrêté d'observer l'horizon dès qu'il avait fini de parler pour porter mon regard sur les hommes qui s'excitaient mutuellement par de petites tapes viriles et autres idioties inutiles. Ils riaient et s'engueulaient comme des enfants, j'avais vraiment pitié. Pour ma part, je n'y croyais qu'à moitié à cette histoire de trésors. Les cartes au trésors, les têtes de morts, les chiens qui marchent sur l'eau... tout ça n'est que de vieilles histoires de grand mère pour nous forcer à mystifier le monde des pirates. Pour moi, rien de tout cela ne présage rien de bon. Mais "butin" ne cesse de raisonner en moi comme une chanson glauque de mon frère. *Oh mon dieu! Qu'il est glauque mon frère!*.

Et nous voilà, maintenant, derrière notre capitaine fou, qui nous amène droit vers l'enfer. En fait, on y est déjà. Il fait une chaleur étouffante dans ce désert immense. On ne voit rien à des kilomètres à la ronde, et notre très cher capitaine affirme qu'il se cache un trésors inestimable tout près. Il doit parler des cadavres pourrissants des fous de la précédente génération qui a essayé de s'emparer de ce même trésors. Bientôt, on va les rejoindre aussi, ils doivent nous attendre avec un étendard du genre "BIENVENUE CHEZ LES FOUS".
On a perdu la quasi totalité des mousses, il ne reste que moi et j'en suis plutôt fier. Vous devez sûrement vous demandez comment cela se fait- il? "Il est magique!" diront certains. Et bien non, je suis juste malin. Quand je le pouvais, au début, je m'emparais furtivement de la gourde d'un mousse et j'en buvais deux gorgées. Je devais économiser un maximum d'eau, je savais que ce serait un point important dans l'avenir. Ensuite, quand tous les mousses sont morts, je me suis occupé d'alléger celles des autres pirates. En somme, le fait que l'on ne soit plus qu'un tiers de l'équipage est dû à ma témérité et j'en suis plutôt fier. *La classe, on l'a ou on l'a pas*. Je suis devenu le mousse personnel du capitaine depuis que le sien est mort et je partage donc son impressionnante gourde. Elle est très grande et est composée de trois réservoirs séparés. Je ne l'ai vu boire qu'une fois mais il est devant tout le monde, à marcher d'un pas pressé. Je le suis donc derrière, sans trop grande difficulté grâce à mon hydratation régulière. Je sais que derrière moi, à chaque heure, un homme tombe et ne se relève pas. *Quelle bande de losers!*
On arrive devant une grande dune frappé par le soleil meurtrier. On ne s'arrête pas, tout le monde sait ce que cela signifierait: soit on est arrivé et ce n'est aps le cas, soit on va crever. On monte donc la dune car le capitaine le fait. Parce que moi, je l'aurais bien contourné même-ci cela doit me prendre un mois. Et alors que je pense en voir la fin, elle s'effondre sur elle- même, nous ensevelissant tous.
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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 12:51 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Edvah

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MessagePosté le: Ven 12 Aoû - 19:04 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Edvah fit rapidement le tour du camp pour être sûre de ne rien avoir oublié puis elle tira quelques unes des fripes qu’elle avait prit dans la malle pour aller se changer. Elle n’était pas d’humeur à rester trop longtemps dans ce désert et troqua rapidement ses vêtements trop grands contre un short en cuir claire et une brassière en lin bouffante. Ensuite elle couvrit toute sa peau visible de Dessolation, ne prit pas la peine de mettre des chaussures, posa son tricorne sur ses cheveux nouée en un chignon négligée puis sauta sur son cheval, abandonnant son tas de linge sale. Son épée était restée avec le reste de ses bagages, sur le cheval « mulet », et sa dague pendait à sa ceinture avec sa gourde.

" Y fait trop chaud ici, j’espère qu’on sera bientôt sortit d’ici. Heureusement que le Dessolation m’empêche de trop prendre de coup de soleil ! Allez Ushi, on sort d’ici. Tu reviendras quand tu veux mais moi j’ai hâte de retrouver de l’ombre !"

Et Edvah fit avancer son cheval, suivit des deux autres. Celui qui avait été blessé n’était pas chargé et cela paraissait suffire à ce qu’il suive la cadence de la marche. Ca blessure ne devait pas être si importante, tant mieux. Ce serait toujours ça de gagné, un cheval peut toujours servir et davantage s’il est vivant que s’il est mort. Surtout vu toutes les péripéties qui leur arrivaient. Mais ça valait le coup, avec Ushiran, Edvah avait moins à craindre et même si le dragon lui apportait pas mal de soucis, il l’en sortait toujours.
Ils marchèrent sans que rien ne vienne perturber leur parcours pendant une bonne heure et la jeune femme commençait à croire que le voyage se terminerait sans encombre. Elle se détendit alors, arrêtant de chercher tout ce qui pourrait bien leur arriver dans ce désert et essaya de trouver un nom pour sa nouvelle monture.

" Je compte bien garder ce cheval, mais va me falloir un nom. Mon dernier cheval s’appelait Endolymphe. C’est pas moi qui lui ai donné, c’est joli je trouve, hein ? Mais à elle, je sais pas trop quoi donner. Tu penses quoi de… C’est quoi ce truc là-bas ?!"

Scrutant l’horizon, Edvah n’arrêta néanmoins pas sa monture. Au loin, dans le sable, quelque chose de sombre s’agitait. Plus ils s’approchaient plus Edvah reconnut un bras, puis une tête surgit, suivit d’un corps couvert d’un long manteau bleu. Bouche-bée, Edvah regarda la scène les yeux écarquillé par la surprise. Soit elle s’était endormie et nageait dans un rêve sans queue ni tête, soit c’était une blague, soit un homme venait réellement de se déterrer lui-même du sable… Continuant de s’approcher, ils finirent par ne plus passer inaperçu et à l’instant où l’homme posa les yeux sur eux il courut sans se retourner.

" C’est quoi ce bordel…"

Dans le sable, une main surgit de nouveau, plus maladroite, tâtonnant le sable, longue à faire sortir le reste… Le souvenir de sa suffocation dans le sable ressurgit dans l’esprit d’Edvah et sans réfléchir elle sauta de sa monture. Le sable chaud ne lui brûlant pas les pieds uniquement grâce à la Dessolation, elle courut et attrapa la main qui s’agitait dans le sable, tirant et creusant du bout des pieds en même temps. Au moment où elle allait se tourner pour appeler Ushiran à la rescousse, une tête brune surgit du sable.

" Qu’est ce que vous faites tous dans le sable ?!"

Edvah lâcha la main du jeune homme qu’elle venait de sauver, le laissant reprendre son souffle. Elle attrapa les brides de son cheval que le dragon lui avait ramené et regarda son invocation avec étonnement. Elle lui chuchota alors quelques mots, tellement doucement que même elle n’entendait pas correctement ses mots pour être sûr que seul son compagnon la comprendrait.

" Et moi qui pensait qu’on allait rentrer tranquillement, il fout quoi là lui ?"
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Ushiran
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MessagePosté le: Lun 15 Aoû - 11:31 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Après que nos chevaux soient sellés et les paquetages d’Edvah arrimés, nous partîmes, le cheval que j’avais fauché pour immobiliser Yann traînant lamentablement la patte malgré l’absence de chargement sur son dos. Ces bestioles étaient vraiment fragiles : un petit coup de rien du tout et ils vous jouaient les invalides de guerre. Pas étonnant qu’Edvah veuille changer de style de monture avec moi… Enfin ce n’était par pour autant que j’allais accepter. Par ailleurs, le bestiau ne traînait pas trop, aussi je ne proposai pas d’en faire notre petit-déjeuner sur le champ.

Après une heure de marche silencieuse, la température grimpant rapidement alors que le soleil se hissait vers le zénith, mon Invoqueuse prit la parole pour me parler de sa monture à laquelle elle semblait s’attacher. Tant mieux, ça lui passerait peut-être l’envie de me confondre avec l’une d’elles, je répondis donc d’un hochement de tête silencieux à sa question rhétorique, regardant distraitement l’horizon, avant qu’elle ne reporte mon attention sur la dune qui venait d’apparaître derrière celle que nous avions franchie.

Je pus donc assister avec elle au spectacle incongru que constituait cet humain sortant littéralement du sable. Celui-ci après s’être déterré s’épousseta rapidement avant de tourner la tête vers nous, ce qui le fit aussitôt fuir à toutes jambes dans la direction opposée. Je m’apprêtai à faire une remarque humoristique avant qu’une deuxième main fende de nouveau la sérénité de l’étendue sableuse pour chercher l’air libre.

Edvah se précipita alors pour aider l’humain, qui semblait moins dégourdi que son prédécesseur, du moins pour se sortir d’une gangue de sable. Elle réussit à dégager la tête de l’humain, très jeune à première vue, et qui semblait un peu perdu. Tandis que ce dernier aspirait goulûment l’oxygène qui visiblement lui avait manqué, mon Invoqueuse vint me faire part de sa contrariété. Je lui répondis d’un ton amusé :


« Effectivement, à croire que ce désert ne l’est pas tant que ça, il y a même des humains qui poussent dans le sable. Ceci dit n’étant pas habitué à observer ce phénomène je ne peux pas te donner une explication. Peut être se sont-ils fait engloutir par une tempête de sable, mais nous l’aurions entendue. Ou alors il y a des sables mouvants, mais vu l’humidité des lieux c’est fort peu probable. En attendant il tombe à pic, cuit à point dans le sable brûlant ça fait un casse-dalle idéal. Attends, je vais le sortir de là. »

Joignant le geste à la parole, j’attrapai le col de la chemise de l’homme entre les dents et le sortis de sa prison dans une explosion de sable avant de le relâcher sur ses pieds et de lui demander :

« Tu connais le gusse qui s’est enfui avant toi ? Il y en a encore beaucoup avec toi qui faites un concours d’apnée sous le sable ? Il s’est passé quoi ici ? »


Je m’attendais à ce qu’Edvah me demande d’immobiliser le bonhomme pour lui voler son or ou ses autres possessions, et restai donc à proximité de lui, attendant un ordre de mon Invoqueuse ou une réaction du jeune homme.
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William

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MessagePosté le: Lun 15 Aoû - 18:06 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Je me débats tellement longtemps que je ne sens plus mes membres. J'ai bien peur d'être coincé à vie, mais je n'abandonne pas. Je suis certain que je peux m'en sortir, il suffit de persévérer jusqu'à la mort. Je en suis pas le genre de personne à attendre d'y rester sous prétexte qu'il n'y a plus d'espoir, je n'ai nul besoin d'espoir pour vivre. Pourtant, je sens que le sable est de moins en moins solide, comme-s'il s'effrite sous mes coups de bras et de pieds. Comme je l'ai déjà dit, je me débats, tout n'est pas perdu. Et quand je sens que je touche la dernière couche de sable, je donne un coup de poing rageur vers le haut, me dégageant une ouverture. Je sens l'air autour de mon bras, sous mes doigts. L'air, c'est le bien. Quelque chose m'attrape avec la précipitation du poursuivi, et me tire vers le haut tout en grattant le sable. *On me... sauve!?* J'espère vraiment que ce n'est pas un pirate du bateau, je ne me sens pas de devoir quelque chose à l'une de ces canailles.
En fait non, c'est une jolie demoiselle pas mal faite de sa personne. Elle me parle mais je n'entends rien et je ne sais malheureusement pas lire sur les lèvres. Elle a les mains moites à mon contact *C'est dégueulasse, elle aurait pu se laver les mains avant de me toucher!* Je hais les mains moites, il n'y a rien de plus désagréable. Ses mains sont tellement moites qu'elles glissent. Elle me lâche la main, me laissant reprendre mon souffle. Je suis vraiment trop faible pour bouger, j'aurai encore besoin de son aide mais il n'est pas question que je lui demande, je ne suis pas un mendiant. Heureusement, quelque chose m'attrape par le col et me sort de mon trou. Ce sauveur -là doit avoir une force phénoménale, j'ai bien peur d'être tombé sur des monstres. La jeune femme chuchote quelque chose à... à... un... *DRAGON!*
J'ai un gros mouvement de recule qui exprime à la fois ma surprise et une peur panique. Je suis certain qu'il va me manger. Je ne sais pas pourquoi, mais juste en le regardant grogner vers la femme, je me sens en grand danger. Il faut que je trouve un moyen de leur fausser compagnie, et vite. Cela va être très difficile: il ne me quitte pas d'une semelle. En somme, je me sens comme prisonnier. Je n'ai plus qu'à me la jouer cool en attendant de trouver une ouverture, comme dans le sable. Je vais me débattre comme je me suis débattu sous sables.

"Merci... Merci de m'avoir sauvé. Je ne sais pas pourquoi vous avez fait ça, mais je vous serai éternellement reconnaissant. Je m'appelle William. Puis- je savoir le nom de mes sauv..."

Au loin, je vois l'impensable: une troupe de personne avance vers nous en ligne. Au milieux et devant qui plus est, mon capitaine vient à nous en marchant de sa démarche de conquérant, épées au poing. C'est l'équipage qui m'a séquestré. Ils sont une bonne dizaine, moitié moins que tout à l'heure. Leur cible... Nous. Je me tourne vers mes sauveurs, attendant de voir leur réaction. Avec un peu de chance, me dis- je, ils s'en iront en me laissant ici... Je suis un rêveur après tout.


Dernière édition par William le Mar 13 Sep - 11:18 (2011); édité 1 fois
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Edvah

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MessagePosté le: Lun 15 Aoû - 20:54 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Quand la tête du jeune homme apparut dans le sable, Ushiran ne put s’empêcher de rétorquer quelques mots moqueurs à son invoqueuse. Cela la fit d’ailleurs sourire, cherchant elle aussi quelle pouvait bien être l’explication à cet étrange évènement. S’imaginant à tour de rôle les dieux plantant des graines dans le sol pour regarder un village entier émerger du sable puis Ushiran faisant rôtir le pauvre gamin sur un pique à broche, Edvah posa ses mains sur ses hanches et l’observa sortir le brun du sable avec un sourire narquois.

"Tu connais le gusse qui s’est enfui avant toi ? Il y en a encore beaucoup avec toi qui faites un concours d’apnée sous le sable ? Il s’est passé quoi ici ? "

Tout ce qu’Ushiran put obtenir du jeune homme fut sa peur. Edvah le crut sur le point de défaillir mais il se contenta de reculer et d’observer l’invocation avec terreur. Le dragon n’était pas une créature banale sur Arcane, et si Edvah avait eut à se réveiller, avant de le libérer, avec sa trogne en première vision du matin… Elle aurait sans doute fait une tête proche de celle que tirait l’autre. Il réussit néanmoins à articuler quelques mots.

"Merci... Merci de m'avoir sauvé. Je ne sais pas pourquoi vous avez fait ça, mais je vous serai éternellement reconnaissant. Puis- je savoir le nom de mes sauv..."

Edvah se retourna pour détailler la situation. Dans un soupir désespéré elle scruta l’horizon pour voir ce qu’il se passait encore. Et c’est avec surprise qu’elle découvrit l’homme en bleu en tête d’une petite troupe se dirigeant vers eux, visiblement mécontent de tomber de nouveau sur le duo. Sans réfléchir elle alla tirer son épée de son fourreau, un œil sur le troupeau humain. Souhaitant conserver ses trésors et sa monture en bonne santé, elle attrapa le jeune homme qu’ils venaient de sauver par le col et le fit avancer avec elle, laissant les trois chevaux derrières eux.

" Toi, tu vas rapidement m’expliquer si ces gars sont tes amis… T’as dix secondes. Simplement pour savoir si je dois avoir des remords après ou pas…"

Plus la troupe s’approcha, plus Edvah y reconnu un équipage. Il s’agissait de pirate, et sans doute que le gamin qu’elle tenait par son joli tee-shirt rouge était un membre de ce groupe de joyeux lurons… Enfin, joyeux étant un mot assez relatif pour décrire une dizaine d’homme souhaitant vous voir mort sur le champ. La jeune femme doutait cependant assez fort qu’ils soient revenus pour le garçon. Pourquoi ne pas l’avoir déterré avec le reste de l’équipage sinon ?
Quand les hommes furent assez près, Edvah enfonça son tricorne sur sa chevelure dorée et s’avança d’un pas pour discuter. Lassée de tant de massacre, un peu de discussion posée, calme et sans violence lui ferait sans doute le plus grand bien. S’ils voulaient le brun, elle leur donnerait. Qu’allait-elle faire de lui de toute façon ? Elle n’était ni esclavagiste, ni gérante de foyer, encore moins capitaine d’un navire pour l’héberger ! C’est donc sur un ton correct, avec un air accueillant qu’Edvah s’adressa au capitaine bleu et à ses hommes.

" Mon ami et moi ne souhaitons aucun accrochage. Si c’est le garçon que vous voulez, on vous le rend… Nous ne voul…"

Un couteau de lancer frôla Edvah, stoppée net dans son monologue. Sans doute s’agissait-il d’un tir de semonce pour lui faire comprendre qu’une jeune femme, même accompagnée d’un dragon, avec une jolie cargaison sur son cheval, était une cible potentielle… Surtout après avoir effrayé leur capitaine et en tenant un de leur membre en otage. De toute façon, à leur place et sans le dragon comme adversaire, Edvah aurait fait la même chose… Mais Ushiran jouait un rôle assez important dans le dénouement de la bataille.

" Bon, Ushiran, tu m’as jamais montré de quoi t’étais capable. Va falloir te rattraper. Moi je vais surveiller monseigneur, faudrait pas qu’il file."

Visiblement près à la bataille, le groupe d’homme chargea pour parcourir la dizaine de mètre les parcourant, leur capitaine restant à l’arrière pour regarder la suite des évènements. Edvah se mit à l’écart pour laisser Ushiran se battre sans risquer d’être blesser. Elle tenait fermement le jeune homme par son haut, son épée dans l’autre main au cas où, observant son invocation à l’œuvre. Elle avait toute confiance en lui et ne s’imaginait pas une seule seconde devoir se servir de son arme contre qui que ce soit pour le moment.
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Ushiran
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MessagePosté le: Mar 16 Aoû - 14:44 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Le jeune homme eut un mouvement de recul en réponse à ma question et un soubresaut me parcourut tandis que la tentation de lui sauter dessus pour l’immobiliser me traversait, tel un chat guettant le moindre mouvement d’une souris pour l’empêcher de fuir. Je me retins cependant à tant, aidé par le fait qu’il se reprit. Il adopta alors une mine chaleureuse et nous remercia avec boniment pour l’aide apportée avant de stopper net, fixant un point derrière moi.

Croyant voir là une version à peine plus subtile du « Hé ! Regarde derrière toi ! », je gardai mon regard fixé sur lui, jusqu’à ce qu’Edvah vienne l’attraper par le col pour lui demander des explications sur ce qu’il se passait. Je jetai donc un coup d’œil derrière mon épaule puisque mon Invoqueuse semblait maîtriser le jeune homme et que visiblement il se passait quelque chose et vis la troupe de pirates qui se rapprochait de nous.

Zut, je ne les avais ni entendu ni senti venir, probablement à cause du vent qui s’était levé et couvrait le bruit de leur pas en plus de souffler dans le mauvais sens, éloignant leurs odeurs corporelles de mes narines. Ils ne semblaient pas apeurés par notre trio et en particulier par la présence d’un dragon dans celui-ci, cependant leur posture nous renseignait sur leurs intentions hostiles. En effet, leur peur semblait passer après l’appât du gain qui brillait dans leurs yeux à la vue des sacs rebondis sur la monture d’Edvah.

Mon Invoqueuse tenta néanmoins la voie de la diplomatie, mais avant que je ne puisse esquisser la moindre réaction, un couteau de lancer vient la frôler et la stopper net dans sa tentative. Je me maudis intérieurement : il fallait que je fasse plus attention, j’oubliais que la vie des humains ne tenait constamment qu’à un fil, et si je ne prenais pas garde, j’allais me retrouver dans mon temple en moins de temps qu’il ne faut pour le dire à cause de la fragilité de ces créatures. J’abandonnai donc ma surveillance du jeune homme pour me placer entre le duo et le groupe de pirates nous menaçant, faisant rempart de mon corps pour protéger mon Invoqueuse.

Cette dernière me gratifia d’une remarque qui me fit l’effet d’une pique mettant en avant le fait que sa sécurité avait été mise en danger, et me laissa gracieusement la charge du combat. C’était bien gentil de sa part, mais bon, je ne disposai plus de mes pouvoirs d’antan, loin de là… Et je n’avais pas non plus le soutien des armées avec lesquelles je combattais à l’époque. En outre, ces adversaires semblaient immunisés à la peur tant qu’il y avait quelques piécettes à la clé.

Bah, qu’importe ! J’avais combattu des groupes de demi-dieux et des armées entières équipées de technologies mortelles et je n’avais là pour adversaires qu’une dizaine de pitoyables humains avec des cure-dents… Je n’allais pas m’inquiéter face à ça ! De plus il me restait quelques atouts que je n’avais pas encore utilisés depuis ma libération, il était temps de me retransformer pour quelques minutes en la machine de guerre que j’étais. J’allais leur en mettre plein la vue à Edvah et ce petit pirate en rouge. Aux autres pirates aussi d’ailleurs, mais ils n’auraient pas le temps de le voir.

Un sourire carnassier se dessina sur mon visage tandis que mes yeux brillaient d’un feu nouveau. J’émis un grondement sourd et menaçant, comme pour défier mes adversaires de s’attaquer à un digne fils d’Ignis, mais ils ne reculèrent pas, pour mon plus grand plaisir. Au contraire, ils se mirent à charger. J’avais eu le temps de récupérer mon énergie magique depuis hier, que j’avais senti diminuer malgré le faible nombre et la puissance ridicule des pouvoirs que j’avais déployés. Cela me dépitait, mais qu’importe, j’espérais que tout ça reviendrait avec le temps, et puisque j’avais récupéré mon énergie, j’allais mettre la gomme pour ces larves.

Une vague de chaleur se dégagea de moi, élevant la température aux alentours d’une dizaine de degrés, tandis que je canalisais l’énergie du Feu omniprésente dans le désert pour la relâcher concentrée en un large rayon ardent sur le groupe d’humains me chargeant, qui, n’ayant pas pris la peine de se disperser, constituaient une cible idéale. Une odeur de chair grillée et des cris se dégagèrent de la zone ciblée, et après quelques secondes, sitôt toute l’énergie que j’avais canalisée libérée, je m’élançai sur eux tandis que les flammes, qui n’étaient pas encore dissipées, me cachaient à leur vue.

Juste avant d’entrer en contact avant eux, je fis un bond majestueux dans le but de retomber au milieu du tas d’humain, et alors que j’étais en vol, j’invoquai sur moi ma bonne vieille armure de combat. La sensation de froid du métal touchant mes écailles, se réchauffant cependant bien vite pour devenir aussi bouillant que ma soif de sang attisée par les hostilités, ainsi que le poids pesant sur tout mon corps, me confirmèrent que l’armure que j’avais forgée avant l’apocalypse existait toujours et que j’étais encore lié à elle. Cette dernière doublait l’effet de la gravité sur moi et me rendait donc beaucoup moins agile, mais de par sa résistance, sa masse et les lames fixées sur celle-ci, elle était mortellement efficace pour un corps à corps comme celui-ci.

Et mortellement efficace, c’est ce que je comptais être : je ne voulais pas que l’un d’eux profite de la mêlée pour attenter à la vie de celle dont ma liberté dépendait, je n’avais donc pas le temps de jouer avec eux. Le but était d’éliminer toute trace de vie en un minimum de temps, tel une machine implacable. Ainsi, dès que je fus retombé avec fracas au milieu du groupe de pirates, quelques craquements secs m’indiquant qu’au moins deux humains avaient fini en bouillie sous mes pattes, je me mis en action, griffant, mordant, fauchant, lacérant et écrasant toute forme de vie passant à ma portée, dans un ballet mortel de couleurs et d’adresse.

Très vite l’odeur du sang emplit mes narines, attisant ma soif de massacre et me maintenant continuellement en mouvement, frappant sans distinction devant moi à coups de crocs, derrière à coups de queue hérissée de piques et de lames, et sur les côtés à coups de pattes griffues elles aussi bardées de lames effilées. Dans cette sombre danse, je fauchais probablement des corps déjà morts qui n’avaient même pas eu le temps de retomber depuis le dernier coup qu’ils avaient reçu, mais cela n’avait pas d’importance : je déchiquetais toute forme qui, dans le fouillis généré par les corps en mouvement, le sable soulevé et les flammes pas encore dissipées, avait encore une infime chance d’être en vie, faisant virevolter de morceaux de cuir, de métal et d’humain un peu partout.

Quand je sentis qu’il n’y avait plus personne en vie autour de moi, je bondis une nouvelle fois, en direction du capitaine, avant que le sable ne soit retombé. J’eus tout juste le temps de voir son visage effaré, recouvert d’éclaboussures de sang et parsemé de morceaux de chair de ses hommes, avant de l’écraser sous mon poids, avec une pression plus forte que ce qu’il aurait été prudent d’appliquer pour être sûr de le garder en vie.

Alors seulement ma rage retomba et je sentis toute la fatigue et les blessures accumulées pendant le bref combat me tomber d’un coup sur les épaules. Je baissai la tête, le souffle court, sur l’humain qui se tenait immobile entre mes pattes, me demandant un instant ce qu’il faisait là, avant de me retourner pour découvrir derrière moi un cercle noirci entouré de larges éclaboussures de sang et de morceaux difficilement reconnaissables d’humains, de leurs armures et de leurs armes. Derrière se tenaient encore deux humains que je mis aussi un temps à reconnaître comme mon Invoqueuse et un gusse qu’on venait de croiser. Comme celui entre mes pattes en fait, pourquoi il n’y était pas celui au T-shirt rouge ? Bah qu’importe, ça devait être pour une bonne raison et je n’avais pas envie de me fatiguer à l’attraper. J’étais déjà assez fatigué comme ça.

En effet je ressentais maintenant ce qui semblait ne pas m’avoir atteint pendant le bref combat : la fatigue et la… douleur ? Ces larves avaient réussi à me blesser ? Où était donc passée la puissance légendaire des demi-dieux ? Étions-nous devenus des jouets pour nos créateurs ? Comment pouvais-je ressentir la fatigue et être blessé après un combat contre une dizaine de minables humains ? Un sursaut de rage me reprit et je faillis réduire en charpie l’homme qui tentait de se faire oublier entre mes griffes pour passer mes nerfs sur quelque chose. Je me contentai cependant de le jeter comme un vieux chiffon pour qu’il aille s’écraser le nez dans le sable aux pieds de mon Invoqueuse et de l’autre humain, après un vol plané d’une vingtaine de mètres, un cri de douleur à l’atterrissage indiquant qu’il n’avait pas été tué par ce dernier.

Suite à quoi je revins lentement vers eux, reprenant mon souffle et faisant comme si de rien n’était alors que je traversais la zone du carnage. Je sentais en effet un peu de mon sang mêlé à l’odeur de celui des restes humanoïdes. Ils avaient du réussir à glisser leurs armes entre deux plaques de mon armure, à la jonction entre ma patte avant gauche et mon poitrail, là où je ressentais la douleur, perçant ainsi mes écailles là où elles étaient plus fines. Peut être m’étais je moi-même embroché sans m’en rendre compte sur l’une de leurs lances, ce qui expliquerait que le choc ait pu percer mes écailles, car je ne voyais pas comment leur force aurait pu suffire. Par ailleurs, j'ajoutai à moi-même pour me rassurer que je n'étais libre que depuis deux jours, et que j'avais donc peut-être besoin de temps pour retrouver ma puissance d'antan.

Quoi qu'il en soit, ma blessure n’était heureusement pas trop importante. Et surtout, elle était invisible sous mon armure, ce qui me permettait donc de garder contenance et de cacher la honte que j’éprouvais à avoir été blessé par ce ramassis d’incapables. M’appliquant à ne pas boiter sur ma patte blessée et adoptant un air indifférent, comme si rien ne s’était passé malgré les traces de massacre derrière moi, je rejoignis mon Invoqueuse et commençai à lécher le sang qui recouvrait mon armure pour la nettoyer, laissant le soin de diriger la suite des opérations à Edvah.


Dernière édition par Ushiran le Jeu 9 Fév - 17:03 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 11 Sep - 15:38 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

" Toi, tu vas rapidement m’expliquer si ces gars sont tes amis… T’as dix secondes. Simplement pour savoir si je dois avoir des remords après ou pas…
- Euh... Bah... En fait, ce ne sont pas vraiment mes amis."

Je ne peux pas dire que je n'ai rien à voir avec eux, vu qu'ils vont sans doute me reconnaître et me récupérer. Mais je n'ai pas l'intension de laisser ces deux- la croire que je suis leur ennemi. Ils me tiennent autant dans leurs griffes que les pirates qui se dirigent vers nous auparavant. Je dois jouer de mon adresse pour m'extraire de l'influence de mes anciens compagnons en me jetant dans les bras de ces deux monstres, puis je filerai à l'anglaise dès qu'ils auront le dos tourné. J'adore ce plan. Il faut d'abord que je gagne leur confiance et il va falloir que je sois de leur côté assez clairement à partir de maintenant.
La jeune femme replace son tricorne sur son crâne *une pirate?... un... capitaine?.... Noooonnn, je me fais des idées, tout le monde peut avoir ce genre d’accessoire* puis se dirige vers la ligne d'hommes avec une démarche qui reflète une grande confiance en elle. Comme je m'en doutais depuis le début, elle n'a pas peur d'eux. En fait, si j'avais un dragon à mes côtés, j'aurais été aussi sûr de moi qu'elle l'est. Mais je ne pense pas qu'elle me sortira un autre dragon pour moi de son chapeau. Une autre idée germe dans mon esprit que je place dans ma boîte à "idées pour plus tard quand je ne serai plus dans la merde".
J'essaie de capter des brides de leur conversation, mais elle tourne très vite court avec un lancer de couteau d'une vitesse remarquable au point d'avoir surpris la fille. Je suppose que c'était Alfred *l'enflure en a réchappé... Après le capitaine, c'est la deuxième personne au monde que j'ai envie de tuer. Il est capable de toucher un pigeon en plein ciel, il a dû faire exprès de la rater pour s'en occuper après plus personnellement. * D'un ordre de la fille, le dragon bondit sur l'équipage entier.
Une bataille des plus incroyable a lieu sous mes yeux. Cette créature mythique combat avec une férocité sans égale. On dirait qu'il ne fait plus qu'un avec la sauvagerie, j'ai bien peur d'avoir trouvé les gens qu'il me faut pour me débarrasser de ces minables. Je les perds des yeux quelques secondes à cause du sable qui agissait comme brouillard en plein hiver. C'est en les perdant de vue que je retrouve mes esprits. Ma fascination pour cette divinité laisse place à une réflexion tout à fait censée*Qu'est ce que je fous encore là?* En effet, je ne suis plus surveillé. Je pourrais m'en aller sans problème vers d'autres contrées sans que personne ne me remarque avant un bon moment mais... Je n'ai ni eau ni nourriture. Je ne sais pas s'ils sont aussi perdus que moi, mais si je m'en vais tout seul, je ne risque pas de quitter ce désert gigantesque. Je ne vois pas pourquoi ils partageraient leurs provisions avec moi, mais ils ne peuvent pas m'empêcher de les suivre jusqu'à la sortie... s'ils cherchent la sortie... S'ils sont encore vivant.. *Si le dragon ne me bouffe pas*. C'est décidé, je les suivrai.
Quand le sable se dissipe, le dragon est seul debout. Ils sont tous morts je crois. Sous sa patte, le capitaine de l'équipage recouvert de sang et de sable. Le dragon aussi au passage. Il lui donne un coup de patte qui le fait voler jusqu'à nous dans un bruit sourd ponctué d'un cri pas du tout viril. Le dragon reviens ensuite vers nous et se place au côté de sa compagne.
Je décide de prendre la suite des opérations. Je fais mon plus amical sourire puis prends la parole.

"Ce dragon est un phénomène, il est d'une puissance remarquable!"

Je m'avance devant eux, me place juste devant mon ancien capitaine et me tourne vers mes sauveurs en les embrassant de mon regard.

"Visiblement, il est votre propriété, je vous remercie donc de m'avoir sauvé de ces malfrats. Ils m'ont enlevé et forcé à devenir mousse dans leur bateau."

Je fais une pause tout souriant puis baisse mon regard vers le capitaine comme- ci je lui parlais directement en le grondant.

"Il nous a forcé à le suivre dans une aventure suicidaire dans le seul but de satisfaire ses délires de vieillard. Je me demande pendant combien de temps il envisageait de nous envoyer dans un guêpier pareil."

Je fais encore une pause puis reporte mon attention sur mes deux sauveurs en retrouvant mon sourire.

"Je ne suis qu'une victime dans cette histoire, je suis ici contre mon grès, alors évitez s'il vous plaît de me mettre dans la même case qu'eux."

Je me penche sur l'homme à terre, le fouille et sort sa carte. D'un geste vif et rapide, il me saisit le poignet de toutes ses forces. J'ouvre les yeux de surprise puis prends une pierre d'une main que j'écrase sur son crâne à plusieurs reprises. Une fois l'avoir assommé, je me relève et tends le rouleau à la fille.

"Tenez, ceci est la raison de notre expédition dans cet enfer. Pour des humains, c'est un suicide collectif, mais pour un dragon, ce ne devrait pas être un problème. En échange, je demande juste que vous m'emmeniez hors d'ici. En fait, prenez cette carte comme cadeau et aidez moi encore si vous le voulez, je vous dois trop pour faire du marchandage."
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MessagePosté le: Lun 12 Sep - 17:42 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Le combat d’Ushiran fut incroyable. Une danse sanguine, poussiéreuse, mais pleine de puissance. Et l’invocation parut s’en sortir sans aucune égratignure, à peine fatigué de tout ce qu’il venait de faire. Les yeux brillants de bonheur, l’ambre liquide de ses iris reflétant toute l’admiration qu’elle avait devant la force brute du demi-dieu, Edvah ne prêta d’abord aucun regard au capitaine gisant à ses pieds. Encore moins au gringalet.
Jusqu’à ce que celui-ci prenne la parole, avec un sourire et un air louche. Sans doute que de voir ses camarades se faire étriper sous ses yeux lui avait retourné l’esprit. Edvah l’écouta cependant sans broncher, les bras croisés sur sa poitrine, s’époussetant du sable et du sang qui la couvrait ici et là. Elle rengaina aussi son épée, convaincue que le petit tour d’Ushiran avait fait son effet et que si le garçon avait voulu s’enfuir, il aurait largement eut le temps de le faire.

"Ce dragon est un phénomène, il est d'une puissance remarquable! Visiblement, il est votre propriété, je vous remercie donc de m'avoir sauvé de ces malfrats. Ils m'ont enlevé et forcé à devenir mousse dans leur bateau."

Un mousse ? Intéressant. Le son des balais brosses sur le pont fit sourire Edvah et elle posa un regard presque maternel sur le jeune homme, se rappelant du bon vieux temps où tout s’offrait à elle.

"Il nous a forcé à le suivre dans une aventure suicidaire dans le seul but de satisfaire ses délires de vieillard. Je me demande pendant combien de temps il envisageait de nous envoyer dans un guêpier pareil.
Je ne suis qu'une victime dans cette histoire, je suis ici contre mon grès, alors évitez s'il vous plaît de me mettre dans la même case qu'eux."


Edvah leva un sourcil, surprise. Ce garçon n’était pas très reconnaissant envers son capitaine. Ce ne devait pas être un homme si mauvais. La jeune femme détailla le visage amoché du vieillard mais ne reconnut pas ses traits, même après que leur "prisonnier" lui est ouvert le crâne avec une pierre. Les deux sourcils arqués à présent, Edvah observait le gringalet qui lui agitait une carte sous le nez.

"Tenez, ceci est la raison de notre expédition dans cet enfer. Pour des humains, c'est un suicide collectif, mais pour un dragon, ce ne devrait pas être un problème. En échange, je demande juste que vous m'emmeniez hors d'ici. En fait, prenez cette carte comme cadeau et aidez moi encore si vous le voulez, je vous dois trop pour faire du marchandage."

Edvah attrapa la carte, l’ouvrit, observa les gribouillages, notations et autres qui s’y trouvait, puis elle la ferma et mit ses mains sur ses hanches.

" Déjà, je sais plus si je l’ai fait. Je me présente, Edvah. Ushiran, mon invocation. Ensuite, comme tu l’as dit, j’espère que tu te rends compte que tu me dois plus qu’une carte. Tu me dois la vie, si c’est pas plus. Ton papier paiera pas ta dette."

Edvah la tendit à Ushiran pour qu’il la regarde. A moins qu’elle ne se soit trompé, il s’agissait d’une vieille carte pointant la grotte des chasseurs de trésors que venaient de vider les deux compagnons. Toutes les notations étaient faites à la main, à la hâte, sans doute que le capitaine de l’équipage était tombé dessus par hasard ou quelque chose de cet ordre là. En tout cas, Edvah avait amassé assez de richesse pour le moment et ses chevaux ne pourraient pas en porter davantage. Elle n’avait pas non plus envie de faire demi-tour, même si la destination était une autre grotte au trésor. Ushiran saurait sans doute comprendre le message.

" Donc plusieurs choix s’offre à toi. Tu peux essayer de nous fausser compagnie, mais Ushiran sera plus rapide que toi. Tu peux essayer de nous tuer, mais encore une fois tu seras pas le plus rapide. Tu peux aussi nous suivre sans trop l’ouvrir, tu nous fais pas gaspiller nos vivres et tu pourras bientôt aller saluer maman et papa."

Edvah fit volte-face, offrit un sourire chaleureux à Ushiran puis s’approcha des chevaux. Ils ne semblaient pas trop paniquer, sans doute que la présence du dragon commençait à les rassurer plutôt que les effrayer. La jeune femme tira une gourde d’une de ses sacoches et la jeta à William avant de monter sur sa jument. D’un air sombre elle lui déclara ensuite :

"Mais je te préviens, tu as une dette envers moi, et ça je l’oublierais pas. On te retrouvera où que tu sois, William. Tu quittes un équipage pour en rejoindre un autre !"

Edvah retira son tricorne, défit sa queue de cheval et remit le chapeau en place, légèrement de travers avant de sourire de toutes ses dents au jeune homme. Cela faisait plus d’une semaine qu’elle n’était plus aller en mer, qu’elle avait quitté l’équipage de feu Drake et qu’elle n’était plus ni seconde ni capitaine mais la théâtralité de ses paroles lui donnait presque des frissons. Elle fit avancer sa monture vers Ushiran et William puis chuchota très bas à son invocation.

" Si jamais tu as une idée, dis moi ce qu’on pourrait en faire parce que j’ai pas de bateau sous la main en ce moment et le seul équipage que je pourrais avoir est sans doute dissous… M’enfin, au pire je lui ferais faire le ménage dans ma piaule. Et si j’ai bien compris on est bientôt arrivé. T’façon, que quelqu’un est une dette envers moi c’est que du bénèf !"

Elle rit doucement avant de se tourner vers son otage, son nouveau mousse ou tout ce qui pourrait bien lui passer par la tête et lui montra le troisième cheval du doigt.

" T’es pas bien lourd, tu peux prendre ce cheval. Il s’est blessé mais ça va mieux. De toute façon c’est ça où rien. J’imagine que tu veux pas marcher jusqu’à Lüh à pied…"

Edvah lui laissa à peine le temps de se décider.

" On va pas crécher là, c’est partit ?"

Comme elle l’avait dit à Ushiran, transporter William jusqu’à Lüh ne lui coutait pas grand-chose. Et cela lui serait sans doute bénéfique. Elle ne comptait pas reformer un équipage et aller quémander l’Atropos à ses anciens compagnons, mais avoir un larbin n’avait jamais fait de mal à personne. Quitte à lui avouer un jour qu’il ne reverrait sans doute jamais la mer…
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 22:59 (2011)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Tout absorbé que j'étais par mes blessures, je ne fis pas attention au dialogue qu'entretinrent Edvah et notre visiteur tout droit sorti du sable, ce qui me permit de ne pas m'offusquer quand il dit que j'étais la propriété de la pirate, au même titre que sa sacoche ou sa dague. Mon armure m'empêchait de soigner ma blessure convenablement en plus de me gêner maintenant que le combat était fini, mais mon orgueil m'empêchait de l'enlever : je ne voulais pas voir le bonheur que j'avais lu dans les yeux d'Edvah se transformer en déception.
J'étais déjà assez honteux comme ça d'avoir été blessé par un ramassis d'humains. Blessure qui réflexion faite était d'ailleurs plus pour mon orgueil que pour ma patte... Bref. Il fallait que je soigne cette dernière discrètement.

Il était donc temps pour moi de voir si je pouvais utiliser l'énergie du Feu pour autre chose que pour combattre, même si c'était nettement moins amusant. Je manquais cruellement d'expérience dans ce domaine puisque je ne me blessais pratiquement pas du temps d'avant l'apocalypse, et ma magie naturelle suffisait alors à soigner mes entailles, et je n'avais pas eu le temps ni l'occasion d'essayer depuis ma libération. Je savais juste que théoriquement c'était possible, et en me concentrant, la part innée de mes pouvoirs d'Invocation devrait donc pouvoir faire le reste.

J'emmagasinai donc l'énergie de mon élément omniprésente dans ce désert ardent pour la canaliser vers ma blessure, où la sensation de chaleur éclipsa peu à peu la douleur diffuse que je ressentais jusque là, et bientôt mon sang arrêta de colorer d'avantage mon armure de rouge. Effectivement, au prix d'un peu de puissance magique, la guérison était très simple. La blessure de mon orgueil, elle par contre, était toujours là.

Faisant fi de cette dernière pour le moment, je dirigeai de nouveau mon attention vers mon environnement immédiat, juste à temps pour voir Edvah me tendre encore de la paperasse gribouillée par une main humaine. Une nouvelle carte, visiblement très similaire à celle que j'avais pu regarder à l'oasis. En fait c'était même apparemment cette oasis qui était désignée par une grosse croix sur la carte. Les notes ajoutées à la hâte étaient de la même écriture que celle de la carte que nous possédions déjà, et pour cause : leur auteur était le même.

En effet, nos chasseurs de trésor semblaient avoir invité les pirates à un rendez-vous à l'oasis, leur promettant des trésors et peut être des esclaves, au même titre que le gringalet qu'ils trimballaient qui devait probablement avoir eu le même statut pour eux. Cela expliquait la présence des deux groupes que nous avions croisé dans ce "désert". Manque de pot pour eux, nous y étions aussi. J'eus un petit sourire narquois en adressant un regard à notre invité, puis j'allai faire part de mes découvertes à mon Invoqueuse, me demandant quelle bonne étoile souriait au mousse pour qu'elle voie en lui un intérêt autre à celui des autres humains que nous avions croisé jusque là : en effet, malgré le discours agressif qu'elle lui fit, elle semblait l'avoir à la bonne. Bref toutes ces histoires d'humain ne me regardaient pas. Tant mieux pour ce gringalet s'il était bien vu tant qu'il ne me cassait pas les oreilles comme l'autre abruti qui chouinait dans l'oasis pendant qu'Edvah s'occupait de lui.

Mon Invoqueuse vint alors vers moi pour discuter tout bas de ce que nous pourrions faire de ce bonhomme. Je lui répondis sur le même ton :


"A vrai dire je ne sais pas trop pourquoi tu t'es encombrée de ce type car je ne vois pas trop ce que nous pourrions en faire : il ne me semble pas très fidèle vu comment le regardait son ancien employeur... Mais bon si tu veux qu'il paie l'eau et les rations qu'il te prendra, je pense qu'il faudrait dans un premier temps que tu lui demandes ce qu'il sait faire car il ne nous a pas montré beaucoup de ses talents jusqu'à maintenant. Au pire si tu lui fais assez confiance pour qu'il ne se barre pas avec tes possessions fais lui faire le ménage oui..."


La pirate laissa échapper un petit rire avant de confier le cheval boiteux au mousse, en le prévenant pour la blessure de ce dernier. J'eus à mon tour un sourire mauvais à la mention de "Il s'est blessé" car la pauvre bête n'y était pour rien, avant qu'Edvah ne donne le signal du départ. Je la laissai passer devant, avant d'indiquer d'un signe de tête à notre "prisonnier" qu'il devait la suivre, tandis que je resterai en arrière pour le surveiller. Bien qu'avec un cheval boiteux il ne risquait pas d'aller bien loin si une folie lui passait par la tête.

Avant de me mettre en route, je jetai un dernier regard à l'ex-capitaine du mousse, que nous laissions là pour mort. Cela ne me dérangeait pas le moins du monde, même si ce genre de laissé pour compte avait tendance à survivre et à vouloir se venger : sans eau et sans armes dans un désert visiblement hostile, il avait quand même peu de chances de s'en tirer. Bref, ce n'était sûrement pas moi qui allais m’inquiéter de son sort, si Edvah ou notre invité le prenait en pitié tant mieux pour lui, moi la vie d'un humain m'importait bien peu.
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MessagePosté le: Lun 16 Avr - 16:31 (2012)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse Répondre en citant

Couché tel un chat dans le sable glacial qui recouvrait le sommet de la dune sur laquelle je m’étais installé, j’étais pour une fois calme et serein, ayant eu durant la nuit qui se finissait mon content de chasses et de plaisir du à la re-découverte de la liberté et du monde forgé par Ignis et ses semblables. Cette sérénité me permettait de réfléchir à ma situation en attendant mon spectacle préféré : le retour du soleil d’Ignis au cœur de notre monde. Et plus je réfléchissais, plus ma situation me paraissait invraisemblable et ô combien plaisante.

Tout avait commencé peu après notre arrivée à Lüh, à Edvah, le gamin et moi. Le trajet s’était déroulé sans encombres bien qu’Edvah n’avait pas voulu faire le détour pour le temple de la Terre afin d’y retrouver Tarec’Mah. Ceci dit puisque le gamin nous encombrait les pattes, il est vrai qu’il était préférable de s’en débarasser dans un premier temps, même si je n’avais jamais compris la raison qui avait poussé l’humaine à se le coltiner.

Toujours est-il qu’une fois arrivés à la capitale humaine, il s’était avéré qu’elle n’était pas taillée à mon gabarit, et Edvah m’avait donc dit de l’attendre dans la forêt, ce que j’avais fait sans trop rouspéter. En effet, même si cet ordre m’avait privé de ma liberté de mouvement, il ne précisait pas où je devais attendre dans la forêt, ce qui me laissait tout le loisir de l’explorer. Activité qui m’occupa deux petites semaines, pendant lesquels je ne fus pas invoqué, pas plus que pendant le mois suivant.

Ce ne fut cependant qu’après deux mois que je commençai à me poser des questions et à me douter qu’il avait du se passer quelque chose. Pourtant je n’étais toujours pas retourné dans le temple d’Ignis, ce qui aurait impliqué que je sois privé de liberté après avoir seulement pu la toucher du bout de la griffe pendant un bref instant. Était-il possible que mon Invoqueuse soit morte et que je sois toujours libre, en sursis, que j’avais soudain été miraculeusement épargné de la sinistre punition que subissaient mes semblables ?

Quelque qu’en soit la raison, j’avais décidé de profiter au maximum de cette liberté toute fraîche. J’avais passé d’abord un long mois dans le désert, où j’avais vécu de chasses sanglantes et d’explorations, redécouvrant avec plaisir le goût de la vie et d’une liberté sans conditions. J’avais ensuite décidé de partir à la découverte des autres territoires d’Arcane, cherchant partout où elle se trouvait la présence de mon père, Ignis. J’avais traversé les landes luxuriantes, territoire par excellence d’Aer, puis les plaines au nord de Lüh, la capitale humaine, que j’avais observée de loin, comme craignant d’en voir surgir Edvah revenant me mettre une chaîne au cou. J’avais également essayé d’entrer dans le temple de la Terre pour libérer ma vieille amie, Tarec’Mah, mais l’accès me fut refusé. J’étais ensuite reparti vers le nord, avais traversé d’autres plaines, une grande forêt, des montagnes, et encore des plaines.

Plus de six mois s’étaient écoulés depuis la dernière fois que j’avais vu mon Invoqueuse, et je ne m’expliquais toujours pas l’étrangeté de ma situation. Avoir une Invoqueuse officielle m’épargnait l’enfermement au temple, mais sa disparition me rendait concrètement débarrassé de toute chaîne, et je pouvais me considérer comme peut être la première Invocation libre depuis l’apocalypse. Parfois je me demandais si Edvah était toujours vivante quelque part en ce monde, si elle avait oublié qu’elle avait une Invocation, ou bien si elle était morte et que quelque chose n’avait pas fonctionné dans la magie des dieux, m’épargnant le retour à la case départ… Puis je décidais que tout cela n’avait pas d’importance, et reprenais mon voyage, ma joie de découvrir le nouvel Eden créé par les dieux et de retrouver la chasse pour laquelle j’étais taillé n’étant toujours pas érodée après ces six mois.

Au final, après une demi-année passée à l’explorer, j’avais découvert que l’île d’Arcane n’était pas très étendue, mais qu’on y trouvait l’essentiel de la diversité des territoires existant sur le monde d’avant l’apocalypse. Je regrettais cependant l’absence de volcans et de savane. Mais peut être qu’il y avait d’autres territoires en plus de cette île et que je n’avais pas encore tout vu ? C’était l’idée qui me trottait dans la tête alors que j’étais retourné dans le désert Ambré, de loin ma région préférée.

Edvah m’avait dit avant sa disparition qu’elle ne savait pas, et ayant évité tout contact depuis, que ce soit avec un humain ou avec une autre Invocation, je n’avais pas eu l’occasion d’en parler avec qui que ce soit. Il y avait bien cette île dont elle m’avait parlé, au sud d’Arcane, mais c’était vague, et je ne savais pas comment m’y rendre.

Au loin, la boule de feu que constituait l’astre d’Ignis émergea de la ligne d’horizon et me tira soudain de mes pensées. Je profitai pendant quelques minutes du spectacle, en parfaite communion avec l’énergie de mon créateur, puis je pris une décision. J’entrerai en contact avec le prochain humain que je croiserai, et je lui soutirerai les informations dont j’avais besoin, bien décidé à continuer mon exploration et à profiter de ma liberté.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:48 (2016)    Sujet du message: Une expédition... disons... foireuse

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