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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'ile d'Arcane - Forum RPG Fantasy Index du Forum -> -> Lieux de divertissement -> La Taverne
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Jizanaël

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MessagePosté le: Jeu 28 Juil - 19:39 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

    Lüh, grand amas de pierre taillée par les hommes. Refuge de ces derniers, où ils habitaient, se divertissaient, se rencontraient et vivaient dans une existence monotone dénuée de la majesté naturelle d’Arcane. Vous l’aurez sans doute compris, la ville n’était pas mon endroit favori. Je préférais de loin les étendues de verdure aux rues étouffantes, les arbres centenaires aux maisons étroites et les horizons magiques aux toits dissimulant toute parcelle de ciel. Malheureusement pour moi, mes escales à Lüh, non satisfaites d’être fréquentes, étaient indispensables. Du moins, si je ne voulais pas mener une vie d’ermite loin de tous mes semblables. Et malgré l’appréhension que j’éprouvais pour eux, non, je ne voulais pas vivre seule à l’écart de toute civilisation. En conséquence, j’étais contrainte de me rendre à Lüh pour accepter des missions en tant que chasseresse et améliorer ma réputation.

    Ce jour-là, était l’un de ces jours où j’arpentais les rues de Lüh en quête de nouveaux contrats. L’ambiance de la ville m’étourdissait, habituée comme j’étais au calme des forêts et au silence des déserts. Je commençais seulement à prendre mes marques ici, et même si j’habitais officiellement à Lüh, je ne voyais que très rarement mon petit pavillon. Même quand j’étais de passage dans la capitale, je préférais l’extérieur plein de surprises que l’intérieur morne d’une maison. Malgré tout, il y avait quelques endroits que j’avais appris à apprécier à Lüh. L’un d’eux n’était ni plus ni moins que la taverne. Certes, jamais je n’aurai imaginé que l’atmosphère d’un lieu pareil ne m’aurait pas été insupportable. Pourtant, c’était à la taverne que j’oubliais tous mes problèmes, et que je trouvais généralement une mission intéressante. C’est là que je me rendais, d’un pas rapide et assuré.

    Le soir commençait à imposer sa présence, et les bâtiments étendaient leurs ombres crépusculaires en enveloppant les rues de leur fraîche obscurité. J’entrai dans l’établissement, alors que l’heure de pointe n’avait pas encore débuté. Je fus soulagée de trouver une table libre près d’une fenêtre, m’y installai et commandai une tasse de thé. Mes pensées vagabondèrent alors, jusqu’à ce qu’un homme me ramène brusquement à la réalité. Je lui demandai alors machinalement :
« Puis-je vous aider ? »
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MessagePosté le: Jeu 28 Juil - 19:39 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Ven 29 Juil - 10:15 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

L’alcool est un ennemi. Fuir un ennemi, c’est être lâche.
Kris.


Une brise légère tombait sur les abords de l’île d’Arcane, annonçant la fin d’une journée paisible. Ce murmure d’Aër se frayait un chemin sur les quais, partant vers le large et son horizon mystérieux. Ligne fictive où se dessinaient les traits d’un navire peu impressionnant du lointain. Et pourtant, ce même navire, s’était imposé comme seul dominant de la Mer Intérieur.

A son bord, le Capitaine griffonnait à l’aide d’encre et d’une plume de Chocobo, sur un carnet ces quelques mots :

Nos trois jours de voyage touchent à leur terme. Sur ce trajet que j’entreprends chaque mois pour écouter les rumeurs et changements du Sud de l’île, nous n’avons eu aucune rencontre malveillante. De simples navires marchands, cherchant un passage par la rivière blanche pour contourner le Nord et mon équipage. Par ma fenêtre, j’aperçois au loin les lumières de la Capitale. Dans deux heures au plus tard, je descendrai à nouveau du Hopeless pour me rendre aux côtés de miliciens. Au sein même de la chère ville de notre Prince bien aimé.
Longue vie au Prince.


Le bois sombre dont était fait le vaisseau pirate glissait silencieusement sur le territoire d’Aqua. Magnus, son Capitaine, rejoignit l’équipage sur le pont.

Je les regardai tendis que je marchai entre eux. Tous ont un véritable cœur de pirate. Né dans un des clans les plus anciens et fondés par des pirates, grandis parmi ces voleurs sanguinaires, et près à mourir pour un tsuri. Et pourtant, ils sont si différents. En rien proches de nos semblables. Eux, ils sont honnêtes- Ganaël, récemment embarqué sur le Hopeless admit à l’un de ses compagnons que son jeu valait plus que le sien, contrairement à ce que son ami pensait. Et sans regrets, lui déposa une bourse, gain de la partie, avant de s’éloigner - Ils sont propre et correctement vêtu –Face à lui, deux pirates mesurant leur force, habillé d’un accoutrement sombre mais soyeux- Ils sont galants, respectueux des Dieux , unis. Oui, ils ne sont en rien comparables aux pirates d’eaux douces que je croiserai certainement sur les quais.
Nous somme de « Nobles pirates »


Magnus continua son chemin jusqu’à arriver à la proue du navire. Il se posta là, regardant s’agrandir la Capitale au même rythme que disparaissait la distance qui les séparait. Derrière lui, l’équipage commença à se rassembler, pour très vite ne former qu’un groupe. Leur Capitaine se retourna, plongeant son regard dans chacun de ceux qui le fixait. Il savait ce qu’ils attendaient. Trois noms. Trois élus. Le premier, à chaque fois le Second de Magnus, serait celui désigné pour maintenir l’ordre au sein du Hopeless durant l’absence de son Capitaine. Les deux autres, descendant avec lui sur la terre ferme pour l’escorter. Tous, fidèles et voués à le servir, espéraient être l’un des deux derniers noms. Gabriel, le Second, également.

« Gabriel, Ganaël et Philius


Très vite nous fûmes arrivé aux quais avec pour embarcation une chaloupe. Comme pour les fois précédentes, je laissai au large le Hopeless. Après avoir soudoyé le surveillant des quais par une bourse d’une dizaine de tsuris afin qu’il oubli nos noms, je laissai Ganaêl aux abords. Espérant ainsi qu’il puisse surveiller les marchandises qui descendaient, mais aussi celles qui montaient…
Philius quand à lui fut envoyé écouter les rumeurs dans la rue marchande, tandis que moi, j’allai à la rencontre de celles de la taverne. Mon caractère ne me permettait pas de rester bien longtemps en ce lieu, mais je comptai sur le fait d’arriver en ce début de soirée pour éviter toutes altercations avec les habitués.
Une journée de plus, une altercation de plus à la taverne.


En entrant dans ce lieu, Magnus eut un sourire de satisfaction. Dans la salle, peu de personne et toutes semblaient savoir supporter le contenu de leur commande. Comme à son habitude, Heinason prit directement sur la droite et alla chercher une place dans les recoins obscurs de la salle. Cependant, il fut surpris à mi-chemin par une voix semblant s’adresser à lui :

« Puis-je vous aider ? »


Très rapidement, et machinalement, une description psychologique de cette personne me vint. Elle ne pouvait être que pensive à cet instant, étant donné que je ne lui avais même pas accordé un regard. Cependant, de par sa réaction contraire à bien d’autres, elle ne cachait pas une envie naturelle, par ce qui semble un réflexe, à aider ses prochains. Je ne pris pas plus de temps à la détailler physiquement, j’en aurai tout le loisir plus tard. Pour l’instant, j’avais devant une demoiselle pouvant, par de jolies phrases, me mettre au courant des dernières nouvelles.
Les rumeurs reposent toutes sur un tissu de vérité.


Le Capitaine, esquissant toujours un sourire, fit un léger signe au tavernier pour que sa commande du mois lui soit apportée à cette table. Tirant la chaise en face de son interpellatrice, il demanda d’une voix se voulant amicale :

« Me permettez-vous ? »


Sans bien regarder s’il avait une réponse, Magnus prit place, posa ses coudes sur la table qui retenaient ses deux mains jointes, et dit à nouveau :

« Vous savez, mes amis disent de moi que je suis un homme sachant écouter. Mais hélas mes oreilles se retrouvent à court d’histoire. Peut-être pourriez-vous m’aider en ce sens ? »
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Jizanaël

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MessagePosté le: Ven 29 Juil - 19:43 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Me permettez-vous ? »
    C’était un homme assez grand, plutôt bien habillé pour une personne fréquentant une taverne. Je pris alors conscience qu’il ne faisait que passer, et me sentis légèrement stupide. Moi qui adulais la solitude, je venais de briser la mienne pour un simple inconnu. Avant même que je puisse répondre : « Excusez-moi, je vous ai pris pour un autre. », histoire de me débarrasser de lui, il s’assit en face de moi et engagea la conversation. Je compris que ma soirée n’allait pas être si calme que je l’avais espéré.
« Vous savez, mes amis disent de moi que je suis un homme sachant écouter. Mais hélas mes oreilles se retrouvent à court d’histoire. Peut-être pourriez-vous m’aider en ce sens ? »
    A présent, il était difficile de le renvoyer d’où il venait. Et puis, un peu de compagnie de temps et temps ne pouvait pas me faire de mal, même si le jeune homme n’avait pas l’air d’être très différent des humains dont m’avait parlé Iraya, fille d’Aer. Mais je souhaitais d’abord faire plus ample connaissance avec lui avant d’en avoir le cœur net. Qui sait, peut-être s’avérera-t-il plus intéressant que ses semblables ? Je n’avais qu’un moyen de le savoir…
« Oh, des histoires, ce n’est pas ça qui me manque, croyez-moi. Je peux vous conter des récits venus de forêts denses ou de déserts immenses, mais quelque chose me dit que ce n’est pas ça qui vous intéresse. »
    Un serveur arriva et déposa mon thé sur la table. Je le remerciai et avalai une gorgée bouillante. Mon regard se perdit un moment dans l’extérieur, à travers la fenêtre fermée (qui, soit dit en passant, ne devait pas être nettoyée très souvent). L’horizon de toits et de bâtiments s’imposa aussitôt à moi. De nombreux passants parcouraient les rues, s’interpellant, courant et ignorant complètement le reste du monde. Peut-être était-ce finalement moi qui étais trop fermée ; trop fermée à ce monde que représentaient la ville et à ses habitants. Pourtant, je ne voyais que des individus verrouillés sur leur tranquille vie d’habitudes et de déjà-vus. Décidément, Lüh avait une très mauvaise influence sur mon humeur et mes pensées. J’avais pourtant cru balayer mon esprit de tout souci en me rendant à la taverne. Peut-être le fait d’être en présence de quelqu’un n’arrangeait pas les choses…

    Soudain, je revins à la réalité et pris conscience de l’homme assis en face de moi. J’avais, par habitude, éclipsé tout ce qui se passait dans mon environnement pour me concentrer sur mes pensées. Sauf que, cette fois, je n’étais pas seule, et que ce comportement n’était pas vraiment le meilleur à adopter lorsque l’on souhaitait passer pour une personne courtoise. Heureusement pour moi, ce n’était pas mon objectif, aussi me contentai-je juste de revenir au moment présent. Peut-être ma dérive avait-elle été suffisamment courte pour rester inaperçue, qui sait ?
« J’imagine que vous aussi, vous avez plein d’histoire à raconter. Quel vent vous amène donc à Lüh, jeune inconnu ? »
    Car, je devais bien me l’avouer, cet homme venu de nulle part commençait à m’intriguer. D’où venait-il ? Que faisait-il ici ? Il était bien rare que je ne m’intéresse pas aux individus à peine rencontrés, encore plus rare que je m’attache à eux. Mais, après tout, je verrai bien s’il se montre à la hauteur de mes espérances… 
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Ven 29 Juil - 21:01 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Oh, des histoires, ce n’est pas ça qui me manque, croyez-moi. Je peux vous conter des récits venus de forêts denses ou de déserts immenses, mais quelque chose me dit que ce n’est pas ça qui vous intéresse. »


Je ne pu retenir un léger sourire. Par volonté ou non, cette demoiselle venait certainement de comprendre la raison de ma présence. Observant le serveur déposer une tasse, je pris le temps d’attendre qu’il prit le chemin du retour avant de m’élancer dans une réponse. Mais déjà, il était évident qu’elle n’était plus avec moi.
Quand j’eu quitté des yeux le tavernier pour me retourner vers la jeune femme, je l’aperçu buvant son breuvage. Et bien que je ne pensai pas encore analyser son physique, je dû m’y résoudre. La tasse masqua, durant un bref instant, la totalité de son visage hormis ses yeux. Je remercie aujourd’hui les Quatre Grands d’avoir fait de ce moment un laps de temps très court, car pendant cet infime instant, je ne pu détourner mon regard du sien. De grands yeux bleus. Je ne connu qu’une seule femme arborant un tel regard, mais cela fait si longtemps…
Quoi qu’il en soit, lorsqu’elle porta son intention sur l’extérieur, je ne pus m’empêcher d’admirer à nouveau pendant un bref instant ses yeux, et y compris sa perte d’intention à mon égard. Comment me direz-vous. Tout simplement car j’eu le même, rempli de mélancolie, à bien des reprises.


Revenant quelques instants plus tard, le serveur déposa un verre à la forme carré contenant sa moitié de Whisky. Magnus esquissa un nouveau sourire en remerciement, et feintant ne pas avoir remarqué l’aparté de l’inconnue, il écouta sa nouvelle intervention.

« J’imagine que vous aussi, vous avez plein d’histoire à raconter. Quel vent vous amène donc à Lüh, jeune inconnu ? »


Devenu une habitude, le Capitaine dessina sur son visage un léger sourire. Prenant une gorgée de sa boisson, Magnus se força à réfléchir à sa réponse. Puis, une fois le verre déposé sur la table, et le passage de son pouce droit sur le coin de ses lèvres terminés, Heinason prit la parole.

«Il est amusant que vous utilisiez ce terme, car il s’agit bien du souffle d’Aër qui me poussa jusqu’aux quais de la Capitale. Vous me dissiez avant que je ne trouverai dans vos récits aucun intérêt. Permettez-moi de vous contredire. Je ne suis pas un habitant de Lüh comme vous l’avez sans doute deviné. Une vie de routine loin des paysages dont vous évoquiez la beauté il y a peu n’est pas pour moi. »


Pendant mon petit discours qui se voulait assez long, je pus contempler son accoutrement. Après quelques années hors de Lüh, il devient facile de remarquer ceux équipé par besoins spécifiques, et ceux détenant une arme pour sa beauté. Je me permis de mettre dans la première catégorie l’individu face à moi. De plus, par le troc d’une armure robuste pour celle-ci qui semblait plutôt légère, deux choix s’offraient à moi.

Magnus regarda à nouveau la jeune demoiselle dans les yeux, avant de reprendre :

« A vous voir, je vous pense Chasseuse ou Mercenaire. Dans les deux cas, vous avez dû vivre des aventures qui trouverons, croyez-moi, un grand intérêt chez moi. Je vous le demande donc, bien que je sois un inconnu dans une taverne. Racontez-moi. »
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Jizanaël

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MessagePosté le: Ven 29 Juil - 23:40 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Il est amusant que vous utilisiez ce terme, car il s’agit bien du souffle d’Aër qui me poussa jusqu’aux quais de la Capitale. Vous me dissiez avant que je ne trouverai dans vos récits aucun intérêt. Permettez-moi de vous contredire. Je ne suis pas un habitant de Lüh comme vous l’avez sans doute deviné. Une vie de routine loin des paysages dont vous évoquiez la beauté il y a peu n’est pas pour moi. »
    J’esquissai l’ombre d’un sourire. A ma grande surprise, il s’était montré à la hauteur de mes espérances et, pour être honnête, il était passé bien au-delà. Ce n’était pas tous les jours que j’avais la chance de rencontrer quelqu’un qui partageait mon point de vue. A vrai dire, ce n’était pas non plus tous les jours que je rencontrai quelqu’un, ayant l’habitude de fuir les contacts sociaux avec les humains. Comment aurai-je pu imaginer une seule seconde faire une rencontre pareille dans une taverne, en plein milieu de la capitale ? C’est simple, je n’aurai jamais pu. Et pourtant, il était là. Je ne lui avais rien – volontairement – demandé, et il s’était installé à ma table, engageant la conversation comme si nous nous connaissions depuis des années. Cependant, notre rencontre même était des plus improbables : à ses dires, il venait de la mer. Or, je n’avais embarqué sur des bateaux que très rarement, et pour de brefs trajets. J’étais une fille des terres, des forêts et des montagnes, des déserts et des vallées ; non des océans et des marées.
« A vous voir, je vous pense Chasseuse ou Mercenaire. Dans les deux cas, vous avez dû vivre des aventures qui trouverons, croyez-moi, un grand intérêt chez moi. Je vous le demande donc, bien que je sois un inconnu dans une taverne. Racontez-moi. »
    Il avait un bon sens de l’observation. Enfin, je ne devais pas être très discrète avec un arc et tout l’attirail dont je ne pouvais me séparer sous aucun prétexte. J’avais donc bien l’allure d’une chasseresse – mais on pouvait toujours me confondre avec une mercenaire, apparemment. Ça pouvait toujours s’avérer utile, en faisant fuir les plus timorés de mon entourage, par exemple… C’était déjà ça de moins.
« J’ai effectivement fait de la chasse mon métier. Et, si l’inconnu que vous êtes a du temps à gaspiller avec une simple chasseresse, voici une histoire qui n’a pas dû dépasser les côtes de notre chère île. »
    Je repris une gorgée de thé, puis interpellai le serveur afin qu’il m’apporte une salade verte. Car j’avais finalement l’intention de rester un petit moment en si bonne compagnie, et de quoi manger en cette soirée d’été était le bienvenu. Je réfléchis alors à l’une des missions que je pourrais narrer à l’inconnu, mais les mots s’échappèrent avant même que ma décision soit prise.
« Voici l’histoire d’un chasseur de ma connaissance, l’un des plus grands et des plus méconnus chasseurs d’Arcane. Il n’était pas du genre à se soucier des problèmes du commun des mortels, caractéristique qu’il partageait avec son invocation. Ces deux là ne se préoccupaient ni de leur réputation, ni de la finalité de leurs missions. L’une d’entre elle consistait à capturer des Fulminas de la Vallée Sereine pour les livrer à la collection de monstres d’un noble. Cependant, découvrant après une traque intense que ces monstres, accusés d’attaquer des villages de la région, n’y étaient pour rien dans la disparition des troupeaux des villageois, ils décidèrent d’abandonner la mission. »
    C’est à ce moment que ma salade vint se poser devant moi, et j’en profitais pour instaurer une pause à mon récit. Je ne savais pas si j’avais intéressé mon interlocuteur, mais parler d’Anaziel et d’Iraya me faisait du bien. J’avais souvent pensé à aller les retrouver, tout en sachant que je ne pourrai jamais les trouver dans l’immensité d’Arcane, qu’ils connaissaient bien mieux que moi. Rejetant cette bouffée de mélancolie, je repris la parole :
« Cela n’a certes rien d’épique, mais c’est l’un de ces récits qui ne survivent pas dans les mémoires, et qui le devraient… Je n'ai jamais entendu parlé d'une relation entre humain et demi-dieu aussi complice que la leur. »
    Je repris mon inspiration, et continuai :
« Je m’appelle Jizanaël Lianör, mais Jiza suffira.
Et quelles sont donc les histoires qu’un navigateur rapporte sur la terre ferme ?
»
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Sam 30 Juil - 11:05 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« J’ai effectivement fait de la chasse mon métier. Et, si l’inconnu que vous êtes a du temps à gaspiller avec une simple chasseresse, voici une histoire qui n’a pas dû dépasser les côtes de notre chère île. »


J’eu plaisir à découvrir que mes talents d’observation n’étaient pas si usagés que je le pensai. Bien sûr j’avais également émis l’hypothèse d’un autre métier, mais pour ma défense, il était dit le mois passé que l’on en voyait de plus en plus. Cependant, il me semble que ce qui me réjouis le plus, fut l’illusion d’un bref sourire. A nouveau son visage se dissimula derrière sa tasse, me faisant détourner le regard vers la salle. Elle commençait doucement à se remplir. Je comptai, à mes souvenirs, quatre nouveaux individus sûrs. Peut-être deux autres à l’étage. Mais ne percevant aucun habitué, je décidai de reprendre la conversation.

« Voici l’histoire d’un chasseur de ma connaissance, l’un des plus grands et des plus méconnus chasseurs d’Arcane. Il n’était pas du genre à se soucier des problèmes du commun des mortels, caractéristique qu’il partageait avec son invocation. Ces deux là ne se préoccupaient ni de leur réputation, ni de la finalité de leurs missions. L’une d’entre elle consistait à capturer des Fulminas de la Vallée Sereine pour les livrer à la collection de monstres d’un noble. Cependant, découvrant après une traque intense que ces monstres, accusés d’attaquer des villages de la région, n’y étaient pour rien dans la disparition des troupeaux des villageois, ils décidèrent d’abandonner la mission. »


Une salade s’était jointe à sa fin du récit, probablement commandée durant ma brève analyse des lieux. Mais cela était bon signe. Le fait de prendre ainsi un repas, bien que léger et rapide, m’indiquai que ma compagnie ne la gênait pas. Et je pense que j’en souris. Connaissant un minimum les femmes pour avoir vécu parmi celles de mon village, je connaissais la règle d’or dans ma situation : Ecouter. Ne pas se contenter d’entendre, mais écouter. Ainsi, je pu aisément répondre lorsqu’elle me dit :

« Cela n’a certes rien d’épique, mais c’est l’un de ces récits qui ne survivent pas dans les mémoires, et qui le devraient… Je n'ai jamais entendu parlé d'une relation entre humain et demi-dieu aussi complice que la leur. »


Après s’être accordé un instant de répit pour gonfler à nouveau ses poumons, la jeune demoiselle reprit :

« Je m’appelle Jizanaël Lianör, mais Jiza suffira.
Et quelles sont donc les histoires qu’un navigateur rapporte sur la terre ferme ?
»


Magnus se contenta dans un premier temps d’un sourire devenu bien trop naturel pour lui. Puis, une nouvelle gorgée prise, le Capitaine se décida à donner son vrai nom, conscient que Jiza n’avait peut-être pas fait de même.

« Heinason. Capitaine Magnus Heinason »


Inclinant légèrement la tête, en signe de salutation, le Capitaine du Hopeless fixa Jizanaël dans les yeux. Quelque secondes passées, il en déduit qu’elle ne l’assimilait pas à la piraterie, et se décida à reprendre chaque point de son discours.

« Vous prétendez que sans ce côté épique, votre histoire est dépourvu d’intérêt ? J’espère que vous vous trouvez en désaccord avec vos dires. Ce récit démontre bien plus. Laissez à ceux qui d’ici une heure envahirons ce lieu pour boire jusqu’à se battre, le sang et les barbaries. Vous, vous me parlez de valeurs. Vos amis ont décidés de ne plus voir les Fulminas comme des proies. Ils se sont retourné contre leur commanditaire et sous leur principe et Dame Justice, ont décidaient de baisser les armes. »


Une nouvelle gorgé vint rejoindre les précédentes, ne laissant plus qu’une dernière disponible dans le verre.

« Et puis si vous recherchez l’épique, je peux vous en trouver. Vous m’avez bien dis que parmi les chasseurs, l’un d’eux était une Invocation ? C’est donc que le second a dû traverser des lieux dangereux. Aller vers l’apogée du danger en espérant y trouver un Temple sacré. Et après tant de temps à survivre, de terribles épreuves faites par des êtres divins ont dû être réussies. »

Terminant sa boisson, Magnus aurait très bien pu partir. Mais quelque chose en lui souhaitait qu’il reste et continu son échange auprès de Jiza. Comme toujours, curieux et intrigué par cette opposition au sein de son esprit, le Capitaine décida de relater une histoire de navigateur.

« Quand à moi, mes histoires je le pense, sont aussi variées que les vôtres. Mais je vais profiter d’être en compagnie charmante et en rien comparable aux habitués de cette taverne pour vous parler à mon tour d’une valeur. Qui d’ailleurs se rapproche de celle de vos amis : La liberté. »


Heinason avait illustré son dernier mot par un mouvement devant ses yeux de sa main droite. Il se rapprocha de Jizanaël, ses yeux aux reflets violets se voulant plongés dans ceux de sa partenaire de discutions, mais ils ne semblaient pas la voir, dessinant devant eux les dires qui suivirent.

« Voyez-vous, à bord de mon navire, je franchi les portes d’un monde nouveau. Dans celui-ci, il n’y a plus de frontières, plus de règles, plus de limites. Je traverse des lieux où aucun homme ne peut se rendre. Hormis si il chevauche un navire digne de ce nom, un navire digne du Hope… -Magnus s’arrêta. Bien que le nom de son vaisseau était tiré d’une langue ancienne, il ne continua pas.- Oui, le Hope est l’unique navire capable de fendre les eaux pour nous emmener à la découverte de paysages uniques et dont nous somme les seuls à connaître l’existence. Mais lorsque vos doigts se posent sur la barre –dit-il en illustrant du mouvement de sa main droite- alors vous comprenez que vous êtes libres. Il n’y a plus de routine. Plus de murs. Plus de masse autours de vous. Vous faites alors connaissance avec cette valeur dont le nom est souillé ici. La Liberté. »


Heinason resta quelque instant les yeux perdus avant de se reprendre et de terminer son discours par :

« Mais voila que je me lance dans un monologue. Dîtes-moi, vos amis vivent-ils en dehors de ces murs ? »
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Jizanaël

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MessagePosté le: Dim 31 Juil - 13:58 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Heinason. Capitaine Magnus Heinason. »
    Nous n’étions plus des inconnus rencontrés par hasard dans une taverne. C’est du moins comme cela que je traduisais notre échange de noms. A présent, nous avions passé le cap des « connaissances ». Il ne restait plus qu’à approfondir les présentations. J’avais déjà appris bien plus que son nom : il était capitaine. Capitaine, non un simple marin ou un matelot qui a pour devoir de suivre les ordres. Ma curiosité envers Magnus s’accroissant, je l’écoutai attentivement.
« Vous prétendez que sans ce côté épique, votre histoire est dépourvu d’intérêt ? J’espère que vous vous trouvez en désaccord avec vos dires. Ce récit démontre bien plus. Laissez à ceux qui d’ici une heure envahiront ce lieu pour boire jusqu’à se battre, le sang et les barbaries. Vous, vous me parlez de valeurs. Vos amis ont décidé de ne plus voir les Fulminas comme des proies. Ils se sont retournés contre leur commanditaire et sous leur principe et Dame Justice, ont décidé de baisser les armes. »
    Des valeurs… Je n’avais pas vu cela sous cet angle. En réalité, je m’étais plus attachée au fait qu’Anaziel et Iraya partagent une relation aussi pure malgré leurs différences. C’est ce qui les avait amené à faire leurs choix ensemble, tels que laisser la liberté aux Fulminas, comme s’ils étaient seuls au monde. Il était vrai que cet acte s’inscrivait dans la notion de « justice » qu’aimaient certains humains, mais ce n’était pas pour cette valeur qu’agissaient mes parents adoptifs. Ils avaient compris que les monstres avaient autant de droit que les humains, qu’ils pouvaient rester libres s’ils le souhaitaient. Même si les Fulminas avaient été à l’origine des massacres de troupeaux, j’étais certaine qu’ils auraient effectué le même choix.
« Et puis si vous recherchez l’épique, je peux vous en trouver. Vous m’avez bien dis que parmi les chasseurs, l’un d’eux était une Invocation ? C’est donc que le second a dû traverser des lieux dangereux. Aller vers l’apogée du danger en espérant y trouver un Temple sacré. Et après tant de temps à survivre, de terribles épreuves faites par des êtres divins ont dû être réussies. »
    C’était exact. Anaziel m’avait un jour raconté comment il avait gagné la considération de la fille d’Aër, et cela ne fut pas sans de grands efforts. J’avais également eu la version d’Iraya, qui avait assisté à l’épreuve avec amusement, puis admiration. Je réservais donc cette histoire pour la suite. Prêtant toujours l’oreille aux dires de Magnus, j’entamai ma salade avec plaisir.
« Quand à moi, mes histoires je le pense, sont aussi variées que les vôtres. Mais je vais profiter d’être en compagnie charmante et en rien comparable aux habitués de cette taverne pour vous parler à mon tour d’une valeur. Qui d’ailleurs se rapproche de celle de vos amis : La liberté. »
    Je mobilisai, à la seule évocation du mot « liberté », toutes les ressources de mon attention et de ma concentration. Je pris alors conscience que je me sentais tout à fait à l’aise, contrairement à mon habitude vis-à-vis des inconnus. Je m’en sentis d’autant plus impatiente à connaître son histoire.
« Voyez-vous, à bord de mon navire, je franchi les portes d’un monde nouveau. Dans celui-ci, il n’y a plus de frontières, plus de règles, plus de limites. Je traverse des lieux où aucun homme ne peut se rendre. Hormis si il chevauche un navire digne de ce nom, un navire digne du Hope… Oui, le Hope est l’unique navire capable de fendre les eaux pour nous emmener à la découverte de paysages uniques et dont nous sommes les seuls à connaître l’existence. Mais lorsque vos doigts se posent sur la barre alors vous comprenez que vous êtes libres. Il n’y a plus de routine. Plus de murs. Plus de masse autours de vous. Vous faites alors connaissance avec cette valeur dont le nom est souillé ici. La Liberté. »
    Les mots m’avaient emmené au-delà du réel, derrière une porte dont les récits sont l’unique clé. J’imaginais un majestueux bateau, parcourant les vagues et les océans jusqu’au bout du monde, ignorant toute règle. L’appel de l’eau ne m’avait jamais émue, mais je ne doutais pas qu’y répondre était une expérience formidable.
« Mais voila que je me lance dans un monologue. Dîtes-moi, vos amis vivent-ils en dehors de ces murs ? »
    Je m’offris un court moment pour réfléchir à ma réponse avec cette phrase :
« Votre monologue est très intéressant, n’en doutez pas. »
    Je ne me sentais pas assez prête à en dévoiler trop sur moi. Aussi, dévoiler que le chasseur de mon histoire était celui qui m’avait recueilli, et que son invocation a pris la place d’une mère dans mon cœur, m’était impossible. Je me contentai seulement de répondre à sa question.
« Bien sûr, ils n’habitent pas à Lüh. Ils vivent partout en Arcane ; la nature est leur seule maison. Vous évoquiez les épreuves du chasseur lorsqu’il atteint le temple de l’Air. Si vous le souhaitez, je peux vous la narrer en entier. »
    Il était évident, dans l’ambiance qui s’était installée à notre table, qu’une histoire de plus était la bienvenue. Autour, de nombreux clients commençaient à arriver. J’essayai d’effacer de mon esprit l’atmosphère lourde qui s’installait dans la taverne à cette heure-ci, et continuai :
« En quête d’un compagnon de voyage, le chasseur s’élança à la conquête du temple de l’Air. Bravant les montagnes et les violentes bourrasques, il arriva devant la majesté qu’incarnait le temple. Je ne l’ai jamais vu de mes propres yeux, mais selon sa description, il s’agit d’une immense construction qui semble à tout moment pouvoir s’effondrer. Il a donc rencontré Iraya, fille d’Aer, et pour s’offrir sa loyauté, a du demeurer au sommet de la plus haute tour du temple durant un mois et un jour, sans possibilité de se restaurer. Terriblement affaibli, il est parvenu au terme du délai en gagnant non seulement la servitude d’Iraya, mais aussi et surtout son éternelle admiration. Depuis ce temps, ils ne cessent de partir à la rencontre de l’Aventure. »
    Sur ces mots, je terminai ma tasse de thé, qui avait eu le temps de refroidir, et mon assiette de salade. Je regardai Magnus dans les yeux.
« Nos univers sont différents, et pourtant ils se complètent harmonieusement. Dites-moi, Capitaine Heinason, quelles sont vos plus grandes ambitions ? »
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 14:17 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Votre monologue est très intéressant, n’en doutez pas. »


Voila qui était une bonne nouvelle. Il était plaisant de pouvoir parler de ce que signifie réellement être Capitaine, être en possession d’un navire. Plaisant que la personne face à vous comprenne la véritable définition de « naviguer ». Plaisant d’avoir tout simplement une discussion dans cette taverne.

« Bien sûr, ils n’habitent pas à Lüh. Ils vivent partout en Arcane ; la nature est leur seule maison. Vous évoquiez les épreuves du chasseur lorsqu’il atteint le temple de l’air. Si vous le souhaitez, je peux vous la narrer en entier. »


Magnus resta silencieux, laissant Jizanaël commencer son nouveau récit. Conscient qu’il était question d’un Temple et d’une Divinité, Heinason tenta d’oublier le bruit s’accroissant et les querelles débutantes sur des tables voisines.

« En quête d’un compagnon de voyage, le chasseur s’élança à la conquête du temple de l’air. Bravant les montagnes et les violentes bourrasques, il arriva devant la majesté qu’incarnait le temple. Je ne l’ai jamais vu de mes propres yeux, mais selon sa description, il s’agit d’une immense construction qui semble à tout moment pouvoir s’effondrer. Il a donc rencontré Iraya, fille d’aer, et pour s’offrir sa loyauté, a du demeurer au sommet de la plus haute tour durant un mois et un jour, sans possibilité de se restaurer. Terriblement affaibli, il est parvenu au terme du délai en gagnant non seulement la servitude d’Iraya, mais aussi et surtout son éternelle admiration. Depuis ce temps, ils ne cessent de partir à la rencontre de l’Aventure. »


J’avais écouté chacun de ses mots. La bâtisse sacrée m’apparut difficilement en pensé ; celui-ci étant bien trop occupé à ignorer l’ambiance d’une taverne à une heure de pointe de plus en plus proche. Mais l’épreuve, ce qui je dois l’avouer était le plus intéressant pour moi, ignorant jusqu’à la position de trois Temples, me surpris au plus haut point. Des rumeurs sur ces épreuves circulaient pas mal dans les tavernes de toute l’île. La majorité évoquant que la vie du prétendant était mise en jeu. Je n’avais jamais voulu les croire, mais il semblait bien que je devais m’y résoudre.
Après tout, ce chasseur dont j’ignorai encore le nom avait réussi un véritable exploit. Tout un mois, en plus des 24 heures qui suivirent, à rester au sommet d’une tour avec un vent est glacial et un manque d’oxygène évident. –Ceci dit, il ne s’agit là que de rumeurs une fois de plus ou de livre relatant les exploits de son auteur. Les conditions étaient peut-être moins rudes.- Mais l’ami de Jizanaël avait réussi, bien qu’il ne puisse nourrir son corps. Si je n’avais pas eu notre discussion d’avant, jamais je ne l’aurai crû. Mais un homme peut-il vraiment réaliser un tel exploit ?


« Nos univers sont différents, et pourtant ils se complètent harmonieusement. Dites-moi, capitaine Heinason, quelles sont vos plus grandes ambitions ? »


Son regard. Ce fut le premier qu’elle m’adressait directement dans le miens. Cependant j’eu vite détourné mes yeux, attiré par l’extérieur. Observant difficilement au travers de la vitre –qui je l’espère a ressue un lavage depuis- j’observai Philius semblant vouloir me faire comprendre quelque chose. Apercevant une escouade de miliciens, il prit la direction des quais. Je me retournai alors vers la demoiselle avant de lui répondre :

« C’est exact. Et je dois admettre qu’après l’exploit que vous venez de relater, ma nouvelle ambition est de tenter ma chance. En gardant l’espoir de délivrer un Descendant des Dieux capable d’une telle complicité avec son libérateur. »


Je ne voulais pas commencer à raconter -bien que j’appréciais enfin une véritable conversation- mes histoires de familles et de ‘Trésor Ultime’. Mais sans m’en rendre compte à temps, je délivrai une nouvelle réponse.

« Mais vous n’êtes pas dans l’erreur d’avoir utilisé un pluriel car voyez-vous, j’aspire à un
autre rêve. Celui dans lequel mon village est à l’abri de tout danger sans jamais en être inquiété de nouveau, des générations et des générations plus tard… Une fois un tel miracle arrivé, je pourrai prendre la mer pour de plus long et lointain voyage. Alors là, je pense que je ne ferais plus que danser avec la Liberté. Je serai réellement libre… »


Le Capitaine resta un nouvel instant rêveur avant qu’une main heurtant violement une table plus loin ne le fasse revenir à la réalité.

« Enfin, un rêve de marin en plus –termina t-il, un sourire au coin des lèvres-. D’ailleurs, ne partagez-vous pas cette ambition commune à l’Homme pour les Temples ? »


J’étais certain que l’idée de délivrer une Divinité lui était déjà venue. Certains pour la puissance, d’autre pour leur métier, parfois simplement un espoir de compagnie. Mais étrangement, je ne voyais pas Jizanaël dans l’un d’entre eux. –Ou me trompai-je ?-
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Jizanaël

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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 13:46 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« C’est exact. Et je dois admettre qu’après l’exploit que vous venez de relater, ma nouvelle ambition est de tenter ma chance. En gardant l’espoir de délivrer un Descendant des Dieux capable d’une telle complicité avec son libérateur. »
    Une bouffée de bonheur m’envahit. Car je venais d’avancer, d’un pas certes minuscule, mais sans aucun doute nécessaire, sur le chemin de mes rêves. Le désir d’Harmonie, entre nous humains, et Eux, Dieux et Demi-Dieux, avait rencontré le cœur de mon interlocuteur. Car la première étape de la réalisation de cet équilibre amical était la propagation de l’idée, encore reniée voire méconnue par les humains. J’avais réussi à persuader l’un de mes semblables, et je c’était pour moi un triomphe aussi inattendu que merveilleux. Peut-être apporterait-il l’idée jusque dans ses voyages, à ses escales et aux contrées qu’il liait par ses traversées en bateau. Ainsi, les rouages se mettaient en place, et leur aboutissement, quoi qu’encore très lointain, se rapprochait progressivement. Je savais que ma vie ne serait sans doute pas assez longue pour le voir, mais je voulais être de ses précurseurs.
« Mais vous n’êtes pas dans l’erreur d’avoir utilisé un pluriel car voyez-vous, j’aspire à un
autre rêve. Celui dans lequel mon village est à l’abri de tout danger sans jamais en être inquiété de nouveau, des générations et des générations plus tard… Une fois un tel miracle arrivé, je pourrai prendre la mer pour de plus long et lointain voyage. Alors là, je pense que je ne ferais plus que danser avec la Liberté. Je serai réellement libre…
»
    Danser avec la liberté. Tout en me complaisant dans l’excitation que m’inspirait cette image magnifique, je retenais ce que venais de m’apprendre Magnus. Il venait d’un village, qui n’était peut-être pas en sécurité, mais qu’il souhaitait protéger avant toute chose. Avant même de rejoindre la liberté. Certainement possédait-il de la famille là-bas, mais je n’osais pas me perdre en conjectures incertaines. Je me contentai donc d’écouter la suite.
« Enfin, un rêve de marin en plus. D’ailleurs, ne partagez-vous pas cette ambition commune à l’Homme pour les Temples ? »
    Rêves et chimères ; mirages enchanteurs et illusions séductrices. Chaque jour, je m’en nourrissais. Je partais pour accomplir mon propre rêve, dont je ne pouvais même pas évaluer la raison – car c’était une notion que j’avais apprise très tard, auprès des humains. Aussi le rêve de Magnus me semblait parfaitement réaliste, et je ne pouvais que l’admirer d’aspirer à la protection des siens et à la belle liberté. Moi-même partagerais ce premier rêve, si je ne m’étais pas coupé de ma « famille » en toute connaissance de cause. Il ne me restait plus que la liberté à embrasser, et des mirages à explorer. Ainsi était réellement ma vie, aussi réelle qu’imaginaire, mais terriblement enivrante. Néanmoins, je n’étais pas comme la plupart des humains. Car je croyais aux songes les plus tortueux. Je croyais à l’imaginaire, si l’on voulait se donner la peine de le faire entrer dans la réalité.
« Je n’appellerais pas cela une ambition, dis-je en reprenant le fil de la conversation, car ce mot est pour moi relié à la recherche du pouvoir. Or, la libération d’un Demi-dieu n’est pas l’obtention d’un esclave, mais la réalisation de l’Harmonie à laquelle j’aspire. Avez-vous déjà imaginé les humains et les enfants des Dieux vivre ensemble ; partager ce monde ? »
    Je ne pouvais savoir ce qu’il pensait de mes paroles, même si j’en mourrais d’envie. S’il n’adhérait pas à cette idée, il semblait pourtant en être proche. Son cas paraissait de toute façon l’un des meilleurs que j’ai pu rencontrer. Peu importait, dans tous les cas, je parviendrais à amener un semblant d’équilibre, que Magnus soit de mon coté ou non.
« Du moins, c’est ce qui me sert d’ambition. De Rêve. »
    Mon regard se perdit un instant dans ma tasse de thé vide. Puis il revint sur Magnus :
« Capitaine, parlez-moi de votre village.
Si ce n’est pas indiscret, évidemment.
»
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Dim 14 Aoû - 14:07 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Je n’appellerais pas cela une ambition, dis-je en reprenant le fil de la conversation, car ce mot est pour moi relié à la recherche du pouvoir. Or, la libération d’un Demi-dieu n’est pas l’obtention d’un esclave, mais la réalisation de l’Harmonie à laquelle j’aspire. Avez-vous déjà imaginé les humains et les enfants des Dieux vivre ensemble ; partager ce monde ? »


Je m’apprêtai à intervenir, lui montrer que tout ceci ne pourrai demeurer que sous la définition même d’un rêve. Il était évident, en fervent croyant, que l’idée d’un monde où les Saints Temples seraient vidés de leurs prisonniers millénaires avait déjà fleureter avec mon imagination. Mais la Raison et l’Histoire démontraient que ce songe ne pourrait jamais être autre qu’une pensée. Il suffisait de tourner la tête pour comprendre tout ceci, l’Homme ne pouvant déjà vivre harmonieusement avec son voisin.

« Du moins, c’est ce qui me sert d’ambition. De Rêve. »


Oui, le mot était juste. Un rêve qui hélas comme se qui le définit, trouve une fin lorsque nos yeux s’ouvrent. Puisse les miens rester seulement entre-ouvert le plus longtemps possible…
Durant un instant elle se perdit dans sa tasse vide et je me mis à l’imiter avec mon verre, me forçant à ne pas lui entre-ouvrir les yeux. Après un instant assez court, Jizanaël reprit :


« Capitaine, parlez-moi de votre village.
Si ce n’est pas indiscret, évidemment.
»


Je me suis retrouvé sur le point de répondre, content de pouvoir réagir et changer de sujet après avoir garder le silence à sa précédente question, quand un bilan de la situation se glissa dans mes pensées. La chasseresse me savait Capitaine d’un navire nommé Hope –Certes le nom était erroné mais assez proche du vrai- que je venais régulièrement à Lüh bien que je ne m’y plaisais pas et maintenant, que mon port d’attache était mon village natal. Quand à moi, mes connaissances sur cette personne s’arrêtaient à son métier et à l’aventure de deux amis dont la localisation était impossible. Voila ce qui arrivait lorsque je me laissai porter par une conversation avec une personne intéressante. Il était cependant temps pour moi de mettre un terme à tous ces indices –Après tout j’étais un pirate à Lüh- et de me concentrer sur des informations plus concrètes.

« Ne vous sentez en rien offusquée si je préfère garder sous silence les informations le concernant, comme je vous l’ai dis, il n’est pas à l’abri de danger dont les créatures ne sont pas seuls auteurs »


Magnus s’apprêta à poser une nouvelle question avec pour but d’obtenir de réelles informations, mais l’homme ayant tantôt claqué violement sa main sur la table voisine fut projeté sur la leur. Envoyant sur les genoux de leur propriétaire les verres et l’assiette, l’inconnu fit plier la table. Après s’être relevé péniblement, laissant derrière lui une fissure assez impressionnante, l’homme reprit son altercation.

Je ne savais pas comment réagir. Et ce n’ayant aucun rapport avec l’interprétation que pourrait en tirer la fille des Lianör. Non, ce qui me préoccupait dans cette situation, était mon incapacité à résister face à la provocation. De plus, en tant que Capitaine, de surcroît dominant la Mer Intérieur, il m’était insupportable de me retrouver ainsi. Mon incapacité à prendre une décision sur la manœuvre à suivre m’immobilisa, le regard fixant mon verre entre mes pieds.

A côté d’eux, l’altercation perdurait et il n’allait probablement pas se passer beaucoup de temps, avant que le physique, composé sous l’inclination de la table de davantage que le visage de Jizanaêl, n’amène à leur table des prétendants de toutes sortes. Comme quoi, si cela se passait, il n’était pas bon d’être une femme à cette heure dans une taverne…

Je suis désolé, ce post est vraiment pas terrible =/ Et en plus je te refile tous comptes faient, la décision pour la suite x)
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Jizanaël

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MessagePosté le: Lun 15 Aoû - 17:29 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Ne vous sentez en rien offusquée si je préfère garder sous silence les informations le concernant, comme je vous l’ai dis, il n’est pas à l’abri de danger dont les créatures ne sont pas seuls auteurs.
- Je ne suis en rien offusquée. Je comprends. »
    Ou du moins, j’essayais de comprendre. Comment pouvait-on être attaché à un lieu à ce point ? C’était quelque chose de terriblement illusoire pour moi, qui prenais chaque recoin d’Arcane pour ma maison. Le petit pavillon que je m’étais acheté me servait seulement à entreposer mes affaires, mais jamais je n’avais créé d’attache sentimentale avec, encore moins avec la ville qui l’abritait. J’allais et venais, campant ici et là, sans avoir à me soucier de la sécurité d’un quelconque endroit ni de quelconques personnes. Enfin, c’était là une philosophie qui n’appartenait qu’à de rares personnes, à ce que je pouvais constater : même un navigateur tel que Heinason ne pouvait se tourner vers la Liberté en raison de ce lien.

    J’avais deviné au précédent silence du capitaine qu’il trouvait mes aspirations absurdes, et sans doute ne m’avait-il pas répondu car il ne souhaitait pas me vexer. Je ne l’en aurais pas tenu rigueur, loin de là, mais une certaine déception s’instilla en moi. Encore un qui n’adhérait pas à ma vision de l’idéal. Encore un dont l’esprit devenait lui devenait un obstacle à franchir. La seule façon de persuader les autres semblait décidément de devenir un exemple. Le moment était-il venu d’aller délivrer l’un des enfants des Dieux ? Mon cœur se mit à battre rien qu’à cette idée.

    En parlant de « battre », un duel s’était engagé à la table voisine, et l’un des combattants finit par tomber sur notre propre table. Robuste, il avait créé une inquiétante fissure. Sans s’excuser, il reprit sa violente entrevue. Consciente qu’il ne me serait pas bénéfique de rester ici, je commençais à me préparer à partir. Cependant, l’un des compagnons du robuste homme cessa de l’encourager pour se diriger vers nous. Ou plutôt, vers Magnus.
« Eh, toi ! vociféra-t-il, tu voudrais pas partager ta prise ce soir ? »
    Devinant sans mal que je venais de me faire traiter comme le vulgaire butin d’une chasse, je lançai à l’inconnu un regard empli de mépris. Puis je me retournai discrètement vers Magnus. Ses intentions étaient-elles réellement bonnes ? Avait-il voulu me séduire par ses belles paroles et son élégante allure ? Ou bien était-il tel qu’il se montrait, valeureux et honorable capitaine ? Il était en tout cas trop tard pour se poser ce genre de questions.
« La seule chose que tu obtiendras ce soir, c’est une flèche plantée entre les deux yeux, si tu continues ainsi. »
    J’avais parlé d’une voix calme, qui contrastait étrangement avec la dureté de mes paroles. Peut-être que cela lui ferait peur, à moins que cela ne suffise à lui prouver ma faiblesse. Avec prudence, je glissais ma main sur mon arc, histoire de montrer que ma menace était tout ce qu’il y avait de plus réaliste si certains souhaitaient en avoir le cœur net. D'ailleurs, de nombreux visages s'étaient tournés vers nous, attendant impatiemment que les délibérations fassent place à l'action.
Aucun problème, ça fait travailler ma pauvre imagination rouillée! x)
Quant à moi, j'espère t'avoir assez inspiré...
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Magnus Heinason

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MessagePosté le: Ven 2 Sep - 18:42 (2011)    Sujet du message: Rendez-vous de dernière minute Répondre en citant

« Eh, toi ! Vociféra-t-il, tu voudrais pas partager ta prise ce soir ? »


En réponse je lui offris mon silence, me contentant de ramasser mon verre avant de le poser dans un grossier équilibre sur la table. Je ne perçu pas le regard de Jizanaël, ni même celui de Philius revenu dans le champ de la fenêtre. Mon caractère, mes principes et ma dignité me poussaient à dégainer pour réparer le tort commis envers la chasseresse. Mais hélas, Dame Raison était déjà en ma compagnie. Si je sortais ma lame et que justice je rendais moi-même, la milice m’arrêterai. Et en tant que Capitaine de piraterie, Ce ne m’étais pas favorable.

«La seule chose que tu obtiendras ce soir, c’est une flèche plantée entre les deux yeux, si tu continues ainsi. »


Une voix calme pour de si dures paroles. Quel fascinant contraste prêtant le sourire. C’est ce moment qui décida de la suite. Certes il s’agissait d’une demoiselle mais j’en oubliai son équipement et ses capacités liées au difficile métier qu’est la chasse. Je ne pense pas qu’un garde du corps lui soit utile, et même qu’avec sa vision des choses elle l’acceptera. Notre discussion de dernière minute venait de toucher à sa fin, et il me fallait retrouver mes hommes pour les guider vers leur famille.
Calmement je me levis, regarda Jizanaël en évitant son regard, esquissa un triste sourire et pris le chemin du bar. Là, je déposai une bourse se voulant suffisante pour notre table, et poursuivit ma route jusqu’à la porte que je franchis. Non loin, Philius me rejoignis rapidement.

Nous entamâmes une discussion ayant pour but une ronde milicienne à quelques pas de nous, des marchandises fort peu intéressantes dans les navires et, ‘cette jolie rousse’ à ma table. En quelque mots je lui expliquas qu’il s’agissait d’une chasseuse à qui j’avais prêté l’oreille dans le but de soutirer des informations, et que de questions en réponses, je mettais trouvé à apprécier sa compagnie. Mais qu’une fois les soucis arrivés, j’avais pris la discision de m’éclipser de peur de maintenir mon équipage à quai et retarder les retrouvailles avec leur famille. Car soyons franc, jamais ils n’auraient pris le large sans moi.

Je fus surpris de sa réaction. A la limite de m’engueuler, il me soutenu que nous étions différent. Qu’en agissant de la sorte, c’est au bourgeois que je ressemblait ou aux pirates de bas étage n’ayant pour principe que leur confort. De dures paroles pour une vérité tout aussi déplaisante. Oui je suis le Capitaine de pirates, oui j’ai mis à mort un grand nombre d’hommes, ruiné des vies et mis à feu des villages. Mais est-ce ceci qui celait mon destin ? Je ne pense pas. Cette Jizanaël Lianör avait bien trop de similitude avec mon comportement et son optimisme m’avait conquit. Tout réaliste cherche un rêveur, et je venais de trouver la mienne.

Des rires s’élevèrent dans la taverne lorsque je fis à nouveau face à sa porte. D’un commun accord silencieux, Philius avait accepté de garder la porte contre toute entrée milicienne, ce qui me laissait amplement le temps de me divertir. La porte s’ouvrit encore lorsque j’atteignis le comptoir où je déposai une nouvelle bourse, m’excusant déjà des prochains dégâts. Retirant un tabouret à un pauvre homme, je traversai sans ralentir les spectateurs pour arriver aux deux ivrognes. L’un était bien plus imposant que l’autre, tout deux sans armes. Fort bien, la mienne restera au fourreau. Je ne pris pas le temps d’entendre ce qui se disait, de regarder si des coups avaient été donnés et à vrai dire, je ne pourrai pas affirmer que la chasseresse soit encore assise à sa place.

Mes bras se levèrent, tenant avec fermeté les pieds du tabouret, que je fis percuter sur la nuque du plus coriace. L’intelligence ne prônait qu’une solution dans un tel cas si l’on décidait de se battre. Mettre inconscient le plus costaud rapidement et faire comprendre au moins avantageux qu’il n’était pas de taille. Ainsi, une fois le premier à moitié allongé au sol, je poursuivis d’une bonne droite sur la tempe du plus faible qui, sans retenue, s’allongea sur la table voisine. Je gardai mon regard sur lui, tournant ainsi le dos aux deux autres, tandis que je m’adressai à Jizaaël :

« Dites moi maintenant, où est votre harmonie ? »


Je n’eu même pas le temps d’entendre une éventuelle réponse qu’une forte pression sur mon cou se fit sentir. Plus résistant que je ne l’avais imaginé ce gorille. Mais bien des fois je m’étais retrouvé ainsi étranglé et, prenant appuis d’un pied sur la table où siégeait toujours le plus faible, je me propulsai sur mon ancienne table, dont le bas du dos de mon assaillant fit connaissance. Mais hélas, cela n’avait en rien suffit. L’oxygène continuait à me manquer.

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