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Un travail pour une errante ?

 
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Shyva

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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 14:23 (2011)    Sujet du message: Un travail pour une errante ? Répondre en citant

Cela faisait maintenant plus de trois jours que j'avais quitté le temple de l'air. J'avais alors pris le chemin de Lüh, la capital d'Arcane, laissant à Shravenn le choix de me suivre ou non. Mon compagnon avait alors décidé de profiter de sa nouvelle liberté en restant à mes côtés ce qui m'étonna mais en même temps me ravie. Nous entamâmes alors notre périple à pied dans ce nouveau monde par une longue marche que je savais d'or et déjà douloureuse mais aussi bienfaitrice. Après tout c'était là le prix à payer de ma liberté.
J'avais donc commencé ma route, parcourant la lande luxuriante et ses magnifiques plateaux. Je n'eus pas de mal à vivre en ce lieu, chassant et cueillant ma pitance bien que je dus faire preuve de prudence avec les monstres errants et ce, même si Shravenn était près de moi. Cependant cette étape se passa bien et je réussis à atteindre le désert ambré sans mal bien que nous dûmes affronté quelques monstres agressifs. Là, Shravenn disparut, probablement partis errer seul et je poursuivis ma route en suivant la côte, évitant de pénétrer les terres et ainsi de faire de mauvaises rencontres. Je rencontrai alors quelques nomades qui partagèrent un repas avec moi en échange d'un peu d'aide et de quelques récits. Le lendemain nous nous saluèrent et j'entrai un peu plus tard de ma journée dans le territoire de la rivière blanche où je retrouvai Shravenn. Je remarquai alors l'augmentation de la vie humaine et put alors trouver des voies de transport plus large et plus rapides et ce, même pour les piétons. Cependant il fallait cette fois prendre garde aux bandits et je me joignis alors à un convois contre quelques chants et un peu de travail de protection en échange de leur transport. Cependant même ainsi nous fûmes agressés par une bande de bandits que nous parvînmes à mettre en déroute avant d'arriver au abords de la ville de Lüh.
La première chose qui me secoua fut l'immensité de la capital. Même moi qui avait vécu dans l'une des plus grosses cités des plaines luxuriantes, je restais muette face à l’exubérance de cette ville. Tout y semblait poussé et déformé. Certaines demeures ressemblaient à des palais et d'autres n'aurait même pas mérité le nom de maison ou même de masure. Les rues pouvait être aussi large qu'une maison justement ou aussi petit qu'un passage d'homme. Les gens eux-mêmes semblaient vouloir égaler l'hétérogénéité des lieux. Les couleurs de peau, de vêtements et les allures se mélangeaient dans cette foule braillarde et gesticulante. Des enfants couraient en tout sens, poursuivis par des chiens gueulards, poussant les soulard de l’après-midi dans le caniveau malodorant.

Je quittai l'abri du convoi, saluant une dernière fois le capitaine et les sien puis m'engageai dans la foule en compagnie de mon Invocation qui en faisait reculer plus d'un. Ce qui ne m'empêcha pas pour autant de resserrer les pans de ma cape et de mettre ma capuche sur ma tête. Ma démarche se fit glissante afin d'esquiver ses corps et leurs danse frénétiques sur la chaussée, cherchant un quelconque point de repère pour une ou deux informations. J'entraperçus alors une place et au vus de la grandeur, je me permis de penser que je venais d'atteindre la grande place.
Cependant je désirais avant tout faire un arrêt pour manger, ayant l'estomac vide depuis la veille au soir. J'entrai alors dans une taverne et commandai un repas pour moi et Shravenn ce qui allégea ma bourse de dix huit tsuris. L'odeur de notre repas n'avait rien de bien attirant mais je ne fis pas la fine bouche, me contentant d'avaler la pitance en pinçant du nez, me promettant d'aller chasser aux abords de la ville pour Shravenn et moi-même. Alors que je terminai mon repas, je vis un panneau gigantesque où de nombreuses notes semblaient avoir été épinglées. N'hésitant pas une seconde je m'en approchai et entamai une recherche. Il y avait là nombre de métiers et je ne savais que choisir car à dire vrai je ne savais pas vraiment de quoi j'étais capable. Cependant une affiche m'attira particulièrement. Le salaire était bon à n'en pas douter mais les horaires, eux n'étaient pas spécifiés, ni les compétences demandés.... Je questionnai alors le tavernier afin de savoir où se trouvait l'armurerie et me décidai de tenter le coup, après tout qui ne tentait rien, n'avait rien n'est-ce pas ?

Après avoir pris les indications fournies, je quittais étouffante taverne et pris aussitôt le chemin de cette armurerie. J'arrivai quelques minutes plus tard devant et observai la vitrine où se trouvait de magnifiques pièces d'armes. Celui ou celle qui les forgeait avaient du doigté à n'en pas douter et je pouvais aussi constater que la manufacture des pièces possédait de très belles finitions. J'entrai alors dans la boutique, faisant teinter légèrement la sonnette de l'entré. Je retirais alors ma capuche ainsi que mon masque, jugeant que j'étais désormais bien assez loin de chez moi pour me le permettre. J'entrepris alors d'observer les armes, m'arrêtant sur les lances et les épées, délaissant plutôt les haches et les faux qui, bien que je savais les manier, me paraissait moins pratiques que les deux autres catégories. Je m'arrêtais sur la vipéria, une lame que j'avais déjà manier et que j'avais aimé pour sa rapidité et sa légèreté. Cependant mon regard se posa sur l'arme situé à côté où se trouvait une Durane. Son poids était légèrement plus conséquent mais sa résistance elle, était tout à fait valable ainsi que sa maniabilité. J'observais un instant l'arme, la détaillant, cherchant la moindre erreur dans sa conception mais, n'en trouvant aucune ainsi j'envisageais de croire que celui ou celle qui les forgeait était réellement doué mais bon je savais aussi qu'une arme ne pouvait être bien jugé que quand elle était utilisé...

Soudain je perçus des bruits de pas et me détournai, quittant la contemplation des armes pour me tourner vers une des membres du personnel semblait-il ? Je lui fis un léger signe de tête ponctué d'une salutation verbale avant de demander simplement :


"Le propriétaire du magasin est-il là ? Je viens suite à l'annonce de demande d’assistant qui a été mise à la taverne. Je voudrais me proposer pour cette place et en savoir surtout un peu plus sur cette dernière."

Je regardai l'inconnue, ne sachant dire si j'avais fait une entrée correct en matière. Après tout j'avais vécu dans un palais et même avec mes manières de garçon, je pouvais peut être paraitre trop... maniéré qui sait... Mais bon j'avais besoin d'un travail pour quelques temps afin de me faire un peu d'argent pour mes prochains voyages et ce dernier semblait tout à fait acceptable et au vue de la qualité des armes, je pouvais croire que celui ou celle qui les forgeait était droit et méticuleux ce qui ne pouvait que me plaire... enfin je crois...
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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 14:23 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Ariez
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MessagePosté le: Ven 24 Juin - 22:18 (2011)    Sujet du message: Un travail pour une errante ? Répondre en citant

Ce n'était pas une bonne période pour Ariez, pas du tout. Elle tenait à sa beauté comme n'importe quelle vendeuse rencontrant souvent des clients masculins. Mettre en avant ses atouts était l'une des choses qu'elle savait le mieux faire pour garder ses clients, car elle n'avait pas du tout la fibre commerciale... Alors comment pourrait-elle survivre dans ce milieu hostile, en étant autant défigurée ?! Qui la regarderait sans hausser un sourcil, sans sourire, sans rire, sans s’esclaffer maintenant qu'elle avait perdu son atout principal, ce qu'elle chérissait le plus chez elle : sa belle chevelure noir.

Évidemment, elle oubliait complètement l'éventualité qu'une mèche de cheveux, ça repousse, et qu'en attendant elle pouvait toujours poser des rajouts sur l'endroit tristement victime de l'incident de la rivière blanche. En effet, durant sa promenade avec Dimento à la rivière, un Delicio, un monstre répugnant, avait prit soin de lécher des cheveux d'Ariez et d'y apposer sa bave, visqueuse, puante, et surtout collante. L'eau de la rivière avait sans aucun doute limité les dégâts, qui si on n'avait pas réagit tout de suite avant que la colle ne prenne partout, aurait sans doute forcé Ariez à se débarrasser de ses cheveux sur toute la partie droite de son crane, et donc, pour ne pas avoir l'air de souffrir du syndrome de négligence unilatéral, elle aurait du perdre tout ses cheveux. S'en serait suivit la disparition d'Ariez pendant plusieurs années, le temps que ses cheveux repoussent jusqu'à ses hanches. Cependant l'eau de la rivière n'avait pas pu tout enlever, une bonne mèche de cheveux d'Ariez restait englué, elle fut contrainte de la couper, laissant apparent un trou d'environ 1 cm de diamètre sur le haut de sa chevelure, circonférence non négligeable qui apparaissait pour Ariez comme un trou béant, par lequel disparaitrait toute sa crédibilité.

Les bruits de pas que Shyva entendait n'était autre que les pas précipités d'Ariez, partout dans l'armurerie, à la recherche d'elle ne savait quoi qui pouvait bien l'aider à se cacher. Elle n'avait pas entendu la venue de la jeune fille dans sa boutique, ce n'est que quand elle s'adressa à elle qu'elle la remarqua, elle se retourna un peu paniquée, craignant déjà les moqueries.


"Le.... poste ?"

Dit elle interrogative le temps que ses pensées quittent sa petite personne pour en revenir à son commerce d'armes.

"Ah oui ! Le poste ! Mais... Que voulez vous savoir ?"

Pendant qu'elle lui parlait elle prenait soin de cacher la "zone" en exposant à Shyva que son profil gauche. Mal à l'aise derrière son comptoir aucune idée brillante ne lui vint, ses pensées étaient loin, très loin de son travail. Il n'était pas sûr qu'elle écoute ce que Shyva lui répondait, la jeune fille serait d'ailleurs probablement engagé même en racontant n'importe quoi.

Pour ce qui est de Shravenn, s'il était là, c'était sans doute la dernière chose qu'elle remarquerait au monde, beaucoup trop perdue dans ses pensées. Tandis qu'elle feignait d'écouter Shyva, une idée lui vint, une idée géniale, qui n'enlèverait rien à l'esthétique de son visage tout en camouflant LE défaut.

"Ho Je sais !!"

S'exclama t-elle, coupant peut être la parole à Shyva. Elle repartie immédiatement dans les tréfonds de la boutique, on l'entendit monter des escaliers grinçants, trépigner à l'étage, puis finalement redescendre peut de temps après, un bandeau noir stratégiquement placé là ou ses cheveux avait été sacrifié. Elle se retourna vers Shyva, visiblement l'air ravie de sa trouvaille, et lui dit tout naturellement sans comprendre l'étrangeté de la situation qu'elle créa :


"C'était pourtant si évident comme solution ! Vous ne trouvez pas ?"


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MessagePosté le: Mer 29 Juin - 14:06 (2011)    Sujet du message: Un travail pour une errante ? Répondre en citant

Quelques jours déjà s’étaient écoulés depuis que Shyva m’avait délivré de ma prison lugubre, et j’avais pourtant l’impression que je ne parcourais le monde en toute liberté que depuis une heure. Retrouver le plaisir d’aller où bon me semblait pour m’emplir le cœur des merveilles du monde après tant de siècles d’emprisonnement… C’était comme naître à nouveau et je retrouvai presque l’émerveillement qui avait été le mien quand Aer m’avait créé.

Si je pouvais profiter pleinement de ma situation, je savais cependant à quel point je la devais à ma Liée : non contente de m’avoir sorti de ma prison exigüe, elle m’avait offert la liberté d’être libre de mes déplacements et de mes actes après avoir risqué sa vie pour m’avoir à ses côtés. Conscient de ce que je lui devais, mais appréciant aussi sa compagnie de par nos caractères similaires, je fis donc le choix de continuer ma route à ses côtés, non sans m’éclipser pour quelques escapades nocturnes.

J’avais pu constater avec plaisir que les Dieux s’étaient efforcés de recréer de nombreuses merveilles sur ce nouveau monde, qu’Ils avaient agrémenté d’une grande quantité de créatures plus dangereuses les unes que les autres. Peut-être que d’avoir de réels prédateurs empêcheraient les humains d’être eux-mêmes leurs propres proies ? Curieux de voir comment la situation avait évolué et de comprendre les nouvelles règles régissant ce monde, j’attendais que l’obscurité de la nuit recouvre les terres pour observer la vie de ces créatures et d’étudier leur interaction avec l’île, sachant mon Invoqueuse à l’abri parmi la caravane qu’elle avait rejointe. Je me gardais cependant bien d’entrer en contact avec elles, me considérant trop faible suite à ma récente libération pour les affronter, et me contentais donc de les suivre à quelques mètres, silencieux et invisible.

J’observais aussi la vie des humains pendant le jour, et retrouvais en eux ce qui faisait leur hétérogénéité, capables du meilleur comme du pire. J’avais pu rencontrer des âmes que je jugeais comme pures, cherchant à aller vers le haut, à accomplir leurs rêves dans le respect de celui des autres, et j’avais pu voir des humains attirés uniquement par leurs instincts primaires, que Shyva ne manquait d’ailleurs pas de susciter chez les hommes, ou bien encore par le pouvoir ou l’argent, qui avait refait son apparition sur ce monde.

L’idée d’aller à Lüh me plut particulièrement, car comme c’était selon les dires de ma Liée la capitale humaine, elle serait le meilleur endroit pour observer où en était l’humanité. La ville en elle-même s’avéra être un chef d’œuvre d’architecture, du moins si on ne s’arrêtait pas aux taudis l’entourant. Ses murailles s’élevaient fièrement dans le ciel, la protégeant des assauts des bandits, tandis que seuls les bâtiments les mieux construits dépassaient de ces dernières, laissant apparaître des tours majestueuses et des manoirs dignes d’un roi.

À l’intérieur, on observait cependant un mélange moins homogène : on pouvait trouver des masures plus petites encore que ma cellule dans le temple de l’Air, des bâtiments qui ne tenaient debout probablement que parce que les murailles empêchaient le vent de souffler dessus, des rues de toutes sortes de dimensions allant dans tous les sens, et partout des troupeaux d’humains, caractéristique indécrottable des cités, qui vaquaient à leurs occupations, beuglant ici pour vendre des denrées de plus ou moins bonne qualité, se chamaillant là à propos d’une charrette encombrant la rue, ou encore débattant avec de grands mouvements de mains des dernières rumeurs.

Les Invocations ne semblaient pas très nombreuses et je ne croisai que peu de mes frères, qui semblaient former un ensemble aussi disparate que les humains, avec ici une Invocation suivait son maître avec un air totalement terne et soumis quand ailleurs on voyait une fille de Dieu s’énervant avec colère sur celui qui devait être son libérateur, à tel point qu’on pouvait se demander qui était l’esclave de qui. Je pus constater une fois de plus la chance que j’avais eu que ce soit Shyva qui choisisse la porte de ma cellule et pas une autre.

Nous nous rendîmes dans une auberge miteuse où ma Liée put se sustenter après que je l’eus empêchée de me payer une ration : je n’éprouvais pas la faim et je pouvais donc bien me passer de manger un repas qui n’avait rien d’attirant, surtout contre l’argent de Shyva qui lui serait sûrement plus utile pour autre chose. Je me contentai donc d’observer une fois de plus les différentes personnes passant dans l’auberge, allant du soulard au visage marqué par son addiction à l’alcool au fier mercenaire cherchant un employeur. La plupart m’évitaient du regard quand certains cherchaient à me fixer avec un air de défi ou de haine. Visiblement mes frères et moi ne faisions pas l’unanimité, mais cela m’était égal.

Après ce repas frugal nous nous dirigeâmes vers le panneau qui semblait rassembler les demandes des humains ayant besoin des services de leurs semblables. On y trouvait beaucoup de mercenariat, des demandes de protections, quelques messages plus tordus, et des offres d’emploi. C’est à l’une de celle-ci que Shyva s’intéressa, à un poste dans une armurerie plus précisément. Je n’aimais pas le feu, mais je me gardai bien de protester. J’essaierais d’apporter mon aide à ma Liée, mais je craignais de ne pouvoir être très utile dans une tâche si éloignée de mon élément naturel.

Une fois sortis de l’atmosphère étouffante de l’auberge enfumée, nous allâmes donc dans la rue commerçante pour nous arrêter devant le magasin concerné, après avoir accompli l’exploit de ne pas nous perdre dans les ruelles tortueuses de la ville. Il y avait là un étalage d’armes de très belle facture, montrant aux passants qui auraient osé en douter que la forge et l’armurerie étaient aussi des formes d’art, et que visiblement le propriétaire de ce magasin était bien un artiste. Je ne pus apprécier les qualités martiales de ces armes, mais je pouvais admirer leur beauté mortelle.

Shyva entra et je décidai de rester pour le moment à l’extérieur pour regarder les autres échoppes où visiblement on pouvait trouver tout et n’importe quoi. Je l’entendis adresser la parole à l’humaine qui se trouvait à l’intérieur après quelques minutes d’observations, ce à quoi son interlocutrice répondit d’une voix hésitante, et visiblement légèrement paniquée. Intrigué je passai ma tête à l’intérieur pour voir une humaine qui dans les normes de son peuple devait passer pour fort jolie, mais qui se tenait de profil, comme si elle avait une horrible balafre de l’autre côté du visage. Elle semblait à des milliers de lieues de la question que lui avait posée mon Invoqueuse. Peut être que des pensées la tourmentaient, ou bien qu’elle n’était pas la propriétaire du magasin et ne pouvait y répondre…

Finalement, elle repartit aussi vite qu’elle était venue après une expression digne d’un chercheur venant de trouver la clé d’une énigme pour revenir quelques minutes plus tard un bandeau sur la tête, qu’elle nous présenta comme ce qui semblait être la plus grande découverte du siècle. Cela me fit sourire, cette humaine en plus d’être une artiste était originale, et j’aimais bien les gens originaux. Je répondis alors pour signaler ma présence, sans me départir de mon sourire et avec une petite pointe de taquinerie :


« Judicieux ! Il faudra garder le secret de cette trouvaille pour ne pas se la faire dérober ! »


Puis craignant de compromettre le désir de Shyva de postuler ici, j’ajoutai :


« Jolies armes que vous avez ici en tout cas, je suppose que leur fabrication doit aussi receler des secrets d’artisan… »

Après quoi je laissai à ma Liée le soin de réitérer sa demande que notre vendeuse semblait avoir oubliée. Je ne savais de toute façon pas exactement ce qu’elle cherchait et n’avais donc pas à avoir un rôle principal dans la conversation.
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Shyva

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MessagePosté le: Jeu 30 Juin - 15:40 (2011)    Sujet du message: Un travail pour une errante ? Répondre en citant

L'inconnue semblait bien perdue dans ses pensées quand je l'abordai. Elle cafouilla légèrement et ne me fit pas face ce qui m'étonnai quelques peu. Essayait-elle de me déstabiliser ? Ne le sachant réellement je préférais alors faire ma demande pour le travail, la questionnant sur ce qui serait demander à l'assistant ainsi que les compétences qui pouvaient être recommandé. Cependant plus je poursuivais mon monologue et plus mon interlocutrice semblait se perdre dans son univers centré sur une chose probablement horrible au vue de ses traits tendus.

Soudain une exclamation s'échappa de ses lèvres et le jeune femme fit volte face, me permettant ainsi d'apercevoir un trou dans sa chevelure légère avant qu'elle ne disparaisse comme un ouragan dans les tréfonds de la boutique. Je restais alors immobile, interloquée, me demandant si je devais m'énerver et refuser cet affront ou tout simplement faire fit de son comportement déplacé et peu commercial. Alors que je méditais sur ce choix, elle surgit à nouveau comme un rayon de soleil, le visage désormais rayonnant comme si sa recherche acharnée à l'étage s'était révélé être un acte divin. Je restais un instant interdite comprenant que c'était le bandeau sur sa tête qui semblait combler son bonheur puis haussa un sourcil avant de demander :


"Pourquoi vous voulez vous cachez les cheveux ? Ils sont très beaux vous savez, même s'il faut oublier ce petit trou sur le côté mais bon si vous n'aviez pas bougé comme une furie, je ne l'aurais pas vu... Enfin bon dans tous les cas ce bandeau vous va à ravir. Pouvons-nous en revenir au poste ?"


Sans le savoir je venais surement de jeter un poignard dans le coeur de celle qui était ma potentielle employeur et que, sans vergogne j'avais appuyé dessus avant d'aborder un sujet important à mes yeux, ma potentielle embauche. Je déglutis avant de jeter un regard à Shravenn, lui souriant légèrement. Ses remarques me firent doucement sourire et m'encouragèrent à prendre ce manque de politesse à la rigolade ce qui n'était pas un mal car j'avais absolument besoin de travail.

"Enfin bon, pourrions-nous revenir à l'entretien ou êtes-vous trop occupée pour me recevoir quelques minutes ?"

Mon ton était poli mais ma phrase, elle, était très mal formulée et la jeune femme pouvait très bien le prendre mal si elle avait un orgueil. Mais à dire vrai je ne me rendis même pas compte de mon attaque de front quelque peu cassant...
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Ariez
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MessagePosté le: Dim 3 Juil - 21:42 (2011)    Sujet du message: Un travail pour une errante ? Répondre en citant

Ariez se sentit extrêmement fière de sa trouvaille. Elle se sentait futée, comme si elle avait découvert quelque chose de révolutionnaire qui changerait la face du monde. Elle se sentait comme la première dans ce bas monde à faire cette trouvaille, et d’ailleurs, elle se dit que personne d'autre qu'elle n'aurait put être assez ingénieux pour trouver ça. Elle fut d'ailleurs maintenue dans cette douce illusion par une voix qui lui annonça que cette trouvaille était judicieuse, et qu'il fallait en garder précieusement le secret. Elle hocha légèrement la tête avec une mine ravie, approuvant (et même buvant) ces douces paroles qui allaient dans sons sens. Elle s'interrogea finalement sur la provenance de cette voix et remarqua Shravenn, une magnifique invocation au pelage sombre, qui part son allure féline pouvait appartenir à la Terre, mais qui semblait souple et agile comme une invocation d'air. Elle ne sut donner son élément, mais quelqu'il soit il serait utile à la boutique, si bien sûr Shyva lui demandait un coup de main. Après tout Ariez comptait bien se faire aider par Dimento...

Si Shravenn avait su la flatter dans son égo, sur un ton peut être un peu moqueur, ce n'était pas du tout la même affaire avec Shyva, qui pour le coup manqua beaucoup de tact en enfonçant le couteau pile là ou ça fait mal. Ce trou, qu'elle ne voulait pas qu'on voit, qu'elle avait si bien caché sous son bandeau, était encore visible pour Shyva qui en garderait un souvenir risible et impérissable. Comment pourrait-elle prendre Ariez au sérieux comme employeuse, si elle avait dans sa mémoire l'image d'une chevelure trouée ?

Les joues d'Ariez virèrent au rouge, un mélange probablement de colère et de honte, interloquée, elle ne sut que répondre. Elle resta proscrite, sans bouger ni ciller, ne sachant ni quoi répondre ni quoi faire. Elle avait vraiment besoin d'aide à la boutique mais pouvait-elle accepter l'aide d'une personne à la fois si polie dans ses manières et si blessante dans ses mots? Elle prit une grande inspiration, on aurait dit d’ailleurs qu'elle se préparait à hurler, mais finalement c'est cette couleur rouge sur ses joues qui s’effaça progressivement.

Cette jeune demoiselle face à elle focalisa la conversation sur le travail qu'elle souhaitait obtenir, l'impulsivité d'Ariez lui donnait réellement envie de la jeter dehors en lui criant dessus, peut être avec un ou deux coups de balais pour les effets dramatique, pour lui montrer un peu, que personne n'a le droit de se moquer d'elle, mais une partie plus raisonnable d'Ariez lui dit que cette jeune demoiselle si polie dans son ton, ne devait simplement pas se rendre compte du mal que les mots pouvaient faire. Ariez connaissait ça, Sheiko était atteint du même mal, lui aussi parlait simplement comme il pensait les choses, sans doser ses mots et ses remarques. Bien sur l'intention de Shyva n'était pas de se moquer mais la sensibilité d'Ariez en avait prit un coup, et son égo aussi.

"Pour ce poste, il suffit juste d'accueillir les clients, nettoyer et ranger les armes. Je n'accepte pas d'aide dans la petite forge de l'arrière boutique. Les horaires sont aménagés en fonction des disponibilités de l'employée, et le salaire est calculée suivant les heures effectuées. Cependant, il nécessite un minimum de patience, beaucoup de tact, beaucoup, beaucoup de tact. "

Elle la regarda avec un regard qui se voulait inquisiteur, comme pour lui faire comprendre qu'elle avait manquer de tact avec elle, et qu'elle attendait des excuses.

Il n'était pas dit que de simple excuse suffisent, Ariez était assez rancunière et il était probable que Shyva, si elle voulait bien du poste, en entende parler encore très longtemps après s'être excusé, même être une employée modèle ne suffirait pas remédier à cela, malheureusement, le coté tétue et puéril d'Ariez considéré comme une faiblesse de pardonner quelque chose (d'aussi insignifiant) aussi facilement.



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MessagePosté le: Mar 5 Juil - 09:26 (2011)    Sujet du message: Un travail pour une errante ? Répondre en citant

Je fus rassuré de voir que mes propos n’avaient pas contrarié notre interlocutrice, et même qu’elle semblait les avoir pris au premier degré. Cela me fit sourire, mais ce n’était pas une mauvaise chose que de caresser dans le sens du poil la potentielle employeuse de Shyva. Je vis cependant la tête de la propriétaire de l’armurerie se décomposer au fur et à mesure des remarques de mon Invoqueuse à propos de la chevelure à laquelle elle semblait tant tenir, et une fois qu’elle eut terminé de poser ses questions, un lourd silence pesa sur la pièce.

On aurait presque pu entendre Ariez bouillir telle une cocotte-minute d’avant apocalypse, et la couleur de ses joues correspondait d’ailleurs bien à la métaphore. Elle semblait partagée entre l’envie d’étrangler ma Liée sur le champ pour cet outrage – ce à quoi je me serais évidemment interposé, blasphème capillaire ou pas – et la tentative de se contenir en prenant les paroles de Shyva pour ce qu’elles étaient, c’est-à-dire des paroles maladroites, mais sans mauvaise intention. Je découvris d’ailleurs ainsi que mon Invoqueuse, tout juste sortie du cocon familial, si elle se débrouillait parfaitement pour ce qui était de la survie, la chasse et le combat, éprouvait encore quelques difficultés pour ce qui était des relations sociales dans la vie de tous les jours. Il faudrait que je me renseigne sur les habitudes locales pour tenter de l’aider.

Pour commencer, je me décidai à briser le lourd silence qui pesait dans l’armurerie en tentant de faire penser à autre chose à notre interlocutrice, mais cette dernière me devança, après un retour à sa couleur de peau normale aussi rapide que l’arrivée de sa colère, pour expliquer en quoi consistait le travail, et pour donner des explications sur les horaires et la rémunération, en précisant avec une grande délicatesse que le poste demandait justement beaucoup de tact. Un poste de vendeur pour ce que j’en avais compris. Bien, ça m’éviterait de jouer avec le feu, mais je ne voyais pas en quoi je pourrais être très utile à la vente… Si ce n’est pour adresser la parole aux clients.

Après ses explications, je vis qu’Ariez avait gardé une moue quelque peu colérique, visiblement elle n’avait toujours pas avalé les remarques de ma Liée et attendait des excuses, que je ne pouvais pas donner à sa place. Cependant je pris tout de même de nouveau la parole, dans l’espoir de changer les idées de notre interlocutrice dans l’immédiat, n’hésitant pas à flatter son ego puisqu’il semblait visiblement bien le prendre :


« Merci pour vos explications, noble dame. Mais je viens de constater que j’ai manqué de la politesse élémentaire et ne me suis pas présenté. Vous conviendrez cependant que votre idée brillante et la beauté des œuvres exposées ici m’avaient accaparé l’esprit. Je suis Shravenn, fils d’Aer, Invocation au service de ma jeune Liée ici présente, qui m’a libéré il y a peu. »

Je me gardai de préciser l’identité de Shyva, sachant qu’elle cherchait à se cacher de sa famille, et ne voulant pas lui imposer un faux nom qui ne lui conviendrait pas. Je continuai donc sur un autre sujet :


« Veuillez excuser la rudesse de ma demande, mais j’aimerais me rendre utile, pourriez vous en ce sens me préciser en quoi une Invocation de l’Air pourrait se rendre utile à votre armurerie ? »

J’appuyai mon discours d’un brillant sourire qui avait toujours eu avant l’Apocalypse son petit effet, tout en espérant que Shyva s’excuserait pour ce qui apparaissait comme étant une terrible bévue.

CLÔTURE DU SUJET POUR CAUSE D’INACTIVITÉ
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:35 (2016)    Sujet du message: Un travail pour une errante ?

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