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Discution mouvementée

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'ile d'Arcane - Forum RPG Fantasy Index du Forum -> -> Le Désert Ambré
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Aslan

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MessagePosté le: Dim 8 Mai - 12:06 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

"Partons."

Le mot tant espéré par bien des Demi-dieux raisonna en mon antre.

Quand il cessa d’être amplifié par le vide de la pièce, la larme d’Aqua qui m’empêchait de sortir par-delà cette faible porte se dissipa. C’est là que je compris que les Dieux m’accordaient une seconde chance. Ils m’autorisaient à parcourir leur Nouveau Monde afin que je leur montre ma dévotion. Une fois la porte franchie, je regardai une dernière fois mon inscription qui, doucement, se mourrait. Après un court laps de temps, je rejoignis mon Invocateur. Quand je fus arrivé aux Portes, je l’aperçus descendre les dernières marches. Je levai mon visage, admirant l’étendu face à moi.

Mon esprit oubliait déjà mon ancienne petite cellule, pour aspirer à cette grandeur.

Mon premier geste en tant que Demi-dieu libéré fut de regarder le ciel. Mais mis-à-part le soleil, aucun astre ne se faisait apercevoir. Face à moi, une étendue de sables fins semblait ne jamais se terminer. En fixant cet horizon, je me rendais compte de la dimension hors-normes de la planète. Tant de distance à parcourir, de créatures à découvrir, de lieux à explorer. Tant à découvrir sur la Seconde Grande Création des Dieux, tant à découvrir sur ce que j’ignorai en tous points. Prenant une longue inspiration, je me fis plus grand en gonflant mes poumons à leur maximum. J’expirai ensuite tout cet air, dans un rugissement qui surpassa tous les autres. J’informai ce monde que j’étais libre et que je ne resterai plus jamais dans l’ombre de ce-dernier. Je prévenais mon Père qu’à nouveau, je servirai sa causse.


Alors qu’il descendait à son tour les multiples marches, savourant la chaleur de chacune, Aslan repensa à ce que son Invocateur avait dit avant de quitter son lieu de châtiment.

"Je ne suis pas venu chercher un laquais, je puis m'en procurer plein en ville. Je suis à la recherche d'un combattant à la mesure de mes rêves, et d'un ami. Oublie ces conneries de maître et esclave, et devenons égaux. Cesse de te prosterner et relèves-toi. Ne refais plus jamais ce geste, à part devant ton père et ses frères. Si nous voulons atteindre les cieux, cessons de lécher le sol et aspirons au ciel."

Je ne su quoi en penser. En obéissant je désobéissais…

En m’enferment, Ignis m’informa qu’un jour, un humain réussirait mes épreuves et qu’alors, il obtiendrait le titre de ‘Maître’ et moi de ‘Serviteur’. Je devrai me prosterner devant lui, soumis à ses ordres capricieux. Mais aujourd’hui, cet humain me demanda de ne pas le nommer ainsi. Il refusait le titre qu’il venait de gagner au péril de sa vie. Il refusait ma soumission. Comment devais-je réagir ?
Puis, comme à chacune de ses phrases, il parvenait à me faire l’apprécier, rappelant ici que je ne devais être fidèle qu’à mon Père. Et il ne se trompait pas. Si j’avais à choisir, je le dévorerai sans regret pour satisfaire Ignis.


Aslan parvint à la dernière marche. Il se tourna une ultime fois vers ce qui l’abrita et le retint durant tant de siècles.

J’avais pris une décision.

Jamais je ne prononcerai à nouveau le terme de ‘Maître’ lorsque je m’adresserai à lui, je venais de m’agenouiller pour la dernière fois devant Shuryan. Ca dernière phrase résonnait encore en mon esprit. Nous devions viser haut, et ne pas se rabaisser. Voila qui était parfait pour mon égaux. Avec lui, je n’aurai pas à effectuer des tâches qui me sont indigne vis-à-vis de mon rang. Cependant, bien qu’ayant encore des souvenirs du dialecte qu’il utilisait, j’ignorai la définition du mot ‘ami’ qu’il employa. Jamais on me qualifia de tel, et jamais je ne l’eu entendu. Mais je ne perdis pas espoir de l’apprendre un jour. Nous fîmes quelques pas, durant lesquels je pris un grand plaisir à fouler à nouveau un sol différent des pierres de ma prison, avant que je ne prenne la parole.


"Descendant des Sekura, connais-tu déjà un moyen pour t’inscrire en tant que légende parmi les tiens ?"

Ils continuèrent à fouler le sable fin, tandis qu’une meute d’Impas semblait revenir au loin, après que son rugissement est cesser depuis un moment suffisamment long pour eux.
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MessagePosté le: Dim 8 Mai - 12:06 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Shuryan

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MessagePosté le: Lun 9 Mai - 18:49 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

A peine eus-je mis un pied dehors que l'étouffante chaleur me submergea. Les rayons solaires m'éblouirent un instant. Je me protégeai le visage de la main, le temps que mes yeux s'accoutument à la puissante lumière du désert. Je descendis ensuite les marches d'un pas léger, soulagé de la tension qui avait, malgré tout, fait son apparition durant les épreuves. La fougue qui m'avait mené me quittait peu à peu et je me rendais compte de la proximité que j'avais aujourd'hui eu avec la mort. Cela m'effrayait et m'excitai à la fois... J'avais fait preuve de tellement d'insouciance et d'assurance ! Et pourtant j'étais toujours en vie. Quel grisant sentiment !

Heureux de cette vie que je menais, j'inspirais profondément afin de sentir l'air chaud se glisser à travers mon système respiratoire. Je me retournais ensuite vers Aslan, qui attendait toujours au sommet des marches du temple alors que j'en étais déjà au pied. Le sang pulsait dans mes veines sous l'effet de la chaleur, charriant des vagues d'impatience que je m'efforçai de maîtriser... mais c'était comme essayer d'éteindre un feu avec du vent. Je fis un grand signe à la grande créature. Il descendit juste après, mais je doutais que ce fut en réponse à mon signe... Il semblait tellement perdu dans ses pensées que je doutais qu'il aperçut un Zuhu posé sur son museau. Il s'approcha de moi d'un air déterminé, comme s'il avait pris une importante décisions. Je lui jetai un œil interrogateur, mais il prit la parole avant moi :

"Descendant des Sekura, connais-tu déjà un moyen pour t’inscrire en tant que légende parmi les tiens ?"

Je le regardai d'un air étonné, me demandant s'il était véritablement sérieux, puis éclatai de rire. Je me calmai difficilement, puis lui répondis, la larme à l'œil :

"Allons bon Aslan, on se ressemble tous les deux, tu devrais donc connaître la réponse à ta question ! Si je suis capable de me fixer un but et de m'y tenir, les moyens pour y parvenir ne me sont pas fixé. Je prendrais les choses comme elles viennent, car une légende planifiée est tout sauf une vraie légende. Les véritables aventures se font au fil de l'instinct et s'écrive à la pointe de l'épée, avant d'être racontée par la plume, non pas l'inverse !
Je pense voyager le plus possible afin de provoquer le destin et de le mettre à l'épreuve. Je vais sûrement quitter mon poste de garde et m'engager en tant que mercenaire, s'il y a de l'emploi... Mais après, ma foi... Nous rencontrerons à coup sûr de puissants adversaires sur le chemin, et nous les déferons tous, quand bien même fut-ce le grand Zan ou les sombres Treants !"


Je lui jetai un coup d'oeil sceptique, et lui demandai d'un ton sérieux, me retenant difficilement d'éclater de nouveaux de rire :

"Tu comprends mieux maintenant ?"

Je commençais à marcher en direction de Lüh, avec le détour que cela impliquait : nous ne serions pas de retour si tôt ! Il n'y avait plus qu'à espérer que ces hurlements n'étaient pas ceux de Maskurs, et que ces battements d'ailes ne provenaient pas de Zuhus...
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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 14:40 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

Face à notre révolte, l’Homme se regroupa par milliers et leva ses armes.

Tous unis dans un seul but, tous marchant dans une même direction. Pourquoi avait-il fallu tant de malheurs pour leur espèce avant qu’ils ne soient dignes des pensées de leurs créateurs ? Sachant leur prise de conscience, nous nous unîmes également. Six de mes Frères et deux Demi-frères, descendant de Terra, vinrent marcher à mes côtés et à ceux d’Aizou. A nous dix, nous parcourûmes un désert de jadis afin de mettre un terme aux derniers survivant humains de ce territoire.

Le moment était venu.

Durant un instant je pu apercevoir la terreur dans leurs regards, avant qu’ils ne se remplissent de haine. Le combat fut long et épuisant tandis que la terre s’ouvrait sous leurs pas et que leurs bâtisses de guerres s’enflammaient. Après de longues heures je ne voyais plus que des ombres sous mon regard enflammé, tranchant l’ennemi qui revenait toujours en surnombre. Doucement, mes frères commencèrent à tomber sous le nombre d’armes que possédaient tous ces barbares. Des lances, des haches, des glaives, des armes de projectiles variant dans leurs tailles. Les nôtres freinèrent leurs assauts sans arrêts, écoulant le sang sur l’ambre de ce désert.

L'affrontement se terminait.

La lutte a continué comme ça jusqu’au soleil couchant, laissant la mort emporter ceux succombant à la férocité extrême en plus d’acharnement. Bien que l’ennemi se fasse infatigable, nous devions continuer pour défendre la terre de nos Pères. Obscurcit par le soleil couchant, l’Homme se retira abandonnant ses frères. Avaient-ils compris que nous Divinités ne cesserions jamais le combat ? S’étaient-ils rendu compte que notre férocité bestiale dépassait la leur ? Mais mon regard se posa tous autours de moi, nous n’étions plus que trois debout et leur nombre n’excédait pas la dizaine.

Mes pattes s’effaçaient sous la marre de sang.

Mes doigts se sont écartés me faisant lâcher mon arme, et du coin de mon œil droit s’est mit à naître une larme. Mes Frères à terre ne semblaient plus bouger sous le poids des dizaines de cadavres qui les recouvraient. Ce lieu créé pour la paix et la beauté, n’était aujourd’hui que mort et puanteur. Il nous fallu de longues minutes pour accepter nos pertes. Et dans un rugissement qui résonna sur de longues distances, j’avertis l’Homme que jamais je ne cesserai de le traquer.


"Tu comprends mieux maintenant ?"

Il me sortit de mes souvenirs revenus en apercevant une tâche d’hémoglobine sur ce sable jumeau de l’Ancien Monde.

Mon Maître semblait me dire que leur civilisation était bien différente de celle que je connu autrefois. De leurs ancêtres qui suivaient l’écriture, suivant chaque lettre qui planifiait leur journée, leur semaine, leur année, leur vie. Aujourd’hui l’écriture semblait avoir perdu de son influence. Etais-ce possible que l’Homme ait compris qu’il ne devait suivre que son intuition le rapprochant de nous, au lieu de se laisser guider par de l’encre ?

Je me contentai de lui sourire.
Maintenant libéré de la Prison et de sa magie, les conséquences de mes actes me rattrapaient. Il me fallait oublier tout ce que je connaissais de l’Homme. C’était une nouvelle espèce, modelé par nos Pères eux-mêmes. Je me devais d’oublier mon passé, Mais l’Ancien Monde était-il seulement prêt à me laisser faire ma rédemption ?


Après quelques pas, Aslan s’adressa à son Libérateur. Sa voix n’était pas d’une intonation que l’on qualifierait de ‘banale’. Ni triste ni joyeuse, elle semblait absente.

"Est-ce vers l’inconnu que nous marchons ?"

Le Digne Fils d’Ignis se voulait présent, mais l’impact de son souvenir forçait son regard à se perdre vers l’horizon. Le ver des sables lui-même n’aurait pu être suffisamment impossant pour le faire réagir.
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MessagePosté le: Dim 22 Mai - 13:26 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

"Non, nous marchons vers Lüh. L'inconnu n'est pas la destination, mais le chemin. Cependant, je pense pouvoir prédire qu'il sera... mouvementé."


Mon regard se porta sur l'horizon : Le vent s'était levé, soulevant d'énormes masses de sable. Ce n'était pas un tempête de sable, mais c'en était proche... Parmi les gerbes de sable qui explosaient et virevoltaient se déplaçaient des créatures. A peine visibles, elles n'étaient qu'ombres et mouvements. J'étais cependant presque certain qu'il s'agissait de quadrupèdes. Sanza roux ou Maskurs ? Impossible de le savoir, mais je craignais le pire. Je rapprochais mes mains de mes armes et prévins Aslan :


"Excuse-moi mon chaton, mais je te prierai de sortir de tes pensées. Nous risquons d'avoir bientôt de la visite. Sanza roux ou Maskurs, au coeur de la nébuleuse de sable droit devant. En les attendant, pourrais-tu me parler un peu de ton histoire ? Si nous devons cohabiter, il serait bon de se connaître un peu plus. Avais-tu des amis, des connaissances ? Quelle était l'étendue de tes pouvoirs, ton rapport avec les dieux ?"

Je me demandais comment Ignis avait pu emprisonner Aslan, alors que ce dernier lui était manifestement fidèle, envers et contre tout. Les dieux semblaient bien injustes... Mais ils étaie
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Aslan

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MessagePosté le: Dim 22 Mai - 14:35 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

"Excuse-moi mon chaton, mais je te prierai de sortir de tes pensées. Nous risquons d'avoir bientôt de la visite. Sanza roux ou Maskurs, au cœur de la nébuleuse de sable droit devant. En les attendant, pourrais-tu me parler un peu de ton histoire ? Si nous devons cohabiter, il serait bon de se connaître un peu plus. Avais-tu des amis, des connaissances ? Quelle était l'étendue de tes pouvoirs, ton rapport avec les dieux ?"

J e fus étonné, mais cernant sa personnalité, je ne pus que sourire.

En suivant ses dires, j’observai le lieu montré. Profitant de mes sens accrus, j’affinai mon iris et ainsi les traits des créatures en approches. Il s’agissait de deux quadrupèdes possédant une taille déjà impressionnante pour la distance qui nous séparait d’elles. Leurs visages se faisaient menaçants et la lueur d’un appétit féroce se reflétait clairement. De part leur manière de se diriger vers nous, mêlée au fait de nous avoir repéré de si loin ne décrivait qu’une sorte de créature. Des prédateurs.


"Il me faudrait des siècles pour te conter mes millénaires d’existence. Je fus l’un des premiers Demi-dieux engendrés par Ignis. Ma tâche ne fut pas de contrôler les irruptions de volcans imposants, mais de veiller sur une autre création de mon Père. Celle se reflétant sur l’eau paisible de la fontaine. "

Aslan se tut un instant, observant l’avancée des chiens du désert. Quelques minutes, peut-être cinq, lui étaient accordées. Il baisa son visage vers celui de son Maître, et reprit les grandes lignes de sa vie.

"Puis vint le jour où j’appris l’existence de la Création Hérétique. Je ne voulus prendre part à ce qui à mes yeux n’était que trahison envers nos Pères, et rejoignis le volcan d’Aizou… Il était pour moi, ce qu’il me semble que tu qualifies d’ami. Plusieurs siècles passèrent avant que je ne sorte et contemple les méfaits de l’Homme des Subalternes des Dieux. Et puis, alors que j’allais retourner à mon isolement, Aizou me montra jusqu’où l’Homme pouvait aller."

A nouveau, je me tournai vers nos assaillants.

Leur taille ne faisait qu’augmenter tandis que la distance les gardant à l’écart disparaissait. Je ne pouvais plus attendre, il me fallait agir maintenant. Ainsi, je les maintiendrais loin de mon Libérateur. Je posai un genou sur le sable chaud ainsi que ma patte avant droite, déterminé à prouver la sincérité de mes mots. Mes yeux fixèrent ma cible, mes iris devinrent fines et félines. J’étais à mon tour un prédateur.


Le Demi-dieu attendit encore quelques instants, souhaitant ne pas perdre de vitesse durant sa course et ne pas finir essoufflé une fois en contact avec l’ennemi. Après tant d’années à être resté allongé, Aslan ne se leurrait pas sur ses aptitudes physiques. Quand il jugea la distance suffisante, le Digne Fils d’Ignis se propulsa, décidé à tuer.

Je ne partais pas défendre mon Maître, je partais mettre à mort.

Le vent dégageait de mes globes oculaires tout poil pouvant me déranger et renvoyait derrière moi les grains de sables s’envolant après mon passage. J’apercevais désormais leur véritable taille, et je compris que je devais les garder loin de mon Libérateur. Prenant une impulsion, je me projetai sur le mâle, rugissant plus fort qu’il ne le fit.

Le choc fut rude et nous finîmes par rouler sur quelques mètres, tous deux décidés à ne pas lâcher prise.
Quand nous finîmes de tourner, je possédai l’avantage et en profita pour l’étourdir d’un uppercut que je voulus le plus violent. Ne regardant pas si je parvins à l’étourdir, je repartais déjà. Il me fallait freiner l’élan de la femelle. Animé par mon côté de prédateur bestiale, je rattrapai ma proie. Quant je fus au même niveau qu’elle, je lui sautai à la gorge, forçant ma prise à s’écraser au sol avec moi sur quelques mètres. Je fus le premier à me relever et vint me placer entre elle et la centaine de mètres la séparant de Shuryan.


Très vite, la Maskur fut debout et rejointe par le mâle de ce couple. Ils plièrent légèrement leurs pattes avant et se mirent à grogner. Aslan en fit de même. Ses genoux s’inclinèrent doucement de quelques degrés, un grognement roques résonna dans sa gueule avant qu’il ne sortit sa hache, qui grandit une fois empoignée. Leurs regards se fixaient. Et bien que sa taille fût moins importante que celle des deux bêtes face à lui, Aslan se mit à sourire. Son Maître ne lui avait pas mentit, ils combattraient des adversaires de grande taille et possédant une condition physique suffisante pour qu’il puisse ne pas retenir ses coups. Et il comptait bien n’en retenir aucun…
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Shuryan

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MessagePosté le: Mar 24 Mai - 22:20 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

"Il me faudrait des siècles pour te conter mes millénaires d’existence. Je fus l’un des premiers Demi-dieux engendrés par Ignis. Ma tâche ne fut pas de contrôler les irruptions de volcans imposants, mais de veiller sur une autre création de mon Père. Celle se reflétant sur l’eau paisible de la fontaine. "

Il fit une pause afin d'observer les deux monstres qui s'approchaient. Leur nombre et leur ombre indiquaient à eux seuls leur nature : Des Maskurs. Leur silhouette profilée pour la chasse, dirigée vers nous, et les excroissance métalliques qui émergeaient de leur crâne nous désignaient comme leur cible, telles les aiguilles d'une boussole montrant le Nord au voyageur. De mon côté, je fus impressionné. Aslan, non content d'être l'un des plus anciens fils d'Ignis, était également détenteur d'une fonction spéciale et peu répandue, puisqu'il avait pour charge de veiller sur les astres, les manifestations célestes de la puissance d'Ignis. Jugeant qu'un temps suffisant lui était imparti, il baissa les yeux vers moi et reprit :

"Puis vint le jour où j’appris l’existence de la Création Hérétique. Je ne voulus prendre part à ce qui à mes yeux n’était que trahison envers nos Pères, et rejoignis le volcan d’Aizou… Il était pour moi, ce qu’il me semble que tu qualifies d’ami. Plusieurs siècles passèrent avant que je ne sorte et contemple les méfaits de l’Homme des Subalternes des Dieux. Et puis, alors que j’allais retourner à mon isolement, Aizou me montra jusqu’où l’Homme pouvait aller."

Si ça c'était pas un résumé de résumé... J'allais lui répondre lorsqu'il changea de nature, d'une seconde à l'autre. Son apparence de gros chaton, joueur et chaleureux, fut décapée en un instant, ce vernis policé laissant place en une fraction de seconde à un être divin, froid et déterminé, puissant et meurtrier. Un prédateur dans toute sa gloire. Il pulsait d'une énergie sauvage, contrôlée depuis des siècles et sur le point d'être relâchée d'un seul coup. Ces changements intervinrent toutes en un seul moment, lorsqu'il tourna la tête en direction des deux chiens des sables qui nous chargeaient. Sans un regard pour moi, il posa un genou et une patte au sol, ramassé sur lui-même en une position de départ de course. Son regard, son être tout entier étaient tournés vers les deux créatures qui se rapprochaient inexorablement. Tandis que ces deux masses distinctes se rapprochaient toujours plus, filant à travers les ondées sablonneuses tels des démons fondant sur leur proie, Aslan était de plus en plus immobile, persévérant dans son état d'inertie. Il était, à ce moment-là, un paradoxe vivant : L'énergie courait sous sa peau, faisant vibrer son corps tout entier, alors qu'il était l'immobilité même, la plus pure absence de mouvement.
Puis il y eut un rupture complète, une déchirure de l'espace-temps. Le surgissement d'une réalité alternée dans la notre. Comme si j'avais raté une seconde de ma vie. Aslan passa de la stase à la fulgurance, sans passer par la case départ. Comme s'il avait déjà été en train de courir.
Il s'élança dans un mouvement aussi vif que la foudre, atteignant en un instant sa vitesse maximale. Il poussa un rugissement lancinant, surclassant largement celui du Maskur mâle. En un instant, la distance qui le séparait des monstres fut engloutie, et le choc eut lieu. Aslan l'emporta, sa masse et son énergie cinétique primant celle de son opposant, et ils firent des roulés-boulés sur une petite distance. Une fois stabilisés, ils étaient dans une position telle que le dieu ardent avait l'ascendant sur son opposant. Il balança la masse énorme de sa patte de toutes ses forces dans la gueule du chien qui tentait vainement de le mordre. Ce dernier, sonné, cessa sur l'instant toute velléité.
Cependant, le combattant du feu ne se fixa pas plus longtemps : la femelle, après une courte hésitation, avait repris sa course enragée sur moi. Il se mit en tête de la rattraper et y parvint rapidement. Une fois cela fait, il lui bondit dessus, et il s'écrasa de nouveau au sol, mais cette fois avec un autre compagnon de danse. Du fait de sa masse moins importante, il était bien plus rapide que les chiens et se remit sur pattes bien avant ces derniers. Il se plaça entre eux et moi, à une bonne centaine de mètre... Tout ça à parcourir !

Pendant que je m'élançai afin de les rejoindre, sans toutefois sprinter afin de ne pas me fatiguer, Aslan les maintenait en respect grâce à une position menaçante, légèrement courbé en avant. Les Maskurs adoptèrent une posture similaire, maintenant le statut quo. Un frisson d'excitation me parcourut l'échine Tandis que j'arrivais, je sortis ma lance. J'en posais la hampe sur le creux de l'épaule droite et donnait plusieurs coups, faisant glisser mon arme en utilisant Aslan comme support. Grâce à la longueur de mon arme, je pus surprendre les monstres. Je leur infligeai ainsi plusieurs blessures, ouvrant de longues plaies sur leurs poitrails. Pendant ce temps, j'interpelai le demi-dieu :

"Dis donc boule de poils, t'as pas bientôt fini de me faire courir autant ? Et puis, j'ai une ou deux questions..."

J'enchaînai sur une attaque pivotante : d'un mouvement de poignet, je fis sursauter ma lance, la soulevant de l'épaule du félin. J'alliais ensuite décalage et rotation, faisant ainsi un pas de danse circulaire me faisait graviter autour d'Aslan, et me retrouvai devant lui, mon arme prolongeant mon bras, et traçai une ligne sanglante sur le flanc du mâle. Il eut un mouvement de recul, et sa femelle grogna plus fort, menaçante.

"C'est moi que tu traites de création hérétique ? Pour quelqu'un qui ne pouvait me considérer autrement que comme un maître quelques instants plus tôt..."

Je me mis en position de combat, la jambe gauche devant, légèrement fléchie. La jambe droite derrière, fléchie également, me permettaient d'être à la fois stable et réactif. Mon bras gauche, tendu devant moi, maintenant ma lance dans l'axe de mon corps, tandis que ma main droite, le coude plié vers l'arrière, la tenait orientée vers le bas.

"Comment as-tu hérité de la tâche de gardes des Astres ? ce me semble être un grade prestigieux, même pour un dieu..."

j'affermis légèrement ma prise, et un sourire carnassier se dessina sur mes lèvres, semblable à celui qui étirait les lèvres d'Aslan. De même que lui, j'abandonnai ma part la plus humaine afin de laisser s'exprimer la part impulsive de mon être. Cette grisante sensation de puissance, cette insouciance du combattant qui s'empara de moi... J'en oubliai alors le fait que mon adversaire était largement plus fort que moi, peu m'importait :


J'allai écrire la première page de ma légende. Et ça commençait maintenant...
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Aslan

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MessagePosté le: Sam 28 Mai - 13:21 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

Nos regards ne se quittèrent pas.

Je m’efforçai de les maintenir immobiles, dans cet état de crainte qu’il les faisait hésiter. Alors que je relevai leur jeu de domination psychologique, Shuryan vint réclamer sa dose de combat. Son ingéniosité dont il m’avait donné un aperçut lors de ma libération me surpris à nouveau. Se servant moi comme de son bouclier, il assena de multiples assauts avec sa lance, ouvrant de longues plaies sur leurs poitrails. Tout en pénétrant leur chair de sa pointe d’acier, mon Maître reprit notre discussion :


"Dis donc boule de poils, t'as pas bientôt fini de me faire courir autant ? Et puis, j'ai une ou deux questions..."

Rapide et précis, tel était ce fils des Sekura.
J’étai admiratif de sa manière de combattre. Il est vrai que j’eu à de nombreuse reprises la peur de devenir serviteur d’un humain ne sachant maîtriser l’art de la guerre. Cependant, ce jeune Maître semblait savoir mêler la précision et l’ingéniosité avec la rapidité nécessaire. Ce fut le mâle qui subit la plus forte attaque, au point qu’il recula de quelques pas avant de rester à l’arrière. Sa compagne se fit plus menaçante dans son rugissement qui ne trouvait pas de fin. Je gardai cependant le contact visuel avec elle, l’empêchant de voir la proie la plus faible bien que devant moi.


"C'est moi que tu traites de création hérétique ? Pour quelqu'un qui ne pouvait me considérer autrement que comme un maître quelques instants plus tôt..."

"Tu es dans l’erreur Shuryan. La Création Hérétique est celle découlant de mes semblables. Hors l’Homme vivant sur cette île aujourd’hui est lui, la Création de nos Pères."

Après avoir prit une position adéquate, Shuryan reprit :

"Comment as-tu hérité de la tâche de gardes des Astres ? Ce me semble être un grade prestigieux, même pour un dieu..."

Aslan ne perçut pas le changement de son Maître qui lui tournait le dos et ce fut dommage, car il en aurait sourit que davantage.

"Tu te trompes dans tes mots. Je ne suis en rien un Dieu mais un Subalterne, comme tu n’es pas ton père mais son fils."

Par chance, mes réflexes de divinité m’avait été rendus.

La femelle ressentit la chute de son compagnon, alors trop affaiblit pour rester encore debout. Aveuglée par la rage, elle se mit à attaquer. N’écoutant que mes impulsions, je pris mon Libérateur par le haut de son armure et le replaça derrière moi, tandis que ma patte avant droite écrasa ma Hache Double sur la gueule de l’assaillante. Profitant qu’elle relevait son visage ensanglanté, je rangeai mon Arme avant de m’élancer et de me retenir fermement à sa gorge, griffes sorties.


"Je dois admettre que je ne sais pas, encore aujourd’hui, pourquoi je fus choisi pour cette tâche. –La bête se débâtée, tournant sur elle-même, tentant de projeter le Digne Fils d’Ignis par des mouvements secs de sa gueule et son cou, où son ennemi vidait ses veines petit à petit.- Mais je compte bien avoir la réponse lorsque j’aurai fait de toi une légende parmi les tiens.

Aslan resta encore quelque instant dans sa position, ressentant la faiblesse grandissante du rythme cardiaque de sa proie. Puis, lorsqu’il jugea le moment idéal arrivé, l’Invocation ouvrit sa gueule autant qu’il le put et tenta d’arracher la trachée de la Maskur.


J'ai vraiment fait un mauvais post, mais sinon il aurait fallu attendre plus longtemps avant d'avoir une réponse et ptet qu'elle n'aurait pas été plus longue ou intéressante que celle-là... Enfin, je tâcherai de faire mieux large smile
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Shuryan

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MessagePosté le: Mer 6 Juil - 17:02 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

Bien que je n'ai pas pris la peine de viser plus précisément que quelque part sur leur deux masses grises, je ne savais pas lequel des deux avait pris le plus de coups, même si je savais, du fait du rubis liquide qui colorait le fil de ma lame. Je pus cependant m'apercevoir, après quelques instants de stase, que les plaies du mal étaient bien plus conséquentes que celles de la femelles, et son poitrail sanguinolent se soulevait par à-coup, comme s'il avait quelques difficultés. Il vacillait légèrement , s'efforçant de se montrer digne et de montrer les crocs. La femelle, pour sa part, confrontaient toujours la noirceur de son regard à la détermination de celui d'Aslan. Entièrement absorbée à ce duel, elle ne sembla même pas avoir remarqué les piqures infligées par le moucheron que j'étais à son corps d'albâtre ni l'état de son conjoint. Et mieux valaient, d'après leur réputation, qu'elle n'en sache rien.


"Tu es dans l’erreur Shuryan. La Création Hérétique est celle découlant de mes semblables. Hors l’Homme vivant sur cette île aujourd’hui est lui, la Création de nos Pères. Tu te trompes dans tes mots. Je ne suis en rien un Dieu mais un Subalterne, comme tu n’es pas ton père mais son fils."


Alors qu'il était en train de discourir, le mâle chuta après avoir pris la précaution de reculer de quelques pas. Son amante, jusque-là plongée en un sauvage adultère avec Aslan, repris conscience de son environnement. Les vibrations dues à la chute du bestiaux lui firent tourner la tête. En un demi battement de cœur, un mouvement circulaire du la tête lui permis de s'apercevoir que son bellâtre gisait comme une loque, et qu'il avait été défait par un humain chétif. Durant la seconde partie dudit battement de cœur, je me retrouvais projeté en une trajectoire circulaire arrière par Aslan, juste à temps pour pouvoir apercevoir quelques lambeaux de chair en putréfaction entre les dents rongés de caries et couvertes de tartres de la femelle qui se jetait sur moi, mue par un désir de vengeance -ou la honte d'avoir adopté un protecteur aussi faible- avec la ferme intention de me tuer. Tandis que l'habileté de la main gauche d'Aslan me permettais de survivre afin de pouvoir vous détailler la dentition de la Dame Maksur, celle de sa main droite, alliée à sa force, et peut-être aussi, secondairement, à sa hache, lui permirent de rabattre le caquet de cette grosse truie carnivore casquée d'acier. Je me retrouvais donc, tu fais de la torsion de son buste lors de cette combinaison gymnique très élaborée, à suivre une trajectoire entre les pattes de la condamnée à l'écrasement de tête pour voie de fait sur invocateur. J'effectuai ce trajet mi-roulant, mi-glissant, mi-volant en plané, n'ayant pour seuls repères que les arcades organiques qui m'entouraient et ma lance dans ma main droite, en m'agrippant à cette dernière puisqu'elle était le seul a être fixe (du moins de son point de vue).

"Je dois admettre que je ne sais pas, encore aujourd’hui, pourquoi je fus choisi pour cette tâche. Mais je compte bien avoir la réponse lorsque j’aurai fait de toi une légende parmi les tiens."

Je me relevais en crachant le poudre de roche qui constituait le sol de ce désert. Je promenais mon regard afin de me situer : j'étais de retour face au mâle, tandis que derrière moi Aslan s'occupait avec tact et doigté de la femelle. Quel tombeur celui-là ! Elle était déjà raide de lui, étendue au sol et n'attendant plus de son bon vouloir, l'implorant en poussant des gémissements.

"Haha, alors je crois qu'il va falloir que tu dépêches de trouver la réponse, car j'ai tendance à écrire vite. D'ici là, montrons nous digne de ce à quoi nous aspirons."

Je me retournais vers l'homme de la maison, plantais la hampe de ma lance dans le sol et lui dit d'une voix forte :

"Bah alors mon gros toutou, tu laisses ta chère et tendre au bras d'un autre ? Un gros chat en plus ! Ma foi, je suis pas dans ta tête, t'as peut-être une bonne raison un. Enfin, moi je dis ça, je dis rien. Cependant, puisque mon ami se comporte en gentleman avec ta promise et prend le temps de faire les présentation, je me comporterai en gentilhomme avec toi. Question d'honneur, on ne frappe pas un homme... oui, enfin, un mâle, à terre. Aussi je te laisse te relever."

J'eus à peine finis que le mâle se relevait, les membres tremblant de rage et de faiblesse à la fois. Il orienta sa face hideuse vers moi et poussa un hurlement, comme une menace. Un fin sourire en coin se dessina sur mes lèvres tandis que mon pied accumulait discrètement du sable autour de la base de ma lance, entre mon arme et moi. Puis ce que j'attendais arriva : la bête, décidée à punir Aslan -ou sa femme- pour ce qu'il avait fait avec l'autre, s'élança ventre à terre vers moi. Normal, j'étais sur le chemin. J'oscillais légèrement, en proie à une hésitation : Devais-je sauter afin de m'écarter de la trajectoire ou tenter un mouvement à la Math Rixe, un bagarreur de taverne célèbre pour ses esquives toujours plus impressionnantes. Préférant lui laissait le monopole, je lâchai ma lance et m'élançai hors de la trajectoire du Maskur. Ce dernier n'eut apparemment pas le temps de comprendre ce qui se passait, puisque ma lance, plongée dans le sable, tomba lentement vers lui et s'enfonça profondément dans son poitrail. Il eut un brusque mouvement d'arrêt avant que la hampe ne se brise et qu'il ne s'échoue durement au sol. Je me relevais et m'époussetais en regardant les deux carcasses. Soudain, une idée de génie m'envahit l'esprit :


"Hey, Aslan. T'as commencé à récupérer tes pouvoirs non ? tu peux nous les faire cuir ? Regarde, on a déjà une broche ! Par contre mange pas tout, on risque d'avoir besoin de réserve d'ici Lüh. Je t'ai à l'oeil ! Et si tu pouvais m'aider à récupérer leurs cornes, tu serais un ange."

Dis-je d'une voix enjôleuse. Je ne pus ensuite m'empêcher de rire et lui en expliquais la raison :

"Je pourrais les revendre une fois en ville. Cela me sera utile puisque je viens tout juste de casser ma lance. A moins que tu n'aies une lance made by Ignis pour moi ?"


J'adoptais un air dégagé mais ne cachais pas l'admiration que me suscitait sa puissance. Il venait d'abattre à mains nues une maskur femelle. Et autant dire que ce n'était pas, selon les dires, une partie de plaisir. Autant dire que le moindre semblait tout de suite moins dangereux.
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MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 16:51 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

Ma ‘liberté’ n’est que le chemin vers mon passé.

Depuis que le souffle d’Aër se frayait à nouveau un chemin aux travers de mon pelage, mes aptitudes de Demi-dieu me revenaient. La vue, quittant ses allures enflammées pour laisser place aux nuances de la vie. Mon ouïe retrouvant son affinité me permettant de déceler chaque minute un bruit plus lointain. Cependant, ma sortie du Temple du Feu débloqua en mon esprit cette partie nommée ‘mémoire’. Dès lors que la chaleur des marches se faisait ressentir, ma vie datant de bien avant mon emprisonnement me revenait par petits bouts. Chacun apportant les images du sang, des morts et de destruction… Le bon vieux temps, comme aimaient dire des créations hérétiques.
Mes crocs se resserraient davantage, refermant ma gueule un peu plus sous le craquement des os de la femelle, dont les rugissements peinaient de plus en plus à se faire menaçant. Puis, vint le moment où ils se mutèrent en gémissements. C’est là que je pris la discision de terminer le travail. Serrant une dernière fois mes crocs, affinant mon regard félin, je libérai ma rage de combattant qu’Ignis avait insufflé en moi par sa flamme. Et d’un mouvement rapide et puissant, je me mis à arracher la gorge de ma proie. Dans le même geste, je la projetai plus loin tandis que ma pate gauche se libérait de son emprise, pendant que la droite percuta violement le visage masqué de la Maskur.
Le corps chuta, répandant un flot de sang autours de lui. Mes pieds baignaient littéralement dans son liquide vital. Mais ce qui me préoccupa le plus, c’était que je venais à nouveau de gouter au sang. Ma langue se mit doucement à capturer les dernières gouttes sur mes crocs, provoquant le retour en force de mon instinct de prédateur. Coté sombre de mon être car difficile à contrôler, surtout après tant d’années à ne plus avoir eu à le faire. Mon regard aux allures félines était si fin, que les deux extrémités de mon iris semblaient ne faire qu’un. Mon passé proche de mon enfermement était le seul qu’y me revenait pour l’instant, et il s’agissait de la période la plus sanguinaire de l’Ancien Monde.


"Hey, Aslan. T'as commencé à récupérer tes pouvoirs non ? Tu peux nous les faire cuir ? Regarde, on a déjà une broche ! Par contre mange pas tout, on risque d'avoir besoin de réserve d'ici Lüh. Je t'ai à l'oeil ! Et si tu pouvais m'aider à récupérer leurs cornes, tu serais un ange."

Je l’entendais mais ne l’écoutais pas pour autant.

Mon esprit se retrouvait à lutter contre lui-même, divisé en deux opposés luttant pour un même contrôle. Hors, la raison avait beau avoir succombée sous le goût du sang, elle était maître depuis si longtemps qu’elle commençait à reprendre le dessus. Afin de ne pas voir mon Maître comme la viande qu’il est, je gardai mon regard tourné vers l’horizon, le laissant parler. Cependant, le conflit restait difficile à calmer. Mon instinct de prédateur était à nouveau à son apogée. Les pattes baignant dans du sang, l’estomac nourrit de ce-même liquide, l’odeur d’un luxe de nouveau accessible. Bien que nommée raison, ce côté de mon être ne pouvait que me rendre immobile.


"[…] Ignis pour moi ?"

Mon Maître venait probablement de se sauver de son Serviteur.

L’appellation de mon Père me fit revenir à la raison. Mon côté sombre disparut dans l’immédiat, laissant mon regard retrouver son aspect ordinaire. Je me retournais vers Shuryan, et esquissai un léger sourire. Commençant à le connaître, il venait probablement de déclarer une nouvelle plaisanterie. Me rappelant de ses propos, je me mis à avancer vers le mâle.
Incroyable, je n’avais pas vu comment mon Libérateur avait fait, mais la mise en scène que cela provoqué était des plus grandes. J’eu d’abord l’idée de ‘cuir’ le couple, mais en regardant la corpulence de mon Maître et celle du repas, je me réduisis au choix d’un seul. Et si les provisions jusqu’à ‘la ville’ venaient à se faire manquante, je pourrai facilement lui laisser ma part. C’est donc avec ma Hache Double ressortie, que je tranchai le flanc gauche de notre assaillant, laissant se déverser organes et sangs en abondances. Quand tout eut fini de bouger, je pus commencer ma recherche des morceaux mangeables pour les hommes. Instinctivement, je les retrouvai facilement, me contentant des plus recherchés dans l’Ancien Monde. Ainsi, je projetais quelques centimètres derrières moi le foie, des morceaux de cuisses, le collet ainsi que d’autre. Je ne m’inquiétais pas de l’imprégnation du sable dans la viande, car ils finiraient par disparaître sous ma flamme. Pour l’instant, je me contentai de trois brûlures les rendant transportables, avant de prendre la parole :


"Il serait plus prudent de faire cuire ces viandes où nous pourrons trouver refuge pendant ton sommeil, laissant aux carnivores de ce lieu non loin de nous la place pour se rassasier. Après quoi, je reviendrai chercher leurs cornes dont ils auront nettoyé les contours. En les arrachant moi-même, j’ai bien l’impression que de la cervelle et du sang, accompagnés de peau ne s’arrache aussi. Il te serait alors très difficile de décoller le tout avant la vente. Mais si tu préfère…"

Aslan se dirigea vers la femelle, mettant une patte sur sa gueule, et regarda son Maître, prêt à retirer les cornes et le reste à l’instant. Mais ce à quoi il pensait, c’était aux autres prédateurs qu’il entendait approcher.


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MessagePosté le: Ven 5 Aoû - 10:44 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

le regard d'Aslan semblait plongé dans le vide tandis que je lui parlais. Il semblait en proie à un combat intérieur, mais je n'aurais été apte à le définir... Cette dualité prit soudainement fin lorsque je prononçais le nom du dieu ardent. Ses babines se retroussèrent en une sorte de rictus, découvrant ses dents aiguisés en une sorte de sourire. Il se détourna ensuite et se dirigea vers l'un des deux cadavres. D'une hache experte, il évida la bête, prélevant des morceaux de viandes qu'il jetait derrière lui. Il les soumit à l'épreuve du feu, qu'ils ne réussirent pas vraiment avec succès, puis se retourna vers moi :

"Il serait plus prudent de faire cuire ces viandes où nous pourrons trouver refuge pendant ton sommeil, laissant aux carnivores de ce lieu non loin de nous la place pour se rassasier. Après quoi, je reviendrai chercher leurs cornes dont ils auront nettoyé les contours. En les arrachant moi-même, j’ai bien l’impression que de la cervelle et du sang, accompagnés de peau ne s’arrache aussi. Il te serait alors très difficile de décoller le tout avant la vente. Mais si tu préfère…"

Il se dirigea ensuite vers la femelle et mis une patte sur sa gueule, attendant mon ordre pour lui arracher les cornes. Je le regardais un court instant, intrigué par son air préoccupé, et optai pour une décision rapide :

"Prend uniquement sa tête, nous y allons."


Sur ce je me tournais vers notre destination et repris notre marche. Je m'adressais de nouveau à Aslan :

"Quelque chose semble te préoccuper. Qu'y a-t-il ? Devrions-nous presser le pas ? Et que t'est-il arrivé tout à l'heure ? tu semblais... ailleurs. Tu avais une sorte d'air sauvage sur le visage... On aurait dit un prédateur qui vient de renifler du sang."
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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 13:50 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

"Prend uniquement sa tête, nous y allons."

Je ne pouvais plus en douter, j’appréciai avoir été libéré par cet homme.

Durant des années, j’eus la crainte de devoir servir un Homme qui, comme les rugissements de rage d’un Frère non loin de ma Cellule, n’accepterai l’utilisation de mes sorts que pour allumer de simples feux de camps…
Mais aux côtés de Shuryan, le soleil n’était pas encore couché que je goutai à nouveau au sang, au combat, et au plaisir d’être le seul à me relever. Qu’il était bon d’être libre et serviteur d’un aspirant à bien des batailles.


"Quelque chose semble te préoccuper. Qu'y a-t-il ? Devrions-nous presser le pas ? Et que t'est-il arrivé tout à l'heure ? tu semblais... ailleurs. Tu avais une sorte d'air sauvage sur le visage... On aurait dit un prédateur qui vient de renifler du sang."

Le mensonge est-il la seule réponse ?

Je ne savais pas si la vérité pouvait être entendue par mon Maître, mais je la lui devais. Prenant un petit temps durant lequel ma Hache Double trancha le reste du cou déchiré, je pris le chemin des pas de mon Maître.


« Il serait préférable en effet de presser le pas. Jadis un corps ne restait jamais seul longtemps si de la chair restait sur les os. »

Continuant la marche, Aslan continua.

« Tu as bien vu et je m’en excuse. »

Le Digne Fils d’Ignis pouvait en rester là, mais il se dit qu’en disant tout d’un coup, il n’aurait plus à se contenir.

« En me donnant la vie, Ignis m’insuffla une part divine. Regroupant sagesse, pouvoirs et bien d’autres atouts que tu auras le plaisir de découvrir. Mais pour mon apparence, il prit l’image d’un animal gracieux et noble. Hors sa part d’animal me fut aussi insufflée. »

Quelques pas encore le séparèrent de la suite.

« Depuis quelques années, bien qu’enfermé, je me suis mis à retrouver cet aspect de moi. Devenant alors la proie de mon instinct de prédateur. Comprend moi Shuryan, je ne peux être certain de ta sécurité. En re-goutant au sang de la Maskur, j’ai re-gouté à un passé encore trop proche. Un passé où j’avais libéré cet instinct de tueur… Il n’y eu que des massacres qui suivirent… »

L’Invocation continua de suivre son Maître, la tête de la Maskur dans sa main droite, le regard fuyant celui de Shuryan.
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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 14:37 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

Sur son conseil, nous allongeâmes le pas afin de trouver mettre de la distance entre les cadavres et nous. L'adrénaline commençait à retomber et la fatigue se faisait peu à peu ressentir. J'écoutais son récit avec respect, ne pouvant cependant retenir un léger sourire. Un tel mélange de fierté et de honte... C'était rare et presque comique. Je lui fis part de mes réflexions après lui avoir certifié que sa loi ancestrale était toujours de rigueur :

" Il est dit, chez nous les hommes, que sage est l'être qui parvient à dompter sa partie bestiale. Toi qu'Ignis a doté d'une parcelle de sa propre sagesse, je pense que s'il t'a donné ce corps puissant et noble, mais également sauvage, c'est qu'il avait foi en ta capacité à le dominer. Comme je te l'ai dit, la sagesse est le domptage de sa partie animale, et non pas son annihilation. Aussi ressentir de la honte à sa présence n'est pas la solution. Il te faut l'accepter et la contrôler, la libérer au moment opportun... Et la sceller de nouveau avant de me croquer de préférence, bien sûr. Et puis, que serait un Fils d'Ignis bien éduqué et tout sage comme un fils de noble ? Je suis pas venu ici trouver un descendant d'Aqua hein !"

Je laissai le silence s'installer tout en avançant, puis ajoutai :

"Enfin, moi, c'est que ce que j'en pense hein. Mais dis-moi, pendant qu'on parle de forme physique... à quoi ressemble les Dieux ?"
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MessagePosté le: Ven 12 Aoû - 11:00 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

" Il est dit, chez nous les hommes, que sage est l'être qui parvient à dompter sa partie bestiale. Toi qu'Ignis a doté d'une parcelle de sa propre sagesse, je pense que s'il t'a donné ce corps puissant et noble, mais également sauvage, c'est qu'il avait foi en ta capacité à le dominer. Comme je te l'ai dit, la sagesse est le domptage de sa partie animale, et non pas son annihilation. Aussi ressentir de la honte à sa présence n'est pas la solution. Il te faut l'accepter et la contrôler, la libérer au moment opportun... Et la sceller de nouveau avant de me croquer de préférence, bien sûr. Et puis, que serait un Fils d'Ignis bien éduqué et tout sage comme un fils de noble ? Je suis pas venu ici trouver un descendant d'Aqua hein !"

Mettre un terme à sa vie, ou le laisser vivre encore un peu ?

C’est avec amusement que je me posai cette question. De la seule chose que je détestai, il venait d’en parler. Tout de même, faire un quelconque rapprochement entre mon être et celui d’un buveur de tasse… Mais en souhaitant que je tente de contrôler cette partie de moi au lieu de la détruire, faisait apparaître au-dessus de lui une lame, prête à le heurter. Ses ‘crises bestiales’ pouvant arriver n’importe quand, y compris avant que je n’en délimite l’usage. Cependant, il s’agissait du souhait de mon Libérateur et je comptai bien respecter chacune de ses volontés. Le travail intérieur serait dur et long –Après tout, nous parlons d’un côté de moi responsable d’un génocide aux chiffres monstrueux- mais il serait fait. Mon Maître savait faire preuve de sagesse. Peut-être plus que moi. Je possédai certes un niveau élevé, mais qui ne dépassait pas celui de tous Demi-dieux, une sorte de minimum et sur des choses définis. Si ce n’ait les Fils d’Aqua… Si seulement je pouvais en rencontrer un ! Là je pourrai libérer le prédateur jusqu’à son épuisement.


« C’est là un discours fort sage, à croire que l'Homme apprend des divinations liées à Aqua. »

Le paysage ne semblait jamais trouver de fin.

Nous montâmes une dune et pûmes admirer un horizon plus vaste et lointain que le précédant. Même avec ma vue d’être divin, je ne pouvais apercevoir de fin. Cependant, j’apercevais de nouveaux animaux sans pouvoir les qualifier d’agressifs ou non. Une, peut-être deux heures nous séparaient d’eux –ne pouvant les distinguer correctement- nous laissant le temps de prendre une autre route ou de déterminer leur agressivité. Nous finîmes par descendre la dune, où j’avais également aperçut d’autres espèces sur les flancs.
Lorsque nous créâmes l’Homme –Et par nous j’entends les autres-, nous lui insufflèrent ce que nous envions en regardant les animaux. Soit la faim, la soif, les songes ou encore la fatigue. Depuis mon enfermement, Shuryan avait été le seul à réussir les trois épreuves. De ce fait, je me prenais à me demander si nos Pères avaient retranscris ces caractéristiques dans « le nouvel Homme ». En y pensant, d’autres questions me vinrent : Mon Libérateur avait-il soif ? Faim ? Chaud ? Etait-il fatigué ? Je ne savais rien de tout ça et je me devais désormais de le savoir. J’étais son Serviteur, et nos projets étant de rejoindre Ignis, je ne comptai pas, par caprices humains, faillir à mon devoir de rédemption.


Après un silence de nouveau installé, Shuryan reprit :

"Enfin, moi, c'est que ce que j'en pense hein. Mais dis-moi, pendant qu'on parle de forme physique... à quoi ressemble les Dieux ?"

Là était une bonne question.

Je m’apprêtai à lui décrire l’apparence d’Ignis, Dieu de la Flamme et être Tout Puissant. Mais au moment de lui dévoiler la vérité, une autre réponse sortit :


« Il n’existe aucun mot dans ta langue pour qualifier Ignis. Mais bientôt tu le verras, lorsque je t’aurai mené à lui. »

Je n’étais pas déçu d’avoir déclaré ceci. Bien au contraire, je préservai le secret de Son apparence et rappelai à mon Maître ma fidélité et mon entière dévotion.
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MessagePosté le: Mer 17 Aoû - 09:08 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

« Il n’existe aucun mot dans ta langue pour qualifier Ignis. Mais bientôt tu le verras, lorsque je t’aurai mené à lui. »

En entendant cette réponse des plus évasives, je lui jetais un regard vide, reflet de l'émulsion qu'elle avait provoqué chez moi. Je pris la parole d'un ton badin :

"Je suppose qu'il s'agit d'un secret... Du moins je l'espère pour toi, parce que si ce n'est pas le cas et que j'arrive a dresser une description d'Ignis en langage humain, tu vas le regretter, sale matou... Je demanderais à ton père d'ailleurs !"


Je promenais mon regard sur les environs et ne vis que du sable, sans pouvoir discerner de menace. Je me tournai vers Aslan :

"Alors, que te disent tes sens ? Il y a encore une menace dans les environ ?"

L'adrénaline achevait son repli stratégique, me laissant entièrement vide. Mon ventre grogna, réclamant un peu de travail, tandis que mon armure semblait se lester au fur et à mesure de plomb, comme si chaque étoile qui s'allumait dans les cieux nocturnes en augmentait la quantité...
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MessagePosté le: Mer 31 Aoû - 16:29 (2011)    Sujet du message: Discution mouvementée Répondre en citant

Un nouveau Aslan.

Depuis ma libération, je ne me qualifierai pas de Digne Fils d’Ignis. Reprenons mon faible parcours. Dès lors que les marches furent descendues, j’avais laissé mes souvenirs dominer les paroles de mon Maître, ne faisant alors que les entendre. Par la suite, je n’avais pu ressentir avec suffisamment d’avance la présence de ces bêtes du désert, et au lieu de les contourner, j’étais parti à l’assaut. Entrainant mon Libérateur dans un combat que je livrai dans le but, non pas de le défendre, mais de goûter à nouveau au combat. Et enfin, en plus d’un silence déjà familier, je me plaignais. Décidément, je ne retrouvais en rien l’être divin que je devais être, celui que j’étais autrefois.
Cependant, tout ceci va changer. Au diable mes souvenirs et les remises en questions, je n’ai pas besoin d’attendre ceux remontant à plus longtemps pour me connaître. Je ne combattrai pas mon instinct de prédateur, il est qui je suis, il est l’étincelle d’Ignis qui sommeil en moi. Oubliez la longue période qu’il me faudrait pour le maîtriser, j’en ai déjà le contrôle. Terminé les plaintes et les écoutes distraites, je serai le plus fidèle, combattif, agressif, protecteur et dangereux Fils d’Ignis que cette nouvelle terre est connue. Je serai… Non, je suis Aslan Singi, Digne et Fidèle Fils d’Ignis, Dévoué serviteur de Shuryan Sekura.
Je suis de retour.


"Je suppose qu'il s'agit d'un secret... Du moins je l'espère pour toi, parce que si ce n'est pas le cas et que j'arrive à dresser une description d'Ignis en langage humain, tu vas le regretter, sale matou... Je demanderais à ton père d'ailleurs !"

Tout était là.

C’est ainsi que je serai maintenant, à ses côtés, j’oublierai cette allure divine que j’essayai de maintenir. Maintenant, c’est à un être ouvert à la conversation et à son humour que s’adressera Shuryan. D’ailleurs, malgré plusieurs qualificatifs péjoratifs tel que
« sale matou » ; « boule de poils » ou encore « Mon chaton », je ne l’avais toujours pas croqué. Certainement car il semblait être en symbiose avec moi. Il me promettait après tous des combats, de la gloire et le retour aux côtés de mon père. Cet humain était peut-être envoyé par Ignis… Raison de plus pour redevenir le Aslan d’antan, le Digne Fils de la Flamme.

"Alors, que te disent tes sens ? Il y a encore une menace dans les environ ?"

L’heure était aux preuves.

Désormais débarrassé des doutes, craintes et remises en questions indigne de moi, je pouvais laisser mes divines aptitudes revenir. La tête, vidée sur la route et remplie par les morceaux de Maskurs dont le saignement avait été interrompu par de faibles sorts, fut posée à terre. Mon torse se redressa afin d’obtenir une position plus droite que d’habitude. Mes yeux se fermèrent, mes mains s’écartèrent légèrement de mon bassin, montrant à l’horizon leur paume. Une expiration rauque relâcha un flux enflammé qui débarrassa mon pelage des grains de sables et des tâches de sangs. Toujours plongé dans l’obscurité, je fis abstraction de toutes nuisances extérieures.
Chaque respiration était légère et diminuait en tonalité vis-à-vis de la précédente. N’ayant au plus qu’une heure de libération, il me fallait retrouver ma flamme intérieure avant de l’utiliser. Tout ceci ne prenait qu’une trentaine de secondes, mais à les vivre, on pouvait les croire plus longues. Bientôt, je sentis l’afflux de chaleur. Je l’avais trouvé. Inspirant profondément, comme pour le faire parcourir mon corps dans son entier, j’ouvris les yeux.
C’est alors que je vis une explosion, qui balaya sur son passage la noirceur. Ma vision était de nouveau enflammée. Je pouvais voir à une distance ne dépassant pas la demi-dizaine de kilomètres pour l’instant, ce qui nous laissait une avance d’une heure de marche
– Si une heure représenté la même quantité de temps qu’avant, et que mon calcul de la distance parcouru jusqu’ici par rapport à l’inclination du soleil était correct-. Ce qui maintenant, est bien suffisant. Je refermai les yeux, tandis que l’obscurité était toujours chassée par les flammes. Laissant mon ouïe se libérer à son tour, je pus par les échos représenter grossièrement une échelle de distance. Après avoir prit le temps de mémoriser et de vérifier en quelque sorte les informations que je percevais, je m’adressai à Shuryan sur un ton basique, bien que ma voix restait forte de par ma carrure.

«Nous devons certainement approcher du centre de ce désert, les créatures sont nombreuses. Face à nous, proche d’une distance d’une heure il y a deux quadrupèdes. Mais ils sont trop loin, mes aptitudes ne sont pas encore aptes à en dire plus. Si on considère ceci comme le Nord –dis-je en montrant la position nous faisant face- Il nous faut nous inquiéter de l’Ouest. J’ai perçu une dizaine de signes de vie à ce qui n’est qu’une demi-heure de trajet, quelques secondes plus tard, la moitié a disparut. Pour le Sud, j’ai constaté une approche inquiétante de bien plus de créatures qu’à l’Ouest, mais ils semblent se concentrer sur nos restes. La petite demi-heure qui nous sépare peut être inquiétante s’ils remontent notre piste –Dis-je en constatant nos traces-. Et pour ce qui est de l’Est, il y a un regroupement de créatures bipèdes à l’allure reptiliennes aux abords d’un abris. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils ne sont pas seuls. Deux créatures différentes l’une de l’autre s’approchent chacune d’un côté. Le tout à un peu moins d’une heure de marche. Les bipèdes en questions sont sûrement les proies de ce désert. Ce sont probablement les mêmes bêtes disparues à l’Ouest. Ce qui est inquiétant, c’est que s’ils sont morts, je perçois leurs cadavres. Or là, ils ont disparus. »

Je continuai de scruter l’horizon, bien que ma vue ne soit plus enflammée, attendant une décision de mon Libérateur. Puis, je sentis étrangement un flux plus puissant circuler en moi. Comme si… Oui, comme si j’avais débloqué un potentiel plus grand. Mes efforts pour redevenir le Digne Fils d’Ignis étaient récompensés. Mon regard, joint d’un sourire ne dévoilant aucun croc, se tourna vers Shuryan dont l’aspect était étrange.

« Un soucie ? »


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