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Le souffle chaud du désert

 
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Ariez
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MessagePosté le: Dim 28 Nov - 15:39 (2010)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

( Sujet précédent ) <=

Ariez, suivit de près par Glaheor, descendit en silence les larges marches du Temple du Feu, elle lui parlerait peut être plus tard des projets qu'elle avait pour lui, de pourquoi elle était venue jusqu'ici. Pour l'instant, elle ne pensait qu'à sortir d'ici avec lui, pour qu'il sente à nouveau le vent sur son pelage. Elle ne pouvait même pas s'imaginer ce que cela faisait d'être enfermé si longtemps dans une cellule aussi crasseuse. Peut-être serait-il déçu du monde qu'il allait découvrir, ses années d'enfermement avaient peut être forgé en lui l'espoir d'un monde parfait ou il retrouverait un peu de liberté, une fois en possession d'un maître.

La descente des escaliers sembla interminable, Ariez avait perdu le compte des étages qu'elle avait monté, et ne pouvait s’empêcher de penser à toutes ces invocations, encore prisonnières pour un bout de temps. Ils arrivèrent enfin dans le hall, ou la monture d'Ariez l'attendait toujours. Monture qui fut, bien évidemment, effrayée par la stature de Glaheor. Heureusement qu'Ariez l'avait solidement attaché, elle réussi à s'approcher de lui pour le rassurer sur le fait que Glaheor n'était pas dangereux, elle précisa d'ailleurs à celui ci :


"C'est un variquan, une créature peureuse, mais il m'a aidé à arriver rapidement jusqu’à ce temple. Ils existaient peut être déjà, autrefois ?"

Sans attendre un éclaircissement sur cette question qui n'appelait pas vraiment la réponse de Glaheor, elle monta sur le dos du gros lézard qui lui servait de monture.


"Il n'y a hélas pas de place pour deux, et je ne pense de toute façon pas que tu accepterais, si cela était possible, de voyager sur son dos. Ça ira pour marcher dans le sable chaud du désert, malgré ta blessure ?

J'aurai préféré traverser le désert au plus vite, il y a beaucoup de créatures ici que je redoute, mais je ne peux pas t'obliger à courir aussi vite qu'un variquan sur tout le trajet, surtout que tu es blessé, et que tu vas, je pense, redécouvrir beaucoup de chose. Traverser le désert sans se hâter t'aidera surement à en profiter"

Tandis qu'il lui répondit elle donna un petit coup de talon pour faire avancer sa monture, et sortit définitivement du temple du feu, elle sentit immédiatement le vent brulant sur son visage et les grains de sable se loger dans les plis de ses délicats habits, le désert lui était d'autant plus insupportable qu'elle était vêtue de noir, mais c'était le domaine de prédilection pour une invocation de feu, et même si elle préférait les lieux calmes et frais, elle devait penser un peu aux autres.

Pour l'instant, elle comptait juste retourner en ville, sur le trajet, Glaheor pourrait découvrir le désert, et la rivière blanche. Elle se doutait qu'il n'apprécierait pas d'être en ville, mélé aux humains, mais pour l’instant elle ne comptait absolument pas le laisser vagabonder sur l'ile, à chaque fois qu'elle avait donné cette liberté à l'une de ses invocations, une événement faisait qu'elle devait s'en séparer. Elle n'avait passé que peu de temps avec Glaheor mais se sentait déja attaché à lui, et ne voulait pas le perdre. Et puis, elle se dit que quand elle lui accorderait enfin le droit de vagabonder comme il le voulait tant qu'elle n'avait pas besoin de lui, il ne ferait qu'en profiter d'autant plus.


**En attendant, il passe d'une cellule crasseuse à l'espace de liberté que je veux bien lui accorder, j'espère qu'il ne m'en voudra pas.**




Dernière édition par Ariez le Sam 12 Mai - 19:24 (2012); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 28 Nov - 15:39 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 29 Nov - 21:23 (2010)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

En descendant les marches du Temple, Glaheor ressentit de la chaleur... Des présences... La vie...
De temps à autre, il détournait son regard vers les longs couloirs sombres et austères. Il ne les voyait pas, les percevait à peine, les devinait même... Mais il le savait...
Ces murs étaient recouverts de portes massives et imposantes, derrière lesquelles se trouvaient d’autres anciens Demi-dieux... Qui ont attendu, qui attendent, et qui attendront peut être encore longtemps...
Il eut une certaine compassion pour ses confrères... Bien qu’il en voulait quelque peu aux créateurs des humains, il se sentait toujours lié à cette communauté... La seule qui ne l’avait pas souillée... La seule qui ne l’avait pas trahie... Ou presque...
Quoi qu’il en soit, il savait qu’ils ressentaient la même souffrance que Glaheor... Ils étaient différents, mais ce triste lien de douleur les unissait tous...

Une fois arrivé dans le Hall, Glaheor fut quelque peu surpris par la présence de la lumière, bien que discrète. La fenêtre de sa cellule laissait passer parfois quelques rayons de lueur, mais ils disparaissaient vite dans la pénombre de sa cellule...

Il vit alors une créature grossière et apeurée, attachée solidement à une corde. Etait-ce une autre invocation appartenant à Ariez?
Ariez prit la parole, informant son invocation sur la présence de cette étrange bête.
Ce n’était apparemment qu’une simple monture... Ariez voulu savoir si elles existaient auparavant, mais cela importait peu à Glaheor... Il avait du mal à se souvenir de son propre passé, alors celui d’un lézard géant et peureux ne l'intéressait pas le moins du monde...
C’était aussi sans doute le cas de l’humaine, qui n’attendit pas de réponse et qui monta sur le dos du variquan.

-"Il n'y a hélas pas de place pour deux, et je ne pense de toute façon pas que tu accepterais, si cela était possible, de voyager sur son dos. Ça ira pour marcher dans le sable chaud du désert, malgré ta blessure ?
J'aurai préféré traverser le désert au plus vite, il y a beaucoup de créatures ici que je redoute, mais je ne peux pas t'obliger à courir aussi vite qu'un variquan sur tout le trajet, surtout que tu es blessé, et que tu vas, je pense, redécouvrir beaucoup de chose. Traverser le désert sans se hâter t'aidera surement à en profiter"


Glaheor, après avoir hoché discrètement de la tête en signe de reconnaissance, progressa hors du temple.
Le soleil, comme à son habitude, éclairait sauvagement le désert. Cette lumière accentuée par la couleur claire du sable, aveugla Glaheor. Des siècles sans avoir vu une telle lumière, on ne peut la supporter directement, même si on est un ancien demi-Dieu...

C’est donc avec une patte protégeant ses yeux que Glaheor marcha à l’aveugle, et toucha pour la première fois depuis longtemps un autre sol que le métal glacial de sa cellule.
Privé de sa vision, ses autres sens se virent aiguisés, surtout celui du toucher.
Il eut l’étrange sensation de s’enfoncer, le sable glissant sous ses pas. Il aurait eut envie de se rouler dans ce sable chaud et fin, mais il ne le pouvait pas. Jadis, sans doute l’aurait t-il fait. Mais désormais, son esprit sombre, et son nouveau rôle dans ce monde, l’en empêchait.
Mais ce qu’il apprécia le plus, se ne fut pas cette sensation de légèreté. C’était la chaleur qui était lourde et presque étouffante pour un humain. Mais pour lui, elle était tout autre chose. Une sorte de bonheur indéfinissable couplé à une sensation rassurante de retour aux sources et aux origines, le tout le baignant dans un bien être total. Il se laissait guider par son corps, yeux toujours fermés, coupé du monde extérieur. L’espace d’un instant, il oublia son état de servitude, et il se souvint.

Son pouvoir. Un volcan gigantesque, où régnait paix, vie et joie. Il était respecté. C’était un demi-Dieu, une divinité. Il avait des amis. Parfois, il voyageait, découvrait. Et après avoir fait une rude expédition, il était heureux de retrouver son volcan. Son environnement. Cette chaleur, presque comparable à celle du désert où il se trouvait au moment même.

Le souvenir était vague, mais intense. Il le vivait. Et peu de temps après, il regretta de s'en être rappelé.
En effet, peu de temps après, la suite de l’histoire se déroula devant lui. Les humains. Brutes qui l’avaient trahi. Une colère intense. La destruction de toute forme de vie sur le volcan. Sur son volcan. Et c’était lui, la cause de la destruction. Non. Lui n’était que la victime. C’était les humains, les vrais coupables.

Il eut une crispation nerveuse et soudaine. La chaleur apaisante s’était transformée en canicule désagréable. Il sursauta violemment, et ouvrit ses yeux, brûlant presque ces derniers.

Qu’il était loin, cet état de bonheur. Maintenant il était l’esclave de ce qu’il détestait le plus, perdu dans un désert l’agressant. Oui, même le désert, la chaleur qu’il aimait tant, le trahissait.

Il fut empli d'un sentiment de solitude. Il leva sa tête, agressant encore plus ses yeux.
Il vit alors la silhouette sombre d’Ariez, en contraste avec la lueur intense du soleil.
Si seulement elle l’avait connu avant... Bien avant...
Mais maintenant c’était terminé... Il était un être meurtri... Et il ne serait sans doute plus jamais comme avant...

Il referma les yeux, espérant ressentir le bien être dont il avait bénéficié il y a quelques secondes. Mais rien ne se passa.

Alors il rouvrit ces derniers. Et il marcha. Il ne savait pas où il allait, pourquoi il y allait et pendant combien de temps il s’y dirigerait. Mais peu lui importait.

Il y allait.
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Ariez
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MessagePosté le: Mar 30 Nov - 22:06 (2010)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

Glaheor était très silencieux, était-ce dans sa nature, ou la situation le rendait-elle si malheureux qu'il en devenait muet ? Auparavant, le mutisme de Angry Sweety n'avait jamais représenté une gêne, même s'il ne pouvait parler, elle avait l'impression de le comprendre et de savoir ce qu'il ressentait à tout instant rien qu'en le regardant (bien que vers la fin de leur relation invocation/maitre ce ne fut plus du tout vrai).

Pour Glaheor c'était très différent, il se taisait, ne trouvant rien d'intéressant à dire, ou peut être n'en n'ayant plus la force, dans son humiliante situation. Cela pouvait se comprendre, mais Ariez, curieuse, voulait tout savoir sur lui, sa vie antérieur, le monde comme il était avant, comment était Ignis, le Dieu du feu qu'elle essayait tant bien que mal d'apprivoiser dans sa forge. Cependant, elle sentait au fond d'elle que ces questions étaient malvenus, qu'elles le froisseraient et réveilleraient de mauvais souvenirs. Car ce monde merveilleux dont elle voulait tant entendre parler devait lui manquer profondément.

Seuls les cris lointains des monstres et le vrombissement du vent rompait le silence qui se faisait aussi pesant que l'air chaud qui étouffait Ariez. Elle prit une petite gourde qui était attachée à la selle du variquan, et en bu les dernières gouttes. Elle n'avait pas prévu qu'il faudrait aussi hydrater sa monture, qui, comme elle, était en difficulté dans des chaleurs aussi forte. La fin de la traversé du désert allait être très dur, surtout que comme ils avançaient au rythme des grands pas du variquan, ils en avaient encore pour un moment. Elle se tourna vers Glaheor, il semblait maussade, et elle avait l'impression qu'elle tenait dans sa main une laisse, attachée au cou de cette invocation, qui l'obligeait à la suivre. C'était une impression très désagréable. Ainsi, d'un coup de talon, elle demanda à son variquan de s'arrêter d'avancer, et se tourna vers lui.


"Glaheor ..."


Commença t-elle sans trouver de suite immédiate à cette phrase. Un temps qui paru infiniment lent s'écoula avant qu'elle ne trouve autre chose à dire.


"S'il te plait dis moi quelque chose."


Dès que ces mots furent sortis de sa bouche, elle s'en voulut de les avoir prononcé, comme si elle lui demandait quelque chose de contre nature, d'impossible à réaliser, d'insurmontable, et même pire, d'horrible à entendre. Elle reprit aussitôt :

"Non, oublie ça... je ne peux pas t'obliger à me parler... ce serait pire..."


Dit-elle avec une petite voix. Cela lui faisait bizarre de sentir autant de doute l'envahir et succéder immédiatement à la fierté d'avoir une invocation. Elle était sûre que Glaheor n'était pas mieux dans son temple qu'à la suivre, mais s'en serait presque voulu de l'avoir sortit de là. Tout en continuant sa route, les idées fusaient dans son esprit, bonnes ou mauvaises, pour nouer des liens avec lui. En y repensant, c'était peut être sa relation avec Sweety et Yggdrasil qui n'était pas normal, elle avait directement senti, de leur part, une extrême sympathie à son égard, un instinct protecteur. Ici elle avait bien du mal à décrire ce qu'elle ressentait de la part de Glaheor, elle espérait en tout cas que ce soit tout sauf de la haine.

Elle fut arrêtée dans ses instants de réflexion, son variquan venait de s'enfoncer violemment dans le sable, elle lui demanda de reculer, et une peur l'envahi : un énorme sillon avait été tracé dans le sable, et cela ne signifiait qu'une chose : un Wania. Ce ver des sables était bien la pire créature du désert, la trace était encore fraiche, cela se voyait car elle était peu effacée par les vents du désert. Il ne devait donc pas être très loin d'eux, et cela inquiéta fortement Ariez qui redoutait terriblement cette créature. Ce mélange d'inquiétude tentant d'être caché par un masque d'assurance, le tout mélangé à son angoisse de communiquer avec Glaheor, donna cette étrange phrase qui sonna comme une plaisanterie :


"Je pense qu'il faut courir maintenant."



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MessagePosté le: Mer 1 Déc - 20:47 (2010)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

Glaheor continuait à marcher, las... Ce désert avait déjà perdu de tout son charisme, sans doute à cause de des mauvais souvenirs qui étaient revenus.

Alors qu’il semblait vivre la même scène monotone, progresser dans le désert, Ariez fit soudainement arrêter sa monture et se retourna vers son invocation.

Elle murmura quelque chose. Malgré le bruit du vent, il cru entendre son nom.
Il attendit qu’elle continue sa phrase. Il comprit alors:
-"S'il te plait dis moi quelque chose."
Il fut assez surpris. Seulement, n’eut-il le temps de réagir que Ariez se désistait déjà, s’excusant presque. Cela fut tellement rapide qu’il ne sur même pas ce qu’il aurait pu répondre, si il l’avait fait...

Ne cherchant pas à comprendre, Glaheor reprit sa marche, longue et ennuyante. Il n’osait pas se reperdre dans ses pensées, de peur de se remémorer les moments de souffrance... De les ressentir...

Le temps semblait long... Presque autant que lorsqu’il était dans sa cellule... Il ne voyait pas d’intérêt à ce qu’il faisait... Avait l’impression de perdre son temps...

Aussi, il fut presque heureux quand il entendit de nouveau la voix d'Ariez.

-"Je pense qu'il faut courir maintenant."


Glaheor s’apprêta alors à courir, comme un être docile. Puis il s’abstint. Cette demande soudaine semblait étrange. Elle cachait quelque chose...
Il se retourna vers Ariez. Il vit alors un long sillon... Et Ariez qui semblait inquiète... Ou du moins, qui essayait de le cacher...

Il comprit qu’il n’y avait pas de temps à perdre. Il se mit sur quatre pattes, puis commença à accélérer, se déplaçant à une vitesse assez remarquable.
Tandis qu’il progressait rapidement, il demanda entre deux de ses souffles rauques:
-Que devons nous fuir, Maîtresse?
"Nous". Inconsciemment, il avait accepté l'humaine, comme s'il formait un groupe avec cette dernière.

Avant qu’Ariez ne lui répondre, il se rendit compte de quelque chose. Cela lui semblait, bien que symbolique, assez important.
C’était le premier ordre que Ariez lui avait donné. Courir.
Et il traversait le sable, ignorant le souffle du vent et la chaleur du soleil.
Cela marquait peut être le début d'une nouvelle vie... Servitude, renaissance... Il ne pouvait le dire encore... Quoi qu'il en soit,Glaheor s’attachait beaucoup à ces choses là, bien qu’insignifiantes pour la plupart des autres.
Le premier ordre. Et il obéissait, excellait même pour satisfaire cette demande.

Courir.
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Ariez
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MessagePosté le: Mer 1 Déc - 22:30 (2010)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

Un coup de talon plus appuyé, et le variquan se mit à courir à toute vitesse. L'animal le plus rapide des landes luxuriantes était à l'œuvre, ses grandes enjambées rapide lui donnèrent rapidement une vitesse impressionnante, Ariez vérifia d'un oeil inquiet que ca allait pour Glaheor.

"C'est le ver des sables que nous fuyons, il avale des villages entiers !"


Il valait mieux s'enfuir tout de suite qu'attendre de tomber sur lui. Et puis le variquan ressemblait assez aux impas du désert, pour le peu que le ver ne se fie qu'aux apparences, ils étaient foutus. Un nouveau sillon se forma juste sous leur pied, le variquan prit peur et s'enfuit plus vite encore. Ariez dû fortement s'accrocher aux rennes pour ne pas tomber.

"Glaheooooooooor !"


Cria t-elle tandis que le variquan dépassait largement la vitesse qu'Ariez cru un jour possible d'atteindre sur un animal. Le vent chaud lui piquait les yeux au point qu'elle dut les fermer à plusieurs reprises. Cependant, bien que cette situation soit assez critique (elle était tout de même sur une monture incontrôlable) cette impression de vitesse provoqué des montées d'adrénaline qui rendait Ariez euphorique, comme une enfant. Le paysage défilé à toute vitesse, sur un temps long qui passa pourtant très vite.

Le variquan couru ainsi, en ligne droite, jusqu'à tomber complètement épuisé. La cinquantaine de kilomètres qu'ils avaient ainsi couru avait fait s'éloigner Ariez de tout danger, cependant elle n'avait plus Glaheor dans son champ de vision.
Sa jambe était bloquée sous le corps du variquan, recroquevillait au sol. A bout de souffle, il prenait de grande inspiration qui gonflait sa cage thoracique, et enfoncait encore un peu plus Ariez sous lui.


"Stupide animal ! Plus jamais ! Ça ne m'étonne pas qu'on te loue pour presque rien !"

S'écria t-elle en se débattant comme elle pouvait pour se libérer de cette animal. A force de donner des coups elle réussit à faire réagir le variquan pour qu'il se pousse, elle se releva immédiatement, regardant avec désespoir ses habits couvert de sable.Celui ci s'infiltrait sous sa peau et laissait une impression très désagréable. Il ne lui restait plus qu'à trouver Glaheor pour se sentir plus en sécurité, elle ignorait ou il était passé, et ce qui avait put lui arriver. Elle espérait vraiment qu'il n'avait pas eut de problème avec le ver.

**Faites qu'il soit juste un peu derrière**


Pensa-elle en fixant l'horizon, espérant le voir arriver à tout instant, juste derrière elle.



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MessagePosté le: Ven 3 Déc - 22:56 (2010)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

-"C'est le ver des sables que nous fuyons, il avale des villages entiers !"
Si il ne courait pas, Glaheor aurait sûrement sourit.
Avaler des villages entiers. Cette humaine était mature, mais son côté d'enfant naïve se montrait toujours de temps en temps, ce qui rassura l'ancien Demi-dieu.

Glaheor parcourait le désert à une vitesse incroyable, dépensant toute sa rage, transformée en une énergie presque inaltérable. Plusieurs fois, il faillit chuter violemment, dépassant la vitesse que son corps pouvait supporter.
Alors qu'il était dans une phase où son côté bestial était maître, Ariez hurla le nom de son invocation. Il tourna la tête brusquement, n'altérant pas sa vitesse.

Seulement ce qu'il vit le découragea totalement. La monture d'Ariez allait plus vite que Glaheor. Aussitôt, l'invocation réagit en doublant presque la vitesse.
Mais rien à faire. Peu à peu, le variquan gagnait de l'avance. Glaheor ne voulait abandonner. Mais quand le sable brûla ses pattes, alors il se rendit à l'évidence. C'était fini, la monture était désormais presque hors de vue et il était à bout de force. Il ralentit peu à peu, avant de s'arrêter net. Il eut à peine le temps de percevoir un minuscule point noir,sa maîtresse, avant que celui-ci ne disparaisse totalement.

Il se sentit alors nargué, rabaissé. Une grotesque créature qui avait peur de sa propre ombre se déplaçait plus rapidement qu'un ancien Demi-dieu.
Il avait comparé ce nouveau départ comme une renaissance.
C'était une renaissance. Sur tout les points.

Il n'avait pas pu prouver sa rapidité, alors il voulu reconquérir sa dignité en faisant preuve de courage. Il se retourna, attendant que la bête tant redoutée arrive. Si on ne peut fuir le danger, il faut le combattre.

Son regard tranchait l'horizon brillant. Il sentait que son corps avait déjà reprit une partie de ses forces.
Il eut même l'impression de ressentir une petite chaleur. Celle qui l'avait habitée, autrefois. Celle qui l'avait tant manquée.
Le feu. Peut être allait-il pouvoir réapprivoiser ce complice d'antan..

Il attendit un certain instant, immobile. Mais la créature ne semblait pas venir. Après tout, rien ne disait que cette dernière les poursuivait. Ariez avait pu deviner sa présence, mais ne l'avait pas vu.
Lui qui voulait prouver son courage, comptait ce battre face à une menace inexistante... Il se sentit encore plus ridicule...

Quand tout d'un coup, il vit. Et alors il comprit.
Impossible à voir pour un simple humain, et à peine perspectible pour l'être qu'il était, on pouvait deviner au loin la forme d'un espèce de ver géant. Gigantesque. Immense.
La bête se trouvait à une distance telle... Et pourtant, il réussissait à la distinguer...
C'est à ce moment là, qu'il se rendit compte de la chance qu'il avait eut en ne rencontrant pas la bête. Si seulement elle l'avait trouvé, alors en un instant la vie elle lui aurait ôté.

Aussitôt, il oublia la possibilité de se battre face à la bestiole. Ce n'était pas de la lâcheté. Il fallait être totalement fou pour attaquer cette chose, ce n'était plus du courage. Personne ne pouvait tuer cette immense bête, ou du moins pas dans la situation où il se trouvait.
Ariez n'était décidemment pas aussi naïve qu'il ne le pensait: une chose de cette envergure pouvait sans doute, comme elle l'avait dit, détruire des villages...

Il décida de s'éloigner de l'endroit, bien qu'il su que le ver ne pouvait le voir de là où il se trouvait. Il regarda alors un instant de plus le désert, grand et majestueux.

Il était seul. Rien ni personne ne pouvait l'empêcher de partir, maintenant, tout de suite. Retrouver cette liberté tant attendue. Tant convoitée. Obsessionnelle.

Seulement il ne pouvait pas. L'être curieux et audacieux qu'il était jadis n'aurait pas hésité une seconde. Mais désormais qu'il s'était assagit, et assombrit, il avait des principes. Il ne pouvait abandonner en plein désert l'être qui l'avait libéré. Et maintenant qu'il était son invocation, il ne pourrait jamais être réellement en liberté. Il devait l'accepter.

Il fit tout de même quelque pas dans le sable chaud. Il ferma les yeux, laissant le vent glisser sur son pelage.

Il était au milieu d'un désert, seul, perdu, et un ver géant menaçait à tout moment d'attaquer.

Mais pour l'instant, qu'on se taise et qu'on lui laisse profiter de ce moment de liberté totale. Sans doute le dernier.
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Ariez
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MessagePosté le: Sam 11 Déc - 10:16 (2010)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

Elle fixa l'horizon, espérant voir Glaheor surgir, tout furieux de s'être fait distancer mais trop fier pour prononcer le moindre mot. Cependant, rien ne se passa, l'angoisse monta en elle en même temps que son espoir de le voir apparaitre s'affaiblissait. Le variquan avait couru à une vitesse folle, c'est vrai, mais il avait couru en ligne droite, Glaheor avait-il put se perdre ?

C'était peut être tout autre chose, il avait put en profiter pour s'enfuir et échapper au contrôle d'Ariez, et la pire des hypothèses, il s'était fait avoir par le ver. Pour éviter de se sentir trop mal, elle renonça tout de suite à envisager la dernière solution comme possible. Elle ignorait ce qu'il se passerait si Glaheor venait à perdre toute ses forces. Elle savait qu'il était immortel, être digéré par le ver ne pourrait pas lui ôter définitivement la vie... Mais que se passerait-il alors ? Plus elle pensait à la perspective du ver plus elle paniquait, elle devait se ressaisir. Elle inspira profondément pour calmer la panique, mais l'air chaud mêler de sable ne fit que la faire tousser.

Elle eut un instant l'idée de suivre les traces de patte du variquan pour faire le chemin dans l'autre sens et espérer retrouver son invocation comme cela, mais le vent avait déjà effacé ses traces de pas, impossible donc de les suivre. Elle devait s'organiser, se calmer, reprendre le contrôle de la situation. Elle détestait tellement ce sentiment d'être faible.

Déjà, le variquan. Il était à moitié mort de fatigue à terre, il lui fallait de l'eau, de la nourriture. Elle devait le ramener en ville vivant sinon les taxes qu'elle devrait payer pour cette perte serait énorme, et son coté radin ne voulait surtout pas devoir payer pour la perte d'un animal aussi stupide, alors qu'elle avait déjà payer pour sa location. Elle commença par protéger la tête du variquan du soleil, elle lui donna à manger les fruits qu'elle avait dans son sac, et n'hésita pas à lui donner toute les provisions qu'il lui restait, espérant que ca suffirait. Le variquan avait repris une respiration normale, c'était déjà ca, elle le força un peu à se relever, il tenait sur ses pattes, ça aussi c'était déjà ça. Elle le débarrassa d'un des sac qu'il portait sur le dos, décidant d'abandonner ce sac dans le désert. Elle marcha quelque pas dans le désert, détestant cette sensation de s'enfoncer dans le sable, celui ci se logeait dans ses chaussures et brulait ses pieds.

Quelques dizaines de pas suffirent à vraiment la décourager de continuer sa marche. D'autant plus qu'elle cru voir un Kokamba, elle connaissait cette animal et sa présence ne signifiait qu'une chose : elle se trouvait dans un endroit très aride du désert, comment alors espérer s'en sortir ?


"Glaheor ...." Elle sentait le désespoir l'envahir, et même un sentiment de résolution face à la mort. Ses joues était trop chaude pour que des larmes puisse naitre et s'écouler, dans une grande inspiration, et surement dans un dernier élan d'espoir, elle cria plus fort "GLAHEOOOOR !!"

Elle tomba à genou dans le sable, le variquan s'assit à coté d'elle. Elle ne voyait qu'une chose à faire mais ne savait pas si cela marcherait, elle devait invoquer Glaheor. Cependant, comme Glaheor ne savait pas ou elle se trouvait, cela marcherait-il ? S'il lui était arrivé quelque chose ca ne pouvait pas marcher, elle essaya tout de même d'invoquer Glaheor. Elle n'avait jamais invoquer aucune de ses invocation, elle n'en avait jamais eu aussi besoin, elle ne savait donc pas ce que cela donnerait. Elle ne savait même pas si Glaheor pouvait l'entendre, percevoir ses paroles et détecter sa présence, elle ferma les yeux, visualisa son invocation de feu, et murmura :


"Glaheor... Entends moi et viens moi en aide"



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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 10:27 (2011)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

Un long moment s'était écoulé. Plus que long Glaheor n'aurait pu le croire. Pour tout dire, il avait été enfermé si longtemps qu'il n'avait plus réellement la notion du temps.
Perdu dans ses rêveries, il avait tout délaissé, exception de cette sensation si agréable mais éphémère. Ce qui lui donnait d'ailleurs une raison de plus pour en profiter.

Toutefois, il sentait que dans son esprit, quelque chose le titillait. Il avait d'abord inconsciemment rejeté cette chose, restant dans son état second. Puis il avait fini par s'y intéressé.
Il ressentit alors un saisissement inexplicable. Il avait l'impression de percevoir un appel de son maître. Pourtant, exception du souffle du vent, il n'entendait rien. Mais il le sentait, il le savait. Son maître avait plus que tout besoin de lui.

Il fut alors emplit d'un immense sentiment de culpabilité. Il avait osé abandonner cette petite humaine pour un peu de chaleur et beaucoup d'illusion. Il tendait celle qui l'avait libéré aux bras de la mort, sans le moindre scrupule. Il était temps qu'il agisse.

Par un instinct presque animal, il se laissa diriger dans la direction qu'il lui semblait la bonne. Gagnant en sûreté, il accéléra et progressa avec certitude.

Il avait raison. Dans le désert doré, il perçu une tâche sombre, perdue.
"Pourvu qu'il ne soit pas trop tard"

Redoublant de vitesse, il arriva finalement devant son maître. Un sentiment étrange l’oppressa, sans qu'il sache ce que cela pouvait être, car il ne l'avait plus ressenti depuis la nuit des temps. C'était une once d'inquiétement.

Elle était à genoux dans le sable. Sa monture ne portait plus que quelques fournitures, sans doute trop fatigué pour assurer la charge d'une humaine.

-J'ai entendu votre appel, Maître.

Sans attendre réponse d'Ariez, il prit aussitôt une corde dans un des sacs, attacha une de ses pattes à celle du variquan en laissant quelques mètres d'écart, puis se mit à quatre pattes devant son maître.

-Si je puis me permettre, nous n'avons de temps à perdre. Chevauchez moi, j'irais aussi loin que je pourrais. Vous m'avez fait sortir de ma cellule, à moi de vous faire sortir de là.
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Ariez
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 22:46 (2011)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

Ariez eut l'impression de rester un long moment seule dans ce sable chaud. Le variquan avait beau être à coté d'elle, ce n'était qu'un boulet qui l'avait conduite droit vers la mort, c'est ce qu'elle se disait. Son instinct de survie fut un instant plus fort que sa peur qu'il soit arrivé quelque chose à son invocation. Quand elle crut qu'il n'allait pas revenir, elle songea qu'il valait mieux pour le moment ne pas le retrouver, survivre d'abord. Cependant, faible comme elle l'était, elle n'avait aucune chance de se débrouiller toute seule. Elle se réfugia dans l'ombre du Variquan, seule ombre présente à des kilomètres à la ronde qui puisse la préserver un instant de la chaleur du soleil. Elle eut l'impression d'halluciner, voyant le paysage autour d'elle se déformer, le murmure du vent se déformer dans son oreille en un bruit des vagues, de pluie, une rivière, une fontaine qu'elle pourrait boire à l'infinie.

Elle entendit Glaheor arriver mais n'eut pas la force de tourner la tête pour le voir. Pensant sérieusement à une autre hallucination elle fut surprise quand il lui parla, elle songea qu'elle avait bel et bien réussi à l'invoquer, il était revenue pour l'aider, un peu d'espoir revint, même si la jeune femme sentait chaque goutte d'eau de son corps partir en fumée dans l'atmosphère étouffante de ce désert. Chacun de ses pores lui hurlait qu'il lui fallait plus d'eau. Elle fit un effort colossale pour se relever et suivre les instructions de son invocation, elle le chevaucha, s'agrippant à son cou, le peu de force qu'elle avait l'obliger à s’affaisser entièrement sur lui, elle n'était pas très lourde après tout, mais surtout n'avait plus la force de se demander si cela le gênerait.


"Je meurs...."

Furent les seuls mots qu'elle prononça une fois installé. Elle voulut le remercier d'être venu, d'exprimer sa joie de le revoir enfin... elle en aurait le temps plus tard si elle survivait à la déshydratation qui se faisait de plus en plus forte en elle. L'envie de boire lui tiraillait les entrailles, elle aurait pu tuer pour une goutte d'eau. L'endroit était bien trop hostile pour une humaine venue de la ville, mal préparée et si fragile. Elle aurait du être moins radine et prendre une monture plus fiable, moins peureuse, elle aurait pu éviter tout ceci.

Il faudra peu de temps après que Glaheor se soit mis en route pour que l'état de Ariez soit proche d'un état comateux, perdant conscience petit à petit, son coeur, battant contre Glaheor, prenait un rythme alarmant, son état empirait.



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Glaheor

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MessagePosté le: Lun 29 Aoû - 11:53 (2011)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

Glaheor courait à toute vitesse. Encore.
Et il se sentait bien. Tellement bien. Ce bien être qui l'avait envahi depuis qu'il était sorti du temple.
Ce chaud. Cette chaleur si agréable. Enfin il se l'était de nouveau approprié, après des siècles à l'attendre. Il l'avait même oublié.
Jamais il ne s'était senti aussi bien depuis si longtemps.
Pourtant la situation était loin d'être positive.

Ariez, depuis qu'elle était montée sur Glaheor, ne bougeait plus. Seul sa respiration discrète et régulière montrait un signe de vie de l'humaine. Il était évident que cette chaleur la tuait peu à peu. Seulement, l'ancien demi-dieu avait beau réfléchir, il ne trouvait aucune solution. Alors il courait encore et toujours, en attente d'une idée.
Comment protéger une humaine de la chaleur en plein désert? Aucun moyen de ne pas l'exposer, aucun moyen de la rafraîchir. Même le vent qui soufflait était brûlant. Il fallait quelque chose de magique pour réussir à soulager l'humaine...

La magie. Bien sûr. Glaheor l'avait oublié. Celle qui l'avait tant aidé auparavant. Mais il ne pouvait plus l'utiliser depuis qu'il avait été enfermé. Alors pourquoi pourrait-il plus avant que maintenant?
Toutefois, il ne voyait aucune autre solution pour aider la jeune humaine. Autant essayer.
Il ralentit sa course, puis s'arrêta. Tout en restant dans sa posture de monture, il posa une de ses pattes avant sur l'épaule d'Ariez. Bien que dans cette position il ne pouvait guère voir l'humaine, il n'osait pas la faire redescendre de son dos, de peur qu'elle n'arrive plus à remonter après.
Alors il se concentra. Ferma les yeux. Au début cela durait un moment. Il ne savait plus comment lancer un sort. Quand il en avait la capacité, cela se faisait si simplement qu'il ne réfléchissait même plus à la façon de l'exécuter. Aussi, quand il voulut désormais le refaire, impossible de se rappeler.

Et soudain une sensation étrange l'envahit. Une sensation qu'il n'avait plus ressenti depuis très longtemps. Cette impression que de sa paume sortait une énergie enfouie dans le plus profond de son âme, pour envahir le corps d'Ariez. Une sorte de lien se créa alors. Quelques secondes.
Puis cela cessa.
Glaheor ne sut si il avait réellement réussi son sort. Toutefois, il se sentait un peu affaibli. Et paradoxalement, cela devait être bon signe, preuve qu'il avait dépensé de son énergie pour elle.

«Ignifuge. Il devrait vous protéger face à cette forte chaleur. J'espère. Il y a si longtemps que je n'ai pas fait ça... » Dit-il sans réellement savoir si l'humaine l'entendait.

D'ailleurs, il aimait parler quand il pensait ne pas être écouté. Il avait pris cette habitude dans la cellule. Que ce soit à lui même dans son esprit ou à ce qui l'entourait, il devait parler sans que personne d'autre que lui ne reçoive ses paroles. Il avait besoin de pouvoir formuler ce qu'il pensait, pour remettre au clair ses idées. Si d'ailleurs il ne l'avait pas fait quand il était enfermé, il serait peut être devenu fou, ou il aurait oublié qui il était...
En revanche lorsqu'un auditeur était présent, il restait silencieux le plus possible. Comme si ses paroles ne pouvaient appartenir qu'à lui.

Alors qu'il reprit sa course, quelque chose derrière lui poussa un étrange beuglement. Il tourna sa tête. Le variquan. Il avait oublié qu'il avait attaché cette grossière bête à sa patte. Il se demandait pourquoi d'ailleurs. Mais toute chose qui pouvait lui être d'une éventuelle utilité ne pouvait être refusée. Et la bête ne l'encombrait pas, car elle suivait aisément le groupe. En effet, il semblait mieux se porter que son ancienne cavalière.
Bien que la chaleur devait aussi sans doute l'accabler, il semblait reprendre peu à peu de ses forces. Après tout, Glaheor n'était pas aussi rapide que lui.

Pendant un long moment, l'horizon restait même. Le désert et ses dunes, toutes semblables, ne laissait percevoir aucun changement, donnant cette étrange sensation de ne pas progresser.
Soudain, l'invocation perçu indistinctement quelques taches sombres au loin. Sans doute des bêtes qui se déplaçaient en meute. Il se demandait comment ces dernières pouvaient survivre.

Car Ariez elle, n'allait toujours pas mieux. Elle transpirait tant que Glaheor en ressentait l'humidité.
A force de perdre autant d'eau, elle risque d'en avoir besoin...
De l'eau! L'humaine a besoin d'eau! Elle veut boire!
Glaheor n'y avait pas pensé une seule seconde. Après tout, lui n'en avait jamais besoin.

Seulement maintenant qu'il l'avait deviné, il ne savait où trouver ce breuvage dans un tel endroit...
Il était évident qu'il y en avait, sinon il n'y aurait aucune forme de vie de mortels.
Or il avait encore la preuve sous ses yeux que vie existait, car il devinait toujours ces quelques tâches grisâtres qu'il avait aperçu.

D'ailleurs, avec un peu de chance, cette meute se dirigeait sans doute vers une source d'eau. Les bêtes n'avaient-elles pas un instinct pour ce genre de chose?
Il décida alors qu'il devait les rattraper pour ensuite les suivre. Il ne pouvait être sûr que les animaux iraient chercher de l'eau, mais de toute manière il devait essayer. C'était sûrement sa seule chance.

Il redoubla de vitesse, désormais qu'il savait où aller. Peu à peu, les tâches devenaient des formes distinctes. Les bêtes n'étaient pas extrêmement rapidement et il les atteint vite. Quand il estima qu'il était assez prêt pour ne pas les perdre de vue, il ralentit, pour ne pas être aperçu et éviter d'être pris pour un prédateur, voir pour une proie.

Les minutes qui suivirent furent pour lui extrêmement longues. Sans doute encore plus pour Ariez. Il était tellement tenté par l'idée d'accélérer. Mais pour l'heure, patience était d'appel.

Puis la meute arrêta sa course. La plupart des bêtes s'allongèrentt pour reprendre des forces, tandis que d'autres semblaient creuser dans le sable.
Cette nouvelle attente agaça Glaheor. Il cessa de courir à contre coeur, et attendit, presque allongé lui aussi, dans l'espoir de ne pas être repéré.
C'était peine perdue: le sable était d'une couleur si éclatante que sa fourrure et les habits d'Ariez marquaient un contraste criard. Mais les animaux n'étaient pas intéressés par ces voyageurs, ou ne les avaient pas remarqué.

Le plus intriguant était ces quelques bêtes qui creusaient encore et toujours, comme à la recherche de quelque chose. Puis l'une d'entre elle sembla se pencher vers l'une des minuscule excavation.

De là où il se trouvait, l'invocation ne pouvait voir ce que ces creux cachaient.
Pourquoi ne pas aller voir? Avec un peu de chance, c'était de l'eau.
Mais si ce n'en était pas, les bêtes seraient introuvables car sûrement enfuies par crainte.
Il devait faire un choix.

Et il le fit vite. L'attente le poussa à bout et il se rua brusquement vers la meute en repos, faisant pousser un cri de surprise au variquan.
Il vit alors avec plus de précision ce à quoi il avait affaire. Ces bêtes étaient des êtres sur deux pattes, avec deux cornes qui se recroquevillaient derrière leur tête, et dont la partie supérieure du corps était recouverte de pics.
Glaheor n'en avait jamais vu auparavant. Mais peu lui importait pour le moment. Il voulait voir ce que cachait ces trous.

En entendant l'approche de l'ancien demi-dieu, les bestioles fuyèrent sans même se retourner.
Glaheor arriva en une poignée de secondes au niveau des creux. Des secondes où sans illusion, il espérait.

Et il se sentit presque soulagé en découvrant que comme il l'avait pensé, les bêtes avaient creusé pour boire. De l'eau. Enfin. Pas en grande quantité, mais amplement suffisant pour l'humaine. Ou du moins, il le pensait.

Il se coucha alors, et pencha son dos pour faire rouler délicatement Ariez sur le sol.
Il se remit debout, et porta l'humaine jusqu'à l'un des trous. Il la déposa juste à côté, pour que son visage puisse atteindre le breuvage tant convoité.

Et par instinct il s'éloigna aussitôt du liquide.
L'eau. Autrefois il la tolérait. L'appréciait même modérément.
Mais là, il la répugnait. Il fallait qu'on lui laisse le temps de s'y habituer de nouveau.

Son regard se porta alors sur Ariez...
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Ariez
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MessagePosté le: Mar 30 Aoû - 14:48 (2011)    Sujet du message: Le souffle chaud du désert Répondre en citant

(mana : 17)

Ariez n'était plus là. Effectivement, son corps reposait tout contre celui de Glaheor, mais tout ce qu'il se passait lui semblait très loin. Elle entendit le bruit des pattes de Glaheor courir dans le sable chaud comme si cela se passait à des kilomètres d'elle, que c'était l'une de ses créatures du désert, courant au loin, échappant à un prédateur, alors que son corps percevait bien toutes les secousses qu'entrainait cette course frénétique, mais ne savait les retransmettre à son esprit.

Elle était prisonnière d'une autre sphère, à coté du monde réel. Tous ses sens la trompaient, sa vue se troublait, son sens du toucher s'engourdissait, elle avait l'impression de s'endormir. Elle entendit Glaheor lui parler mais ne comprit pas ce qu'il lui dit, il y avait trop de mots dans sa phrase. Elle sentit vaguement quelque chose se poser sur elle, puis soudain, elle se sentit libérer de cette impression de chaleur oppressante. Elle aurait pu courir pieds nus dans le sable chaud sans se bruler si elle avait été en meilleure forme, elle sentait qu'elle aurait put finir la traversée de ce désert aussi aisément que si elle était une fille d'Ignis, mais le mal qui la rongeait ne fut pas effacé. Ce besoin d'eau inquiétant était toujours là, pesant sur elle, commandant toutes ses pensées et ses envies.

Elle releva la tête avec le peu de force qu'elle avait, et aperçue des taches sombres au loin. Elle ne savait pas ce qu'était le plan de son invocation, elle ne savait pas si elle rêvait ou pas, aussi, songeant qu'il avait tout bien en main, elle le laissa faire comme bon lui voulait sans donner d'ordre. Qu'il massacre toute une troupe de voyageur pour avoir de l'eau s'il le fallait, une humaine mourante n'a plus de morale.

Elle retourna dans ses rêveries, se sentant débarrasser du poids de la chaleur, elle s’imagina être dans la vallée sereine, ou le doux bruit de l'eau ruisselait. C'était plus facile de s'imaginer ailleurs qu'ici, perdu dans ce grand désert, mais elle avait confiance en Glaheor, il la sortirait de la... elle s'en sortirait. Le temps lui sembla extrêmement long et rapide à la fois, elle ne saurait décrire ce qu'elle ressentait en ce moment, et de toute façon ne se souviendrait surement pas de ses délires une fois rétablie.

Elle entendit un grand cris de surprise mais n'y prêta pas plus attention que tout le reste, fatalement, s'il y avait un danger elle ne pourrait pas s'en sortir, alors pourquoi s'inquiéter. Finalement il semblait plutôt que Glaheor lui avait trouvé de quoi boire. Elle regarda l'eau brillante sous la lumière de soleil, qui commençait déjà à s'évaporer. Comme n'importe quel animal assoiffé, elle se jeta presque dedans, enfouissant son visage dans les à peine 5 cm d'eau qu'il y avait, elle but à grandes gorgées. Elle prit finalement sa gourde et la remplit, retrouvant un peu de ses manières. Elle but ainsi plusieurs gourde d'eau chaude à cause du soleil. Elle remplit aussi une gourde qu'elle donna au variquan.

Grâce au sort de Glaheor, la chaleur du sable ne pouvait plus rien lui faire, aussi enleva t-elle ses chaussure pleine de sable pour se retrouver pieds nus, ce qui lui sembla aussi agréable qu'à la plage. Elle s’avança vers le fils d'Ignis et lui tomba dans les bras, serrant son invocation contre elle.

"Merci...." murmura t-elle.


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