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Une lueur d'espoir bien réelle

 
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Lénèra

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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 11:32 (2010)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

Lénèra se trouvait enfermer, dans ce temple, depuis des lustres, elle n’aurait su dire combien de temps exactement, cela faisait longtemps qu’elle avait perdu cette notion. Oublier le passé, vivre le moment présent et préparer l'avenir cela lui semblait presque irréalisable à présent. La pièce qu’elle qualifiait de prison, de cage, d’abomination était ornée de symétries stylisées qui évoquaient des formes de plantes ou d’animaux mais qui n’avait pas de significations spéciales, Lénèra avait toujours aimé la nature ce qui aurait pu paraître assez surprenant pour une divinité des cieux. Elle aurait pu tous sacrifier pour voir une dernière fois un magnifique paysage, un couché de soleil ou pour tous simplement parcourir les cieux à sa guise, se sentir libre ne serais ce qu’une dernière fois dans son interminable existence. Lénèra trouvait son reflet dans chacune des glaces accrochées à chacun des murs de la pièce. Il y en avait tellement qu’à chaque pas qu’elle faisait son reflet ne pouvait être évité. On peut bien perdre son chemin, son temps et ses illusions mais tant qu’on garde espoir, tous est encore possible mais cela lui paraissait de moins en moins réaliste. Elle ne se sentirait seul que lorsque tout espoir l’aura quitté, surtout celui de rompre un jour son cercle de solitude. C’est ce qu’elle se répétait inlassablement. A son avis le courage ou l’inconscience ou le mélange des deux est souvent l'effet d'une vue peu nette du danger qu'on affronte ou de l'ignorance entière de ce même danger, autant elle préféra prévenir tous homme du danger qui l’attendait s’il tentait la périlleuse aventure de la délivrer, une pancarte de marbre fut donc accroché pas très loin de l’escalier qui menait à sa cellule où était gravé, « Me rendre ma liberté n’est pas sans danger, prenez vous le risque de vous y aventurez? ». En effet, la divinité proposait à tous ses prétendants quelques épreuves qui ne sont pas sans difficultés. Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve cela allait de soit.

Si après avoir domptait votre peur quant à l’éventualité de ne jamais revoir la lumière du jour, que vous décidiez de monter ces marches, deux sphinx vous barreront la route. L’un de son sourire espiègle vous demandera, « Quelle est la chose qu’on reçoit sans remercier, dont on jouit sans savoir comment, qu’on donne aux autres sans savoir où l’on en est, et qu’on perd sans s’en apercevoir ? », l’autre de son sourire sadique rajoutera de la difficulté en vous posant l’ultime énigme, « Quelle est de toutes les choses du monde la plus longue est la plus courte, La plus prompt et la plus lente, La plus divisible et la plus étendue, La plus négligée et la plus regrettée, Sans qui rien ne se peut faire,
Qui dévore tous ce qui est petit et qui vérifie tous ce qui est grand ? »

Comment savoir si vos deux réponses sont les bonnes ? C’est assez simple, si ce sont les bonnes réponses vous verrez les deux sphinx se volatilisaient dans un tourbillon de flamme, mais si vos réponses sont erronées, ce sont des dagues qui sans crier gare viendront se planter dans votre cœur vous ôtant la vie à jamais.

Ne vous réjouissez pas pour autant si votre esprit fut assez habile pour résoudre ces deux énigmes, pour parvenir jusqu’à la divinité déchue il faudrait mener un combat qui pourrait semblait presque impossible, pour elle celui qui combat pouvait certes perdre mais celui qui ne combattait pas aura déjà perdu. Il fallait vraiment vouloir du plus profond de son être s’approprié la demi déesse pour risquer autant sa vie, le danger était bien réel, et Lénèra ne le cachait certainement pas. Au fond d’un long couloir, on pouvait distinguait une petite porte de bois où était inscrit des lettres de feu. «Osez me déranger sans raison et vous périrez de ma main » Cette porte cachait un monstre assez farouche qui n’aimait pas être déranger sans raison, il me semble qu’il le vous la assez clairement indiquer. Ce monstre imposant, à la peau violette, aux yeux rouges, vous glace le sang d’un seul regard. En effet, croiser son regard pourrait s’avérer être la pire de toutes les souffrances, au fond de ses pupilles vous voyez vos pires craintes devenir réalité. Face à une telle créature que feriez-vous ? Votre instinct de combattant prendra le dessus et vous l’affronterez au combat singulier ? Mais alors comment le vaincre ? Ce monstre n’est pas humain, il ne ressent rien, ne souffre pas, ne possède aucune émotion mais comme toutes créatures il possède un point faible, à vous de le trouver. Ce monstre appartenant à la demie déesse, d’un simple geste de la main, elle aura tôt fait d’arrêter ce combat si elle estime que vous avez fait vos preuves. Ou votre esprit pacifique prendra le dessus et vous opterez alors pour une petite conversation ? Quoi que vous fassiez ça sera sous l’œil observateur de Lénèra qui jugera si vous êtes assez bien pour elle. Elle voulait certes retrouver la liberté mais elle possédait trop de fierté personnelle pour l’être sous la tutelle d’un ignorant sans cœur. Cela faisait bien des années que tous ce –ci avait été mis en place, et personne ne s’était encore aventurés jusqu’à elle, peut être était elle trop exigeante ? Ou peut être que la race humaine n’était elle pas comme elle l’espérait ? Comme elle l’attendait. Elle se surprit alors à penser au petit Adrian, elle se sentait si coupable…Quand le chagrin est là, une journée dure autant que trois automnes. Elle culpabilisera peut être toujours autant, le sentiment de culpabilité était un aiguillon puissant, elle en avait conscience. Des bruits de pas la remmenèrent à la réalité, elle tendit alors l’oreille et attendit…
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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 11:32 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Sousuke Sagara

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MessagePosté le: Sam 13 Nov - 23:20 (2010)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

Sousuke arriva devant l'entrée principale du temple, un véritable monument d'une beauté transcendante : toutes les courbes étaient relevées par des lignes de roches recouverte d'or. Et de loin toutes ces courbes donnaient l'impression de dessiner un labyrinthe dorée...Ce qui fit penser à une "prison dorée". Prison dorée c'était exactement ça : un véritable chef d'œuvre architectural qui servait de lieu de détention pour , s'il en croyait le peu qu'il avait appris à propos d'eux auprès de son maître en érudition, des demi dieux. Des êtes à la puissance dépassant l'imagination mais qui, pour une raison inconnue ou au mieux non divulguée, était bloqué en ces lieux nommés temples. Chaque temple avait pour rôle de garder tous les demi dieux d'un élément précis, une fois un chemin choisi, le plus souvent au hasard, l'on entrait dans une sorte d'épreuve. Épreuve qui aurait pour résultat si l'on parvenait à la surmonter dans sa totalité par l'obtention des services du demi dieux concerné, service que le demi dieux ne pouvait refuser d'offrir si ce dernier souhaitait retrouvé un semblant de liberté.

Cette idée dégoûtait Sousuke : Comment pouvait-on enfermer à jamais des êtres et les obliger à passer d'une prison à une autre ? C'était totalement sans le moindre respect ni égard que ce genre de chose pouvait avoir lieu. Non, vraiment, cela le dégoutait et il se jura à cet instant que dés qu'il serait sorti du temple il libérerait l'invocation de toute obligation à son égard. Quelle manque d'honnêteté avec lui-même, Sousuke serait dans l'obligation de conserver un minimum de contrôle sur l'invocation pour deux raisons très simple : la première étant qu'il a besoin de puissance pour arriver à ses fins et la deuxième parce qu'il y a de forte chance pour qu'une telle action entraîne le ré-emprisonnement du demi dieux.

C'est avec cette pensée en tête qu'il pénétra dans le vaste édifice dont les colonnes nombreuses semblaient s'aligner en une file infinie...Tandis qu'il avançait en ces lieux nacrés dont le plafond atteignait une hauteur démentielle et où l'air circulait avec force sans pour autant entraver ses mouvements que Sousuke se rappela son voyage des plus mouvementés ou plutôt les passages les plus dur.

C'était plusieurs semaines auparavant, Sousuke se trouvait au beau milieu de cette étendue aride dont le nom n'est autre que le désert ambré. A de nombreuses reprises il manqua de s'effondrer sur le sable et par la même de signer son arrêt de mort mais ce n'était rien en comparaison de la rencontre avec un maskur. Pourquoi un et non deux ? Un corps reposait non loin de ce dernier...Était-il nécessaire d'être intelligent pour comprendre ? Non pas vraiment. Sousuke Voulut contourner et il s'y était pris plutôt à l'avance mais cela ne suffit point l'animal était plutôt connu pour sa grande puissance et son coté extrêmement dangereux...La suite fut des plus rapides : il prit ses jambes à son cou et courut aussi vite que ses jambes pouvaient le porter lorsqu'il vit la bête le charger. Il se savait sans défense contre cet être qui le surpassaient sur tous les aspects...Et il courut, courut, courut et courut tant et plus jusqu'à son souffle soit coupé...Il s'attendait à se retrouver au sol et être piétiné et bien d'autres choses lui passèrent par la tête mais rien de tout cela n'eut lieu...Le maskur s'en était retourné près de la dépouille de son partenaire...Pourquoi ? Bonne question mais Sousuke s'en était allé sans demander son reste.



Il était maintenant à un croisement des plus intimidant : le nombre de choix semblait ne point pouvoir être déterminé combien pouvait-il bien y avoir de chemin ? Cent ? Mille ? Encore davantage ? L'idée que tant d'êtres puissent être enfermés depuis des temps immémoriaux fit bouillir en Sousuke une rage dont seule l'absolu du savoir des dieux égalait et c'est l'esprit brouillé par la colère qu'il prit l'un des passages qui s'offrait à lui. Il ne vit pas le changement de l'espace, il ne vit pas l'apparition ça et là de forme représentant tantôt des animaux tantôt des plantes. Heureusement pour lui il n'était pas assez aveuglé pour passer outre la pancarte et prit la peine de la lire.

« Me rendre ma liberté n’est pas sans danger, prenez vous le risque de vous y aventurez? »


Et Sousuke resta là interdit devant une telle déclaration...Non seulement cet être devait subir l'enfermement depuis un temps qu'il était incapable d'imaginer et malgré cela ce demi dieux prenait la peine de mettre en garde les hommes plutôt que de chercher à les attirer. Qui pouvait donc enfermer pareil personnalité dont la noblesse du coeur ne faisait pas le moindre doute ? Quelle horreur pensait-il ! Non pas une horreur...Une ABOMINATION !!!

Il dévala l'escalier avec la démarche du dément, frappant les murs de son poing fermé, sa rage ne faisait que s'attiser au fur et à mesure qu'il avançait ne prêtant pas attention à la beauté des lieux qui avait maintenant pris la symbolique de innommable pour lui. Il ne vit point que le cycle et la vie était représentée sur les murs, il ne vit pas la beauté du style, il ne vit pas non plus que l'escalier s'arrêtait...et manqua de tomber bêtement...alors que deux statues à la tête homme et au corps d'hommes s'exprimait d'une voix assez forte pour être entendu et ce même pour l'esprit embrumé de Sousuke.

« Quelle est la chose qu’on reçoit sans remercier, dont on jouit sans savoir comment, qu’on donne aux autres sans savoir où l’on en est, et qu’on perd sans s’en apercevoir ? »

« Quelle est de toutes les choses du monde la plus longue est la plus courte, La plus prompt et la plus lente, La plus divisible et la plus étendue, La plus négligée et la plus regrettée, Sans qui rien ne se peut faire,
Qui dévore tous ce qui est petit et qui vérifie tous ce qui est grand ? »


Pendant un instant Sousuke continua sa folle course mais s'arrêta net en voyant les sphinx le regarder d'un oeil mauvais...Ils exigeaient qu'il résolve leur énigme respective et continuer en fonçant ainsi le mènerait tout droit à la mort ce qui n'était pas souhaitable pour atteindre son but aussi du-t-il réfléchir sur celle-ci. Toute énigme a pour réponse une chose d'une simplicité extrême que l'on a sous le bout du nez. Ce qui semble si "normal" ne l'est pas toujours...

Tout d'abord la première, il fallu bien deux tours de sabliers à Sousuke pour trouver la réponse et il fut tout aussi étonné de sa réponse que de son raisonnement et de l'horreur d'une des vérités qu'il venait de mettre au jour. Il avait tout d'abord pensé à l'amour car cette dernière est inexplicable et pourrait disparaitre avant que l'on s'en rende compte mais il n'était pas sur de lui, il trouvait son raisonnement bancal et incomplet et...Le message de la pancarte lui indiquait le danger du souterrain. Il ne pouvait répondre à la légère c'était indéniable. Aussi reprit-il son raisonnement a partir de la troisième partie de l'énigme : que l'on donne sans savoir comment. Il prit la peine d'observer ce qui l'entourait et là...La lumière fut ! Toutes ces représentations montrait la nature ou plutôt la vie sous toute ses formes mais prudent pour sa propre survie, il confronta cette idée à chaque morceau de l'énigme et tout collait parfaitement. C'est aussi à cet instant qu'il comprit à quel point il s'était montré ingrat envers ses parents. Aussi répondit-il en se tournant vers le premier sphinx en criant, extériorisant l'importance de sa douleur :

- "LA VIE ! "

La première des créatures mythiques recula, vaincue mais l'autre affichait toujours son sinistre sourire. Si seulement il pouvait l'attraper et l'abattre, l'esprit de Sousuke frisait la démence en ces instants, son visage déformé par une colère virant peu à peu à la haine. Une haine profonde et imprévisible, ses pensées imaginaient le sphinx subir des supplices tous plus terrible les uns que les autres. Mais il ne pouvait l'emporter...Pas maintenant...

Il dut donc se résoudre à tenter de comprendre la seconde énigme malgré des envies meurtrières non dissimulée dont le sphinx n'avait que faire. Il s'y attaqua méthodiquement, étape par étape. la plus longue et la plus courte avait donc dis ce gardien arrogant la question tournait-elle autour d'une étendue d'eau ou de terre ? Impossible la dualité n'était pas présente...Mais alors qu'étais-ce ? Passant à la seconde étape : La plus prompt et la plus lente...Il y a donc une idée de vitesse variable ? Comment étais-ce possible ? Comment quelque chose pouvait-elle être à la fois aussi rapide qu'une tortue et rapide qu'un cheval ? Sousuke ne comprenait pas et butait toujours sur la question lors du troisième morceau...Mais au quatrième un déclic se fit dans son esprit qui regrettait souvent ses actions et ses erreurs...Oui, ce n'était ni sa formation ni son intelligence qui lui permirent de se trouver sur la voie de la résolution mais bien son défaut de toujours penser au passé...

Le passé...Et il ouvrit grand les yeux, étais-ce possible ? Le passé s'étendait sur une période dont il ignorait la durée...Et cela correspondait aussi à la division. Millénaire, siècle, génération, décennie, année, mois, semaine, jours....Et lla, la pièce tomba lorsqu'il pensa au fait que l'on prévoyait parfois ce qu'on ferait dans les jours à venir...L'idée de futur venait d'apparaître dans sa tête...Mais il ne pouvait donner qu'une seule réponse...Quel était donc ce concept qui englobe passé et futur ? La réponse lui vint tout naturellement et lorsque son sourire s'afficha celui du sphinx disparut. Une dernière vérification pour chaque élément eut lieu dans sa tête, confrontant son mot à toutes ces petites définitions et c'est en foudroyant le monstre du regard qu'il hurla.

- " Le TEMPS ! Et maintenant LAISSE MOI PASSER ! "

Il n'avait pas fini sa tirade que les créatures avaient disparues dans un véritable ballet de flammes et le reste de ses mots se perdirent en écho dans le couloir mais il n'avait cure de tout cela, seul comptait à ses yeux l'objectif qu'il s'était fixé sur un coup de tête : libéré toutes les invocations. Mais quelle bêtise, si seulement il était capable de se contrôler il n'aurait jamais eu cette idée stupide et irréalisable : il serait mort avant d'en avoir libéré un dixième. La furie qu'il était passa de la marche rapide à la course dans l'instant aussi vite que ses jambes pouvaient le porter, plus il avançait plus son ressenti prenait le pas sur son esprit et c'est bien parce que l'information se trouvait sur son obstacle à savoir une porte dont le bois aurait du pourrir depuis longtemps mais toujours intacte qu'il lui donna importance :

«Osez me déranger sans raison et vous périrez de ma main »

Ainsi il s'agissait d'un autre gardien, il l'écraserait, le dépècerait et en ferait des rondelles...Cependant lorsqu'il ouvrit la porte à la volée, son visage toujours déformé par une haine qui prenait sa source en son fort intérieure, ce qu'il vit le détruisit car il croisa le regard du gardien. Sa vue se brouilla tandis que prenait forme tous ses cauchemars tous plus vrai que nature : Voyant son frère subir des traitements innommables tout en ne pouvant rien pour lui...Sousuke n'en avait pas conscience mais il était déjà à genou tandis que ceci lui rappelait qu'il avait laissé sa famille à Lüh pour sa propre survie...Il revit ses échecs étant enfant...Il sombrait de plus en plus dans ses faiblesses et ses défauts tel un nouveau né exposé à un raz de marée. Englouti et balloté tel un jouet il semblait que c'en était fini de lui...Cela aurait sans douté été le cas si un passage de sa vie n'avait point été utilisée : le rappel de son meurtre après avoir tenu tête, au nom de ses valeurs, à un noble. Sa colère et sa haine alimentèrent sa volonté de se relever et à admettre certaines erreurs. Il n'était pas parfait et il le savait bien, ses actions avaient des répercutions mais tout avaient été fait pour rester fidèle à soi-même tout en attirant les problèmes sur lui. Oui, il aurait pu faire autrement s'il avait eu le temps de réfléchir il l'admettait. L'illusion il brisa et il regarda encore et encore droit dans les yeux le monstre, tombant encore et se relevant à chaque nouvel assaut psychique. Il avait fait la moitié du chemin et il parvint même à s'exprimer tout en soutenant le regard de l'entité qui devait être surpris d'un tel comportement.

- " Laisse moi passer ! Aussi longtemps que tu gardes ce demi dieu enfermé tu l'es tout autant ! Saisis ta liberté ! "

Il n'avait pas pu crier, affronter ses démons de front n'avait rien d'aisé. Il respirait profondément, tentant de garder l'esprit aussi clair que sa haine le lui permettait. Il n'avait toujours pas lâcher les yeux du monstre. L'on pouvait lire très clairement qu'il ne tiendrait plus très longtemps si le supplice continuait et pourtant il ne reculait pas, avait-il sombré dans la démence ???
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Lénèra

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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 18:25 (2010)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

Elle n’avait certainement pas eut tort de gardé espoir. Après tout il était, tel un phare, il n’arrêtait certes pas la tourmente mais nous guidait toujours sur la bonne direction. C’était grâce à cette flamme l’éclairant dans l’obscurité qui lui avait permis de ne pas sombrer dans la folie après tant d’années d’emprisonnements sans aucune distraction, en attendant son heure, si toutefois elle arrivait un jour… Tout en sachant qu’elle serait soumise aux volontés d’un parfait inconnu, en admettant que cet inconnu parviendrait un jour à venir jusqu’à elle – ce qui n’était pas gagné- …

Cependant les bruits de pas qui se faisaient de plus en plus intense lui indiquait bien qu’il s’agissait d’un humain, de part les bruits de ces pas, elle en déduisit que c’était une femme mais elle n’en était pas certaine, de plus les bruits étaient encore vague et pas très distinct, mais cela ne signifiait rien, un homme pouvait avoir la démarche légère tel celle d’une femme et vis-versa, l’humain quel qu’il soit devait encore se trouvait loin de toutes manières, puis plus rien…

Aucun bruit, aucun son, tous redevint calme, avait elle rêvait ? Devenait-elle folle à force de trop espérer ? Une multitude de questions convergèrent dans son esprit, le doute s’y installa. Tous ses poils s’hérissèrent, si elle avait commencé avec des certitudes, elle aurait certainement terminés avec des doutes. Mais elle avait plutôt commencé avec des doutes qui persistaient d’ailleurs, alors terminera t elle avec des certitudes ? Quelque chose lui disait qu’elle ne tardera pas à le savoir.

Puis un cri se fit entendre et s’estompa aussi brusquement qu’il était arrivé, Lénèra prit conscience alors, pour la première fois depuis le début des « bruits », des évènements qui étaient entrain de se produire, l’inconnu était arrivé jusqu’aux sphinx, le cri devait certainement être la réponse à la première énigme qui d’ailleurs était certainement juste sinon un deuxième cri se serait fait entendre, mais cette fois ci plus perçant car ça aurait été le cri d’une créature agonisante. La déesse déchu avait beau avoir l’ouïe fine elle n’aurait pu distinguer les paroles de l’humain par conséquent elle ne pouvait être certaine de ce qu’elle avançait, ce n’était que des hypothèses, des suppositions dont elle n’était même pas convaincu qu’elles étaient fondé sur du réel…Ces derniers temps son esprit lui jouait bien des tours, pourquoi ne recommencerait il pas maintenant ?

Et enfin un deuxième cri ce fit entendre mais qui dura un peu plus longtemps ce qui la convainquit qu’il était bien réel ! Cependant si ça avait été la réponse à la deuxième énigme pourquoi aurait il duré aussi longtemps ? Les réponses, elles les connaissaient par cœur, « vie » et « temps », c’était tous simple à dire et il ne s’agissait que de quelques secondes…Pendant un instant, elle sentit le désespoir lui noué la gorge puis lui vint à l’idée qu’il aurait pu expliquer sa réponse ou autre… Cependant plus aucun cris ne se fit entendre si ce n’est que les bruits de pas recommencèrent ce qui acheva de la convaincre que cet inconnu avait réussit ! Pour la première fois depuis des années, un humain était parvenu à relever ce défit, faisant ainsi ses preuves quant à son intelligence ! S’il avait été capable d’établir un raisonnement juste pour parvenir à la bonne réponse, il aurait certainement l’intelligence de comprendre qu’être réellement intelligent c’est de défendre la paix et d’avoir horreur de la guerre, ce qui pour elle était fondamentale et indispensable !

Elle le vit enfin arriver dans la pièce où se trouvait le fameux monstre, - grâce à une petite ouverture qui lui permettait de suivre le combat, ainsi elle pourrait l’arrêter à tous moment, mais ce n’était pas réellement ça qui l’intéressait, enfin si savoir se battre était un minimum pour elle afin d’assurer sa propre survie mais elle voulait connaître avant tout la réaction qu’aurait cet inconnu face à cette redoutable créature- . Elle ne distingua que son visage crispé par la haine d’ailleurs, elle se demanda ce qui avait bien put le maître dans un état pareil mais c’était une question dont elle ne pouvait connaître la réponse pour la simple et bonne raison qu’elle ne connaissait rien de cet humain. N’ayant vu que son visage, dans un premier temps, elle se surprit à douter de son sexe, cependant à la vue du reste de son corps, elle comprit rapidement qu’il s’agissait d’un homme qui d’ailleurs semblait musclé bien que le kimano qu’il portait était un peu trop large ce qui ne laissait pas paraître ses formes.

Lorsqu’elle lut, la terreur, la souffrance dans les yeux de l’homme, elle sentit une boule se formé au fond de sa gorge, comment avait elle pu obliger tout humain quel qu’il soit, qui ne désirait que la libérer, passait par de tel souffrances ? Elle regretta amèrement son choix et se surprit à se demander si elle avait réellement un cœur pour qu’une idée aussi épouvantable de faire de ce monstre son gardien lui ait effleuré l’esprit ?
Le comportement de l’homme la surprit à un point qu’elle vint à se demander si cet homme n’était pas tellement courageux que ça en devenait de l’inconscience. En effet, il n’essayait pas de fuir le regard du monstre, au contraire malgré les tourments que cela lui infligeait, malgré les échecs il ne s’en lassa jamais et recommença jusqu’à s’être rapprocher du monstre et parvint même à soutenir son regard l’espace de quelques instants qui ne semblaient pas d’ailleurs vouloir prendre fin, pour s’écrier d’une voix qui semblait neutre dont le contenu surpris une nouvelle fois la demie déesse :


- " Laisse moi passer ! Aussi longtemps que tu gardes ce demi dieu enfermé tu l'es tout autant ! Saisis ta liberté ! "

Le monstre ne semblait pas avoir compris ce qui signifiait ces paroles contrairement à Lénèra qui ne cessait de se les répéter, elle comprit alors de part ces simples paroles, que cet homme avait un cœur, il ne ressemblait pas à l’idée qu’elle s’était forgé des humains. Il était différent ! Cependant son cœur était remplit en partie de haine, elle l’avait pu le constater à son arriver mais quelque chose lui affirmait qu’au fond, il était bon et juste.

Le monstre le prit par son kimono et s’apprêta à l’envoyer s’écraser contre un des murs de la pièce pour enfin l’achever, lorsque Lénèra reprit contact avec la réalité et le moment présent et intervint juste à temps pour empêcher le monstre d’agir. Elle ordonna au monstre de le lâcher ce qu’il fit d’ailleurs brutalement. Elle ne pouvait sortir de sa cellule, de ce fait elle le lui avait ordonné d’une simple pensée.
Le monstre détourna le regard pour la première fois de l’humain pour retourner au fond de la pièce fixant la deuxième porte qui permettait d’entrer dans la cellule de la déesse déchu.
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Sousuke Sagara

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MessagePosté le: Mer 17 Nov - 13:32 (2010)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

Sousuke n'eut pas le temps de réagir au geste du monstre qui l'agrippa avec une poigne digne d'un titan. L'être le souleva tel une plume et s'apprêtait à la lancer à l'aide de toute sa force, ce qui faisait peur à Sousuke qui n'avait plus l'énergie d'user de sa souplesse pour amortir la chute : il avait tout dépensé pour affronter le regard débilitant de cette monstruosité surpuissante. Il ne se débattait plus...Il avait échoué...Une fois encore...C'est alors qu'il chercha les yeux meurtriers afin d'en finir mais, pour une raison qui lui échappa, cette bête le lâcha sans ménagement le laissant s'étaler de tout son long dans un bruit mat et se retourna pour ensuite se déplacer de son pas lent et lourds vers l'autre bout de la pièce.

Là se dressait un immense portail à double battant que s'atela le monstre à ouvrir. Le massif obstacle, recouverts de symboles tous plus étranges les uns que les autres, résista quelques temps aux muscles compactes de la créature de cauchemars avant d'enfin, dans un vacarme assourdissant mélangeant cliquetis métalliques et frottements de pierre contre pierre, s'ouvrir sur une salle emplie de vitres et de glaces reflétant à l'infini un autre être : guère bien grand et aux allures de loup ou de renard, l'esprit embrumé de Sousuke ayant du mal même à penser, un poitrail d'un blanc nacré mêlé à un rouge royal. Tout l'aurait porté à penser à un renard à une couleur de pelage hors normal si seulement il n'y avait pas cette paire d'aile à l'envergure impressionnante pour indiquer le caractère monstrueux ou semi-divin de cette entité.

Sousuke se releva tant bien que mal, ses jambes tremblaient de sa peur de mourir, son sens de la parole était coupé par un mélange d'idées toutes plus folles les unes que les autres dans un désordre total, complet et sans la moindre logique :

*[...] Peut-être est-ce une troisième épreuve ? Ais-je vraiment réussit la précédente ? Ah si seulement j'étais resté dans ma forêt je n'aurais pas subi tout cela...Oui dormir...Je devrais...Dormir...Et si j'en avais terminé ? Et si c'est un demi-dieu qui se dresse devant moi ? [...]*

Et pourtant...Dans cet amas informe de pensée l'une d'elle était bonne et véritable mais son esprit en lambeau avec le supplice qu'il avait subi peinait à rester entier...Alors réaliser une réalité à laquelle il ne croyait pas d'emblée...Ainsi il se rua son épée à la main...ou plutôt il traina les pieds avec une main hésitante sur la garde de sa lame. Et il se rapprocha encore et encore, toujours à cette vitesse digne d'un escargot de compétition, avec cette intention belliqueuse d'en découdre. Et ce n'est que lorsque la distance séparant ces deux personnalités fondamentalement d'or fut réduite à quelques mètres que Sousuke réalisa toute l'étendue de son erreur : l'entité n'avait pas dit le moindre mot ni esquissé le moindre geste offensif...Il s'agissait du demi-dieu.

C'est alors que sa main glissa de la garde et son visage se détendit pour en devenir presque tendre. Son esprit fut, pendant un instant, apaisé et il ne prononça que ces quelques mots d'une voix faible exempte de toute autorité avant de se diriger vers la sortie :

- " Viens. "

Il ne cherchait ni à l'insulter ni à lui manquer de respect, il était, tout simplement, au bout du rouleau et était juste content d'en avoir fini. Les présentations pouvaient attendre qu'il ait récupéré. Il ne se sentait pas capable d'entamer une conversation aussi simple soit-elle. Ses visions d'horreurs continuaient de le torturer mais aussi de l'assagir. Plus jamais il ne serait le même, oh bien sur il resterait Sousuke Sagara avec ses qualités et ses défauts mais il prendrait désormais la réalité sous un autre angle...Dans le meilleur des cas ceci dis. L'espace d'un instant, alors qu'il remonter lentement l'escalier qui l'avait mené aussi bien à son supplice qu'à son objectif qu'il se surprit à vouloir caresser le (la?) demi-dieu mais s'arrêta avant d'avoir fait la moitié de son geste : il s'agissait d'un demi-dieu et non d'un animal.Il resta silencieux tout le long du chemin telle une tombe ambulante.

Et, lorsqu'il revint à la surface, la luminosité et la beauté des lieux avaient pris le symbole de l'horreur et du fourvoiement. Sa colère, si elle s'était calmée, était toujours là, bien présenté tel un feu de tourbière pouvant resté cachée pendant des mois. Le vent avait pris des allures de contraintes invisibles et les les dorures celle d'un vernis recouvrant un excrément.

Une fois sorti du temple, plutôt que de présenter alors que la situation commençait à l'exiger, Sousuke tendit le bras en l'air et pointa la forêt, les montagnes, le désert, la mer et les lacs avait d'ouvrir la paume de la main vers le haut et de dire d'une voix toujours aussi faible :

" Va. "


Un mot d'une simplicité extrême mais lourd de sens et de conséquence : il venait de rendre sa liberté pleine et entière à l'entité dont il venait d'obtenir les commandes. C'était un refus d'écraser le demi-dieu , un refus de rapport maître/esclave sous toutes formes et à tous ses degrés et un refus de la décision des dieux eux-même.
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Lénèra

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MessagePosté le: Ven 19 Nov - 15:31 (2010)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

Lénèra attendit sereinement, le bruit assourdissant d’une porte s’ouvrant, qui lui indiquerait la venue de son visiteur qui pour le moins était… diras t on, inattendue. L’homme semblait peiner pour tenir sur ses jambes tremblantes, sur son visage crispé, la peur pouvait s’y lire clairement, ce qui n’échappa pas à la demi-déesse. Avait-il peur de mourir ? Un de ses mentors- même les demi dieux tenaient leur savoir d’être supérieur- lui avait dit un jour, que les hommes craignant la mort étaient ceux qui craignait de vivre…Etais ce le cas de cet homme ? Croyait il qu’elle allait l’achever ? Cette pensée fit sourire la déesse déchue, prendrais t elle le risque de voir sa seule chance de liberté disparaître de ses propres pattes ? Comprenais t il au moins qui se dressait devant lui ? Lénèra en douta un instant…

Lénèra continua à fixer l’homme du regard, son visage ne trahissant aucune émotion si ce n’est de la compassion. Elle se garda bien de prendre ses airs supérieurs qui ne lui ressemblaient guère, et attendit la réaction de son visiteur, sans prononcé un mot. Pourtant elle arqua un sourcil lorsqu’elle vit l’humain se diriger vers elle d’un pas lourd, ses jambes risquant à tout moment de céder sous son poids, une main tremblante sur le pommeau de son arme, et une détermination réelle d’en finir. Elle ne broncha pas, mais se demanda néanmoins s’il n’était pas complètement fou ? Il avait prit tant de risques, avait réussit tant d’épreuves, pour mourir piteusement aux mains d’un demi dieu, alors qu’il aurait pu l’avoir à son service ? Etais ce là l’archétype de la bêtise humaine ?

L’humain se rendit alors compte – heureusement pour lui- de l’erreur fatale qu’il était sur le point de commettre… Son visage crispé laissa alors place à un visage bienveillant. Elle ne tint pas rigueur à l’humain de cette « erreur » au contraire la situation amusa la demi-déesse qui esquissa un sourire à son tour non pas moqueur mais simplement amusé sans manquer de respect à l’humain. Elle était certes supérieur, et la plupart de ses semblables considérait les humains comme des êtres inférieurs qui leur doivent le respect, mais elle n’était justement pas comme ses semblables, elle était différente, bien qu’il y eut une période de son interminable existence où elle avait hait les hommes pour ce qu’ils étaient, puis elle comprit que tous n’était pas pareil. Lénèra se contenta d’attendre, bien qu’un peu stressé au fond, cependant elle se garda bien de le laisser paraître.


- " Viens. "


Pour la première fois, elle entendit la voix de l’humain bien que faible. Au début, elle ne bougea pas et se contenta de suivre du regard le jeune homme, il se dirigeait visiblement vers la sortie. Où étaient les bonnes manières dans tous ce ci ? Elle n’était certes pas un animal de compagnie qu’on pouvait manipuler comme bon lui semblait et encore moins un jouet ! Elle n’était certainement pas en position de force vis-à-vis de sa liberté mais elle avait tout de même un peu d’amour propre… Après quelques secondes d’hésitations, Lénèra comprit que ce mot ne se voulait pas autoritaire, et était loin d’être un ordre, ce n’était qu’une simple suggestion ? Du moins elle le prit dans ce sens et accepta de le rejoindre, excusant ce manque d’adresse vis-à-vis d’elle, comprenant qu’après tous ce qu’il avait enduré on pouvait perdre le fil.

Alors qu’elle quittait sa cellule, elle se retourna, jetant un dernier regard lourd de sens vers celle-ci… Bien qu’elle n’était pas sans ignorer qu’elle pourrait regagner sa cellule s’il arrivait malheur à son « maître » ou si celui-ci le désirait, à cette pensée sa gorge se noua, cette pensée lui paraissait si horrible, si cruel et pourtant bien réel, elle se sentait tellement seul en ces lieux, c’était pire que l’enfer pour elle, pour rien au monde elle n’avait envie de refouler le sol de cette pièce.

Ils descendirent alors les marches sans un mot, en sortant de ces lieux en compagnie de cet humain, elle s’était résignée de faire de lui son maître, retrouvait elle ainsi sa liberté pour la perdre à nouveau ? Cette question resta sans réponse dans son esprit.

L’humain voulut alors la caressa mais ne se décida pas à le faire, arrêtant son geste à mi chemin, elle en conclut qu’il avait certainement dû se rendre compte de ce qu’elle était, de ce qu’elle représentait, qu’elle était bien plus qu’une simple compagnie ordinaire, bien qu’elle ne s’en ventait pas.


« Au moins quelques choses de régler » pensa t elle.

Lénèra prit conscience du dépaysement, les murs imposants du temple et sa splendeur avait laissé place à la nature à l’état pure, elle respirait enfin l’air pure, depuis le temps qu’elle attendait ce moment, qu’à cet instant elle n’en revenait pas, elle rêvait oui…elle rêvait et d’un instant à l’autre ce rêve allait prendre fin, et pourtant… ! Le vent doux lui caressait le visage, les bruits de petit animaux autour d’elles se faisaient entendre, et tout ceci était bien réel. Elle avait tant de fois espérer revoir cette nature qui lui était chère et qui semblait parfaitement normal au jeune homme mais qui représentait beaucoup aux yeux de la demie déesse. Elle avait tous simplement retrouvé la vie qu’on lui avait retirée. C’était peu, simple mais ça représentait tellement de choses pour elle. Elle détourna son regard, pour le reposer sur l’homme qui lui avait accordé ce qu’elle avait tant espérer de revoir ne serais ce qu’une seule fois, puis d’un geste de la main, il pointa le ciel et dit :

" Va. "

Lénèra, regarda la main du jeune homme, le ciel, puis son visage. Il venait de lui rendre la liberté qu’elle avait tant espérer retrouver, elle ne put retenir une larme qui coula sur sa joue et mourut aux coins de ses lèvres. Elle avait tant voulu cette liberté et pourtant, aujourd’hui elle lui était à porter de main mais elle ne se résigna pas à l’accepter. La demi-déesse regarda le ciel une dernière fois, puis planta son regard dans celui du jeune homme, et prononça ces simples mots, avant de courber légèrement la tête en signe de soumission :

- Je ne peux accepter.
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Sousuke Sagara

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MessagePosté le: Jeu 25 Nov - 10:07 (2010)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

- " Je ne peux accepter. " Avait dis le demi-dieu avant de baisser la tête.

Sagara fut choqué de la réponse...Elle refusait une offre sans contre partie, elle refusait de saisir cette chance unique. l'espace d'un instant il se prit à penser à user d'un ordre, le seul qu'il ne lui donnerait jamais, pour forcer à la saisir... Il eut tôt fait de balayée cette pensée qui était une antithèse de la liberté et par conséquent de lui-même.

C'est alors qu'une idée germa dans sa tête : S'il parvenait à convaincre de l'utilité de la liberté ou de l'inutilité de cette domination peut-être le demi-dieu acceptera-t-il ? Peut-être...Encore fallait-il pour cela comprendre les évènements...La raison de l'enfermement massif...Même si Sousuke était au bord de replonger dans la furie il n'en gardait pas moins un esprit aiguisé qui avait pour but d'être efficace. Il compara avec les hommes : Lorsque quelqu'un est enfermé c'est, en considérant que la décision soit juste, parce qu'il y a eu faute...Les dieux n'auraient certainement pas enfermé juste par plaisir. Il y avait donc une raison certainement...Mais à quoi bon enfermé si une fois sorti les mêmes choses se répètent ? Les dieux attendaient-ils des demi-dieux que ceux-ci réfléchissent sur leur erreur ?...Cela ne faisait aucun doute qu'il avait compris au moins un élément de l'emprisonnement. Par la suite il lui fallait comprendre le pourquoi de l'esclavage...Surtout qu'il n'était pas nécessaire d'être une lumière pour comprendre le fossé qui sépare ces deux types d'êtres et les demi dieux sont bien au dessus des hommes...Pourquoi donc les demi-dieux devaient-ils se soumettre à inférieure qu'eux ?...Il fallu de nombreuses acrobaties intellectuelles à Sousuke pour parvenir à se mettre à la place d'un demi-dieu...Une fois chose faite la réponse à sa question lui vint tout naturellement : l'humilité. Il s'agissait d'une leçon d'humilité.

Maintenant qu'il avait compris les évènements ou du moins une partie sa colère s'était réduite drastiquement quoique toujours bien présente et pour cause, il s'apprêtait à juger le jugement divin. Cet acte d'une arrogance sans borne et sans gêne qu'il s'apprêtait à poser était sans doute sans aucun précédent et surtout pouvant être qualifié d'inconscient.

- " tu as été enfermé pendant si longtemps que tu as du comprendre et admettre ta part de responsabilité dans la faute qui vous a valu à tous cet emprisonnement. Et non je ne veux pas savoir quelle faute ! Ceci est du passé ! " Il sourît tendrement mais le demi dieu ne pouvait savoir que cette dernière phrase valait aussi pour lui-même. " Plutôt que d'attirer les hommes afin de sortir au plus vite, tu nous as tous avertis de ta pancarte par soucis envers autrui...Ne me réponds pas qu'il s'agissait d'une épreuve...Je suis certain qu'être reparti ne m'aurait valu aucun risque de mort n'est-ce pas ? Quant à cet esclavage...Ceci me porte à penser qu'il s'agit d'une leçon d'humilité...Tu avais mis une pancarte...Tu te soucies d'autrui...Tu n'as pas besoin de pareil leçon. "

Cependant Sagara sentait bien que ses mots manquait de force et qu'il n'avait qu'une chance sur un nombre gigantesque de parvenir à convaincre avec un discours aussi pitoyable aussi vrai soit-il...Alors...Chose qu'il n'aurait sans doute jamais faites dans d'autres circonstances il mit à jour ses faiblesses.

- " Mais sache que aussi haute soit ma volonté de respecté la liberté...Si je garde un pouvoir sur toi aussi infîme soit-il je risque de glisser vers la tyrannie et ce même si cela me dégoûte...Je sais que cette possibilité existe... "

Sousuke venait de faire un acte sans précédent sans doute pour l'ile d'arcane entière : Il venait d'admettre se propre faiblesse face au pouvoir. Cette faiblesse d'être dévoré par les pouvoir et d'en devenir corrompu...Chose que tous balaye d'un revers de la main en général...Lui, il avait dis : J'ai peur. Alors qu'il y a un instant il avait fait preuve d'arrogance voila maintenant qu'il se montrait plus humble qu'un paysan. Il ajouta...En désespoir de cause :

- " Ne m'oblige pas, en refusant, à poser un choix que je regretterai de toute façon : Te renvoyer dans le temple m'insurge et me dégoute, t'obliger à prendre cette liberté en usant ne serais-ce qu'une fois d'une autorité absolue me révulse et conserver l'autorité me fait peur et me nie en même temps... "
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Lénèra

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MessagePosté le: Lun 28 Fév - 17:39 (2011)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

- tu as été enfermé pendant si longtemps que tu as du comprendre et admettre ta part de responsabilité dans la faute qui vous a valu à tous cet emprisonnement. Et non je ne veux pas savoir quelle faute ! Ceci est du passé !

Ces mots lui firent redresser la tête. Son erreur ? Cette erreur qui leur a valu à tous, ce supplice… Mais quelle erreur ? Si avoir toujours servie avec honneur et droiture les dieux était considéré comme erreur alors oui elle en avait commise. Cette fameuse décision, cause de tant de souffrances, si, arrogante, vouloir égaler les dieux puis les surpasser en créant l’homme n’était que pur folie, elle n’y avait pas pris part, facile me direz vous de se dérober de ses responsabilités, une fois l’erreur faite, mais ce n’est pas le cas, en effet elle n’avait pas condamné ce choix, mais elle ne l’avait pas pour autant approuver, elle en avait conscience. De toute manière, son avis n’aurait pas changé grand-chose à leur destin. Il faut dire que l’homme à ses débuts était à l’image de ses créateurs, qu’espérer de mieux ? Mais au fil des années, la soif de gloire, de pouvoir, ce besoin d’être vénérer des demi dieux à encourager les hommes à s’entretuer… Etais-ce sa faute ? Peut être, qu’elle aurait dû intervenir, mais est ce que ça aurait changé grand-chose ? L’homme était trop mauvais, trop corrompu pour pouvoir le changer. Oui, comme toute chose, il existait des exceptions… Adrian… Elle détourna la tête afin de cacher cette hargne sans fin qui flamboyait de plus en plus intensément, au creux de ses iris, des larmes de rages ruisselèrent tel un océan déchiré par une tempête aussi violente, inattendue qu’incontrôlable. Cette rage était si forte, que nul ne pourra jamais l’apaiser… L’injustice. Ce qu’elle reprochait aux dieux était d’avoir mis tous le monde dans le même panier, que ce soit pour les humains ou pour les demi-dieux… Mais comme disait l’humain qui se dressait devant elle, c’est du passé… pourtant elle ne pouvait l’oublier. « Dire que sans cette erreur, vous n’aurez même pas existé. » Pensa t-elle avec un pincement au cœur.

« Plutôt que d'attirer les hommes afin de sortir au plus vite, tu nous as tous avertis de ta pancarte par soucis envers autrui...Ne me réponds pas qu'il s'agissait d'une épreuve...Je suis certain qu'être reparti ne m'aurait valu aucun risque de mort n'est-ce pas ? Quant à cet esclavage...Ceci me porte à penser qu'il s'agit d'une leçon d'humilité...Tu avais mis une pancarte...Tu te soucies d'autrui...Tu n'as pas besoin de pareil leçon.

- Pourtant les dieux en ont décidé autrement. Je me plains pas, aussi injuste soit cette décision, je garderai certainement cette rancœur en vers eux, mais je me plierai à leur volonté. Ils ont jugé bon de me priver de ma liberté au même titre que les autres, qu’il en soit ainsi ! Tu n’es pas là pour critiquer leur décision, tu es là pour exécuter leurs désirs, comme moi, comme tout être sur cette terre !

La demi-déesse ne comprenait toujours pas, pourquoi cet homme au péril de sa vie, tenait tant à lui rendre sa liberté. Il disait que s’il gardait un pouvoir aussi petit soit il sur elle, le pouvoir pourrait l’aveugler au point de le faire sombrer dans la tyrannie, même sans le vouloir.


- " Ne m'oblige pas, en refusant, à poser un choix que je regretterai de toute façon : Te renvoyer dans le temple m'insurge et me dégoute, t'obliger à prendre cette liberté en usant ne serais-ce qu'une fois d'une autorité absolue me révulse et conserver l'autorité me fait peur et me nie en même temps... "

Lénèra s’avança alors vers l’homme et de son museau, elle lui caressa la joue, puis après un petit moment d’hésitation, elle dit d'un voix qu'elle ne maitrisait plus :


- Je te rappellerai les valeurs qui te tiennent tant à cœur, et je t’empêcherai de devenir ce qui te dégoute autant. C’est un risque à prendre, et je le prends en mon âme et conscience. Tu te dis certainement que je suis un peu bête de refuser la main tendue de la liberté, mais ces seules minutes que j’ai passé avec toi, m’ont montré à quel point l’homme peut être … Bon. Et servir un homme aussi brave que toi, donnera un sens à mon existence. J'ai servi les dieux, ils ont été si reconnaissant au point de m'enfermer, je te servirai, en espérant que tu n'ai pas le même sens de la reconnaissance qu'eux.


Lénèra eut beaucoup de mal à prononcer ces paroles, elle avait conscience que son rêve le plus cher devenait inaccessible, mais elle avait l’intime conviction que cette humain continuerait à la faire rêver. Elle se rendit compte, qu’elle pleurait toujours, elle essuya alors d’un geste mécanique, les derniers larmes. Son regard se perdit dans le bleu pur du ciel pour revenir se poser sur l’humain, elle lui demanda alors :


- Si je peux me permettre, pourquoi avez-vous tant tenue, au péril de votre vie, de me rendre ma liberté ?
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Sousuke Sagara

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MessagePosté le: Mer 2 Mar - 10:18 (2011)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

Les paroles pleine de volonté de la demi-déesse et surtout la certitude qu'elle le suivrait comme un compagnon et non un esclave lui donnèrent du baume au coeur tandis qu'elle y ajoutait un geste plein de ce qu'il prit pour de la compassion. Et lorsqu'elle employa le mot idiote le firent sourire mais le compliment qu'elle lui fit le ramena à ses visions: revoyans ses choix et ses actes, revoyant les alternatives et leurs éventuelles retombées. Il retombait dans un pessimisme de lui-même et les mots qui voulut prononcer restèrent enfouies en lui...L'épreuve continuait de le hanter, elle lui avait montré ses peurs, ses angoisses mais surtout avait planté une graine d'auto-destruction en ce jeune homme...Poussera-t-elle ? Sera-t-elle arrachée ?


- Si je peux me permettre, pourquoi avez-vous tant tenue, au péril de votre vie, de me rendre ma liberté ?

Lui demanda-t-elle d'une voix hésitante tandis qu'il la voyait pleurer encore et encore. Alors Sousuke revint en arrière...Son but ? Il avait eu vraiment le désir de la libérer mais aussi d'obtenir son pouvoir pour ses desseins. Que pouvait-il lui répondre ? Au final et au lieu de se creuser la tête il répondit d'une voix lasse et fatiguée par la vérité source.

- " Pour elle-même. "

Il disait vrai, c'était sa valeur de la liberté qu'il se refusait à réduire ne serais-ce que d'une once qui l'avait poussé à faire ses choix. Les regrettait-il ? Oui mais pas pour les valeurs mais pour les méthodes employées...Il était capable des pires atrocités juste pour se maintenir ou maintenir les autres libres et ce sans penser au reste...Et il le savait et ce pouvoir qui se soumettait à lui était une tentation de plus à des méthodes brutales et sanglantes. La fin justifie-t-elle les moyens ? Son âme criait non mais son esprit répondait par un oui et non...Non car il faut toujours essayer sans effusion d'obtenir gain de cause et oui car parfois c'est le seul moyen d'obtenir ce que l'on souhaite même si l'on est droit dans ses bottes...Et ses actes passés auraient pu, pour beaucoup, être résolu autrement...Juste assomer ou désarmé les gardes auraient suffit mais il en avait tué un et bien d'autres avaient suivi le même chemin pour prendre la prime sur sa tête qui est peut-être toujours d'actualité. Puis il tourna la tête vers la demi-déesse et prononça ses mots d'une voix neutre mais au volume bien faible :

- " Je ne suis pas si bon que tu sembles le croire...

Ses pensées ne cessaient de ressasser le passé alors qu'il avait lui-même dis " c'est du passé "...Au final il pouvait pardonner à autrui certaines choses mais rien à lui-même. Ne pas se pardonner du tout venait à se tourmenter tout seul mais se pardonner de trop était un d'un laxisme extrême...Qu'il est facile de tomber dans l'extrême mais qu'il est difficile de rester au centre. Il souria à la demi-déesse alors que ses propres pensées s'assombrissaient devant un passé, pourtant jeune, qui le rattrapait. Il détourna le regard pour s'attarder à nouveau sur l'oeuvre des dieux et pour, au final, reconnaître qu'il ne pouvait lutter...Il ne pouvait lutter seul. Mais contre quoi ? La décision des dieux ? Mais il ne pouvait strictement RIEN faire. Quant au "prince", les gens n'étaient, pour la plupart, pas de mauvais bougres et les nobles n'étaient pas tous imbus d'eux-même comme celui qu'il avait corrigé. Au final il s'était lui-même éjecté d'une société pas si ratée que ça enfin...Permettre de tels abus et les avaliser continuait de le révulser bien que ceci ne transparut guère sur son visage. Ensuite il s'allongea à même le sol irrégulier dans le but de se reposer quelques peu, il était toujours sous le choc et s'était forcé à garder l'esprit clair tout ce temps, une petite sieste ne lui ferait pas de mal loin delà. Puis se rendant compte qu'il avait oublié de faire ne serais-ce qu'un commentaire il ajouta simplement :

- " Je suis humain. "

Tout le monde le savait cela mais il voulait simplement dire qu'il n'était plus en état de continuer toute activité et ferma les yeux une fois cette phrase des plus laconiques énnoncées. Il avait d'hors et déjà prévu de partir mais un repos même de courte durée lui était nécessaire.
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Lénèra

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MessagePosté le: Mar 10 Mai - 21:34 (2011)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle Répondre en citant

Pourquoi s’attachait-elle autant à cet humain ? Il lui offrait la liberté et elle la refusait. Son plus grand rêve était à porter de main, et elle ne se résignait pas à tendre le bras. Pendant toutes ces années enfermer dans cette cage dorée, elle avait envisagé tous les scénarios, toutes les réactions qu’elle pourrait avoir, mais aucune n’était aussi chimérique, aussi absurde. Elle même ne comprenait pas sa réaction, tous chez elle lui hurlait d’accepter cette opportunité, tous lui disait qu’elle regrettera, pourtant elle n’en fit rien, quelque chose de plus fort lui souffler à l’oreille qu’il y avait du bon chez cet humain.
C’est alors que pour la première fois, elle se rendit compte des larmes qui perlaient encore au creux de ses prunelles… Mais tu es une divinité suprême bon sang ! Un humain peut encore te faire cet effet là ?! Une série de questions se bousculèrent alors dans son esprit, mais elle en vint à une seule et unique conclusion : quoi qu’il en était, elle devait se ressaisir et faire bonne figure.

- " Pour elle-même. "

La liberté…C’était ce qui lui tenait le plus à cœur, la liberté des autres et pas la sienne, il était emprisonné dans une cage de principe, de conscience et de culpabilité. Devant ce masque dur d’insensibilité, il se cachait autre chose, des doutes, des incertitudes, peut être des regrets, il voulait se montrer fort et sûr, mais Lénèra voyait bien qu’il ne l’était pas tant que ça.

- " Je ne suis pas si bon que tu sembles le croire...

Elle ne le croyait pas, elle constatait simplement, certes elle ne le connaissait pas, il était très difficile de lire à travers lui, il avait un don certain pour dissimulé ses émotions, elle ne savait ni comment ni pourquoi, mais elle était certaine qu’il ferait un bon maître, peut être qu’elle se trompait, peut être qu’elle regretterait, mais elle avait pris une décision.


- On ne peut pas avoir qu’un semblant de liberté, il faut l’avoir toute entière, autrement ce n’est plus de la liberté, tu es loin d’être libre, tu ne fais que changer de prison, ta liberté à toi est vide, elle n’est faite que d’ombre quant à moi si tu tiens tellement à ma liberté, il suffit de me donner les bons ordres. Tout ne tient qu’à toi.

Les humains étaient suspendus à un fil bien mince, où il n’y avait pas moins incertain que de rester en équilibre sur la vertu ou tomber vers le vice. Elle espérait simplement que cet humain là n’était pas maladroit.


- " Je suis humain. "


Une pointe de raillerie voila son visage l’espace d’un instant, il était humain ? Donc c’est parce qu’il était humain qu’il devait se reposé ? Trop fatigué ? En tous cas il en donnait l’impression, Lénèra savait que personne ne se reposait vraiment, ce n’est que chimère, vulgaire illusion, on se rassure simplement lorsqu’on est fatigué.

- C’est peut être parce que tu es humain que je resterai à tes côtés se contenta t-elle de répondre, avant de rajouter sur un ton de soumission Maître.

A ces mots, s’appuya sur un arbre et se laissa tomber, les yeux rivés sur celui qui était devenu son maître.




CLÔTURE DU SUJET POUR CAUSE D’INACTIVITÉ
Pour le rouvrir envoyer un Mp à l'un des membres du staff.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:14 (2016)    Sujet du message: Une lueur d'espoir bien réelle

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